Événement

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En dépit des mesures prises par le gouvernement

Un front social agité

Université de Béjaïa

Etudiants et enseignants exigent une «gestion démocratique»

Plusieurs wilayas sont concernées

Des travailleurs décrient leurs syndicats 

Face à une double pression interne et internationale

La Libye s’enfonce dans la crise

Après l'attaque de miliciens libyens sur leur site

Inquiétude sur les travailleurs de Sonatrach à l’étranger

Libération des trois otages détenus par Aqmi

La France a-t-elle versé une rançon ?

50 000 logements destinés aux jeunes

Les promesses se suivent et se ressemblent

Tribunal

Report du procès de Achour Abderahmane

Entretien:Entreprise et formations diplômantes

Quadrature du cercle ou équation à résoudre ?

L'unité Alexo a été incendiée lors des dernières émeutes

Sogemetal met 264 travailleurs au chômage technique

2e rentrée professionnelle au féminin

3 200 stagiaires inscrits dont des femmes au foyer

Délinquance

Un réseau de malfaiteurs démantelé

 

 01/03/11

En dépit des mesures prises par le gouvernement

Un front social agité

Les dernières mesures économiques et sociales prises par le gouvernement n’ont pas pu apaiser le front social. Ce dernier s’agite encore.

Certes, l’impact de ces mesures n’est pas immédiat dans la mesure où leurs effets ne seront visibles qu’après un minimum de six mois, mais il semble que le citoyen n’a pas pris acte des promesses du gouvernement visant à améliorer sa situation sociale. Grèves, fermeture de routes, marches ou encore immolations par le feu, la contestation et la colère sociale sont loin d’être contenues. Dans le secteur de l’enseignement supérieur, les étudiants se révoltent contre les décisions du gouvernement. Le siège du ministère n’est plus assiégé comme avant par les étudiants, mais la protestation n’est pas pour autant finie. Les étudiants des écoles supérieures n’ont pas repris leur cours en dépit de l’abrogation du décret n°10-315 du 13 décembre 2010. Les étudiants n’ont pas été satisfaits par les récentes annonces du Conseil des ministres et le planning de discussions qui devait s’étaler sur une durée de quatre semaines. Désormais, la coordination des huit écoles nationales et la délégation des universités qui regroupent une dizaine de centres universitaires répartis sur le territoire national comptent saisir ouvertement le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour lui présenter les revendications des étudiants. A Béjaïa, des milliers d’étudiants et  enseignants ont observé hier une marche de protestation contre les réformes de l’université et pour contester les réponses du gouvernement «aux maux que vit l’université». Les étudiants exigent l’accès au Master sans condition et un moratoire sur les réformes universitaires. Le collectif des enseignants exige la mise en place du principe électif dans l’occupation des postes de responsabilité pédagogique. Toujours dans le secteur de l’université, les bibliothécaires des différentes facultés de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou ont tenu, dans la matinée de ce lundi, un sit-in devant le siège du rectorat pour  exiger la promulgation du régime indemnitaire. Dans la wilaya de Boumerdès, les étudiants du système LMD ont enclenché un mouvement de grève depuis dimanche. Principale revendication : la révision du système des échelons de manière à ce qu’il soit similaire à celui adopté par les pays européens. Dans la même wilaya, des centaines de chômeurs de Bordj Menaiel ont observé, pour la deuxième journée consécutive, un sit-in devant le siège de ladite wilaya afin de réclamer des postes de travail. A Batna, une dizaine de citoyens ont fermé hier le siège de la daïra d’El-Djezar, pour dénoncer leurs mauvaises conditions de vie qu’ils ont qualifié de «primitives». À Ecole nationale supérieure des travaux publics (Kouba), la grève illimitée entamée par les travailleurs se poursuit pour le dixième jour consécutif. A Bordj Bou Arreridj, le jeune homme qui a tenté de s’immoler a succombé à ses blessures dimanche. Avant-hier, des centaines de jeunes ont  bloqué la route principale reliant Bousmail à Koléa dans la wilaya de Tipasa. Exaspérés par les nombreuses promesses non tenues du président de l’APC, ces jeunes au chômage ont décidé de descendre dans la rue pour faire entendre leurs revendications. Après les violentes émeutes de janvier dernier qui ont fait un mort à Bousmail, le président de l’APC avait promis à certains jeunes des postes d’emploi et à d’autres des locaux commerciaux pour apaiser la colère de la population. Mais depuis rien n’a été fait pour ces jeunes chômeurs. Dans le secteur de l’éducation, le Cnapest compte paralyser demain les lycées pour exiger un statut particulier pour les enseignants et l’élaboration du nouveau régime indemnitaire. Les travailleurs communaux comptent également revenir à la charge dans les prochains jours avec une grève illimitée, après avoir observé récemment une grève de trois jours. Gardes communaux, contractuels de l’ANP, médecins de la santé publique, autant de travailleurs qui attendent la satisfaction de leurs revendications.     

Par Hocine Larabi 

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Université de Béjaïa

Etudiants et enseignants exigent une «gestion démocratique»

La ville de Béjaïa a été marquée hier par la marche des étudiants et enseignants. Une action, première du genre, et qui, faut-il le noter, a perturbé le trafic automobile. Ils étaient des centaines d’étudiants et enseignants à participer à cette marche commune qui se veut un grand message aux pouvoirs publics pour demander qu’ils soient associés aux débats et aux décisions en rapport avec la réforme en cours de l’université.  Les manifestants ont rédigé une plate-forme de revendications commune de 14 points où ils ont exigé, entre autres des autorités du secteur, d’instaurer «une gestion démocratique de l’université, la tenue des états généraux pour l’évaluation des deux systèmes en vigueur au Master sans conditions, la non- soumission de l’université au secteur économique, le maintien du système classique et du concours Magistère avec plus de postes». Devant le siège de la wilaya, les étudiants et enseignants ont tour à tour dressé une appréciation du secteur. Pour eux, «le Conseil des ministres n’a pas répondu  aux attentes légitimes des étudiants et la crise qui prévaut à l’université algérienne s’accentue étant donné que l’autorité pédagogique est confiée aux recteurs». «Nous avons été réduits en simples spectateurs de notre avenir», lit-on dans la déclaration des étudiants. Le collectif des enseignants exige pour sa part que soit élu dorénavant tout responsable prétendant à un poste de responsabilité pédagogique : Recteurs, Doyens, Chefs de départements, etc. En d’autres termes, ils réclament «une gestion démocratique qui garantira le respect des normes pédagogiques».

Tarek B.S.

 

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Plusieurs wilayas sont concernées

Des travailleurs décrient leurs syndicats  

De plus en plus de syndicats sont décriés par les travailleurs qu’ils représentent. Les ouvriers n’arrivent plus à s’identifier à leurs organisations syndicales, d’autres ne leur font plus confiance alors que certains autres demandent carrément leur dissolution. Il y a quelques jours, le syndicat national du personnel du secrétariat du greffe a annoncé sa dissolution. Une décision prise suite à l’échec du syndicat dans «la maîtrise de la situation» de crise que traversait la profession, et en réponse «au vœu de la majorité» des adhérents. En plus clair, ce syndicat n’a pas été à la hauteur des revendications exprimées par la base. Les fonctionnaires avaient organisé un mouvement de grève ayant paralysé les cours de justice à l’échelle nationale et ont obligé le ministre de tutelle à les recevoir et répondre positivement à leurs revendications socioprofessionnelles. Alors que le syndicat, lui, s’est retrouvé en marge des revendications exprimées et de son engagement de défendre et plaidé les intérêts des travailleurs. Dans la wilaya de Constantine, les tiraillements font rage depuis plusieurs mois à l’Union locale de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). On croit savoir, qu’à la majorité, des adhérents et représentants de plusieurs sections syndicales ont exigé le départ du secrétaire de wilaya, auquel ils ne font plus confiance. Une revendication que celui-ci (Ndlr, directeur de wilaya) rejette, provoquant une situation de pourrissement. Dans la wilaya de Biskra, les travailleurs de Naftal ont tourné le dos à leurs représentants syndicaux, allant jusqu’à bouder la célébration du 24 février. Au complexe d’ArcelorMittal d’El Hadjar à Annaba, la situation risque d’échapper au contrôle de la Centrale syndicale. On apprend qu’une grève entamée par des travailleurs d’une société de sous-traitance n’a pas été du goût de Smain Kouadria, SG du syndicat d’entreprise, qui a mis en garde contre la volonté de certaines parties de semer l’anarchie entre syndicat et administration. Mais, tout compte fait, ces parties sont des travailleurs au sein de ce même complexe et leurs requêtes méritent d’avoir des explications auprès des responsables concernés. Bien que les cas diffèrent d’une organisation à une autre, il est toutefois à relever que certains syndicats se trompent de revendications des travailleurs en tentant d’étouffer la grogne ouvrière, alors que d’autres responsables syndicaux s’accrochent à leurs postes au détriment de l’intérêt général et de la stabilité des structures qu’ils chapeautent. Une réalité qui justifie, en grande partie, le refus de la majorité des travailleurs à s’affilier aux syndicats. Selon le ministre du travail,  Tayeb Louh, «le taux de représentation syndicale en Algérie oscille entre 19 et 20%». Un chiffre que l’on peut expliquer par l’absence de syndicats dans le secteur privé, mais aussi, par le fait que des milliers de travailleurs refusent de se mettre sous le chapeau d’organisations syndicales.

Aomar Fekrache

 

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Face à une double pression interne et internationale

La Libye s’enfonce dans la crise

Le nombre de victimes reste difficile à évaluer. Le secrétaire général de l’ONU a évoqué «un millier de morts».

Quatorze jours après le déclenchement de la révolution populaire contre le régime Kaddafi,  le colonel ne semble pas vouloir quitter le pouvoir.    Toutefois, les anti-Kaddafi ne lâchent pas. Après la libération des villes de l’Est, ils ont décidé désormais de marcher sur Tripoli où Kaddafi résiste encore à la double pression interne et  internationale. En tout cas, le nombre de victimes reste difficile à évaluer. Le secrétaire général de l’ONU a évoqué «un millier de morts».

Sur le terrain, c’est la guerre. A Misrata (150 km à l’est de Tripoli), des combats opposent les anti-Kaddafi et les forces gouvernementales. A ce propos, il a été rapporté par Reuters sur la base d’une déclaration d’un témoin  que «des opposants au régime de Kaddafi ont affirmé avoir touché hier  un hélicoptère militaire près de la ville de Misrata, après que l’appareil eut tiré des roquettes sur l’antenne de transmission de la radio locale». Il est à noter que «les forces de Kaddafi ne contrôlent qu’une petite partie de la base, alors que les manifestants contrôlent une grande partie, celle où se trouvent les munitions». 

A Benghazi, l’insurrection a vaincu le spectre du «chaos» que le régime de Kaddafi n’a cessé d’agiter : le Comité civil assure les services de base, comme l’électricité et l’eau, l’approvisionnement de carburant et la sécurité.

L’ambassadeur de Libye en Afrique du Sud appelle Kaddafi à démissionner. Lors d’une conférence de presse à Pretoria, il a appelé  Kaddafi à «cessez de tuer des  innocents»,  rejoignant les critiques formulées par nombre de ses homologues libyens. Cependant, contrairement à ses collègues, cet ambassadeur ne démissionne pas. Au niveau international, des tentatives pour arrêter le massacre humain en Libye s’intensifient. Dans ce contexte, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton a déclaré hier devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU que «l’UE allait prendre des sanctions contre la Libye».  Selon le Parisien.fr et des diplomates américains, «il s’agit d’un  embargo sur les armes ainsi qu’un gel des avoirs et des interdictions de visa contre Kaddafi et 25 de ses proches». En outre,  l’Union européenne est en train «d’établir des contacts» avec les autorités de «transition libyennes» mises en place par les insurgés au régime Kaddafi.  Pour sa part, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a annoncé mener un examen préliminaire sur les violences en Libye, préalable à une «éventuelle enquête» pour «crime contre l’humanité», à la suite d’une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies. Du côté de Rome, le gouvernement italien  s’est dit «favorable à l’interdiction de survol de la Libye». Une démarche qui serait, selon le ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini «sans aucun doute utile» et «éviterait les bombardements en Cyrénaïque et dans les zones soustraites au contrôle du régime de Kaddafi». Par ailleurs, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a ouvert, hier à Genève, sa session annuelle consacrée essentiellement à la situation explosive en Libye. A cette occasion, il a appelé la communauté internationale à rester «vigilante sur la Libye». La Ligue arabe a également  tenu hier une nouvelle réunion, dont  l’ordre du jour de la 135e session de son Conseil au niveau des délégués permanents porte sur les  derniers développements et protestations dans le monde arabe.

Paris soigne son image vis-à-vis du monde arabe

Pour sa part, la France tente de soigner son image vis-à-vis du monde arabe, «après un remaniement ministériel qui a vu le départ de la ministre des Affaires étrangères, Alliot-Marie» suite à un scandale lié à la situation en Tunisie.   Le président Sarkozy a prononcé dimanche dernier un discours consacré à la politique étrangère de la France après avoir subi des critiques sur  la position de la France sur les révolutions égyptienne et tunisienne. Il dira que  «ces révolutions arabes ouvrent une ère nouvelle dans nos relations avec ces pays dont nous sommes si proches par l’histoire et par la géographie». Selon lui,  «ce changement est historique. Nous ne devons pas en avoir peur. Il porte en lui une formidable espérance, car il s’est accompli au nom des valeurs qui nous sont les plus chères. Celles des droits de l’homme et de la démocratie». Avant d’ajouter : «Nous ne devons avoir qu’un seul but : accompagner, soutenir, aider les peuples qui ont choisi d’être libres».

Deux avions français ont été envoyés à Benghazi

Selon François Fillon sur RTL, c’est le «début d’une opération humanitaire massive».

Les principaux champs de pétrole entre les mains de l’insurrection

En plus de la montée du prix du baril de pétrole suite à la situation en Libye, les géants pétroliers qui explorent le pétrole en Libye courent un grave danger. Dans ce cadre, le  pétrolier chinois CNPC suspend sa production libyenne. Il est à rappeler que cette  entreprise avait «subi la semaine dernière des attaques contre certaines de ses infrastructures».

A cet effet, «quelque 400 employés de CNPC, principal producteur chinois de gaz et de pétrole, doivent être rapatriés en Chine d’ici mardi après-midi», selon un  communiqué du groupe.

Il est à préciser que pour le cas de Sonatrach, présente sur les champs pétroliers au sud de la Libye, pour le moment rien n’est encore décidé. Dans ce contexte, le commissaire européen à l’Energie, Gunther Oettinger a déclaré hier que le régime Kaddafi ne contrôle plus les principaux champs de pétrole de Libye, désormais entre les mains de l’insurrection. Ce qui signifie probablement l’approche du départ de Kaddafi et le changement dans la position de l’Occident qui est resté pour plusieurs jours un spectateur passif.

Par Nacera Chenafi

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Après l'attaque de miliciens libyens sur leur site

Inquiétude sur les travailleurs de Sonatrach à l’étranger

La situation chaotique qui s’est installée en Libye depuis une dizaine de jours fait craindre le pire aux étrangers et suscite des inquiétudes quant au sort des expatriés algériens qui travaillent pour le compte de Sonatrach dans le pays du «Guide». En effet, malgré les déclarations qui se veulent rassurantes de la part des officiels algériens, l’on ne sait toujours pas si ces salariés seront rapatriés ou non. Aux dernières nouvelles, le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, a déclaré à un média national que «c’est à Sonatrach en concertation avec ses travailleurs de décider du rapatriement ou non», tout en réaffirmant que «leur vie n’est pas menacée». Contactée par nos soins, la direction de la Communication et de Stratégie d’Image du groupe fait savoir que pour le moment aucune mesure n’a été prise à ce sujet. En revanche, «dès qu’une décision sera prise, on tiendra la presse informée par un communiqué», s’est-on contenté de déclarer. Outre la Djamahiriya, la compagnie nationale des hydrocarbures s’est également engagée dans des projets d’exploration et de production de gaz et de pétrole à travers l’Afrique, l’Amérique du Sud, mais surtout dans les pays arabes où les révoltes populaires ne sont décidément pas près de s’apaiser. En fait, la Sonatrach International Petroleum Exploration and Production (SIPEX), est active dans des pays secoués par des troubles socio-politiques ou encore agités par des mouvements de rébellion et actes terroristes, à l’image de l’Egypte, Tunisie, Niger, Mali et Mauritanie. Malgré ces risques permanents, il est à souligner que Sonatrach n’a jamais été inquiétée même au plus fort de la crise entre Alger et Le Caire. Joint hier par téléphone, l’expert pétrolier international, Mourad Preure, a estimé qu’aussi bien le personnel de Sonatrach que ses installations ne sont en danger où qu’ils se trouvent à travers le monde. Selon lui, il faut retenir qu’en tout cas «un site pétrolier est toujours hautement sécurisé». A propos de l’attaque des mercenaires de Kaddafi dont ont été victimes les salariés de Sonatrach, l’expert reste confiant quant au développement de la situation en prenant en compte les bonnes relations qui existent entre l’Algérie et la Libye. «Les Algériens bénéficient d’un capital sympathie de la part des Libyens», a-t-il jugé. Toujours au sujet du rapatriement, l’Algérie a envoyé samedi passé le bateau «Tassili II» à destination de Benghazi, sans que l’on précise toutefois si les travailleurs de Sonatrach, au nombre de 80, seraient transportés ou pas. En activité dans le bassin de Ghadamès, près de la frontière entre les deux pays, les employés de Sonatrach pourraient,

s’il y a rapatriement, être transportés par voie terrestre et rejoindre éventuellement le poste frontalier de Debdeb, au nord d’In Amenas (Illizi). Car l’hypothèse d’un retour en Algérie à bord du navire n’est pas envisageable étant donné que les travailleurs concernés devront d’abord traverser une grande distance qui sépare Ghadamès (sud-ouest) de Benghazi (extrême nord-est).     

Hafid Mesbah

 

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Libération des trois otages détenus par Aqmi

La France a-t-elle versé une rançon ?

Le mystère continue à régner, alors que tout le monde s'attendait à une longue détention des otages français et des deux ressortissants africains.

La libération surprenante, samedi dernier, des trois otages sur les sept enlevés le 16 septembre 2010 par la branche d’Al Qaida au Maghreb Islamique a suscité plusieurs interrogations. En effet, tout s’est effectué de façon mystérieuse. Alors que tout le monde s’attendait à une longue détention des otages français et des deux ressortissants Africains, les terroristes d’Aqmi ont libéré, contre toute attente, trois otages, une ressortissante française qui souffre d’un cancer de poumon, et des deux otages africains, un Malgache et un Togolais. Il s’agit de Françoise Larribe, du Togolais Alex Kodjo et du Malgache Jean Claude Rakotoarilalao, qui ont retrouvé la liberté après plus de cinq mois de captivité au nord du Mali. C’est à partir de Paris que la nouvelle est tombée, montrant les images des trois otages libérés en train de regagner le palais de l’Elysée. Une libération très discrète, d’autant plus que les terroristes d’Aqmi, par la voie de leur émir sanguinaire Droukdel, avaient réclamé à la France d’engager des négociations avec Ben Laden pour la libération des otages. Cependant, les trois otages seront libérés après cinq mois, sans que la France n’engage des pourparlers avec le chef spirituel d’Al Qaida mère. Cela peut signifier par ailleurs qu’ils auraient été libérés suite au paiement d’une éventuelle rançon par les autorités françaises à Al Qaida au Maghreb. Hormis cette caution, il est tout à fait clair que les terroristes d’Aqmi ne procèdent à aucune libération sans contrepartie, puisque les rançons sont utilisées au recrutement de nouveaux combattants et servent également à l’achat d’armes. Les autorités françaises sont également connues pour leurs dispositions à payer les rançons pour libérer leurs ressortissants pris en otages. Ceci est contraire à la résolution 1904 de l’ONU qui interdit le paiement de rançons aux groupes terroristes. Il s’agit de savoir si la libération des trois otages détenus par Aqmi s’est faite contre une rançon ? Une question pertinente qui met la France dans une mauvaise posture face à l’ONU. D’autre part, la libération mystérieuse au mois de juin 2010, de Pierre Camatte, ex-détenu d’Aqmi, a soulevé plusieurs questions en France, en Europe, comme dans les pays de Sahel. Cet espion français avait été kidnappé trois mois auparavant dans un hôtel de la ville de Bamako, par plusieurs terroristes d’Al Qaida au Maghreb. Trois mois après, Pierre Camatte sera libéré. Pourtant, il s’agirait d’un espion français, un profil d’otages qu’Aqmi recherche à tout prix. Mieux, cet otage très spécial d’Aqmi sera libéré contre l’élargissement de quatre salafistes détenus dans une prison malienne, après le versement d’une rançon par la France, estimée par certaines sources à deux millions d’euros.  Ceci nous amène à dire qu’aujourd’hui la France finance indirectement le  «djihad» des groupes armés d’Al Qaida au Maghreb ; elle renforce ses rangs par des vétérans emprisonnés dans certains pays de la bande sahélo-saharienne. Avec la libération très énigmatique des trois otages, la question est de savoir si la France a versé ou pas une rançon à Aqmi. Selon des experts, chaque libération d’otage est accompagnée d’une rançon, ou, dans le pire  des cas, par un échange d’ otages. Concernant le cas de cette nouvelle libération, la rançon figure au premier plan, expliquent certaines sources proches des négociations. Le chef d’une tribu malienne, proche de Kidal, parle d’une rançon de quatre millions versée par les autorités maliennes au chef terroriste Abou Zeid. Cet émir sanguinaire est derrière les prises d’otages perpétrées ces cinq dernières années. Face à lui, son concurrent de toujours, Mokhtar Belmokhtar, à lui aussi participer  à plusieurs prises d’otages dans cette région. Ce dernier, alias Khaled Abou El Abbas, est derrière les rapts qui se sont produits dans la partie Est du Sahel, notamment au Niger.

Les échecs militaires français sont derrière le paiement des rançons

En essayant l’option militaire qui s’est avérée un véritable échec et qui s’est traduit par la mort de deux jeunes otages français en janvier 2011, la France a choisi la sagesse en privilégiant la voie des négociations. C’est à partir de là que plusieurs ressortissants français ont été libérés au cours de ces quatre dernières années, et ce, à travers plusieurs prises d’otages perpétrées par la nébuleuse organisation terroriste d’Aqmi. C’est ainsi que Pierre Camatte et les autres ressortissants français ont pu retrouver  la liberté après des mois de captivité au nord du Mali. Toutefois, au-delà de ces résultats positifs  arrachés par les autorités françaises, le prix à payer était très cher pour les pays de la bande sahélo-saharienne. Cela dit, la France a versé plusieurs rançons aux groupes armés d’Al Qaïda au Maghreb Islamique. Ces sommes auraient permis aux terroristes salafistes de financer leurs actions sanglantes dans la région. En perpétrant des attentats kamikazes en Algérie, en recrutant de nouveaux combattants parmi les populations les plus démunies au Sahel, et en créant de nouvelles cellules djihadistes, ces millions d’euros sont une bouffée d’oxygène pour Aqmi. Par ailleurs, la libération des trois otages d’Aqmi a connu plusieurs rounds de négociations. Pour le moment, aucune nouvelle des quatre autres Français, toujours entre les mains d’Abou Zeid. 

Paris qui a rapidement confirmé la libération ne donne pas plus de précision sur les circonstances qui l’ont entourée ni sur le sort des quatre autres otages. Néanmoins, l’Elysée a précisé dans un communiqué que les trois otages libérés étaient «tous en bonne santé».         

Par Sofiane Abi

 

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50 000 logements destinés aux jeunes

Les promesses se suivent et se ressemblent

Le ministre de l’habitat, Noureddine Moussa a annoncé hier sur les ondes de la Radio nationale, qu’un  programme additionnel de réalisation de 50 000 logements promotionnels aidés (LPA), destinés aux jeunes, a été inscrit pour le quinquennat 2010-2014. Un recensement urgent des assiettes foncières devant abriter les nouveaux programmes de logements sera également lancé dans les grandes villes.

Annoncé en pleine période de tension sociale, ce programme additionnel de 50 000  logements destinés aux jeunes en plus du recensement urgent des assiettes foncières devant abriter les nouveaux programmes de logements qui sera bientôt lancé dans les grandes villes dont la demande est très forte,  ne serait qu’une tentative d’urgence  d’absorber les colères de la crise du logement, du fait que la liste des inscrits contient des  postulants qui ont vieilli par l’attente. Alors si  le cauchemar du logement ne se limitait qu’à la classe juvénile, les algériens pourraient s’estimer heureux pour la simple raison que leurs

«concurrents» sur le marché de la «demande» ne seraient pas aussi nombreux.  C’est loin d’être le cas en Algérie.  Le fameux projet de un million de logements inscrit dans le programme quinquennal 2005-2009 n’a pas porté le remède attendu, il n’a pas été  la formule magique en fin de compte. Les bilans n’ont pu conduire à une nouvelle réalité. Le déséquilibre demeure flagrant entre l’offre et la demande. Et les problèmes «techniques» de l’attribution de logement ne changent pas leur culture. La bureaucratie et le piston vont toujours à l’encontre d’une justice de distribution. En termes de nouveau programme, le ministre de l’habitat et de l’urbanisme, Noureddine Moussa a annoncé hier sur les ondes de la Radio nationale, qu’un  programme additionnel de réalisation de

50 000 logements promotionnels aidés (LPA), destinés aux jeunes, a été inscrit pour le quinquennat 2010-2014. Selon le premier responsable de secteur, ces

50 000 unités qui viennent s’ajouter aux 240 000 LPA programmés et un peu plus de 160 000 en cours de réalisation, seront destinés aux jeunes sous forme de vente à tempérament. Abordant la catégorie de jeunes qui ne peut pas accéder aux crédits pour obtenir un logement, Noureddine Moussa indiquera que son département a «suggéré une vente à tempérament, qui est en discussion avec le ministère des Finances et qui ressemblera probablement à la formule location-vente» et de rappeler que  la vente à tempérament figure parmi les mesures prises mardi dernier par le Conseil des ministres.  M. Moussa a précisé également que 40% des logements publics locatifs (LPL) programmés ou en cours de réalisation sont destinés aux citoyens de moins de 35 ans, et ce, conformément au décret de 2008 qui régit ce type de logement. Il a fait savoir, en outre, qu’une commission a été mise en place pour recenser les terrains pouvant accueillir de nouveaux projets de logements, notamment au sein des grandes agglomérations.  M Moussa indiquera aussi que  le ministère des Finances est en train de travailler sur la création d’un Fonds de garantie pour les crédits aux logements. A la question relative au favoritisme qui règne dans l’attribution des logements, le ministre a répondu que les affectations de logements se font par des commissions qui travaillent sur la base de critères bien déterminés par la réglementation en vigueur, admettant de même que l’affectation des logements peut avoir des insuffisances. C’est pour cela qu’il y a lieu de l’améliorer et que des inspections sont faites régulièrement par les services concernés.

Le ministre rappellera enfin que l’Etat qui a réussi à construire plus de 1 million de logements entre 2005 et 2009, a programmé la réalisation de 1,2 million d’unités pour le quinquennat 2010-2014 outre les 800 000 unités qui sont en cours de réalisation. Relevant que 190 000 logements ont été réceptionnés en 2010, M. Moussa a estimé la capacité de réalisation actuelle à un peu plus de 250 000 unités par an.

Par Yasmine Ayadi

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Tribunal

Report du procès de Achour Abderahmane

Le procès de l’affaire de Achour Abderahmane et les officiers de la police  liés à la dilapidation de 32 milliards de dinars des fonds de la BNA  a  été reporté hier par le tribunal correctionnel d’Azazga à l’est de Tizi Ouzou pour le 14 mars prochain en raison de  l’absence de trois  témoins  dont Naïma Ababsa. Cinq accusés dont quatre officiers de police  Z.Messaoud, ancien chef de la police judiciaire de la wilaya d’Alger, O. Yacine, Z. Djamel et S.Nadir et Achour Abderahmane ont été appelés hier à la barre pour répondre à plusieurs chefs d’accusation, notamment dilapidation  de deniers publics et faux et usage de  faux dans les fonds de la BNA, corruption et  abus d’influence. Pour rappel, le début de cette affaire remonte à 2004 quand les faits se sont produits. Et suite à une enquête menée sur pas moins de 15   officiers de police de la sûreté de wilaya de Tipasa sur des affaires de corruption ayant une relation directe avec l’affaire de Abderahmane Achour en contre- partie de la falsification d’un rapport de police l’innocentant de l’accusation retenue contre lui dans une autre affaire. Les policiers étaient chargés de l’enquête sur l’affaire des crédits que Abderhamane Achour a obtenus auprès de la BNA en sa qualité d’homme d’affaires. Ce dernier a offert une villa, une Peugeot 406 et pris à ses frais la cérémonie de circoncision du fils de l’ex-chef de la police judiciaire de la wilaya de Alger organisée à l’hôtel Sofitel  à laquelle la chanteuse Naïma Ababsa était conviée pour une animation. Alors que l’officier O.Yacine en sa qualité de chef de la police judiciaire d’Hussein Dey aurait eu droit à un cadeau de 900 millions de centimes pour acquérir un logement.

HAMID M.

 

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Entretien:Entreprise et formations diplômantes

Quadrature du cercle ou équation à résoudre ?

Rencontrée durant la tenue de la journée de sensibilisation et d'information dédiée aux femmes porteuses de projets organisée avant-hier par l'Association des femmes algériennes chefs d'entreprise (SEVE) Mme Yasmina Kerboua (*) a bien voulu répondre à nos questions.

 

Entretien réalisé par Lynda N. Bourebrab

 

Le Jour d’Algérie : En quoi consiste votre participation à la SEVE en matière de

PME ?

 

Yasmina Kerboua : J’aide l’Association sur le plan formation, conférences sur tout ce qui est outils, d’aide à la décision pour la mise en place de l’entreprise et les nouvelles méthodes de gestion d’une entreprise et aussi concernant les techniques d’information. Je représente également la SEVE dans les conférences internationales pour un retour d’informations sur les nouvelles méthodes qui pourraient être adaptées au terrain algérien.

 

Aujourd’hui, on appelle les femmes même celles sans niveau ou formation à créer leur entreprise. Qu’en pensez-vous ?

Je ne partage pas cet avis. Certes, il n’est pas indispensable d’avoir un diplôme universitaire pour pouvoir créer une entreprise, mais je pense qu’il faut un minimum de formation à la base. Parce qu’avec la mondialisation, l’économie de marché et l’ouverture, il ne suffit pas de travailler sur le plan local, l’objectif pour nous c’est l’ouverture vers l’extérieur qui ne peut se faire qu’avec l’implication directe de l’université dans l’entreprise.

 

Alors comment expliquez-vous qu’un nombre impressionnant d’universitaires soient au chômage ?

Justement. Il s’agit de revoir la formation des les universités dans le sens qu’il faut former selon les besoins du marché du travail et que l’entreprise doit collaborer avec l’université qui est tout à fait prête à s’engager dans ce sens. Il y a effectivement une très forte volonté d’aller vers les entreprises aussi bien de la part des enseignants que celle des responsables afin  d’accompagner et former les jeunes selon les exigences du pays. A ce sujet, une étude sérieuse des besoins du monde du travail, qui permettra d’orienter la formation, doit impérativement être faite.

 

Oui, mais que fait-on alors pour ceux qui sont déjà diplômés et sans emploi ?

Ceux-là, il faut les initier vers de nouveaux créneaux pour les aider à créer leur entreprise, et encourager l’initiative. Mon avis est de penser à la création des instituts, des centres de formation spécialisés dans lesquels ces jeunes pourront capitaliser leurs acquis et suivre une année dans une branche qui leur facilitera la création de leur entreprise. Ceci, permettez-moi encore une fois d’insister sur la formation  car on a beau avoir des diplômes mais le terrain c’est autre chose, et on n’a jamais fini d’apprendre et de se former.

 

(*)Yasmina Kerboua, maître de conférences à l’USTHB de Bab Ezzouar, directrice adjointe à l’Ecole préparatoire, consultante en management /entreprise et consultante bénévole au sein de la SEVE.

L. N. B.

 

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L'unité Alexo a été incendiée lors des dernières émeutes

Sogemetal met 264 travailleurs au chômage technique

Le groupe privé Sogemétal a, depuis jeudi dernier, mis ses 264 employés exerçant au niveau de ses unités de Amizour (Béjaïa) et de Aït Aissi (Tizi Ouzou) au chômage technique pour une durée indéterminée, avons-nous appris auprès de la directrice par intérim Mme Daoud  Selma. C’est ce que nous avons constaté hier lors de notre virée au niveau des locaux de Sogémétal implantée à 07 km au sud-est de ville de Tizi Ouzou. Les ateliers ou la fabrication des accessoires en aluminium et de transformation de surface étaient vides de ses plus de 100 employés renvoyés chez eux sans  connaître la date de la reprise. Selon les explications fournies par notre interlocutrice, l’unité Alexo de Amizour  a été incendiée lors des émeutes de janvier dernier par des manifestants contre la cherté de l’huile et  le sucre. Ces travailleurs sont déjà sans salaires depuis deux mois.

Les responsables de Sogemétal attendent toujours l’indemnisation des dégâts par les assurances pour peut être reprendre leur unité de Amizour et ce, depuis plusieurs semaines. Mais aucune réponse n’a été donnée à leur préoccupation de sauvegarder l’outil de production par les pouvoirs publics et encore moins de la part des assurances. L’usine Alexo de Amizour a connu d’importants dégâts causés par ces émeutes et si l’état ne fait pas un geste sa survie est incertaine et les 161 employés risquent de ne plus reprendre leurs postes de travail. Selon toujours Mme Daoud Selma, le président-directeur général ne cesse d’entreprendre des démarches auprès de qui de droit afin que cette usine reprenne du service et les rares employés rencontrés sur les lieux au niveau de l’administration chargée de liquider les affaires pendantes avant de se retrouver comme leurs collègues au chômage, entendent apporter leur soutien à leur patron afin que leur outil de production qui les fait vivre retrouve son cours normal. Pour le moment rien n’augure rien de bon pour ce groupe même si l’éventualité de recourir à l’importation des profilés d’aluminium  pourrait être envisagée, comme cela était avant l’ouverture de l’unité de Amizour en 2005.

Hamid Messir

 

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2e rentrée professionnelle au féminin

3 200 stagiaires inscrits dont des femmes au foyer

Bien que le nombre de candidatures recueillies soit important, le directeur de la formation professionnelle a affirmé que le nombre de stagiaires inscrits pour cette 2e session de février est en-deçà des prévisions escomptées.

La rentrée professionnelle à Boumerdès s’est effectuée dans de très bonnes conditions, a indiqué le directeur de la formation professionnelle, Nacer Arab, précisant que  «plus de 1 000 femmes figurent parmi les 3 200 nouveaux stagiaires et dont des femmes au foyer. Pour accueillir cette population, pas moins de 29 établissements pédagogiques, dont 2 instituts spécialisés d’El Kerma et de Dellys, 17 centres de formation et 10 annexes disséminés à travers la wilaya ont été mis à la disposition des nouveaux stagiaires. «76 spécialités et 198 sections issues des 16 branches professionnelles sont enseignées au niveau des établissements pédagogiques implantés à Boumerdès», a précisé Nacer Arab. Il a annoncé également l’ouverture des sections détachées de maçonnerie dans les localités de Chabet El Ameur, Ammal et Benchoud, et l’enseignement de nouvelles spécialités, entre autres, la production animale (option élevage des petits animaux), dinanderie, menuiserie maritime, contrôle et conditionnement des produits laitiers, boucherie et produits carnés, assistance maternelle, maroquinerie et informatique braille. Pour cette 2e session de février, pas moins de 5 174 postes pédagogiques, dont 1 785 en formation résidentielle, 1 479 en formation par apprentissage, 611 en formation de cours du soir, 1 299 en formation des femmes au foyer, 280 en formation des écoles privées et 30 postes pédagogiques en formation dans le milieu carcéral (CRM de Tidjelabine) ont été réservés à cette population. Bien que le nombre de candidatures recueillies soit important, le directeur de la formation professionnelle a affirmé que le nom-bre de stagiaires inscrits pour cette 2e session de février est en- deçà des prévisions escomptées.

Cinq spécialités dont l’informatique braille pour les handicapés

Par ailleurs, notre interlocuteur indique que des formations sont destinées aux catégories particulières, celles des handicapés et des détenus du milieu carcéral. C’est ainsi que 75 postes pédagogiques sont pourvus dans les 5 spécialités, dont l’informatique en braille, qui seront enseignées au centre de formation professionnelle pour handicapés de Corso et 30 au-tres postes pédagogiques au niveau du centre de rééducation de Tidjelabine dans la spécialité et installation sanitaire et gaz. Le directeur de la formation professionnelle de Boumerdès, Nacer Arab a rassuré les stagiaires suivant une formation dans les différentes catégories et spécialités qu’ils seront couronnés à la fin de leur cursus par un diplôme de Brevet  technique spécialisé (BTS) ou un Certificat d’aptitude professionnelle (CAP).

Par A.Kichni

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Délinquance

Un réseau de malfaiteurs démantelé

La Brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ) de la daïra de Dellys à démantelé  un réseau de malfaiteurs spécialisés dans le vol de magasins.  Il est composé de trois femmes, dont deux sœurs mariées, deux enfants mineurs et un  homme. Ils sont venus de la capitale où ils résident pour accomplir leur sale besogne au niveau de la ville balnéaire de Dellys. Selon des informations, pas moins de 10 magasins d’habillement et autres commerces situés au quartier Les jardins, ont été volés par le groupe. Les malfaiteurs ont été arrêtés par les policiers à proximité d’une station de taxi, au  moment où ils s’apprêtaient à prendre place à bord d’un véhicule de marque Citroën C 4 immatriculé à Alger, avec leur butin d’habillement et deux vélos pour enfant. Quant aux deux autres, qui étaient à bord d’un bus de transport de voyageurs à destination d’Alger, elles ont été appréhendées dans un barrage de contrôle de la Sûreté nationale. Présentés au parquet, les mis en cause ont été mis sous contrôle judiciaire et devront répondre de leurs actes devant le tribunal en citation directe. Par ailleurs, dans la même localité de Dellys, la BMPJ a arrêté un autre  individu âgé de 38 ans, spécialisé dans la vente  de stupéfiants et cambriolage de logements. Au moment de son arrestation, vers 22 heures, le  malfaiteur avait en sa possession 2,1 g de kif traité prêt à la consommation. Présenté au parquet, il a été placé sous mandat de dépôt  pour vol avec effraction, consommation et trafic de drogue.

A. K.

 

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