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En dépit des
mesures prises par le gouvernement
Un front social
agité
Les dernières
mesures économiques et sociales prises par le gouvernement n’ont pas
pu apaiser le front social. Ce dernier s’agite encore.
Certes, l’impact
de ces mesures n’est pas immédiat dans la mesure où leurs effets ne
seront visibles qu’après un minimum de six mois, mais il semble que
le citoyen n’a pas pris acte des promesses du gouvernement visant à
améliorer sa situation sociale. Grèves, fermeture de routes, marches
ou encore immolations par le feu, la contestation et la colère
sociale sont loin d’être contenues. Dans le secteur de
l’enseignement supérieur, les étudiants se révoltent contre les
décisions du gouvernement. Le siège du ministère n’est plus assiégé
comme avant par les étudiants, mais la protestation n’est pas pour
autant finie. Les étudiants des écoles supérieures n’ont pas repris
leur cours en dépit de l’abrogation du décret n°10-315 du 13
décembre 2010. Les étudiants n’ont pas été satisfaits par les
récentes annonces du Conseil des ministres et le planning de
discussions qui devait s’étaler sur une durée de quatre semaines.
Désormais, la coordination des huit écoles nationales et la
délégation des universités qui regroupent une dizaine de centres
universitaires répartis sur le territoire national comptent saisir
ouvertement le président de la République, Abdelaziz Bouteflika,
pour lui présenter les revendications des étudiants. A Béjaïa, des
milliers d’étudiants et enseignants ont observé hier une marche de
protestation contre les réformes de l’université et pour contester
les réponses du gouvernement «aux maux que vit l’université». Les
étudiants exigent l’accès au Master sans condition et un moratoire
sur les réformes universitaires. Le collectif des enseignants exige
la mise en place du principe électif dans l’occupation des postes de
responsabilité pédagogique. Toujours dans le secteur de
l’université, les bibliothécaires des différentes facultés de
l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou ont tenu, dans la matinée
de ce lundi, un sit-in devant le siège du rectorat pour exiger la
promulgation du régime indemnitaire. Dans la wilaya de Boumerdès,
les étudiants du système LMD ont enclenché un mouvement de grève
depuis dimanche. Principale revendication : la révision du système
des échelons de manière à ce qu’il soit similaire à celui adopté par
les pays européens. Dans la même wilaya, des centaines de chômeurs
de Bordj Menaiel ont observé, pour la deuxième journée consécutive,
un sit-in devant le siège de ladite wilaya afin de réclamer des
postes de travail. A Batna, une dizaine de citoyens ont fermé hier
le siège de la daïra d’El-Djezar, pour dénoncer leurs mauvaises
conditions de vie qu’ils ont qualifié de «primitives». À Ecole
nationale supérieure des travaux publics (Kouba), la grève illimitée
entamée par les travailleurs se poursuit pour le dixième jour
consécutif. A Bordj Bou Arreridj, le jeune homme qui a tenté de
s’immoler a succombé à ses blessures dimanche. Avant-hier, des
centaines de jeunes ont bloqué la route principale reliant Bousmail
à Koléa dans la wilaya de Tipasa. Exaspérés par les nombreuses
promesses non tenues du président de l’APC, ces jeunes au chômage
ont décidé de descendre dans la rue pour faire entendre leurs
revendications. Après les violentes émeutes de janvier dernier qui
ont fait un mort à Bousmail, le président de l’APC avait promis à
certains jeunes des postes d’emploi et à d’autres des locaux
commerciaux pour apaiser la colère de la population. Mais depuis
rien n’a été fait pour ces jeunes chômeurs. Dans le secteur de
l’éducation, le Cnapest compte paralyser demain les lycées pour
exiger un statut particulier pour les enseignants et l’élaboration
du nouveau régime indemnitaire. Les travailleurs communaux comptent
également revenir à la charge dans les prochains jours avec une
grève illimitée, après avoir observé récemment une grève de trois
jours. Gardes communaux, contractuels de l’ANP, médecins de la santé
publique, autant de travailleurs qui attendent la satisfaction de
leurs revendications.
Par Hocine
Larabi
Haut
Université de Béjaïa
Etudiants et
enseignants exigent une «gestion démocratique»
La ville de Béjaïa
a été marquée hier par la marche des étudiants et enseignants. Une
action, première du genre, et qui, faut-il le noter, a perturbé le
trafic automobile. Ils étaient des centaines d’étudiants et
enseignants à participer à cette marche commune qui se veut un grand
message aux pouvoirs publics pour demander qu’ils soient associés
aux débats et aux décisions en rapport avec la réforme en cours de
l’université. Les manifestants ont rédigé une plate-forme de
revendications commune de 14 points où ils ont exigé, entre autres
des autorités du secteur, d’instaurer «une gestion démocratique de
l’université, la tenue des états généraux pour l’évaluation des deux
systèmes en vigueur au Master sans conditions, la non- soumission de
l’université au secteur économique, le maintien du système classique
et du concours Magistère avec plus de postes». Devant le siège de la
wilaya, les étudiants et enseignants ont tour à tour dressé une
appréciation du secteur. Pour eux, «le Conseil des ministres n’a pas
répondu aux attentes légitimes des étudiants et la crise qui
prévaut à l’université algérienne s’accentue étant donné que
l’autorité pédagogique est confiée aux recteurs». «Nous avons été
réduits en simples spectateurs de notre avenir», lit-on dans la
déclaration des étudiants. Le collectif des enseignants exige pour
sa part que soit élu dorénavant tout responsable prétendant à un
poste de responsabilité pédagogique : Recteurs, Doyens, Chefs de
départements, etc. En d’autres termes, ils réclament «une gestion
démocratique qui garantira le respect des normes pédagogiques».
Tarek B.S.
Haut
Plusieurs wilayas sont concernées
Des
travailleurs décrient leurs syndicats
De plus en plus de
syndicats sont décriés par les travailleurs qu’ils représentent. Les
ouvriers n’arrivent plus à s’identifier à leurs organisations
syndicales, d’autres ne leur font plus confiance alors que certains
autres demandent carrément leur dissolution. Il y a quelques jours,
le syndicat national du personnel du secrétariat du greffe a annoncé
sa dissolution. Une décision prise suite à l’échec du syndicat dans
«la maîtrise de la situation» de crise que traversait la profession,
et en réponse «au vœu de la majorité» des adhérents. En plus clair,
ce syndicat n’a pas été à la hauteur des revendications exprimées
par la base. Les fonctionnaires avaient organisé un mouvement de
grève ayant paralysé les cours de justice à l’échelle nationale et
ont obligé le ministre de tutelle à les recevoir et répondre
positivement à leurs revendications socioprofessionnelles. Alors que
le syndicat, lui, s’est retrouvé en marge des revendications
exprimées et de son engagement de défendre et plaidé les intérêts
des travailleurs. Dans la wilaya de Constantine, les tiraillements
font rage depuis plusieurs mois à l’Union locale de l’Union générale
des travailleurs algériens (UGTA). On croit savoir, qu’à la
majorité, des adhérents et représentants de plusieurs sections
syndicales ont exigé le départ du secrétaire de wilaya, auquel ils
ne font plus confiance. Une revendication que celui-ci (Ndlr,
directeur de wilaya) rejette, provoquant une situation de
pourrissement. Dans la wilaya de Biskra, les travailleurs de Naftal
ont tourné le dos à leurs représentants syndicaux, allant jusqu’à
bouder la célébration du 24 février. Au complexe d’ArcelorMittal
d’El Hadjar à Annaba, la situation risque d’échapper au contrôle de
la Centrale syndicale. On apprend qu’une grève entamée par des
travailleurs d’une société de sous-traitance n’a pas été du goût de
Smain Kouadria, SG du syndicat d’entreprise, qui a mis en garde
contre la volonté de certaines parties de semer l’anarchie entre
syndicat et administration. Mais, tout compte fait, ces parties sont
des travailleurs au sein de ce même complexe et leurs requêtes
méritent d’avoir des explications auprès des responsables concernés.
Bien que les cas diffèrent d’une organisation à une autre, il est
toutefois à relever que certains syndicats se trompent de
revendications des travailleurs en tentant d’étouffer la grogne
ouvrière, alors que d’autres responsables syndicaux s’accrochent à
leurs postes au détriment de l’intérêt général et de la stabilité
des structures qu’ils chapeautent. Une réalité qui justifie, en
grande partie, le refus de la majorité des travailleurs à s’affilier
aux syndicats. Selon le ministre du travail, Tayeb Louh, «le taux
de représentation syndicale en Algérie oscille entre 19 et 20%». Un
chiffre que l’on peut expliquer par l’absence de syndicats dans le
secteur privé, mais aussi, par le fait que des milliers de
travailleurs refusent de se mettre sous le chapeau d’organisations
syndicales.
Aomar Fekrache
Haut
Face à une double pression interne et internationale
La Libye
s’enfonce dans la crise
Le nombre de
victimes reste difficile à évaluer. Le secrétaire général de l’ONU a
évoqué «un millier de morts».
Quatorze jours
après le déclenchement de la révolution populaire contre le régime
Kaddafi, le colonel ne semble pas vouloir quitter le pouvoir.
Toutefois, les anti-Kaddafi ne lâchent pas. Après la libération des
villes de l’Est, ils ont décidé désormais de marcher sur Tripoli où
Kaddafi résiste encore à la double pression interne et
internationale. En tout cas, le nombre de victimes reste difficile à
évaluer. Le secrétaire général de l’ONU a évoqué «un millier de
morts».
Sur le terrain,
c’est la guerre. A Misrata (150 km à l’est de Tripoli), des combats
opposent les anti-Kaddafi et les forces gouvernementales. A ce
propos, il a été rapporté par Reuters sur la base d’une déclaration
d’un témoin que «des opposants au régime de Kaddafi ont affirmé
avoir touché hier un hélicoptère militaire près de la ville de
Misrata, après que l’appareil eut tiré des roquettes sur l’antenne
de transmission de la radio locale». Il est à noter que «les forces
de Kaddafi ne contrôlent qu’une petite partie de la base, alors que
les manifestants contrôlent une grande partie, celle où se trouvent
les munitions».
A Benghazi,
l’insurrection a vaincu le spectre du «chaos» que le régime de
Kaddafi n’a cessé d’agiter : le Comité civil assure les services de
base, comme l’électricité et l’eau, l’approvisionnement de carburant
et la sécurité.
L’ambassadeur de
Libye en Afrique du Sud appelle Kaddafi à démissionner. Lors d’une
conférence de presse à Pretoria, il a appelé Kaddafi à «cessez de
tuer des innocents», rejoignant les critiques formulées par nombre
de ses homologues libyens. Cependant, contrairement à ses collègues,
cet ambassadeur ne démissionne pas. Au niveau international, des
tentatives pour arrêter le massacre humain en Libye s’intensifient.
Dans ce contexte, la chef de la diplomatie européenne, Catherine
Ashton a déclaré hier devant le Conseil des droits de l’homme de
l’ONU que «l’UE allait prendre des sanctions contre la Libye».
Selon le Parisien.fr et des diplomates américains, «il s’agit d’un
embargo sur les armes ainsi qu’un gel des avoirs et des
interdictions de visa contre Kaddafi et 25 de ses proches». En
outre, l’Union européenne est en train «d’établir des contacts»
avec les autorités de «transition libyennes» mises en place par les
insurgés au régime Kaddafi. Pour sa part, le procureur de la Cour
pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, a annoncé mener un
examen préliminaire sur les violences en Libye, préalable à une
«éventuelle enquête» pour «crime contre l’humanité», à la suite
d’une saisine du Conseil de sécurité des Nations unies. Du côté de
Rome, le gouvernement italien s’est dit «favorable à l’interdiction
de survol de la Libye». Une démarche qui serait, selon le ministre
des Affaires étrangères, Franco Frattini «sans aucun doute utile» et
«éviterait les bombardements en Cyrénaïque et dans les zones
soustraites au contrôle du régime de Kaddafi». Par ailleurs, le
Conseil des droits de l’homme de l’ONU a ouvert, hier à Genève, sa
session annuelle consacrée essentiellement à la situation explosive
en Libye. A cette occasion, il a appelé la communauté internationale
à rester «vigilante sur la Libye». La Ligue arabe a également tenu
hier une nouvelle réunion, dont l’ordre du jour de la 135e session
de son Conseil au niveau des délégués permanents porte sur les
derniers développements et protestations dans le monde arabe.
Paris soigne son
image vis-à-vis du monde arabe
Pour sa part, la
France tente de soigner son image vis-à-vis du monde arabe, «après
un remaniement ministériel qui a vu le départ de la ministre des
Affaires étrangères, Alliot-Marie» suite à un scandale lié à la
situation en Tunisie. Le président Sarkozy a prononcé dimanche
dernier un discours consacré à la politique étrangère de la France
après avoir subi des critiques sur la position de la France sur les
révolutions égyptienne et tunisienne. Il dira que «ces révolutions
arabes ouvrent une ère nouvelle dans nos relations avec ces pays
dont nous sommes si proches par l’histoire et par la géographie».
Selon lui, «ce changement est historique. Nous ne devons pas en
avoir peur. Il porte en lui une formidable espérance, car il s’est
accompli au nom des valeurs qui nous sont les plus chères. Celles
des droits de l’homme et de la démocratie». Avant d’ajouter : «Nous
ne devons avoir qu’un seul but : accompagner, soutenir, aider les
peuples qui ont choisi d’être libres».
Deux avions
français ont été envoyés à Benghazi
Selon François
Fillon sur RTL, c’est le «début d’une opération humanitaire
massive».
Les principaux
champs de pétrole entre les mains de l’insurrection
En plus de la
montée du prix du baril de pétrole suite à la situation en Libye,
les géants pétroliers qui explorent le pétrole en Libye courent un
grave danger. Dans ce cadre, le pétrolier chinois CNPC suspend sa
production libyenne. Il est à rappeler que cette entreprise avait
«subi la semaine dernière des attaques contre certaines de ses
infrastructures».
A cet effet,
«quelque 400 employés de CNPC, principal producteur chinois de gaz
et de pétrole, doivent être rapatriés en Chine d’ici mardi
après-midi», selon un communiqué du groupe.
Il est à préciser
que pour le cas de Sonatrach, présente sur les champs pétroliers au
sud de la Libye, pour le moment rien n’est encore décidé. Dans ce
contexte, le commissaire européen à l’Energie, Gunther Oettinger a
déclaré hier que le régime Kaddafi ne contrôle plus les principaux
champs de pétrole de Libye, désormais entre les mains de
l’insurrection. Ce qui signifie probablement l’approche du départ de
Kaddafi et le changement dans la position de l’Occident qui est
resté pour plusieurs jours un spectateur passif.
Par Nacera
Chenafi
Haut
Après l'attaque de miliciens libyens sur leur site
Inquiétude sur
les travailleurs de Sonatrach à l’étranger
La situation
chaotique qui s’est installée en Libye depuis une dizaine de jours
fait craindre le pire aux étrangers et suscite des inquiétudes quant
au sort des expatriés algériens qui travaillent pour le compte de
Sonatrach dans le pays du «Guide». En effet, malgré les déclarations
qui se veulent rassurantes de la part des officiels algériens, l’on
ne sait toujours pas si ces salariés seront rapatriés ou non. Aux
dernières nouvelles, le ministre de l’Intérieur, Daho Ould Kablia, a
déclaré à un média national que «c’est à Sonatrach en concertation
avec ses travailleurs de décider du rapatriement ou non», tout en
réaffirmant que «leur vie n’est pas menacée». Contactée par nos
soins, la direction de la Communication et de Stratégie d’Image du
groupe fait savoir que pour le moment aucune mesure n’a été prise à
ce sujet. En revanche, «dès qu’une décision sera prise, on tiendra
la presse informée par un communiqué», s’est-on contenté de
déclarer. Outre la Djamahiriya, la compagnie nationale des
hydrocarbures s’est également engagée dans des projets d’exploration
et de production de gaz et de pétrole à travers l’Afrique,
l’Amérique du Sud, mais surtout dans les pays arabes où les révoltes
populaires ne sont décidément pas près de s’apaiser. En fait, la
Sonatrach International Petroleum Exploration and Production (SIPEX),
est active dans des pays secoués par des troubles socio-politiques
ou encore agités par des mouvements de rébellion et actes
terroristes, à l’image de l’Egypte, Tunisie, Niger, Mali et
Mauritanie. Malgré ces risques permanents, il est à souligner que
Sonatrach n’a jamais été inquiétée même au plus fort de la crise
entre Alger et Le Caire. Joint hier par téléphone, l’expert
pétrolier international, Mourad Preure, a estimé qu’aussi bien le
personnel de Sonatrach que ses installations ne sont en danger où
qu’ils se trouvent à travers le monde. Selon lui, il faut retenir
qu’en tout cas «un site pétrolier est toujours hautement sécurisé».
A propos de l’attaque des mercenaires de Kaddafi dont ont été
victimes les salariés de Sonatrach, l’expert reste confiant quant au
développement de la situation en prenant en compte les bonnes
relations qui existent entre l’Algérie et la Libye. «Les Algériens
bénéficient d’un capital sympathie de la part des Libyens», a-t-il
jugé. Toujours au sujet du rapatriement, l’Algérie a envoyé samedi
passé le bateau «Tassili II» à destination de Benghazi, sans que
l’on précise toutefois si les travailleurs de Sonatrach, au nombre
de 80, seraient transportés ou pas. En activité dans le bassin de
Ghadamès, près de la frontière entre les deux pays, les employés de
Sonatrach pourraient,
s’il y a
rapatriement, être transportés par voie terrestre et rejoindre
éventuellement le poste frontalier de Debdeb, au nord d’In Amenas (Illizi).
Car l’hypothèse d’un retour en Algérie à bord du navire n’est pas
envisageable étant donné que les travailleurs concernés devront
d’abord traverser une grande distance qui sépare Ghadamès
(sud-ouest) de Benghazi (extrême nord-est).
Hafid Mesbah
Haut
Libération des trois otages détenus par Aqmi
La France
a-t-elle versé une rançon ?
Le mystère
continue à régner, alors que tout le monde s'attendait à une longue
détention des otages français et des deux ressortissants africains.
La libération
surprenante, samedi dernier, des trois otages sur les sept enlevés
le 16 septembre 2010 par la branche d’Al Qaida au Maghreb Islamique
a suscité plusieurs interrogations. En effet, tout s’est effectué de
façon mystérieuse. Alors que tout le monde s’attendait à une longue
détention des otages français et des deux ressortissants Africains,
les terroristes d’Aqmi ont libéré, contre toute attente, trois
otages, une ressortissante française qui souffre d’un cancer de
poumon, et des deux otages africains, un Malgache et un Togolais. Il
s’agit de Françoise Larribe, du Togolais Alex Kodjo et du Malgache
Jean Claude Rakotoarilalao, qui ont retrouvé la liberté après plus
de cinq mois de captivité au nord du Mali. C’est à partir de Paris
que la nouvelle est tombée, montrant les images des trois otages
libérés en train de regagner le palais de l’Elysée. Une libération
très discrète, d’autant plus que les terroristes d’Aqmi, par la voie
de leur émir sanguinaire Droukdel, avaient réclamé à la France
d’engager des négociations avec Ben Laden pour la libération des
otages. Cependant, les trois otages seront libérés après cinq mois,
sans que la France n’engage des pourparlers avec le chef spirituel
d’Al Qaida mère. Cela peut signifier par ailleurs qu’ils auraient
été libérés suite au paiement d’une éventuelle rançon par les
autorités françaises à Al Qaida au Maghreb. Hormis cette caution, il
est tout à fait clair que les terroristes d’Aqmi ne procèdent à
aucune libération sans contrepartie, puisque les rançons sont
utilisées au recrutement de nouveaux combattants et servent
également à l’achat d’armes. Les autorités françaises sont également
connues pour leurs dispositions à payer les rançons pour libérer
leurs ressortissants pris en otages. Ceci est contraire à la
résolution 1904 de l’ONU qui interdit le paiement de rançons aux
groupes terroristes. Il s’agit de savoir si la libération des trois
otages détenus par Aqmi s’est faite contre une rançon ? Une question
pertinente qui met la France dans une mauvaise posture face à l’ONU.
D’autre part, la libération mystérieuse au mois de juin 2010, de
Pierre Camatte, ex-détenu d’Aqmi, a soulevé plusieurs questions en
France, en Europe, comme dans les pays de Sahel. Cet espion français
avait été kidnappé trois mois auparavant dans un hôtel de la ville
de Bamako, par plusieurs terroristes d’Al Qaida au Maghreb. Trois
mois après, Pierre Camatte sera libéré. Pourtant, il s’agirait d’un
espion français, un profil d’otages qu’Aqmi recherche à tout prix.
Mieux, cet otage très spécial d’Aqmi sera libéré contre
l’élargissement de quatre salafistes détenus dans une prison
malienne, après le versement d’une rançon par la France, estimée par
certaines sources à deux millions d’euros. Ceci nous amène à dire
qu’aujourd’hui la France finance indirectement le «djihad» des
groupes armés d’Al Qaida au Maghreb ; elle renforce ses rangs par
des vétérans emprisonnés dans certains pays de la bande
sahélo-saharienne. Avec la libération très énigmatique des trois
otages, la question est de savoir si la France a versé ou pas une
rançon à Aqmi. Selon des experts, chaque libération d’otage est
accompagnée d’une rançon, ou, dans le pire des cas, par un échange
d’ otages. Concernant le cas de cette nouvelle libération, la rançon
figure au premier plan, expliquent certaines sources proches des
négociations. Le chef d’une tribu malienne, proche de Kidal, parle
d’une rançon de quatre millions versée par les autorités maliennes
au chef terroriste Abou Zeid. Cet émir sanguinaire est derrière les
prises d’otages perpétrées ces cinq dernières années. Face à lui,
son concurrent de toujours, Mokhtar Belmokhtar, à lui aussi
participer à plusieurs prises d’otages dans cette région. Ce
dernier, alias Khaled Abou El Abbas, est derrière les rapts qui se
sont produits dans la partie Est du Sahel, notamment au Niger.
Les échecs
militaires français sont derrière le paiement des rançons
En essayant
l’option militaire qui s’est avérée un véritable échec et qui s’est
traduit par la mort de deux jeunes otages français en janvier 2011,
la France a choisi la sagesse en privilégiant la voie des
négociations. C’est à partir de là que plusieurs ressortissants
français ont été libérés au cours de ces quatre dernières années, et
ce, à travers plusieurs prises d’otages perpétrées par la nébuleuse
organisation terroriste d’Aqmi. C’est ainsi que Pierre Camatte et
les autres ressortissants français ont pu retrouver la liberté
après des mois de captivité au nord du Mali. Toutefois, au-delà de
ces résultats positifs arrachés par les autorités françaises, le
prix à payer était très cher pour les pays de la bande
sahélo-saharienne. Cela dit, la France a versé plusieurs rançons aux
groupes armés d’Al Qaïda au Maghreb Islamique. Ces sommes auraient
permis aux terroristes salafistes de financer leurs actions
sanglantes dans la région. En perpétrant des attentats kamikazes en
Algérie, en recrutant de nouveaux combattants parmi les populations
les plus démunies au Sahel, et en créant de nouvelles cellules
djihadistes, ces millions d’euros sont une bouffée d’oxygène pour
Aqmi. Par ailleurs, la libération des trois otages d’Aqmi a connu
plusieurs rounds de négociations. Pour le moment, aucune nouvelle
des quatre autres Français, toujours entre les mains d’Abou Zeid.
Paris qui a
rapidement confirmé la libération ne donne pas plus de précision sur
les circonstances qui l’ont entourée ni sur le sort des quatre
autres otages. Néanmoins, l’Elysée a précisé dans un communiqué que
les trois otages libérés étaient «tous en bonne santé».
Par Sofiane Abi
Haut
50 000 logements destinés aux jeunes
Les promesses
se suivent et se ressemblent
Le ministre de
l’habitat, Noureddine Moussa a annoncé hier sur les ondes de la
Radio nationale, qu’un programme additionnel de réalisation de 50
000 logements promotionnels aidés (LPA), destinés aux jeunes, a été
inscrit pour le quinquennat 2010-2014. Un recensement urgent des
assiettes foncières devant abriter les nouveaux programmes de
logements sera également lancé dans les grandes villes.
Annoncé en pleine
période de tension sociale, ce programme additionnel de 50 000
logements destinés aux jeunes en plus du recensement urgent des
assiettes foncières devant abriter les nouveaux programmes de
logements qui sera bientôt lancé dans les grandes villes dont la
demande est très forte, ne serait qu’une tentative d’urgence
d’absorber les colères de la crise du logement, du fait que la liste
des inscrits contient des postulants qui ont vieilli par l’attente.
Alors si le cauchemar du logement ne se limitait qu’à la classe
juvénile, les algériens pourraient s’estimer heureux pour la simple
raison que leurs
«concurrents» sur
le marché de la «demande» ne seraient pas aussi nombreux. C’est
loin d’être le cas en Algérie. Le fameux projet de un million de
logements inscrit dans le programme quinquennal 2005-2009 n’a pas
porté le remède attendu, il n’a pas été la formule magique en fin
de compte. Les bilans n’ont pu conduire à une nouvelle réalité. Le
déséquilibre demeure flagrant entre l’offre et la demande. Et les
problèmes «techniques» de l’attribution de logement ne changent pas
leur culture. La bureaucratie et le piston vont toujours à
l’encontre d’une justice de distribution. En termes de nouveau
programme, le ministre de l’habitat et de l’urbanisme, Noureddine
Moussa a annoncé hier sur les ondes de la Radio nationale, qu’un
programme additionnel de réalisation de
50 000 logements
promotionnels aidés (LPA), destinés aux jeunes, a été inscrit pour
le quinquennat 2010-2014. Selon le premier responsable de secteur,
ces
50 000 unités qui
viennent s’ajouter aux 240 000 LPA programmés et un peu plus de 160
000 en cours de réalisation, seront destinés aux jeunes sous forme
de vente à tempérament. Abordant la catégorie de jeunes qui ne peut
pas accéder aux crédits pour obtenir un logement, Noureddine Moussa
indiquera que son département a «suggéré une vente à tempérament,
qui est en discussion avec le ministère des Finances et qui
ressemblera probablement à la formule location-vente» et de rappeler
que la vente à tempérament figure parmi les mesures prises mardi
dernier par le Conseil des ministres. M. Moussa a précisé également
que 40% des logements publics locatifs (LPL) programmés ou en cours
de réalisation sont destinés aux citoyens de moins de 35 ans, et ce,
conformément au décret de 2008 qui régit ce type de logement. Il a
fait savoir, en outre, qu’une commission a été mise en place pour
recenser les terrains pouvant accueillir de nouveaux projets de
logements, notamment au sein des grandes agglomérations. M Moussa
indiquera aussi que le ministère des Finances est en train de
travailler sur la création d’un Fonds de garantie pour les crédits
aux logements. A la question relative au favoritisme qui règne dans
l’attribution des logements, le ministre a répondu que les
affectations de logements se font par des commissions qui
travaillent sur la base de critères bien déterminés par la
réglementation en vigueur, admettant de même que l’affectation des
logements peut avoir des insuffisances. C’est pour cela qu’il y a
lieu de l’améliorer et que des inspections sont faites régulièrement
par les services concernés.
Le ministre
rappellera enfin que l’Etat qui a réussi à construire plus de 1
million de logements entre 2005 et 2009, a programmé la réalisation
de 1,2 million d’unités pour le quinquennat 2010-2014 outre les 800
000 unités qui sont en cours de réalisation. Relevant que 190 000
logements ont été réceptionnés en 2010, M. Moussa a estimé la
capacité de réalisation actuelle à un peu plus de 250 000 unités par
an.
Par Yasmine
Ayadi
Haut
Tribunal
Report du
procès de Achour Abderahmane
Le procès de
l’affaire de Achour Abderahmane et les officiers de la police liés
à la dilapidation de 32 milliards de dinars des fonds de la BNA
a été reporté hier par le tribunal correctionnel d’Azazga à l’est
de Tizi Ouzou pour le 14 mars prochain en raison de l’absence de
trois témoins dont Naïma Ababsa. Cinq accusés dont quatre
officiers de police Z.Messaoud, ancien chef de la police judiciaire
de la wilaya d’Alger, O. Yacine, Z. Djamel et S.Nadir et Achour
Abderahmane ont été appelés hier à la barre pour répondre à
plusieurs chefs d’accusation, notamment dilapidation de deniers
publics et faux et usage de faux dans les fonds de la BNA,
corruption et abus d’influence. Pour rappel, le début de cette
affaire remonte à 2004 quand les faits se sont produits. Et suite à
une enquête menée sur pas moins de 15 officiers de police de la
sûreté de wilaya de Tipasa sur des affaires de corruption ayant une
relation directe avec l’affaire de Abderahmane Achour en contre-
partie de la falsification d’un rapport de police l’innocentant de
l’accusation retenue contre lui dans une autre affaire. Les
policiers étaient chargés de l’enquête sur l’affaire des crédits que
Abderhamane Achour a obtenus auprès de la BNA en sa qualité d’homme
d’affaires. Ce dernier a offert une villa, une Peugeot 406 et pris à
ses frais la cérémonie de circoncision du fils de l’ex-chef de la
police judiciaire de la wilaya de Alger organisée à l’hôtel Sofitel
à laquelle la chanteuse Naïma Ababsa était conviée pour une
animation. Alors que l’officier O.Yacine en sa qualité de chef de la
police judiciaire d’Hussein Dey aurait eu droit à un cadeau de 900
millions de centimes pour acquérir un logement.
HAMID M.
Haut
Entretien:Entreprise et formations diplômantes
Quadrature du
cercle ou équation à résoudre ?
Rencontrée durant
la tenue de la journée de sensibilisation et d'information dédiée
aux femmes porteuses de projets organisée avant-hier par
l'Association des femmes algériennes chefs d'entreprise (SEVE) Mme
Yasmina Kerboua (*) a bien voulu répondre à nos questions.
Entretien
réalisé par Lynda N. Bourebrab
Le Jour
d’Algérie : En quoi consiste votre participation à la SEVE en
matière de
PME ?
Yasmina Kerboua
: J’aide l’Association sur
le plan formation, conférences sur tout ce qui est outils, d’aide à
la décision pour la mise en place de l’entreprise et les nouvelles
méthodes de gestion d’une entreprise et aussi concernant les
techniques d’information. Je représente également la SEVE dans les
conférences internationales pour un retour d’informations sur les
nouvelles méthodes qui pourraient être adaptées au terrain algérien.
Aujourd’hui, on
appelle les femmes même celles sans niveau ou formation à créer leur
entreprise. Qu’en pensez-vous ?
Je ne partage pas
cet avis. Certes, il n’est pas indispensable d’avoir un diplôme
universitaire pour pouvoir créer une entreprise, mais je pense qu’il
faut un minimum de formation à la base. Parce qu’avec la
mondialisation, l’économie de marché et l’ouverture, il ne suffit
pas de travailler sur le plan local, l’objectif pour nous c’est
l’ouverture vers l’extérieur qui ne peut se faire qu’avec
l’implication directe de l’université dans l’entreprise.
Alors comment
expliquez-vous qu’un nombre impressionnant d’universitaires soient
au chômage ?
Justement. Il
s’agit de revoir la formation des les universités dans le sens qu’il
faut former selon les besoins du marché du travail et que
l’entreprise doit collaborer avec l’université qui est tout à fait
prête à s’engager dans ce sens. Il y a effectivement une très forte
volonté d’aller vers les entreprises aussi bien de la part des
enseignants que celle des responsables afin d’accompagner et former
les jeunes selon les exigences du pays. A ce sujet, une étude
sérieuse des besoins du monde du travail, qui permettra d’orienter
la formation, doit impérativement être faite.
Oui, mais que
fait-on alors pour ceux qui sont déjà diplômés et sans emploi ?
Ceux-là, il faut
les initier vers de nouveaux créneaux pour les aider à créer leur
entreprise, et encourager l’initiative. Mon avis est de penser à la
création des instituts, des centres de formation spécialisés dans
lesquels ces jeunes pourront capitaliser leurs acquis et suivre une
année dans une branche qui leur facilitera la création de leur
entreprise. Ceci, permettez-moi encore une fois d’insister sur la
formation car on a beau avoir des diplômes mais le terrain c’est
autre chose, et on n’a jamais fini d’apprendre et de se former.
(*)Yasmina Kerboua,
maître de conférences à l’USTHB de Bab Ezzouar, directrice adjointe
à l’Ecole préparatoire, consultante en management /entreprise et
consultante bénévole au sein de la SEVE.
L. N. B.
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L'unité Alexo a été incendiée lors des dernières émeutes
Sogemetal met
264 travailleurs au chômage technique
Le groupe privé
Sogemétal a, depuis jeudi dernier, mis ses 264 employés exerçant au
niveau de ses unités de Amizour (Béjaïa) et de Aït Aissi (Tizi Ouzou)
au chômage technique pour une durée indéterminée, avons-nous appris
auprès de la directrice par intérim Mme Daoud Selma. C’est ce que
nous avons constaté hier lors de notre virée au niveau des locaux de
Sogémétal implantée à 07 km au sud-est de ville de Tizi Ouzou. Les
ateliers ou la fabrication des accessoires en aluminium et de
transformation de surface étaient vides de ses plus de 100 employés
renvoyés chez eux sans connaître la date de la reprise. Selon les
explications fournies par notre interlocutrice, l’unité Alexo de
Amizour a été incendiée lors des émeutes de janvier dernier par des
manifestants contre la cherté de l’huile et le sucre. Ces
travailleurs sont déjà sans salaires depuis deux mois.
Les responsables
de Sogemétal attendent toujours l’indemnisation des dégâts par les
assurances pour peut être reprendre leur unité de Amizour et ce,
depuis plusieurs semaines. Mais aucune réponse n’a été donnée à leur
préoccupation de sauvegarder l’outil de production par les pouvoirs
publics et encore moins de la part des assurances. L’usine Alexo de
Amizour a connu d’importants dégâts causés par ces émeutes et si
l’état ne fait pas un geste sa survie est incertaine et les 161
employés risquent de ne plus reprendre leurs postes de travail.
Selon toujours Mme Daoud Selma, le président-directeur général ne
cesse d’entreprendre des démarches auprès de qui de droit afin que
cette usine reprenne du service et les rares employés rencontrés sur
les lieux au niveau de l’administration chargée de liquider les
affaires pendantes avant de se retrouver comme leurs collègues au
chômage, entendent apporter leur soutien à leur patron afin que leur
outil de production qui les fait vivre retrouve son cours normal.
Pour le moment rien n’augure rien de bon pour ce groupe même si
l’éventualité de recourir à l’importation des profilés d’aluminium
pourrait être envisagée, comme cela était avant l’ouverture de
l’unité de Amizour en 2005.
Hamid Messir
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2e rentrée professionnelle au féminin
3 200
stagiaires inscrits dont des femmes au foyer
Bien que le nombre
de candidatures recueillies soit important, le directeur de la
formation professionnelle a affirmé que le nombre de stagiaires
inscrits pour cette 2e session de février est en-deçà des prévisions
escomptées.
La rentrée
professionnelle à Boumerdès s’est effectuée dans de très bonnes
conditions, a indiqué le directeur de la formation professionnelle,
Nacer Arab, précisant que «plus de 1 000 femmes figurent parmi les
3 200 nouveaux stagiaires et dont des femmes au foyer. Pour
accueillir cette population, pas moins de 29 établissements
pédagogiques, dont 2 instituts spécialisés d’El Kerma et de Dellys,
17 centres de formation et 10 annexes disséminés à travers la wilaya
ont été mis à la disposition des nouveaux stagiaires. «76
spécialités et 198 sections issues des 16 branches professionnelles
sont enseignées au niveau des établissements pédagogiques implantés
à Boumerdès», a précisé Nacer Arab. Il a annoncé également
l’ouverture des sections détachées de maçonnerie dans les localités
de Chabet El Ameur, Ammal et Benchoud, et l’enseignement de
nouvelles spécialités, entre autres, la production animale (option
élevage des petits animaux), dinanderie, menuiserie maritime,
contrôle et conditionnement des produits laitiers, boucherie et
produits carnés, assistance maternelle, maroquinerie et informatique
braille. Pour cette 2e session de février, pas moins de 5 174 postes
pédagogiques, dont 1 785 en formation résidentielle, 1 479 en
formation par apprentissage, 611 en formation de cours du soir, 1
299 en formation des femmes au foyer, 280 en formation des écoles
privées et 30 postes pédagogiques en formation dans le milieu
carcéral (CRM de Tidjelabine) ont été réservés à cette population.
Bien que le nombre de candidatures recueillies soit important, le
directeur de la formation professionnelle a affirmé que le nom-bre
de stagiaires inscrits pour cette 2e session de février est en- deçà
des prévisions escomptées.
Cinq
spécialités dont l’informatique braille pour les handicapés
Par ailleurs,
notre interlocuteur indique que des formations sont destinées aux
catégories particulières, celles des handicapés et des détenus du
milieu carcéral. C’est ainsi que 75 postes pédagogiques sont pourvus
dans les 5 spécialités, dont l’informatique en braille, qui seront
enseignées au centre de formation professionnelle pour handicapés de
Corso et 30 au-tres postes pédagogiques au niveau du centre de
rééducation de Tidjelabine dans la spécialité et installation
sanitaire et gaz. Le directeur de la formation professionnelle de
Boumerdès, Nacer Arab a rassuré les stagiaires suivant une formation
dans les différentes catégories et spécialités qu’ils seront
couronnés à la fin de leur cursus par un diplôme de Brevet
technique spécialisé (BTS) ou un Certificat d’aptitude
professionnelle (CAP).
Par A.Kichni
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Délinquance
Un réseau de
malfaiteurs démantelé
La Brigade mobile
de la police judiciaire (BMPJ) de la daïra de Dellys à démantelé un
réseau de malfaiteurs spécialisés dans le vol de magasins. Il est
composé de trois femmes, dont deux sœurs mariées, deux enfants
mineurs et un homme. Ils sont venus de la capitale où ils résident
pour accomplir leur sale besogne au niveau de la ville balnéaire de
Dellys. Selon des informations, pas moins de 10 magasins
d’habillement et autres commerces situés au quartier Les jardins,
ont été volés par le groupe. Les malfaiteurs ont été arrêtés par les
policiers à proximité d’une station de taxi, au moment où ils
s’apprêtaient à prendre place à bord d’un véhicule de marque Citroën
C 4 immatriculé à Alger, avec leur butin d’habillement et deux vélos
pour enfant. Quant aux deux autres, qui étaient à bord d’un bus de
transport de voyageurs à destination d’Alger, elles ont été
appréhendées dans un barrage de contrôle de la Sûreté nationale.
Présentés au parquet, les mis en cause ont été mis sous contrôle
judiciaire et devront répondre de leurs actes devant le tribunal en
citation directe. Par ailleurs, dans la même localité de Dellys, la
BMPJ a arrêté un autre individu âgé de 38 ans, spécialisé dans la
vente de stupéfiants et cambriolage de logements. Au moment de son
arrestation, vers 22 heures, le malfaiteur avait en sa possession
2,1 g de kif traité prêt à la consommation. Présenté au parquet, il
a été placé sous mandat de dépôt pour vol avec effraction,
consommation et trafic de drogue.
A. K.
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