Hommage à Mahmoudi

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01/08/09

 

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10-11 et 12 décembre 1960

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L’acharnement

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Une nouvelle fois, Rabat presse Alger pour ouvrir les frontières terrestres entre les deux pays fermés depuis 2004 en qualifiant de «regrettable» le refus de l'Algérie.

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Importante opération de ratissage après l'embuscade de Damous

Des commandos pour traquer les terroristes

 

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Ce qu’il faut savoir

 

Le retour au bled des émigrés pour les vacances

La nostalgie et sa face cachée

 

 

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Plus de 4 millions de baigneurs à Mostaganem

Des plages non autorisées à la baignade accueillent les estivants 

Une vingtaine de plages non autorisées à la baignade sur le territoire de la wilaya de Mostaganem attirent les estivants de tout bord.

Et pour cause. Des plaques sur lesquelles est mentionné «Plages familiales élaborées et placées par des commerçants et des gérants de restaurants et autres gargotes invitent les estivants à s’y installer. Entre autres plages, il y a lieu de citer celle de Salamane et  celle dite plage Meteraba. Ces plages, faudrait-il le souligner, ont été déclarées non autorisées à la baignade par les services concernés.  Certaines d’entre elles sont interdites à la baignade pour cause de pollution tandis que d’autres le sont pour leur caractère rocheux qui présente un sérieux danger pour l’intégrité des baigneurs.   Des sources proches de la Protection civile ont indiqué que les autorités locales ont été saisies à plusieurs reprises pour trouver une solution à ce problème. Les quelques estivants qui fréquentent ces plages ont indiqué qu’ils ne sont pas au courant que celles-ci ne sont pas autorisées à la baignade et qu’ils se sont tout simplement fiés aux plaques installées sur la route. D’autre par contre estiment que de toute façon ces endroits les arrangent d’autant plus que les plages qui sont autorisées à la baignade et celles surveillées par la Protection civile grouillent de monde et «sont de la sorte infréquentables». Il y a lieu de signaler toutefois que même si les plages autorisées à la baignade sont submergées de monde, ces dernières sont plus sécurisées. Selon les dernières statistiques de la Protection civile, il y a eu 15 morts par noyade, au niveau des plages de la wilaya de Mostaganem dont une seule a été enregistrée dans une plage autorisée à la baignade. Il y a lieu d’indiquer que la wilaya de Mostaganem est l’une des wilayas les plus prisées par les estivants ; elle draine à elle seule plus de 4 millions d’estivants durant toute la saison estivale. Par ailleurs, en ce qui concerne les feux de forêt, un incendie déclenché il y a quelques jours a été à l’origine de la destruction de 12,7 hectares sur un massif forestier de 483 hectares.

 Par Salah Harirèche

 

Tizi Ouzou

Six personnes décèdent suite à l’inhalation du monoxyde de carbone

Six personnes ont trouvé la mort, asphyxiées suite à l’inhalation du monoxyde de carbone, mercredi dernier, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Les victimes, dont quatre natives du village Igoufaf, près de Aïn El Hammam, et deux autres de Tirmitine, effectuaient des travaux d’entretien de puits quand l’accident est survenu. A Aïn El Hammam, les victimes sont issues d’une même famille, le père âgé de 59 ans et ses trois enfants 22 ans, 24 ans et 29 ans, alors qu’à Tirmitine ce sont deux jeunes parents âgés d’une vingtaine d’années. Une enquête a été ouverte pour élucider le drame.   

Hamid M.

 

RACONTE-MOI LE PASSE

Les dilemmes du colonisateur

Si les nationalistes algériens adhéraient pleinement à l’idée d’une distinction religieuse entre eux-mêmes et les Européens, ils ne le faisaient que tactiquement pour la langue arabe. Car, majoritairement «francophones», du fait de leur statut d’émigrés, et musulmans, ce n’est pas dans la langue arabe que leur prise de conscience politique a cheminé, mais dans la langue française et à travers la culture politique qu’elle véhicule. Cette situation générait une contradiction: si le français fournissait le vocabulaire avec lequel ils ont appris à formuler et à développer leurs discours nationalistes, le français et non l’arabe, avec quelle langue vont-ils s’adresser pour transmettre leurs idées aux Algériens, qui dans leur majorité ne comprennent que l’arabe – cet arabe dialectal dérivé pour l’essentiel de l’arabe coranique – afin de les attirer à eux, et de les mobiliser? Il leur fallait donc reconnaître à l’arabe aussi une qualité distinctive essentielle avec le colon. L’inscrire, au même titre que la religion, mais toujours couplée à elle, comme valeur nationale des Algériens. Le paradoxe vient du fait que ce qui est affirmé dans les discours nationalistes ne s’inscrivait pas dans la réalité de la pratique.

Les nationalistes reconnaissaient officiellement l’arabe comme critère distinctif stratégique avec les Français, assumaient dans leurs discours les conséquences de cette reconnaissance – qui impliquaient notamment l’arabisation, et le panarabisme – mais, dans le même temps, officieusement pour ainsi dire, ils ne pratiquaient eux-mêmes que la langue française, avec toutes les conséquences que peut générer l’usage d’une langue sur le mode de vie, les idées, la façon de s’appréhender et d’appréhender les autres, le projet de société etc. Toutes ces conséquences, nous les verrons vraiment à l’œuvre avec les «francophones» de l’après-indépendance nationale. Mais dès lors, une série d’autres paradoxes vont s’accumuler.

L’individu, étant un acteur mû par un intérêt, personnel ou collectif (son groupe, sa famille…), il va élaborer une stratégie qui sert le mieux ses objectifs. Cette stratégie est basée sur un ensemble réduit de quelques principes normatifs, correspondant à une position sociale et à une condition matérielle. Avant 1954, l’espace social où pouvaient se négocier les stratégies individuelles en vue de la satisfaction des intérêts était gravement balisé par l’ordre colonial. Toutes les règles du jeu s’en trouvaient faussées dès lors qu’elles n’aboutissaient pas au résultat escompté, l’arbitraire colonial les  rendant inutiles. Les  tentatives de certains acteurs sociaux d’inscrire, en tant qu’infime minorité, leurs stratégies dans l’espace social européen échouaient immanquablement du fait que l’arbitraire du système colonial en question se décline naturellement sur le mode racial, interdisant ainsi le passage d’un champ à l’autre. L’Arabe, en tant que tel, était assigné à son statut de colonisé. Ses stratégies d’acteur social ne pouvaient mener qu’à la reconduite de son statut. Mais, maintenu dans ses conditions d’Arabe colonisé, dévalorisé dans ses prétentions à la promotion sociale à l’intérieur même du champ où il a été assigné comme colonisé, cet Arabe là faisait encore peur.

La résistance tribale, surtout celle de l’émir Abdelkader, les mouvements insurrectionnels de type jacqueries et l’aspiration générale du Musulman à plus d’équité, que l’on pouvait deviner à travers sa volonté de s’organiser dans les misérables espaces confrériques où il s’était confiné, tout à la fois soumis en tant qu’arabe et désireux de transcender sa soumission en tant que musulman, tout cela  participait à nourrir les appréhensions du colonisateur. Les révoltes de Mai 1945 confirmèrent avec éloquence leurs appréhensions.

C’est une des contradictions insolubles qui s’est posée au colonisateur: l’Arabe devait rester colonisé mais il s’échappait  de sa prison coloniale en se détachant en quelque sorte de lui-même, se réfugiant dans une sphère hors d’atteinte, la religion, d’où il menace sans cesse de revenir, comme ressourcé, certains diront fanatisé, réclamer sa liberté. Encourager la francisation d’une élite, c’était permettre d’aménager des ouvertures de compréhensions, instaurer des liens avec cette masse dormante dont on craint, comme d’un volcan, le brusque réveil. Mais, outre le fait que les dividendes attendus d’une telle politique se révélèrent insignifiants, franciser, c’était aussi aller à l’encontre d’un principe fondamental de l’ordre colonial en permettant à l’Arabe de sortir de sa condition d’Arabe.

Une telle contradiction ne pouvait s’affronter que par une politique incohérente qui oscille entre laisser faire une francisation, d’un côté, et laisser faire une arabisation, de l’autre; entre les accepter et les refuser, les promouvoir et les  combattre tout à la fois. C’est à la faveur de ces paradoxes qu’ont émergé les élites francophones et arabophones. Elites entendues dans le champ social qui était le leur, celui de colonisées. C’est-à-dire, pour  les francophones,  un  certificat d’études, une formation politique acquise dans les structures du mouvement national et un travail quelconque, ordinaire; voire une petite entreprise – c’était beaucoup dans le champ social en question. Pour les arabophones, les débouchés

«islamiques» de la Zeitouna, Qarawan ou Al Azhar, puis un poste d’enseignant, moudaress, taleb, imam ou interprète dans un tribunal – lorsque sa culture arabe était doublée par quelques rudiments de français. Ces deux types d’acteurs, francophones et arabophones, étaient en quelque sorte habilités historiquement à contester radicalement le colonialisme, parce que leur conscience des impasses où il débouchait était objectivement  plus  aiguë que chez le reste de la population avec ses élites paysannes traditionnelles. Les francophones encore plus que les arabophones dans la mesure où ils ont réussi à créer, ou à intégrer, un cadre politique au service de leurs intérêts communs, qui passaient par l’indépendance, le mouvement national. Restait le passage à l’acte, le 1er Novembre 1954.

Aïssa Khelladi

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L'Edito Du Jour

Par

Farid Chekrine

Mais que veut le Maroc ?

Quel est le bilan de 10 ans de règne de Mohamed VI, roi du Maroc, monarque absolu de droit divin, dont les sujets continuent à baiser la main? Sur le plan positif, on s’accorde à penser que le mini-débat sur les pratiques de son père, Hassan II, en matière notamment de tortures et d’assassinats, ainsi que la moudawala qui permet aux femmes marocaines d’avoir leur mot à dire sur le divorce constituent des avancées notables. On peut y ajouter, plus concrètement, les réalisations économiques qui permettent une croissance moyenne de 4% l’an et transforment ainsi le royaume chérifien peu à peu. Ces avancées ne vont pas sans critique cependant. La «vérité et réconciliation» n’a pas fait avancer la question des droits démocratiques. Elle a été davantage un

«défoulement» qu’un enseignement. Mohammed VI est loin d’être exemplaire sur ce sujet. Les femmes sont censées bénéficier de leur nouveau statut, mais la pratique est encore loin de la théorie. Rien n’a changé pour elles, par exemple, sur le droit d’héritage. Quant aux réalisations économiques, le Maroc a vu ces dernières années se multiplier les chantiers et les investissements étrangers, mais son économie reste à deux vitesses. La prospérité va au sommet et peu de choses ont changé au niveau du peuple dont le PIB reste bien derrière la Libye, la Tunisie ou l’Algérie. Si le progrès ne profite pas à la majorité, comment l’appeler? Mohammed VI est sans doute conscient que son bilan décennal est plus que mitigé. Pour l’expliquer à son opinion interne, il a pris pour habitude d’imputer au voisin algérien les raisons des difficultés qu’il connaît. Le discours n’est pas franchement agressif mais il se reproduit invariablement sur le mode culpabilisant d’un pays hostile qui «bloque» l’épanouissement économique du Maroc en refusant de rouvrir ses frontières. Ainsi, le Marocain moyen est amené à penser que ses problèmes viennent d’Algérie, ce qui explique le sentiment très répandu dans ce pays qui attribue ses malheurs non à ses propres gouvernants mais aux gouvernants d’autrui. Mohammed VI participe à l’accentuation de ce moyen, mais en croyant faire de la politique il attise le feu. L’Algérie n’a pas eu jusqu’ici le souci de répondre à cette campagne                  permanente qui la vise, pour au moins deux raisons. La première est qu’elle entend d’abord consolider son économie avant de songer à la mettre en concurrence avec celle du Maroc par l’ouverture des frontières et la libre circulation des biens et des personnes, d’autant plus qu’en l’occurrence c’est se mettre en concurrence avec les groupes étrangers qui détiennent l’économie marocaine. Elle n’a en somme rien à gagner, hors les bons principes, et beaucoup à perdre. La seconde est que l’Algérie entend normaliser ses rapports avec son voisin dans un cadre régional et non bilatéral. Le Sahara occidental devient ainsi, à ses yeux, le préalable sur lequel elle refuse de transiger. Autant dire que les pressions politiciennes du royaume ont peu de chances d’aboutir.

F. C.

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