|
Architecte des
enlèvements, l'homme à la barbichette à abattre
Abou Zeid
égorgeur d’otages et «émir» brutal
Il est à l'origine
de la plupart des enlèvements perpétrés au Sahel, dont celui du
couple autrichien dans le sud de la Tunisie, en février 2008, et
celui de l'envoyé spécial de l'ONU et de son adjoint en décembre de
la même année au Niger.
Abdelhamid Abou
Zeid, 44 ans, Hamadou Abid de son vrai nom, est plus âgé que
Abdelmalek Droudkel, alias Abou Mossaâb Abdelwadoud, l’«émir»
national du GSPC version Aqmi, et Belmokhtar, «émir» de sa katibat
depuis dix ans. Il est à l’origine de la plupart des enlèvements
perpétrés au Sahel, dont celui du couple autrichien dans le sud de
la Tunisie, en février 2008, et celui de l’envoyé spécial de l’ONU
et de son adjoint en décembre de la même année au Niger. Aujourd’hui
«émir» de la katibat Tareq Ibn Zeyad, il fait preuve d’une très
grande audace en termes opérationnels. C’est sa plus grande force de
frappe, avec également le fait qu’il est relativement nouveau au
sein du réseau, le comparant bien entendu à Droudkel ou Belmokhtar.
Originaire du Sud du pays, il vient, comme les autres chefs
terroristes, des maquis du nord de l’Algérie. Il a traversé toutes
les années violentes, il était même au GIA, puis au GSPC avant
d’arriver à Aqmi. Son nom revient dans chaque rapt perpétré par son
groupe. C’est lui le véritable architecte de l’ensemble des
enlèvements enregistrés dans la région du Sahel. Très actif, mais
également très violent et agressif, Abou Zeid est aujourd’hui le
véritable cerveau de l’Aqmi dans le Sahel. Sa tête est mise à prix
par plusieurs pays occidentaux, il est même recherché par les pays
de la région. Traqué par l’armée algérienne, Abou Zeid, a finalement
installé son QG dans le nord du Mali. C’est à partir de cette partie
de la région que l’homme planifiera ses prochaines actions, voire de
nouveaux enlèvements d’étrangers. Jouissant d’une liberté sans égale
de la part des autorités maliennes, Abou Zeid avait réussit à
kidnapper plusieurs étrangers. Le nom de ce chef sanguinaire avait
fait le tour du monde après l’assassinat du ressortissant
britannique, Edwin Deyer, en juillet 2009 par son groupe. L’otage
anglais a été décapité par Abou Zeid après des mois de négociations
avec le gouvernement britannique via des chefs de tribus maliens.
Des négociations qui n’ont abouti à rien, car le gouvernement
britannique avait refusé les conditions d’Abou Zeid, à savoir la
libération d’Abou Qotada, chef terroriste détenu dans une prison à
Londres. Ce refus des autorités londoniennes avait été réceptionné
par les terroristes salafistes et en guise de réponse, ces derniers
avaient égorgé Edwin Deyer dans le nord du Mali; aujourd’hui, son
corps n’est toujours pas retrouvé. Un an après cet horrible acte, le
même chef de la katibat Tareq Ibn Zayed enlève un autre
ressortissant européen. Cette fois-ci, c’est l’agent secret
français, Pierre Camatte qui sera la nouvelle cible des terroristes
d’Aqmi. Après trois mois de négociations, Abdelhamid Abou Zeid sera,
cette fois-ci, satisfait, vu que ses revendications seront acceptées
par les autorités françaises. Cela dit, la France avait fait la
pression sur le gouvernement malien afin que le président malien,
Amadou Touré, relâche quatre détenus salafistes. Ce qui devait
arriver arriva, le Mali avait relâché les quatre terroristes et
Pierre Camatte sera comme attendu libéré par Abou Zeid, une
transaction qui met l’Aqmi en position de force. Quelques mois
après, c’est un autre ressortissant français, Michel Germaneau et
son chauffeur algérien qui seront à leur tour kidnappés le 19 avril
dernier dans le désert nigérien par le même groupe, toujours sous
les ordres d’Abou Zeid. Trois mois de négociations entre des chefs
de tribus nigériens et les terroristes salafistes n’ont pas été
suffisants pour arriver à une libération de l’otage français. Les
choses ont empiré après le raid raté de l’armée française appuyée
par l’armée mauritanienne pour faire libérer Michel Germaneau. Cet
échec avait coûté très cher à Michel Germaneau, l’homme sera égorgé
par Abou Zeid en guise de réponse à l’opération militaire française
ratée en plein désert malien. D’ailleurs, l’«émir» national du GSPC,
Droudkel avait revendiqué l’assassinat de Michel Germaneau dans un
enregistrement sonore. Il est intéressant de rappeler que Germaneau,
retraité, activant dans des actions humanitaires, a été enlevé en
avril au Niger par un certain Taleb Abdoulkrim, «un ancien prêcheur
de la mosquée d’Inhallil» (localité malienne proche de la frontière
algérienne), a assuré un médiateur malien. Selon ce médiateur,
impliqué dans les libérations d’otages européens, et qui a requis
l’anonymat, «Taleb l’a remis à Abou Zeïd», «l’un des «émirs» les
plus radicaux d’Aqmi». Depuis, la branche maghrébine d’Al-Qaïda
avait menacé de tuer son otage français si certains de ses membres
détenus dans la région n’étaient pas libérés avant le 26 juillet.
«L’«émir» à la
barbichette»
Selon plusieurs
témoignages de chefs tribus issus des pays du Sahel, Abdelhamid Abou
Zeid est un «émir» très brutal ; il porte une barbe très courte pas
comme celle portée par ses acolytes. «L’émir à la barbichette» avait
rendu trois visites à Camatte quand il était gardé dans le désert :
d’abord pour l’interroger en arabe, puis pour le faire poser pour
une photo au milieu de ses ravisseurs en armes, enfin, pour lui
annoncer sa libération. Une fois libre, Camatte avait décrit ses
ravisseurs comme des «fanatiques» qui «disent que les musulmans de
France ne sont pas de vrais musulmans, que ce sont eux qui
détiennent la vérité et que leur objectif est d’islamiser le monde
entier». Abou Zeïd avait fait exécuter Edwin Dyer, en juin 2009,
alors que Londres refusait de céder au chantage. Après cet
assassinat, un autre médiateur malien avait renchéri : «Zeïd est
vraiment violent. Il nous a reproché de travailler pour les blancs
(Européens) qui ne sont (selon lui) que des impies.» Abou Zeïd,
Hamadou Abid de son vrai nom, est connu de longue date des
spécialistes du terrorisme. Issu de l’ex-Groupe salafiste pour la
prédication et le combat (GSPC), il est réputé avoir toute la
confiance de Abdelmalek Droudkel, 39 ans, qui dirige Aqmi depuis les
maquis du nord du pays où il a répandu la stratégie de l’attentat-suicide
et de la guérilla urbaine. «En 2004, Abdelmalek Droudkel a voulu
placer des hommes à lui au Sahel. Il a alors projeté Abou Zeïd dans
le Sud», explique un ex-terroriste proche d’Abou Zeid. «Droudkel
voulait qu’Aqmi au Sud fasse aussi des enlèvements pour avoir de
l’argent, se confronter aux armées mauritanienne ou nigérienne,
commettre des attentats, des assassinats…», explique toujours cet
ancien compagnon d’armes d’Abou Zeid.
Par Sofiane Abi
Haut
TIZI OUZOU
Des terroristes
font exploser leurs bombes pour attirer les forces de sécurité
Deux bombes ont
explosé avant-hier matin au nord de la wilaya de Tizi Ouzou sans
faire de victime fort heureusement. En effet, vers 07h30 vendredi le
premier engin explosif a été signalé dans la forêt de Tikiouache
près de Tigzirt et le second vers 12h30 au lieudit Boukhira dans le
massif forestier de Mizrana. Selon des sources sécuritaires, les
deux explosions seraient l’œuvre des groupes armés terroristes dans
le but d’attirer les forces de sécurité dans la zone souvent
utilisée par ces sanguinaires dans leurs projets d’attentats. Mais
c’est sans compter sur la vigilance des membres des forces de
sécurité qui ne sont pas tombés dans le piège des terroristes qui
continuent à se manifester par tous les moyens même en faisant
exploser leurs bombes dans la forêt depuis quelques jours. Le but
recherché étant de démontrer que leurs capacités de nuisance restent
intactes malgré les pertes subies ces derniers mois dans la région,
d’autant plus qu’ils tentent de commettre leurs actions à divers
endroits de la Kabylie pour donner l’impression d’une forte présence
dans les maquis. Par ailleurs, la mairie de Beni Aïssi a déménagé
son service d’état civil vers la bibliothèque communale après les
dégâts causés par l’attentat kamikaze du 25 juillet dernier qui a
ciblé la bâtisse mitoyenne avec la brigade de la gendarmerie
nationale. En effet, depuis quelques jours, on a aménagé la
bibliothèque pour servir d’antenne de la mairie, notamment pour ce
qui est du service de l’état civil à l’effet de ne pas pénaliser la
population. Alors que le nouveau siège de la mairie défoncé par la
forte charge d’explosifs est en partie en ruines et les services de
la commune ont déjà commencé à démolir ce qui a été fragilisé comme
d’ailleurs les locaux de la brigade. Ces travaux ont été lancés
immédiatement après la fin des investigations des services de
sécurité dans le cadre de l’enquête et il est prévu que l’on ne
reconstruise pas les deux bâtisses sur les mêmes lieux d’autant plus
que les locaux des gendarmes étaient vieux, car ayant servi par le
passé comme le siège de la mairie.
Hamid M.
Haut
Université d'été du Front de Libération nationale
Le plan
quinquennal sera décortiqué par 1 200 participants
Le vieux parti
préfère ouvrir le débat sur le plan quinquennal au niveau de ses
militants avant de le débattre au sein de l’institution
parlementaire.
En attendant que
le Premier ministre Ahmed Ouyahia présente le plan quinquennal pour
la période 2010 -2014 au Parlement à la prochaine session d’automne
prévue en septembre prochain, le Front de libération nationale (FLN)
consacrera son université d’été au programme d’investissement
public doté de 286 milliards de dollars.
Ainsi, le vieux
parti préfère ouvrir le débat sur le plan quinquennal au niveau de
ses militants avant de le débattre au sein de l’institution
parlementaire. Dans ce cadre, plus de 1 200 participants sont
attendus à l’université d’été du FLN, prévue les 4, 5 et 6 août
2010 à l’université de Mostaganem. Sachant que le Rassemblement
national démocratique (RND) a consacré pour sa part des rencontres
régionales pour expliquer ce plan.
Il est à savoir
que depuis un mois, le Front de libération national s’est lancé dans
la prospective en installant des commissions portant sur plusieurs
secteurs, dont la mise en œuvre du programme quinquennal. Des
commissions présidées par des membres du gouvernement Ouyahia, ce
qui a poussé certains observateurs à dire qu’il s’agit d’un
gouvernement
«parallèle» et que
le FLN tient à mettre sous la loupe l’exécution du plan
quinquennal par le Premier ministre Ahmed Ouyahia. S’agissant de
l’animation des débats autour du programme quinquennal durant les
trois jours de l’université d’été, jusqu’à présent, la direction du
FLN n’a pas donné les noms des cadres qui seront chargés de cette
mission, mis à part Abderrahmane Belayat, leader au parti. D’autre
part, l’agitation au sein du vieux parti est d’actualité car la
précédente composante du bureau politique du FLN est «toujours en
colère» même si le secrétaire général du parti, Abdelaziz Belkhadem,
se montre convaincu que rien ne pourra nuire à sa feuille de route
pour les cinq ans durant lesquelles il dirigera le parti avec des
prérogatives importantes.
En outre, le parti
peine à renouveler quelques structures de base, en l’occurrence des
mouhafadhates qui sont toujours gérées par des commissions
transitoires depuis des années.
Il y a lieu de
souligner que de son côté, le Mouvement de la société pour la paix (MSP)
a tenu il y a deux jours sa 10e université d’été à Tlemcen.
Cependant, si le FLN et le RND consacrent leur activité d’été au
plan quinquennal pour la période 2010-2014, le parti de Bouguerra
Soltani, qui n’a pas encore fermé le dossier de la crise interne, a
consacré son université d’été à la préparation et à la planification
des actions futures de cette formation politique.
M. Soltani avait
même évoqué dans son discours que l’université d’été de son parti
«ciblait la mise en pratique de tout le savoir et les connaissances
disponibles pour s’adapter à toutes les mutations». Ainsi, le MSP
qui se trouve isolé par rapport à ses alliés au niveau de l’alliance
présidentielle, a discuté de son avenir. D’ailleurs, le thème choisi
pour cette rencontre est: «L’ouverture et les défis de l’avenir».
Il faut dire que l’université d’été est devenue une tradition pour
les partis politiques qui consacrent des sommes importantes pour de
telles rencontres. Alors que plusieurs formations politiques
n’ouvrent même pas de permanences pour être à l’écoute des
préoccupations des citoyens. D’ailleurs, l’expérience des
législatives de 2007 a montré le fossé qu’il y a entre la société et
les partis politiques avec un taux d’abstention «remarquable» mais
il faut attendre les élections de 2012 pour en savoir plus sur cette
relation «société-partis politiques».
N. C.
Haut
Programme spécial ramadhan
Objectif,
réguler les marchés de fruits et légumes
Les produits
agricoles de large consommation seront disponibles en quantités
suffisantes durant le mois de ramadhan prochain, grâce à un
programme spécial destiné à sécuriser et à réguler les
approvisionnements des marchés en fruits et légumes, a-t-on appris
samedi de la Direction des services agricoles (DSA). Ce programme,
qui vise à garantir une stabilité des prix des fruits et légumes,
s’appuie sur l’exploitation des stocks de produits agricoles
entreposés dans les chambres froides, a précisé la même source
ajoutant que «les marchés seront ainsi alimentés régulièrement en
fruits et légumes en fonction de la demande tout au long du mois
sacré de ramadhan». Plus de 30 000 tonnes de produits agricoles
entre fruits et légumes dont 2 500 tonnes de pomme de terre de
saison seront mis sur les marchés de la wilaya durant le mois de
ramadhan, a-t-on indiqué à la DSA, faisant état de l’existence de
quelque 33 chambres froides d’une capacité totale de stockage de 80
000 tonnes. A quelques jours du début du mois de ramadhan, si les
prix des légumes de large consommation, à l’exemple de l’oignon, la
tomate fraîche et la pomme de terre, connaissent une certaine
stabilité, ceux des viandes rouges et blanches sont, par contre, en
augmentation. A titre indicatif, le prix d’un kilogramme de poulet
vient d’atteindre 300 dinars contre 210 dinars il y a une dizaine de
jours de cela, a-t-on relevé.
Par Nacera
Chenafi
Haut
Inscription universitaire
Des parents
d’élèves dénoncent la défaillance du système d’orientation
Suite aux
résultats d'orientation des nouveaux inscrits universitaires
qualifiés de «satisfaisants», selon les chiffres du ministre de
l'Enseignement supérieur, dont 48% des premiers choix ont été
satisfaits, des parents d'élèves ont dénoncé, dans un communiqué
transmis à notre rédaction, leur mécontentement quant au système
d'orientation adopté pour les inscriptions universitaires.
«Comment expliquer
que des bacheliers séries technique mathématiques, génie civil,
génie mécanique et génie électronique soient orientés vers les
sciences humaines et les sciences sociales ?», s’interrogent-ils. A
cet effet, les parents d’élèves titulaires du baccalauréat 2010
jugent ces «désorientations» scandaleuses.
Ils ont contesté
le non-respect des dix choix de leur enfants. «Nous sommes étonnés
de constater que les bacheliers sont obligés de s’inscrire dans une
spécialité différente de celle de leur formation», indiquent-ils,
précisant que ces victimes d’un mauvais système d’orientation ont
suivi les mêmes cours que les séries maths pour les matières maths
et physique et ont traité le même sujet de physique que la série
maths. La durée des examens était de quatre heures et demi et d’un
cœfficient 7, expliquent les parents pour conclure que tous les
efforts et les longues périodes de fatigue et de stresse pour
préparer les examens n’ont abouti à rien. «Avec ces orientations,
nous enfants voient leur avenir brisé par un système d’orientation
défaillant», déplorent-ils. Par ailleurs, les nouveaux inscrits des
séries lettres, langues étrangères et philosophie vivent également
une situation identique. Ils dénoncent «des erreurs graves» du
système d’orientation. C’est le cas d’un lauréat en série langues
étrangères qui a été orienté vers la langue arabe, malgré une bonne
moyenne en français et espagnole. «J’ai eu 16 en langue française,
et c’était mon premier choix sur ma fiche de vœux, suivi de
l’espagnol et d’autres branches toutes relatives aux langues
étrangères, puisque la langue arabe n’est pas ma tasse de thé. Je ne
sais pas comment je me retrouve orienté en langue arabe», se
demande, dégoûté, Samir. Bien que les bacheliers soient nombreux à
contester le non-respect de leur choix, il est utile de signaler que
des erreurs techniques peuvent survenir durant l’opération
d’orientation qui est informatisée. Les nouveaux inscrits qui ont
été orientés en dehors des dix choix portés sur leurs fiches de vœux
ont la chance d’introduire leur recours via Internet avant le 3
août.
Par Yasmine
Ayadi
Haut
Tout en reconnaissant leur responsabilité
Les
sages-femmes revendiquent la dépénalisation de leur métier
Le docteur
Boukheddar, représentant de la Forem, a appelé la semaine dernière
les législateurs algériens à revoir l’aspect juridique de la
relation entre les médecins, les sages- femmes et leurs patients. Il
a appelé à lever les poursuites judicaires et les condamnations à
l’encontre des médecins et des sages-femmes ayant commis des erreurs
médicales. L’intervenant a indiqué qu’il faut revoir la relation
entre le médecin et son patient, puisque ce n’est pas celle d’un
criminel envers sa victime. Il a signifié que la profession de
médecin et de sage-femme est basée sur l’humanisme. Les différents
intervenants à ce débat sur les professions de médecin, et notamment
des sages-femmes ont souligné que la quasi-totalité des décès des
femmes enceintes sont dûs aux hémorragies qui affectent les femmes
enceintes au moment de l’accouchement. La majorité des décès
surviennent lors des accouchements à complication. Ces pertes
humaines sont souvent enregistrées lorsqu’il y a négligence grave
dans la prise en charge médicale des femmes en question, lorsque
l’hémorragie survient en fin de journée ou durant la nuit alors que
le personnel médical est réduit. Lors des débats, le docteur
Boukhddar a annoncé la parution d’une revue spécialisée concernant
la sage-femme et que le premier numéro paraîtra en septembre
prochain. Il a rappelé, dans ce sillage, le rôle important que
jouent les sages- femmes, sans omettre de souligner la
responsabilité de ces dernières envers leurs patientes.
Salah H.
Haut
Célébration des fêtes de mariages en Kabylie
Course contre
la montre à l’approche du ramadhan
Alors qu'on est à
une semaine du mois de ramadhan, le nombre de mariages célébrés ces
derniers jours connaît une hausse jamais égalée en pareille période
par rapport aux années précédentes.
Ce week-end, la
Kabylie vibre au rythme de milliers de fêtes familiales, notamment
les mariages, jusqu’à compliquer la destination des invités. Dans
certains villages de moins de 2 000 habitants, on a recensé une
dizaine de fêtes entre jeudi et vendredi. Et comme dans les villages
on perpétue la tradition de convier tous les habitants sans se
limiter aux liens familiaux, on se débrouille pas tous les moyens
pour répondre à toutes les invitations. Il n’y a que les familles
nombreuses qui peuvent déléguer un représentant pour féliciter au
nom de toute la famille le marié ou la mariée. A titre illustratif,
dans le village de Aguemoune dans la commune de Beni Aïssi (Beni
Douala) comptant moins de 3 000 habitants, durant la journée du
vendredi on a célébré 8 mariages. Les cortèges se croisent dans tous
le sens jusqu’à former des bouchons sur la route très étroite du
village. Le sujet est sur toutes les lèvres pour justifier notamment
l’empressement des invités à repartir aussitôt arrivés afin de se
rendre à une autre cérémonie. Certains ont dû carrément abandonner
la partie car ne pouvant répondre à toutes les invitations en si peu
de temps. D’autres ont tenu quand même à le faire comme le témoigne
Mohamed, la cinquantaine, natif de la région mais qui est venu
spécialement de la capitale pour «effectuer son devoir». Pour lui,
pas question de rater une telle occasion car pour chacun de ces
heureux mariés ce jour de fête est un jour qui compte immémorable,
d’où l’obligation de partager ce moment de joie avec eux, même si
cela se fait en l’espace de quelques minutes. En somme, à mesure que
s’approche le mois de carême c’est la course contre la montre en
Kabylie, comme partout ailleurs, pour que la fête soit célébrée
avant son entame. Ces jours-ci, c’est quasiment le non-stop pour
les fêtes que nous souhaitons joyeuses à tous.
Par Hamid
Messir
Haut
De nombreux émigrés restent pour le ramadhan
A la recherche
d’une ambiance authentique
La saison estivale
pour cette année aura cette caractéristique de permettre à de
nombreux Algériens résidant à l’étranger de passer le mois de
ramadhan au pays, au sein de leurs familles. Une occasion tant
attendue par nos compatriotes afin de renouer avec les traditions et
jeûner dans «une ambiance authentique». En effet, dira Malika, mère
de famille rencontrée sur une plage bougiote, «les vacances de cette
année nous auront permis aussi bien de profiter du soleil d’Algérie,
de retrouver nos parents et amis mais encore de pouvoir jeûner au
bled avec tout ce que cela comporte comme traditions spécifiques à
ce mois». «C’est vrai qu’en France on trouve tout ce dont on a
besoin pour cuisiner des repas traditionnels propres au ramadhan et
que les soirées sont animées, mais cela n’a pas la même saveur qu’au
pays», enchaînera Nadia, la cinquantaine, caissière dans une grande
surface française. Elle poursuivra : «J’ai calculé mon congé de
façon à passer le ramadhan en Algérie, ce qui donnera l’occasion à
nos enfants de vivre réellement cette ambiance ramadhanesque
typiquement algérienne qui nous manque beaucoup». Aussi, cette dame
expliquera que les vacances qui coïncident avec le mois sacré sera
pour «les parents une occasion propice pour faire connaître à leurs
enfants les traditions et les coutumes, les valeurs religieuses et
culturelles de leur société d’origine et de s’en imprégner». Par
ailleurs, Mohamed, retraité d’une société française de bâtiment,
déplorera la cherté de la vie particulièrement durant ce mois. «Un
mois, qui dira t-il, qui est censé être un mois de piété et de
tolérance au cours duquel certains commerçants trouvent l’occasion
de s’enrichir au détriment du simple citoyen». A ce sujet, il
s’indignera devant ce phénomène et relèvera que «dans les sociétés
occidentales, lors des fêtes religieuses, les commerçants et les
chaînes commerciales font à ces occasions des remises et des
promotions sur leurs produits afin que les petites bourses et les
moyennes puissent profiter des fêtes ; alors que nous, on voit à
travers ces fêtes un moyen de s’enrichir. C’est malheureux !».
Quoiqu’il en soit, la communauté algérienne installée à l’étranger
voit en cet été 2010 une opportunité de passer avec les leurs «un
vrai ramadhan», différent de celui passé dans leur pays d’accueil.
Lynda
N.Bourebrab
Haut
Briqueterie «El Moumtaza 2»
Les
travailleurs menacés de chômage
Trente-six
travailleurs de la briqueterie «El Moumtaza 2» implantée à Boudouaou
risquent de perdre leur emploi. La décision du propriétaire de
fermer l’usine est motivée par l’installation de nouvelles machines
en remplacement de celles existantes. Ces équipements ultra modernes
nécessitent un personnel compétent et une formation. Cette décision
a provoqué la colère des représentants des travailleurs qui se sont
soulevés, revendiquant la préservation des postes d’emploi et le
maintien de la totalité des effectifs. C’est ainsi que des
négociations entre la direction de l’unité et les représentants de
travailleurs sont engagées, a-t-on rapporté. Selon le secrétaire
général de la section syndicale, trois formules sont présentées aux
travailleurs : la mise en chômage de tout le personnel sans
rémunération ni indemnité pour une durée d’une année, la
réorganisation des horaires de travail par la création de deux
groupes travaillant à mi- temps, soit 15 jours de travail par mois
pendant une année et enfin la dernière proposition qui porte sur le
départ volontaire avec une prime de départ conformément à la
convention collective signée et approuvée par les deux parties. Les
représentants syndicaux, soutenus par les travailleurs, ne sont pas
près de libérer la fabrique spécialisée dans la brique et la
tuilerie. Ils suggèrent le maintien de tout l’effectif avec une
réduction des horaires de 21 heures de travail par mois pour une
durée d’une année à condition que la direction de l’usine s’engage à
maintenir tout l’effectif après le redémarrage de l’usine pour une
durée de cinq ans, et bénéficier de toutes les primes et les
avantages tels que définis par la convention collective.
A.Kichni
Haut
DZorama
Regard
Sarkozy
persiste et signe : je suis pire que Le Pen
Le régime du
président Nicolas Sarkozy, lui-même, Français d'origine étrangère,
introduit publiquement une nouvelle notion : les Français d'origine
étrangère. C'était vendredi dernier à Grenoble. Le président en
faisant cela voulait avertir qu'il retirerait la nationalité
française à quiconque, faisant partie de cette catégorie, qui
porterait atteinte à toute personne représentant l'autorité
publique. Il a aussi annoncé la fin du principe d'acquisition
automatique de la nationalité pour les mineurs délinquants. Il a
même parlé de «guerre nationale» lancée pour plusieurs années. Parce
que l'application va nécessiter, pour la justice et pour
l'administration, un sérieux travail généalogique, à chaque fois
qu'un cas se présentera. A moins que ce travail soit préalablement
fait pour tous les citoyens de l'Hexagone (comme le suggère la durée
annoncée), de façon à faire figurer sur les papiers d'identité leurs
origines. La jurisprudence, introduite par Sarko mérite bien cet
effort. L'identification préalable aura l'avantage de ne pas
souffrir du soupçon d'être instrumentale, quand surviendra le cas de
son utilisation. Chacun saurait à quoi s'en tenir avec, bien en vue,
à côté de son nom, sa nationalité. Beaucoup vont la découvrir, ils
sauront que même s'ils s'appellent Dupont ou Durand, ils peuvent
être le fruit d'une implantation d'ancêtres qui venaient d'ailleurs.
La seule difficulté résidera dans le temps qu'il faudra à une telle
entreprise et dans la qualité des registres d'état civil. Seront
extirpés et rassurés les Gaulois à qui on aura fait passer un test
ADN de confirmation. On pourrait continuer à en rire à l'infini,
mais le débat va être chaud. Pour la première fois, depuis que la
France de la fin du 19e siècle a instauré l'égalité de tous ses
citoyens, le régime français actuel apporte une dérogation à ce
principe. On l'espère. Les apprentis sorciers, du pire président que
la France ait connu, concoctent des plats qui risquent de provoquer
des intoxications irrémédiables. La sortie musclée ne peut pas être
gratuite dans le pays où les mots portent toujours le poids du sens.
Les Français d'origine étrangère, sont ceux qui habitent les
banlieues ghettos et qui gonflent les chiffres du chômage et de la
misère. Il faut les fixer, avant qu'il ne soit trop tard, avant le
grand désordre qui se prépare dans les politiques aveugles du
néolibéralisme bushiste au pouvoir. Il faut augmenter la tension,
avant que la crise ne fasse ses effets. Il faut préparer la «guerre»
avant qu'elle ne soit déclenchée par le front social. Il faut
attaquer les plus vulnérables, qui seront les plus déterminés. Il
faut banaliser la distinction entre les uns et les autres pour
justifier, le moment venu, la violence qui se prépare à s'abattre.
La République n'est pas en train de pourrir par le sommet, comme le
pense la gauche caviar, elle est en train de passer d'un état à un
autre. Elle est en train de muter vers le règne de la ploutocratie.
Ce n'est pas par hasard, que les périodes les plus sombres de
l'Humanité voient les bouffons arriver et se maintenir au pouvoir.
Parce qu'il n'y a que les bouffons qui sont capables de mener à bien
les basses besognes. Il n'y a pas d'intelligence qui tienne,
beaucoup de mauvaise foi, un zeste de cynisme et aucune honte à
s'exposer au ridicule. De petites phrases, en grosses déclarations,
les idées se précisent et entrent dans le sens commun. Au fond, on
peut s'empêcher d'en rire. Le Front national, qui ne s'est jamais
trouvé dans cette situation, est obligé de faire mieux. Une
concurrence au sein du pouvoir et de cette envergure ! Du jamais vu,
de mémoire de fasciste. C'est vrai que la situation n'a jamais été
aussi radicale depuis l'après-Guerre mondiale. Mais quand même ! Le
Pen applaudit et sans humour aucun se déclare content de «faire de
la place, pour les Français, dans les prisons françaises». Mais
d'autres plus prosaïques lui font de la prospective personnelle :
«Le président devrait prendre garde que sa condition de fils
d'immigré ne permette pas demain de le déchoir de sa nationalité
s'il venait à être poursuivi ou condamné, à tort ou à raison, du
fait des conséquences de ses accointances avec les milieux
d'affaires». C'est Jean-Luc Mélenchon qui l'avertit. Il n'aurait pas
dû. Sarko va prendre garde et enrichir son projet de texte en
spécifiant que cela ne pourrait pas le
concerner.
A. H.
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|