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Architecte des enlèvements, l'homme à la barbichette à abattre

Abou Zeid égorgeur d’otages et «émir» brutal

TIZI OUZOU

Des terroristes font exploser leurs bombes pour attirer les forces de sécurité

Université d'été du Front de Libération nationale

Le plan quinquennal sera décortiqué par 1 200 participants

Programme spécial ramadhan

Objectif, réguler les marchés de fruits et légumes

Inscription universitaire

Des parents d’élèves dénoncent la défaillance du système d’orientation 

Tout en reconnaissant leur responsabilité

Les sages-femmes revendiquent la dépénalisation de leur métier

Célébration des fêtes de mariages en Kabylie

Course contre la montre à l’approche du ramadhan

De nombreux émigrés restent pour le ramadhan

A la recherche d’une ambiance authentique

Briqueterie «El Moumtaza 2»

Les travailleurs menacés de chômage

DZorama

Regard

Sarkozy persiste et signe : je suis pire que Le Pen

 

 01/08/10

Architecte des enlèvements, l'homme à la barbichette à abattre

Abou Zeid égorgeur d’otages et «émir» brutal

Il est à l'origine de la plupart des enlèvements perpétrés au Sahel, dont celui du couple autrichien dans le sud de la Tunisie, en février 2008, et celui de l'envoyé spécial de l'ONU et de son adjoint en décembre de la même année au Niger.

Abdelhamid Abou Zeid, 44 ans, Hamadou Abid de son vrai nom, est plus âgé que Abdelmalek Droudkel, alias Abou Mossaâb Abdelwadoud, l’«émir» national du GSPC version Aqmi, et Belmokhtar, «émir» de sa katibat depuis dix ans. Il est à l’origine de la plupart des enlèvements perpétrés au Sahel, dont celui du couple autrichien dans le sud de la Tunisie, en février 2008, et celui de l’envoyé spécial de l’ONU et de son adjoint en décembre de la même année au Niger. Aujourd’hui «émir» de la katibat Tareq Ibn Zeyad, il fait preuve d’une très grande audace en termes opérationnels. C’est sa plus grande force de frappe, avec également le fait qu’il est relativement nouveau au sein du réseau, le comparant bien entendu à Droudkel ou Belmokhtar. Originaire du Sud du pays, il vient, comme les autres chefs terroristes, des maquis du nord de l’Algérie. Il a traversé toutes les années violentes, il était même au GIA, puis au GSPC avant d’arriver à Aqmi. Son nom revient dans chaque rapt perpétré par son groupe. C’est lui le véritable architecte de l’ensemble des enlèvements enregistrés dans la région du Sahel. Très actif, mais également très violent et agressif, Abou Zeid est aujourd’hui le véritable cerveau de l’Aqmi dans le Sahel. Sa tête est mise à prix par plusieurs pays occidentaux, il est même recherché par les pays de la région. Traqué par l’armée algérienne, Abou Zeid, a finalement installé son QG dans le nord du Mali. C’est à partir de cette partie de la région que l’homme planifiera ses prochaines actions, voire de nouveaux enlèvements d’étrangers. Jouissant d’une liberté sans égale de la part des autorités maliennes, Abou Zeid avait réussit à kidnapper plusieurs étrangers. Le nom de ce chef sanguinaire avait fait le tour du monde après l’assassinat du ressortissant britannique, Edwin Deyer, en juillet 2009 par son groupe.  L’otage anglais a été décapité par Abou Zeid après des mois de négociations avec le gouvernement britannique via des chefs de tribus maliens. Des négociations qui n’ont abouti à rien, car le gouvernement britannique avait refusé les conditions d’Abou Zeid, à savoir la libération d’Abou Qotada, chef terroriste détenu dans une prison à Londres. Ce refus des autorités londoniennes avait été réceptionné par les terroristes salafistes et en guise de réponse, ces derniers avaient égorgé Edwin Deyer dans le nord du Mali; aujourd’hui, son corps n’est toujours pas retrouvé. Un an après cet horrible acte, le même chef de la katibat Tareq Ibn Zayed enlève un autre ressortissant européen. Cette fois-ci, c’est l’agent secret français, Pierre Camatte qui sera la nouvelle cible des terroristes d’Aqmi. Après trois mois de négociations, Abdelhamid Abou Zeid sera, cette fois-ci, satisfait, vu que ses revendications seront acceptées par les autorités françaises. Cela dit, la France avait fait la pression sur le gouvernement malien afin que le président malien, Amadou Touré, relâche quatre détenus salafistes. Ce qui devait arriver arriva, le Mali avait relâché les quatre terroristes et Pierre Camatte sera comme attendu libéré par Abou Zeid, une transaction qui met l’Aqmi en position de force. Quelques mois après, c’est un autre ressortissant français, Michel Germaneau et son chauffeur algérien qui seront à leur tour kidnappés le 19 avril dernier dans le désert nigérien par le même groupe, toujours sous les ordres d’Abou Zeid. Trois mois de négociations entre des chefs de tribus nigériens et les terroristes salafistes n’ont pas été suffisants pour arriver à une libération de l’otage français. Les choses ont empiré après le raid raté de l’armée française appuyée par l’armée mauritanienne pour faire libérer Michel Germaneau. Cet échec avait coûté très cher à Michel Germaneau, l’homme sera égorgé par Abou Zeid en guise de réponse à l’opération militaire française ratée en plein désert malien. D’ailleurs, l’«émir» national du GSPC, Droudkel avait revendiqué l’assassinat de Michel Germaneau dans un enregistrement sonore. Il est intéressant de rappeler que Germaneau, retraité,  activant dans des actions humanitaires, a été enlevé en avril au Niger par un certain Taleb Abdoulkrim, «un ancien prêcheur de la mosquée d’Inhallil» (localité malienne proche de la frontière algérienne), a assuré un médiateur malien. Selon ce médiateur, impliqué dans les libérations d’otages européens, et qui a requis l’anonymat, «Taleb l’a remis à Abou Zeïd», «l’un des «émirs» les plus radicaux d’Aqmi». Depuis, la branche maghrébine d’Al-Qaïda avait menacé de tuer son otage français si certains de ses membres détenus dans la région n’étaient pas libérés avant le 26 juillet.

 «L’«émir» à la barbichette»

Selon plusieurs témoignages de chefs tribus issus des pays du Sahel, Abdelhamid Abou Zeid est un «émir» très brutal ; il porte une barbe très courte pas comme celle portée par ses acolytes. «L’émir à la barbichette» avait rendu trois visites à Camatte quand il était gardé dans le désert : d’abord pour l’interroger en arabe, puis pour le faire poser pour une photo au milieu de ses ravisseurs en armes, enfin, pour lui annoncer sa libération. Une fois libre, Camatte avait décrit ses ravisseurs comme des «fanatiques» qui «disent que les musulmans de France ne sont pas de vrais musulmans, que ce sont eux qui détiennent la vérité et que leur objectif est d’islamiser le monde entier». Abou Zeïd avait fait exécuter Edwin Dyer, en juin 2009, alors que Londres refusait de céder au chantage. Après cet assassinat, un autre médiateur malien avait renchéri : «Zeïd est vraiment violent. Il nous a reproché de travailler pour les blancs (Européens) qui ne sont (selon lui) que des impies.» Abou Zeïd, Hamadou Abid de son vrai nom, est connu de longue date des spécialistes du terrorisme. Issu de l’ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), il est réputé avoir toute la confiance de Abdelmalek Droudkel, 39 ans, qui dirige Aqmi depuis les maquis du nord du pays où il a répandu la stratégie de l’attentat-suicide et de la guérilla urbaine. «En 2004, Abdelmalek Droudkel a voulu placer des hommes à lui au Sahel. Il a alors projeté Abou Zeïd dans le Sud», explique un ex-terroriste proche d’Abou Zeid. «Droudkel voulait qu’Aqmi au Sud fasse aussi des enlèvements pour avoir de l’argent, se confronter aux armées mauritanienne ou nigérienne, commettre des attentats, des assassinats…», explique toujours cet ancien compagnon d’armes d’Abou Zeid.          

Par Sofiane Abi

 

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TIZI OUZOU

Des terroristes font exploser leurs bombes pour attirer les forces de sécurité

Deux bombes ont explosé avant-hier matin au nord de la wilaya de Tizi Ouzou sans faire de victime fort heureusement. En effet, vers 07h30 vendredi le premier engin explosif a été signalé dans la forêt de Tikiouache près de Tigzirt et le second vers 12h30 au lieudit Boukhira dans le massif forestier de Mizrana. Selon des sources sécuritaires, les deux explosions seraient l’œuvre des groupes armés terroristes dans le but d’attirer les forces de sécurité dans la zone souvent utilisée par ces sanguinaires dans leurs projets d’attentats. Mais c’est sans compter sur la vigilance des membres des forces de sécurité qui ne sont pas tombés dans le piège des terroristes qui continuent à se manifester par tous les moyens même en faisant exploser leurs bombes dans la forêt depuis quelques jours. Le but recherché étant de démontrer que leurs capacités de nuisance restent intactes malgré les pertes subies ces derniers mois dans la région, d’autant plus qu’ils tentent de commettre leurs actions à divers endroits de la Kabylie pour donner l’impression d’une forte présence dans les maquis. Par ailleurs, la mairie de Beni Aïssi a déménagé son service d’état civil vers la bibliothèque communale après les dégâts causés par l’attentat kamikaze du 25 juillet dernier qui a ciblé la bâtisse mitoyenne avec la brigade de la gendarmerie nationale. En effet, depuis quelques jours, on a aménagé la bibliothèque pour servir d’antenne de la mairie, notamment pour ce qui est du service de l’état civil à l’effet de ne pas pénaliser la population. Alors que  le nouveau siège de la mairie défoncé par la forte charge d’explosifs est en partie en ruines et les services de la commune ont déjà commencé à démolir ce qui a été fragilisé comme d’ailleurs les locaux de la brigade. Ces travaux ont été lancés immédiatement après la fin des investigations des services de sécurité dans le cadre de l’enquête et il est prévu que l’on ne reconstruise pas les deux bâtisses sur les mêmes lieux d’autant plus que les locaux des gendarmes étaient vieux, car ayant servi par le passé comme le siège de la mairie.

Hamid M.

 

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Université d'été du Front de Libération nationale

Le plan quinquennal sera décortiqué par 1 200 participants

Le vieux parti préfère ouvrir le débat sur le plan quinquennal au niveau de ses militants avant de le débattre au sein de l’institution parlementaire.

En attendant  que le Premier ministre Ahmed Ouyahia présente le plan quinquennal pour la période 2010 -2014 au Parlement à la prochaine session d’automne prévue en septembre prochain, le Front de libération nationale (FLN) consacrera son  université d’été au programme d’investissement public doté de 286 milliards de dollars.

Ainsi, le vieux parti préfère ouvrir le débat sur le plan quinquennal au niveau de ses militants avant de le débattre au sein de l’institution parlementaire. Dans ce cadre, plus de 1 200 participants sont attendus à l’université d’été du  FLN, prévue les 4, 5 et 6 août 2010 à l’université de Mostaganem. Sachant que le Rassemblement national démocratique (RND) a consacré pour sa part des rencontres régionales pour expliquer ce plan. 

Il est à savoir que depuis un mois, le Front de libération national s’est lancé dans la prospective en installant des commissions portant sur plusieurs secteurs, dont la mise en œuvre du programme quinquennal. Des commissions présidées par des membres du gouvernement Ouyahia, ce qui a poussé certains observateurs à dire qu’il s’agit d’un gouvernement

«parallèle» et que le FLN tient à mettre sous  la loupe  l’exécution du plan quinquennal par le Premier ministre Ahmed Ouyahia.  S’agissant de l’animation des débats autour du programme quinquennal durant les trois jours de l’université d’été, jusqu’à présent, la direction du FLN n’a pas donné les noms des cadres qui seront chargés de cette mission, mis à part Abderrahmane Belayat, leader au  parti. D’autre part, l’agitation au sein du vieux parti est d’actualité car la précédente  composante du bureau politique du FLN est «toujours en colère» même si le secrétaire général du parti, Abdelaziz Belkhadem, se montre convaincu que rien ne pourra nuire à sa feuille de route pour les cinq ans durant lesquelles il dirigera le parti avec des prérogatives  importantes.

En outre, le parti peine à renouveler quelques structures de base, en l’occurrence des mouhafadhates qui sont toujours gérées par des commissions transitoires depuis des années. 

Il y a lieu de souligner que de son côté, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a tenu il y a deux jours sa 10e université d’été à Tlemcen. Cependant, si le FLN et le RND consacrent leur activité d’été au plan quinquennal pour la période 2010-2014, le parti de Bouguerra Soltani, qui n’a pas encore fermé le dossier de la crise interne, a consacré son université d’été à la préparation et à la planification des actions futures de cette formation politique.

M. Soltani avait même évoqué dans son discours que l’université d’été de son parti  «ciblait la mise en pratique de tout le savoir et les connaissances disponibles pour s’adapter à toutes les mutations». Ainsi, le MSP qui se trouve isolé par rapport à ses alliés au niveau de l’alliance présidentielle, a discuté de son avenir. D’ailleurs, le thème choisi pour cette rencontre est:  «L’ouverture et les défis de l’avenir».  Il faut dire que l’université d’été est devenue une tradition pour les partis politiques qui consacrent des sommes importantes pour de telles rencontres. Alors que plusieurs formations politiques n’ouvrent même pas de permanences pour être à l’écoute des préoccupations des citoyens. D’ailleurs, l’expérience des législatives de 2007 a montré le fossé qu’il y a entre la société et les partis politiques avec un taux d’abstention «remarquable» mais il faut attendre les élections de 2012 pour en savoir plus sur cette relation «société-partis politiques».

N. C.

 

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Programme spécial ramadhan

Objectif, réguler les marchés de fruits et légumes

Les produits agricoles de large consommation seront disponibles en quantités suffisantes durant le mois de ramadhan prochain, grâce à un programme spécial destiné à sécuriser et à réguler les approvisionnements des marchés en fruits et légumes, a-t-on appris samedi de la Direction des services agricoles (DSA).  Ce programme, qui vise à garantir une stabilité des prix des fruits et légumes, s’appuie sur l’exploitation des stocks de produits agricoles entreposés dans les chambres froides, a précisé la même source ajoutant que «les marchés seront ainsi alimentés régulièrement en fruits et légumes en fonction de la demande tout au long du mois sacré de ramadhan». Plus de 30 000 tonnes de produits agricoles entre fruits et légumes dont 2 500 tonnes de pomme de terre de saison seront mis sur les marchés de la wilaya durant le mois de ramadhan, a-t-on indiqué à la DSA, faisant état de l’existence de quelque 33 chambres froides d’une capacité totale de stockage de 80 000 tonnes. A quelques jours du début du mois de ramadhan, si les prix des légumes de large consommation, à l’exemple de l’oignon, la tomate fraîche et la pomme de terre, connaissent une certaine stabilité, ceux des viandes rouges et blanches sont, par contre, en augmentation. A titre indicatif, le prix d’un kilogramme de poulet vient d’atteindre 300 dinars contre 210 dinars il y a une dizaine de jours de cela, a-t-on relevé.           

Par Nacera Chenafi

 

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Inscription universitaire

Des parents d’élèves dénoncent la défaillance du système d’orientation 

Suite aux résultats d'orientation des nouveaux inscrits universitaires qualifiés de «satisfaisants», selon les chiffres du ministre de  l'Enseignement supérieur, dont  48% des premiers choix ont été satisfaits,  des parents d'élèves ont dénoncé, dans un communiqué transmis à notre rédaction,  leur  mécontentement quant au système d'orientation adopté pour les inscriptions universitaires.

«Comment expliquer que des bacheliers séries technique mathématiques, génie civil, génie mécanique et génie électronique  soient orientés vers les sciences humaines et les sciences sociales ?», s’interrogent-ils. A cet effet, les parents d’élèves titulaires du baccalauréat 2010 jugent ces «désorientations»  scandaleuses.

Ils ont  contesté le non-respect des dix choix de leur enfants. «Nous sommes étonnés de constater que les bacheliers sont obligés de s’inscrire dans une spécialité différente de celle de leur formation», indiquent-ils, précisant que ces victimes d’un mauvais système d’orientation ont suivi les mêmes cours que les séries maths pour les matières maths et physique et ont traité le même sujet de physique que la série maths. La durée des examens était de quatre heures et demi et d’un cœfficient 7, expliquent les parents pour conclure que tous les efforts et les longues périodes de fatigue et de stresse  pour préparer  les examens n’ont abouti à rien. «Avec ces orientations, nous enfants voient leur avenir brisé par un système d’orientation défaillant», déplorent-ils. Par ailleurs, les nouveaux inscrits des séries lettres, langues étrangères et philosophie vivent également une situation identique. Ils dénoncent «des erreurs graves» du système d’orientation. C’est le cas d’un lauréat en série langues étrangères qui a été orienté vers la langue arabe, malgré une bonne moyenne en  français et espagnole. «J’ai eu 16 en langue française, et c’était mon premier choix sur ma fiche de vœux, suivi de l’espagnol et d’autres branches toutes relatives aux langues étrangères, puisque la langue arabe n’est pas ma tasse de thé. Je ne sais pas comment je me retrouve orienté en langue arabe», se demande, dégoûté, Samir. Bien que les bacheliers soient nombreux à contester le non-respect de leur choix, il est utile de signaler que des erreurs  techniques peuvent survenir durant l’opération d’orientation qui est informatisée. Les nouveaux inscrits qui ont été orientés en dehors des dix choix portés sur leurs fiches de vœux ont la chance d’introduire leur recours via Internet avant le 3 août.

Par Yasmine Ayadi

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Tout en reconnaissant leur responsabilité

Les sages-femmes revendiquent la dépénalisation de leur métier

Le docteur Boukheddar, représentant de la Forem, a appelé la semaine dernière les législateurs algériens à revoir l’aspect juridique de la relation entre les médecins, les sages- femmes et leurs patients. Il a appelé à lever les poursuites judicaires et les condamnations à l’encontre des médecins et des sages-femmes ayant commis des erreurs médicales. L’intervenant a indiqué qu’il faut revoir la relation entre le médecin et son patient, puisque ce n’est pas celle d’un criminel envers sa victime. Il a signifié que la profession de médecin et de sage-femme est basée sur l’humanisme. Les différents intervenants à ce débat sur les professions de médecin, et notamment des sages-femmes ont souligné que la quasi-totalité des décès des femmes enceintes sont dûs aux hémorragies qui affectent les femmes enceintes au moment de l’accouchement. La majorité des décès surviennent lors des accouchements à complication. Ces pertes humaines sont souvent enregistrées lorsqu’il y a négligence grave dans la prise en charge médicale des femmes en question, lorsque l’hémorragie survient en fin de journée  ou durant la nuit alors que le personnel médical est réduit. Lors des débats, le docteur Boukhddar a annoncé la parution d’une revue spécialisée concernant la sage-femme et que le premier numéro paraîtra en septembre prochain. Il a rappelé, dans ce sillage, le rôle important que jouent les sages- femmes, sans omettre de souligner la responsabilité de ces dernières envers leurs patientes.        

Salah H.

 

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Célébration des fêtes de mariages en Kabylie

Course contre la montre à l’approche du ramadhan

Alors qu'on est à une semaine du mois de ramadhan,  le nombre de mariages célébrés ces derniers jours connaît une hausse jamais égalée en pareille période par rapport aux années précédentes.

Ce week-end, la Kabylie vibre au rythme de milliers de fêtes familiales, notamment les mariages, jusqu’à  compliquer la destination des invités. Dans certains villages de moins de 2 000 habitants, on a recensé une dizaine de fêtes entre jeudi et vendredi. Et comme dans les villages on perpétue la tradition  de convier tous les habitants sans se limiter aux liens familiaux, on se débrouille pas tous les moyens pour répondre à toutes les invitations. Il n’y a que les familles nombreuses qui peuvent déléguer un représentant  pour féliciter au nom de toute la famille le marié ou la mariée. A titre illustratif, dans le village de Aguemoune dans la commune de Beni Aïssi (Beni Douala) comptant moins de 3 000 habitants, durant la journée du vendredi on a célébré 8 mariages. Les cortèges se croisent dans tous le sens jusqu’à former des bouchons sur la route très étroite du village. Le sujet est sur toutes les lèvres pour justifier notamment l’empressement des invités à repartir aussitôt arrivés afin de se rendre à une autre cérémonie. Certains ont dû carrément abandonner la partie car ne pouvant répondre à toutes les invitations en si peu de temps. D’autres ont tenu quand même à le faire comme le témoigne Mohamed,  la cinquantaine, natif de la région mais qui est venu spécialement de la capitale pour «effectuer son devoir». Pour lui, pas question de rater une telle occasion  car pour chacun de ces heureux mariés ce jour de fête est un jour qui compte immémorable, d’où l’obligation de partager ce moment de joie avec eux, même si cela se fait en l’espace de quelques minutes. En somme, à mesure que s’approche le mois de carême c’est la course contre la montre en Kabylie, comme partout ailleurs, pour que la fête soit célébrée avant son entame. Ces jours-ci, c’est quasiment le  non-stop pour les fêtes que nous souhaitons joyeuses à tous.  

Par Hamid Messir

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De nombreux émigrés restent pour le ramadhan

A la recherche d’une ambiance authentique

La saison estivale pour cette année aura cette caractéristique de permettre à de nombreux Algériens résidant à l’étranger de passer le mois de ramadhan au pays, au sein de leurs familles. Une occasion tant attendue par nos compatriotes afin de renouer avec les traditions et jeûner dans «une ambiance authentique». En effet, dira Malika, mère de famille rencontrée sur une plage bougiote, «les vacances de cette année nous auront permis aussi bien de profiter du soleil d’Algérie, de retrouver nos parents et amis mais encore de pouvoir jeûner au bled avec tout ce que cela comporte comme traditions spécifiques à ce mois». «C’est vrai qu’en France on trouve tout ce dont on a besoin pour cuisiner des repas traditionnels propres au ramadhan et que les soirées sont animées, mais cela n’a pas la même saveur qu’au pays», enchaînera Nadia, la cinquantaine, caissière dans une grande surface française. Elle poursuivra : «J’ai calculé mon congé de façon à passer le ramadhan en Algérie, ce qui donnera l’occasion à nos enfants de vivre réellement cette ambiance ramadhanesque typiquement algérienne qui nous manque beaucoup». Aussi, cette dame expliquera que les vacances qui coïncident avec le mois sacré sera pour «les parents une occasion propice pour faire connaître à leurs enfants les traditions et les coutumes, les valeurs religieuses et culturelles de leur société d’origine et de s’en imprégner». Par ailleurs, Mohamed, retraité d’une société française de bâtiment, déplorera la cherté de la vie particulièrement durant ce mois. «Un mois, qui dira t-il, qui est censé être un mois de piété et de tolérance au cours duquel certains commerçants trouvent l’occasion de s’enrichir au détriment du simple citoyen». A ce sujet, il s’indignera devant ce phénomène et relèvera que «dans les sociétés occidentales, lors des fêtes religieuses, les commerçants et les chaînes commerciales font à ces occasions des remises et des promotions sur leurs produits afin que les petites bourses et les moyennes puissent profiter des fêtes ; alors que nous, on voit à travers ces fêtes un moyen de s’enrichir. C’est malheureux !». Quoiqu’il en soit, la communauté algérienne installée à l’étranger voit en cet été 2010 une opportunité de passer avec les leurs «un vrai ramadhan», différent de celui passé dans leur pays d’accueil. 

Lynda N.Bourebrab

 

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Briqueterie «El Moumtaza 2»

Les travailleurs menacés de chômage

Trente-six travailleurs de la briqueterie «El Moumtaza 2» implantée à Boudouaou risquent de perdre leur emploi. La décision du propriétaire de fermer l’usine est motivée par l’installation de nouvelles machines en remplacement de celles existantes. Ces équipements ultra modernes nécessitent un personnel  compétent et une formation. Cette décision a provoqué la colère des représentants des travailleurs qui se sont soulevés, revendiquant la préservation des postes d’emploi et le maintien de la totalité des effectifs. C’est ainsi que des négociations entre la direction de l’unité et les représentants de travailleurs sont engagées, a-t-on rapporté. Selon le secrétaire général de la section syndicale, trois formules sont présentées aux travailleurs : la mise en chômage de tout le personnel sans rémunération ni indemnité pour une durée d’une année, la réorganisation des horaires de travail par la création de deux groupes travaillant à mi- temps, soit 15 jours de travail par mois pendant une année et enfin la dernière proposition qui porte sur le départ volontaire avec une prime de départ conformément à la convention collective signée et approuvée par les deux parties. Les représentants syndicaux, soutenus par les travailleurs, ne sont pas près de libérer la fabrique spécialisée dans la brique et la tuilerie. Ils suggèrent le maintien de tout l’effectif avec une réduction des horaires de  21 heures de travail par mois pour une durée d’une année à condition que la direction de l’usine s’engage à maintenir tout l’effectif après le redémarrage de l’usine pour une durée de cinq ans, et bénéficier de toutes les primes et les avantages tels que définis par la convention collective.

A.Kichni

 

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DZorama

Regard

Sarkozy persiste et signe : je suis pire que Le Pen

Le régime du président Nicolas Sarkozy, lui-même, Français d'origine étrangère, introduit publiquement une nouvelle notion : les Français d'origine étrangère. C'était vendredi dernier à Grenoble. Le président en faisant cela voulait avertir qu'il retirerait la nationalité française à quiconque, faisant partie de cette catégorie, qui porterait atteinte à toute personne représentant l'autorité publique. Il a aussi annoncé la fin du principe d'acquisition automatique de la nationalité pour les mineurs délinquants. Il a même parlé de «guerre nationale» lancée pour plusieurs années. Parce que l'application va nécessiter, pour la justice et pour l'administration, un sérieux travail généalogique, à chaque fois qu'un cas se présentera. A moins que ce travail soit préalablement fait pour tous les citoyens de l'Hexagone (comme le suggère la durée annoncée), de façon à faire figurer sur les papiers d'identité leurs origines. La jurisprudence, introduite par Sarko mérite bien cet effort. L'identification  préalable aura l'avantage de ne pas souffrir du soupçon d'être instrumentale, quand surviendra le cas de son utilisation. Chacun saurait à quoi s'en tenir avec, bien en vue, à côté de son nom, sa nationalité. Beaucoup vont la découvrir, ils sauront que même s'ils s'appellent Dupont ou Durand, ils peuvent être le fruit d'une implantation d'ancêtres qui venaient d'ailleurs. La seule difficulté résidera dans le temps qu'il faudra à une telle entreprise et dans la qualité des registres d'état civil. Seront extirpés et rassurés les Gaulois à qui on aura fait passer un test ADN de confirmation. On pourrait continuer à en rire à l'infini, mais le débat va être chaud. Pour la première fois, depuis que la France de la fin du 19e siècle a instauré l'égalité de tous ses citoyens, le régime français actuel apporte une dérogation à ce principe. On l'espère. Les apprentis sorciers, du pire président que la France ait connu, concoctent des plats qui risquent de provoquer des intoxications irrémédiables. La sortie musclée ne peut pas être gratuite dans le pays où les mots portent toujours le poids du sens. Les Français d'origine étrangère, sont ceux qui habitent les banlieues ghettos et qui gonflent les chiffres du chômage et de la misère. Il faut les fixer, avant qu'il ne soit trop tard, avant le grand désordre qui se prépare dans  les politiques aveugles du néolibéralisme bushiste  au pouvoir. Il faut augmenter la tension, avant que la crise ne fasse ses effets. Il faut préparer la «guerre» avant qu'elle ne soit déclenchée par le front social. Il faut attaquer les plus vulnérables, qui seront les plus déterminés. Il faut banaliser la distinction entre les uns et les autres pour justifier, le moment venu, la violence qui se prépare à s'abattre. La République n'est pas en train de pourrir par le sommet, comme le pense la gauche caviar, elle est en train de passer d'un état à un autre. Elle est en train de muter vers le règne de la ploutocratie. Ce n'est pas par hasard, que les périodes les plus sombres de l'Humanité voient les bouffons arriver et se maintenir au pouvoir. Parce qu'il n'y a que les bouffons qui sont capables de mener à bien les basses besognes. Il n'y a pas d'intelligence qui tienne, beaucoup de mauvaise foi, un zeste de cynisme et aucune honte à s'exposer au ridicule. De petites phrases, en grosses déclarations, les idées se précisent et entrent dans le sens commun. Au fond, on peut s'empêcher d'en rire. Le Front national, qui ne s'est jamais trouvé dans cette situation, est obligé de faire mieux. Une concurrence au sein du pouvoir et de cette envergure ! Du jamais vu, de mémoire de fasciste. C'est vrai que la situation n'a jamais été aussi radicale depuis l'après-Guerre mondiale. Mais quand même ! Le Pen applaudit et sans humour aucun se déclare content de  «faire de la place, pour les Français, dans les prisons françaises». Mais d'autres plus prosaïques lui font de la prospective personnelle : «Le président devrait prendre garde que sa condition de fils d'immigré ne permette pas demain de le déchoir de sa nationalité s'il venait à être poursuivi ou condamné, à tort ou à raison, du fait des conséquences de ses accointances avec les milieux d'affaires». C'est Jean-Luc Mélenchon qui l'avertit. Il n'aurait pas dû. Sarko va prendre garde et enrichir son projet de texte en spécifiant que cela ne pourrait pas le concerner.                                                         

A. H.

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