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Amplification des activités commerciales illicites
Qui protège la
santé des consommateurs ?
Comme chaque fois,
durant le mois de Ramadan, plusieurs commerçants dont les activités
ont tendance, au cours de cette période particulière, à marquer le
pas, prennent la décision de s'adonner à une activité de
remplacement.
L’on assiste, en
ce moment, à des spectacles auxquels tout un chacun s’est, à la
longue, habitué de cafés, de pizzerias ou de locaux, jusqu’alors
inoccupés, transformés en autant de commerce de pâtisseries
traditionnelles, dont la consommation a tendance à croître,
fortement, durant cet anniversaire religieux.
Les pouvoirs
publics, comme ils ont pris l’habitude de le faire à la veille de
cet évènement, se croient obligés, une fois de plus, d’adresser des
mises en garde aux personnes de procéder, indûment, à des
changements d’activité. Comme s’ils savaient, par avance, que
celles-ci ne seront, généralement, pas suivies d’effets, beaucoup
d’entre elles prennent le risque de ne pas accorder foi à ces
menaces en choisissant d’y passer outre. Les centaines de commerces
proposant des spécialités culinaires les plus diverses, qui ont
poussé dans tous les quartiers de la capitale, renseignent, on ne
peut mieux, sur le
peu de crédit accordé aux injonctions contenues dans le communiqué
du ministère du Commerce qui continuent à être retransmis par les
médias lourds.
En dehors d’un
contrôle plus strict, l’une des solutions visant à maîtriser un
phénomène, qui se répète chaque année aurait, peut-être, consisté à
regrouper les marchands de pâtisseries, spécialement confectionnées
à l’occasion des fêtes religieuses, sur des emplacements contrôlés
et préalablement délimités à cet effet comme cela était le cas
durant la période coloniale et quelques années après l’indépendance.
A Alger, par exemple, la Place des Martyrs se transformait, l’espace
du Ramadan, en une sorte d’immense marché aux gâteaux où, dans une
ambiance festive et colorée, les Algérois venaient faire leurs
emplettes de sucreries. Ramadan n’est, d’ailleurs, pas la seule
période propice aux personnes guettant le moindre moment favorable
pour faire de bonnes affaires en s’adonnant à des activités qui leur
sont légalement interdites. Dans quelques mois, à la veille de la
célébration de l’Aïd el Kébir, de nombreux locaux situés en milieu
urbain vont, à nouveau, se transformer en autant de bergeries
proposant à la vente des moutons sur pied. L’année dernière,
beaucoup de personnes, n’ayant aucun lien avec cette activité et
profitant d’un sentiment d’impunité ambiant, avaient cru bon
d’investir leurs économies dans le commerce des ovins. Certains de
ces maquignons amateurs ont pu amasser des fortunes alors que
d’autres, moins chanceux, se sont retrouvé à la tête d’un cheptel
invendu qu’ils ont été obligés de céder, à vil prix, à des
professionnels avertis.
Ces exemples
obligent à dire que les autorités n’ont pas de réelle prise sur des
situations qu’elles sont contraintes de subir faute de pouvoir y
mettre un terme ou, tout au moins, les endiguer dans de larges
proportions. Pour s’en convaincre, il y a lieu de rappeler la
dimension qu’a pris, en Algérie, le secteur informel, dont on se
demande comment il va pouvoir être pris en charge par les pouvoirs
publics le moment venu, pour autant qu’elles ont décidé de lui
trouver une solution pour en venir, définitivement, à bout. Le
contrôle des activités des marchés de produits alimentaires, celui
de la qualité des denrées qui y sont proposées et des marges de prix
qui leur sont appliquées devrait, ce qui n’est pas le cas
aujourd’hui, être une préoccupation de tous les instants. Il s’agit
d’une activité de santé et de salubrité publique sans la maîtrise de
laquelle les autorités, au risque de se discréditer, ne sauraient
continuer à parler de prévention sanitaire et de protection des
consommateurs. Les nombreux cas d’intoxication et d’empoisonnement
qui continuent à être rapportés des suites de l’absorption de
produits alimentaires avariés, contaminés, ou bien parce qu’ils ont
dépassé leur date limite de consommation, renseignent quand à la
nécessité de mieux organiser l’activité de contrôle afin d’en faire
un instrument rigoureux et permanent pour le bien-être et l’intérêt
de la collectivité.
Ahmed
Mahieddine
Haut
APW
Le statut
d’Alger en débat
L’Assemblée
populaire de la wilaya d’Alger a dû reporter l’ouverture de sa
nouvelle session prévue mercredi. On s’attend à ce qu’une reprise
ait lieu aujourd’hui, avec pour principal ordre du jour le problème
de la défalcation des terrains agricoles au profit des projets
d’utilité publique et d’habitat, sachant pertinemment que la
capitale demeure en grand défaut de réserves foncières pour ses
multiples besoins. Notons également que la question de la discussion
du statut de la capitale reste posée, mais abordée par les élus
d’Alger qui ne semblent pas encore bien maîtriser les contours d’une
telle question, vu que l’on a eu très peu de réactions, en dehors de
celle d’élus bien imprégnés d’un tel dossier, et ce, depuis
l’annonce par le ministre délégué aux Collectivités locales d’un
projet de dotation des trois grands pôles urbains (Alger, Oran,
Constantine) d’un statut spécifique qui soit en adéquation avec
leurs impératifs de fonctionnement.
Pour rappel, en ce
début septembre, l’APW a adopté un budget de 30 millions de dinars
pour l’informatisation de l’administration de la wilaya. Entrant dan
le cadre du budget primitif pour l’année 2006, cet effort devra être
renforcé au cours de l’actuelle session avec un budget
supplémentaire de
3 millions de
dinars, si pareille décision venait à être adoptée comme prévu.
La session devra
également se pencher sur la révision en cours du plan d’aménagement
urbain (PDAU) et du lancement d’une étude pour l’émergence de deux
nouveaux pôles universitaires dans la capitale.
R. A.
Haut
Marchés de la capitale
31 millions de
dinars pour la rénovation
Dans l’objectif de
mieux comprendre l’état du commerce dans le secteur algérois, le
Forum de la Radio El bahdja a reçu, mercredi, le secrétaire général
du contrôle de la qualité et lutte contre la fraude, Boukahloun Abd
Elhamid.
Et comme
l’émission coïncide avec les premiers jours du mois sacré de
ramadan, le responsable a profité de l’occasion pour aborder les
démarches de son organisme visant l’amélioration du service.
Selon M Boukehloun,
pour un contrôle efficace du marché, les services concernés comptent
recruter pas moins de 300 nouveaux agents à l’échelle nationale,
dont 30 au niveau de la capitale.
Ce nombre n’est
pas suffisant, indique l’invité du forum, comparativement au nombre
des commerçants exerçant à Alger. Ce dernier est, selon le
conférencier, de 120 339 commerçants.
Les statistiques y
afférentes établies par le ministère précisent que chaque agent
contrôle 800 commerçants, ce qui justifie l’anarchie du marché
algérois, malgré le programme tracé spécialement pour ce mois de
carême, depuis une année, a déclaré le secrétaire général. Et pour
diminuer un tant soit peu le phénomène, des mesures ont été prises
pour réorganiser le commerce national, sachant que l’Algérie
s’apprête à adhérer à l’OMC.
De plus, afin
d’organiser le marché formel et informel, l’Etat a débloqué une
enveloppe
financière estimée
à 31 millions de dinars pour rénover les marchés et construire 67
nouveaux marchés couverts. Mieux, les différents acteurs ont
conjugué leurs efforts pour protéger le citoyen.
A ce propos, le
conférencier a lancé un appel aux différentes associations activant
dans le secteur d’apporter leur aide.
B. Fariza
Haut
Le mois de carême fait revivre la capitale
Une ambiance au
rythme du ramadan
À l’occasion de ce
mois de carême, Alger est méconnaissable. Morte et frigide très tôt
durant les autres mois de l’année, elle est l’une des rares
capitales au monde à fermer dès 20 heures : Alger, depuis les
premiers jours de ce mois sacré, ne dort plus. De la rupture du
jeûne jusqu’au s’hour, les cafeterias, salons de thé et autres
espaces de plaisance ne désemplissent plus. Au grand bonheur des
Algérois, la capitale, pour le moins qu’on puisse dire, est très
belle la nuit. Le dispositif sécuritaire mis en place par les
pouvoirs publics pour pallier, un tant soit peu, le risque
d’attaques terroristes et la libre circulation des criminels de tous
bords, n’a fait que rassurer les familles. Les couples, des enfants
se baladent à pied ou en voiture jusque tard dans la nuit. «Depuis
le début du ramadan, je n’ai laissé aucune place. En compagnie de
mes amis, on fait le tour de la capitale et on assiste aux galas et
spectacles», a indiqué un jeune citoyen. Tout compte fait, il est à
relever que le choix en matière d’activités artistiques et
culturelles est proportionnellement offert aux citoyens. Du
sanctuaire des Martyrs à Bab El Oued, les salles de cinéma, de
spectacles, et les différents espaces culturels présentent tous des
programmes riches et diversifiés. La disette habituelle de ce genre
d’activités qui caractérise le pays en général et la capitale en
particulier, et ce, pendant 11 mois, se voit, l’espace d’un mois,
rattraper à l’occasion de ce ramadan. Si l’assistance est, grosso
modo faible dans les salles de cinéma, leur ouverture est déjà bon
signe. Il est à rappeler que les salles de cinéma les plus en vogue
de la capitale, seront toutes ouvertes la nuit pendant ce mois
sacré. «Ce n’est pas en un mois qu’on inculque la culture de
fréquentation des salles de cinéma au peuple. L’ouverture de ses
salles est beaucoup plus un symbole qu’autre chose», nous explique
un vieux cinéphile rencontré à la Cinémathèque. Celui-ci ne va pas
sans faire remarquer que la plupart des filmes projetés sont vieux.
Quant à la production nationale, notre interlocuteur n’a pas caché
sa honte. Autres lieux qui ne désemplissent pas, les différents
espaces et salles où se tiennent les concerts et les galas. La
frange de jeunes qui préfère, dans sa majorité, se rendre dans ces
espaces, crée une ambiance bon enfant jusqu’à une ou deux heures du
matin. D’autres, se consacrant pour la chose religieuse, passent
leurs nuits à lire le Coran, et ce, jusqu’à l’aube. Une pratique qui
fait que les mosquées restent, inhabituellement d’ailleurs, ouvertes
jusqu’à des heures tardives de la nuit.
Aomar Fekrache
Haut
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