Alger

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Amplification des activités commerciales illicites

Qui protège la santé des consommateurs ?

APW

Le statut d’Alger en débat

Marchés de la capitale

31 millions de dinars pour la rénovation

Le mois de carême fait revivre la capitale

Une ambiance au rythme du ramadan

 

 30/09/06

 

Amplification des activités commerciales illicites

Qui protège la santé des consommateurs ?

Comme chaque fois, durant le mois de Ramadan, plusieurs commerçants dont les activités ont tendance, au cours de cette période particulière, à marquer le pas, prennent la décision de s'adonner à une activité de remplacement.

L’on assiste, en ce moment, à des spectacles auxquels tout un chacun s’est, à la longue, habitué de cafés, de pizzerias ou de locaux, jusqu’alors inoccupés, transformés en autant de commerce de pâtisseries traditionnelles, dont la consommation a tendance à croître, fortement, durant cet anniversaire religieux.

Les pouvoirs publics, comme ils ont pris l’habitude de le faire à la veille de cet évènement, se croient obligés, une fois de plus, d’adresser des mises en garde aux personnes de procéder, indûment, à des changements d’activité. Comme s’ils savaient, par avance, que celles-ci ne seront, généralement, pas suivies d’effets, beaucoup d’entre elles prennent le risque de ne pas accorder foi à ces menaces en choisissant d’y passer outre. Les centaines de commerces proposant des spécialités culinaires les plus diverses, qui ont poussé dans tous les quartiers de la capitale, renseignent, on ne

peut mieux, sur le peu de crédit accordé aux injonctions contenues dans le communiqué du ministère du Commerce qui continuent à être retransmis par les médias lourds.

En dehors d’un contrôle plus strict, l’une des solutions visant à maîtriser un phénomène, qui se répète chaque année aurait, peut-être, consisté à regrouper les marchands de pâtisseries, spécialement confectionnées à l’occasion des fêtes religieuses, sur des emplacements contrôlés et préalablement délimités à cet effet comme cela était le cas durant la période coloniale et quelques années après l’indépendance. A Alger, par exemple, la Place des Martyrs se transformait, l’espace du Ramadan, en une sorte d’immense marché aux gâteaux où, dans une ambiance festive et colorée, les Algérois venaient faire leurs emplettes de sucreries.  Ramadan n’est, d’ailleurs, pas la seule période propice aux personnes guettant le moindre moment favorable pour faire de bonnes affaires en s’adonnant à des activités qui leur sont légalement interdites. Dans quelques mois, à la veille de la célébration de l’Aïd el Kébir, de nombreux locaux situés en milieu urbain vont, à nouveau, se transformer en autant de bergeries proposant à la vente des moutons sur pied. L’année dernière, beaucoup de personnes, n’ayant aucun lien avec cette activité et profitant d’un sentiment d’impunité ambiant, avaient cru bon d’investir leurs économies dans le commerce des ovins. Certains de ces maquignons amateurs ont pu amasser des fortunes alors que d’autres, moins chanceux, se sont retrouvé à la tête d’un cheptel invendu qu’ils ont été obligés de céder, à vil prix, à des professionnels avertis.

Ces exemples obligent à dire que les autorités n’ont pas de réelle prise sur des situations qu’elles sont contraintes de subir faute de pouvoir y mettre un terme ou, tout au moins, les endiguer dans de larges proportions. Pour s’en convaincre, il y a lieu de rappeler la dimension qu’a pris, en Algérie, le secteur informel, dont on se demande comment il va pouvoir être pris en charge par les pouvoirs publics le moment venu, pour autant qu’elles ont décidé de lui trouver une solution pour en venir, définitivement, à bout.  Le contrôle des activités des marchés de produits alimentaires, celui de la qualité des denrées qui y sont proposées et des marges de prix qui leur sont appliquées devrait, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, être une préoccupation de tous les instants. Il s’agit d’une activité de santé et de salubrité publique sans la maîtrise de laquelle les autorités, au risque de se discréditer, ne sauraient continuer à parler de prévention sanitaire et de protection des consommateurs. Les nombreux cas d’intoxication et d’empoisonnement qui continuent à être rapportés des suites de l’absorption de produits alimentaires avariés, contaminés, ou bien parce qu’ils ont dépassé leur date limite de consommation, renseignent quand à la nécessité de mieux organiser l’activité de contrôle afin d’en faire un instrument rigoureux et permanent pour le bien-être et l’intérêt de la collectivité.   

Ahmed Mahieddine

 

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APW

Le statut d’Alger en débat

L’Assemblée populaire de la wilaya d’Alger a dû reporter l’ouverture de sa nouvelle session prévue mercredi. On s’attend à ce qu’une reprise ait lieu aujourd’hui, avec pour principal ordre du jour le problème de la défalcation des terrains agricoles au profit des projets d’utilité publique et d’habitat, sachant pertinemment que la capitale demeure en grand défaut de réserves foncières pour ses multiples besoins. Notons également que la question de la discussion du statut de la capitale reste posée, mais  abordée par les élus d’Alger qui ne semblent pas encore bien maîtriser les contours d’une telle question, vu que l’on a eu très peu de réactions, en dehors de celle d’élus bien imprégnés d’un tel dossier, et ce, depuis l’annonce par le ministre délégué aux Collectivités locales d’un projet de dotation des trois grands pôles urbains (Alger, Oran, Constantine) d’un statut spécifique qui soit en adéquation avec leurs impératifs de fonctionnement.

Pour rappel, en ce début septembre, l’APW a adopté un budget de 30 millions de dinars pour l’informatisation de l’administration de la wilaya. Entrant dan le cadre du budget primitif pour l’année 2006, cet effort devra être renforcé au cours de l’actuelle session avec un budget supplémentaire de

3 millions de dinars, si pareille décision venait à être adoptée comme prévu.

La session devra également se pencher sur la révision en cours du plan d’aménagement urbain (PDAU) et du lancement d’une étude pour l’émergence de deux nouveaux pôles universitaires dans la capitale.

R. A.

 

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Marchés de la capitale

31 millions de dinars pour la rénovation

Dans l’objectif de mieux comprendre l’état du commerce dans le secteur algérois, le Forum de la Radio El bahdja a reçu, mercredi, le secrétaire général du contrôle de la qualité et lutte contre la fraude, Boukahloun Abd Elhamid.

Et comme l’émission coïncide avec les premiers jours du mois sacré de ramadan, le responsable a profité de l’occasion pour aborder les démarches de son organisme visant l’amélioration du service.

Selon M Boukehloun, pour un contrôle efficace du marché, les services concernés comptent recruter pas moins de 300 nouveaux agents à l’échelle nationale, dont 30 au niveau de la capitale.

Ce nombre n’est pas suffisant, indique l’invité du forum, comparativement au nombre des commerçants exerçant à Alger. Ce dernier est, selon le conférencier, de 120 339 commerçants.

Les statistiques y afférentes établies par le ministère précisent que chaque agent contrôle 800 commerçants, ce qui justifie l’anarchie du marché algérois, malgré le programme tracé spécialement pour ce mois de carême, depuis une année, a déclaré le secrétaire général. Et pour diminuer un tant soit peu le phénomène, des mesures ont été prises pour réorganiser le commerce national, sachant que l’Algérie s’apprête à adhérer à l’OMC.

De plus, afin d’organiser le marché formel et informel, l’Etat a débloqué une enveloppe

financière estimée à 31 millions de dinars pour rénover les marchés et construire 67 nouveaux marchés couverts. Mieux, les différents acteurs ont conjugué leurs efforts pour protéger le citoyen.

A ce propos, le conférencier a lancé un appel aux différentes associations activant dans le secteur d’apporter leur aide.

B. Fariza

 

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Le mois de carême fait revivre la capitale

Une ambiance au rythme du ramadan

À l’occasion de ce mois de carême, Alger est méconnaissable. Morte et frigide très tôt durant les autres mois de l’année, elle est l’une des rares capitales au monde à fermer dès 20 heures : Alger, depuis les premiers jours de ce mois sacré, ne dort plus. De la rupture du jeûne jusqu’au s’hour, les cafeterias, salons de thé et autres espaces de plaisance ne désemplissent plus. Au grand bonheur des Algérois, la capitale, pour le moins qu’on puisse dire, est très belle la nuit. Le dispositif sécuritaire mis en place par les pouvoirs publics pour pallier, un tant soit peu, le risque d’attaques terroristes et la libre circulation des criminels de tous bords, n’a fait que rassurer les familles. Les couples, des enfants se baladent à pied ou en voiture jusque tard dans la nuit. «Depuis le début du ramadan, je n’ai laissé aucune place. En compagnie de mes amis, on fait le tour de la capitale et on assiste aux  galas et spectacles», a indiqué un jeune citoyen. Tout compte fait, il est à relever que le choix en matière d’activités artistiques et culturelles est proportionnellement offert aux citoyens. Du sanctuaire des Martyrs à Bab El Oued, les salles de cinéma, de spectacles, et les différents espaces culturels présentent tous des programmes riches et diversifiés. La disette habituelle de ce genre d’activités qui caractérise le pays en général et la capitale en particulier, et ce, pendant 11 mois, se voit, l’espace d’un mois, rattraper à l’occasion de ce ramadan. Si l’assistance est, grosso modo faible dans les salles de cinéma, leur ouverture est déjà bon signe. Il est à rappeler que les salles de cinéma les plus en vogue de la capitale, seront toutes ouvertes la nuit pendant ce mois sacré. «Ce n’est pas en un mois qu’on inculque la culture de fréquentation des salles de cinéma au peuple. L’ouverture de ses salles est beaucoup plus un symbole qu’autre chose», nous explique un vieux cinéphile rencontré à la Cinémathèque. Celui-ci ne va pas sans faire remarquer que la plupart des filmes projetés sont vieux. Quant à la production nationale, notre interlocuteur n’a pas caché sa honte. Autres lieux qui ne désemplissent pas, les différents espaces et salles où se tiennent les concerts et les galas. La frange de jeunes qui préfère, dans sa majorité, se rendre dans ces espaces, crée une ambiance bon enfant jusqu’à une ou deux heures du matin. D’autres, se consacrant pour la  chose religieuse, passent leurs nuits à lire le Coran, et ce, jusqu’à l’aube. Une pratique qui fait que les mosquées restent, inhabituellement d’ailleurs, ouvertes jusqu’à des heures tardives de la nuit. 

Aomar Fekrache

 

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