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Pragmatisme

 

 01/10/06

 

Pragmatisme

A quelques mois du début officiel de la campagne présidentielle française, ce scrutin nous offre déjà des rebondissements que l’on avait espérés mais que l’on n’aurait peut-être pas cru possibles. Il y a quelques mois, l’ex-Premier ministre français, Lionel Jospin, surprenait la France entière en annonçant   qu’il se présenterait pour les élections présidentielles de 2007 alors qu’il avait quitté la vie politique française en 2002 après sa déconfiture face à Jacques Chirac et surtout face à Jean-Marie Le Pen, au soir du 21 avril. Mais Jospin, qui a toujours représenté le pragmatisme politique (se référer  à son attitude de 2002) sait aujourd’hui qu’il n’a pas le soutien nécessaire pour prétendre représenter dignement son parti, aux yeux des électeurs français du moins. Face à la déferlante Ségolène Royal, Jospin a préféré laisser le champ libre à d’autres plus à même de rassembler. Toutefois, il à bien fait comprendre à la candidate socialiste qu’il ne lui apporterait aucunement son soutien au cours des prochaines présidentielles. Mais pour les autres prétendants à la candidature socialiste, le départ de Jospin est une aubaine, car même s’il était très loin dans les sondages de son ancienne ministre de l’Education, il était tout de même placé en seconde position dans les préférences des électeurs socialistes. Au moment où la France se retrouve cernée par des candidats potentiels aux discours qui vont dans le sens du poil des Français, un homme probe et direct, tel Lionel Jospin, n’aurait peut-être pas été si inutile que cela et méritait certainement un petit peu plus de considération au vu de ce qu’il aurait pu apporter à son pays et à ses concitoyens.

Fouzia Mahmoudi

 

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