|
Pragmatisme
A quelques mois du
début officiel de la campagne présidentielle française, ce scrutin
nous offre déjà des rebondissements que l’on avait espérés mais que
l’on n’aurait peut-être pas cru possibles. Il y a quelques mois,
l’ex-Premier ministre français, Lionel Jospin, surprenait la France
entière en annonçant qu’il se présenterait pour les élections
présidentielles de 2007 alors qu’il avait quitté la vie politique
française en 2002 après sa déconfiture face à Jacques Chirac et
surtout face à Jean-Marie Le Pen, au soir du 21 avril. Mais Jospin,
qui a toujours représenté le pragmatisme politique (se référer à
son attitude de 2002) sait aujourd’hui qu’il n’a pas le soutien
nécessaire pour prétendre représenter dignement son parti, aux yeux
des électeurs français du moins. Face à la déferlante Ségolène
Royal, Jospin a préféré laisser le champ libre à d’autres plus à
même de rassembler. Toutefois, il à bien fait comprendre à la
candidate socialiste qu’il ne lui apporterait aucunement son soutien
au cours des prochaines présidentielles. Mais pour les autres
prétendants à la candidature socialiste, le départ de Jospin est une
aubaine, car même s’il était très loin dans les sondages de son
ancienne ministre de l’Education, il était tout de même placé en
seconde position dans les préférences des électeurs socialistes. Au
moment où la France se retrouve cernée par des candidats potentiels
aux discours qui vont dans le sens du poil des Français, un homme
probe et direct, tel Lionel Jospin, n’aurait peut-être pas été si
inutile que cela et méritait certainement un petit peu plus de
considération au vu de ce qu’il aurait pu apporter à son pays et à
ses concitoyens.
Fouzia Mahmoudi
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|