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Couffin du ramadhan à Béjaïa
18 communes ne
participeront pas
Il reste que
toutes les actions d'aide restent insuffisantes vu le nombre de
familles mises à rude épreuve.
La direction de
l’action sociale de Béjaïa a distribué, au début de ce mois de
ramadhan, 2 354 couffins au titre du programme de solidarité avec
les familles nécessiteuses dont le nombre recensé cette année,
s’élève à 14 600 familles et 23 000 personnes en difficulté. Cette
première action sera suivie d’autres opérations, par intermittence,
dans les prochains jours sachant que le montant des crédits affectés
pour ces actions de solidarité est fixé à 2,2 milliards de centimes
dont 2,5 millions de dinars proviennent du ministère de la
Solidarité nationale. Les couffins distribués sont composés de 10
produits alimentaires constituant l’essentiel, entre autres semoule,
huile de table, café, lait, riz, vermicelles, farine, pois-chiches
et concentré de tomate. Pour sa part, l’APW de Béjaïa a voté durant
sa dernière session ordinaire tenue la semaine dernière un budget de
500 millions de centimes pour soutenir les familles touchées par la
précarité. S’agissant des restaurants du cœur, cette année, il a été
programmé l’ouverture de 15 restaurants, selon la DAS, mais il
semble que seules quatre communes ont demandé des autorisations, à
savoir Tichy, Seddouk, Tazmalt et El-Kseur. Cependant, on déplore le
refus certaines communes, au nombre de 18, de participer aux actions
de solidarité, alors que la DAS a opté beaucoup plus pour les
couffins que pour les restaurants du cœur. Toutefois, il reste que
toutes les actions d’aide restent insuffisantes vu le nombre de
familles mises à rude épreuve. Par ailleurs, des APC se sont
penchées, ces derniers jours, sur les opérations de solidarité
envers les populations locales, notamment les plus défavorisées et
en situation de précarité, principalement celles des localités de
Feraoun, Taskriout, Aït Smaïl et Draâ El Gaïd. Ces communes ont
débloqué des enveloppes financières allant de 15 à 30 millions de
centimes sur des aides reçues de la direction de l’action sociale.
En effet, l’APC de Draâ El Gaïd a débloqué 30 millions de centimes
pour aider 900 familles pauvres de la commune, une opération qu’elle
compte réaliser avec la cellule du Croissant-rouge local. L’APC de
Béjaïa, de son côté, a chargé les imams et les associations pour
établir des listes et distribuer une valeur d’achat de 200 DA de
produits de large consommation et 700 DA de viande. De grandes
surfaces sont retenues afin que les familles et les personnes
nécessiteuses fassent leurs emplettes pour, dit-on, «éviter aux
bénéficiaires l’humiliation» et préserver leur dignité».
Hocine Cherfa
Haut
Association des victimes d’octobre 88
«L’Etat doit
réparer une injustice historique»
L’Association des
parents des victimes et des blessés du 5 octobre 1988 de Béjaïa sort
de sa réserve à quelques jours seulement du 18e anniversaire de la
perte des jeunes Kheloufi, Bouaoudia Deba, Temassine et Ouari lors
des douloureux et tragiques événements qui s’étaient produits durant
le soulèvement populaire qui a touché plus d’une trentaine de
wilayas. Dans une déclaration placardée jeudi dernier, à travers les
artères de la ville, l’Association des victimes d’octobre 88 de
Béjaïa considère que cette date fatidique est une «journée de deuil
et de tristesse» pour les familles des victimes dont «la douleur est
toujours vivace». L’AVO de Béjaïa réclame de nouveau, comme chaque
année à pareille date, le statut de martyr aux victimes pour lequel
la lutte pour sa reconnaissance continue : «Dix-huit années après,
l’esprit d’octobre est plus que jamais d’actualité, c’est d’autant
plus vrai que tant que le statut de martyr aux victimes d’octobre
n’est pas reconnu, la lutte continue pour la reconnaissance de cette
revendication légitime», note dans la déclaration sur laquelle sont
gravés aussi les portraits des jeunes victimes. «Jusqu’à quand le
pouvoir restera sourd aux cris de détresse des familles qui ont
perdu des êtres chers» ? s’interrogent les rédacteurs de la
déclaration, qui soutiennent que «c’est grâce aux sacrifices des
jeunes d’octobre qu’est né le multipartisme et la liberté
d’association et d’organisation». L’association appelle tous les
démocrates et la société civile à être solidaires pour faire aboutir
ses revendications, à savoir le statut de martyr et la
revalorisation des pensions accordées, estimant qu’il est «du devoir
de l’Etat de réparer une injustice historique».
H. C.
Haut
Bouira
Pénibles
encombrements sur la RN5
La RN 5 connaît
depuis le début du mois de ramadhan, un important trafic automobile
qui la traverse. Selon les statistiques établies par les organismes
concernés, il y a plus de
40 000 véhicules
qui empruntent la RN5 journellement. D’après les usagers, cette
situation provoque des encombrements harassants, souvent
interminables et cela obstrue le passage de la route des heures
durant, principalement au niveau de la commune d’El Esnam, située 10
km à l’est de Bouira. En ce lieu, plusieurs citoyens se sont plaints
des embouteillages persistants au moment de leur passage. Et la
mesure est comble, selon eux, parce qu’ils se retrouvent contraints
de subir le calvaire des files des véhicules au grand risque de
s’attarder, s’éterniser. Et bonjour les rendez-vous manqués !
C’est-à-dire, l’obligation d’arriver à l’heure convenue pour ces
passagers, est compromise. Pouvaient-ils l’éviter ? Hélas, non, car
c’est un passage inévitable pour les usagers dont la destination est
l’est, l’ouest et le nord du pays. En attendant la réalisation du
tronçon de l’autoroute Est-Ouest, Bouira-El Adjiba, distant de 26 km
à l’est, dont les travaux sont en cours, les usagers de cette route
doivent patienter encore quelque temps et s’habituer aux bouchons.
Est-il dit qu’il faut s’habituer à tout, même aux embouteillages.
Non ! crient les usagers. Devant cet état de fait, ces derniers
interpellent les services concernés à mettre un terme à ces
encombrements angoissants qui n’ont pas l’air d’en finir, en
freinant gravement la circulation et font perdre un temps précieux
aux automobilistes.
Farid Haddouche
Haut
Tizi Gheniff
La décharge
menace la ville
Le feuilleton
relatif au problème épineux que constitue la décharge publique de la
commune de Tizi Gheniff, n’est pas à son dernier épisode et les
responsables locaux affichent une indifférence inquiétante si l’on
se réfère aux derniers développements concernant ce cas qui
représente une menace réelle sur l’environnement. En effet, après la
fermeture, faut-il le rappeler, de la décharge d’Adila par les
riverains pour des raisons évidentes, les services municipaux
chargés d’enlever les ordures n’arrivent toujours pas à élire d’une
manière définitive un autre lieu de décharge. L’utilisation des
décharges de Draâ El Mizan et d’Aïn Zaouia a été de courte durée. On
a opté par la suite pour un emplacement du côté ouest, à une
encablure du centre-ville et depuis, l’ampleur des déchets ne cesse
d’augmenter et de susciter l’indignation de la population. Lorsque
les lieux brûlent, la fumée acre qui s’y dégage envahi la ville.
Elle stagne et l’air devient irrespirable jusqu’à ce que le feu soit
éteint. Cela dure de longues heures et menace ainsi la santé
publique, notamment les personnes atteintes de maladies
respiratoires. Devant la gravité de la situation, le service
concerné a tenté de réutiliser la décharge de Draâ Sachem sise à
Draâ El Mizan, en vain. Le comité du village est intervenu pour
renvoyer les deux véhicules de la commune de Tizi Gheniff au début
du mois courant. «Un délégué du village nous a pris à partie après
avoir saisi le P/APC de Draâ El Mizan afin de vérifier si nous
détenions une autorisation. Nous sommes ainsi contraints de
réinvestir la décharge sauvage de la ville», raconte un ouvrier.
Ali Mazouni
Haut
M’chedallah (Bouira)
2 230 aides
pour le logement rural
L’opération lancée
pour la réalisation du logement rural dans la daïra de M’chedallah,
à 40 km à l’est de Bouira, connaît un entrain palpable eu égard aux
efforts consentis par l’Etat dans le cadre de l’application du
programme qui a pour objectif de contenir les populations rurales au
niveau de leurs villages. Ceci ne sera possible qu’en leur offrant
les commodités d’une vie convenable d’une part, et refréner le
phénomène de l’exode rural, d’autre part. C’est ainsi que la daïra
de M’chedallah a bénéficié de 2 230 aides, à la faveur du plan
quinquennal à l’horizon 2009 et cela au profit des six communes qui
sont Ahnif, Aghbalou, Chorfa, Saharidj, Ath Mansour et M’chedallah.
Pour le moment,
1 058 décisions
d’aides au logement rural ont été accordées et remises aux
bénéficiaires.
569 autres
dossiers ont été transmis à la commission technique chargée de
l’étude des projets à réaliser.
102 dossiers se
trouvent au niveau des services de la daïra de M’chedallah. Cette
action permettra également sans aucun doute d’atténuer la crise du
logement qui persiste dans cette région de la wilaya de Bouira. Sans
pour autant oublier un but important à atteindre par l’Etat et qui
est celui de convaincre les villageois – par l’encouragement et les
aides autorisées – qui ont fui leurs hameaux pendant les sanglantes
années du terrorisme, à retourner au travail de leurs terres.
Farid Haddouche
Haut
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M.Merkouche
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