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Couffin du ramadhan à Béjaïa

18 communes ne participeront pas

Association des victimes d’octobre 88

 «L’Etat doit réparer une injustice historique»

Bouira

Pénibles encombrements sur la RN5

Tizi Gheniff

La décharge menace la ville

M’chedallah (Bouira)

2 230 aides pour le logement rural

 

 01/10/06

 

 Couffin du ramadhan à Béjaïa

18 communes ne participeront pas

Il reste que toutes les actions d'aide restent insuffisantes vu le nombre de familles mises à rude épreuve.

La direction de l’action sociale de Béjaïa a distribué, au début de ce mois de ramadhan, 2 354 couffins au titre du programme de solidarité avec les familles nécessiteuses dont le nombre recensé cette année, s’élève à 14 600 familles et 23 000 personnes en difficulté. Cette première action sera suivie d’autres opérations, par intermittence, dans les prochains jours sachant que le montant des crédits affectés pour ces actions de solidarité est fixé à 2,2 milliards de centimes dont 2,5 millions de dinars proviennent du ministère de la Solidarité nationale. Les couffins distribués sont composés de 10 produits alimentaires constituant l’essentiel, entre autres semoule, huile de table,  café, lait, riz, vermicelles, farine, pois-chiches et concentré de tomate. Pour sa part, l’APW de Béjaïa a voté durant sa dernière session ordinaire tenue la semaine dernière un budget de 500 millions de centimes pour soutenir les familles touchées  par la précarité. S’agissant des restaurants du cœur, cette année, il a été programmé l’ouverture de 15 restaurants, selon la DAS, mais il semble que seules quatre communes ont demandé des autorisations, à savoir Tichy, Seddouk, Tazmalt et El-Kseur. Cependant, on déplore le refus certaines communes, au nombre de 18, de participer aux actions de solidarité, alors que la DAS a opté beaucoup plus pour les couffins que pour les restaurants du cœur. Toutefois, il reste que toutes les actions d’aide restent insuffisantes vu le nombre de familles mises à rude épreuve. Par ailleurs, des APC se sont penchées, ces derniers jours, sur les opérations de solidarité envers les populations locales, notamment les plus défavorisées et en situation de précarité, principalement celles des localités de Feraoun, Taskriout, Aït Smaïl et Draâ El Gaïd. Ces communes ont débloqué des enveloppes financières allant de 15 à 30 millions de centimes sur des aides reçues de la direction de l’action sociale. En effet, l’APC de Draâ El Gaïd a débloqué 30 millions de centimes pour aider 900 familles pauvres de la commune, une opération qu’elle compte réaliser avec la cellule du Croissant-rouge local. L’APC de Béjaïa, de son côté, a chargé les imams et les associations pour établir des listes et distribuer une valeur d’achat de 200 DA de produits de large consommation et 700 DA de viande. De grandes surfaces sont retenues afin que les familles et les personnes nécessiteuses fassent leurs emplettes pour, dit-on, «éviter aux bénéficiaires l’humiliation» et préserver leur dignité».   

Hocine Cherfa

 

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Association des victimes d’octobre 88

 «L’Etat doit réparer une injustice historique»

L’Association des parents des victimes et des blessés du 5 octobre 1988 de Béjaïa sort de sa réserve à quelques jours seulement du 18e anniversaire de la perte des jeunes Kheloufi, Bouaoudia Deba, Temassine et Ouari lors des douloureux et tragiques événements qui s’étaient produits durant le soulèvement populaire qui a touché plus d’une trentaine de wilayas. Dans une déclaration placardée jeudi dernier, à travers les artères de la ville, l’Association des victimes d’octobre 88 de Béjaïa considère que cette date fatidique est une «journée de deuil et de tristesse» pour les familles des victimes dont «la douleur est toujours vivace». L’AVO de Béjaïa réclame de nouveau, comme chaque année à pareille date, le statut de martyr aux victimes pour lequel la lutte pour sa reconnaissance continue : «Dix-huit années après, l’esprit d’octobre est plus que jamais d’actualité, c’est d’autant plus vrai que tant que le statut de martyr aux victimes d’octobre n’est pas reconnu, la lutte continue pour la reconnaissance de cette revendication légitime», note dans la déclaration sur laquelle sont gravés aussi les portraits des jeunes victimes. «Jusqu’à quand le pouvoir restera sourd aux cris de détresse des familles qui ont perdu des êtres chers» ? s’interrogent les rédacteurs de la déclaration, qui soutiennent que «c’est grâce aux sacrifices des jeunes d’octobre qu’est né le multipartisme et la liberté d’association et d’organisation». L’association appelle tous les démocrates et la société civile à être solidaires pour faire aboutir ses revendications, à savoir le statut de martyr et la revalorisation des pensions accordées, estimant qu’il est «du devoir de l’Etat de réparer une injustice historique».

H. C.

 

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Bouira

Pénibles encombrements sur la RN5

La RN 5 connaît depuis le début du mois de ramadhan, un important trafic automobile qui la traverse. Selon les statistiques établies par les organismes concernés, il y a plus de

40 000 véhicules qui empruntent la RN5 journellement. D’après les usagers, cette situation provoque des encombrements harassants, souvent interminables et cela obstrue le passage de la route des heures durant, principalement au niveau de la commune d’El Esnam, située 10 km à l’est de Bouira. En ce lieu, plusieurs citoyens se sont plaints des embouteillages persistants au moment de leur passage. Et la mesure est comble, selon eux, parce qu’ils se retrouvent contraints de subir le calvaire des files des véhicules au grand risque de s’attarder, s’éterniser. Et bonjour les rendez-vous manqués ! C’est-à-dire, l’obligation d’arriver à l’heure convenue pour ces passagers, est compromise. Pouvaient-ils l’éviter ? Hélas, non, car c’est un passage inévitable pour les usagers dont la destination est l’est, l’ouest et le nord du pays. En attendant la réalisation du tronçon de l’autoroute Est-Ouest, Bouira-El Adjiba, distant de 26 km à l’est, dont les travaux sont en cours, les usagers de cette route doivent patienter encore quelque temps et s’habituer aux bouchons. Est-il dit qu’il faut s’habituer à tout, même aux embouteillages. Non ! crient les usagers. Devant cet état de fait, ces derniers interpellent les services concernés à mettre un terme à ces encombrements angoissants qui n’ont pas l’air d’en finir, en freinant gravement la circulation et font perdre un temps précieux aux automobilistes.

Farid Haddouche

 

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Tizi Gheniff

La décharge menace la ville

Le  feuilleton relatif au problème épineux que constitue la décharge publique de la commune de Tizi Gheniff, n’est pas à son dernier épisode et les responsables locaux affichent une indifférence inquiétante si l’on se réfère aux derniers développements concernant ce cas qui représente une menace réelle sur l’environnement. En effet, après la fermeture, faut-il le rappeler, de la décharge d’Adila par les riverains pour des raisons évidentes, les services municipaux chargés d’enlever les ordures n’arrivent toujours pas à élire d’une manière définitive un autre lieu de décharge. L’utilisation des décharges de Draâ El Mizan et d’Aïn Zaouia a été de courte durée. On a opté par la suite pour un emplacement du côté ouest, à une encablure du centre-ville et depuis, l’ampleur des déchets ne cesse d’augmenter et de susciter l’indignation de la population. Lorsque les lieux brûlent, la fumée acre qui s’y dégage envahi la ville. Elle stagne et l’air devient irrespirable jusqu’à ce que le feu soit éteint. Cela dure de longues heures et menace ainsi la santé publique, notamment les personnes atteintes de maladies respiratoires. Devant la gravité de la situation, le service concerné a tenté de réutiliser la décharge de Draâ Sachem sise à Draâ El Mizan, en vain. Le comité du village est intervenu pour renvoyer les deux véhicules de la commune de Tizi Gheniff au début du mois courant. «Un délégué du village nous a pris à partie après avoir saisi le P/APC de Draâ El Mizan afin de vérifier si nous détenions une autorisation. Nous sommes ainsi contraints de réinvestir la décharge sauvage de la ville», raconte un ouvrier.

Ali Mazouni

 

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M’chedallah (Bouira)

2 230 aides pour le logement rural

L’opération lancée pour la réalisation du logement rural dans la daïra de M’chedallah, à 40 km à l’est de Bouira, connaît un entrain palpable eu égard aux efforts consentis par l’Etat dans le cadre de l’application du programme qui a pour objectif de contenir les populations rurales au niveau de leurs villages. Ceci ne sera possible qu’en leur offrant les commodités d’une vie convenable d’une part, et refréner le phénomène de l’exode rural, d’autre part. C’est ainsi que la daïra de M’chedallah a bénéficié de 2 230 aides, à la faveur du plan quinquennal à l’horizon 2009 et cela au profit des six communes qui sont Ahnif, Aghbalou, Chorfa, Saharidj, Ath Mansour et M’chedallah. Pour le moment,

1 058 décisions d’aides au logement rural ont été accordées et remises aux bénéficiaires.

569 autres dossiers ont été transmis à la commission technique chargée de l’étude des projets à réaliser.

102 dossiers se trouvent au niveau des services de la daïra de M’chedallah. Cette action permettra également sans aucun doute d’atténuer la crise du logement qui persiste dans cette région de la wilaya de Bouira. Sans pour autant oublier un but important à atteindre par l’Etat et qui est celui de convaincre les villageois – par l’encouragement et les aides autorisées – qui ont fui leurs hameaux pendant les sanglantes années du terrorisme, à retourner au travail de leurs terres.

Farid Haddouche

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