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17 octobre, date butoir pour la conformité au décret
05-405
Yahia Guidoum ira-t-il au bout de ses menaces ?
Par la menace de se faire conformer aux textes avant la date
butoir du 17 octobre, le ministre de la Jeunesse et des Sports,
Yahia Guidoum, place une véritable épée de Damoclès sur les têtes
des présidents de fédération.
Et pour véritablement mon-trer sa résolution à passer à l’acte, le
ministre a déclaré jeudi dernier à l’APN que toutes les fédérations
doivent mettre leurs statuts et règlements généraux en conformité
avec le décret exécutif 05-405 avant la date sus- indiquée.
Concernant les Fédérations de football et de basket-ball, citées
expressément par le premier responsable du secteur des sports,
celles-ci «doivent compléter l’action du gouvernement et se
conformer à tout ce qui tourne autour d’un partenariat et s’insérer,
dorénavant dans une action de complémentarité et se conformer à la
loi», a indiqué Yahia Guidoum lors de la session de l’Assemblée
populaire nationale consacrée aux questions orales, faute de quoi,
il prendra les dispositions réglementaires qui s’imposent. Pointant
le doigt sur les responsables qui géraient jusque- là les instances
fédérales auxquelles il reproche une gestion à la limite de la
propriété privée, le premier responsable du secteur des sports lève
un pan du voile en jetant à la face des députés que ceux-ci «doivent
maintenant respecter la réglementation et tout ce qui gravite
autour» Par cette déclaration inattendue, du reste, Yahia Guidoum
entend véritablement faire le ménage dans les rouages des
fédérations sportives qu’il souspconne de gérer des subventions à
leur gré et selon les appétits de tout un chacun. L’on se rappelle
que l’été dernier, les services du ministère de la Jeunesse et des
sports avaient, à coup de placards publicitaires parus dans la
presse nationale, vilipendé les responsables de la FAF, à commencer
par son président Abdelhamid Haddadj, lui reprochant une gestion de
la maison de Dély-Ibrahim tout en mettant leur nez dans la
comptabilité de la fédération. A ce sujet, il a été mentionné dans
l’encart en question qu’un véhicule de marque Peugeot 406, payé par
la fédération est utilisé par la famille du président sans parler
des frais de missions encaissés par les membres du bureau fédéral
sans quitter leur bureau. Toute cette agitation et ces pratiques qui
rappellent une certaine période sont en fait de nature à jeter le
doute et le discrédit sur des personnes qui ont été élues, donc
aptes aux postes qui leur sont dévolus. Recemment encore, il a
menacé de dissoudre la Fédération de football si celle-ci ne venait
pas à se conformer aux textes, notamment le décret 05-405 et ceci
avant la date du 17 octobre comme date limite, au moment où
Abdelhamid Haddadj refuse d’appliquer en se confinant dans sa tour
d’ivoire, du moins celle qui l’a vu élire à la tête de la Fédération
de football, il y a de cela une année tout au plus.
Lutter contre la corruption dans les milieux sportifs… mais pas
n’importe comment
Outre ce volet relatif à la conformité aux textes, le ministre à
également soulevé les décisions qu’il avait prises récemment à
l’encontre de certains responsables et fédérations et ne s’est pas
empêché de soulever la question de la corruption qui salit le
football national.
Concernant le responsable de la Fédération d’athlétisme, Chaouch
Teyara, il est utile de souligner la réaction de la Fédération
internationale qui n’a pas apprécié l’ingérence du ministre Guidoum
dans les affaires de la fédération en procédant au licenciement de
son président sans que celui n’ait été autorisé à se défendre comme
cela doit se faire dans le monde entier.
D’ailleurs, le ministre au courant de toutes ces réactions qu’il
soulève, ne donne pas l’impression d’être ébranlé à l’idée que les
Fédérations internationales soient en mesure de prendre des
sanctions à l’égard de la Fédération algérienne avec tout ce que
cela comporte comme conséquences pour nos athlètes. Non, Guidoum n’a
aucun état d’âme lorsqu’il s’agit de prendre des mesures de cette
nature. C’est à croire qu’il aurait reçu des directives «d’en haut»,
comme il l’a avoué lorsqu’il s’est permis de changer de
domiciliation au match derby entre l’USMA et le MCA alors que tout
le monde, la LNF notamment, pensait qu’il allait avoir lieu à Blida.
Le président de fédération qui «fabriquait du nougat»
Ce qu’il y a lieu de souligner dans ces agissements de nature à
sévir, c’est que selon le ministre, «toutes les décisions qui ont
été prises contre des fédérations font suite à des rapports qui ont
fait ressortir de graves négligences». Et c’est ainsi que Chaouch
Teyara aurait été accusé d’utiliser l’argent de la fédération pour
ses besoins personnels.
Or, d’après ce dernier que nous avons rencontré justement un jour de
braderie, «ces nougats sont fabriqués à Constantine par ma femme et
mes enfants». L’on ne saura peut-être jamais où naissent ces petites
friandises mais il est certain que des coups se fomentent pour faire
de l’ombre à certains ou la promotion pour d’autres.
A ce propos, le président (sortant),de la FAA refuse d’obtempérer en
défiant le ministre d’organiser une rencontre pour faire la lumière
sur toute cette affaire en étant certain que cette histoire d’argent
détourné n’est que prétexte pour faire élire des hommes qui n’ont
pour seule compétence que l’assouvissement et les pratiques loin
d’être de nature à promouvoir le sport encore moins de réaliser des
résultats à l’échelle mondiale. C’était donc un homme fatigué et
déçu de faire les frais d’une politique qui «n’apportera rien de bon
au sport algérien», a-t-il clos la discussion avant de revenir avec
humour sur cette histoire de nougat, montée de toutes pièces. En
conclusion, la précipitation de Yahia Guidoum à «faire le ménage» au
tour des fédérations sportives pourrait à coup sûr engendrer des
situations beaucoup plus graves que celles qui sont en train d’être
vécues. Imaginons un seul instant que la menace de dissoudre la
fédération venait à être effective. Alors, notre football étant déjà
au creux de la vague, l’on se demande comment le ressusciter si la
Fifa décidait de nous «mettre en veilleuse».
Les autres fédérations ne sont pas exemptes : Bientôt ce sera au
tour de la Fédération de football avant de passer à celle du
basket-ball .
Guidoum attaque Berraf par le biais de la FABB
Comme tout le monde le sait, Mustapha Berraf, président du Comlité
olympique algérien et ex- président de la Fédération algérienne de
football n’est pas le meilleur ami du ministre de la Jeunesse et des
Sports, Yahia Guidoum.
Loin de là. Ils se vouent, au contraire des animosités sans
pareille, notamment depuis que le ministre ne cesse de chercher des
poux dans les têtes des responsables sportifs. Et de fil en
aiguille, il est tout à fait attendu que le ministre vienne fouiller
dans les comptes de la Fédération de basket. Tout ce qui peut être
récolté comme incongruité du passage de Berraf à la tête de cette
institution pourrait faire le bonheur de monsieur le ministre, lui,
qui ne peut l’attaquer sur le circuit du comité olympique, une
institution dont le poids pourrait faire du mal au sport algérien de
manière certaine. Mustapha Berraf qui, rappelons- le, s’est mis aux
côtés des responsables sanctionnés et du joueur de tennis Lamine
Ouhab au lendemain de sa radiation à vie, est en guerre déclarée
avec le ministre de la Jeunesse et des Sports. D’ici le 17 octobre,
notre souhait est que le ministre tempère ses ardeurs ou quitte le
gouvernement. Les deux seront en mesure de tendre service au sport
algérien.
Par Ferhat Zafane
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Younès Ifticen
«Cette victoire
est pour Attia»
L’entraîneur de l’OM
Ruisseau n’arrivait pas à retenir son émotion à la fin de la
rencontre face au CA Bordj Bou Arréridj. En effet, Younès Ifticen
était très heureux de cette première victoire de son équipe qu’il
dédiera aussitôt au regretté président olympien, Sadek Attia,
décédé dans un accident de la circulation, il y a dix jours. «Cette
victoire est pour feu Attia, que nous avons voulu honorer à titre
posthume, surtout qu’il a tant fait pour le club d’El Annasser»,
dira le coach des Noir et Blanc, qui affirmera qu’il a été
agréablement surpris par la grande volonté dont ont fait preuve ses
joueurs qui ont voulu à tout prix gagner pour dédier ce succès à
leur président. «Je tiens à saluer les joueurs qui ont été à la
hauteur aujourd’hui, et qui ont prouvé qu’on pouvait compter sur eux
dans les moments difficiles». Ifticen souhaitera que ses poulains
continueront sur cette même lancée pour tenter de redresser la barre
et améliorer le classement de l’équipe, qui mérite un meilleur sort.
«Le président Attia nous a légué cet héritage (l’OMR), et nous
devons honorer sa mémoire en gardant l’équipe toujours aux cimes»,
soulignera le driver du Ruisseau, qui souhaite que la famille de l’OMR
soit solidaire dans les moments difficiles et se regroupe autour de
l’équipe. A noter que cette victoire arrachée par les Olympiens est
la première pour l’équipe, et cela donne une saveur plus
particulière, en sachant qu’elle a été réalisée à l’extérieur de
leur base. Pour Ifticen, il faudra rester sur la même ligne et
tenter d’arracher d’autres succès à l’avenir, surtout que le chemin
est encore long, et il faut se resserrer les coudes pour espérer se
maintenir en nationale une.
Anouar M.
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