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Cité Universitaire Taleb-Abderrahmane
Les étudiants
montent au créneau
Près de 500
étudiants ont manifesté, hier soir, leur mécontentement à la cité
universitaire Taleb-Abderrahmane en raison de la situation difficile
à laquelle ils font face en ce début de rentrée universitaire.
En effet, les
responsables de cette cité U, qui abrite plus de 4 000 résidents
ont pris la décision, pour le moins précipitée, de déloger près de
1000 résidents afin d’héberger dans leurs chambres de nouvelles
bachelières et ce, en promettant à ces derniers d’être hébergés
avant la rentrée universitaire dans la nouvelle cité en cours de
construction. Cependant, et vu les retards enregistrés dans la
réalisation des six pavillons constituant la nouvelle
infrastructure, les étudiants se sont retrouvés, malgré eux, dehors
alors que l’année universitaire est entamée. Las d’attendre, et ne
voyant rien venir de la part des responsables de leur résidence, les
étudiants touchés par cette exclusion, sont montés au créneau en
occupant l’administration, plus de deux heures. Ils ont scandé, en
exigeant du directeur de solutionner cet épineux problème, des
slogans hostiles à l’égard des responsables en charge du projet de
la construction de la nouvelle cité U ainsi que du ministre de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qui n’ont
rien entrepris pour régulariser cette situation inconfortable. «Nous
ne comprenons pas pourquoi on nous a fait sortir de nos chambres
sans nous héberger ailleurs. A cause de cette décision irréfléchie,
nous nous sommes retrouvés dehors à quémander où passer la nuit.
Comment voulez- vous qu’on puisse poursuivre nos études alors que
nous n’avons même pas où dormir. C’est au directeur de la cité de
prendre les décisions qui s’imposent. Car c’est lui qui a pris la
décision de nous faire sortir de nos chambres», dira Karim, un
étudiant en fin de cycle en sciences politiques et relations
internationales. Il faut noter que, n’était l’intervention des
éléments de la police, le rassemblement aurait pris des proportions
autrement plus graves. Car, convient-il de souligner, il s’en est
fallu de peu pour que les rixes n’éclatent. Fort heureusement que
les hommes en bleu sont intervenus à temps. Les étudiants, soutenus
dans leur démarche par les organisations estudiantines, promettent
de revenir à la charge aujourd’hui afin de faire aboutir leur
revendication, somme toute légitime. C’est au ministère de
l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui avance
que tout est mis en œuvre pour réussir l’année universitaire en
cours, de répondre aux doléances de ces étudiants.
Djamel Oukali
Haut
Hafaïfia Ayache, Président de l’association de protection de
l’activité commerciale
«La situation
peut être assainie à 70% en un an»
Le Jour
d’Algérie : Où en est l’état du marché informel en Algérie, en
général et au niveau de la capitale en particulier ?
H. A. :
Le constat est des plus effrayants. Le phénomène a beaucoup
progressé et risque même de dégénérer. L’informel infeste et nuit
sérieusement à la santé économique du pays et crée une concurrence
déloyale entre les vendeurs légaux et les marchands à la sauvette
qui ne paient pas d’impôts. Tout comme il cause un préjudice énorme
au Trésor public.
Quel est le
nombre exact de vendeurs illégaux à Alger ?
J’estime que leur
nombre doit atteindre les 5000 dans toutes les communes d’Alger. Au
niveau du marché de Bab El Oued, nous dénombrons 300 commerçants
illégaux, plus de 800 aux Eucalyptus, plus de 200 à Baraki ainsi que
500 à Sorécal. Mais, force est de relever que ces chiffres ne
cessent d’augmenter et ce, nonobstant l’ouverture de plusieurs
marchés couverts et organisés, installés çà et là pour endiguer un
tant soit peu ce phénomène.
Doit-on déduire
à un dysfonctionnement?
Le problème n’est
autre que celui de volonté de la part des autorités locales. Les
solutions existent, mais des tergiversations de la part de ceux qui
sont censés y venir à bout font toujours défaut.
De qui
parlez-vous, et pourquoi la tergiversation?
Comme dans toutes
les administrations du pays d’ailleurs, les manœuvres
bureaucratiques et les malversations des uns et des autres font que
les élus du peuple des communes de la capitale se fient encore plus
au favoritisme et autres amitiés dans la distribution des locaux
commerciaux. A titre d’exemple, le marché de Zoudj Aâyoun de La
Casbah a vu tripler ses vendeurs illégaux et ce, une année après la
distribution de 500 tables et locaux dans un marché ouvert par les
autorités municipales pour endiguer cette crise. En fait, la cause
et des plus simples, les bénéficiaires n’étaient pas les vrais
marchands, mais d’autres. Donc, rien n’est réglé. D’où la nécessité
d’ouvrir une enquête pour définir les responsabilités dans cette
énième affaire de distribution des locaux.
Le problème, ce
sont les élus locaux ?
Oui, dans la
mesure où ceux-ci –les élus– peuvent bien intervenir et arrêter ce
massacre. Mais la politique d’intérêts dicte tout autre chose. A
aucun moment, il n’a été question de charger les services de Sûreté
nationale de nettoyer nos routes de ces marchands. Mais ils
refusent, tout de même, de contribuer avec le mouvement associatif
pour solutionner ce problème.
Avez-vous des
propositions ?
On ne demande que
le feu vert et peu de moyens du ministère de l’Intérieur. Nous
possédons les listes des commerçants à indemniser et à qui on doit
octroyer des locaux. De cette façon, au moins, on saura à qui on a
affaire si des commerçants anarchiques ressurgissent de nouveau.
C’est un travail de longue haleine, mais grâce à notre perspicacité
et enracinement dans l’activité commerciale au niveau de la
capitale, je vous rassure que 70% du marché informel sera éradiqué
au bout d’une année. Ça ne concerne pas seulement la capitale, mais
à l’échelle nationale.
La balle est
donc dans le camp des pouvoirs publics ?
Effectivement.
Mais il est à relever que ceux-ci, seuls, ne peuvent rien faire. Et
la dernière flambée des prix de la pomme de terre n’est qu’un
exemple parmi d’autres où l’échec cuisant des politiques des
ministères du Commerce et de l’Agriculture et du Développement rural
est édifiant.
Aomar Fekrache
Haut
CEM Mohamed-Racim
Une banale
affaire portée en justice
Une banale
affaire, née des suites d’un échange de propos entre le directeur du
CEM Mohamed-Racim, situé dans la commune de Hammamet, et une
adjointe de l’éducation est, faute d’avoir été traitée au seul
niveau de cet établissement d’enseignement, passée entre les mains
de la justice. Au lieu de s’attacher à faire appel à l’arsenal de
lois et règlements régissant les relations de travail et la gestion
d’éventuels conflits, le directeur du CEM a préféré, pour on ne sait
quelles raisons et sans en informer sa hiérarchie, porter cette
affaire devant les juridictions civiles en faisant enregistrer une
plainte auprès des services de police. Non informée de cette
décision, l’adjointe de l’éducation a eu la mauvaise surprise,
quelque temps plus tard, de se voir convoquée devant le tribunal de
Chéraga. Se considérant outragés, la jeune femme et son père ont, à
leur tour et après avoir informé la direction de l’éducation
nationale, décidé d’en appeler à l’arbitrage de la justice pour
réparation de préjudice moral.
A. M.
Haut
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