Alger

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Cité Universitaire Taleb-Abderrahmane

Les étudiants montent au créneau

Hafaïfia Ayache, Président de l’association de protection de l’activité commerciale

«La situation peut être assainie à 70% en un an»

CEM Mohamed-Racim

Une banale affaire portée en justice

 

 01/11/06

 

 Cité Universitaire Taleb-Abderrahmane

Les étudiants montent au créneau

Près de 500 étudiants ont manifesté, hier soir, leur mécontentement à la cité universitaire Taleb-Abderrahmane en raison de la situation difficile à laquelle ils font face en ce début de rentrée universitaire.

En effet, les responsables de cette cité U, qui  abrite plus de 4 000 résidents ont pris la décision, pour le moins précipitée, de déloger près de 1000 résidents afin d’héberger dans leurs chambres de nouvelles bachelières et ce, en promettant à ces derniers d’être hébergés avant la rentrée universitaire dans la nouvelle cité en cours de construction. Cependant,  et vu les retards enregistrés dans la réalisation des six pavillons constituant la nouvelle infrastructure,  les étudiants se sont retrouvés, malgré eux, dehors alors que l’année universitaire est entamée. Las d’attendre, et ne voyant rien venir de la part des responsables de leur résidence, les étudiants touchés par cette exclusion, sont montés au créneau en occupant l’administration, plus de deux heures. Ils ont scandé, en exigeant du directeur de solutionner cet épineux problème, des slogans hostiles à l’égard des responsables en charge du projet de la construction de la nouvelle cité U ainsi que du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique qui n’ont rien entrepris pour régulariser cette situation inconfortable. «Nous ne comprenons pas pourquoi on nous a fait sortir de nos chambres sans nous héberger ailleurs. A cause de cette décision irréfléchie, nous nous sommes retrouvés dehors à quémander où passer la nuit. Comment voulez- vous qu’on puisse poursuivre nos études alors que nous n’avons même pas où dormir. C’est au directeur de la cité   de prendre les décisions qui s’imposent. Car c’est lui qui a pris la décision de nous faire sortir de nos chambres»,  dira Karim, un étudiant en fin de cycle en sciences politiques et relations internationales. Il faut noter que, n’était l’intervention des éléments de la police, le rassemblement aurait pris des proportions autrement plus graves. Car, convient-il de souligner, il s’en est fallu de peu pour que les rixes n’éclatent. Fort heureusement que les hommes en bleu sont intervenus à temps. Les étudiants, soutenus dans leur démarche par les organisations estudiantines, promettent de revenir à la charge aujourd’hui afin de faire aboutir leur revendication, somme toute légitime. C’est au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, qui avance que tout est mis en œuvre pour réussir l’année universitaire en cours, de répondre aux doléances de ces étudiants.  

Djamel Oukali

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Hafaïfia Ayache, Président de l’association de protection de l’activité commerciale

«La situation peut être assainie à 70% en un an»

Le Jour d’Algérie :  Où en est l’état du marché informel en Algérie, en général et au niveau de la capitale en particulier ?

H. A. : Le constat est des plus effrayants. Le phénomène a beaucoup progressé et risque même de dégénérer. L’informel infeste et nuit sérieusement à la santé économique du pays et crée une concurrence déloyale entre les vendeurs légaux et les marchands à la sauvette qui ne paient pas d’impôts. Tout comme il cause un préjudice énorme au Trésor public.

 

Quel est le nombre exact de vendeurs illégaux à Alger ?

J’estime que leur nombre doit atteindre les 5000 dans toutes les communes d’Alger. Au niveau du marché de Bab El Oued, nous dénombrons 300 commerçants illégaux, plus de 800 aux Eucalyptus, plus de 200 à Baraki ainsi que 500 à Sorécal. Mais, force est de relever que ces chiffres ne cessent d’augmenter et ce, nonobstant l’ouverture de plusieurs marchés couverts et organisés, installés çà et là pour endiguer un tant soit peu ce phénomène.

 

Doit-on déduire à un dysfonctionnement?

Le problème n’est autre que celui de volonté de la part des autorités locales. Les solutions existent, mais des tergiversations de la part de ceux qui sont censés y venir à bout font toujours défaut.

 

De qui parlez-vous, et pourquoi la tergiversation?

Comme dans toutes les administrations du pays d’ailleurs, les manœuvres bureaucratiques et les malversations des uns et des autres font que les élus du peuple des communes de la capitale se fient encore plus au favoritisme et autres amitiés dans la distribution des locaux commerciaux. A titre d’exemple, le marché de Zoudj Aâyoun de La Casbah a vu tripler ses vendeurs illégaux et ce, une année après la distribution de 500 tables et locaux dans un marché ouvert par les autorités municipales pour endiguer cette crise. En fait, la cause et des plus simples, les bénéficiaires n’étaient pas les vrais marchands, mais d’autres. Donc, rien n’est réglé. D’où la nécessité d’ouvrir une enquête pour définir les responsabilités dans cette énième affaire de distribution des locaux.

 

Le problème, ce sont les élus locaux ?

Oui, dans la mesure où ceux-ci –les élus–  peuvent bien intervenir et arrêter ce massacre. Mais la politique d’intérêts dicte tout autre chose. A aucun moment, il n’a été question de charger les services de Sûreté nationale de nettoyer nos routes de ces marchands. Mais ils refusent, tout de même, de contribuer avec le mouvement associatif pour solutionner ce problème.

 

Avez-vous des propositions ?

On ne demande que le feu vert et peu de moyens du ministère de l’Intérieur. Nous possédons les listes des commerçants à indemniser et à qui on doit octroyer des locaux. De cette façon, au moins, on saura à qui on a affaire si des commerçants anarchiques ressurgissent de nouveau. C’est un travail de longue haleine, mais grâce à notre perspicacité et enracinement dans l’activité commerciale au niveau de la capitale, je vous rassure que 70% du marché informel sera éradiqué au bout d’une année. Ça ne concerne pas seulement la capitale, mais à l’échelle nationale.

 

La balle est donc dans le camp des pouvoirs publics ?

Effectivement. Mais il est à relever que ceux-ci, seuls, ne peuvent rien faire. Et la dernière flambée des prix de la pomme de terre n’est qu’un exemple parmi d’autres où l’échec cuisant des politiques des ministères du Commerce et de l’Agriculture et du Développement rural est édifiant.  

Aomar Fekrache

 

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CEM Mohamed-Racim

Une banale affaire portée en justice

Une banale affaire, née des suites d’un échange de propos entre le directeur du CEM Mohamed-Racim, situé dans la commune de Hammamet, et une adjointe de l’éducation est, faute d’avoir été traitée au seul niveau de cet établissement d’enseignement, passée entre les mains de la justice. Au lieu de s’attacher à faire appel à l’arsenal de lois et règlements régissant les relations de travail et la gestion d’éventuels conflits, le directeur du CEM a préféré, pour on ne sait quelles raisons et sans en informer sa hiérarchie, porter cette affaire devant les juridictions civiles en faisant enregistrer une plainte auprès des services de police. Non informée de cette décision, l’adjointe de l’éducation a eu la mauvaise surprise, quelque temps plus tard, de se voir convoquée devant le tribunal de Chéraga. Se considérant outragés, la jeune femme et son père ont, à leur tour et après avoir informé la direction de l’éducation nationale, décidé d’en appeler à l’arbitrage de la justice pour réparation de préjudice moral.

A. M.

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