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Festival du conte à Oran
Une parole à la
croisée des cultures
L’association pour
la promotion de la lecture enfantine, «Le petit lecteur», de concert
avec la délégation de la commission européenne à Alger, organisera
du 12 au 19 mars 2007 à Oran, le festival du conte pour enfants.
Placée sous le
signe de «la Parole à la croisée des cultures», le festival du conte
que la ville d’Oran s’apprête à organiser déclinera un programme
d’activités dont la tenue d’un séminaire sur le conte et l’oralité
les 12 et 13 mars et ce, dans le but de faire découvrir cette
culture commune de part et d’autre de la Méditerranée.
Ce festival
prendra la forme d’une semaine culturelle autour du conte. Les
organisateurs ont d’ores et déjà lancé un appel à communication à
ceux (psychothérapeutes, chercheurs et pédagogues, notamment)
désirant intervenir à travers l’un des quatre thèmes
(v/petitlecteur2002@yahoo.fr ). Le premier thème sera consacré à
«L’oralité qui occupe une place privilégiée dans la création
littéraire». L’analyse de nombre d’œuvres majeures, maghrébines
notamment, implique que le patrimoine oral soit rassemblé et
répertorié, d’où le second thème ayant trait aux «Critères qui
définissent la collecte du conte». Une réflexion qui, selon les
initiateurs du festival, nourrit celle également d’une typologie des
écrits populaires dans l’établissement d’un catalogue régional
d’abord, national, ensuite. Ceci contribuerait grandement à la
préservation du lien social et à la transmission
inter-générationnelle de nos us et coutumes. Le troisième thème sera
axé sur «L’espace et l’art du conteur». Des témoignages des conteurs
permettraient de s’informer sur les activités des agents culturels
qui perpétuent cette tradition. Autrement dit, quels sont les
espaces où ces récits sont susceptibles de se dérouler ? Ainsi,
espaces publics, privés, statuts du conteurs, type de public, halqa,
cercle familial, autant de vecteurs qui déterminent la parole contée
comme une inter-parole ou un sens négocié entre le
diseur et
l’auditeur. Enfin, le quatrième thème sera dédié aux
«Usages du conte»
en tant que consolidateur du lien social. N’est-ce pas que
psychologues et pédagogues ont mis en valeur les bienfaits
thérapeutiques du conte, à l’image des travaux de Diatkine qui vise
à rétablir un fonctionnement psychique libre et riche chez les
jeunes enfants en grande difficulté ? Le conte comme école de
parole, comme scénario théâtralisé permet aussi une libération de la
parole chez l’enfant inscrit comme personnage parlant ou comme
conteur à son tour, d’où son intérêt dans les institutions scolaires
et éducatives, comme moyen de transfert des valeurs morales et
spirituelles et du savoir.
Hacène K.
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