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4e congres international des experts comptables
La
bonne gouvernance en débat
«Nous
sommes en train d’élaborer un dossier de financement par
des institutions internationales, notamment la Banque
mondiale et la Banque africaine de développement»
Le 4e
Congrès international de l’Ordre des experts comptables,
commissaires aux comptes et comptables agréés, qui se
tiendra du 4 au 5 novembre courant, débattra notamment
de la «bonne gouvernance» et de la formation, a indiqué
à Alger, Mohamed Lamine Hamdi, président du Conseil de
l’Ordre. Cette manifestation aura pour vocation de
permettre «aux professionnels de faire un bilan
personnel, dans les domaine intellectuel, culturel et
professionnel pour faire face, notamment à l’évolution
dans le monde, en terme de normes internationales», a
ajouté M. Hamdi, lors d’une conférence de presse,
rapportée par l’APS, sous le thème «la bonne
gouvernance». Il a indiqué que pour l’expert comptable,
la gouvernance le concerne dans sa mission, notamment
d’organisation d’entreprise et de mise en place de
systèmes, ajoutant qu’elle «l’oblige à se soumettre à un
contrôle par ses pairs». Pour ce faire, la gouvernance a
besoin «d’outils de la gouvernance», tels que
l’informatique, le contrôle de la qualité «les ISO», et
toute sorte d’internements, d’encadrement et de mesure
de performance institutionnelle et managériale, a-t-il
ajouté. Concernant la formation comptable, M. Hamdi a
indiqué qu’en Algérie celle-ci «souffre de problèmes
structurants», compte tenu de l’existence sur le plan
organisationnel, de trois catégories professionnelles
(expert comptable, commissaires aux comptes et
comptables agréeés) au sein d’un même ordre. «Les
ambitions des professionnels des catégories dites
-basses- (comptable agréé et commissaire aux comptes)
déstabilisent cette institution», a dit le président du
Conseil de l’Ordre, soulignant l’impératif de mener une
«politique d’unification tendant à éliminer les
catégories dites basses et d’entreprendre par
conséquent, la mise à niveau nécessaire». L’intervenant
a également mis l’accent sur la formation des
stagiaires, suggérant «le lancement d’une action de
formation complémentaire qui permettra de combler les
insuffisances en matière d’encadrement des stagiaires».
La mise en œuvre de la réforme de l’enseignement
supérieur de la comptabilité et du diplôme d’expert
comptable en faveur d’une plus grande ouverture sur les
filières non comptables, a également été proposée par M.
Hamdi, qui précise que plus de 11 000 professionnels,
dont 1 500 experts comptables, 2 500 commissaires aux
comptes, 2 500 comptables agréés sont répartis à travers
le pays et 3 500 sont des stagiaires. Il a par ailleurs
plaidé en faveur de la création d’un institut de
formation d’expert comptable. «Nous sommes en train
d’élaborer un dossier de financement par des
institutions internationales, notamment la Banque
mondiale et la Banque africaine de développement»,
a-t-il dit. «Nous avons préféré un financement externe
pour pouvoir garder une marge de liberté par rapport au
ministère des Finances», a-t-il précisé. Lors du 4e
Congrès international de l’Ordre des experts comptables,
commissaires aux comptes et comptables agréés, qui
regroupera des experts d’une trentaine de pays, des
professionnels débattront de la gouvernance des
entreprises économiques, des institutions
gouvernementales, des administrations locales du rôle et
place de la profession dans la bonne gouvernance et des
outils de la gouvernance.
Amine B.
Grève et protestation en kabylie
Makouda paralysée
La
ville de Makouda a été paralysée, hier, par la fermeture
des sièges de la daïra et de l’APC ainsi que par une
grève générale. Des actions organisées par les comités
des 15 villages de Attouche qui manifestent ainsi leur
mécontentement face au blocage de certains projets. Dans
une déclaration rendue publique, les comités de villages
contestent une entreprise qui a abandonné un projet de
réhabilitation d’une route qui dessert le village Aïn
Larbaâ. Les auteurs de la déclaration ne ménagent pas
les autorités locales en dénonçant l’absence de suivi
des projets, «laissant les entreprises travailler comme
bon leur semble», d’où le recours à la fermeture des
sièges de la daïra et de l’APC de Makouda, décidée par
les habitants de Attouche pour demander le retour de
l’entreprise de réalisation pour l’achèvement dudit
tronçon (travaux à finir sur 2,2 km), l’exploitation de
la source Lemghassel et la réalisation d’un plan
détaillé pour l’alimentation en eau potable des 15
villages de Attouche. Les comités de villages demandent
également l’achèvement des travaux sur la conduite d’eau
d’Imekhlaf, projet qui doit desservir les villages de
Attouche. En ce qui concerne le plan sanitaire, les
villageois demandent l’équipement et la mise en service
«dans les meilleurs délais» d’un centre de santé de
Sliha. Par ailleurs, d’autres revendications sont
portées sur la déclaration, tels que l’aménagement
urbain de Attouche et la réalisation d’une Maison de
jeunes. Constatant la dégradation du CW3 du fait du
«passage intensif de camions de gros tonnages»
transportant du sable extrait de l’oued Sebaou, les
comités de villages demandent aux autorités compétentes
la prise en charge de ce problème pour protéger ledit
axe routier, et mettre un terme au «pillage de
sable».
Zahra H
Mohamed Bedjaoui à Madrid
Le
partenariat à l'ordre du jour
Le
ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères,
Mohammed Bedjaoui, s’est entretenu hier à Madrid au
siège du ministère espagnol des Affaires étrangères avec
son homologue espagnol, Miguel Angel Moratinos. Les
relations bilatérales aux plans politique, économique,
notamment le partenariat énergétique et culturel entre
les deux pays, ainsi que les questions régionales et
internationales d’intérêt commun, particulièrement la
coopération en Méditerranée, le Proche-Orient, le Sahara
Occidental et l’immigration ont été au centre des
entretiens des deux ministres. L’ambassadeur algérien à
Madrid, M. Mohammed Haneche et l’ambassadeur espagnol à
Alger, M. Juan Lena, ont assisté aux entretiens. Lors
d’une conférence de presse conjointe qui a suivi ces
entretiens, M. Moratinos a souligné «l’excellence» des
relations algéro-espagnoles. «Avec l’Algérie, l’Espagne
entretient un agenda d’intérêt stratégique très
important qui démontre sa volonté de renforcer au
maximum ses relations avec ce pays voisin», a-t-il
déclaré.
Mohammed Bedjaoui, poursuit sa visite à Madrid par des
entretiens en début d’après-midi avec le Président du
Congrès des députés (chambre basse du Parlement), Manuel
Marin, au siège de cette institution. Au cours de
l’après-midi, M. Bedjaoui devait être reçu par le
Président du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero.
M.
Bedjaoui est arrivé à Madrid lundi pour une visite de
travail destinée à renforcer la coopération bilatérale
et approfondir la concertation sur les questions
régionales et internationales. La préparation de la 3e
réunion de haut niveau algéro-espagnole et la prochaine
visite d’Etat du roi Juan Carlos et de la reine Sofia en
Algérie seront également à l’ordre du jour des
entretiens de M. Bedjaoui à Madrid. Lundi soir, le
ministre des Affaires étrangères a été reçu en audience
par le souverain espagnol au palais de La Zarzuela.
Lors
de cette audience, M. Bedjaoui lui a transmis un
«message verbal d’amitié et de considération» du
Président Abdelaziz Bouteflika.
Amine B.
Le programme Alsat 2 opérationnel en 2008
Un
satellite intégré à 100% en Algérie
«Alsat2B, le second satellite à haute résolution
d’observation de la terre Alsat- que comprend le
programme Alsat 2 sera intégré complètement en Algérie».
La bonne nouvelle a été annoncée lundi, par le
président- directeur général d’Astrium-Sas. En visite
technique de deux jours en Algérie, Antoine Bouvier a
été reçu par le minis-tre de la Poste et des
Technologies de l’information et de la communication,
Boudjemaâ Haïchour. Ce dernier a exprimé sa satisfaction
quant à l’avancement du projet Alsat 2, dont la
réalisation viendra renforcer le développement des
technologies spatiales auquel aspire l’Algérie. «Déjà
qu’avec le lancement d’Alsat 1, il a été possible à
l’Algérie d’utiliser les données fournies dans la lutte
anti-acridienne, les incendies des forêts, la lutte
contre la désertification, dans l’aménagement du
territoire et dans le développement rural», a souligné
le ministre. Revenant sur son audition par le président
de la République et qui a duré plus de 5h30, le ministre
de la Poste et des TIC a révélé que le chef de l’Etat a
«vivement insisté sur le développement du programme
spatial pour lequel a été allouée une enveloppe de 82
milliard de dollars». Le programme Alsat 2, qui sera
finalisé à l’horizon 2008, assure aussi le côté
formation aux cadres algériens. C’est ainsi qu’une
équipe de 29 chercheurs algériens a bénéficié d’un
programme de transfert de savoir-faire à Toulouse sous
les soins d’Astrium-Sas, l’opérateur majeur de
l’industrie spatiale européenne. Cette même équipe, a
déclaré de son côté, le
P-DG
d’Astrium-Sas «va participer à la partie technique de la
réalisation du programme Alsat2».
Il est
à signaler que le projet Alsat2 qui entre dans les
applications du programme algérien de développement
durable, représente une nouvelle étape dans la politique
spatiale algérienne.
Il
traduit aussi l’aspect technique d’une coopération à
long terme entre les gouvernements de la France et
l’Algérie.
Habiba Ghrib
Ould Abbes fait son bilan
559 543 emplois créés en 2006
Etablissant le bilan de l’emploi, le ministère de
l’Emploi et de la Solidarité nationale de Djamel Ould
Abbès a indiqué dans un communiqué parvenu hier à notre
rédaction que le nombre d’emplois créés au courant de
cette année, est de 559 543. Durant le premier semestre
de 2006, près de
204
701 emplois ont été créés dans le cadre de la démarche
initiée par ce département qui vise à promouvoir
l’emploi et à lutter contre le chômage des jeunes
particulièrement. Ces emplois entrent dans le cadre de
la mise en place des dispositifs publics d’insertion
professionnelle. La répartition de ces
postes d’emploi fait ressortir la création de près 370
535 emplois dont 120 101 emplois saisonniers d’intérêt
local (ESIL), 211 151 emplois pour activités d’intérêts
général (IAIG) et 30 398 contrats de pré-emploi CPE,
alors que les emplois pour travaux d’utilité publique à
haute intensité de main-d’œuvre, sont de 8 882 emplois
qui ont été concrétisés. 32 166 emplois d’insertion par
l’économie ont été créés dont 13 187 au titre de
micro-entreprises et 19 979 par le dispositif du
micro-crédit. Le communiqué note que «les prévisions de
clôture au 31 décembre 2006, pour les mêmes programmes
sus-cités, font ressortir quelque 434 768 emplois
d’insertion par le social ainsi que 124 775 emplois
d’insertion par l’économie».
Au
total, souligne t-on auprès de ce ministère, c’est «559
543 emplois seront créés d’ici à la fin de l’année en
cours par le secteur de l’emploi et de la solidarité,
soit près de 40 % d’augmentation par rapport à l’année
2005, qui a été clôturée avec un total de 401 357
emplois créés».
Pour
ce faire, un programme spécial a été adopté par le
gouvernement. Il concerne entre autres les wilayas du
sud et les wilayas des Hauts Plateaux dont la
contribution additionnelle à la création d’emplois
serait au 31 décembre prochain de l’ordre de 33 036 pour
les 10 wilayas du sud et de 110 732 pour les 16 wilayas
des Hauts Plateaux.
Au
plan du financement de ces mesures actives de traitement
du chômage, particulièrement des jeunes, initiées par le
gouvernement, «38 milliards de dinars ont été mobilisés
dont 9,3 milliards de dinars au titre de la première
tranche de l’année en cours du programme spécial 2006/09
des wilayas du sud et des wilayas des Hauts
Plateaux.
Kahina. B
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