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LA UNE En prononçant une sentence aussi rigoureuse, pour laquelle les avocats de la défense ont décidé de faire appel, le président du tribunal a voulu abonder dans le sens du procureur général qui avait, auparavant, requis le maximum de la peine pénale, le maximum pour ce qui est du versement de dommages et intérêts et la fermeture, durant trois mois du journal. 

01/11/06

 

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Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un Aid Moubarek

 

 

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Pertes et profits ?

Autres cieux, autres échelles des valeurs, alors qu’à Marseille l’incendie d’un bus provoque la carbonisation d’une jeune femme et soulève une vague d’indignation sans précédent en France, à Alger le dynamitage de deux commissariats et la mort de trois personnes suscite tout au plus les réflexes sécuritaires traditionnels. Pas de message de condoléances officiel, pas de déclaration de hauts responsables pour condamner ces actes, pas de mobilisation de la classe politique ni de la société civile. Comme si le fait d’être habitués à ce genre d’attentats nous dispensait de leur nécessaire condamnation et du réconfort à apporter à leurs victimes. Car si nous commençons par être fatigués de condamner les actes terroristes viendra inévitablement le jour où nous serons las de les combattre. Cela a bien été compris par le Président français qui a pris son téléphone pour appeler les parents de la jeune fille brûlée à Marseille et témoigner d’une capacité indignation qu’il s’agit de ne surtout pas perdre. A Alger c’est une innocente riveraine d’un commissariat qui a perdu la vie sans que cela ne fasse bouger le petit doigt à nos responsables qui estiment peut-être que c’est là le tribut à payer à un terrorisme qui touche tout le monde. Justement !

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Journal Echourouk El Youmi condamné

Kadhafi obtient gain de cause

En prononçant une sentence aussi rigoureuse, pour laquelle les avocats de la défense ont décidé de faire appel, le président du tribunal a voulu abonder dans le sens du procureur général qui avait, auparavant, requis le maximum de la peine pénale, le maximum pour ce qui est du versement de dommages et intérêts et la fermeture, durant trois mois du journal. 

l2 mois de suspension et des peines de prison

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 Les Titres

 

Loi de finances

Impôts : ce qui va changer en 2007

 

Après le double attentat à la voiture piégée

Quelles retombées politiques ?

 

1er Novembre 1954-2006

Les précurseurs de la Révolution

 

 Le Trait d'Abi  

 

 Divers

 

4e congres international des experts comptables

La bonne gouvernance en débat

«Nous sommes en train d’élaborer un dossier de financement par des institutions internationales, notamment la Banque mondiale et la Banque africaine de développement»

Le 4e Congrès international de l’Ordre des experts comptables, commissaires aux comptes et comptables agréés, qui se tiendra du 4 au 5 novembre courant, débattra notamment de la «bonne gouvernance» et de la formation, a indiqué à Alger, Mohamed Lamine Hamdi, président du Conseil de l’Ordre. Cette manifestation aura pour vocation de permettre «aux professionnels de faire un bilan personnel, dans les domaine intellectuel, culturel et professionnel pour faire face, notamment à l’évolution dans le monde, en terme de normes internationales», a ajouté M. Hamdi, lors d’une conférence de presse, rapportée par l’APS, sous le thème «la bonne gouvernance». Il a indiqué que pour l’expert comptable, la gouvernance le concerne dans sa mission, notamment d’organisation d’entreprise et de mise en place de systèmes, ajoutant qu’elle «l’oblige à se soumettre à un contrôle par ses pairs». Pour ce faire, la gouvernance a besoin  «d’outils de la gouvernance», tels que l’informatique, le contrôle de la qualité «les ISO», et toute sorte d’internements, d’encadrement et de mesure de performance institutionnelle et managériale, a-t-il ajouté. Concernant la formation comptable, M. Hamdi a indiqué qu’en Algérie celle-ci «souffre de problèmes structurants», compte tenu de l’existence sur le plan organisationnel, de trois catégories professionnelles (expert comptable, commissaires aux comptes et comptables agréeés) au sein d’un même ordre. «Les ambitions des professionnels des catégories dites -basses- (comptable agréé et commissaire aux comptes) déstabilisent cette institution», a dit le président du Conseil de l’Ordre, soulignant l’impératif de mener une «politique d’unification tendant à éliminer les catégories dites basses et d’entreprendre par conséquent, la mise à niveau nécessaire». L’intervenant a également mis l’accent sur la formation des stagiaires, suggérant «le lancement d’une action de formation complémentaire qui permettra de combler les insuffisances en matière d’encadrement des stagiaires». La mise en œuvre de la réforme de l’enseignement supérieur de la comptabilité et du diplôme d’expert comptable en faveur d’une plus grande ouverture sur les filières non comptables, a également été proposée par M. Hamdi, qui précise que plus de 11 000 professionnels, dont 1 500 experts comptables, 2 500 commissaires aux comptes, 2 500 comptables agréés sont répartis à travers le pays et 3 500 sont des stagiaires. Il a par ailleurs plaidé en faveur de la création d’un institut de formation d’expert comptable. «Nous sommes en train d’élaborer un dossier de financement par des institutions internationales, notamment la Banque mondiale et la Banque africaine de développement», a-t-il dit. «Nous avons préféré un financement externe pour pouvoir garder une marge de liberté par rapport au ministère des Finances», a-t-il précisé. Lors du 4e Congrès international de l’Ordre des experts comptables, commissaires aux comptes et comptables agréés, qui regroupera des experts d’une trentaine de pays, des professionnels débattront de la gouvernance des entreprises économiques, des institutions gouvernementales, des administrations locales du rôle et place de la profession dans la bonne gouvernance et des outils de la gouvernance.   

Amine B.

 

Grève et protestation en kabylie

Makouda paralysée

La ville de Makouda a été paralysée, hier, par la fermeture des sièges de la daïra et de l’APC ainsi que par une grève générale. Des actions organisées par les comités des 15 villages de Attouche qui manifestent ainsi leur mécontentement face au blocage de certains projets. Dans une déclaration rendue publique, les comités de villages contestent une entreprise qui a abandonné un projet de réhabilitation d’une route qui dessert le village Aïn Larbaâ. Les auteurs de la déclaration ne ménagent pas les autorités locales en dénonçant l’absence de suivi des projets, «laissant les entreprises travailler comme bon leur semble», d’où le recours à la fermeture des sièges de la daïra et de l’APC de Makouda, décidée par les habitants de Attouche pour demander le retour de l’entreprise de réalisation pour l’achèvement dudit tronçon (travaux à finir sur 2,2 km), l’exploitation de la source Lemghassel et la réalisation d’un plan détaillé pour l’alimentation en eau potable des 15 villages de Attouche. Les comités de villages demandent également l’achèvement des travaux sur la conduite d’eau d’Imekhlaf, projet qui doit desservir les villages de Attouche. En ce qui  concerne le plan sanitaire, les villageois demandent l’équipement et la mise en service «dans les meilleurs délais» d’un centre de santé de Sliha. Par ailleurs, d’autres revendications sont portées sur la déclaration, tels que l’aménagement urbain de Attouche et la réalisation d’une Maison de jeunes. Constatant la dégradation du CW3 du fait du «passage intensif de camions de gros tonnages» transportant du sable extrait de l’oued Sebaou, les comités de villages demandent aux autorités compétentes la prise en charge de ce problème pour protéger ledit axe routier, et mettre un terme au «pillage de sable».   

Zahra H

 

Mohamed Bedjaoui à Madrid

Le partenariat à l'ordre du jour

Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, Mohammed Bedjaoui, s’est entretenu hier à Madrid au siège du ministère espagnol des Affaires étrangères avec son homologue espagnol, Miguel Angel Moratinos. Les relations bilatérales aux plans politique, économique, notamment le partenariat énergétique et culturel entre les deux pays, ainsi que les questions régionales et internationales d’intérêt commun, particulièrement la coopération en Méditerranée, le Proche-Orient, le Sahara Occidental et l’immigration ont été au centre des entretiens des deux ministres. L’ambassadeur algérien à Madrid, M. Mohammed Haneche et l’ambassadeur espagnol à Alger, M. Juan Lena, ont assisté aux entretiens. Lors d’une conférence de presse conjointe qui a suivi ces entretiens, M. Moratinos a souligné «l’excellence» des relations algéro-espagnoles. «Avec l’Algérie, l’Espagne entretient un agenda d’intérêt stratégique très important qui démontre sa volonté de renforcer au maximum ses relations avec ce pays voisin», a-t-il déclaré.

Mohammed Bedjaoui, poursuit sa visite à Madrid par des entretiens en début d’après-midi avec le Président du Congrès des députés (chambre basse du Parlement), Manuel Marin, au siège de cette institution. Au cours de l’après-midi, M. Bedjaoui devait être reçu par le Président du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero.

M. Bedjaoui est arrivé à Madrid lundi pour une visite de travail destinée à renforcer la coopération bilatérale et approfondir la concertation sur les questions régionales et internationales. La préparation de la 3e réunion de haut niveau algéro-espagnole et la prochaine visite d’Etat du roi Juan Carlos et de la reine Sofia en Algérie seront également à l’ordre du jour des entretiens de M. Bedjaoui à Madrid. Lundi soir, le ministre des Affaires étrangères a été reçu en audience par le souverain espagnol au palais de La Zarzuela.

Lors de cette audience, M. Bedjaoui lui a transmis un «message verbal d’amitié et de considération» du Président Abdelaziz Bouteflika.         

Amine B.

 

Le programme Alsat 2 opérationnel en 2008

Un satellite intégré à 100% en Algérie

«Alsat2B, le second satellite à haute résolution d’observation de la terre Alsat- que comprend le programme Alsat 2 sera intégré complètement en Algérie». La bonne nouvelle a été annoncée lundi, par le président- directeur général d’Astrium-Sas. En visite technique de deux jours en Algérie, Antoine Bouvier a été reçu par le minis-tre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Boudjemaâ Haïchour. Ce dernier a exprimé sa satisfaction quant à l’avancement du projet Alsat 2, dont la réalisation viendra renforcer le développement des technologies spatiales auquel aspire l’Algérie. «Déjà qu’avec le lancement d’Alsat 1, il a été possible à l’Algérie d’utiliser les données fournies dans la lutte anti-acridienne, les incendies des forêts, la lutte contre la désertification, dans l’aménagement du territoire et dans le développement rural», a souligné le ministre. Revenant sur son audition par le président de la République et qui a duré plus de 5h30, le ministre de la Poste et des TIC a révélé que le chef de l’Etat a «vivement insisté sur le développement du programme spatial pour lequel a été allouée une enveloppe de 82 milliard de dollars». Le programme Alsat 2, qui sera finalisé à l’horizon 2008, assure aussi le côté formation aux cadres algériens. C’est ainsi qu’une équipe de 29 chercheurs algériens a bénéficié d’un programme de transfert de savoir-faire à Toulouse sous les soins d’Astrium-Sas, l’opérateur majeur de l’industrie spatiale européenne. Cette même équipe, a déclaré de son côté, le

P-DG d’Astrium-Sas «va participer à la partie technique de la réalisation du programme Alsat2».

Il est à signaler que le projet Alsat2 qui entre dans les applications du programme algérien de développement durable, représente une nouvelle étape dans la politique spatiale algérienne.

Il traduit aussi l’aspect technique d’une coopération à long terme entre les gouvernements de la France et l’Algérie.   

Habiba Ghrib

 

Ould Abbes fait son bilan

559 543 emplois créés en 2006

Etablissant le bilan de l’emploi, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale de Djamel Ould Abbès a indiqué dans un communiqué parvenu hier à notre rédaction que  le nombre d’emplois créés au courant de cette année, est de 559 543. Durant le premier semestre de 2006, près de

204 701 emplois ont été créés dans le cadre de la démarche initiée par ce département qui vise à promouvoir l’emploi et à lutter contre le chômage des jeunes particulièrement. Ces emplois entrent dans le cadre de la mise en place des dispositifs publics d’insertion professionnelle. La répartition de ces

 postes d’emploi fait ressortir la création de près 370 535 emplois dont 120 101 emplois saisonniers d’intérêt local (ESIL), 211 151 emplois pour activités d’intérêts général (IAIG) et 30  398 contrats de pré-emploi CPE, alors que les emplois pour travaux d’utilité publique à haute intensité de main-d’œuvre, sont  de 8 882 emplois qui ont été concrétisés. 32 166 emplois d’insertion par l’économie ont été créés dont 13 187 au titre de micro-entreprises et 19 979 par le dispositif du micro-crédit. Le communiqué note que «les prévisions de clôture au 31 décembre 2006, pour les mêmes programmes sus-cités, font ressortir quelque  434 768 emplois d’insertion par le social ainsi que 124 775 emplois d’insertion par l’économie».

Au total, souligne t-on auprès de ce ministère, c’est  «559 543 emplois seront créés d’ici à la fin de l’année en cours par le secteur de l’emploi et de la solidarité, soit près de 40 % d’augmentation par rapport à l’année 2005, qui a été clôturée avec un total de 401 357 emplois créés». 

Pour ce faire, un programme spécial a été adopté par le gouvernement. Il concerne entre autres les wilayas du sud et les wilayas des Hauts Plateaux dont la contribution additionnelle à la création d’emplois serait au 31 décembre prochain de l’ordre de 33 036 pour les 10 wilayas du sud et de 110 732 pour les 16 wilayas des Hauts Plateaux.

Au plan du financement de ces mesures actives de traitement du chômage, particulièrement des jeunes, initiées par le gouvernement,  «38 milliards de dinars ont été mobilisés dont 9,3 milliards de dinars au titre de la première tranche de l’année en cours du programme spécial 2006/09 des wilayas du sud et des wilayas des Hauts Plateaux.     

Kahina. B  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Panique dans les salons

Le coup est dur qui vient d’être porté à la réputation de citadelle imprenable de la capitale face à un terrorisme que nous pensions trop affaibli pour oser une pareille incursion contre deux commissariats de l’Est d’Alger. Pourtant les faits sont là, ils indiquent sans l’ombre d’un doute que les terroristes sont encore capables de faire beaucoup de mal et qu’il faut les considérer comme partie prenante de processus de normalisation ou non de la scène sécuritaire aussi bien que politique. Cela indique surtout que les efforts gigantesques déployés pour normaliser la situation en direction du marais fissiste ne sont pas vains et que l’enjeu représenté par l’action de Kébir est loin d’être superflue.

Il s’agit, nous l’aurons compris de couper le terrorisme d’un quelconque vivier et d’empêcher que le GSPC ne fasse sa jonction avec une jeunesse qui peut toujours être tentée par l’aventure violente.

La démonstration de force imposée ces jours derniers avec la série d’attentats en tous genres et plus particulièrement les deux derniers, visant au contraire à faire de l’option de la violence, une alternative encore viable sur laquelle peut compter le courant ultra-radical du Fis dissous pour se présenter comme seul interlocuteur valable face à l’Etat. Jamais en effet les attentats en tous genres n’auront été aussi spectaculaires et destructeurs depuis 2001, que depuis que Rabah Kébir est rentré au pays pour militer pour une normalisation politique du courant auquel il appartient et qui est le réservoir humain naturel du terrorisme. C’est dire que si le GSPC ne représente pas une menace grave pour la pérennité de nos institutions,

il peut encore servir de puissant instrument de déstabilisation au service d’intérêts troubles qui ne veulent pas d’un climat politique totalement apaisé. Intérêts nationaux autant qu’étrangers d’ailleurs qui ne relâcheront pas leur pression tant qu’ils estimeront pouvoir faire bouger les maquis et la rue contre un Etat qui dérange leurs calculs. Le vent d’assainissement anti-corruption qui souffle sur le pays aux plus hauts niveaux de l’administration agissant comme un puissant aiguillon sur une coalition terroriste maffieuse qui a jusque-là su jouer sur les peurs des Algériens pour les diviser sur des bases idéologiques surfaites et les empêcher de se mobiliser autour des objectifs de développement. Les deux derniers attentats commis contre des commissariats à Alger même, loin de témoigner de la force de cette coalition terroriste maffieuse, indique au contraire le degré de panique qui s’est emparé d’elle à la veille des grands procès Khalifa et BCIA et au moment où des walis en activité sont poursuivis par la justice. Mais il semblerait que le train est à présent en marche et que ce ne sont pas quelques bombes et quelques lâches attentats qui vont l’empêcher d’avancer.  

A. M.

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