Points chauds 

Par

Fouzia Mahmoudi

 

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Selon un rapport du Cicr sur la situation à Ghaza

1,5 million de personnes en proie au désespoir 

 

 30/06/09

 

Selon un rapport du Cicr sur la situation à Ghaza

1,5 million de personnes en proie au désespoir 

Six mois après la fin de l’opération militaire israélienne contre Ghaza, ses habitants n’arrivent pas à reconstruire leur vie et plongent toujours plus dans le désespoir, a déclaré hier le Comité international de la Croix-Rouge.

Six mois après la fin de l’opération militaire israélienne contre Ghaza, ses habitants n’arrivent pas à reconstruire leur vie et plongent toujours plus dans le désespoir, a déclaré hier le Comité international de la Croix-Rouge. Selon un nouveau rapport sur la situation à Ghaza, le Cicr a indiqué que des milliers de personnes survivent difficilement et des patients gravement malades ne reçoivent pas le traitement dont ils ont besoin. Ainsi, des milliers de Ghazaouis, dont les foyers et les biens ont été détruits il y a six moins, n’ont pas d’abri adéquat. Le rapport identifie les sévères restrictions imposées au déplacement des personnes et des biens vers et hors de Ghaza au cours des deux dernières années comme étant une des principales causes de la crise dans le territoire, et indique que les quelque 4,5 milliards de dollars promis par les pays donateurs pour la reconstruction seront de peu d’utilité tant que les matériaux de construction et autres articles essentiels ne pourront être importés dans la bande de Ghaza. Le rapport précise également que l’infrastructure essentielle en eau et assainissement demeure très insuffisante «chaque jour, des eaux usées, d’un volume équivalent à 28 piscines olympiques, sont rejetées directement, partiellement traitées ou non traitées, dans la Méditerranée. Les hôpitaux font face à de grandes difficultés dues à la complexité et à la longueur des procédures d’importation israéliennes qui ralentissent l’acheminement des produits médicaux de première nécessité tels que les analgésiques et les révélateurs de films radiographiques», a indiqué le rapport. Le bouclage de Ghaza a entraîné une augmentation du chômage et l’effondrement de l’économie. «Les habitants les plus démunis ont épuisé leurs mécanismes de survie et bon nombre sont contraints de ven-dre leurs biens pour pouvoir s’acheter de quoi manger», a déclaré Antoine Grand, chef de la sous-délégation du Cicr dans le territoire. «La baisse du niveau de vie a une incidence négative sur la santé et le bien-être de la population sur le long terme. Les personnes les plus touchées sont les enfants qui constituent plus de la moitié de la population de Ghaza.» Dans le rapport, le Cicr demande que les restrictions au déplacement des personnes et des biens soient levées. «Israël a le droit de protéger sa population contre les attaques», a ajouté Grand. « Mais est-ce que cela signifie que 1,5 million de personnes à Ghaza n’ont pas le droit de mener une vie normale ?» Les mesures urgentes mentionnées dans le rapport consistent à faciliter les importations de matériel médical, à permettre l’entrée de matériaux de construction tels que le ciment et l’acier, à lever les restrictions aux exportations en provenance de Ghaza, à rouvrir les terminaux pour améliorer le passage des personnes et des biens dans le territoire et hors du territoire. Le rapport conclut que l’action humanitaire ne peut se subs   -tituer aux mesures politiques crédibles qui s’imposent pour apporter les changements dont la population de Ghaza a besoin. Le Cicr appelle les Etats, les autorités politiques et les groupes armés organisés concernés à faire le nécessaire pour rouvrir la bande de Ghaza et assurer une vie digne à sa population civile.     

Par Hocine Larabi

 

 

 

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