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500 caméras infrarouge installées

Les Algérois filmés même de nuit

Activité de la Gendarmerie nationale durant le ramadhan

Plus de vingt kilos de drogue saisis

Ouverture de la session parlementaire d'automne

Les députés sans conviction

Renouvellement des structures du FLN

Belkhadem compte écarter certains superviseurs

Audition du ministre du Travail par Bouteflika

Former pour les besoins du marché

Autoroute Est/Ouest

Réception de l’axe Bouira-Boumerdès avant fin 2010

Un camion de transport de troupes ciblé

Un attentat kamikaze fait deux morts et 30 blessés

Les jouets de violence débarquent sur le marché

Un sacré armement pour l’Aïd el fitr

Une semaine avant l'Aïd El Fitr

Les prix des ingrédients pour gâteaux flambent

Drogue

Arrestation de plusieurs dealers

Energie électrique

La demande explose, les coupures aussi

Ils sont dans l'opposition et dans le pouvoir

Ces «zaïms» qui ne veulent pas lâcher leurs partis

Regard

Télés, entre puritanisme et audimat

 

 02/09/10

500 caméras infrarouge installées

Les Algérois filmés même de nuit

La DGSN a décidé de passer à un stade supérieur dans le contrôle des rues sensibles de la capitale. Résultat : le taux de criminalité a baissé de 40% cette année.

Durant ce ramadhan, les services de sécurité ont installé dans certains quartiers d’Alger plusieurs caméras de télésurveillance infrarouge de dernière génération, capables de décrypter les lieux à une portée de 4 kilomètres et ce, même durant la nuit, ce qui porte aujourd’hui le nombre des caméras installées à Alger à 500. C’est pour la première fois que de telles caméras sont installées dans la capitale, explique une source proche de la DGSN. Ces appreils peuvent détecter les personnes à une grande distance. D’une qualité d’image de très haut niveau, ces caméras de télésurveillance sont aujourd’hui très sollicitées dans le monde. Elles ont été fournies par des sociétés privées installées à Alger, spécialisées dans l’équipement de caméras de surveillance de dernière génération. La DGSN a décidé de passer à un stade supérieur dans le contrôle des rues sensibles de la capitale. Résultat : le taux de la criminalité a baissé de 40% cette année. Toutefois, Alger n’est pas à l’abri de crimes et d’attentats terroristes. La DGSN a alors opté pour des caméras haut de gamme, notamment des caméras infrarouge pour mieux sécuriser la capitale. Ces caméras ont été installées au niveau de certains points sensibles de la capitale afin de contrôler ces lieux et d’identifier des personnes en cas de vol, agression ou lors d’un éventuel attentat terroriste. En effet, à Alger-Centre, plus de dix caméras infrarouge ont été placées il y a une semaine à la rue Khelifa Boukhalfa et tout le long de la rue Didouche. Le but est de mieux contrôler ces lieux, car le taux d’agressions a sensiblement augmenté dans ces quartiers de la capitale. D’autres lieux ont également été équipés de ces caméras. La rue de La Lyre est hautement sécurisée à l’occasion du mois sacré. Ce quartier très populaire d’Alger a également été équipé de caméras, ainsi que «Djamaa Lihoud» et la place des Martyrs.

«Boom» des caméras privées dans les banques, magasins et sociétés

Difficile de connaître aujourd’hui le nombre exact des boutiques, banques et  particuliers qui ont installé ces systèmes de surveillance. D’après une source proche de la wilaya d’Alger, plus de 3 500 caméras de surveillance ont été installées en dix ans. Au niveau des banques publiques et privées, le recours aux caméras et équipements de télésurveillance bat son plein. Chaque établissement financier s’est équipé de plusieurs appareils de télésurveillance, à la sortie comme à l’entrée, mais également aux alentours. Un contrôle très strict. D’autre part, plusieurs boutiques de la capitale sont aujourd’hui équipées d’une ou plusieurs caméras de surveillance à l’intérieur comme à l’extérieur. Ces systèmes de sécurité sont aujourd’hui très demandés par les commerçants voire même par les particuliers, à la recherche de nouveaux moyens afin de sécuriser leurs biens devant la multiplication des actes de vols. Ce nouveau phénomène est en train de s’étendre à plusieurs commerces de la capitale, générant un «boom» sans précédent des ventes dans le marché des équipements de surveillance, où plusieurs dizaines de milliards de centimes sont en jeu. Face à cette nouvelle donne, plusieurs sociétés privées se sont installées à Alger afin d’absorber cette forte demande, le chiffre d’affaires s’avérant très intéressant. Certaines de ces sociétés implantées à l’est de la capitale, ont décroché des contrats avec la DGSN pour l’installation de plusieurs centaines de caméras de surveillance dans les artères d’Alger (500 et plus). Aujourd’hui, les clients relèvent d’une tout autre catégorie. Ce sont plutôt les particuliers qui font le bonheur de ces sociétés de sécurité. Les 140 000 commerces et plus de 2 500 entreprises, sans compter les centaines de milliers de particuliers que compte Alger sont la cible de ces sociétés privées spécialisées dans l’installation des systèmes de surveillance haut de gamme. Si l’installation d’une caméra de surveillance ou tout autre équipement de sécurité prend généralement quelques heures seulement, le coût, lui, est très élevé. Un commerçant qui veut installer un système de surveillance très simple doit débourser 48 000 dinars, selon les propos de quelques commerçants de Kouba (Vieux Kouba), où le nombre de caméras déjà installées dans les boutiques est important. Plus le système de sécurité est intéressant plus le prix à payer est élevé. Si le propriétaire d’une boutique veut installer un système de surveillance haut de gamme (numérique), des équipements complets, le montant pourrait atteindre 100 000 à

200 000 dinars. Très cher, certes, mais le résultat est sûr, d’après les responsables des sociétés d’installation d’équipements de sécurité, un avis amplement partagé par les commerçants qui constatent une meilleure protection de leurs biens. Des boutiques de marques mondiales récemment installées à Alger, Fanion Fashion, Celio, ACTUA, Mango, Springfield et bien d’autres, sont toutes équipées d’un ou plusieurs systèmes de surveillance. Beaucoup de particuliers ont emboîté  le pas aux commerces en installant leur propre caméra de surveillance. Etonnant, soulignent des spécialistes qui parlent aujourd’hui d’un retournement de situation inattendu. Au départ, l’installation des équipements et systèmes de surveillance ne concernaient que les entreprises, la police, aujourd’hui le phénomène a pris de l’ampleur surtout avec l’intérêt porté par les particuliers à ce genre d’équipements. Transports de fonds, gardiennage et sécurité des personnes et des biens. Les sociétés privées qui occupent déjà le terrain et qui assurent l’installation de chaque équipement et système de surveillance sont d’autre part spécialisées dans l’acheminement des fonds, le gardiennage, la maintenance des équipements de surveillance, et surtout la sécurité des personnes et des biens. Ce nouveau phénomène qui aurait au départ surpris certains Algérois ne choque plus, aujourd’hui c’est plus qu’une réalité. Ce sont là les prestations de service proposées par une société de gardiennage étrangère installée dans l’un des quartiers huppés de la capitale, Hydra. Cette société n’est pas la seule à activer dans ce domaine.         

Par Sofiane Abi

 

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Activité de la Gendarmerie nationale durant le ramadhan

Plus de vingt kilos de drogue saisis

Il a été indiqué dans l’énoncé du communiqué que plusieurs affaires ont été traitées par les différents services de la Gendarmerie nationale au terme du mois d’août. Il y a lieu de citer, entre autres, les affaires de trafic de drogue, d’atteinte à l’économie nationale et de contrebande. Pour ce qui est du trafic de stupéfiants, les éléments de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Tlemcen ont récupéré un baudet transportant une vingtaine de kilogramme de résine de cannabis. Cette quantité de stupéfiants a été abandonnée par un narcotrafiquant qui a rebroussé chemin vers les territoires marocains.

Trois autre trafiquants ont été interpellés par les gendarmes en ce mardi dans la wilaya de Mila pour trafic de drogue. Les mis en cause ont été aussitôt présentés devant le procureur de la République territorialement compétent. Deux autres dealers ont été arrêtés le même jour par les mêmes éléments à bord d’un autobus au niveau dans la commune de Zeghaïa, dans la wilaya de Médéa. Dans la wilaya d’Oum El Bouaghi, les services de la gendarmerie ont arrêté deux frères et saisi à leur domicile familial une quantité de 73 grammes de kif traité. Pour ce qui est des délits relevant des infractions contre l’économie nationale, il y a lieu d’indiquer que la gendarmerie a arrêté une personne à bord d’un camion transportant illégalement des déchets non ferreux dans la wilaya de Touggourt. S’agissant de la contrebande, la Gendarmerie nationale a arrêté plusieurs contrebandiers  au niveau des trois lignes frontalières Est, Ouest et Sud. Au cours des opérations des services de la gendarmerie au niveau des frontières du pays, plusieurs marchandises issues de la contrebande ont été récupérées. Les produits de la contrebande récupérés concernent majoritairement le carburant.         

S. H.

 

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Ouverture de la session parlementaire d'automne

Les députés sans conviction

Pour cette session, il s'agit notamment de la loi de finances complémentaire (LFC 2010), la prévention et la lutte contre la corruption, la cour des compteS etc.

La session parlementaire d’automne sera ouverte aujourd’hui. Les parlementaires reprendront leurs fonctions, sans beaucoup convaincre, ni impressionner les citoyens qu’ils devraient représenter. Après un congé de plus d’un mois, les élus du peuple sont appelés, à nouveau, à lever les mains et donner leur autorisation procédurale à tout ce qui provient de l’exécutif. L’adoption des ordonnances présidentielles est la tâche première qui sera assignée aux députés. Il est clair que ces mêmes ordonnances passeront comme une lettre à la poste. Hormis la poignée des élus de l’opposition, la majorité écrasante, représentant les partis au pouvoir, à savoir le Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND) et le Mouvement de la société pour la paix (MSP) ne se feront pas prier pour adopter tout ce qui leur sera soumis. Avant qu’ils ne soient proposés à l’approbation des membres du Conseil de la nation. Pour cette session, il s’agit, notamment, de la loi de finances complémentaire (LFC 2010), la prévention et la lutte contre la corruption, la cour des compte etc. Les députés, comme seul moyen de contrôle de l’activité gouvernementale, auront à s’adonner, comme à l’accoutumée, à des questions aux ministres. Des questions, dont les réponses ont été souvent évitées ou reportées, des fois sine die. Il est même à affirmer que les élus du peule n’existent, aux yeux des citoyens, que grâce à la retransmission en direct que consacre la télévision nationale à une partie des travaux de l’Assemblée. Il n’en demeure pas moins, que le Parlement a fini par «décevoir» et ne représenter, aux yeux des électeurs, «qu’un instrument d’ascension sociale». Ce que l’on ne cesse d’ailleurs de reprocher, notamment, à la chambre basse. Et pour cause, cette dernière subit depuis le début de la mandature actuelle les pires offenses, remettant en cause sa crédibilité et faisant de la revendication de sa dissolution une demande pressante, pour certains.

Que des échecs...

Cette requête est d’ailleurs justifiée, par le rôle de plus en plus insignifiant joué par le Parlement, devenue, plutôt, une chambre d’enregistrement. Au recours aux ordonnances et  manque d’initiatives et d’implication dans la vie publique et politique, le discrédit frappe cette auguste institution devenue

obsolète par la force des choses. En fait, les deux initiatives enclenchées par les députés et qui auraient pu amortir, un tant soit peu, la chute libre de l’APN, à savoir la demande de création d’une commission d’enquête sur la corruption et la proposition de loi incriminant le colonialisme français restent toujours bloquées. Il est à rappeler que cette proposition de loi a été initiée par un député FLN et soutenue par plus de 150 députés. N’empêche qu’elle continue toujours de dormir dans les tiroirs du bureau de l’APN. Idem pour la commission d’enquête sur la corruption, qui, malgré son utilité évidente et la large médiatisation dont elle a bénéficié reste prisonnière de l’hémicycle Zighoud Youcef. Avec des salaires de plus de 30 millions de centimes, un rendement faible, un absentéisme record et un échec cuisant aux rares fois où des députés ont tenté de se mettre au devant de l’actualité nationale, l’APN a fini par ne plus inspirer confiance aux citoyens. La responsabilité incombe essentiellement aux députés, eux- mêmes, dont la majorité ont fait preuve d’allégeance et de passivité.

D’ailleurs, rien ne laisse croire que ces élus du peuple sont préoccupés par le bilan de leur mandat et des comptes à rendre à leurs concitoyens.    

Par Aomar F.

 

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Renouvellement des structures du FLN

Belkhadem compte écarter certains superviseurs

Après une longue attente, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Abdelaziz Belkhadem, compte passer à l’action à travers des sanctions afin de mettre un terme à la situation de blocage que connaît l’opération du renouvellement des structures de base du parti (mouhafadhas et kasmas), lancée depuis le mois de juin dernier. Dans un communiqué rendu public hier par le secrétariat national de l’information et de la communication au sein du parti, il a été indiqué que Abdelaziz Belkhadem réunira samedi prochain dans la soirée au siège central du parti à Alger , les secrétaires nationaux des mouhafadhate. Ainsi, M. Belkhadem a envoyé des convocations aux différents secrétaires nationaux des mouhafadhate, des présidents des commissions transitoires et des superviseurs puisqu’une réunion est aussi attendue avec les superviseurs désignés pour superviser l’opération de renouvellement des structures. Ainsi, une évaluation de processus sera faite afin de déterminer qui est responsable de la traîne de ce dossier. Sachant que la finalisation de l’opération de renouvellement des structures, est très importante pour le parti vu ses enjeux par rapport à la préparation des élections législatives et celles des municipalités attendues pour 2012. En tout cas selon des échos au niveau de quelques militants, ces derniers ont présenté des rapports à la direction politique du parti, plusieurs contraintes sont constatées. Il s’agit notamment  du monopole exercé par les secrétaires nationaux des mouhadhate concernant  la distribution  des cartes d’adhésion. Ce qui met en doute les résultats des assemblées générales. «Par ailleurs, certains  superviseurs sont accusés de dépasser le statut et le règlement intérieur du parti ainsi que les instructions de Belkhadem». Et pourtant dans une précédente instruction, M. Belkhadem avait mis en garde certains militants au niveau de quelques kasmas qui sont tenues de «tenir compte des listes des registres d’adhésion antérieurs à 2010», alors que «les superviseurs étaient appelés à respecter  les règles de l’opération d’élection afin d’éviter les mobilisations saisonnières des adhérents ayant cours généralement à la veille des  rendez-vous électoraux». Dans ce cadre, il est attendu que des sanctions soient prises, lors de la rencontre du samedi, con-tre quelques superviseurs qui «seront écartés». Il est à savoir que des superviseurs sont membres de comité central du parti.  Ainsi, l’élection des responsables et des bureaux des kasmas, suivie par celle des bureaux des mouhafadhas lancée le 1er juin dernier et ce,  jusqu’au 31 octobre prochain, peine à être finalisée. Il s’agit notamment des mouhafadhas de Tamanrasset, Biskra, Tipasa ou Batna, M’sila Tizi Ouzou et Bouira. En outre, dans la journée de samedi,  il a été programmé  la poursuite d’une session de formation au profit des jeunes entamée, il y a quelques jours par le vieux parti qui se dit vouloir enseigner la politique aux jeunes et pourtant c’est ce même parti qui n’a pas laissé de place à cette tranche d’âge pour avoir sa place au niveau des institutions du parti comme le témoigne le dernier congrès, durant lequel les jeunes étaient utilisés juste comme un décor et lors des élections des différentes instituions, ils ont été marginalisés. Une marginalisation justifiée par le manque «d’expérience politique». Et pourtant dans sa lettre qu’il a adressée à cette occasion, le président «d’honneur» du parti, Abdelaziz Bouteflika avait appelé à l’ouverture du FLN aux nouvelles générations mais certains «dinosaures» qui ne comptent pas lâcher leur siège au sein du vieux parti.              

Nacera Chenafi

 

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Audition du ministre du Travail par Bouteflika

Former pour les besoins du marché

Il a appelé à «l'insertion systématique des clauses de formation de la main-d'œuvre qualifiée dans le cadre des contrats de réalisation des grands projets confiés aux grandes entreprises étrangères

Les auditions de rama-dhan dirigées par le président de la République se sont poursuivies au courant de cette semaine pour concerner le secteur du Travail et de la Sécurité sociale. Au cours de la réunion restreinte, le chef de l’Etat a adressé ses recommandations dans ce sens où les efforts des secteurs du Travail et de la Formation versent dans la même logique, celle de fournir le monde du travail avec une main- d’œuvre de qualité maîtrisant les nouvelles technologies. «Il est impératif que les efforts en matière de mise en adéquation du produit de la formation avec les besoins du marché du travail soient poursuivis de manière à pouvoir disposer d’une main- d’œuvre qualifiée maîtrisant les technologies les plus récentes et répondant aux exigences de qualité et de performance qu’impose un environnement caractérisé par la concurrence et la compétition», a indiqué le président de la République, dans une déclaration rendue publique par la Présidence et rapportée par l’APS. L’autre recommandation du président consiste également à poursuivre le transfert de technologie depuis les entreprises étrangères activant en Algérie au profit des travailleurs algériens. Ainsi, il a appelé à «l’insertion systématique des clauses de formation de la main-d’œuvre qualifiée dans le cadre des contrats de réalisation des grands projets confiés aux grandes entreprises étrangères, afin de faire bénéficier les cadres et les travailleurs du savoir-faire et de la maîtrise de la technologie». A propos des organes de contrôle, le chef de l’Etat a rappelé «la nécessité de leur adaptation aux nouvelles réalités économiques et sociales afin de prendre en charge plus efficacement la poursuite de la lutte contre les différentes formes de fraude et d’atteinte à l’économie nationale», et abordant le volet du dialogue social, le président de la République a insisté sur «la nécessité de poursuivre sa promotion dans l’intérêt du développement économique et social à travers, notamment, l’enrichissement du pacte national économique et social».

Par Hafid M. 

 

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Autoroute Est/Ouest

Réception de l’axe Bouira-Boumerdès avant fin 2010

L’axe de l’autoroute Est-Ouest, reliant sur 27 km, Lakhdaria (Bouira) à Larbaâtache (Boumerdès), devrait être réceptionné à la fin de l’année en cours, soit dans un délai n’excédant pas 4 mois, selon l’engagement pris, mercredi, par l’entreprise chinoise chargée de sa concrétisation, devant le wali de Bouira. La même entreprise, chargée également de la réalisation du  projet du tunnel à double voie (deux tubes d’une longueur respective de 1741 et 1749m) s’est engagée à livrer, à la même échéance, le second tunnel partant en direction de Boumerdès, suite à la réception, dans un passé récent, du premier tunnel. Les travaux restants consistent, entre autres, en l’installation des équipements  d’électrification et aération, selon les informations fournies sur place aux responsables  de la wilaya. Auparavant, le wali a inspecté le chantier de réalisation de l’échangeur de Lakhdaria, dont les chargés du projet ont exposé les multiples contraintes auxquels il fait face sur le terrain, ainsi que les solutions proposées pour leur aplanissement. Selon les responsables de la direction des travaux publics (DTP), l’ouverture à la circulation (début 2011) de l’axe autoroutier Bouira-Boumerdès, sur 27 km de distance (dont 10 km traversant le territoire de Bouira), contribuera dans une grande mesure au désengorgement du trafic au niveau des gorges de Lakhdaria, sur la RN 5 en direction d’Alger. Le tunnel (long de 1 749 m) en réalisation, sur l’autoroute Est-Ouest, pour relier Bouira à Boumerdès, est considéré comme le second plus long tunnel de cette autoroute après celui de Skikda, sachant que la wilaya de Bouira abrite également le troisième plus long tunnel, à l’échelle nationale, à  Aïn Chriki, dans la commune de Djebahia, a-t-on relevé.

L. T.

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Un camion de transport de troupes ciblé

Un attentat kamikaze fait deux morts et 30 blessés

Un attentat-suicide a secoué, dans la matinée d’hier, la paisible localité de Zaâtra située à 3 km au sud du chef-lieu communal Zemmouri . Le bilan de cette opération kamikaze contre un camion de transport de troupes fait état de 2 morts et 26 militaires blessés parmi les occupants et

4 civils blessés, a-t-on appris de sources locales. Ces derniers, faut-il le préciser, étaient à proximité d’un arrêt de bus. Selon notre source, Il était environ 12 h 30 lorsqu’un véhicule Hillux bourré d’explosif, à bord duquel se trouvait un kamikaze a foncé droit sur le camion de transport de troupes qui revenait d’une opération de ratissage perpétré au niveau des maquis de Boudhar, Ouled Ali surplombant les villes de Thenia et Si Mustapha.

Les blessés ont été transférés au centre hospitalier de Thenia et à l’unité médicochirurgicale de Boumerdès par les ambulances de la Protection civile ajoute notre source. Certains d’entre eux dans un état grave ont été transférés à l’hôpital de Aïn Naâdja (Alger).

Selon des témoins, l’explosion a été entendue à plusieurs kilomètres de la ronde à Si Mustapha, Issers, Bordj Menaiel. Par ailleurs, outre les pertes humaines et le nombre de blessés, d’importants dégâts sont causés aux habitations situées à proximité du lieu de l’attentat entre autres le site des chalets et les habitations et les véhicules en stationnement. Selon des sources fiables, le véhicule utilisé serait volé la veille à Zemmouri par le frère de Tadjer Mohamed connu sous le sobriquet de «Jack» qui a été abattu par les services de sécurité en 2009, en compagnie du kamikaze qui serait une nouvelle recrue.

Il est à rappeler que le dernier attentat kamikaze  enregistré au niveau de cette localité remonte au 10 août 2008 contre une caserne des garde-côtes à Zemmouri El Bahri qui a fait 8 morts et 19 blessés parmi les civils. Ainsi, après une accalmie de plusieurs mois, un regain de violence semble régner au niveau de cette région qui inquiète la population locale. Laquelle, faut-il le signaler, a connu des moments intenses dans les années 1990 et la décennie noire.

A.Ammar

 

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Les jouets de violence débarquent sur le marché

Un sacré armement pour l’Aïd el fitr

Il y a une grande histoire de plaisir et joie entre les enfants et jouets d'armes. Par ailleurs, entre ces jouets et les pouvoir publics il y des histoires de laxisme. A l'approche de l'Aïd, la démonstration des enfants de toutes sortes de pistolets se généralise. Place à la violence …. 

A moins d’une dizaine de jours de la fête de l’Aïd El fitr, les parents ne s’apprêtent  pas à faire la fête avec seulement l’achat des vêtements et la préparation des gâteaux, mais aussi «armer» leurs enfants. Sourire des petits anges oblige, les parents sont nombreux à s’incliner devant les désirs de leurs enfants. C’est devenu une tradition que les enfants passent la  fête avec des pistolets à la main ou n’importe quel autre jouet de la même famille, jouets de violence. Il est clair qu’entre les enfants et les jouets d’armes il ya un rapport de joie et de bonheur. Si les jouets d’armes ne représentent rien pour les fillettes, «l’armement» est sacré  pour les enfants. L’existence d’armes pour enfants ne date pas d’aujourd’hui. Jadis, les parents en achetaient rarement à leurs bambins, aujourd’hui les jouets d’armes inondent nos marchés en quantités alarmantes. Le commerce des jouets d’armes s’est bien installé dans le marché algérien, depuis l’explosion de l’importation des jouets contrefaits d’Asie. Mis à part les dangers que représente cette marchandise pour la santé des enfants, parce qu’elle est fabriquée avec des matières douteuses, les dangers de la commercialisation des armes pour enfants sont bien plus profonds. D’un point de vue sociologique, le jouet s’investit dans l’enfance comme moyen de la production sociale. Son effet est déterminant dans la construction du présent et du futur de l’enfant. Dans ce contexte, la violence qui caractérise les comportements  des enfants se justifie. Même ceux qui n’ont pas d’armes dans les mains ont l’accès facile aux guerres virtuelles via les jeux vidéo. Les parents, de leur côté, ont du mal à contrôler leur senfants, car ces derniers font les achats des jouets eux-mêmes surtout que leurs prix  sont à leur portée. Certains parents préfèrent satisfaire leurs enfants avec moins de danger, en jetant les balles juste après l’achat des pistolets. C’est le cas d’une femme qui faisait ses achats pour Aïd el filtre au marché des Meyssonnier. «J’ai l’habitude d’acheter des pistolets à mes enfants, mais je leur enlève les munitions juste après. Ils pleurent un peu et puis ils se contentent de jouer sans tirer. Par ailleurs, quand je trouve des pistolets à eau, je leur achète puisque cela ne constitue aucun danger», déclare-t-elle. Un homme venu acheter dans le même magasin  n’est pas du même avis. Il laisse la liberté à son enfant de choisir ce qu’il désire comme jouet exposé, et  estime qu’«jouet reste un jouet». «Les balles ne sont pas réelles mais en  caoutchouc. Cela ne peut pas faire de mal». Bizarrement, son enfant n’a choisi que de pistolets parmi les dizaines de jouets exposés. Loin de se soucier de la sécurité de son fils, le papa versera 750 DA. Interrogeant le vendeur sur le rythme des ventes en ces jours propices pour le commerce des jouets, ce dernier rétorquera que «ça marche bien. Il suffit que les parents passent devant mes étals pour que les enfants s’arrêtent automatiquement. Souvent les enfants pleurent quand leurs parents refusent de satisfaire leur demande. Tandis que d’autres parents cèdent facilement». Les autorité publiques de leur côté n’affichent pas encore la volonté d’organiser un marché des jouets. La commercialisation des jouets d’armes n’est pas interdite. Nos frontières et ports continuent de recevoir des pistolets automatiques en quantités importantes.

Par Yasmine Ayadi

 

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Une semaine avant l'Aïd El Fitr

Les prix des ingrédients pour gâteaux flambent

Après la viande, les fruits et légumes, les habits pour enfants, voici que les familles algériennes se ruent vers les magasins afin de se procurer quelques ingrédients nécessaires pour la fabrication traditionnelle des gâteaux qui ornent les tables des foyers le jour de l’Aïd. Seulement, les prix des intrants ont été revus à la hausse comme c’est d’ailleurs le cas pour les autres produits alimentaires tout au long de carême. Sur les étals exposés dans les marchés et au niveau des magasins spécialisés, un kilogramme d’amandes varie entre 800 et 850 dinars. Or, au début du mois de ramadhan il ne dépassait pas les 700 DA. Cette augmentation qui précède l’avènement de l’Aid El Fitr mais aussi des fêtes qui accompagnent les circoncisions ont fait que pratiquement tout ce qui a trait aux gâteaux, notamment orientaux ont connu une hausse de 20% en moyenne. C’est le cas des noix de Grenoble qui se vendaient à peine à 1 000 DA il y a seulement une dizaine de jours et sont portés ces jours-ci à 1 300 dinars/kilo. Les noix de cajou ne sont pas épargnées par cette tendance haussière qui prend tout sur son passage. Ce fruit originaire du Brésil arrive dans nos marchés a prix de 1 200 dinars/ le kilo. Concernant les noisettes, mieux vaut ne pas s’y approcher car les prix donnent le tournis. Car il faut compter pas moins 2 000 DA pour un kilo de noisettes même si les rares clients s’en procurent quelques centaines de grammes seulement. Autrement, le seul élément qui reste plus au moins abordable est l’arachide, lequel est proposé à 190 dinars. Là encore son prix a augmenté de 40 dinars en l’espace d’une vingtaine de jours.  Pourtant la liste ne s’arrête pas là. Car pour préparer des gâteaux, la recette existe aussi du sucre, de l’huile, de la feur d’oranger, de la farine, des arômes et des colorants aussi. Ainsi, le sucre glacé coûte 100 DA, la farine 50 dinars et un bidon d’huile de 5 litres est cédé à 650 dinars. Les composants chimiques qui donnent du parfum et de la couleur aux mets ne sont pas donnés. Un petit tube de 10 grammes de colorants ou d’arôme vaut 20 dinars. Une boîte de 100 grammes de cerises artificielles pour décoration revient à 100 dinars. Des petites boules pour donner un aspect attrayant aux mets valent 60 dinars pour un sachet de 100 grammes. Après avoir fait le tour du marché Clauzel situé à Alger centre et des magasins alentours pour se faire une idée plus précise sur les prix des différents ingrédients qui rentrent dans la composition des «gâteaux de l’Aïd», nous nous sommes rapprochées des potentielles clientes pour savoir ce qu’elles pensent des prix. L’une d’entre elles nous disait : «En réalité, nous sommes déjà dépecés tout au long de l’année vu la cherté de la vie. Alors, quand le ramadhan et les jours de fêtes arrivent ils  nous achevent». La dame d’une cinquantaine d’années, qui trimbalait déjà un maigre sac en plastique dans la main avait demandé au marchand combien coûtaient les amandes, elle avait à peine entendu la sentence qu’elle a pris la fuite.            

Hafid Mesbah

 

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Drogue

Arrestation de plusieurs dealers

Plusieurs personnes ont été arrêtées cette semaine à Ain Temouchent dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue, a-t-on appris mercredi de la sûreté de wilaya. Ainsi, les éléments de la sûreté de daïra d’El Amria ont procédé à l’arrestation du nommé O.M.M (27 ans) en possession 750 grammes  de kif traité sous forme de sept plaquettes, qu’il s’apprêtait à écouler au niveau de la commune de M’said. Lors de son interrogatoire, le mis en cause a précisé que ces stupéfiants provenaient de la drogue rejetée par la mer et récupérée en vue de sa  commercialisation illicite. Présenté devant le parquet d’El Amria, il a été placé sous mandat de dépôt. Deux autres individus, le nommés K.M (50 ans) et K.N (46 ans), ont été arrêtés par la sûreté de Hammam Bouhadjar qui a récupéré une quantité de 284,2 grammes de kif traité et 1.194 comprimés anxiolytiques. Ces deux individus ont été placés sous mandat de dépôt par le parquet de Hammam Bouhadjar.  La brigade de lutte contre les stupéfiants a, de son côté, arrêté les nommés D.H (56 ans) et K.M (38 ans) avec en leur possession trois plaquettes de comprimés anxiolytiques totalisant 50 comprimés, ainsi qu’un montant de 52.400 dinars provenant de l’écoulement de stupéfiants. La sûreté de wilaya de Ain Temouchent signale, par ailleurs, l’interception de marchandises de contrebande provenant de la frontière ouest et destinée à être écoulée durant de ce mois de carême. Il s’agit d’effets vestimentaires et de produits alimentaires, a-t-on précisé.

T. G.

 

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Energie électrique

La demande explose, les coupures aussi

Le constat est d'autant plus crédible qu'il émane de la voix la plus autorisée, celle du patron de Sonelgaz : les délestages, autrement dit le coupures de courant, vont non seulement se poursuivre, mais aussi s'amplifier à travers tout le territoire. La seule voie de «salut» est l'augmentation du nombre de postes de distribution. Et là, se dresse un véritable goulot d'étranglement, s'érigeant en obstacle infranchissable : l'épineux problème de l'accès au foncier.

L’Algérien est devenu un gros consommateur d’électricité : avec l’amélioration du niveau de vie, les habitudes de consommation de l’énergie  électrique ont changé, à travers notamment une explosion du marché des réfrigérateurs-congélateurs, des appareils multimédia, de la TV et, surtout, de la climatisation. Dès lors, les coupures brusques et soudaines redeviennent un cauchemar pour les Algériens. Des manifestations de protestation ont même eu lieu en juin et juillet derniers contre les coupures d’électricité dans certaines régions du pays, notamment dans le sud-est. Il est vrai que ces coupures de l’énergie électrique faisaient suite à de violentes tempêtes qui avaient sérieusement touché le réseau électrique, parfois complètement détruit. Pourtant, la production nationale est, selon un bilan de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (CREG), très importante. En 2009, elle a atteint les 42,77 Téra Watt heure (1.000 GWh ou 1 million de Mg), soit une hausse de 7% par rapport à 2008. Et, sur les 42,77 TWH, le plus gros de cette production a été assuré par la Société algérienne de production d’électricité (SPE), filiale du groupe Sonelgaz, avec une part de 62%, selon la CREG.

Les 38% restants sont partagés entre quatre sociétés de production : Sharikat Kahraba Skikda (15%), Sharikat Kahraba Hadjret En Nouss (wilaya de Tipaza) avec 10%, Sharikat Kahraba Berrouaghia (Médéa) avec 7% et Kahrama (Oran), avec 6%. Parallèlement, la capacité totale installée en 2009 a augmenté de 3.078 méga watts (MW) pour atteindre 11.324 MW, dont 10.834 MW sur le réseau interconnecté. Depuis quelques années, Sonelgaz a réalisé un gros effort d’investissements pour augmenter davantage la capacité de production de l’électricité, dans un contexte national de hausse constante de la demande, et interne marqué par une raréfaction des sources de financement. Le taux d’électrification national est de 98%, alors que pour le gaz de ville il est de 44%.  Pour autant, les problèmes de distribution ne seront pas éliminés «d’un coup de baguette magique», selon les responsables de Sonelgaz. Le P-DG du groupe, Noureddine Bouterfa est catégorique : la distribution de l’énergie électrique connaît quelques difficultés, et reconnaît que les coupures affecteront encore des pans entiers du réseau national. Lors d’un point de presse organisé la semaine dernière à Alger, il a été très clair : les problèmes de distribution d’électricité qui affectent plusieurs wilayas du pays, persisteront «si des contraintes ne sont pas levées, notamment la difficulté d’accès au foncier pour réaliser de nouveaux postes de distribution». «L’accès au foncier pour construire de nouveaux postes de distribution est devenu un véritable parcours du combattant pour les sociétés de distribution», a-t-il affirmé. En plus, il y a les oppositions de tiers pour l’obtention des droits de passage des lignes électriques, retardant la concrétisation des projets de renforcement de la distribution d’électricité. «La distribution ne pourra être remise en ordre que si tout l’environnement joue le jeu, le problème de l’alimentation en électricité n’est pas le seul fait des sociétés de la distribution car l’espace n’appartient pas à ces sociétés mais aux collectivités locales», a-t-il ajouté. Et, en plein mois d’août, c’était le 24 du mois qui coïncidait avec le 13e jour du mois de ramadhan, la consommation en énergie électrique de l’Algérie enregistre un bond vers 20h30 qui a atteint 7.718 MW contre 7.280 MW enregistré le 27 juillet 2009, soit une hausse de 6%. Selon M. Bouterfa, la perturbation de la distribution de l’électricité, observée pendant cet été, a été également causée par de nombreux facteurs, notamment la rupture des conducteurs moyenne tension suite aux intempéries, ainsi que par la surcharge des lignes due à des demandes exceptionnelles. Globalement, les coupures d’électricité affectent chaque jour près de 1 000 à 3 000 foyers à travers le territoire national. Et, aux grands problèmes, les grands moyens : le groupe compte investir à l’orée 2020 quelque 465 mds de DA pour installer une capacité de production de 375 MW en photovoltaïque et en éolien. Mais, le gros des investissements va porter sur l’augmentation de l’offre d’énergie électrique classique. Le groupe devrait ainsi investir 3,3 milliards (mds) de dollars (241 mds de DA) en 2010, soit le même niveau d’investissements consentis en 2009 (240 mds de DA).  Le montage financier de ce programme d’investissement sera assuré à hauteur de 70% par les banques, à 20,7% par l’Etat et à 9% par les clients. Pour autant, Sonelgaz traverse une période difficile, marquée par une augmentation de ses dettes et un manque préoccupant de sources de financement, alors que le groupe n’a pas été autorisé par l’Etat à augmenter les tarifs de l’électricité et du gaz. Les dernières mesures prises par l’Etat pour l’assainissement financier du groupe ne couvrent que le financement de quelques projets du holding pour l’année 2010, «mais n’ont aucun impact sur le gros problème de financement, à moyen et long terme, que traverse le groupe», selon son

P-DG. Selon ce dernier, la société sera probablement incapable, à l’orée 2020, de rembourser ses dettes lorsque tombera l’échéancier du différé de paiement fixé par l’Etat. Mais, ce ne sont là que des mises en garde du premier responsable de Sonelgaz vis-à-vis d’une situation financière délicate que doit résoudre le groupe pour d’abord améliorer son volume d’investissements, ensuite passer du rouge au vert en termes d’aisance financière. Le tout conditionne, bien sûr, une sécurité de l’approvisionnement national en énergie électrique. Et, à la fin du programme quinquennal en 2014, le groupe devrait avoir réalisé de nouvelles centrales électriques d’une capacité globale de 4.000 MW, et un réseau de transport de plus de 14 000 km.

Par Safia H.

 

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Ils sont dans l'opposition et dans le pouvoir

Ces «zaïms» qui ne veulent pas lâcher leurs partis

Les partis politiques en Algérie ont atteint leur limite en matière d’exercice démocratique. La reconduction de Louisa Hanoune dans ses fonctions de secrétaire générale du Parti des travailleurs pose, encore une fois, la problématique de la pratique démocratique au sein des partis politiques. Que ce soit dans les partis politiques dits de l’opposition ou les pro pouvoir, la culture de l’alternance demeure le parent pauvre en leur sein. Les leaders des partis ne cessent de réclamer la démocratisation du régime, mais ils n’hésitent pas à accaparer tous les pouvoirs au sein de leur propre formation, en refusant de céder leur place aux autres. Les partis politiques algériens sont-ils autocrates ? Cette question mérite bien d’être posée compte tenu des nombreux «zaïms» qui souhaitent rester «éternellement» à la tête de leur formation. Du FFS au FLN, en passant par le RCD et les autres partis de la mouvance islamiste, le «zaïmisme» s’installe et prend forme. Pour de nombreux observateurs de la scène politique, les crises régulières qui secouent nos partis nationaux sont le résultat d’une gestion autoritaire des leaders politiques. A l’ex-parti unique, le FLN, pour commencer par celui-là, les quelques changements qui ont été apportés à la tête dirigeante, ont été opérés grâce à la révolte des militants. Le sectarisme et le clientélisme sont les facteurs déterminants dans la désignation du premier responsable du parti. Le 9e congrès du plus vieux parti en Algérie a pérennisé le verrouillage politique au sein de cette formation. Sans surprise, Belkhadem a été plébiscité par «la majorité» des délégués. Le défi de rajeunir le parti peine également à se concrétiser. Les partis de l’opposition ne dérogent pas à la règle. La preuve, ni le FFS ni son frère ennemi, le RCD, ne sont épargnés par les démissions régulières de leurs militants. Au FFS, la vie du parti demeure liée au seul nom d’Aït Ahmed, à tel point que beaucoup d’observateurs augurent que la mort du chef entraînera inévitablement la mort de tout le parti. Indétrônable, Hocine Aït Ahmed est à la tête du parti depuis 45 ans ! Les affaires du parti sont ainsi gérées par des coups de téléphone et des messages électroniques. En 1999, une hémorragie interne a failli compromettre l’existence du parti. Depuis, plusieurs secrétaires nationaux se sont succédé sans pour autant instauré une véritable démocratie. Idem pour le RCD qui se bat encore contre les mouvements de déstabilisation qui viennent de l’intérieur même du parti. Ce dernier n’a pas changé de leader depuis sa création en 1989, date de l’instauration du pluralisme politique en Algérie. Said Sadi détient tous les pouvoirs qui lui permettent d’instaurer l’«autoritarisme» dans sa formation. Les multiples congrès organisés jusque-là n’ont rien apporté. Ce ne sont que de simples formalités pour accomplir un devoir organique. Le candidat sortant fini toujours par être réélu à la tête de la formation. A l’intérieur des partis islamistes, la démocratie pose beaucoup de problème. Le fonctionnement de ces partis n’est jamais conforme à l’esprit de la démocratie. A Ennahda, El Islah, les changements se font généralement par des «coups d’Etat». Au MSP, Boudjerra Soltani compte «s’éterniser» à la tête du parti. Et ce n’est pas fini, puisque le PT vient de confirmer, par la reconduction de sa patronne Louisa Hanoune, cette culture de «zaïmisme» des chefs de partis politiques algériens. Souvent accusés et critiqués, les partis sont indésirables aux yeux des citoyens qui n’adhèrent pas aux projets de société que proposent ces partis presque inexistants en dehors de la période des élections. Ainsi, une défection de militants des formations politique est constatée ces dernières années.        

Hocine L.

 

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Regard

Télés, entre puritanisme et audimat

D’après ce que rapporte la presse égyptienne sur la guerre des télévisions, par feuilletons interposés, les polémiques moralisatrices font rage. A la guerre comme à la guerre, ce lieu commun, pour dire que tout est permis pour  être  le vainqueur, serait le principe roi des producteurs d’images à même de récolter le plus de téléspectateurs, donc d’amasser le plus de recettes publicitaires. Les puritains s’offusquent et les télés passent outre.

L’audimat a un prix qui ne prend pas en charge la pudibonderie. On diffuse ce qui attire et c’est justement ce qui attire qui fait pousser des cris indignés aux  gardiens de la pudeur publique. L’agitation des religieux ne semble pas modifier l’ordre des choses. Le marché s’exprime autrement que sur le registre des fatwas. Les muphtis se targuent de vouloir protéger et défendre  les musulmanes et les musulmans contre les outrages infligés à leur piété et à la pureté de leurs sentiments.

Les commerçants du spectacle se targuent, quant à eux, de satisfaire la demande de ces mêmes musulmans et musulmanes. Un dialogue de sourds.  Sur le terrain, c’est-à-dire dans les maisons, face aux postes de télévision, ce sont ces mêmes musulmans et musulmanes qui s’agglutinent pour regarder ce qui leur fait outrage, d’après leurs maîtres en religion. Ils sont tellement nombreux à le faire que les fabricants de feuilletons en font chaque jour un peu plus, dans ce qui est «osé». Al Ahram relate, cette semaine, que la célèbre actrice  Sabrine, convertie au hidjab il y a fort longtemps, a trouvé un compromis entre son choix existentiel et son gagne-pain, qui est l’écran. Elle ne cède pas sur le hidjab, mais elle l’escamote sous une perruque pour pouvoir tourner des scènes d’intimité avec son «mari».

On est plongé en plein imbroglio. L’écran est pourtant censé s’adresser à une assistance, elle-même censée  obéir à la rigueur des tenues pudiques. L’écran ne se comportant pas dans l’absolu, obéit avant tout à ceux qu’il veut séduire et  retenir le temps pour que le compteur publicitaire fasse le plein.

C’est ce qui se produit dans la réalité. Examinons cette question posée par un chauffeur de taxi cairote, sous forme de cri de révolte : «Comment peuvent-ils laisser passer des scènes si osées alors qu’ils savent que toutes les familles se réunissent autour de la télé ?», il ne se rend pas compte qu’il apporte lui-même la réponse.

Les familles se réunissent devant les scènes que lui  juge osées. Et les scénaristes et réalisateurs le savent. Sinon ils feraient d’autres scénarii avec d’autres scènes. Notre chauffeur  de taxi tonitruait contre le feuilleton «Cheikh Al-Arab Hammam» dont, lui-même,  arborait la publicité sur la tôle de son véhicule. L’exemple même d’une sédimentation conflictuelle du discours, celui du paraître, et de la vie, forte de l’inertie imprimée par la réalité des choses d’où elle tire sa sève.

Contribuer à la publicité d’une œuvre que l’on lapide étant le signe d’un comportement éclaté en apparence, mais cohérent dans le fait qu’il contribue à  la self-défense, dans un vécu antinomique où l’on doit pouvoir produire les réponses qu’il faut, en fonction de la thèse qui se présente.

L’être profond s’exile en société, il s’exprime dans l’intimité, là où le regard et l’oreille de la censure ne peuvent plus s’insinuer. Ainsi, de toute évidence, les producteurs de films égyptiens savent qu’on ne peut minorer des populations, en choisissant à leur place «ce qui est bon» qu’elles regardent et ils les connaissent mieux que tous les porte-parole qui s’en réclament. 

Il y aurait 180 feuilletons et des dizaines d’émissions. Beaucoup, parmi ces produits provoquent la controverse par rapport à la religion ou aux mœurs. Une controverse qui n’associe pas les principaux concernés, ceux qui passent de bonnes soirées à regarder leur feuilleton favori, ignorant les procès qui se font et les anathèmes qui frappent ce qui réussit à les attirer et à les distraire.

Par Ahmed Halfaoui

 

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