Hommage à Mahmoudi

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02/09/10

 

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Par Aïssa kheladi

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Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

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Les députés

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500 caméras infrarouge installée

Les Algérois filmés même de nuit

 

Un camion de transport de troupes ciblé

Un attentat kamikaze fait deux morts et 30 blessés

 

Renouvellement des structures

du FLN

Belkhadem compte écarter certains superviseurs

 

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Sahara occidental

Le 13e congrès du Front Polisario avant fin 2011

Le Front Polisario a dressé le constat d’interruption du processus onusien de décolonisation du Sahara occidental en raison de l’intransigeance du Maroc.

Le 13e congrès du Front Polisario aura lieu avant la fin de l’année 2011, rapporte mercredi l’agence de presse sahraouie SPS.  «Le Front Polisario a décidé de tenir ses prochaines assises avant la fin de l’année 2011», indique SPS citant un communiqué du secrétariat national du Front.  Le sécréterait national du Front Polisario, réuni durant deux jours sous la présidence de son secrétaire général,

Mohamed Abdelaziz, a appelé par ailleurs les Nations unies et la communauté internationale à traiter «fermement» et «sérieusement» la question du statut définitif du Sahara occidental.  

Il a estimé que la «persistance de l’occupation marocaine et sa politique de blocage, menacent, par leurs graves conséquences, la sécurité et la stabilité dans la région». Le Front Polisario a dressé «le constat d’interruption du processus onusien de décolonisation du Sahara occidental en raison de l’intransigeance du Maroc, qui ne montre aucune volonté à trouver une solution juste et durable au conflit, conformément à la légitimité internationale».  Il a réitéré que la solution au conflit ne saurait être qu’«un référendum d’autodétermination impartial parrainé par les Nations unies», réaffirmant son «rejet catégorique des manœuvres du Maroc tendant à se dérober de ses obligations internationales et à prolonger les souffrances des Sahraouis des deux côtés du mur de la honte qui les divisent depuis plus de trois décennies».

R. I.

 

 

Compétitions européennes

Les vuvuzelas interdits dans les stades

L’UEFA a annoncé hier qu’elle a décidé d’interdire les vuvuzelas lors de toutes ses compétitions, pour des raisons liées à la culture du football et à la tradition européenne.  L’instance européenne a estimé que «l’ambiance des matches serait modifiée par le son des vuvuzelas», ces trompettes assourdissantes devenues le symbole du Mondial-2010 en Afrique du Sud, et qui risqueraient de «noyer les émotions des supporteurs et de nuire à leur capacité à profiter du match». En contrepartie, l’UEFA a reconnu qu’en Afrique du Sud, les vuvuzelas avaient apporté «une touche de couleur locale et de folklore».   L’interdiction est à effet immédiat et concerne donc notamment les matches de qualification à l’Euro-2012, qui débutent vendredi, ainsi que la Ligue des champions et la Ligue Europa, dont les matches de poule commencent la semaine prochaine.  Les vuvuzelas, très populaires en Afrique du Sud, sont devenues célèbres dans le monde entier à l’occasion de la Coupe du monde, mais elles ont aussi été vivement critiquées en raison des nuisances sonores qu’elles provoquent. Plusieurs instances (la Ligue de football professionnel française, des clubs anglais, la Fédération turque, mais aussi la Fédération internationale de basket-ball par exemple) ont déjà banni les vuvuzelas de leurs enceintes sportives. 

R. S.

 

 

Médéa

13 exemplaires du Coran profanés dans une zaouïa

Des individus se sont introduits par effraction au niveau de la zaouïa El Mohsinine, sise au centre-ville de Khams Djouamaâ dans la wilaya de Médéa, pour ensuite déchirer treize livres du Coran et les éparpiller partout sur les lieux de l’incident. La brigade de la gendarmerie territorialement compétente a aussitôt ouvert une enquête judicaire dans cette affaire pour démasquer les coupables. Cette information a été rendue publique par la Gendarmerie nationale dont les différents services sont mobilisés au cour du mois de ramadhan pour assurer la sécurité des biens et des citoyens.

S.H.

 

 

La question du jour

To be or not to be

S’agissant d’un parti,  de deux choses l’une : ou il existe ou il n’existe pas. Il n’y a pas pour lui d’état intermédiaire où il existe sans exister. Si les journaux parlent de partis en attente d’être agréés, donnant ainsi à penser que ceux-ci constituent  des entités en train de se former, à qui il ne manquerait que l’autorisation de l’administration pour revêtir tous les attributs d’un parti réel, d’un parti en chair et en os, c’est  tout simplement parce qu’il n’y a pas de langage spécifique pour rendre  compte d’un phénomène aussi singulier. Quant à inventer ce langage de A à Z, c’est se donner beaucoup de peine alors qu’on n’est même pas sûr que ces choses vont sortir de leurs limbes.

 Il faut dire que ces OVNI  aux allures pataudes se manifestent dans le paysage, ou plus exactement  à l’arrière-fond de la scène, pour la première fois.  On n’en connaissait pas dans le passé.  Pas même au temps du parti unique. On serait plus près en fait de la vérité des choses en disant : surtout pas au temps du parti unique. Car à cette époque, il n’existait que des partis au plein sens du terme, comme maintenant, à cette différence près que la légalité était tout entière dévolue à un seul d’entre eux, le FLN, et que tous les autres évoluaient dans la clandestinité, ce qui ne voulait pas nécessairement dire dans l’inconfort, dans la peur limitative d’être découvert et jeté en prison. Mais on n’imagine pas que ceux-ci aient eu l’idée de demander au ministère de l’Intérieur de leur permettre de jouir de leurs droits politiques. Ils seraient moins disposés aujourd’hui  à faire pareille démarche, aujourd’hui  que le délit d’opinion est périmé.

 Le pluralisme va tellement de soi en tout lieu et en tout temps, il est à ce point  dans l’ordre normal, naturel des choses que ce n’est, à strictement parler, que par abus de langage qu’on parle de système de parti unique. Dans les faits, celui-ci n’a jamais existé. Même l’article 120, auquel il arrive encore que d’anciens faux clandos se réfèrent, n’a pas réussi à faire rentrer la réalité du terrain dans le moule des lois alors en vigueur. Il est même arrivé un moment, qui tout de même a duré l’espace de quelques années, où ce n’était pas le FLN, le parti unique en titre,  qui était le vrai parti unique. Le vrai parti au temps de Boumediene, ce n’était pas le FLN, mais le PAGS, comme on le sait. Ce n’est que sous Chadli que le FLN deviendra  dans le fait ce qu’il était censé être en droit depuis le Congrès de la Soummam – bizarrement présenté aujourd’hui comme la référence démocratique par excellence.

 Mais revenons à nos moutons noirs : les partis non agréés. La  seule chose au bout du compte qu’ils ne puissent pas faire aujourd’hui, c’est de participer aux élections. Pour être tout à fait exact : participer  aux élections prochaines, à celles de 2012, et seulement à elles, car il est quasi certain que l’expérience serait pour eux des plus concluantes. A part cela, ils peuvent écrire dans les journaux, se faire connaître, répandre leurs idées, ouvrir des sites, dialoguer avec les gens, écrire des livres ou des brochures…faire bien des choses utiles que les partis connus et reconnus se sont révélés  incapables de faire ;  autrement, en effet, ils l’auraient fait.

 Le nombre de libertés dont ils peuvent dès à présent jouir n’est donc nullement négligeable. On peut même dire qu’ils ont dès maintenant toutes les libertés démocratiques à leur disposition, moins celle de concourir à des élections, et que s’ils en tirent tout le meilleur profit, il serait extraordinaire qu’ils ne finissent pas par obtenir celle qui leur manque pour le moment.

 Seulement voilà : pour jouir de ces libertés moins celle d’être partie  prenante aux élections, il faut commencer par exister, non pas par être reconnu. C’est bien là le hic.

Par Mohamed Habili

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L'Edito Du Jour

Par

Nadjib Stambouli

Penser à l’électeur

Aujourd’hui, les deux chambres du Parlement, APN et Sénat,  reprennent leur mission. Ces assemblées sont (ou censées l’être) les deux pierres angulaires de tout l’édifice républicain, en tant qu’institutions issues (ou censées l’être) du pluralisme démocratique. Elles sont, couplées aux assemblées locales, communales et wilayales, le socle de l’Etat. Elles lui confèrent aura de sérieux et image de crédibilité lorsqu’elles fonctionnent normalement, au prorata de leur vocation et de la confiance des électeurs, et a contrario, lui soustraient ces valeurs et l’éclaboussent lorsque leur mission est dévoyée par ceux-là mêmes qui devraient l’honorer, députés et sénateurs. Réduites au peu gratifiant statut de «chambre d’enregistrement» ou de «caisse de résonance», pour reprendre les sobriquets par lesquels les affuble, pas toujours à tort, la vox populi, les deux chambres de représentants du peuple ne sont décidément pas en odeur de sainteté avec le citoyen électeur. Ce dernier le leur rend bien d’ailleurs, en boudant l’urne lors des élections, le taux d’abstention allant s’amplifiant au fil des échéances électorales. La tendance risque même d’empirer si l’on n’y mettait un terme en opérant un sursaut salvateur, qui ne pourrait venir que des députés et sénateurs eux-mêmes. Parce qu’en réalité, ce n’est pas tant le fait que ces assemblées ne fonctionnent pas de manière idéale, qui dérange. A leur décharge, elles sont à l’image du pays, qui marche tantôt à vive allure, tantôt à reculons, ici de façon hyper moderne, là sous le sceau des archaïsmes et ces deux institutions ne peuvent objectivement être des îlots de normalité, malgré tous les efforts déployés par leurs présidents, notamment Ziari, l’autre étant dans son rôle en se bornant à faire mouvoir les turbines. Il faut dire que les élus donnent une piètre image autant de l’assemblée dans laquelle ils siègent que des partis au nom desquels ils ont été élus, en se détachant totalement de leur électorat, donc de leurs promesses. Ces dernières n’étant pas du type local, à savoir résoudre les problèmes sociaux et autres, interpellent ceux qui les ont émis pour l’exemplarité du comportement,                  au moins pour tempérer ce que pense le citoyen de leurs indemnités, en faisant semblant de les mériter. Leur mission est injectée d’une haute charge de noblesse, parce que ce sont eux les législateurs, plus prosaïquement qui votent les lois, celles d’essence juridique et celles qui décident des budgets annuels, comme les lois de finances, mission assumée par… l’absentéisme. Il est malheureux de revenir à chaque fois sur ce sujet, normalement indigne du statut des «mis en cause», mais ce sont eux qui l’ont inscrit dans la durée. Toute la classe politique, notamment les dirigeants de partis, est interpellée pour redorer le blason du Parlement algérien. Il y va de l’image de la chose politique auprès du citoyen, de l’acte de voter et de la teneur du taux de participation. C’est-à-dire celui de l’abstention, principal dommage collatéral du comportement des «représentants du peuple».            

N.S.

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