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Sahara occidental
Le
13e congrès du Front Polisario avant fin 2011
Le
Front Polisario a dressé le constat d’interruption du
processus onusien de décolonisation du Sahara occidental
en raison de l’intransigeance du Maroc.
Le 13e
congrès du Front Polisario aura lieu avant la fin de
l’année 2011, rapporte mercredi l’agence de presse
sahraouie SPS. «Le Front Polisario a décidé de tenir
ses prochaines assises avant la fin de l’année 2011»,
indique SPS citant un communiqué du secrétariat national
du Front. Le sécréterait national du Front Polisario,
réuni durant deux jours sous la présidence de son
secrétaire général,
Mohamed Abdelaziz, a appelé par ailleurs les Nations
unies et la communauté internationale à traiter
«fermement» et «sérieusement» la question du statut
définitif du Sahara occidental.
Il a
estimé que la «persistance de l’occupation marocaine et
sa politique de blocage, menacent, par leurs graves
conséquences, la sécurité et la stabilité dans la
région». Le Front Polisario a dressé «le constat
d’interruption du processus onusien de décolonisation du
Sahara occidental en raison de l’intransigeance du
Maroc, qui ne montre aucune volonté à trouver une
solution juste et durable au conflit, conformément à la
légitimité internationale». Il a réitéré que la
solution au conflit ne saurait être qu’«un référendum
d’autodétermination impartial parrainé par les Nations
unies», réaffirmant son «rejet catégorique des manœuvres
du Maroc tendant à se dérober de ses obligations
internationales et à prolonger les souffrances des
Sahraouis des deux côtés du mur de la honte qui les
divisent depuis plus de trois décennies».
R.
I.
Compétitions européennes
Les
vuvuzelas interdits dans les stades
L’UEFA
a annoncé hier qu’elle a décidé d’interdire les
vuvuzelas lors de toutes ses compétitions, pour des
raisons liées à la culture du football et à la tradition
européenne. L’instance européenne a estimé que
«l’ambiance des matches serait modifiée par le son des
vuvuzelas», ces trompettes assourdissantes devenues le
symbole du Mondial-2010 en Afrique du Sud, et qui
risqueraient de «noyer les émotions des supporteurs et
de nuire à leur capacité à profiter du match». En
contrepartie, l’UEFA a reconnu qu’en Afrique du Sud, les
vuvuzelas avaient apporté «une touche de couleur locale
et de folklore». L’interdiction est à effet immédiat
et concerne donc notamment les matches de qualification
à l’Euro-2012, qui débutent vendredi, ainsi que la Ligue
des champions et la Ligue Europa, dont les matches de
poule commencent la semaine prochaine. Les vuvuzelas,
très populaires en Afrique du Sud, sont devenues
célèbres dans le monde entier à l’occasion de la Coupe
du monde, mais elles ont aussi été vivement critiquées
en raison des nuisances sonores qu’elles provoquent.
Plusieurs instances (la Ligue de football professionnel
française, des clubs anglais, la Fédération turque, mais
aussi la Fédération internationale de basket-ball par
exemple) ont déjà banni les vuvuzelas de leurs enceintes
sportives.
R.
S.
Médéa
13
exemplaires du Coran profanés dans une zaouïa
Des
individus se sont introduits par effraction au niveau de
la zaouïa El Mohsinine, sise au centre-ville de Khams
Djouamaâ dans la wilaya de Médéa, pour ensuite déchirer
treize livres du Coran et les éparpiller partout sur les
lieux de l’incident. La brigade de la gendarmerie
territorialement compétente a aussitôt ouvert une
enquête judicaire dans cette affaire pour démasquer les
coupables. Cette information a été rendue publique par
la Gendarmerie nationale dont les différents services
sont mobilisés au cour du mois de ramadhan pour assurer
la sécurité des biens et des citoyens.
S.H.
La
question du jour
To be or not
to be
S’agissant d’un parti, de deux choses l’une : ou il
existe ou il n’existe pas. Il n’y a pas pour lui d’état
intermédiaire où il existe sans exister. Si les journaux
parlent de partis en attente d’être agréés, donnant
ainsi à penser que ceux-ci constituent des entités en
train de se former, à qui il ne manquerait que
l’autorisation de l’administration pour revêtir tous les
attributs d’un parti réel, d’un parti en chair et en os,
c’est tout simplement parce qu’il n’y a pas de langage
spécifique pour rendre compte d’un phénomène aussi
singulier. Quant à inventer ce langage de A à Z, c’est
se donner beaucoup de peine alors qu’on n’est même pas
sûr que ces choses vont sortir de leurs limbes.
Il
faut dire que ces OVNI aux allures pataudes se
manifestent dans le paysage, ou plus exactement à
l’arrière-fond de la scène, pour la première fois. On
n’en connaissait pas dans le passé. Pas même au temps
du parti unique. On serait plus près en fait de la
vérité des choses en disant : surtout pas au temps du
parti unique. Car à cette époque, il n’existait que des
partis au plein sens du terme, comme maintenant, à cette
différence près que la légalité était tout entière
dévolue à un seul d’entre eux, le FLN, et que tous les
autres évoluaient dans la clandestinité, ce qui ne
voulait pas nécessairement dire dans l’inconfort, dans
la peur limitative d’être découvert et jeté en prison.
Mais on n’imagine pas que ceux-ci aient eu l’idée de
demander au ministère de l’Intérieur de leur permettre
de jouir de leurs droits politiques. Ils seraient moins
disposés aujourd’hui à faire pareille démarche,
aujourd’hui que le délit d’opinion est périmé.
Le
pluralisme va tellement de soi en tout lieu et en tout
temps, il est à ce point dans l’ordre normal, naturel
des choses que ce n’est, à strictement parler, que par
abus de langage qu’on parle de système de parti unique.
Dans les faits, celui-ci n’a jamais existé. Même
l’article 120, auquel il arrive encore que d’anciens
faux clandos se réfèrent, n’a pas réussi à faire rentrer
la réalité du terrain dans le moule des lois alors en
vigueur. Il est même arrivé un moment, qui tout de même
a duré l’espace de quelques années, où ce n’était pas le
FLN, le parti unique en titre, qui était le vrai parti
unique. Le vrai parti au temps de Boumediene, ce n’était
pas le FLN, mais le PAGS, comme on le sait. Ce n’est que
sous Chadli que le FLN deviendra dans le fait ce qu’il
était censé être en droit depuis le Congrès de la
Soummam – bizarrement présenté aujourd’hui comme la
référence démocratique par excellence.
Mais
revenons à nos moutons noirs : les partis non agréés.
La seule chose au bout du compte qu’ils ne puissent pas
faire aujourd’hui, c’est de participer aux élections.
Pour être tout à fait exact : participer aux élections
prochaines, à celles de 2012, et seulement à elles, car
il est quasi certain que l’expérience serait pour eux
des plus concluantes. A part cela, ils peuvent écrire
dans les journaux, se faire connaître, répandre leurs
idées, ouvrir des sites, dialoguer avec les gens, écrire
des livres ou des brochures…faire bien des choses utiles
que les partis connus et reconnus se sont révélés
incapables de faire ; autrement, en effet, ils
l’auraient fait.
Le
nombre de libertés dont ils peuvent dès à présent jouir
n’est donc nullement négligeable. On peut même dire
qu’ils ont dès maintenant toutes les libertés
démocratiques à leur disposition, moins celle de
concourir à des élections, et que s’ils en tirent tout
le meilleur profit, il serait extraordinaire qu’ils ne
finissent pas par obtenir celle qui leur manque pour le
moment.
Seulement voilà : pour jouir de ces libertés moins
celle d’être partie prenante aux élections, il faut
commencer par exister, non pas par être reconnu. C’est
bien là le hic.
Par
Mohamed Habili
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