Alger

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Les SG du CLA et du Cnapest devant les juges

Grève dans les lycées d’Alger

Chèques postaux

Un vrai casse-tête

 

 02/10/06

 

Les SG du CLA et du Cnapest devant les juges

Grève dans les lycées d’Alger

La tutelle a, à maintes reprises, rejeté les préavis de grève brandis par les différentes organisations syndicales.

En raison de l’absence de l’accusé, la chambre en appel près le tribunal Abane Ramdane d’Alger a décidé, hier, de reporter au 26 novembre prochain, le procès de l’enseignant Lamdani Ali, chargé à la communication du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest). Ce dernier, à l’instar des six autres membres du bureau national du syndicat, est poursuivi en justice suite à la plainte déposée à leur encontre par le ministère de

l’Education nationale, au mois d’avril 2005. La tutelle a, à maintes reprises, rejeté les préavis de grève brandis par les différentes organisations syndicales. Le motif du refus est que, selon le ministère, les démarches entreprises par les syndicats ne sont pas conformes à la réglementation en vigueur, citant par là la non- reconnaissance des quelques organisations par l’administration publique. Pour sa part, le secrétaire général du Conseil des lycées d’Alger (CLA), Redouane Osmane, comparaîtra, lui aussi, aujourd’hui devant la cour en appel du tribunal de Bab El-Oued. M. Osmane est mis sous contrôle judiciaire depuis plusieurs mois pour avoir enclenché plusieurs actions de protestation dans les lycées de la capitale. A cet effet, et en signe de solidarité à leur collègue, les enseignants du secondaire d’Alger observeront ce lundi, suite à l’appel du CLA, une journée de protestation qui sera marquée par un arrêt de travail. C’est ce que nous a confirmé le SG du CLA, qui s’est présenté, hier, à notre rédaction. «Les établissements secondaire d’Alger seront tous paralysés  aujourd’hui. Ce n’est pas une démonstration de force que les enseignants du CLA veulent faire mais plutôt un signe de solidarité à leur collègue injustement mis sous contrôle judiciaire», dira M. Osmane. Par ailleurs, dans une déclaration rendue publique hier, signée par les deux accusés, ces derniers soulignent que « ces procès pour incitation à la grève  sont un signal clair de non-respect des engagements de l’Algérie concernant les libertés syndi--cales». La même déclaration cite que «toute peine qui viendrait à être prononcée serait une remise en cause du droit de grève consacré par la Constitution et un non-respect des conventions internationales que l’Algérie a ratifiées». Il y a lieu de signaler, dans cette optique, que la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) organisera, ce mercredi à son siège à Alger, une conférence-débat qui aura pour thème, indique-t-on, «la préservation de l’activité syndicale en Algérie».  Conférence qui sera animée par des syndicalistes représentant les différents secteurs. Notons que la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) avait appelé les autorités du pays à mettre fin à toutes les violations des libertés syndicales dans le respect des instruments internationaux auxquels l’Algérie a souscrit. LA FIDH a demandé également aux autorités de se conformer aux recommandations de l’Organisation internationale du travail (OIT) en matière de libertés syndicales en Algérie, et notamment de faire bénéficier les syndicats autonomes de tous les avantages matériels et financiers que leur accorde la loi et de les considérer comme de véritables partenaires sociaux.

M. K.

 

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Chèques postaux

Un vrai casse-tête

On a beau faire, mais le Centre des chèques postaux (CCP) semble loin des nouvelles technologies utilisées dans le traitement des différents services du domaine. Outre les longues attentes constatées dans la délivrance des carnets de chèques pour les usagers et les coupures fréquentes du réseau informatique dans les bureaux de poste, le mode de fonctionnement du service des chèques secours résume, à lui seul, l’imbroglio dans lequel se trouve le secteur. Ce service, trop sollicité par les citoyens n’ayant pas de chèques pour le retrait de leur argent au niveau des agences postales constitue, pour le moins, un véritable casse-tête. Le seul guichet, au niveau national, où le citoyen pourrait obtenir un chèque secours, se trouve au siège du CCP de la place des Martyrs, à Alger. Une simple virée sur les lieux (guichet n° 5) permet, en effet, de constater de visu l’état lamentable de ce service offert au citoyen.

Primo, aucune notice expliquant aux usagers les modalités d’accès au service n’est affichée. Cela sous-entend que l’acquisition d’un chèque serait compromise pour le nouvel utilisateur, du moins lors de sa première présentation au fameux guichet. C’est un véritable parcours du combattant que doit effectuer le citoyen pour obtenir le chèque en question. Ainsi donc, il ne suffit pas de se rappeler de son numéro de compte pour y parvenir, puisque le citoyen doit partir à la recherche d’une photocopieuse et puis faire la queue à la mairie pour la légalisation de sa pièce d’identité. Deusio, contrairement aux modalités de l’opération de retrait qui se déroule dans les autres agences, l’intéressé se trouve dans l’obligation de porter, sur le formulaire, la signature initiale de son compte. Faute de quoi, comme nous l’avons constaté à maintes reprises, bon nombre de postulants rentrent bredouilles. Ce qui explique d’ailleurs les sempiternelles escarmouches entre les usagers et les agents du bureau n°5.

M. K.

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