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Les SG du CLA et du Cnapest devant les juges
Grève dans les
lycées d’Alger
La tutelle a, à
maintes reprises, rejeté les préavis de grève brandis par les
différentes organisations syndicales.
En raison de
l’absence de l’accusé, la chambre en appel près le tribunal Abane
Ramdane d’Alger a décidé, hier, de reporter au 26 novembre prochain,
le procès de l’enseignant Lamdani Ali, chargé à la communication du
Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement
secondaire et technique (Cnapest). Ce dernier, à l’instar des six
autres membres du bureau national du syndicat, est poursuivi en
justice suite à la plainte déposée à leur encontre par le ministère
de
l’Education
nationale, au mois d’avril 2005. La tutelle a, à maintes reprises,
rejeté les préavis de grève brandis par les différentes
organisations syndicales. Le motif du refus est que, selon le
ministère, les démarches entreprises par les syndicats ne sont pas
conformes à la réglementation en vigueur, citant par là la non-
reconnaissance des quelques organisations par l’administration
publique. Pour sa part, le secrétaire général du Conseil des lycées
d’Alger (CLA), Redouane Osmane, comparaîtra, lui aussi, aujourd’hui
devant la cour en appel du tribunal de Bab El-Oued. M. Osmane est
mis sous contrôle judiciaire depuis plusieurs mois pour avoir
enclenché plusieurs actions de protestation dans les lycées de la
capitale. A cet effet, et en signe de solidarité à leur collègue,
les enseignants du secondaire d’Alger observeront ce lundi, suite à
l’appel du CLA, une journée de protestation qui sera marquée par un
arrêt de travail. C’est ce que nous a confirmé le SG du CLA, qui
s’est présenté, hier, à notre rédaction. «Les établissements
secondaire d’Alger seront tous paralysés aujourd’hui. Ce n’est pas
une démonstration de force que les enseignants du CLA veulent faire
mais plutôt un signe de solidarité à leur collègue injustement mis
sous contrôle judiciaire», dira M. Osmane. Par ailleurs, dans une
déclaration rendue publique hier, signée par les deux accusés, ces
derniers soulignent que « ces procès pour incitation à la grève
sont un signal clair de non-respect des engagements de l’Algérie
concernant les libertés syndi--cales». La même déclaration cite que
«toute peine qui viendrait à être prononcée serait une remise en
cause du droit de grève consacré par la Constitution et un
non-respect des conventions internationales que l’Algérie a
ratifiées». Il y a lieu de signaler, dans cette optique, que la
Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH)
organisera, ce mercredi à son siège à Alger, une conférence-débat
qui aura pour thème, indique-t-on, «la préservation de l’activité
syndicale en Algérie». Conférence qui sera animée par des
syndicalistes représentant les différents secteurs. Notons que la
Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) avait appelé
les autorités du pays à mettre fin à toutes les violations des
libertés syndicales dans le respect des instruments internationaux
auxquels l’Algérie a souscrit. LA FIDH a demandé également aux
autorités de se conformer aux recommandations de l’Organisation
internationale du travail (OIT) en matière de libertés syndicales en
Algérie, et notamment de faire bénéficier les syndicats autonomes de
tous les avantages matériels et financiers que leur accorde la loi
et de les considérer comme de véritables partenaires sociaux.
M. K.
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Chèques postaux
Un vrai
casse-tête
On a beau faire,
mais le Centre des chèques postaux (CCP) semble loin des nouvelles
technologies utilisées dans le traitement des différents services du
domaine. Outre les longues attentes constatées dans la délivrance
des carnets de chèques pour les usagers et les coupures fréquentes
du réseau informatique dans les bureaux de poste, le mode de
fonctionnement du service des chèques secours résume, à lui seul,
l’imbroglio dans lequel se trouve le secteur. Ce service, trop
sollicité par les citoyens n’ayant pas de chèques pour le retrait de
leur argent au niveau des agences postales constitue, pour le moins,
un véritable casse-tête. Le seul guichet, au niveau national, où le
citoyen pourrait obtenir un chèque secours, se trouve au siège du
CCP de la place des Martyrs, à Alger. Une simple virée sur les lieux
(guichet n° 5) permet, en effet, de constater de visu l’état
lamentable de ce service offert au citoyen.
Primo, aucune
notice expliquant aux usagers les modalités d’accès au service n’est
affichée. Cela sous-entend que l’acquisition d’un chèque serait
compromise pour le nouvel utilisateur, du moins lors de sa première
présentation au fameux guichet. C’est un véritable parcours du
combattant que doit effectuer le citoyen pour obtenir le chèque en
question. Ainsi donc, il ne suffit pas de se rappeler de son numéro
de compte pour y parvenir, puisque le citoyen doit partir à la
recherche d’une photocopieuse et puis faire la queue à la mairie
pour la légalisation de sa pièce d’identité. Deusio, contrairement
aux modalités de l’opération de retrait qui se déroule dans les
autres agences, l’intéressé se trouve dans l’obligation de porter,
sur le formulaire, la signature initiale de son compte. Faute de
quoi, comme nous l’avons constaté à maintes reprises, bon nombre de
postulants rentrent bredouilles. Ce qui explique d’ailleurs les
sempiternelles escarmouches entre les usagers et les agents du
bureau n°5.
M. K.
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