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12e tripartite Gouvernement-UGTA-Patronat
Le SNMG à 12
000 DA à partir de 2007
Cela été
officiellement annoncé à la fin des travaux de la 12e tripartite,
qui ont eu lieu à Djenan El-Mithak, dans la nuit de samedi à
dimanche.
La rencontre a
regroupé les représentants du gouvernement, de l’Union générale des
travailleurs algériens (UGTA), du patronat, ainsi que sociétés de
gestion de participations (SGP). Les négociations sur la
revalorisation du salaire national minimum garanti avaient démarré
sur la base des 15 000 DA proposés par l’UGTA. Cette dernière,
a-t-on appris,
avant-hier, de bonne source
«a baissé le
montant à 13 500 DA, alors que le gouvernement ne proposait que
11 500 DA».
Finalement, la poire a été coupée en deux. «Le salaire national
minimum garanti (SNMG) a connu de nombreuse révisions à la hausse
entre 1990 et 2004», a tenu à préciser le Chef du gouvernement,
Abdelaziz Belkhadem, tout en précisant que «la dernière relève date
de janvier 2004, lorsque le SNMG est passé de 8 000 à 10 000 DA».
«La révision à la hausse du SNMG vient en en application des
orientations du Président de la République, formulées lors de la
rencontre Gouvernement-walis du 25 juin 2006, et relative à la prise
en charge des préoccupations des citoyens en matière d’amélioration
de leur pouvoir d’achat», a jugé bon de préciser
M Belkhadem.
Quoique inférieure à toutes les attentes de l’UGTA, les 2 000 DA
d’augmentation sur le SNMG ont, toutefois, été bien accueillis par
le patron de la Centrale syndicale : «Nous avons boosté le SNMG, qui
reste toujours faible», a-t-il reconnu, ajoutant : «Notre défi
aujourd’hui, c’est comment assumer ces augmentations et comment les
appliquer sur le terrain». Pour sa part, le chargé des relations
publiques au sein de la Centrale syndicale a expliqué que «le taux
de la hausse a été décidé en fonction de l’incidence financière sur
l’économie nationale». Il est question de 40 milliards de centimes,
vu qu’il faut aussi «prendre en compte les salaires des
moudjahidine, des fils de chahid et de tous ceux qui font quatre à
cinq fois le SNMG» a avancé M Malki en suggérant qu’«il faut revoir,
qui doit bénéficier du SNMG».
Le Patronat,
grand gagnant
Jamais tripartite
n’a été expédiée aussi rapidement dans toute l’histoire de
l’Algérie. Et pour cause, les participants – en l’occurrence les
représentants du gouvernement, le patronat (CAP, CNPA, CGEA, CIPA,
SEVE, UNEP), ainsi que les Sociétés de gestion des participations (SGP)
–, n’ont eu à débattre que de trois dossiers seulement. Il s’agit en
plus du dossier relatif au SNMG, du dossier portant Pacte national
économique et social et de celui relatif aux conventions de branches
du secteur économique (public et privé). Il était clair depuis le
début des travaux et les diverses déclarations des participants que
tout se jouait autour du pacte national économique et social, dont
l’adoption a fait, il faut le préciser, la joie des représentants du
Patronat. «Le pacte économique et social confirme l’importance de
l’entreprise algérienne qui constitue un acteur principal du
développement et une source essentielle de la création d’emplois et
de richesse», a avancé M Belkhadem. Un avis que partagent avec
enthousiasme les partenaires économique qui ont vu en l’élaboration
du dit pacte, une occasion en or pour valoriser la position de
l’entreprise et de mettre en place les mécanismes nécessaires pour
le renforcement de la maîtrise des compétences managériales des
entreprises algériennes publiques et privées, notamment après
l’accord d’association avec l’Union européenne et à la veille de
l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Sidi Saïd prône
le dialogue
«Nous avons aspiré
à un changement de mentalité, lequel exprime la volonté du côté
syndical de construire et de reconnaître les bienfaits du dialogue,
malgré les difficultés», a déclaré de son côté le patron de l’UGTA à
propos du pacte économique et social. Il s’est même félicité sur le
fait que «le dialogue s’est construit sur la réciprocité des
résultats qui font que les travailleurs auront leurs droits». Cela,
en reconnaissant que «ce dialogue demande du temps, de la
compréhension et à même besoin d’être codifié». Il ressort donc
qu’il n’est plus question de grèves où de mouvements de protestation
de la part des travailleurs durant les quatre années à venir et que
«tout problème est censé trouvé solution à travers le dialogue et
jamais sans», selon les propos de Sidi Saïd. La rencontre
Gouvernement-UGTA-Patronat a été clôturée officiellement sur la
signature des conventions de branches entre fédérations syndicales
de l’UGTA et les SGP et de l’accord-cadre entre le l’UGTA et le
Patronat. Mais sur les 18 conventions de branches seules huit ont
été signées. Aussi, beaucoup reste à faire en ce qui concerne les
augmentations de salaire revendiquées par les travailleurs et que
même s’il a été convenu sur une moyenne de 20 à 25% pour les
entreprises publiques en bonne santé financière et de 5 à 10% pour
les entreprises déstructurées, tout reste tributaire des
négociations qui portent sur l’état financier de l’entreprise. Il en
est de même pour la convention-cadre entre l’UGTA et le Patronat, où
il est question d’un accord de principe sur des augmentations qui ne
pourront avoir lieu que si l’entreprise se porte bien
financièrement.
Les inquiétudes
de Sidi Saïd
Lors de son
intervention à propos de l’adoption du pacte économique et social,
le SG de l’UGTA s’est interrogé sur «la lecture que va donner la
presse au contenu de ce pacte». Ses inquiétudes l’ont obligé alors à
expliquer à cette presse, les motivations de l’Union à adopter la
solution du dialogue au lieu de la grève et de la protestation.
Et comme s’il ne
pouvait contenir un élan de générosité subit, M. Sidi Saïd a même
averti le Chef du gouvernement sur «l’état social désastreux que
vivent les employés de la presse nationale et a demandé à ce que les
patrons privés de ce même secteur s’affilient au patronat pour
pouvoir assurer leurs droits à leurs prolétaires».
Merci !?
Habiba Ghrib
Haut
La grosse déception
La rencontre
tripartite Gouvernement-UGTA-Patronat s’est tenue finalement samedi
soir pour revêtir la forme d’un semblant de concertation tenue à
huis-clos et expédiée au bout d’une heure.
«Cela ne va pas
prendre beaucoup de temps, car nous nous sommes mis d’accord sur
plusieurs points», précisera Abdelaziz Belkhadem, Chef du
gouvernement en invitant la presse à quitter la salle pour permettre
l’entame des travaux. La 12e tripartite, longuement préparée
pourtant, n’a pas apporté les résultats espérés par les
travailleurs. Pis encore, elle a été en dessous de toutes les
attentes de ces millions d’employés qui ont commencé à croire à une
éventuelle amélioration de leur niveau de vie, comme cela a été
promis auparavant.
Le premier fait
marquant de cette rencontre est celui des points soumis à débat lors
de cette rencontre. Consacrée à l’examen de deux points seulement, à
savoir la revalorisation du SMIG et la signature du pacte économique
et social, ce rendez-vous qu’on présentait comme grandiose, a mis de
côté toutes les autres questions qui sont et ont été pendant
longtemps au centre des préoccupations des catégories les plus
vulnérables. La seule annonce faite est relative au SNMG qui passera
donc de 10 000 à
12 000 DA. Ni plus
ni moins. Une hausse qui sera effective à partir du 1er janvier
2007. Devant la cherté de la vie et les augmentations annoncées de
certains produits, il est important de savoir si une augmentation de
2 000 DA peut-elle aider un chef de famille à faire face à tous les
besoins.
Peut-on connaître
le nombre de travailleurs qui perçoivent moins de 10 000 DA et qui
vont bénéficier de cette mesure ?
Tant de
questions restées sans réponse...
Aucun mot n’a été
prononcé concernant la revalorisation des revenus des travailleurs
dans les secteurs, public et privé, ou, du moins, sur les mécanismes
et les mesures à prendre pour imposer l’application des taux décidés
à l’issue des négociations. Ces hausses sont soumises à négociations
avec les patrons d’entreprises privées et elles ne peuvent être
effectives qu’en fonction de la performance financière de
l’entreprise. La mise en place de ces décisions est envoyée à un
autre combat et à un autre chantier que devra mener la Centrale
syndicale. «Notre défi, c’est comment assumer et mettre en exécution
ces
décisions ?», se
demande Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA. L’événement majeur
de cette rencontre devrait être la signature de toutes les
conventions collectives de branches dans le secteur public et la
signature de l’accord-cadre pour le privé, une manière comme une
autre de couronner toutes les négociations marathoniennes qui ont eu
lieu les mois précédents. Un chiffre de 50 conventions appelées à
être signées à l’occasion de la tripartite alors que huit
fédérations de l’UGTA sur les dix huit, en plus du syndicat de
Sonelgaz, ont conclu publiquement leurs conventions de branches. Le
patronat privé a également réussi à signer, pour la première fois,
son accord-cadre lors de cette cérémonie.
Aussi, aucun mot
n’a été dit concernant la révision ou l’annulation de l’article
87-bis de la loi
90-11 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail. Le
traitement de cette question est prévu, selon des sources
syndicales, lors de la réunion sur le code du travail. Une réunion
annoncée pour 2007 et qui sera consacrée à l’étude de l’aspect
juridique des relations de travail. De même, on a fait le «black
out» total sur les salaires impayés de 37 000 travailleurs et les
formules à suivre pour effectuer ces payements. Selon des sources
syndicales, des instructions ont été données pour honorer cet
engagement mais aucune date n’a été fixée pour payer ces
travailleurs.
L’amélioration de
la situation des travailleurs et celle du niveau de vie des
citoyens, qui étaient liés à la tenue de cette rencontre, ne sont
pas pour bientôt. Elle sont plutôt impossibles devant la situation
économique du pays qui peine à se relever.
Nouria B.
Haut
Sa vocation se confirme davantage
La tripartite,
amortisseur du mécontentement social
Dans la nuit de
samedi à dimanche, la tripartite a tenu sa douzième rencontre. Que
de chemin parcouru en quinze ans d’existence depuis la première dans
l’histoire du pays qui s’est tenue en 1991.
Cette rencontre
qui regroupe trois parties qui sont les représentants de l’Etat, l’UGTA
et le patronat, représenté par plusieurs organisations, avait pour
objectif initial de réunir les principaux acteurs de la vie
économique du pays pour «débattre et se concerter sur les questions
économiques et sociales». Les pouvoirs publics avaient pris
l’initiative de mettre sur pied cette forme de médiation qui
répondait en fait, comme cela est rappelé dans le premier communiqué
rendu public à l’issue de la première tripartite, à «une
revendication légitime et essentielle de l’ensemble des partenaires
sociaux tenant à asseoir la concertation et le dialogue social sur
une base organisée et durable». Si ces deux objectifs sont atteints,
puisque désormais toute revendication syndicale, notamment d’ordre
salarial, est renvoyée à la tripartite et que celle-ci en est
aujourd’hui à son douzième round, il reste toutefois à se poser la
question de savoir si son utilité est toujours de mise. En d’autres
termes, faut-il la maintenir en sa forme avec sa représentation
actuelle ou au contraire n’est-il pas venu le temps de penser à la
rénover, voire à la dissoudre et la remplacer par une nouvelle
organisation renouvelée et adaptée aux évolutions du monde du
travail. De l’avis de syndicalistes, le résultat auquel a abouti
aujourd’hui la tripartite était prévisible dans la mesure où du
premier jour, son fonctionnement a été biaisé. La raison avancée est
que la tripartite, qui est à l’origine une forme de médiation a été
conçue comme un réceptacle du mécontentement social et que dès le
départ on a voulu lui donner la forme d’un show médiatique au cours
duquel gouvernement, UGTA et patronat se réunissent et prennent des
décisions en faveur du monde du travail. Il est vrai aussi que l’une
des recommandations de l’Organisation internationale du travail
consiste à encourager à l’instauration d’un espace pour initier un
dialogue à même de préserver la paix sociale. Sur un autre plan, en
1991 la tripartite avait été placée sous le signe de la nécessité
«de conjuguer les efforts de toutes les forces vives de la nation
pour la mobilisation, en priorité, des ressources nationales
permettant une véritable relance économique». De même avait-on
indiqué à l’issue de cette première rencontre, la tripartite avait
pour but de consacrer «l’émergence d’une culture démocratique fondée
sur l’approche et la résolution solidaires des problèmes de
l’économie et de la société par les partenaires sociaux». D’où du
reste la prise de la décision de créer un Conseil économique et
social.
Mais depuis, que
d’eau a coulé sous les ponts.
La tripartite a
beaucoup perdu de sa pertinence. Il est vrai aussi que l’émergence
de syndicats autonome a clairement mis à nu le déséquilibre constaté
quant à la représentativité syndicale au sein de la tripartite ?
Peut-être que cela donnerait une toute autre dimension aux décisions
qui sont avalisées à l’issue de cette réunion. Mais pour ce faire,
il faudrait que les pouvoirs publics aient vraiment à cœur de faire
de cette tripartite autre chose qu’un réceptacle.
Nadia Kerraz
Haut
Réconciliation nationale
500 repentis
réintégrés au poste d’imam
La plupart, ont
été arrêtés «arbitrairement», selon M. Ghalamallah.
Invité de
l’émission «En toute franchise» de la chaîne III de la radio
nationale, le ministre des affaires religieuses et des wakfs,
Bouabdellah Ghoulamlah, a évoqué, tout au long de l’émission,
plusieurs questions relatives à la gestion des quelque 15000
mosquées réparties à travers le territoire national et surtout à la
formation des imams en poste dans ces mosquées Sur une question de
réintégration des imams qui ont été en lien d’une manière directe ou
indirecte avec les groupes terroristes, le ministre relèvera «qu’il
y a eu la réintégration d’au moins de 500 imams dans le cadre des
mesures initiées par la charte pour la paix et la réconciliation
nationale». La plupart, dira t-il, ont été «arrêtés arbitrairement».
C’est pourquoi, il semblerait que le ministère ait décidé leur
réintégration. Car, justifiera le ministre, quand le cas se présente
ainsi, la réintégration se fait directement. Mais rassurera-t-il par
ailleurs, il n’y a pas lieu d’avoir des craintes du fait que son
département «travaille en collaboration avec les services de
sécurité dans l’étude des dossiers de ces imams». Le ministre n’a
pas précisé l’origine de ces anciens imams qui, aujourd’hui,
reprennent du service. On ne sait donc pas s’il est questions
d’anciens éléments du Fis, arrêtés et emprisonnés, ou d’ancien
membres de groupes armés ayant quitté les maquis, dans le cadre de
la concorde civile et maintenus jusque là sous période de probation.
La question se pose également sur la qualité de l’enseignement à
dispenser par ces 500 imams, et plus encore quant à leur crédibilité
par rapport aux fidèles qui viendront les écouter. A supposer que
ceux qui ont réellement commis des crimes le regrettent aujourd’hui
(on ne les a pas entendu demander pardon, en tous cas), il va sans
dire que ce serait, alors, une mission des plus délicate pour que
ceux-ci que de s’imposer dans les mosquées où les guerres
d’influence entre els associations et les partis politiques
islamiste fait rage. Sur ce qui est présenté comme une nouvelle
guerre pour les mosquées, justement, le ministre a écarté, par
ailleurs, l’existence de courants de tendances Salafistes dans nos
mosquées. Mais cela n’empêchera pas le ministre de tirer à boulets
rouges sur un nombre d’associations «qui dépassent certaine
limites». M. Ghoulamlah s’est montré ferme à leurs égards en
affirmant «qu’il faudrait déterminer les fonctions afin de ne pas
dévier de leurs fonctions initiales». En guise de solution, il
soulignera qu’il attend «la modification de la loi sur les
associations». En attendant il confirmera que des instructions
inhérentes à la gestion des mosquées sont données. Elles visent à
plus de fermeté et ce, en application des lois en vigueur. Rappelant
que la mosquée est une institution de la société, il dira que c’est
la raison pour laquelle tous les efforts sont déployés pour rendre
la mosquée à la société. Ainsi, des stages de recyclage sont
programmés pour les imams qui ont déjà reçu une formation. « Ce
n’est pas au premier venu de faire imam» a lancé le ministre des
affaires religieuses. Et d’ajouter que ceux qui gèrent les mosquées
«sont aptes et ils sont désignés par le ministère». Leurs missions
se résument à l’orientation, la formation et l’information de la
population sur les différentes questions de la vie. Ces formations
doivent accompagner l’évolution culturelle, intellectuelle et
technologique caractérisant la société algérienne, a-t-il indiqué.
Et c’est justement dans ce cadre que des programmes de formation
sont programmés afin d’améliorer les imams et les intégrer en
profondeur dans la société. Dans un autre registre, l’invité de
cette émission a indiqué que la répartition du produit de la zakat a
touché plus de 150 000 familles nécessiteuses. S’agissant des micros
crédits, il dira que ce sont un millier de jeunes universitaires à
qui on a octroyé des aides pour les encourager à créer des petits
métiers. En évoquant, en outre, la distribution de sommes d’argent
collectés au profit des familles nécessiteuses, le ministre s’est
voulu rassurant quand à la remise à main propre de cet argent qui se
fait dans une totale transparence. Confiant aussi à l’égard des
donateurs pour le quel il les invite à verser leur don dans des
comptes.
K. Benarab
/Amine B.
Haut
La FNTR campe sur ses positions
Pas de
discrimination entre les retraités
Refusant
«l’injustice et l’exclusion», la FNTR continue à brandir la menace
de faire sortir les retraités dans la rue, si certaines catégories
de pensionnés continuent à être ignorées par les mesures annoncées,
à leur profit, par le chef de l’Etat.
A la suite de
l’annonce du ministère du Travail et de la Sécurité sociale, de
vouloir faire procéder à une revalorisation des allocations de
retraite inférieures au minimum légal de la sécurité sociale, (75%
du SNMG), «selon un barème qui sera étudié pour fixer le niveau de
relèvement», la FNTR a, dans un communique rendu public hier matin,
considéré que cette information n’en est pas une «puisqu’elle
figure, déjà, dans la loi de finances complémentaire promulguée le
15 juillet dernier». Elle estime que les pensionnés qui devaient en
bénéficier, à compter de cette date, en même temps que ceux des
allocataires percevant le minimum, seront obligés d’attendre
l’élaboration de ce texte réglementaire, «qui ne vient pas et qui
pourra leur permettre d’accéder à leur dû». La Fédération nationale
des travailleurs retraités regrette que les titulaires des retraites
proportionnelles et celles sans condition d’âge, «frappés d’un déni
de droit», n’aient pas bénéficié des mesures édictées, à leur
profit, par le président de la République. Elle souligne, aussi,
qu’au moment où toutes les autres catégories de retraités, dont la
pension est supérieure à 10 000 DA, attendent depuis le 1er mai la
revalorisation annuelle légale fixée par la loi 83-12, «un
communiqué émanant du ministère du Travail nous apprend qu’un texte
réglementaire est en phase de préparation pour un relèvement des
allocations, selon un barème à étudier pour fixer le niveau de
relèvement».
Tout en saluant
l’augmentation du SNMG la FNTR regrette, cependant, que les pouvoirs
publics n’aient pas saisi l’opportunité de la rencontre entre les
partenaires sociaux pour rétablir la justice «et mettre fin aux
mesures discriminatoires dans l’application des décisions du
Président Bouteflika» ainsi qu’au retard dans la revalorisation
annuelle légale.
Le secrétaire
général de la Fédération, Abdelmadjid Azzi, indique que son
organisation est décidée à camper sur ses positions et à continuer
d’exiger que les mesures annoncées par le chef de l’Etat au profit
de la population des retraités, soient appliquées, sans exclusive,
et profitent, également, aux personnes bénéficiant de retraites
proportionnelles et à celles percevant des pensions au titre des
retraites sans condition d’âge «pour lesquelles, note-t-il, la loi
de finances complémentaire n’introduit aucune exception».
Mercredi, le
secrétariat de la FNTR tiendra une session extraordinaire pour
étudier l’évolution de ce dossier pour décider de l’opportunité de
mettre à exécution ses menaces de faire sortir les retraités dans la
rue pour organiser des sit-in devant les locaux de la Caisse
nationale de retraite, (CNR), à travers tout le pays, «afin de
marquer leur refus de l’injustice et de l’exclusion dont ils sont
l’objet».
Ahmed
Mahieddine
Haut
Téléphonie mobile
Mobilis lance
une nouvelle offre
Le premier
opérateur de téléphonie mobile en Algérie, Mobilis, a annoncé un
nouveau bénéfice pour les clients des offres forfaits 061 et ce, en
introduisant une liberté d’appels illimités et gratuits 24h/24 et
7j/7.
Pour un abonnement
forfait, Mobilis favoris de 02h00 à 04h00 01 de 06h00 à 08h00 02.
Pour rappel, Mobilis, filiale d’Algérie Télécom, est le premier
opérateur de téléphone mobile en Algérie. Cet opérateur propose à
ses clients une large gamme de produits et de services innovants et
de haute qualité. Outre qu’il offre des offres post-payées et
prépayées adaptées, il offre des SMS et ce, vers tous les opérateurs
et vers l’étranger, roaming international, facture on line et
communication on line. En décembre 2004, Mobilis a lancé le 1er
réseau UMTS expérimental, intégrant ainsi le club des opérateurs,
dans le monde, qui maîtrisent la technologie 3G. Pour offrir des
services de qualité et avec une ouverture idéale, Mobilis a lancé un
vaste chantier de déploiement de son réseau à travers le territoire
national. Leader de téléphonie mobile en Algérie, Mobilis compte
aujourd’hui près de 7 millions d’abonnés actifs. Mobilis indique
aussi que l’abonné aura la possibilité de choisir ses numéros
favoris vers tous les numéros Mobilis post-payés et prépayés. Il
précise enfin que ce nouveau service est sans abonnement ni frais
d’activation et peut être activé à tout moment auprès d’une boutique
commerciale.
Djamel O.
Haut
Leur famille sera indemnisée
Quatre frères
de Hattab «victimes de la tragédie nationale»
Les noms des
quatre frères Hattab, dont Zoheir Hattab, morts lors d’affrontements
avec les services de sécurité, au début des années 1990, se
trouveraient parmi les 42000 dossiers de demande d’indemnisation
déposés dans le cadre de la charte nationale pour la paix et la
réconciliation nationale et actuellement en étude, apprenons-nous de
source proche de ce dossier. La famille Hattab bénéficiera d’une
indemnisation pour chacun de leurs morts, si leurs dossiers seront
retenus, explique cette source. Les frères Hattab sont connus au
quartier Benzerga de Bordj El Kiffan, ou ils résidaient, pour avoir
crée, en début des années 1990, les premiers groupes terroristes
dans cette partie de l’est d’Alger. Des cinq frères Hattab, seul
Hassan est resté en vie. Hasssan Hattab est connu, dans son quartier
natal, pour les massacres qu’il a commis contre ses voisins,
notamment.
Les habitants de
ce quartier se rappellent, toujours, de cette nuit, au cours des
années 1990, ou Hassan Hattab a fait sortir dans la rue avant de les
faire égorger une dizaine de ses voisins qui accomplissaient le
service national et qui étaient rentrés chez eux, grâce à une
permission.
Les massacres
perpétrés par « Abou Hamza », ex-membre du GIA et ex-« émir
national » du GSPC dans son quartier natal sont nombreux.
M. Abi
Haut
Récolte céréalière
Une production
de 40 millions de quintaux
«En hausse par
rapport à la campagne précédente, la récole céréalière 2005-2006 est
de 40 millions de quintaux», a annoncé Ammar Assabah, directeur de
la régulation et du développement de la production agricole au
niveau du ministère de l’Agriculture et du Développement rural.
Ammar Assabah a évoqué, à cette occasion, les préparatifs de la
campagne 2006-2007 qui ont «bien démarré». D’ailleurs, l’ensemble
des coopératives de l’Office algérien interprofessionnel des
céréales (OAIC) a préparé 300 000 quintaux de semences et les
engrais nécessaires pour cette campagne. Outre les préparatifs du
sol qui sont en cours, Assabah rassure qu’aucun problème n’a été
enregistré jusque-là.
K. S.
Haut
Abou Djerra Soltani, président du MSP
«Le problème,
c’est la gouvernance et non la Constitution»
Le président du
MSP persiste en estimant dans cet entretien que la révision
constitutionnelle n’est pas une priorité. Selon lui, l’Algérie n’a
pas de crise constitutionnelle mais plutôt morale à laquelle il faut
s’attaquer pour endiguer la gabegie et la corruption. Le retour à
l’autorité de l’Etat est, d’après lui, une condition sine qua non
pour instaurer la paix et la stabilité sociale. Laquelle stabilité
doit être raffermie, par exemple, par un SNMG de 20 000 DA. Il
affirme que l’application de la charte pour la paix n’a pas atteint
les objectifs escomptés. D’où la nécessité de laisser grande ouverte
la porte de la réconciliation. D’autres questions sont passées en
revue avec le leader du MSP, dont le retour de Rabah Kébir.
Interview
réalisée par Salah Bey
Le Jour
d’Algérie :Vous avez affirmé que vous n’êtes pas concerné par une
Constitution si le président ne vous consultera pas, tout en
recommandant une Constitution qui rassemble et qui garantit une
réelle démocratie. Pourriez-vous clarifier votre position, M.
Soltani ?
Abou Djerra
Soltani : Depuis 1963, le
débat tournait autour d’une Constitution qui rassemble et préserve
les valeurs de la nation et ses constantes. Une Constitution qui
consacre la démocratie sociale énoncée dans la Proclamation du
1er Novembre 54.
Si l’on se réfère au préambule de la Constitution de 1963, on trouve
que «l’Algérie est terre d’Islam», qu’elle est un Etat
arabo-africain, que son régime est démocratique républicain, que la
richesse est la propriété des Algériens qui sont égaux devant la
loi, etc..
Il suffit de
savoir que l’Algérie «est une République démocratique et populaire»
pour comprendre que toutes les Constitutions successives n’ont pas
dérogé à ce triptyque de régime républicain qui signifie que
l’Algérie n’est ni royaume ni empire, d’option démocratique qui veut
dire que le peuple n’est pas un troupeau de participation populaire
qui sous-tend à l’alternance pacifique au pouvoir. La question est
de savoir que peut apporter la Constitution proposée ? Et la crise
que vit l’Algérie est-elle une crise de constitution et de lois ou
morale ? A-t-on besoin d’une nouvelle Constitution pour traiter les
fléaux des rapines, de gabegie et d’indiscipline ou plutôt besoin de
bonne gouvernance qui dénonce la corruption et les corrupteurs ?
Notre crise morale, une crise de conscience voire une crise de
déperdition et de mauvaise gestion. Je reconnais que les évolutions
enregistrées appellent un renouveau des lois à adapter aux exigences
de ce renouveau, toutefois je crois que la loi ne garantit pas à
elle seule de justice sociale s’il n’y a pas de gens épris de
justice et de l’esprit de bonne gouvernance.
Vous voulez
dire que la révision constitutionnelle n’est pas une priorité.
Quelles sont les vôtres ?
En 44 ans
d’indépendance, nous avons amendé quatre fois la Constitution. Mais
le problème réside-t-il en la constitution ou chez ceux qui gèrent
le pays ?
Je crois que
l’arsenal de lois – dont la Constitution – n’est pas respecté, donc
pas appliqué. J’ai dit et je le répète que notre peine est morale et
notre crise réside dans le mode de gestion du pays.
Alors à quoi
servirait d’adopter une Constitution qu’on piétinera par la suite.
Jugeons-en, nous votons des lois que nous n’appliquons pas du fait
d’actions interventionnistes au profit d’une classe sociale
particulière. Le recours aux pratiques dérogatoires devient en
conséquence banalisé. Et si l’on ne peut consacrer les principes
d’«égalité devant
la loi» et «l’égalité des chances», les gens se rebellent et la
justice est tournée en dérision. La priorité insistante donc est la
restauration de l’autorité de l’Etat, le parachèvement du processus
de paix et de la réconciliation nationale, la prise en charge du
front social et la lutte implacable contre des fléaux comme la
corruption.
N’est-ce pas là
la mission qui incombe à l’alliance présidentielle détentrice de la
majorité à tous les niveaux de responsabilités élues ou à la
coalition exécutive ?
Je porte à votre
connaissance que ce point a été amplement discuté à la réunion de
l’alliance tenue le 12 septembre 2006.
Et qu’en est-il
ressorti ?
Nous avons
constaté que l’absence de programmes d’action constitue la cause
directe de l’insuffisance dans la prise en charge de certains
dossiers.
Nous allons œuvrer
pour combler ce déficit. Mais sachez toutefois que l’administration
n’est pas aux ordres de l’alliance. Elle agit selon le schéma
classique d’une administration loin des priorités tracées par
l’alliance et encore moins adoptées par le MSP.
Pourtant, elle
est aux ordres des commis de l’Etat aux commandes en majorité issus
de votre coalition ?
L’alliance ne
récuse pas les erreurs de l’administration qui requiert des réformes
dans sa mentalité classique, voire une révolution qui l’assainit de
ses opportunistes, de ses voleurs et ses bureaucrates. Ces derniers
provoquent les citoyens en ignorant leurs intérêts et leurs
préoccupations.
Les intérêts du
front social reviennent souvent dans vos discours et déclarations.
Qu’avez-vous à proposer concrètement en plus des améliorations
salariales et les transferts sociaux décidés ?
Les améliorations
sont certes palpables suite aux dernières augmentations salariales
mais restent insuffisantes eu égard au flux inflationniste. Nous
avons retenu au MSP trois propositions supplémentaires qui se
résument dont l’augmentation du SNMG à 20 000 DA, l’amélioration du
pouvoir d’achat par rapport à la masse salariale et la libération du
mouvement associatif qui peut jouer son rôle social indépendamment
de monopole ou toute forme de récupération politicienne.
Le pluralisme en
Algérie est toujours réduit à l’action partisane, alors que des
segments de la société civile restent monopolisés. Ils ont besoin
d’une certaine liberté d’action et d’initiative pour que la réelle
compétition reprenne le dessus dans la complémentarité.
Est-ce le topo
que vous recommandez pour pouvoir accéder au pouvoir en 2012 ? A
propos, pourquoi cette date précisément ?
En l’an 2012, nous
célébrerons le 50e anniversaire de l’Indépendance. C’est une étape
charnière pour le redressement qui nous interpelle. Le MSP aura son
mot à dire.
Ne serait-il
pas judicieux de penser à 2007 pour bien préparer 2012 ?
Nous espérons que
2007 soit une escale où la loyauté et l’honnêteté primeront, nous
respecterons alors le choix libre et souverain du peuple quel que
soit le résultat. Nous voulons que ces échéances se déroulent dans
la transparence totale et l’entière impartialité de
l’administration.
Le MPS commence
à se déployer à l’étranger, à diversifier ses échanges avec
l’extérieur. Le Pentagone et le Congrès vous ont rapprochés. Vous
aviez même été invité au dernier forum de Crans Montana. Qu’en
est-il ?
C’est le fruit de
la stratégie de participation. Le processus de la réconciliation
nationale est aussi perçu comme une option universelle. C’est ce qui
a attiré l’attention de ces institutions jadis peu convaincues de la
démarche. Or maintenant, elles nous associent dans le dialogue et
entendent nos réflexions. A Crans Montana, les participants ont
agréé notre vision sur le développement social.
Et quelle place
occupe le GMO chez le MSP et quel enseignement tirez-vous de la
double agression sur les Palestiniens et les Libanais ?
En tant
qu’Algériens, la stabilité dans le monde nous importe en tant que
mouvement politique. Le monde est devenu ce petit village planétaire
et tout ce qu’y se passe aura un impact direct sur tous. Les prix du
pétrole, par exemple, sont influencés par les crises. Les taux de
change, les libertés, la démocratie, la résistance, etc., obéissent
à une certaine dynamique déstabilisatrice de la paix dans le monde
en général, et dans le Moyen-Orient en particulier. On ne peut donc
fermer nos yeux sur ce qui se passe tout autour et notamment la
cause palestinienne que nous affectionnons. Nous essayons de
comprendre ces évolutions pour accomplir notre devoir dans l’intérêt
général et celui de l’humanité.
Pensez-vous que
les propos du Pape Benoît XVI conforteraient la paix et la stabilité
souhaitée?
Nous croyons à
peine les enseignements du triste épisode des caricatures
blasphématoires pour l’Islam et son Prophète (QSSSL) tirés qui ont
provoqué des scènes tragiques et des menaces directes contre les
intérêts occidentaux, voilà que le n°1 du Vatican surprend le monde
en lançant ses diatribes. Il a versé de l’huile sur le feu de la
colère des musulmans.
Il a regretté
d’avoir été mal interprété…
Ce n’est pas
suffisant ! Et s’il ne demande pas pardon et retire ses propos, les
conséquences seront plus fâcheuses que les réactions contre les
caricatures danoises. Nous aimerions que le dossier des provocations
soit définitivement clos et laisse place au dialogue. Mais ces
sorties aux propos insensés ont brisé l’image de marque des «grands
du monde» à commencer par sa sainteté. Elles ont sapé tout ce que
les partisans du dialogue ont construit. Nous regrettons cela et
exhortons sa sainteté à dépasser cet épisode en demandant
solennellement le pardon.
Vous avez
maintes fois déclaré que la mise en œuvre de la charte pour la paix
et la réconciliation a connu de sérieuses entraves. Quel bilan
faites-vous par rapport à la Commission nationale de suivi ?
Beaucoup de
handicaps ont surgi au cours de l’application des dispositions de
ladite charte. La majorité émanait soit de la mauvaise
interprétation des textes, soit que certains cas ne répondent pas
aux catégories énoncées dans les différents chapitres des
ordonnances.
Le chef de la
commission nationale chargé de suivi a exprimé pourtant son
satisfecit sur un bilan globalement positif.
Notre évaluation
est loin de traduire cette satisfaction car le processus n’a pas
atteint les objectifs escomptés. Nous aurions aimé qu’il ne reste
plus aucun élément armé en dehors de la réconciliation.
C’est dans cet
esprit et au vu d’un constat négatif que l’effet de la charte reste
toujours de mise. Et tout repenti décidé de rendre les armes est le
bienvenu car, sa
place naturelle est parmi les siens, chez lui et ce n’est ni au
maquis ni à l’exil.
Comment vous
voyez l’après- charte ?
Le peuple a
souverainement voté la charte et mandaté le Président de la
République de prendre les dispositions appropriées afin de
parachever ce noble processus. C’est pour cette raison qu’on ne peut
mettre la charte entre parenthèses en fixant des délais. Les lois
n’ont certes plus d’effet mais la charte est supérieure à la loi.
L’article 74 de l’ordonnance est clair.
Le retour de
Rabah Kébir ne vous désoblige-t-il pas, surtout qu’il revendique un
parti qui pourrait vous concurrencer, voire vous doubler ?
M. Rabah Kébir est
citoyen algérien qui a le droit naturel de retourner dans son pays
dans le cadre des lois. Son retour, en tout cas est un signe
encourageant pour la suite de la réussite de la réconciliation
nationale. Mais la loi reste le seul arbitre entre tous. Et si nous
souscrivons à l’Etat de droit, il ne faut pas faire dans la
surenchère et ne pas s’adonner au jeu d’ouvrir une porte et fermer
une autre. Seule la loi est capable d’ouvrir ou de fermer ce qui
doit l’être jusqu’à la normalisation de la vie politique en Algérie.
Comment
appréhendez-vous son retour à la politique, sachant que la base de
l’ex-Fis n’est jusque-là acquise à aucun parti ?
La force du MSP
réside dans sa ligne politique, dans ses principes, dans ses
constantes et dans ses militants et non en s’alliant avec X ou Y.
Notre mouvement jouit d’un grand potentiel, qui fait son capital.
Quant à l’adversité, elle est souhaitable. Nous revendiquons une
compétition loyale à la base de programmes. Mieux, nous la défendons
sans décourager. Et c’est au peuple que reviendra le dernier mot.
Les prochaines échéances seront un vrai baromètre à la classe
politique.
Vous avez
affirmé que beaucoup de commis de l’Etat possèdent des fortunes,
prenant aussi la précaution de les mettre au nom de leurs proches.
Qu’est-ce qui vous met si à l’aise par rapport à cette question ?
Avoir des
richesses c’est un don de Dieu le Tout-Puissant qui, Lui-même, nous
recommande d’en évoquer le bien. En posséder n’est pas un tabou à
taire ou à cacher. Et en ce qui me concerne je m’étais appliqué à
déclarer mon patrimoine dès ma nomination au poste de ministre
d’Etat et j’en ferai de même à la fin de ma mission.
Vous ne
répondez pas à ma question.
Alors pour
répondre à votre question concernant mes avoirs, il y a des services
compétents qui sont aptes à ouvrir les comptes pour vérifier.
J’espère que les biens de l’Etat confisqués depuis la promulgation
de la loi de 1981 seront d’abord restitués, ensuite promulguons une
autre loi pour pouvoir demander des comptes aux simples citoyens en
les interpellant par la fameuse question : «Min aïna laka hada ?»
(D’où as-tu eu
ça ?), sachant que
je suis préférentiellement pour le rétablissement de l’autorité de
l’Etat et contre les campagnes sélectives et la chasse aux
sorcières.
S. B.
Haut
Marché des fruits et légumes
Baisse
progressive des prix
Après avoir
enregistré une hausse les premiers jours du ramadhan, les prix de la
plupart des fruits et légumes «reprennent la normale» et
enregistrent des baisses significatives depuis deux jours.
Rencontré en marge
de la célébration de la Journée nationale de la vulgarisation
agricole, organisée hier au siège de l’Institut national de la
vulgarisation agricole (INVA), M. Ammar Assabah a indiqué, à titre
d’exemple, que le prix de la courgette a baissé de moitié, passant
de 80 DA à 30-40 DA le kilogramme. Tout en assurant que «les fruits
et légumes sont disponibles», permettant de couvrir les besoins de
la population, il a cité également le cas de la tomate qui a
enregistré une disponibilité de 932 000 quintaux. Cette quantité
couvre largement les besoins mensuels estimés à 600 000 quintaux.
Pour la pomme de terre, bien que ce soit la période de soudure, ce
légume, qui n’est pas très consommé durant le ramadhan, n’enregistre
pas de manque sur le marché. Pour des besoins mensuels de 1,4
million de quintaux, le stock actuel en pomme de terre est de 2,6
millions de quintaux, a relevé le même responsable. Depuis le
lancement du Plan national de développement agricole et rural (PNDAR)
en 2000, la consommation de ce légume est passée de 42 quintaux à 60
quintaux par habitant et par an. En indiquant que la production
annuelle en pomme de terre est de 21,5 millions de quintaux, Ammar
Assabah a saisi l’occasion pour rassurer quant à la disponibilité de
la semence. «Il n’y a pas de pénurie de semences de pommes de
terre», a-t-il insisté en reconnaissant, toutefois, l’enregistrement
«d’un léger manque», suite à la mise en application des dispositions
décidées par le ministère de l’Agriculture, qui consiste en la
réglementation du calibrage des semences importées. Par cette
mesure, le ministère a voulu prendre les dispositions nécessaires
pour protéger la production. Très consommées durant le mois de
ramadhan, les dattes, quant à elles, ont enregistré également une
baisse des prix, ces derniers jours, pour passer de 400 DA/kg à 200
DA/kg. La consommation actuelle provient des stocks produits durant
la campagne 2005-2006 et qui sont de
500 000 tonnes.
Sur cette quantité, 30 000 tonnes ont été exportées, dont 11 000
tonnes vers le marché européen. Pour la campagne
2006-2007, les
prévisions de production sont de 500 000 tonnes. Avec les nouvelles
plantations de palmiers, la production augmentera, dans les six ou
sept prochaines années, ce qui permettra, par la même occasion,
d’augmenter l’exportation de ce produit. Par ailleurs, Ammar Assabah
a parlé du soutien accordé dans le cadre du PNDAR pour l’oléiculture
en vue d’augmenter la production. Outre son développement dans les
zones traditionnelles, le programme arrêté vise à élargir la
production vers d’autres régions. Il est projeté aussi d’améliorer
la consommation individuelle de l’huile d’olive, qui est
actuellement d’un litre/hab./an. L’Algérie est le 8e producteur
mondial de l’huile, a-t-il mentionné. Pour sa part, Rachid Boughdour,
directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture, a
annoncé que le dispositif de lutte contre la grippe aviaire, qui a
été allégé en juin dernier, vient d’être remis en place, avec le
début du retour des oiseaux migrateurs vers l’Algérie. Le dispositif
en question comprend, entre autres actions, l’intensification des
opérations de surveillance, notamment autour des zones humides et
des élevages. Outre l’acquisition des kits de protection, les
laboratoires ont été également renforcés en équipements, a mentionné
Boughdour. Durant l’année dernière, 3 100 prélèvements ont été
effectués,
a-t-il ajouté en
appelant à
«rester vigilant».
La surveillance au niveau des frontières se poursuit au moment où le
ministère de l’Agriculture continue à interdire l’importation de
poussins à partir de pays touchés par cette maladie. A propos du
retour des oiseaux migrateurs, il a mentionné qu’ils passeront
l’hiver dans notre pays avant de poursuivre leur voyage vers les
pays du sud de l’Afrique. Un nouveau retour vers l’Algérie est prévu
à partir de la fin du mois de mars avant de repartir de nouveau vers
l’Europe, à la fin du mois de juin. A propos du dispositif de lutte
contre la fièvre catarrhale, ce dernier est toujours en cours et se
poursuivra jusqu’à fin octobre et pour lequel quarante camions sont
toujours mobilisés pour désinsectiser les zones touchées. «Les
dégâts enregistrés sont infimes», rassure le responsable, puisque
sur un cheptel de
19 millions de
têtes, seuls
1 500 bêtes ont
été touchés par cette maladie, avec un taux de guérison de plus de
80% et de mortalité de 1%. Les traitements ont été effectués sur
8 000 hectares à
travers
30 wilayas dont
pour certaines les traitements ont été effectués à titre préventif.
Selon Rachid Boughdour, «le risque existe tant qu’il fera chaud».
Karima Sebai
Haut
Vente et service après-vente
Un décret
présidentiel promulgué
L’objectif assigné
à ce décret est de «fixer les éléments essentiels des contrats
conclus entre les agents économiques et les consommateurs.» Tout
accord ou convention, ayant pour objet la vente d’un bien ou la
prestation d’un service, ne doivent pas être conclus unilatéralement
et préalablement par l’une des parties à l’accord et auquel l’autre
partie adhère sans possibilité réelle de le modifier. Le
consommateur doit être tenu informé avec loyauté et transparence
des transactions commerciales. Le vendeur doit également l’informer
sur la sécurité et la conformité des biens et services ainsi que
sur la garantie et le service après-vente. Notons que les éléments
essentiels visés à l’article 2 ci-dessus concernent principalement
«les spécificités et la nature des biens et services, les prix et
tarifs, les modalités de paiement, les conditions et délais de
livraison, les pénalités de retard dans le paiement et dans la
livraison, les conditions de révision des clauses contractuelles,
les conditions de règlement des litiges». Il est indiqué dans ledit
décret que «l’agent économique est tenu d’informer les
consommateurs, par tous moyens utiles, sur les conditions générales
et particulières de vente des biens et de prestations de services et
de leur permettre de disposer d’un délai suffisant pour examiner et
conclure le contrat.» Les clauses par lesquelles le revendeur
restreint le consommateur sont considérées abusives. Pour y
remédier, une commission des clauses abusives est créée auprès du
ministre chargé du Commerce. Cette commission à caractère
consultatif, présidée par le représentant du ministre chargé du
Commerce, élabore son règlement intérieur qui est adopté par arrêté
du ministre chargé du Commerce. Pour missions, la commission est
chargée notamment de la recherche dans tous les contrats appliqués
par les agents économiques aux consommateurs les clauses qui peuvent
présenter un caractère abusif et formule des recommandations au
ministre chargé du Commerce et aux institutions concernées. La
commission est composée d’un représentant du ministre chargé du
Commerce compétent dans le domaine des pratiques commerciales, d’un
représentant du ministre chargé de la Justice compétent dans le
droit des contrats, d’un membre du conseil de la concurrence et de
deux opérateurs économiques, membres de la Chambre algérienne de
commerce et d’industrie et qualifiés dans le domaine du droit des
affaires et des contrats, deux représentants des associations de
protection des consommateurs à vocation nationale, qualifiés dans le
domaine du droit des affaires et des contrats. La commission, qui se
réunit au moins une fois par mois, élabore chaque année un rapport
d’activités qui est communiqué au ministre chargé du Commerce et
publié en totalité ou par extraits par tous moyens appropriés. Le
contrôle, la constatation et la sanction des infractions aux
dispositions de l’article 5 du présent décret interviennent
conformément aux dispositions de la loi. Toutefois, pour que ce
décret soit respecté, il faudrait que l’Etat pèse de tout son poids.
Le cas échéant, ledit décret restera lettre morte.
Djamel Oukali
Haut
Commerce
Des agents de
contrôle agressés à coups de pierres
«Des agents de
contrôle de la direction du commerce de M’sila ont été agressés à
coups de pierres au marché populaire de Koudia, à M’sila, par des
marchands et certains clients», a indiqué à l’APS, le responsable de
cette direction.
Des incidents
similaires avaient eu lieu durant le ramadhan passé à Berhoum, Sidi
Aïssa et Ain Lahdjel lorsque des agents de la même direction ont
voulu contrôler les viandes mises en vente. Pourtant, les agents
sont protégés par la loi, selon une note du ministère de l’Intérieur
à travers laquelle une assistance des services de sécurité devra
être assurée aux agents de la répression des fraudes.
En cas de risque
ou d’opposition au contrôle, l’agent en exercice peut faire appel
aux services de sécurité, indique M. Lamari, directeur du contrôle
de la qualité de la wilaya d’Alger. Et si l’agent vient d’être
agressé, il pourra déposer plainte au niveau du parquet. Le
commerçant qui s’oppose violemment au contrôle, risque, outre les
mesures administratives qui consistent en la fermeture de son
commerce, des mesures pénales qui peuvent aller d’une amende jusqu’à
l’emprisonnement. Le commerçant, mentionne M. Lamari, n’a pas le
droit de s’opposer au contrôle. Quelques cas de dépassements ont été
enregistrés dans la wilaya d’Alger et dans lesquels les commerçants
en question ont fini par demander pardon, sous prétexte d’être en
colère au moment du passage des inspecteurs du contrôle.
A propos des
agents de la wilaya de M’sila, M. Lamari a estimé que le syndicat
peut éventuellement réagir. Ce dernier a déjà demandé au ministère
du Commerce d’assurer une meilleure protection aux agents de
contrôle, a-t-il souligné.
Karima Sebai
Haut
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