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Sa
vocation se confirme davantage
La
tripartite, amortisseur du mécontentement social
Dans
la nuit de samedi à dimanche, la tripartite a tenu sa
douzième rencontre. Que de chemin parcouru en quinze ans
d’existence depuis la première dans l’histoire du pays
qui s’est tenue en 1991.
Cette
rencontre qui regroupe trois parties qui sont les
représentants de l’Etat, l’UGTA et le patronat,
représenté par plusieurs organisations, avait pour
objectif initial de réunir les principaux acteurs de la
vie économique du pays pour «débattre et se concerter
sur les questions économiques et sociales». Les pouvoirs
publics avaient pris l’initiative de mettre sur pied
cette forme de médiation qui répondait en fait, comme
cela est rappelé dans le premier communiqué rendu public
à l’issue de la première tripartite, à «une
revendication légitime et essentielle de l’ensemble des
partenaires sociaux tenant à asseoir la concertation et
le dialogue social sur une base organisée et durable».
Si ces deux objectifs sont atteints, puisque désormais
toute revendication syndicale, notamment d’ordre
salarial, est renvoyée à la tripartite et que celle-ci
en est aujourd’hui à son douzième round, il reste
toutefois à se poser la question de savoir si son
utilité est toujours de mise. En d’autres termes,
faut-il la maintenir en sa forme avec sa représentation
actuelle ou au contraire n’est-il pas venu le temps de
penser à la rénover, voire à la dissoudre et la
remplacer par une nouvelle organisation renouvelée et
adaptée aux évolutions du monde du travail. De l’avis de
syndicalistes, le résultat auquel a abouti aujourd’hui
la tripartite était prévisible dans la mesure où du
premier jour, son fonctionnement a été biaisé. La raison
avancée est que la tripartite, qui est à l’origine une
forme de médiation a été conçue comme un réceptacle du
mécontentement social et que dès le départ on a voulu
lui donner la forme d’un show médiatique au cours duquel
gouvernement, UGTA et patronat se réunissent et prennent
des décisions en faveur du monde du travail. Il est vrai
aussi que l’une des recommandations de l’Organisation
internationale du travail consiste à encourager à
l’instauration d’un espace pour initier un dialogue à
même de préserver la paix sociale. Sur un autre plan, en
1991 la tripartite avait été placée sous le signe de la
nécessité «de conjuguer les efforts de toutes les forces
vives de la nation pour la mobilisation, en priorité,
des ressources nationales permettant une véritable
relance économique». De même avait-on indiqué à l’issue
de cette première rencontre, la tripartite avait pour
but de consacrer «l’émergence d’une culture démocratique
fondée sur l’approche et la résolution solidaires des
problèmes de l’économie et de la société par les
partenaires sociaux». D’où du reste la prise de la
décision de créer un Conseil économique et social.
Mais
depuis, que d’eau a coulé sous les ponts.
La
tripartite a beaucoup perdu de sa pertinence. Il est
vrai aussi que l’émergence de syndicats autonome a
clairement mis à nu le déséquilibre constaté quant à la
représentativité syndicale au sein de la tripartite ?
Peut-être que cela donnerait une toute autre dimension
aux décisions qui sont avalisées à l’issue de cette
réunion. Mais pour ce faire, il faudrait que les
pouvoirs publics aient vraiment à cœur de faire de cette
tripartite autre chose qu’un réceptacle.
Nadia Kerraz
Marché
des fruits et légumes
Baisse progressive des prix
Après
avoir enregistré une hausse les premiers jours du
ramadhan, les prix de la plupart des fruits et légumes
«reprennent la normale» et enregistrent des baisses
significatives depuis deux jours.
Rencontré en marge de la célébration de la Journée
nationale de la vulgarisation agricole, organisée hier
au siège de l’Institut national de la vulgarisation
agricole (INVA), M. Ammar Assabah a indiqué, à titre
d’exemple, que le prix de la courgette a baissé de
moitié, passant de 80 DA à 30-40 DA le kilogramme. Tout
en assurant que «les fruits et légumes sont
disponibles», permettant de couvrir les besoins de la
population, il a cité également le cas de la tomate qui
a enregistré une disponibilité de 932 000 quintaux.
Cette quantité couvre largement les besoins mensuels
estimés à 600 000 quintaux. Pour la pomme de terre, bien
que ce soit la période de soudure, ce légume, qui n’est
pas très consommé durant le ramadhan, n’enregistre pas
de manque sur le marché. Pour des besoins mensuels de
1,4 million de quintaux, le stock actuel en pomme de
terre est de 2,6 millions de quintaux, a relevé le même
responsable. Depuis le lancement du Plan national de
développement agricole et rural (PNDAR) en 2000, la
consommation de ce légume est passée de 42 quintaux à 60
quintaux par habitant et par an. En indiquant que la
production annuelle en pomme de terre est de 21,5
millions de quintaux, Ammar Assabah a saisi l’occasion
pour rassurer quant à la disponibilité de la semence.
«Il n’y a pas de pénurie de semences de pommes de
terre», a-t-il insisté en reconnaissant, toutefois,
l’enregistrement «d’un léger manque», suite à la mise en
application des dispositions décidées par le ministère
de l’Agriculture, qui consiste en la réglementation du
calibrage des semences importées. Par cette mesure, le
ministère a voulu prendre les dispositions nécessaires
pour protéger la production. Très consommées durant le
mois de ramadhan, les dattes, quant à elles, ont
enregistré également une baisse des prix, ces derniers
jours, pour passer de 400 DA/kg à 200 DA/kg. La
consommation actuelle provient des stocks produits
durant la campagne 2005-2006 et qui sont de
500 000 tonnes. Sur cette quantité, 30 000 tonnes ont
été exportées, dont 11 000 tonnes vers le marché
européen. Pour la campagne
2006-2007, les prévisions de production sont de 500 000
tonnes. Avec les nouvelles plantations de palmiers, la
production augmentera, dans les six ou sept prochaines
années, ce qui permettra, par la même occasion,
d’augmenter l’exportation de ce produit. Par ailleurs,
Ammar Assabah a parlé du soutien accordé dans le cadre
du PNDAR pour l’oléiculture en vue d’augmenter la
production. Outre son développement dans les zones
traditionnelles, le programme arrêté vise à élargir la
production vers d’autres régions. Il est projeté aussi
d’améliorer la consommation individuelle de l’huile
d’olive, qui est actuellement d’un litre/hab./an.
L’Algérie est le 8e producteur mondial de l’huile,
a-t-il mentionné. Pour sa part, Rachid Boughdour,
directeur des services vétérinaires au ministère de
l’Agriculture, a annoncé que le dispositif de lutte
contre la grippe aviaire, qui a été allégé en juin
dernier, vient d’être remis en place, avec le début du
retour des oiseaux migrateurs vers l’Algérie. Le
dispositif en question comprend, entre autres actions,
l’intensification des opérations de surveillance,
notamment autour des zones humides et des élevages.
Outre l’acquisition des kits de protection, les
laboratoires ont été également renforcés en équipements,
a mentionné Boughdour. Durant l’année dernière, 3 100
prélèvements ont été effectués,
a-t-il
ajouté en appelant à
«rester vigilant». La surveillance au niveau des
frontières se poursuit au moment où le ministère de
l’Agriculture continue à interdire l’importation de
poussins à partir de pays touchés par cette maladie. A
propos du retour des oiseaux migrateurs, il a mentionné
qu’ils passeront l’hiver dans notre pays avant de
poursuivre leur voyage vers les pays du sud de
l’Afrique. Un nouveau retour vers l’Algérie est prévu à
partir de la fin du mois de mars avant de repartir de
nouveau vers l’Europe, à la fin du mois de juin. A
propos du dispositif de lutte contre la fièvre
catarrhale, ce dernier est toujours en cours et se
poursuivra jusqu’à fin octobre et pour lequel quarante
camions sont toujours mobilisés pour désinsectiser les
zones touchées. «Les dégâts enregistrés sont infimes»,
rassure le responsable, puisque sur un cheptel de
19
millions de têtes, seuls
1 500
bêtes ont été touchés par cette maladie, avec un taux de
guérison de plus de 80% et de mortalité de 1%. Les
traitements ont été effectués sur
8 000
hectares à travers
30
wilayas dont pour certaines les traitements ont été
effectués à titre préventif. Selon Rachid Boughdour, «le
risque existe tant qu’il fera chaud».
Karima Sebai
Liste
des sélectionnés de Cavali
Sur
quelle base a-t-il fait son choix ?
A voir
la liste des sélectionnés pour le prochain match des
éliminatoires de la CAN 2008 le 7 octobre prochain face
au leader du groupe, la Gambie, il est à se demander
comment le sélectionneur national, le Français, Jean
Michel Cavali, a procédé pour pendre cette liste et
faire son choix ?
En
effet, des joueurs comme Mezouar, ou bien les gardiens
Oussrir et Gaouaoui ne peuvent rien apporter à la
sélection nationale, car ils traversent un passage à
vide, surtout pour ce qui est des deux gardiens, qui
encaissent des buts d’une manière bête depuis le début
de la saison. Cavali aura beau défen-dre Gaouaoui, mais
le public algérien ne comprendra certainement pas cette
manière de faire appel à des joueurs tout juste moyens
ou qui ont perdu de leur superbe pour les emmener à
défendre les couleurs nationales dans une aussi
importante compétition que les éliminatoires de la CAN.
Par ailleurs, Cavali a fait appel à l’attaquant du SC
Bastia, Abdelmalek Cherad, prétextant qu’il recherchait
l’efficacité, alors qu’il a fait l’impasse sur l’un des
meilleurs attaquants du championnat algérien du moment
et qui traverse une période faste, à savoir le baroudeur
de l’Entente de Sétif, Issad Bourahli, auteur de buts
spectaculaires depuis l’entame de la saison et qui peut
encore apporter beaucoup à l’équipe nationale. Le
sélectionneur des Verts n’est-t-il pas au courant des
performances de Bourahli, ou fait-il la sourde oreille,
préférant ramener des pros qui n’ont de pros que le
nom ? En outre, l’entraîneur de l’EN ne nous renseigne
pas sur ses intentions pour l’avenir, est-ce qu’il pense
à incruster quelques jeunes pour préparer la sélection
nationale de demain ? A rappeler que les Verts seront
en stage à partir d’aujourd’hui à l’hôtel Hilton et que
les entraînements débuteront à partir de 22 h au stade
militaire de Ben Aknoun. L’arrivée des ex-patriés était
attendue pour hier, et ils devraient rejoindre
directement l’hôtel Hilton pour prendre part à ce stage.
Les Algériens attendent beaucoup de cette équipe
nationale, sachant qu’ils ne veulent pas revivre la
désillusion d’il y a deux ans, où l’EN n’a pas pu se
qualifier à la CAN 2006 du Caire, ce qui n’était pas
arrivé depuis longtemps. Cavali demande le soutien du
public, mais celui-ci est en droit d’avoir une
sélection digne d’intérêt et qui pourrait redorer le
blason de la balle ronde nationale.
Anouar M.
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