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LA UNE M. Ghalamallah a indiqué que la plupart ont été «arrêtés arbitrairement». Néanmoins, ce dossier, traité par le ministère des affaires religieuses, est aussi suivi de près par les services de sécurité.

03/10/06

 

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Saha Ramdankoum

Le Jour d’Algérie souhaite à tous ses lecteurs un bon ramadan et que ce mois soit celui de la solidarité et de l’entraide entre tous les Algériens.

 

Aïch etchouf

 

Il faut bien passer le temps !

D’après certains confrères, les mêmes depuis trois ou quatre ans, le Président aurait pris l’habitude de profiter de l’ambiance particulièrement studieuse du mois de ramadan pour scruter les regards et les dossiers de ses ministres dans des tête-à-tête entourés, pour le moins, d’un certain mystère. Nulle annonce officielle de ces rencontres bien sûr. Nul communiqué pour en préciser la teneur et les résultats, juste des bruits qui courent à travers les colonnes de quelques journaux, toujours les mêmes. Il faut dire que pour un chef de l’Etat qui économise sa santé au maximum en se privant d’activités parfois essentielles, ce ne doit pas être très folichon de se farcir pendant des heures, les circonvolutions fleuries et les mensonges emberlificotés de certains de nos ministres. Mais enfin, puisque la tradition, que tente d’imposer deux ou trois journaux, veut que le Président reçoive en une multitude de tête-à-tête, chacun plus assommant que l’autre, des gens qu’il peut très bien évaluer en une seule fois, en un seul Conseil des ministres, pourquoi ne pas les croire. Il nous font passer ainsi du temps du Conseil des ministres à celui de conseil du ministre. Une invention toute algérienne qui mérite nos plus vifs applaudissements.

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réconciliation nationale

500 repentis réintégrés

au poste d’imam

M. Ghalamallah a indiqué que la plupart ont été «arrêtés arbitrairement». Néanmoins, ce dossier, traité par le ministère des affaires religieuses, est aussi suivi de près par les services de sécurité.

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 Les Titres

 

12e tripartite Gouvernement-UGTA-Patronat

Le SNMG à 12 000 DA à partir de 2007

 

Leur famille sera indemnisée

Quatre frères  de Hattab «victimes  de la tragédie nationale»

 

La FNTR campe sur ses positions

Pas de discrimination entre les retraités

 

Abou Djerra Soltani, président du MSP

«Le problème, c’est la gouvernance et non la Constitution»

 

Marché des fruits et légumes

Baisse progressive des prix

 

 Le Trait d'Abi  

 Divers

 

 Sa vocation se confirme davantage

La tripartite, amortisseur du mécontentement social

Dans la nuit de samedi à dimanche, la tripartite a tenu sa douzième rencontre. Que de chemin parcouru en quinze ans d’existence depuis la première dans l’histoire du pays qui s’est tenue en 1991.

Cette rencontre qui regroupe trois parties qui sont les représentants de l’Etat, l’UGTA et le patronat, représenté par plusieurs organisations, avait pour objectif initial de réunir les principaux acteurs de la vie économique du pays pour «débattre et se concerter sur les questions économiques et sociales». Les pouvoirs publics avaient pris l’initiative de mettre sur pied cette forme de médiation qui répondait en fait, comme cela est rappelé dans le premier communiqué rendu public à l’issue de la première tripartite, à «une revendication légitime et essentielle de l’ensemble des partenaires sociaux tenant à asseoir la concertation et le dialogue social sur une base organisée et durable». Si ces deux objectifs sont atteints, puisque désormais toute revendication syndicale, notamment d’ordre salarial, est renvoyée à la tripartite et que celle-ci en est aujourd’hui à son douzième round, il reste toutefois à se poser la question de savoir si son utilité est toujours de mise. En d’autres termes, faut-il la maintenir en sa forme avec sa représentation actuelle ou au contraire n’est-il pas venu le temps de penser à la rénover, voire à la dissoudre et la remplacer par une nouvelle organisation renouvelée et adaptée aux évolutions du monde du travail. De l’avis de syndicalistes, le résultat auquel a abouti aujourd’hui la tripartite était prévisible dans la mesure où du premier jour, son fonctionnement a été biaisé. La raison avancée est que la tripartite, qui est à l’origine une forme de médiation a été conçue comme un réceptacle du mécontentement social et que dès le départ on a voulu lui donner la forme d’un show médiatique au cours duquel gouvernement, UGTA et patronat se réunissent et prennent des décisions en faveur du monde du travail. Il est vrai aussi que l’une des recommandations de l’Organisation internationale du travail consiste à encourager à l’instauration d’un espace pour initier un dialogue à même de préserver la paix sociale. Sur un autre plan, en 1991 la tripartite avait été placée sous le signe de la nécessité «de conjuguer les efforts de toutes les forces vives de la nation pour la mobilisation, en priorité, des ressources nationales permettant une véritable relance économique». De même avait-on indiqué à l’issue de cette première rencontre, la tripartite avait pour but de consacrer «l’émergence d’une culture démocratique fondée sur l’approche et la résolution solidaires des problèmes de l’économie et de la société par les partenaires sociaux». D’où du reste la prise de la décision de créer un Conseil économique et social.

Mais depuis, que d’eau a coulé sous les ponts.

La tripartite a beaucoup perdu de sa pertinence. Il est vrai aussi que l’émergence de syndicats autonome a clairement mis à nu le déséquilibre constaté quant à la représentativité syndicale au sein de la tripartite ? Peut-être que cela donnerait une toute autre dimension aux décisions qui sont avalisées à l’issue de cette réunion. Mais pour ce faire, il faudrait que les pouvoirs publics aient vraiment à cœur de faire de cette tripartite autre chose qu’un réceptacle.          

Nadia Kerraz

 

 Marché des fruits et légumes

Baisse progressive des prix

Après avoir enregistré une hausse les premiers jours du ramadhan, les prix de la plupart des fruits et légumes «reprennent la normale» et enregistrent des baisses significatives depuis deux jours.

Rencontré en marge de la célébration de la Journée nationale de la vulgarisation agricole, organisée hier au siège de l’Institut national de la vulgarisation agricole (INVA), M. Ammar Assabah a indiqué, à titre d’exemple, que le prix de la courgette a baissé de moitié, passant de 80 DA à 30-40 DA le kilogramme. Tout en assurant que «les fruits et légumes sont disponibles», permettant de couvrir les besoins de la population, il a cité également le cas de la tomate qui a enregistré une disponibilité de 932 000 quintaux. Cette quantité couvre largement les besoins mensuels estimés à 600 000 quintaux. Pour la pomme de terre, bien que ce soit la période de soudure, ce légume, qui n’est pas très consommé durant le ramadhan, n’enregistre pas de manque sur le marché. Pour des besoins mensuels de 1,4 million de quintaux, le stock actuel en pomme de terre est de 2,6 millions de quintaux, a relevé le même responsable. Depuis le lancement du Plan national de développement agricole et rural (PNDAR) en 2000, la consommation de ce légume est passée de 42 quintaux à 60 quintaux par habitant et par an. En indiquant que la production annuelle en pomme de terre est de 21,5 millions de quintaux, Ammar Assabah a saisi l’occasion pour rassurer quant à la disponibilité de la semence. «Il n’y a pas de pénurie de semences de pommes de terre», a-t-il insisté en reconnaissant, toutefois, l’enregistrement «d’un léger manque», suite à la mise en application des dispositions décidées par le ministère de l’Agriculture, qui consiste en la réglementation du calibrage des semences importées. Par cette mesure, le ministère a voulu prendre les dispositions nécessaires pour protéger la production. Très consommées durant le mois de ramadhan, les dattes, quant à elles, ont enregistré également une baisse des prix, ces derniers jours, pour passer de 400 DA/kg à 200 DA/kg. La consommation actuelle provient des stocks produits durant la campagne 2005-2006 et qui sont de

500 000 tonnes. Sur cette quantité, 30 000 tonnes ont été exportées, dont 11 000 tonnes vers le marché européen. Pour la campagne

2006-2007, les prévisions de production sont de 500 000 tonnes. Avec les nouvelles plantations de palmiers, la production augmentera, dans les six ou sept prochaines années, ce qui permettra, par la même occasion, d’augmenter l’exportation de ce produit. Par ailleurs, Ammar Assabah a parlé du soutien accordé dans le cadre du PNDAR pour l’oléiculture en vue d’augmenter la production. Outre son développement dans les zones traditionnelles, le programme arrêté vise à élargir la production vers d’autres régions. Il est projeté aussi d’améliorer la consommation individuelle de l’huile d’olive, qui est actuellement d’un litre/hab./an. L’Algérie est le 8e producteur mondial de l’huile, a-t-il mentionné. Pour sa part, Rachid Boughdour, directeur des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture, a annoncé que le dispositif de lutte contre la grippe aviaire, qui a été allégé en juin dernier, vient d’être remis en place, avec le début du retour des oiseaux migrateurs vers l’Algérie. Le dispositif en question comprend, entre autres actions, l’intensification des opérations de surveillance, notamment autour des zones humides et des élevages. Outre l’acquisition des kits de protection, les laboratoires ont été également renforcés en équipements, a mentionné Boughdour. Durant l’année dernière, 3 100 prélèvements ont été effectués,

a-t-il ajouté en appelant à

«rester vigilant». La surveillance au niveau des frontières se poursuit au moment où le ministère de l’Agriculture continue à interdire l’importation de poussins à partir de pays touchés par cette maladie. A propos du retour des oiseaux migrateurs, il a mentionné qu’ils passeront l’hiver dans notre pays avant de poursuivre leur voyage vers les pays du sud de l’Afrique. Un nouveau retour vers l’Algérie est prévu à partir de la fin du mois de mars avant de repartir de nouveau vers l’Europe, à la fin du mois de juin. A propos du dispositif de lutte contre la fièvre catarrhale, ce dernier est toujours en cours et se poursuivra jusqu’à fin octobre et pour lequel quarante camions sont toujours mobilisés pour désinsectiser les zones touchées. «Les dégâts enregistrés sont infimes», rassure le responsable, puisque sur un cheptel de

19 millions de têtes, seuls

1 500 bêtes ont été touchés par cette maladie, avec un taux de guérison de plus de 80% et de mortalité de 1%. Les traitements ont été effectués sur

8 000 hectares à travers

30 wilayas dont pour certaines les traitements ont été effectués à titre préventif. Selon Rachid Boughdour, «le risque existe tant qu’il fera chaud». 

Karima Sebai

 

 Liste des sélectionnés de Cavali

Sur quelle base a-t-il fait son choix ?

A voir la liste des sélectionnés pour le prochain match des éliminatoires de la CAN 2008 le 7 octobre prochain face au leader du groupe, la Gambie, il est à se demander comment le sélectionneur national, le Français, Jean Michel Cavali, a procédé pour pendre cette liste et faire son choix ?

En effet, des joueurs comme Mezouar, ou bien les gardiens Oussrir et Gaouaoui ne peuvent rien apporter à la sélection nationale, car ils traversent un passage à vide, surtout pour ce qui est des deux gardiens, qui encaissent des buts d’une manière bête depuis le début de la saison.  Cavali aura beau défen-dre Gaouaoui, mais le public algérien ne comprendra certainement pas cette manière  de faire appel à des joueurs tout juste moyens ou qui ont perdu de leur superbe pour les emmener à défendre les couleurs nationales dans une aussi importante compétition que les éliminatoires de la CAN. Par ailleurs, Cavali a fait appel à l’attaquant du SC Bastia, Abdelmalek Cherad, prétextant qu’il recherchait l’efficacité, alors qu’il a fait l’impasse sur l’un des meilleurs attaquants du championnat algérien du moment et qui traverse une période faste, à savoir le baroudeur de l’Entente de Sétif, Issad Bourahli, auteur de buts spectaculaires depuis l’entame de la saison et qui peut encore apporter beaucoup à l’équipe nationale. Le sélectionneur des Verts n’est-t-il pas au courant des performances de Bourahli, ou fait-il la sourde oreille, préférant ramener des pros qui n’ont de pros que le nom ? En outre, l’entraîneur de l’EN ne nous renseigne pas sur ses intentions pour l’avenir, est-ce qu’il pense à incruster quelques jeunes pour préparer la sélection nationale  de demain ?  A rappeler que les Verts seront en stage à partir d’aujourd’hui à l’hôtel Hilton et que les entraînements débuteront à partir de 22 h au stade militaire de Ben Aknoun. L’arrivée des ex-patriés était attendue pour hier, et ils devraient rejoindre directement l’hôtel Hilton pour prendre part à ce stage. Les Algériens attendent beaucoup de cette équipe nationale, sachant qu’ils ne veulent pas revivre la désillusion d’il y a deux ans, où l’EN n’a pas pu se qualifier à la CAN 2006 du Caire, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. Cavali demande le soutien du public, mais celui-ci est en droit d’avoir une  sélection digne d’intérêt et qui pourrait redorer le blason de la balle ronde nationale.           

Anouar M.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Leçon à retenir

On se demande souvent, et à raison bien sûr, pourquoi la lutte contre la corruption est si difficile à mener et pourquoi peu d’hommes politiques osent se lancer dans une bataille qu’ils sont généralement assurés de perdre. Le dernier à faire les frais de cette pénible expérience est notre ministre de la Jeunesse et des Sports, Yahia Guidoum, qui, pour avoir dénoncé les magouilles qui pourrissent son secteur et pour avoir surtout osé citer des noms et des faits concrets, se retrouve lui-même dans le rôle de l’accusé. Au lieu de se pencher sérieusement sur les situations que révèle le ministre, ses contradicteurs ignorent délibérément l’objet du litige pour se réfugier derrière l’absence de preuves et derrière un certain nombre de grands principes démocratiques qui n’apportent rien au fond de l’affaire mais qui ont pour finalité de dévier le tir. C’est l’une des raisons qui font que nous n’entendrons pratiquement jamais un haut responsable algérien s’attaquer de façon frontale au phénomène de la corruption sachant par avance toutes les difficultés que cela fera surgir sans qu’il soit même assuré de remporter la moindre petite bataille. En ce domaine, mieux vaut rester dans le vague et dans les généralités les plus générales, en dénonçant certes, mais sans jamais se hasarder à donner de noms. Parce qu’il faut bien admettre qu’en quelques milliers d’années d’existence, la corruption a eu tout le temps de perfectionner ses outils et de mettre à l’abri ses protagonistes à travers des mécanismes de cloisonnement et des tours de

passe-passe très bien rôdés. Dans le domaine du football, les choses sont encore plus compliquées, puisque toutes les transactions maffieuses se réalisent en liquide, dans des domiciles privés, à l’abri des regards et au milieu de personnes toutes substantiellement intéressées par l’opération. Qui pourra jamais apporter la preuve qu’un match a été vendu ou non, combien et par qui. Tout ne pourra jamais rester qu’à l’état de spéculations et c’est en général celui qui essayera de mettre les pieds dans le plat comme essaye de le faire Yahia Guiddoum qui risque de se retrouver en mauvaise posture et au moins menacé de poursuites judiciaires. C’est pour cette raison que s’impose une instance gouvernementale de contrôle et de répression de la corruption qui, seule, peut avoir l’autorité nécessaire pour mener les investigations nécessaires sur une affaire, même sur simple présomption  et c’est pour cette raison que cette instance n’est pas prête de voir le jour… Trop de corrompus et de corrupteurs y veillent.  

 A. M.

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