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Commémoration du 1er Novembre
Plaidoyer pour une écriture objective de
l’histoire
Les participants à la conférence sur «les portées
historiques de la révolution du 1er novembre», tenue avant-hier, au Centre
culturel islamique ont insisté sur la nécessité d’«une écriture objective» de
l’histoire de la guerre de Libération pour la transmettre fidèlement aux
générations futures.
Organisée par le Centre culturel islamique (CCI) à
l’occasion du 52e anniversaire du déclenchement de la révolution, la rencontre a
appelé à «rassembler des témoignages vivants de ceux qui ont assisté ou
participé à la lutte armée pour écrire l’histoire de la guerre de Libération».
La lutte menée, durant près d’un siècle et demi par le peuple algérien est
jalonnée de hauts faits et de sacrifices consentis par les enfants de ce
vaillant peuple pour consacrer la liberté et l’indépendance de leur pays, a
affirmé le moudjahid Rabah Mechehoud. Il a rappelé dans ce cadre le «rôle du
mouvement national dans la sensibilisation du peuple à la nécessité de prendre
les armes pour déclencher la révolution sous la bannière du Front de libération
nationale (FLN)». Pour sa part, Dr Brahim Miassi, enseignant au département
d’histoire à l’Université d’Alger, a rappelé «les résistances populaires
conduites par de grands hommes de la trempe de l’émir Abdelkader, cheikh
Bouâmama, El-Mokrani et Lalla Fatma N’soumer». «Ces résistances, souligne
l’intervenant, n’ont certes pas pu libérer le pays au vu des importants moyens
militaires dont disposait l’armée française, mais ont précieusement contribué à
la prise de conscience de la population».
Cette prise de conscience, a-t-il dit, a donné lieu
à la naissance de plusieurs mouvements comme l’Etoile nord africaine, le Parti
du peuple algérien (PPA), les amis du manifeste, le Mouvement pour le triomphe
des libertés démocratiques (MTLD), l’association des Oulémas musulmans et autres
mouvements qui étaient unanimes sur la nécessité de la lutte armée pour libérer
le pays du joug colonialiste. Le conférencier a rappelé «le rôle de
l’Organisation spéciale (OS) dans la formation des dirigeants de la guerre de
Libération qui étaient à l’origine du déclenchement de la révolution le
1er Novembre 1954».
Le moudjahid Latrèche Amar a souligné, de son côté,
le rôle des dirigeants de la wilaya II historique comme Zighoud Youcef et
Didouche Mourad dans la préparation de l’offensive du 20-Août 1955 dans le nord
constantinois.
R. C.
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Galerie Mohamed-Racim
Exposition de photographies et œuvres d’art sur
la Révolution
Une exposition, regroupant une quarantaine de
photographies et une dizaine d’œuvres d’art axées autour du thème de la
Révolution, organisée par l’Union nationale des arts culturels (UNAC), à
l’occasion du 52e anniversaire du déclenchement de la Révolution, a été
inaugurée avant-hier à la galerie Mohamed Racim (Alger). Les photographies, en
noir et blanc et de différents formats, évoquant la guerre de Libération
nationale, montrent les moudjahidine dans les «djebels» (maquis) au combat, lors
de leurs entraînements militaires ainsi que dans leur vie quotidienne. La
collection comprend aussi des portraits de militants nationalistes dont ceux du
chahid Ali Khodja. Des tableaux, authentiques, réalisés clandestinement durant
la période 1954-1962, sur des mouchoirs par des ex-condamnés à mort, décrivent
avec beaucoup de réalisme, les conditions inhumaines de détention, notamment à
la prison de Serkadji. Par ailleurs, un groupe de plasticiens a participé à
cette exposition, consacrée à la Révolution, avec une série d’œuvres mettant en
exergue la souffrance endurée par le peuple algérien mais aussi, sa
détermination à vaincre le colonialisme et à libérer le pays du joug colonial.
Parmi ces œuvres figurent deux tableaux du défunt artiste Mohamed Lazreg qui a
réalisé notamment une peinture à l’huile, intitulée «L’Afrique», représentant un
enfant «symbole de vitalité» montrant d’une main, un horizon lumineux. Quatre
autres créations de Mohamed Lazrag, conçues sur des omoplates de bœufs,
technique spécifique à cet artiste, autour du thème du patrimoine, étaient
également exposées lors de cette rencontre. Mohamed Demagh, quant à lui, a
présenté une sculpture en bois de style réaliste tendant vers le symbolisme,
intitulée «La torture» tandis que Demis, artiste peintre, fils de chahid, a
décrit dans une gamme de couleurs sombres un camp de concentration entouré de
barbelés. L’exposition, intitulée «54e flamme de Novembre», se poursuivra
jusqu’au 15 novembre 2006.
H. K./Aps
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Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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