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Parrainage
Alors qu’un grand nombre de candidats ont, à
l’avance, été annoncés pour les présidentielles françaises de 2007, il se pose
aujourd’hui, pour la plupart d’entre eux, un problème de taille : ils n’arrivent
pas à rassembler assez de signatures de parrainage pour accéder au scrutin tant
convoité.
L’une des causes de ce manque, les consignes
données par les grands partis tel le Parti socialiste, qui a intimé aux maires
PS de ne pas parrainer les prétendants à la candidature.
La raison officielle de cette «demande» est
d’éviter autant que possible de se retrouver en 2007 avec un trop grand nombre
de candidats et fractionner ainsi les votes, ce qui serait une chance pour les
partis d’extrême-droite, tel le Front national. Pour beaucoup, l’une des grandes
priorités de ce scrutin, après évidemment celle de le remporter, est d’empêcher
Jean-Marie Le Pen d’accéder, comme en 2002, au second tour des présidentielles.
Par ailleurs, ce dernier n’a pas encore réussi à
obtenir les 500 signatures, nécessaires pour prétendre officiellement à la
candidature. C’est aussi le cas du président du LCR, Olivier Besancenot ou
encore de Philippe de Villiers qui est encore très loin du but et qui peine à
convaincre les maires de le soutenir.
Toutefois, le Conseil constitutionnel vient
d’annoncer que les parrainages des candidats seront désormais anonymes, ce qui
pourrait relancer la candidature d’un grand nombre d’entre eux. Ainsi, ceux qui
commençaient à désespérer recommencent à espérer et il se pourrait bien qu’avec
cette nouvelle mesure, un nombre record de candidats se présenteront en 2007.
Une telle affluence ne sera certainement pas en
faveur des favoris, tels Nicolas Sarkozy et le (ou la) candidat(e) du PS qui
n’ont plus qu’a espérer que, malgré tout, certains prétendants ne puissent
arriver jusque-là.
Fouzia Mahmoudi
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