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Cotonnière de Tizi Ouzou

L’UGTA proteste

M’Kira

Des sites et édifices à sauvegarder

Commémoration du 1er Novembre à Tizi Gheniff

Des festivités mémorables allégoriques

Zemmouri

La sardine à 10 DA le kg

Bouira

De nombreux feux de forêt

80 accidents à Bouira

Octobre noir pour les usagers de la route

 

 02/11/06

 

 Cotonnière de Tizi Ouzou

L’UGTA proteste

La situation qui prévaut au niveau de la cotonnière de Tizi Ouzou continue à préoccuper l’UGTA. L’union locale de Draâ Ben Khedda (localité où se trouve l’usine de textile) dudit syndicat, accuse ouvertement, dans une déclaration rendue publique hier, les pouvoirs publics à qui elle endosse le blocage.

En effet, dans ledit document, les rédacteurs estiment que «la situation préoccupante dans laquelle se débat la CTA, n’est pas une fatalité. C’est une situation bel et bien orchestrée par les pouvoirs publics à l’effet de la pousser à la fermeture pure et simple». L’union locale de l’UGTA à Draâ Ben Khedda étaye ses propos en ajoutant que depuis la création de la CTO en 2001 (sur les ruines de la Cotitex) son approvisionnement en matières premières ne se fait qu’au «compte- gouttes» ce qui est, selon elle, «une stratégie de mise à genoux du complexe». Les rédacteurs du document dénoncent, dans ce cadre, à «les tergiversations des banques quant à l’octroi d’une ligne de crédits, la non- tenue de la promesse faite par la SGP le 05.06.2006, de doter l’entreprise en 300 tonnes de coton». L’UGTA déplore par ailleurs qu’au su de la difficulté d’approvisionnement en matières premières, le volet social n’est pas pris en charge par la SGP qui a pourtant formulé une promesse dans ce sens lors de la réunion de juin passé. Aussi, ce sont des centaines de travailleurs qui sont dans la difficulté. Ces derniers qui n’ont pas perçu les salaires d’août et de septembre passés, avaient observé, il y a plus d’une semaine de cela, une grève et avaient procédé à la fermeture de la RN 12. Dans sa déclaration, l’union locale de Draâ Ben Khedda, constate que c’est l’avenir de centaines de travailleurs qui est menacé.

Aussi, il est demandé la tenue de promesses formulées pour sauver l’entreprise.

Zahra H.

 

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M’Kira

Des sites et édifices à sauvegarder

On m'avait fait avaler, figurez-vous, de l'urine. J'avais été torturé au moyen du courant électrique.

Quarante-deux ans après le déclenchement de la lutte armée, le 1er Novembre 1954, les séquelles psychiques et physiques et autres jalons qui évoquent des souvenirs emprunts essentiellement d’horreur, demeurent encore vivaces dans la mémoire collective de la population du douar de M’kira qui relevait de la commune mixte de Draâ El Mizan, dans la Wilaya III historique. Des camps de concentration, des lieux de détention, de tortures et d’exécutions sommaires datant de la colonisation sont toujours visibles dans la région mais leur dégradation paraît très avancée alors qu’il fallait les sauvegarder pour que nul n’oublie le prix payé pour la liberté . Ces endroits servent, au demeurant, de preuves concrètes justifiant les sacrifices consentis par les citoyens afin de se tirer du joug colonial, aux générations post-indépendance. En effet, à Tighilt-Bougueni, une prison bâtie en pierres, échappant rarement à la vue de tout passager pour sa situation au cœur de la municipalité, est complètement délaissée. Sa partie souterraine utilisée durant la guerre comme lieu d’incarcération, témoin d’autant de faits barbares qu’ enduraient les internés durant la Révolution, se transforme de plus en plus en urinoir public. Pour connaître davantage la vie des prisonniers à cette époque, nous avons approché l’un d’eux, à savoir Hocine Chaouchi, un sexagénaire qui a vécu les affres des lieux, en ayant séjourné pendant un mois, en 1958, alors qu’il était un adolescent âgé de 16 ans, accusé d’avoir un lien avec le maquis surtout que son père venait tout juste de tomber au champ d’honneur, la même année. «Les pratiques inhumaines auxquelles s’adonnaient les tortionnaires dans ce trou étaient non seulement dures à subir mais à entendre même. On m’avait fait avaler, figurez-vous, de l’urine. J’avais été torturé au moyen du courant électrique. On m’avait tailladé la fesse et rasé les sourcils. J’avais été pendu pendant un demie heure. A cela s’ajoutent les brûlures au thorax et les travaux forcés», raconte-t-il avec beaucoup d’émotion. «Bien que cette maison d’arrêt était trop exiguë, il arrivait qu’on y entassait des dizaines de détenus évoluant dans des conditions impitoyables que l’espèce animale n’aurait pas supporté. Ceux qui décédaient étaient transportés dans des brouettes pour les jeter dans un ravin, sis à quelques pas de là. Il y eut aussi des morts qui furent jetés au fond d’un puits», ajoute âami l’Hocine qui regrette le fait que ses souffrances n’ont pas été reconnues.

A une encablure de ces lieux, un ravin appelé communément «ravin des martyrs», auquel notre interlocuteur a fait allusion précédemment, fut également le théâtre de jets de cadavres, d’après les récits des vieux habitants ayant assisté à ces scènes abjectes. Ainsi, la préservation de ce site pour la mémoire en y gravant une plaque mémorative y va du respect de ces hommes qui se sont sacrifiés pour que le pays accède à l’indépendance. En outre, les camps de concentration coloniaux dont les casernes militaires demeurent encore visibles mais en ruines dans certains villages, à l’exemple de Tamdikt, nécessitent entretien ou restauration afin de les préserver à jamais.

Ali Mazouni

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Commémoration du 1er Novembre à Tizi Gheniff

Des festivités mémorables allégoriques

La population des deux localités que compte la daïra de Tizi Gheniff a tenu, hier, à célébrer le 52e anniversaire du déclenchement de la lutte armée, en déposant des gerbes de fleurs au pied des monuments sis à Tigilt-Bougueni, municipalité de M’Kira, à Tizi Gheniff, au carré des Martyrs d’Adila dont les sépultures demeurent toujours anonymes, et à la stèle érigée à la mémoire du colonel Ali Mellah implantée à la sortie de la ville en allant vers Draâ El Mizan. Une assistance composée essentiellement des responsables locaux et de la société civile  était présente pour se recueillir sur les tombes de ceux qui se sont sacrifiés pour que le pays accède à l’indépendance. Lors des entretiens que nous avons eus avec les membres de la famille révolutionnaire locale, il nous a été donné de constater qu’une stèle évoquant le 1er Novembre à Tizi Gheniff a fait l’objet de dégradation depuis trois ans avant d’être entièrement démolie cette année sans aucune réaction. «Cet endroit témoigne du premier coup de feu de la Révolution visant la gendarmerie de l’époque à Tizi Gheniff, tiré par feu Amar Mérabet. Là également un hangar de feuilles de tabac fut incendié ce jour-là par un certain Benredjdal pour marquer le déclenchement de la Révolution au niveau local. Ainsi, saccager un monument aussi symbolique n’est qu’une atteinte à la mémoire des valeureux acteurs de la Révolution», témoigne un fils de chahid.

A M’kira, l’APC en collaboration avec l’association des fils de chouhada (FFC) a initié un cross et un match de football qui a mis aux prises les vétérans de l’Olympique de M’Kira (O.M.) et l’équipe actuelle. Cette rencontre a été organisée en hommage à deux martyrs du devoir, à savoir Ahmed Messaoudi et Rabah Boufatah, tous deux anciens joueurs de l’OM, qui sont respectivement garde communal et militaire, tués dans des attentats. Par ailleurs, on le dira jamais assez, cette bourgade est considérée comme étant l’une des régions de la Kabylie ayant marqué profondément l’histoire contemporaine de notre pays en donnant près d’un millier d’hommes pour la guerre d’indépendance entre chouhada et moudjahidine.

Ali Mazouni

 

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Zemmouri

La sardine à 10 DA le kg

Si les ménagères ont abandonné leurs plats préférés, les frites et la purée, pour la cherté de la pomme de terre à un prix excessif de 80 DA le kg et des autres légumes dans la préparation de leurs mets, à l’inverse, la sardine est à son plus bas prix, chose que l’on n’a pas vu depuis au moins une décennie. Ce précieux fruit de mer des pauvres se vend à 200 DA le casier de 20 kg au port de Zemmouri. Si le prix de la sardine a baissé et se vend à 10 DA le kg, ceci est dû essentiellement à la réapparition de ce produit qui se faisait rare, ces derniers mois, et les nouvelles embarcations équipés de filets et matériels sophistiqués tels que les sondeurs et détecteurs de poissons. Une virée au port de pêche de Zemmouri nous a permis de découvrir des casiers de sardines entassés le long du quai, en quête d’acquéreur pouvant soulager le patron pêcheur afin d’écouler son produit et libérer les quais en l’absence d’un lieu de vente adéquat. Un patron pêcheur, Bendou Nacer, a affirmé : «Zemmouri est réputé par sa sardine qui est de bonne qualité. Des clients viennent de tous les coins de la  Kabylie, Bouira et même de Bordj-Bou Arréridj. Depuis la fin du mois de ramadan à ce jour, la sardine se vend à son plus bas prix et de temps en temps, il n’y   a pas de clients, vu les quantités de sardines pêchées ici, ces derniers temps». Et de poursuivre : «Les plus grands bénéficiaires ne sont autres que les revendeurs qui écoulent leurs marchandises au niveau des marchés au prix de 50 DA et peut être plus», disait-il.

K. A.

 

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Bouira

De nombreux feux de forêt

La vague de chaleur qui a sévi et  ressentie par les populations durant tout le mois d’octobre, caractérisée par le déplacement de vents chauds à l’intérieur du centre du pays, a été la cause du développement des foyers d’incendies, mais uniquement des forêts. C’est ainsi, que la dernière semaine du mois d’octobre, 7 foyers ont été localisés au niveau des espaces forestiers de la wilaya de Bouira. Les feux qui se sont produits ont parcouru et endommagé 29 hectares dont 25 de forêt, 1,5 de maquis et 3 de broussailles. Les régions touchées par les incendies se situent à hauteur des localités de Boukram et Bouderbala à l’ouest, de Bordj O’khriss au sud et Bouira et Taghzout au nord.

Farid Haddouche

 

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80 accidents à Bouira

Octobre noir pour les usagers de la route

Les services de la sécurité routière relevant de la Gendarmerie nationale ont dressé un bilan mensuel des accidents de la route qui se sont produits tout au long du mois d’octobre et qui laisse stupéfait le plus averti des conducteurs. 80 accidents de la circulation ont eu lieu sur les routes durant le mois d’octobre et ont provoqué la mort de

11 personnes et des blessures à 152 autres. Sur les 80 accidents survenus, nous dénombrons

10 accidents mortels, 64 corporels et 6 accidents matériels. Les accidents se sont produits sur les routes nationales. Ces dernières comptabilisent 48 accidents, suivies par les CW qui ont été le théâtre de 16 accidents et 11 autres ont eu lieu au niveau des tronçons de l’autoroute

Est-Ouest. Il a été constaté également que le plus grand nombre d’accidents s’est produit entre 15 et 17h.

Farid Haddouche

 

 

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