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Cotonnière de Tizi Ouzou
L’UGTA proteste
La situation qui prévaut au niveau de la cotonnière
de Tizi Ouzou continue à préoccuper l’UGTA. L’union locale de Draâ Ben Khedda
(localité où se trouve l’usine de textile) dudit syndicat, accuse ouvertement,
dans une déclaration rendue publique hier, les pouvoirs publics à qui elle
endosse le blocage.
En effet, dans ledit document, les rédacteurs
estiment que «la situation préoccupante dans laquelle se débat la CTA, n’est pas
une fatalité. C’est une situation bel et bien orchestrée par les pouvoirs
publics à l’effet de la pousser à la fermeture pure et simple». L’union locale
de l’UGTA à Draâ Ben Khedda étaye ses propos en ajoutant que depuis la création
de la CTO en 2001 (sur les ruines de la Cotitex) son approvisionnement en
matières premières ne se fait qu’au «compte- gouttes» ce qui est, selon elle,
«une stratégie de mise à genoux du complexe». Les rédacteurs du document
dénoncent, dans ce cadre, à «les tergiversations des banques quant à l’octroi
d’une ligne de crédits, la non- tenue de la promesse faite par la SGP le
05.06.2006, de doter l’entreprise en 300 tonnes de coton». L’UGTA déplore par
ailleurs qu’au su de la difficulté d’approvisionnement en matières premières, le
volet social n’est pas pris en charge par la SGP qui a pourtant formulé une
promesse dans ce sens lors de la réunion de juin passé. Aussi, ce sont des
centaines de travailleurs qui sont dans la difficulté. Ces derniers qui n’ont
pas perçu les salaires d’août et de septembre passés, avaient observé, il y a
plus d’une semaine de cela, une grève et avaient procédé à la fermeture de la RN
12. Dans sa déclaration, l’union locale de Draâ Ben Khedda, constate que c’est
l’avenir de centaines de travailleurs qui est menacé.
Aussi, il est demandé la tenue de promesses
formulées pour sauver l’entreprise.
Zahra H.
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M’Kira
Des sites et édifices à sauvegarder
On m'avait fait avaler, figurez-vous, de l'urine.
J'avais été torturé au moyen du courant électrique.
Quarante-deux ans après le déclenchement de la
lutte armée, le 1er Novembre 1954, les séquelles psychiques et physiques et
autres jalons qui évoquent des souvenirs emprunts essentiellement d’horreur,
demeurent encore vivaces dans la mémoire collective de la population du douar de
M’kira qui relevait de la commune mixte de Draâ El Mizan, dans la Wilaya III
historique. Des camps de concentration, des lieux de détention, de tortures et
d’exécutions sommaires datant de la colonisation sont toujours visibles dans la
région mais leur dégradation paraît très avancée alors qu’il fallait les
sauvegarder pour que nul n’oublie le prix payé pour la liberté . Ces endroits
servent, au demeurant, de preuves concrètes justifiant les sacrifices consentis
par les citoyens afin de se tirer du joug colonial, aux générations
post-indépendance. En effet, à Tighilt-Bougueni, une prison bâtie en pierres,
échappant rarement à la vue de tout passager pour sa situation au cœur de la
municipalité, est complètement délaissée. Sa partie souterraine utilisée durant
la guerre comme lieu d’incarcération, témoin d’autant de faits barbares qu’
enduraient les internés durant la Révolution, se transforme de plus en plus en
urinoir public. Pour connaître davantage la vie des prisonniers à cette époque,
nous avons approché l’un d’eux, à savoir Hocine Chaouchi, un sexagénaire qui a
vécu les affres des lieux, en ayant séjourné pendant un mois, en 1958, alors
qu’il était un adolescent âgé de 16 ans, accusé d’avoir un lien avec le maquis
surtout que son père venait tout juste de tomber au champ d’honneur, la même
année. «Les pratiques inhumaines auxquelles s’adonnaient les tortionnaires dans
ce trou étaient non seulement dures à subir mais à entendre même. On m’avait
fait avaler, figurez-vous, de l’urine. J’avais été torturé au moyen du courant
électrique. On m’avait tailladé la fesse et rasé les sourcils. J’avais été pendu
pendant un demie heure. A cela s’ajoutent les brûlures au thorax et les travaux
forcés», raconte-t-il avec beaucoup d’émotion. «Bien que cette maison d’arrêt
était trop exiguë, il arrivait qu’on y entassait des dizaines de détenus
évoluant dans des conditions impitoyables que l’espèce animale n’aurait pas
supporté. Ceux qui décédaient étaient transportés dans des brouettes pour les
jeter dans un ravin, sis à quelques pas de là. Il y eut aussi des morts qui
furent jetés au fond d’un puits», ajoute âami l’Hocine qui regrette le fait que
ses souffrances n’ont pas été reconnues.
A une encablure de ces lieux, un ravin appelé
communément «ravin des martyrs», auquel notre interlocuteur a fait allusion
précédemment, fut également le théâtre de jets de cadavres, d’après les récits
des vieux habitants ayant assisté à ces scènes abjectes. Ainsi, la préservation
de ce site pour la mémoire en y gravant une plaque mémorative y va du respect de
ces hommes qui se sont sacrifiés pour que le pays accède à l’indépendance. En
outre, les camps de concentration coloniaux dont les casernes militaires
demeurent encore visibles mais en ruines dans certains villages, à l’exemple de
Tamdikt, nécessitent entretien ou restauration afin de les préserver à jamais.
Ali Mazouni
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Commémoration du 1er Novembre à Tizi Gheniff
Des festivités mémorables allégoriques
La population des deux localités que compte la
daïra de Tizi Gheniff a tenu, hier, à célébrer le 52e anniversaire du
déclenchement de la lutte armée, en déposant des gerbes de fleurs au pied des
monuments sis à Tigilt-Bougueni, municipalité de M’Kira, à Tizi Gheniff, au
carré des Martyrs d’Adila dont les sépultures demeurent toujours anonymes, et à
la stèle érigée à la mémoire du colonel Ali Mellah implantée à la sortie de la
ville en allant vers Draâ El Mizan. Une assistance composée essentiellement des
responsables locaux et de la société civile était présente pour se recueillir
sur les tombes de ceux qui se sont sacrifiés pour que le pays accède à
l’indépendance. Lors des entretiens que nous avons eus avec les membres de la
famille révolutionnaire locale, il nous a été donné de constater qu’une stèle
évoquant le 1er Novembre à Tizi Gheniff a fait l’objet de dégradation depuis
trois ans avant d’être entièrement démolie cette année sans aucune réaction.
«Cet endroit témoigne du premier coup de feu de la Révolution visant la
gendarmerie de l’époque à Tizi Gheniff, tiré par feu Amar Mérabet. Là également
un hangar de feuilles de tabac fut incendié ce jour-là par un certain Benredjdal
pour marquer le déclenchement de la Révolution au niveau local. Ainsi, saccager
un monument aussi symbolique n’est qu’une atteinte à la mémoire des valeureux
acteurs de la Révolution», témoigne un fils de chahid.
A M’kira, l’APC en collaboration avec l’association
des fils de chouhada (FFC) a initié un cross et un match de football qui a mis
aux prises les vétérans de l’Olympique de M’Kira (O.M.) et l’équipe actuelle.
Cette rencontre a été organisée en hommage à deux martyrs du devoir, à savoir
Ahmed Messaoudi et Rabah Boufatah, tous deux anciens joueurs de l’OM, qui sont
respectivement garde communal et militaire, tués dans des attentats. Par
ailleurs, on le dira jamais assez, cette bourgade est considérée comme étant
l’une des régions de la Kabylie ayant marqué profondément l’histoire
contemporaine de notre pays en donnant près d’un millier d’hommes pour la guerre
d’indépendance entre chouhada et moudjahidine.
Ali Mazouni
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Zemmouri
La sardine à 10 DA le kg
Si les ménagères ont abandonné leurs plats
préférés, les frites et la purée, pour la cherté de la pomme de terre à un prix
excessif de 80 DA le kg et des autres légumes dans la préparation de leurs mets,
à l’inverse, la sardine est à son plus bas prix, chose que l’on n’a pas vu
depuis au moins une décennie. Ce précieux fruit de mer des pauvres se vend à 200
DA le casier de 20 kg au port de Zemmouri. Si le prix de la sardine a baissé et
se vend à 10 DA le kg, ceci est dû essentiellement à la réapparition de ce
produit qui se faisait rare, ces derniers mois, et les nouvelles embarcations
équipés de filets et matériels sophistiqués tels que les sondeurs et détecteurs
de poissons. Une virée au port de pêche de Zemmouri nous a permis de découvrir
des casiers de sardines entassés le long du quai, en quête d’acquéreur pouvant
soulager le patron pêcheur afin d’écouler son produit et libérer les quais en
l’absence d’un lieu de vente adéquat. Un patron pêcheur, Bendou Nacer, a affirmé
: «Zemmouri est réputé par sa sardine qui est de bonne qualité. Des clients
viennent de tous les coins de la Kabylie, Bouira et même de Bordj-Bou Arréridj.
Depuis la fin du mois de ramadan à ce jour, la sardine se vend à son plus bas
prix et de temps en temps, il n’y a pas de clients, vu les quantités de
sardines pêchées ici, ces derniers temps». Et de poursuivre : «Les plus grands
bénéficiaires ne sont autres que les revendeurs qui écoulent leurs marchandises
au niveau des marchés au prix de 50 DA et peut être plus», disait-il.
K. A.
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Bouira
De nombreux feux de forêt
La vague de chaleur qui a sévi et ressentie par
les populations durant tout le mois d’octobre, caractérisée par le déplacement
de vents chauds à l’intérieur du centre du pays, a été la cause du développement
des foyers d’incendies, mais uniquement des forêts. C’est ainsi, que la dernière
semaine du mois d’octobre, 7 foyers ont été localisés au niveau des espaces
forestiers de la wilaya de Bouira. Les feux qui se sont produits ont parcouru et
endommagé 29 hectares dont 25 de forêt, 1,5 de maquis et 3 de broussailles. Les
régions touchées par les incendies se situent à hauteur des localités de Boukram
et Bouderbala à l’ouest, de Bordj O’khriss au sud et Bouira et Taghzout au nord.
Farid Haddouche
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80 accidents à Bouira
Octobre noir pour les usagers de la route
Les services de la sécurité routière relevant de la
Gendarmerie nationale ont dressé un bilan mensuel des accidents de la route qui
se sont produits tout au long du mois d’octobre et qui laisse stupéfait le plus
averti des conducteurs. 80 accidents de la circulation ont eu lieu sur les
routes durant le mois d’octobre et ont provoqué la mort de
11 personnes et des blessures à 152 autres. Sur les
80 accidents survenus, nous dénombrons
10 accidents mortels, 64 corporels et 6 accidents
matériels. Les accidents se sont produits sur les routes nationales. Ces
dernières comptabilisent 48 accidents, suivies par les CW qui ont été le théâtre
de 16 accidents et 11 autres ont eu lieu au niveau des tronçons de l’autoroute
Est-Ouest. Il a été constaté également que le plus
grand nombre d’accidents s’est produit entre 15 et 17h.
Farid Haddouche
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