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LA UNE Ne voulant certainement pas fermer toute porte à une éventuelle programmation du référendum dans les délais annoncés, il ajoutera : «Mais bon ! On verra bien».

02/11/06

 

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Kadhafi joue et gagne

A entendre les condamnations prononcées par le tribunal d’Hussein Dey à l’encontre de nos confrères d’Echourrouk El Yaoumi, on est en droit de se demander s’il n’y a pas un juge  libyen qui s’est glissé dans la salle d’audience et qui aurait poussé à rendre ces lourds verdicts. Tant on se serait attendu à un peu plus de clémence vis-à-vis d’un journal algérien qui n’ a rien fait d’autre que publier ce que la majorité de la presse nationale a dénoncé en son temps. Car s’il est vrai qu’il faille bien sûr ménager le frère Kadhafi et lui montrer qu’à Alger on continue à le considérer comme un allié sûr dans la région et qu’on ne prend pas ses élucubrations cycliques trop au sérieux, fallait-il aller jusqu’à brandir la menace de suspension de deux mois du journal ? Quitte à vouloir faire plaisir au guide libyen, la publication de son démenti (s’il existe) dans la presse algérienne aurait été largement suffisant pour rétablir la paix dans les foyers, d’Alger à Tripoli. Souhaitons seulement qu’à l’avenir, la presse algérienne ne se considère pas comme dispensée de commenter les déclarations de notre turbulent voisin dans un réflexe d’autocensure qui risque alors de nous jouer un sale tour le moment voulu.

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Révision de la constitution

Zerhouni :

«Le référendum pas avant le 31 Décembre»

Ne voulant certainement pas fermer toute porte à une éventuelle programmation du référendum dans les délais annoncés, il ajoutera : «Mais bon ! On verra bien».

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hjghjghj

 Les Titres

 

Passe-temps favori des jeunes

Le chat, sport national des internautes

 

Rabah Kébir retourne en Allemagne

En attendant la décantation

 

Super coupe d’Algérie JSK 1 MCA 2

Le doyen s’adjuge le trophée

 

 Divers

 

Visite de Mohamed Bedjaoui en Espagne

La coopération s'intensifie

«Nous voulons établir un partenariat énergétique entre l’Espagne et l’Algérie. La 3e réunion algéro-espagnole de haut niveau se tiendra le 12 décembre prochain à Alger, ont confirmé les ministres algérien et espagnol des Affaires étrangères, Mohammed Bedjaoui et Miguel Angel Moratinos, lors d’une conférence de presse conjointe tenue mardi à Madrid. Ils ont annoncé également la visite d’Etat du roi Juan Carlos 1er et de la reine Sofia en Algérie «au tout début de l’année prochaine». «La visite d’Etat du couple royal en Algérie sera une grande fête et un moment d’une grande intensité dans nos relations», a déclaré Mohamed Bedjaoui, cité par l’APS. A propos de la réunion, qui se tiendra sous la présidence du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika et du Président du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, Miguel Angel Moratinos a indiqué que «c’est un agenda bilatéral de grand niveau politique dans le cadre duquel nous voulons renforcer et développer tous les principes du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération signé par l’Espagne et l’Algérie». Il existe entre les deux pays une «association stratégique» au plan politique et économique, constituant un trait d’union entre l’Europe et l’Afrique du point de vue politique et énergétique. «Nous voulons établir un partenariat énergétique entre l’Espagne et l’Algérie. Nous voulons établir aussi un partenariat dans les domaines de la sécurité, de la lutte contre le crime organisé et le terrorisme et coopérer en matière d’immigration», a-t-il ajouté. Outre le développement des relations économiques et commerciales avec l’Algérie, le chef de la diplomatie espagnole a exprimé le souhait d’établir une collaboration intense entre l’Espagne et l’Algérie, qui sont des pays de transit et de destination pour l’immigration. Il annonce, à cette occasion, la participation espagnole aux activités qui seront organisées dans le cadre de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe», prévue en 2007.  De son coté, M. Bedjaoui a rendu «hommage au courage» du gouvernement de M. Zapatero qui réalise une «gestion politique intense» sur les dossiers nationaux et internationaux. S’agissant des questions régionales et internationales d’intérêt commun, M. Bedjaoui a indiqué que l’Algérie et l’Espagne entretiennent un «dialogue tous azimuts», notamment sur le Proche-Orient, l’Afghanistan, l’Iran et le Sahara occidental. Sur cette dernière question, Mohamed Bedjaoui a plaidé pour le respect de la légalité internationale  au Sahara occidental à travers la tenue d’un référendum d’autodétermination sous le regard de l’ensemble de la communauté internationale pour que ce référendum soit libre, authentique et serein. «Nous sommes pour l’autodétermination du peuple sahraoui comme l’ensemble de la communauté internationale qui a bâti une légalité au niveau des Nations unies et cette légalité doit être respectée», a-t-il  affirmé en soulignant qu’il y a «une légalité internationale qui veut que les peuples soient consultés. Nous ne sommes plus au moyen âge où c’est le territoire qui détermine le sort d’une population. Aujourd’hui, dans le droit international contemporain, c’est le peuple qui détermine le sort du territoire». La solution au conflit du Sahara occidental a déjà été trouvée, a-t-il enchaîné. En rappelant la proposition de l’Espagne d’organiser un référendum d’autodétermination, dès août 1974, Mohamed Bedjaoui a souligné que l’Algérie «ne veut qu’une seule chose : la paix dans la région pour, qu’enfin, nous puissions construire ensemble souverainement notre destin commun pour un Maghreb uni». Pour sa part, M. Moratinos a réaffirmé l’appui de l’Espagne dans le conflit du Sahara occidental à une «solution politique négociée, mutuellement acceptée, qui puisse garantir et, surtout, mettre en application le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui».

Karima Sebai

 

A l’issue d’un vote du Conseil de sécurité 

Six mois supplémentaires pour les soldats de la Minurso

Une autre prorogation de six mois du mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) a été décidée  avant-hier, par le Conseil de sécurité de l’ONU. Une décision  qui permettra à la mission un autre séjour jusqu’au 30 avril 2007. Après avoir réexaminé la question du Sahara occidental, le Conseil de sécurité a rejeté les thèses marocaines sur cette question et a adopté à l’unanimité des voix  une résolution à travers laquelle il réaffirme le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination. Il a été rappelé encore une fois que la solution du conflit passe par «l’autodétermination du peuple du Sahara occidental».

 Cette résolution du Conseil de sécurité vient confirmer celle du 13 octobre dernier, de la quatrième Commission de l’Assemblée générale des Nations unies des questions politiques spéciales et de la décolonisation et intervient au lendemain de la publication d’un rapport accablant du Haut Commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme, qui dénonce les graves violations dont se rendent coupables les forces d’occupation marocaines contre le peuple sahraoui. Il se trouve malheureusement que ces multiples victoires du Front Polisario et du gouvernement de la Rasd sur le plan diplomatique sont quelques peu amoindries  par le spectre de la famine qui menace depuis la fin de l’été  les réfugiés sahraouis des camps de Tindouf. La rupture du stock alimentaire de sécurité et l’absence des aides humanitaire a fait en sorte que le Croissant-Rouge sahraoui tire la sonnette d’alarme depuis le mois de septembre et que même le  PAM (Programme  alimentaire mondial ) a lancé, la semaine dernière, un SOS international. La Commission européenne avait décidé de l’octroi d’une aide de 10 millions d’euros pour répondre aux besoins de base des réfugiés sahraouis. Transitant par le service d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), ces fonds seront destinés à  l’approvisionnement en nourriture (à raison de 60%), en eau et à d’autres services essentiels. Les besoins alimentaires seront assurés par des Organisations non gouvernementales et par le Programme alimentaire mondial (PAM). On apprendra par ailleurs auprès de Mehrez El Amari, le président du CNASPS que «la ville de Victoria en Espagne abritera du 3 au 6 du mois courant, la 32e Conférence européenne de solidarité avec le peuple sahraoui». Une rencontre qui se tiendra sous le thème de «Solidarité avec la Rasd et soutien à la résistance populaire pour l’indépendance dans les territoires occupés du Sahara occidental». Pour rappel, la tenue de cette conférence  à laquelle participeront plus de 500 personnes du monde entier, a été décidée lors d’une  réunion le 11 septembre à Bruxelles, de la Task-force de la coordination européenne de solidarité avec le peuple du Sahara occidental.

Habiba Ghrib

 

La valse  des «entraîneurs - fonctionnaires»

Guidoum appelle à l’application stricte du décret 06-297

Le ministre de la jeunesse et des sports a adressé une circulaire aux directions de la jeunesse et des sports, ainsi qu’aux présidents des Fédérations sportives nationales, dans laquelle il les exhorte à l’application stricte de la réglementation concernant la profession d’entraîneur et notamment le décret 06-297 du 2 septembre 2006 fixant le statut des entraîneurs, a indiqué mardi un communiqué du MJS.

Cette circulaire fait suite à la valse des entraîneurs qui reste «préjudiciable à plus d’un titre pour le secteur et à sa crédibilité, car mettant en exergue le caractère mercantile de la profession d’entraîneur, au détriment de son caractère éducatif propice au développement de la discipline «, souligne le communiqué de la tutelle. Outre la valse inconsidérée des entraîneurs, il a été constaté, ajoute la circulaire,» la violation par certains entraîneurs-fonctionnaires des textes juridiques régissant leur statut de fonctionnaire en concluant des contrats de droit privé avec des salaires conséquents délivrés par les clubs et en cumulant deux salaires (fonctionnaire et entraîneur). Afin de mettre fin à cette situation anarchique, le ministre rappelle ainsi, aux DJS et présidents des Fédérations, la nécessité de respecter la procédure relative au recrutement d’entraîneur conformément au décret 06-297 du 2 septembre 2006, et aux dispositions de l’article 4 de l’ordonnance n° 75-58 du 26 septembre 1975 portant code civil. Ce texte, précise le communiqué «organise la profession d’entraîneur et prévoit trois dispositions majeures en matière de recrutement de ce type de personnel». La première disposition prévoit en son article 18, que ‘’l’entraîneur doit s’engager aux termes de son contrat pour une période minimum de deux ans avec le même club».  La 2è disposition en son article 27 implique à « l’entraîneur quittant, en cours de saison de son plein gré, le club avec lequel il avait contracté, doit adresser à ce club, dans les 48 heures de la cessation de ses fonctions une démission en avisant parallèlement la fédération ou la ligue concernée

 

Supercoupe d’Algérie JSK 1 MCA 2

Le doyen s’adjuge le trophée

Le trophée de la supercoupe d’Algérie  est revenu après une rude lutte, au doyen des clubs algériens qui confirme ainsi son hégémonie sur le football algérien. Devant une équipe des Canaris, amoindrie de ses fer de lance que sont Hamza Yacef et le libyen Omar Daoud, les Vert et Rouge n’ont éprouvé aucune peine à réussir le challenge d’embellir leur armoirie de la supercoupe d’Algérie. Officiée par un référé auquel on pourrait reprocher, quelquefois, des erreurs d’appréciation, cette rencontre n’a pas tenu véritablement toutes ses promesses. En effet, devant des gradins parsemés, la «fête du football» s’est transformée en une rencontre où la prudence était de mise. D’où, cette stérilité dans la concrétisation des nombreuses actions qui auraient pu faire vrombir les foules en d’autres circonstances. Mais, la sportivité y était. Et c’était déjà pas mal.

Il aura fallu atteindre la seconde manche pour que Farouk Belkaïd, l’ex-Canari,  décide de porter le score à l’avantage de son équipe après le nul qui a sanctionné la première manche. Rappelons que celui-ci qui a raté un penalty  à la 43’, s’est par la suite démené comme un diable pour «échapper» aux conséquencesd’un tel acte qui aurait pesé sur la balance de sa popularité. Notons tout de même l’absence de volonté de cette équipe kabyle qui, quand elle ne se contentait pas d’éloigner le danger des «dix-huit» du gardien Chaouchi, un peu crispé, n’osait pas de contres, a-t-on remarqué.

Le public, ce treizième homme et non moins faiseur  de transcendance, s’est déplacé au stade olympique non par réflexe de supporters mais, on peut se tromper, pour y passer un moment de farniente en cette journée ensoleillée de Novembre.

Enfin, faut-il le signaler, outre Bouguèche, auteur du premier but des Mouloudéens,  et  Douicher Amara, également auteur du seul but des poulains d’Aït Djoudi, le reste des 21 acteurs (Harket étant sorti pour cumul de cartons), rares ceux qui ont, de manière concrète, fait tonner l’applaudimètre d’un stade qui pourtant s’est fait la réputation de créer des moments de magie.

Ferhat Zafane 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Loin des foules

Avec le temps, la commémoration d’événements historiques est devenue chez nous l’un des exercices politiques et médiatiques les plus lourds et les plus harassants qui soient. Année après année, on trouve de moins en moins de choses à dire et de valeurs à transmettre. Alors on dit la même chose que l’année précédente en usant des mêmes techniques et procédés, l’essentiel étant de faire passer la date n’importe comment pourvu qu’elle passe. Mais rassurons-nous, tout de suite cela ne concerne pas que le

1er novembre ou d’autres dates importantes de notre histoire récente, même l’Aïd n’échappe pas à la règle. C’est que la société algérienne ne sait pas être en phase avec ses fêtes, pis elle ne sait pas faire la fête, du moins pas dans les formes où cela est vécu ailleurs. Soit, c’est l’anarchie dans une débauche d’explosion de pétards, soit ce sont quelques visites familiales dont on a vite fait le tour. Rien de comparable avec les fêtes nationales des pays occidentaux, ou la commémoration de l’explosion des bombes atomiques au Japon où les carnavals latino-américains ou encore les impressionnants défilés militaires de Russie. Chez nous, on reste très timorés sur ces questions, un petit discours, quelques inaugurations de chrysanthèmes vite expédiées et on attend déjà l’année suivante, avec les mêmes mots et quasiment les mêmes bouquets. Les Algériens, à l’instar de tous les peuples insuffisamment démocratiques ne savent pas faire la fête et savent encore moins donner l’éclat voulu à des dates pourtant glorieuses, comme celle du déclenchement de la guerre de Libération nationale ou celle de l’obtention de l’indépendance. Hormis les méritoires efforts déployés du temps du Président Chadli Bendjedid pour faire de ces dates des moments de grand défoulement et de communion nationale, les autres responsables semblent comme embarrassés, si ce n’est ennuyés, à l’idée de mettre la fête dans la rue. Et pourtant, Dieu seul sait que l’Algérie aurait besoin de trois ou quatre fois plus d’occasions de ce genre pour permettre aux Algériens de garder le lien sacré avec leur histoire, avec leurs figures historiques de légende et avec l’esprit libérateur qui a animé leurs aînés. Le 1er Novembre 1954, surtout, mérite bien mieux que de simples réceptions officielles au sommet où d’impressionnants déploiements de matière à consommation ne sont certainement pas suffisants pour entretenir une flamme qui est pourtant loin d’avoir épuisé son potentiel de mobilisation. Et c’est justement là où le bât blesse, la rue est absente de ces commémorations comme si elle n’y était pas conviée ni même concernée.

Et la responsabilité de cet état de fait n’incombe pas qu’au sommet de l’Etat, il nous incombe à nous tous. Il n’y a, pour s’en convaincre, qu’à voir le sort fait à ce magnifique mot d’ordre lancé par le Président de la République, à l’occasion de la commémoration du 50e anniversaire du 1er Novembre 54, qui consista à signifier la fin de l’ère de la légitimité révolutionnaire et historique pour lui substituer la légitimité démocratique. Qui a suivi, qui a fait sienne une orientation pourtant vitale pour les générations montantes ? Peu de monde en vérité, laissant les quelques mêmes happy few aller régulièrement se congratuler autour d’un grand festin, loin des jeunes, loin des femmes et loin des rires des enfants. Que nous sommes loin aussi de Larbi Ben M’hidi, qui disait : «Mettez la révolution dans la rue, elle sera portée par le peuple». Ah, le peuple !   

A. M.

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