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Visite de Mohamed Bedjaoui en Espagne
La coopération s'intensifie
«Nous voulons établir un partenariat énergétique
entre l’Espagne et l’Algérie. La 3e réunion
algéro-espagnole de haut niveau se tiendra le 12
décembre prochain à Alger, ont confirmé les ministres
algérien et espagnol des Affaires étrangères, Mohammed
Bedjaoui et Miguel Angel Moratinos, lors d’une
conférence de presse conjointe tenue mardi à Madrid. Ils
ont annoncé également la visite d’Etat du roi Juan
Carlos 1er et de la reine Sofia en Algérie «au tout
début de l’année prochaine». «La visite d’Etat du couple
royal en Algérie sera une grande fête et un moment d’une
grande intensité dans nos relations», a déclaré Mohamed
Bedjaoui, cité par l’APS. A propos de la réunion, qui se
tiendra sous la présidence du Président de la
République, Abdelaziz Bouteflika et du Président du
gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero,
Miguel Angel Moratinos a indiqué que «c’est un agenda
bilatéral de grand niveau politique dans le cadre duquel
nous voulons renforcer et développer tous les principes
du Traité d’amitié, de bon voisinage et de coopération
signé par l’Espagne et l’Algérie». Il existe entre les
deux pays une «association stratégique» au plan
politique et économique, constituant un trait d’union
entre l’Europe et l’Afrique du point de vue politique et
énergétique. «Nous voulons établir un partenariat
énergétique entre l’Espagne et l’Algérie. Nous voulons
établir aussi un partenariat dans les domaines de la
sécurité, de la lutte contre le crime organisé et le
terrorisme et coopérer en matière d’immigration», a-t-il
ajouté. Outre le développement des relations économiques
et commerciales avec l’Algérie, le chef de la diplomatie
espagnole a exprimé le souhait d’établir une
collaboration intense entre l’Espagne et l’Algérie, qui
sont des pays de transit et de destination pour
l’immigration. Il annonce, à cette occasion, la
participation espagnole aux activités qui seront
organisées dans le cadre de la manifestation «Alger,
capitale de la culture arabe», prévue en 2007. De
son coté, M. Bedjaoui a rendu «hommage au courage» du
gouvernement de M. Zapatero qui réalise une «gestion
politique intense» sur les dossiers nationaux et
internationaux. S’agissant des questions régionales et
internationales d’intérêt commun, M. Bedjaoui a indiqué
que l’Algérie et l’Espagne entretiennent un «dialogue
tous azimuts», notamment sur le Proche-Orient,
l’Afghanistan, l’Iran et le Sahara occidental. Sur cette
dernière question, Mohamed Bedjaoui a plaidé pour le
respect de la légalité internationale au Sahara
occidental à travers la tenue d’un référendum
d’autodétermination sous le regard de l’ensemble de la
communauté internationale pour que ce référendum soit
libre, authentique et serein. «Nous sommes pour
l’autodétermination du peuple sahraoui comme l’ensemble
de la communauté internationale qui a bâti une légalité
au niveau des Nations unies et cette légalité doit être
respectée», a-t-il affirmé en soulignant qu’il y a
«une légalité internationale qui veut que les peuples
soient consultés. Nous ne sommes plus au moyen âge où
c’est le territoire qui détermine le sort d’une
population. Aujourd’hui, dans le droit international
contemporain, c’est le peuple qui détermine le sort du
territoire». La solution au conflit du Sahara occidental
a déjà été trouvée, a-t-il enchaîné. En rappelant la
proposition de l’Espagne d’organiser un référendum
d’autodétermination, dès août 1974, Mohamed Bedjaoui a
souligné que l’Algérie «ne veut qu’une seule chose : la
paix dans la région pour, qu’enfin, nous puissions
construire ensemble souverainement notre destin commun
pour un Maghreb uni». Pour sa part, M. Moratinos a
réaffirmé l’appui de l’Espagne dans le conflit du Sahara
occidental à une «solution politique négociée,
mutuellement acceptée, qui puisse garantir et, surtout,
mettre en application le droit à l’autodétermination du
peuple sahraoui».
Karima Sebai
A l’issue d’un vote du Conseil de sécurité
Six mois supplémentaires pour les soldats de la
Minurso
Une autre prorogation de six mois du mandat de la
Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (Minurso) a
été décidée avant-hier, par le Conseil de sécurité de l’ONU. Une décision
qui permettra à la mission un autre séjour jusqu’au 30 avril 2007. Après avoir
réexaminé la question du Sahara occidental, le Conseil de sécurité a rejeté les
thèses marocaines sur cette question et a adopté à l’unanimité des voix
une résolution à travers laquelle il réaffirme le droit inaliénable du peuple
sahraoui à l’autodétermination. Il a été rappelé encore une fois que la solution
du conflit passe par «l’autodétermination du peuple du Sahara occidental».
Cette résolution du Conseil de sécurité vient
confirmer celle du 13 octobre dernier, de la quatrième Commission de l’Assemblée
générale des Nations unies des questions politiques spéciales et de la
décolonisation et intervient au lendemain de la publication d’un rapport
accablant du Haut Commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme, qui
dénonce les graves violations dont se rendent coupables les forces d’occupation
marocaines contre le peuple sahraoui. Il se trouve malheureusement que ces
multiples victoires du Front Polisario et du gouvernement de la Rasd sur le plan
diplomatique sont quelques peu amoindries par le spectre de la famine qui
menace depuis la fin de l’été les réfugiés sahraouis des camps de Tindouf.
La rupture du stock alimentaire de sécurité et l’absence des aides humanitaire a
fait en sorte que le Croissant-Rouge sahraoui tire la sonnette d’alarme depuis
le mois de septembre et que même le PAM (Programme alimentaire
mondial ) a lancé, la semaine dernière, un SOS international. La Commission
européenne avait décidé de l’octroi d’une aide de 10 millions d’euros pour
répondre aux besoins de base des réfugiés sahraouis. Transitant par le service
d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), ces fonds seront destinés
à l’approvisionnement en nourriture (à raison de 60%), en eau et à
d’autres services essentiels. Les besoins alimentaires seront assurés par des
Organisations non gouvernementales et par le Programme alimentaire mondial
(PAM). On apprendra par ailleurs auprès de Mehrez El Amari, le président du
CNASPS que «la ville de Victoria en Espagne abritera du 3 au 6 du mois courant,
la 32e Conférence européenne de solidarité avec le peuple sahraoui». Une
rencontre qui se tiendra sous le thème de «Solidarité avec la Rasd et soutien à
la résistance populaire pour l’indépendance dans les territoires occupés du
Sahara occidental». Pour rappel, la tenue de cette conférence à laquelle
participeront plus de 500 personnes du monde entier, a été décidée lors d’une
réunion le 11 septembre à Bruxelles, de la Task-force de la coordination
européenne de solidarité avec le peuple du Sahara occidental.
Habiba Ghrib
La valse des «entraîneurs -
fonctionnaires»
Guidoum appelle à l’application stricte du
décret 06-297
Le ministre de la jeunesse et des sports a adressé
une circulaire aux directions de la jeunesse et des sports, ainsi qu’aux
présidents des Fédérations sportives nationales, dans laquelle il les exhorte à
l’application stricte de la réglementation concernant la profession d’entraîneur
et notamment le décret 06-297 du 2 septembre 2006 fixant le statut des
entraîneurs, a indiqué mardi un communiqué du MJS.
Cette circulaire fait suite à la valse des
entraîneurs qui reste «préjudiciable à plus d’un titre pour le secteur et à sa
crédibilité, car mettant en exergue le caractère mercantile de la profession
d’entraîneur, au détriment de son caractère éducatif propice au développement de
la discipline «, souligne le communiqué de la tutelle. Outre la valse
inconsidérée des entraîneurs, il a été constaté, ajoute la circulaire,» la
violation par certains entraîneurs-fonctionnaires des textes juridiques
régissant leur statut de fonctionnaire en concluant des contrats de droit privé
avec des salaires conséquents délivrés par les clubs et en cumulant deux
salaires (fonctionnaire et entraîneur). Afin de mettre fin à cette situation
anarchique, le ministre rappelle ainsi, aux DJS et présidents des Fédérations,
la nécessité de respecter la procédure relative au recrutement d’entraîneur
conformément au décret 06-297 du 2 septembre 2006, et aux dispositions de
l’article 4 de l’ordonnance n° 75-58 du 26 septembre 1975 portant code civil. Ce
texte, précise le communiqué «organise la profession d’entraîneur et prévoit
trois dispositions majeures en matière de recrutement de ce type de personnel».
La première disposition prévoit en son article 18, que ‘’l’entraîneur doit
s’engager aux termes de son contrat pour une période minimum de deux ans avec le
même club». La 2è disposition en son article 27 implique à « l’entraîneur
quittant, en cours de saison de son plein gré, le club avec lequel il avait
contracté, doit adresser à ce club, dans les 48 heures de la cessation de ses
fonctions une démission en avisant parallèlement la fédération ou la ligue
concernée
Supercoupe d’Algérie JSK 1 MCA 2
Le doyen s’adjuge le trophée
Le trophée de la supercoupe d’Algérie est
revenu après une rude lutte, au doyen des clubs algériens qui confirme ainsi son
hégémonie sur le football algérien. Devant une équipe des Canaris, amoindrie de
ses fer de lance que sont Hamza Yacef et le libyen Omar Daoud, les Vert et Rouge
n’ont éprouvé aucune peine à réussir le challenge d’embellir leur armoirie de la
supercoupe d’Algérie. Officiée par un référé auquel on pourrait reprocher,
quelquefois, des erreurs d’appréciation, cette rencontre n’a pas tenu
véritablement toutes ses promesses. En effet, devant des gradins parsemés, la
«fête du football» s’est transformée en une rencontre où la prudence était de
mise. D’où, cette stérilité dans la concrétisation des nombreuses actions qui
auraient pu faire vrombir les foules en d’autres circonstances. Mais, la
sportivité y était. Et c’était déjà pas mal.
Il aura fallu atteindre la seconde manche pour que
Farouk Belkaïd, l’ex-Canari, décide de porter le score à l’avantage de son
équipe après le nul qui a sanctionné la première manche. Rappelons que celui-ci
qui a raté un penalty à la 43’, s’est par la suite démené comme un diable
pour «échapper» aux conséquencesd’un tel acte qui aurait pesé sur la balance de
sa popularité. Notons tout de même l’absence de volonté de cette équipe kabyle
qui, quand elle ne se contentait pas d’éloigner le danger des «dix-huit» du
gardien Chaouchi, un peu crispé, n’osait pas de contres, a-t-on remarqué.
Le public, ce treizième homme et non moins faiseur
de transcendance, s’est déplacé au stade olympique non par réflexe de supporters
mais, on peut se tromper, pour y passer un moment de farniente en cette journée
ensoleillée de Novembre.
Enfin, faut-il le signaler, outre Bouguèche, auteur
du premier but des Mouloudéens, et Douicher Amara, également auteur
du seul but des poulains d’Aït Djoudi, le reste des 21 acteurs (Harket étant
sorti pour cumul de cartons), rares ceux qui ont, de manière concrète, fait
tonner l’applaudimètre d’un stade qui pourtant s’est fait la réputation de créer
des moments de magie.
Ferhat Zafane
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