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Colloque national sur l’énergie solaire à l’Université de
Béjaïa
«L’industrie
solaire n’existe presque pas en Algérie»
Le colloque
national sur l’énergie solaire initié par la faculté des sciences et
des sciences de l’ingénieur de l’université de Béjaïa a été ouvert
hier matin à l’auditorium du centre universitaire Targa-Ouzemour par
le recteur, Djoudi Merabet, en présence du vice-président de l’APW
de Béjaïa. Précédé en 2004 par une journée d’étude, ce colloque
national auquel ont pris part une dizaine d’universités du pays et
quatre opérateurs nationaux se veut un espace qui défraîchira le
terrain pour la tenue prochaine d’une conférence internationale sur
le même thème, a déclaré le recteur de l’université qui a annoncé
dans le même sens que
20 % du budget de
son établissement seront mis à la disposition d’un groupe de
chercheurs auxquels seront associés des Portugais planchant sur des
projets de recherche en énergies renouvelables depuis quelque temps.
L’université de Béjaïa qui maîtrise tous ces points négatifs veut
aller de l’avant par la création, l’innovation, par l’association de
tous les acteurs impliqués, soutient le professeur Merabet pour qui
«la formation supérieure est une responsabilité partagée». Pour lui,
tous les organismes internationaux sont prêts, aujourd’hui, à
financer ce genre d’opérations, mais faut-il investir sur l’homme
puisque le souci financier est aujourd’hui écarté, dira l’orateur,
qui affirme sans ambages que son université est devenue à présent
pluridisciplinaire. Un autre intervenant a consacré sa communication
à l’énergie solaire dans le monde, en relevant les avantages des
énergies renouvelables et l’évolution du marché de la
photovoltaïque. A ce titre, le professeur Arkoub fera remarquer que
le marché photovoltaïque connaît une forte croissance dans le monde
avec
60 % et une
évolution de 17 % par an ces dernières années. Deux milliards de
personnes, selon le conférencier, n’ont pas accès à l’électricité
dans le monde et plus de 2 millions de foyers sont alimentés par le
solar home, système dans les pays en voie de développement, en 2005.
Selon les prévisions fournies par le professeur sur l’évolution et
la tendance du marché de la photovoltaïque en 2010, 50 % du marché
mondial se rabattront sur le solaire et en 2015 le gaz, le pétrole
et le nucléaire n’occuperont qu’une faible part évaluée à 20 %
pendant que le marché du solaire se négociera par milliards de
dollars. En 2004, le marché de la photovoltaïque était occupé par
l’Allemagne en sa qualité de leader avec 41 %, le Japon 31 %, les
USA arrivent en troisième position avec 10 % et le reste du monde
dont l’Afrique en dernier avec
2 % seulement.
L’Algérie est très en retard dans ce domaine et ce, pour des
questions politiques et de montage financier. Depuis, quelques
entreprises dont l’Enie de Sidi Bel-Abbès et certains complexes
industriels privés comme Cevital, commencent à comprendre les enjeux
de l’industrie solaire.
Hocine Cherfa
Haut
Il enterre sa victime vivante à Cap Falcon
La peine
capitale confirmée en appel
G. N. qui
comparaissait hier dans un procès en appel a vu la peine capitale,
prononcée à son encontre en première instance, confirmée. L’affaire
dans laquelle il est accusé remonte à avril 2004. Le 12 de ce mois,
la gendarmerie de Cap Falcon à Oran découvrait le corps sans vie de
A.L., portant des traces de coups sur le crâne, enterré dans un
terrain vague, ce qui avait alors poussé les enquêteurs à penser à
un homicide volontaire. C’est ce que l’autopsie devait, en effet,
confirmer. Bien pire, le médecin légiste a conclu que le malheureux
a été tué de façon atroce. L’enquête de la gendarmerie devait
ensuite aboutir à l’arrestation de G. N. qui avait, lors du premier
procès, reconnu les faits graves qui lui étaient reprochés et était
ainsi condamné à la peine capitale. On apprendra lors de l’audience
que A.L. devait remettre une somme d’argent à G.N. pour l’achat d’un
lot de cartouches de cigarettes. Le mis en cause avouera d’ailleurs
avoir préparé préalablement la fosse où il devait jeter sa victime,
en précisant qu’il avait même prévu la pelle avec laquelle il devait
lui asséner un coup violent à la tête, d’où le chef d’inculpation
d’homicide volontaire avec préméditation. Il expliquera même devant
une assistance médusée qu’au moment où il l’enterrait, sa victime
gémissait. L’homme n’était donc pas mort, ce qui ne l’a pas empêché
de couvrir son corps avec de la terre. Le moment fort, hier à
l’audience, était lorsque l’épouse de la victime a dit ne pas
comprendre cet abominable acte contre une personne qui avait
énormément d’estime pour son futur bourreau, «alors qu’ils
accomplissaient leurs prières dans la même mosquée…»
E. Ikram
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