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Colloque national sur l’énergie solaire à l’Université de Béjaïa

«L’industrie solaire n’existe presque pas en Algérie»

Il enterre sa victime vivante à Cap Falcon

La peine capitale confirmée en appel

 

 02/12/06

 

 Colloque national sur l’énergie solaire à l’Université de Béjaïa

«L’industrie solaire n’existe presque pas en Algérie»

Le colloque national sur l’énergie solaire initié par la faculté des sciences et des sciences de l’ingénieur de l’université de Béjaïa a été ouvert hier matin à l’auditorium du centre universitaire Targa-Ouzemour par le recteur, Djoudi Merabet, en présence du vice-président de l’APW de Béjaïa. Précédé en 2004 par une journée d’étude, ce colloque national auquel ont pris part une dizaine d’universités du pays et quatre opérateurs nationaux se veut un espace qui défraîchira le terrain pour la tenue prochaine d’une conférence internationale sur le même thème, a déclaré le recteur de l’université qui a annoncé dans le même sens que

20 % du budget de son établissement seront mis à la disposition d’un groupe de chercheurs auxquels seront associés des Portugais planchant sur des projets de recherche en énergies renouvelables depuis quelque temps. L’université de Béjaïa qui maîtrise tous ces points négatifs veut aller de l’avant par la création, l’innovation, par l’association de tous les acteurs impliqués, soutient le professeur Merabet pour qui «la formation supérieure est une responsabilité partagée». Pour lui, tous les organismes internationaux sont prêts, aujourd’hui, à financer ce genre d’opérations, mais faut-il investir sur l’homme puisque le souci financier est aujourd’hui écarté, dira l’orateur, qui affirme sans ambages que son université est devenue  à présent pluridisciplinaire. Un autre intervenant a consacré sa communication à l’énergie solaire dans le monde, en relevant les avantages des énergies renouvelables et l’évolution du marché de la photovoltaïque. A ce titre, le professeur Arkoub fera remarquer que le marché photovoltaïque connaît une forte croissance dans le monde avec

60 % et une évolution de 17 % par an ces dernières années. Deux milliards de personnes, selon le conférencier, n’ont pas accès à l’électricité dans le monde et plus de 2 millions de foyers sont alimentés par le solar home, système dans les pays en voie de développement, en 2005. Selon les prévisions fournies par le professeur sur l’évolution et la tendance du marché de la photovoltaïque en 2010, 50 % du marché mondial se rabattront sur le solaire et en 2015 le gaz, le pétrole et le nucléaire n’occuperont qu’une faible part évaluée à 20 % pendant que le marché du solaire se négociera par milliards de dollars. En 2004, le marché de la photovoltaïque était occupé par l’Allemagne en sa qualité de leader avec 41 %, le Japon 31 %, les USA arrivent en troisième position avec 10 % et le reste du monde dont l’Afrique en dernier avec

2 % seulement. L’Algérie est très en retard dans ce domaine et ce, pour des questions politiques et de montage financier. Depuis, quelques entreprises dont l’Enie de Sidi Bel-Abbès et certains complexes industriels privés comme Cevital, commencent à comprendre les enjeux de l’industrie solaire.

Hocine Cherfa

 

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Il enterre sa victime vivante à Cap Falcon

La peine capitale confirmée en appel

G. N. qui comparaissait hier dans un procès en appel a vu la peine capitale, prononcée à son encontre en première instance, confirmée. L’affaire dans laquelle il est accusé remonte à avril 2004. Le 12 de ce mois, la gendarmerie de Cap Falcon à Oran découvrait le corps sans vie de A.L., portant des traces de coups sur le crâne, enterré dans un terrain vague, ce qui avait alors poussé les enquêteurs à penser à un homicide volontaire. C’est ce que l’autopsie devait, en effet, confirmer. Bien pire, le médecin légiste a conclu que le malheureux a été tué de façon atroce. L’enquête de la gendarmerie devait ensuite aboutir à l’arrestation de G. N. qui avait, lors du premier procès, reconnu les faits graves qui lui étaient reprochés et était ainsi condamné à la peine capitale. On apprendra lors de l’audience que A.L. devait remettre une somme d’argent à G.N. pour l’achat d’un lot de cartouches de cigarettes. Le mis en cause avouera d’ailleurs avoir préparé préalablement la fosse où il devait jeter sa victime, en précisant qu’il avait même prévu la pelle avec laquelle il devait lui asséner un coup violent à la tête, d’où le chef d’inculpation d’homicide volontaire avec préméditation. Il expliquera même devant une assistance médusée qu’au moment où il l’enterrait, sa victime gémissait. L’homme n’était donc pas mort, ce qui ne l’a pas empêché de couvrir son corps avec de la terre. Le moment fort, hier à l’audience, était lorsque l’épouse de la victime a dit ne pas comprendre cet abominable acte contre une personne qui avait énormément d’estime pour son futur bourreau, «alors qu’ils accomplissaient leurs prières dans la même mosquée…»

E. Ikram

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