Événement

Retour

Ghlamallah répond au MSP

«Nous ne sommes pas contre la vente de vin»

Ahmed Ouyahia à Blida

«La gendarmerie est nécessaire en Kabylie»

Arouchs

Abrika «victime d’une agression»

Primaires du RND à Alger

Un «patriote» pour contrer le candidat FLN

Conventions de branches

Dernières signatures avant fin décembre

Hécatombe sur les routes

Maghlaoui accuse les auto-écoles

Sénatoriales à Béjaïa

Primaires chez le FLN et les indépendants

Echappant à la mort après le naufrage de l’embarcation

«Les harragas étaient aux portes d’Almeria»

8e congrès de l’UGEL

Belkhadem en courtisan ?

Chômage, vide culturel, absence de loisirs

Les jeunes Algériens, tentés par l’étranger

Après 8 ans de chômage 

Le calvaire des ex-travailleurs de l’ETUSA continue

 

 02/12/06

 

 Ghlamallah répond au MSP

«Nous ne sommes pas contre la vente de vin»

Le projet de loi inhérent à l’interdiction du vin, déposé, la semaine dernière à l’Assemblée populaire nationale par le groupe parlementaire du MSP, ne semble guère du goût du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs.

C’est du moins ce qu’a laissé entendre le ministre Bouabdellah Ghlamallah, en marge d’une journée de sensibilisation des hadjs, organisée, ce week-end, à Alger. A notre question de savoir le point de vue du ministère des Affaires religieuses quant au projet de loi sus-cité, le ministre indique que «nous sommes un pays ouvert au monde, qui respecte les libertés individuelles. Certes, nous sommes un pays musulman mais il ne faut pas oublier que nous avons des communautés étrangères qui vivent avec nous et qu’on doit respecter. Donc, leur mode de vie et traditions sont à respecter». Voulant éclaircir son point de vue,

M. Ghlamallah ajoute que «si nous procédons à ce genre de mesures, les relations avec nos partenaires étrangers devraient changer négativement. Pourquoi on reproche aux pays non musulmans le fait d’interdire le port du voile ? C’est à peu près la même chose avec cette démarche visant l’interdiction totale du vin au pays, car nous risquons, nous aussi, d’être mis à l’index par les étrangers». La formation politique d’Aboudjerra Soltani a déposé, faut-il le rappeler, sur le bureau de l’APN un projet de loi «interdisant la production, la commercialisation et la consommation du vin ainsi que son importation et son exportation», précise un communiqué émanant du MSP. Pendant que les économistes prévoient, dans le projet en question, des retombées néfastes sur l’économie du pays, arguant les revenus de la viticulture et les engagements du pays envers la communauté internationale, les politiciens, eux, ressentent dans l’initiative du Mouvement de la société pour la paix, une odeur purement électoraliste puisque, explique-t-on, elle intervient à la veille des législatives 2007.  

Uniforme spécial pour les hadjis

Par ailleurs, en ce qui concerne la journée d’information susmentionnée, le chef du département des Affaires religieuses a exhorté les membres de la mission algérienne du hadj à conjuguer leurs efforts en vue d’une meilleure prise en charge des hadjis. A cet égard, à titre d’orientation, M. Ghlamallah a appelé les pèlerins à ne pas s’éloigner de la délégation, dont l’encadrement sera doté, cette année, de tenues vestimentaires distinctives facilitant leur reconnaissance parmi la foule. «Les membres de la mission doivent travailler dans la cohésion en vue d’être les dignes représentants de l’Algérie. La délégation ne représente pas le ministère des Affaires religieuses, mais l’Etat algérien tout entier», dira le ministre. Pour ce qui est du rôle des imams et autres prédicateurs affectés à l’encadrement de la délégation, le ministre a souligné la nécessité de dispenser des cours continus pour le bon déroulement du hadj. Mieux, il fait savoir que des VCD contenant les différentes étapes du hadj seront remis aux pèlerins. Le document sera aussi, ajoute-t-on, diffusé par la Télévision nationale. Au sujet également du pèlerinage, l’orateur a demandé aux hadjis n’ayant pas encore procédé aux modalités d’obtention du visa, de se présenter aux services compétents pour apposition, avant le 4 décembre 2006 (lundi prochain). En termes de chiffres, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, a souligné que 143 vols seront programmés pour acheminer les quelque

35 000 pèlerins vers les lieux saints de l’Islam. «Les premiers vols en direction de Médine auront lieu le 9 décembre prochain», a-t-il précisé.  Douze agences de voyages privées prendront en charge 3 000 hadjis, en termes de transport et d’hébergement, alors que deux autres agences de voyages étatiques  s’occuperont de 8 000 pèlerins. En substance, et dans l’objectif d’une meilleure prise en charge, Bouabdellah Ghlamallah déclare qu’un Office national du hadj sera opérationnel dès l’année prochaine. 

Mourad Kechad

 

 Haut

Ahmed Ouyahia à Blida

«La gendarmerie est nécessaire en Kabylie»

Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND a déclaré jeudi à Blida que «le retour des services de sécurité à travers le territoire de la wilaya de Tizi Ouzou est une nécessité pour la démocratie, la citoyenneté et la protection des biens et des personnes». M. Ouyahia qui a animé un point de presse à la suite d’une réunion avec les cadres de son parti, a indiqué que «la question de la sécurité doit être réglée par l’Etat dans le cadre de la prise en charge de ses responsabilités». Après avoir mis l’accent sur le déficit en sûretés de daïras et de brigades de gendarmerie que connaît la wilaya de Tizi Ouzou,

M. Ouyahia a déploré «le triste record enregistré par la wilaya de Tizi Ouzou en matière de criminalité». Le premier responsable du Rassemblement était venu rencontrer les élus et les cadres locaux de son parti qui lui ont soumis leurs préoccupations en matière organique surtout. A travers cette rencontre, les militants se sont sentis plus proches de leurs responsables. Bien que cette réunion s’est tenue à huis clos au centre scientifique et de loisirs Djillali-Bounaâma, l’homme fort du RND a, à l’issue de cette rencontre, animé un point de presse lui permettant d’effleurer quelques points abordés lors de la rencontre avec ses militants. Ainsi, à la question relative à la recrudescence des actions terroristes relevée ces derniers temps, M. Ouyahia a affirmé que la situation s’est nettement améliorée comparativement à une certaine périodes, tout en soutenant que la lutte antiterroriste nécessite des moyens et du temps. «Cette bataille doit se poursuivre par la force de la loi et des armes de la part de l’Etat ainsi que par des mesures qui visent à affaiblir les rangs des terroristes», a déclaré le secrétaire général du RND. Il a poursuivi dans ce même contexte en disant qu’il revient aux citoyens de maintenir l’action de vigilance, comme cela a été le cas dans le passé où chacun assurait sa protection et celles des autres en dénonçant tout objet suspect. Parlant de l’objectif de c e type de rencontres, le secrétaire général du RND estime que cela lui permettra d’être plus proche des militants de son parti qui peuvent s’informer de ses démarches. Il a saisi l’occasion pour expliquer que lorsqu’il était Chef du gouvernement, sa vision n’était pas contre l’augmentation des salaires mais elle était pour une logique rationnelle dans la politique salariale. Cela lui a permis de citer l’exemple d’une entreprise déficitaire mais qui vient d’annoncer l’augmentation des salaires à son personnel. Par ses rencontres, le secrétaire général du RND estime qu’elles encouragent le dialogue et contribuent modestement à la vie politique et à l’esprit de citoyenneté.

ABM

 

 Haut

Arouchs

Abrika «victime d’une agression»

24 heures après sa mise en liberté, Bélaïd Abrika figure de proue du mouvement citoyen des aârouchs, dit avoir été victime d’une agression. Selon une déclaration de la CADC, cela s’est passé jeudi soir lors de la réunion organisée aux Ouadhias par la CADC avec les victimes du Printemps noir présidée par B. Abrika. Selon la même source, «des sbires à visage découvert (…) armés de couteaux, de haches et de P.A. ont fait irruption dans la salle et se sont attaqués aux délégués présents et particulièrement à Bélaïd Abrika (lequel a été blessé au visage)». Le mouvement citoyen dénonce ces «faits gravissimes». Contactés par nos soins, des membres de la CADC nous informent que les auteurs de l’agression sont identifiés par les services de sécurité et que «parmi eux, il y avait les propriétaires de deux cabarets». «Les délégués et les blessés qui étaient ce jeudi dans la salle où devaient se tenir la réunion n’ont dû leur salut qu’à la présence d’esprit et la vigilance des citoyens et des blessés présents sur les lieux», poursuit la déclaration. Pour la CADC, ce qui s’est passé ce jeudi aux Ouadhias «sonne comme des représailles aux actions menées par le mouvement citoyen en vue de combattre la clochardisation et la paupérisation de la société». Une plainte «collective» contre les auteurs de l’agression sera déposée aujourd’hui par les délégués qui étaient présents à la réunion des Ouadhias ajoute la CADC.  

Zahra H.

 

 Haut

Primaires du RND à Alger

Un «patriote» pour contrer le candidat FLN

C’est un patriote qui risque de rééditer l’«embuscade sénatoriale» de 2003 et faire barrage au(x) candidat(s) FLN le 28 décembre prochain sur la route qui mène au Conseil de la nation. «C’est un tsunami, ce Nennouche !» admet le collège RND d’Alger, à l’issue des primaires organisées, jeudi passé, sous le regard attentionné de Seddik Chiheb responsable du bureau d’Alger. Le dépouillement a non seulement figé les prétendants mais les a beaucoup étonnés. Le P/APC de Tassala El Merdja, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a remporté haut la main cette manche de la course au Sénat en s’imposant au suffrage avec 95 voix sur les 110 exprimées devant les Mehdi Fadli et Mimoun Chegnane, respectivement membres de l’APC Alger-centre et de l’APW, avec un score de six (6) et deux (2) voix seulement. Pour le vainqueur de ce test primaire, rien d’étonnant puisque son score «témoigne d’abord d’une revanche» sur ses propres pairs. Dans une ambiance digne des grands rendez-vous électoraux, l’éventuel futur sénateur du RND à Alger, a été longtemps applaudi et chaleureusement félicité par ses dauphins qui ont reconnu leur impuissance à rivaliser avec lui. Pour la plupart des militants et élus présents avant-hier, cette victoire «n’est que la consécration de la discipline, du militantisme et du dévouement de Nennouche Mohamed». Ce patriote de la première heure n’est autre que l’ex-candidat au renouvellement partiel de 2003. Il était piégé, pour rappel, par l’actuel sénateur Mohamed Khoudja qui l’a dépassé avec deux voix seulement, il y a trois ans. Il s’est représenté, sans désespérer, pour une deuxième fois afin de rééditer l’exploit de son parti et se voir à la haute chambre. La campagne électorale et l’urne lui ont,

jusque-là, donné raison en attendant le jour J. Porté au podium par ceux qui voient en lui un joker RND gagnant, l’opération a été encadrée par une commission qui a décompté aussi

10 abstentions, 10 votants par procuration et

7 bulletins nuls. La transparence totale et la discipline y étaient pour beaucoup dans le bon déroulement de la compétition en présence des députés, venus superviser un vote qui importe beaucoup au RND. C’est le cas de le dire puisqu’il s’agit de la course au plus symbolique et prestigieux siège du Sénat que se dispute en duel le FLN et le RND sous un air d’un brûlant derby. Le protégé du RND joue donc à «quitte ou double», alors que celui du FLN part pour prendre sa revanche sur la défaite de 2003 où le candidat Aïssa Khellaf a été vaincu, rappelons-le, par Mohamed Khoudja avec un écart de 16 voix.            

Salah Bey

 Haut

 

Conventions de branches

Dernières signatures avant fin décembre

Quelque quatre millions de travailleurs bénéficieront, dans le cadre des conventions de branches, de l’augmentation des salaires.

D’ici la fin de décembre, toutes les conventions de branches qui sont toujours en suspens, a déclaré hier le secrétaire général de l’UGTA, en marge du séminaire sur le système de la carte à puce CHIFA, organisé avant-hier par la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS).

Quelque quatre millions de travailleurs bénéficieront, dans le cadre des conventions de branches, de l’augmentation des salaires. Le SG de l’UGTA a révélé, par la même occasion que 52 entreprises économiques sont concernées par les 34 conventions de branches qui, pour certaines d’entre elles, regroupent plusieurs entreprises, à l’exemple de la convention du secteur de l’agroalimentaire qui a été signée par six entreprises.

Trois entreprises économiques, restées en suspens depuis le début des négociations avec les Sociétés de gestion de la participation (SGP), n’ont toujours pas conclu leurs conventions collectives de branches. Il s’agit, selon lui, de la compagnie Air Algérie, de Sogéports (ports d’Algérie) et du Groupe bois. En tout, ce sont 34 conventions de branches qui ont été signées actuellement dans le secteur public, tandis que dans le secteur privé, c’est une cinquantaine de conventions qui ont été signées. Ce sont quelque

3 millions de travailleurs qui bénéficieront de l’augmentation salariale comprise dans les 34 branches signées dans le secteur public et 4 autres millions de travailleurs bénéficieront des avantages similaires dans le cadre de la signature des conventions de branches dans le secteur privé. «Il ne reste plus qu’à attendre la promulgation du décret exécutif fixant le salaire national minimum garanti à 12 000 DA pour que toutes les procédures ayant trait aux conventions de branches soient achevées»,

a expliqué également le patron de l’UGTA et ce avant «d’attaquer le statut particulier des travailleur de chaque secteur». Sidi Saïd n’a pas manqué par la même occasion que le pacte économique et social a été soumis au bureau international du travail qui l’a signé et approuvé. La centrale syndicale, révèlera par ailleurs M.Sidi Said a réalisé une étude sur les salaires, et une étude de la même nature est en train d’être effectuée par les pouvoirs publics «pour aboutir conjointement à une commission mixte qui sera chargée de la révision de la grille des salaires».

Pour rappel, les salaires de l’ensemble des travailleurs du secteur public connaîtront une augmentation «réelle» de 20 à 25%. Les travailleurs du secteur privé, quant à eux, bénéficieront d’une augmentation de 10 à 20%, suite à la signature d’une convention cadre entre l’UGTA et les organisations patronales.

A ce propos, M. Sidi Saïd a qualifié l’actuelle grille des salaires, qui remonte aux années 1980, de «dépassée», soulignant qu’elle n’est pas en «adéquation» avec le pouvoir d’achat.

Il a déploré, Dans le même sens, le départ des compétences nationales vers des entreprises étrangères, installées dans le pays, qui offrent des salaires plus consistants. Concernant la carte à puce Chifa qui sera utilisée dans la contractualisation des services de la santé et leurs bailleurs de fonds, elle vise à préserver et à pérenniser le système de sécurité sociale dans l’intérêts des assurés sociaux, a expliqué

M. Touati, directeur de l’informatique à la Cnas, lors de son allocution. C’est le premier système en Afrique, il permet de sécuriser le système de sécurité sociale et de diminuer la fraude, a-t-on également expliqué. Il convient de souligner que le coût de la réalisation de cette puce est de

16 millions d’euros, se rapportant à la fourniture des cartes à puce, la mise en place du réseau informatique pour son utilisation et le transfert de technologie au profit des Algériens à travers la formation d’agents de la CNAS.

L’utilisation de cette carte à puce touchera dans un premier temps, c’est-à-dire au début de l’année prochaine, 700 000 assurés sociaux et

5 wilayas pilotes à savoir Boumerdès, Annaba, Tlemcen, Oum El-Bouaghi et Médéa pour s’élargir au fur et à mesure pour être généralisée dans 30 mois.

Fatima Arab

 

 Haut

Hécatombe sur les routes

Maghlaoui accuse les auto-écoles

Mohamed Maghlaoui, ministre des Transports, a été l’invité du Club excellence management, mercredi soir le temps d’une conférence qu’il a animée sur un ton plutôt sévère, s’emprenant aux parties qui empêchent la bonne marche de son secteur. 

A une question sur la progression «toujours inquiétante» du nombre d’accidents de la route, en dépit des mesures draconiennes adoptées par le gouvernement en 2005, le ministre a réaffirmé la possibilité de réviser une fois de plus, le code de la route. Faisant un parallèle avec 2005,

M. Maghlaoui a indiqué que le bilan (partiel) de 2006 montre une baisse de 500 blessés par rapport a l’année précédente mais malheureusement il y a un relâchement au cours de la fin de l’année en cours. Le ministre a sévèrement critiqué les méthodes de l’enseignement du code de la route assuré par les auto-écoles «qui n’ont pas évolué depuis 1962» et a promis la création prochaine du centre national du permis de conduite, un «pôle d’excellence» en matière de formation. On se demande quelle sera la réaction des formateurs qui, semble-t-il, sont organisés en association, mais il est vrai, en attendant, que beaucoup d’automobilistes critiquent le manque de maîtrise au volant des nouveaux permis, ceux qu’on appelle les «80». S’agissant du transport aérien, Mohamed Maghlaoui a confirmé qu’aucune autorisation d’exploitation ne sera délivrée à une compagnie aérienne privée avant la restructuration totale d’Air Algérie et a sévèrement critiqué les ports nationaux. Le ministre a souligné que «pour l’heure, il s’agit de développer Air Algérie pour lui permettre de se déployer sur le réseau national».Le ministre répondait à une question sur les retards d’Air Algérie enregistrés sur le réseau intérieur et son «incapacité» de répondre aux besoins en matière d’amélioration de la qualité de service, «ce qui laissait présager l’entrée sur le marché de nouvelles compagnies privées». Concernant la gestion d’Air Algérie, M. Maghlaoui a considéré qu’«il n’y a pas de défaillance dans la gestion de la compagnie nationale, qui répond aux règles établies par le code civil international, mais qu’il y a cependant des insuffisances au niveau du réseau domestique», a-t-il reconnu. Selon le ministre, une étude est en cours pour analyser ces carences et des actions seront introduites «afin d’améliorer, dira-t-il, les prestations d’Air Algérie qui revêtent un caractère prioritaire aux yeux des pouvoirs publics». A une question sur «la possibilité de faire participer le secteur privé dans la construction et la gestion des infrastructures de transports notamment portuaires», le représentant du gouvernement a affirmé que «c’est l’Etat qui est chargé de la réalisation des grands ouvrages de transports», mais qu’en revanche, «il y a de la place pour les entreprises privées qui ont un savoir-faire avéré et reconnu dans la gestion de ces infrastructures». «Nous avons commencé par la nouvelle aérogare d’Alger, gérée par Aéroports De Paris (ADP), puis ce sera au tour du Métro d’Alger qui sera également géré par le privé et la porte est ouverte au secteur privé national qui devra faire ses preuves» et  s’engager dans la brèche. «Oui, il y a une volonté d’introduire le privé dans la gestion des infrastructures et c’est une volonté affirmée du gouvernement» a dit M. Maghlaoui. Cependant, «il n y aura pas de place au bricolage, car ce sont des infrastructures qui ont coûté extrêmement cher a l’Etat et il serait inacceptable que les voyageurs viennent plus tard se plaindre de mauvaise gestion», a-t-il averti. Par ailleurs le ministre a été «dur» à l’égard des ports nationaux qui font preuve d’une inefficacité «quasi totale». Selon lui, les ports nationaux sont «loin d’être performants» du fait surtout de leur rendement qui est de 9 conteneurs traités en moyenne en une heure, contre des rendements de 30 conteneurs par heure dans les ports développés de la Méditerranée. Seul le port de Béjaïa avec 24 conteneurs par heure grâce à son partenariat avec le singapourien Portec, a échappé à la critique du ministre.

Amine B.

 

 Haut

Sénatoriales à Béjaïa

Primaires chez le FLN et les indépendants

Le Front de libération nationale (FLN) de Béjaïa a réuni son collège électoral jeudi dernier sous la houlette de M. Rachid Harraoubia, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et membre de l’instance exécutive du Parti.

La réunion a été marquée par des échanges de critiques entre deux camps antagonistes. D’un côté, le bureau de la mouhafadha et une partie des élus, de l’autre le camp ayant initié une semaine auparavant une réunion des élus, conduite par le responsable de la kasma de Souk el Tenine et membre de la mouhafada, en l’occurrence, M. Bourouih. Ce dernier a été accusé d’avoir initié une réunion en dehors de la structure et de travailler contre celle-ci puisque selon les intervenants «aucune instruction ne lui a été donnée par la direction nationale» à ce propos. Pour sa part, le responsable de la kasma de Souk El Tenine a affirmé que son action «est innocente». S’agissant des primaires, la suggestion de

M. Harraoubia de choisir un seul candidat et le cautionner selon les instructions du chef du file du parti a été rejeté par l’assemblée réunissant au total 79 élus sur les 87 que comptait initialement le parti.

Et c’est sans surprise que le P/APC de Oued Ghir, Mokrani Nacer, a pris le devant avec 29 voix, suivi des deux autres candidats : Mengueltti Abdellah, élu à Draâ El Gaïd et Djerroud Saâdi, élu de Chemini, arrivé en troisième position. Cependant, le candidat du parti parmi les trois élus choisis au départ sur 17 autres postulants, sera désigné par le secrétaire général de l’instance exécutive du parti, Abdelaziz belkhadem. Mais d’ores et déjà, on donne toujours le P/APC de Oued Ghir, Mokrani Nacer, comme favori, car ayant occupé précédemment deux mandats en tant que P/APC du temps du parti unique en sus de son niveau, en tant qu’ingénieur. De leur côté, les indépendants se sont organisés aussi en assemblée, jeudi dernier, à l’issue de laquelle, Madjid Bektache, maire de Darguina a été choisi avec 36 voix, devançant ainsi son rival, Djourroudi, élu APW (Bordj Mira) sur la liste El-Amal qui a glané 16 voix. Il y a lieu de signaler que le P/APC d’Amizour, Meziane, élu RCD, a rallié officiellement les indépendants. Celui-ci a participé au vote et a même souhaité se porter candidat pour pourvoir le poste de sénateur.

Hocine Cherfa

 

 Haut

Echappant à la mort après le naufrage de l’embarcation

«Les harragas étaient aux portes d’Almeria»

Abderrahmane est un des jeunes oranais, atteint comme tous les autres, par la fièvre

d’el hedda. Il a tenté alors coûte que coûte l’expérience et s’est embarqué en mer avec 11 autres personnes sur un glisseur à moteur, par une nuit de février 2006.

 «Avant le jour J, nous avons décidé de camper à Terga plage. Oui, camper en plein mois de février. Mes amis et moi sommes restés là-bas deux semaines, le temps de nous procurer une embarcation pour prendre la mer. Nous étions deux âgés de 20 ans, les autres avaient entre 24 et 35 ans. Nous avons fini par acheter un glisseur de 5,20 m à 43 millions de centimes. Nous avons même pu avoir ses papiers en bonne et due forme». L’argent pour l’acquisition a été sous forme de cotisations à plusieurs degrés. Alors que la majorité a injecté dans cette affaire entre 5 et 6 millions de centimes, Abderrahmane avoue n’avoir contribué qu’avec

1 million de centimes et un moteur de rechange, pour lequel il s’est associé avec un autre membre du groupe.

Une fois équipé en eau, en nourriture et l’indispensable GPS, un instrument électronique d’orientation, nos aventuriers ont pris la mer vers 1 heure du matin. Et malgré le froid glacial et tous les risques de la mer que personne ne connaît, ils se sont embarqués quand même, à destination des côtes d’Espagne et plus précisément vers Almeria. Les harragas étaient guidés par la folle excitation de réaliser un rêve des plus ambitieux. Abderrahmane continue son histoire : «Nous avons navigué sur 20 km, quand le volant s’est

subitement endommagé. Nous avons continué en utilisant uniquement le moteur. Au matin, nous avions déjà parcouru quelque 150 km. Un grand brouillard s’est levé, rendant la visibilité totalement nulle. Le GPRS indiquait que les côtes espagnoles se trouvaient à 19 km. Et alors que nous étions sur la bonne route, nous n’avons pas fait confiance à notre appareil même s’il captait 12 satellites. Et nous avons donc décidé de changer de cap… »

Perdus en mer…

La petite embarcation dérivait au large. Transis par le froid, la fatigue et la peur, ses occupants seront de plus en plus convaincus, à chaque mile parcouru, qu’ils s’étaient bel et bien perdus. Le désespoir gagnait du terrain, la nuit tirait à sa fin. Quand un bateau de marchandise est apparu à proximité du glisseur, les jeunes harragas ont vu dans ce grand bâtiment un espoir de s’en sortir. «Alors que nous étions bien dans les eaux territoriales espagnoles, tout en croyant que nous étions perdus, l’apparition d’un cargo nous a lancé dans une terrible frénésie. Nous nous sommes mis à crier, à hurler, à faire le maximum de bruit pour attirer l’attention de l’équipage. Nous avons même mis le feu à un des gilets de sauvetage que nous avions pris avec nous, en cas de naufrage», a ajouté notre interlocuteur. Mais il s’avère que cette aubaine était de courte durée, car en faisant tous ses efforts pour suivre le bateau, ce dernier avait pris de l’avance.  «Désespérés et fatigués d’avoir tant crié, nous avons décidé d’arrêter le moteur et de nous endormir». Abderrahmane continue son récit en ajoutant que «le glisseur avait dérivé toute la nuit et nous avons été réveillés en catastrophe par un second bateau qui avait failli nous heurter. Il était énorme, ce bateau, aussi grand qu’un immeuble. Il nous a évités de justesse. Nous avons prononcé la chahada et nous nous sommes endormis de nouveau».

«A notre réveil, le samedi matin, la mer avait changé. Elle était devenue houleuse et agitée, et surtout très inquiétante. Le groupe avait décidé à l’unanimité de suivre la route indiquée par le GPRS. Après quelques heures de navigation dans des conditions très difficiles, nous avons croisé un chalutier battant pavillon italien. Il nous a abordés et nous leur avons demandé de nous prendre à bord. J’étais l’interlocuteur du groupe car je maîtrise assez bien l’espagnol. L’équipage italien a refusé catégoriquement de répondre à notre sollicitation et même de nous donner un peu d’essence, notre réserve de fuel tirait à sa fin»… En expliquant aux infortunés qu’ils ne pouvaient les prendre à bord de peur d’enfreindre la loi, les marins italiens ont consenti à leur montrer la bonne destination à prendre et ont promis de signaler leur présence aux garde-côtes. «Nous avons reçu la visite de ces derniers quelques heures plus tard. Ils étaient accompagnés par une vedette de la Croix-Rouge. En s’approchant de nous et après avoir répondu à leurs nombreuses questions, nous avons été pris à bord du bâtiment. Une fois à bord, ils nous ont donné des couvertures, nous ont servi à manger et à boire et nous ont appris que nous nous trouvions à ½ h seulement d’Almeria. Echouer si près du but ! Notre rêve venait de se briser lamentablement».

30 jours dans un centre d’accueil

Une fois à terre, les services de sécurité espagnols ont emmené les 12 naufragés au commissariat du port d’Almeria, puis les ont transférés vers celui de la ville où ils ont été placés en garde à vue pendant trois jours. Au quatrième jour, ils ont comparu devant le juge. On leur a fourni un avocat et un traducteur. C’est encore notre interlocuteur qui va prendre sur lui de raconter au juge leur triste histoire et les causes qui les ont poussés à entreprendre une telle entreprise. «Il nous fallait par la suite faire un choix, soit signer et accepter de passer un séjour de 40 jours dans un centre d’accueil pour immigrés clandestins, soit être refoulés le jour même vers l’Algérie».  Et c’est sans hésitation aucune que les 12 resquilleurs ont opté pour le centre d’accueil. Car ils avaient au moins 10 % de chances de rester sur le sol espagnol. Ce centre était à Alfera, du côté de Malaga à 700 km d’Almeria. Une fois sur place, nos amis y passeront 30 jours. «Nous avons été assez bien traités. Après le petit déjeuner à

8 heures, nous nous rendions à la cours où nous restions sous surveillance jusqu’à 12 heures, l’heure du repas. Un retour à la cour

l’après-midi après la sieste, jusqu’à 18 heures. Et nous dînions à 20 heures. Le 30e jours nous étions 18 personnes dont une femme à être avisés d’un transfert vers Alicante (à 800 km), où nous devions rencontrer le consul d’Algérie en Espagne. Ce dernier et après avoir entendu chacun séparément au commissariat, a décidé de refouler 15 d’entre nous. Moi et mes amis faisions partie du tas». Les 12 harragas ont été donc refoulés le jour même. Après leur traversée de retour à bord d’un bateau espagnol, ils ont été récupérés par les

garde-côtes algériens au port de Ghazaout. «Là, nous avons été interrogés, fichés et puis relâchés» a jouté Abderrahmane qui jure n’être pas prêt de retenter l’expérience de nouveau. « Je ne pense pas que je récidiverais car j’ai failli acheter la mort avec mon argent, alors si c’était à refaire, non, je ne le referais pas», a-t-il conclu.

Habiba Ghrib

 

 Haut

8e congrès de l’UGEL

Belkhadem en courtisan ?

La présence du Chef du gouvernement à l’ouverture d’un congrès national d’une organisation estudiantine, l’Union générale des étudiants libres (Ugel) en l’occurrence, même si elle n’est pas déplacée, semble pour le moins inopportune. Non pas parce que cette organisation est, de notoriété publique, d’obédience islamiste, on connaît depuis longtemps les penchants idéologiques de Abdelaziz Belkhadem, mais surtout parce que l’Ugel est sous la coupe d’une autre formation politique que le FLN, à savoir le MSP de Soltani. A moins, est-il permis de penser, qu’en cette période de pré-campagne, avant les échéances électorales de 2007, le SG du parti qui ambitionne de garder sa place de première force politique du pays ne soit allé chasser sur les terres d’un rival, partant du principe qu’en politique tous les coups sont permis. L’Ugel étant un sérieux concurrent à l’UNEA, l’autre organisation représentative du monde estudiantin. D’autant qu’en sa qualité de Chef du gouvernement, Belkhadem pèse beaucoup plus qu’un simple chef de parti politique quand bien même, ce parti serait celui qui détient la majorité dans toutes les assemblées élues. Fort de sa double casquette, Abdelaziz Belkhadem ne manque pas donc d’atouts pour courtiser de nouvelles recrues ou sympathisants. Pour ce faire, il a toute latitude de puiser dans un argumentaire tout préparé : le programme du gouvernement. C’est ainsi qu’il déclarera à l’assistance qu’il est décidé dans ce cadre de «poursuivre les efforts pour améliorer la situation de l’Université dans ses différents aspects». Notamment «les aspects social et pédagogique», est-il précisé. De quoi susciter l’intérêt de l’assistance. Il sera également rappelé que les efforts déployés et les moyens financiers dégagés par l’Etat au service des jeunes et des étudiants ont permis à l’Université algérienne d’«accueillir environ un million d’étudiants et étudiantes répartis sur 61 établissements universitaires à travers 41 wilayas du pays». L’Université «assure également l’hébergement à plus de la moitié des étudiants et accorde des bourses aux trois-quarts d’entre eux», a-t-il ajouté, soulignant que c’est «un chiffre impressionnant qui n’existe dans aucun pays arabe, musulman ou occidental». Même si les insuffisances ne sont pas relevées, le premier responsable de l’exécutif y fera allusion indirectement en soulignant la nécessité de «la conjugaison des efforts entre la communauté universitaire, avec toutes ses composantes, et le gouvernement». C’est-à-dire que l’Ugel, entre autres, est invitée à se rapprocher de Belkhadem, en sa qualité de Chef du gouvernement, pour exposer ses revendications éventuelles. A bon entendeur…

Nadia Kerraz

 

 Haut

Chômage, vide culturel, absence de loisirs

Les jeunes Algériens, tentés par l’étranger

Pourquoi les jeunes Algériens sont, chaque fois, plus nombreux, et «sans regrets», à vouloir abandonner le navire Algérie, quitte à utiliser, pour cela, les moyens les plus extrêmes ?

Quand on a qu’une vie, que l’on observe que le pays fait du sur-place ou que les changements, maintes fois, annoncés, tardent à se manifester, il est normal que l’on s’impatiente et, qu’à la longue, on commence à penser à d’autres solutions. Cela est d’autant plus compréhensible que l’existence de tous les jours se fait, aussi, plus difficile et l’avenir plus incertain. Devant le silence observé par ceux qui nous gouvernent, sur ce que de quoi sera fait demain, on a tendance, au fil des jours et des années qui s’écoulent, à s’enfermer dans la peau de naufragés qui, pour ne pas se noyer, cherchent, éperdument, à s’accrocher à tout ce qu’ils peuvent trouver à portée de main pour rester en vie. Pour fuir le marasme et la grisaille ambiants ainsi que l’incompréhension dont ils se disent être les victimes, ils sont, chaque fois plus nombreux, les jeunes Algériens à penser à fuir vers l’étranger, considéré comme l’unique solution à leurs maux. Considérant que le pays persiste à les ignorer, ils se mettent à rêver à des pays comme l’Angleterre, le Canada ou de la lointaine Australie où de nombreux autres camarades, déçus d’attendre, les ont précédés. Seulement, voilà, pour pouvoir gagner ces rivages «salvateurs», il y a cet épineux et insurmontable problème du visa, pas du tout facile à se procurer quand on est, de surcroît, soupçonné de vouloir immigrer ou lorsque l’on est perçu, par ceux d’en face, comme un terroriste potentiel.

La difficulté à pouvoir quitter le pays, sauf à vouloir se rendre en Tunisie ou au Maroc et où les problèmes rencontrés par les jeunes sont, à quelques différences près, les mêmes, crée chez beaucoup d’Algériens, et pas seulement les plus jeunes, l’impression de subir un véritable enfermement dans son propre pays. L’impossibilité d’aller à la découverte d’un autre ailleurs conduit, à la longue, à amplifier et à nourrir, d’autant, le sentiment d’isolement et d’incompréhension dont on se dit, (à raison ?) être l’objet. Mais, en haut lieu, s’est-on jamais penché sur les raisons profondes qui poussent, de plus en plus, des adolescents à vouloir, à n’importe quel prix, quitter le pays qui les a vus naître ?

Il convient de relever, d’un autre côté que, contrairement à certains jeunes ressortissants des pays situés au sud du Sahara, ce n’est pas toujours les dures conditions sociales ou économiques qui poussent les candidats algériens à faire le choix de l’immigration. Il y a d’autres motivations qui les amènent à tenter, autant de fois que possible, l’aventure du départ quitte à user, pour cela, des moyens les plus illégaux. Le développement de filières de transport d’immigrants clandestins vers l’autre rive de la Méditerranée, à partir de certaines parties du littoral oranais, a de quoi inquiéter quand on sait que nombre d’entre eux sont susceptibles de périr en mer. Mais de cela, qui s’en émeut ?

«On n’a rien compris à nos aspirations»

On entend souvent dire par des membres de la population juvénile qu’il n’y a pas d’avenir pour la jeunesse en Algérie, que celle-ci vit dans le pays du «dégoûtage» ou que les autorités n’ont rien compris à leurs souhaits et à leurs aspirations. Ont-ils tort ? Certainement pas. Dans la vie de tous les jours il est, en effet, aisé de constater qu’il est dur de vivre dans un pays qui n’offre pas de perspectives, ni de rêves à ses habitants pour leur laisser espérer que leur situation va évoluer dans le bon sens. A dire vrai et au risque de choquer, force est de reconnaître que l’Algérie est un pays dont les ressortissants sont confrontés à un perpétuel ennui. Les promesses sur un avenir meilleur ont tellement été ressassées par les politiques que ces derniers ont fini, eux-mêmes, par ne plus y croire et à ne plus en faire référence dans leurs discours. En plus d’être réduits au chômage et à la difficulté, sinon l’impossibilité de pouvoir avoir leur propre chez-soi, ils sont, de plus, confrontés à un immense vide de loisirs et de distractions. Quelles sont les possibilités offertes à un jeune rêvant de loisirs et d’évasion ? Aucune. En Algérie, il n’y a pas de cinéma, ou très peu, pas d’expression théâtrale, pas de festivals de musique. Compte tenu de son aisance financière, le pays est pourtant à même de développer d’infinis moyens d’expression. Pourquoi ne le fait-il pas ? C’est ce vide culturel, cette absence de loisirs, cette difficulté à vivre son adolescence, à se réaliser, en dehors de l’incontournable football, qui explique la prolifération, exponentielle, de l’usage de stupéfiants chez les jeunes Algériens. Une solution plus aisée pour oublier l’environnement ambiant et sa triste existence. Les pouvoirs publics, quand ils sont confrontés à des émeutes, préfèrent les traiter par la répression, feignant, chaque fois, n’avoir pas compris qu’elles sont, en réalité, autant de cris de désespoir exprimant le

ras-le-bol d’une jeunesse en mal de vivre qui n’a trouvé que ce moyen pour tenter d’attirer l’attention sur ses difficultés d’être. Aussi longtemps que l’on n’aura pas fait en sorte de répondre à leurs désirs légitimes, à leurs attentes et à leurs motivations, les jeunes algériens continueront à rêver d’un autre ailleurs ou, à défaut, à continuer de détruire leur vie, à petit feu, en s’enfonçant, graduellement, dans la drogue et (ou) la délinquance.       

Ahmed Mahieddine

 

 Haut

Après 8 ans de chômage 

Le calvaire des ex-travailleurs de l’ETUSA continue

Vieux de 8 ans, le problème des fonctionnaires de l’Etusa, licenciés en 1998, est loin de connaître son épilogue. Et pour cause, les 302 ex- travailleurs, compressés depuis, sont toujours à la croisée des chemins. N’ayant rien vu venir de concret de la part des responsables de cette entreprise, ces derniers ont décidé d’une conférence de presse, qui doit se tenir aujourd’hui, dans l’espoir de se faire entendre. Ainsi, les représentants des grévistes de la faim de l’établissement de transport urbain et suburbain  de la wilaya d’Alger, ex-RSTA, en quête, depuis le 17 septembre 1998,  de leurs droits, reconnus pourtant par la législation de travail en vigueur, notamment la loi 94/09 et 94/11 portant préservation de l’emploi et protection des salariés, organisent, une conférence de presse sur l’esplanade du siège de l’UGTA. Au cours de cette conférence, qui se tiendra sur le parvis de la maison du Peuple, fief de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), les représentants des grévistes dénonceront les «soi-disant responsables syndicaux qui ont bafoué l’un des fondements principaux de tout mouvement syndical, le droit à la grève en l’occurrence, et ce, en ayant l’audace d’instrumentaliser les services de police du 8e arrondissement à des fins  personnelles occultes.» Le représentant des ex-travailleurs de l’Utusa, Bellakhdar Amar, qui s’est présenté, hier, au siège de notre journal, a indiqué que «la force publique a été réquisitionnée» pour

«chasser»  les travailleurs grévistes après 32 jours de grève de la faim sans l’aval du procureur de la République. Ce dernier nous a fait savoir que c’est suite à une plainte qu’aurait déposée le nouveau président de la fédération nationale de transport, Abdelaziz Hamichi, que la police a pris la décision d’intervenir afin de chasser les grévistes de l’Etusa. Bellakhdar Amar, lui-même en grève de la faim, n’a pas ménagé les cadres du syndicat, qui «sont allés négocier avec les responsables de l’Entreprise du transport urbain et suburbain de la wilaya d’Alger sans que les concernés ne soient consultés». Pour rappel, sur les 302 travailleurs de l’Etusa, toutes catégories confondues, compressés en 1998, seulement 11 ont pu avoir gain de cause.  Lors de la réunion à laquelle ont pris part les cadres syndicaux  et les responsables de l’Etusa, il a été décidé de recruter, de nouveau, les travailleurs licenciés. Or, outre leur réintégration, ceux-ci demandent le paiement de 96 mois de salaires impayés.

Djamel Oukali

 Haut

 

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche