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LA UNE Le projet de loi inhérent à l'interdiction du vin, déposé la semaine dernière à l'Assemblée populaire nationale par le groupe parlementaire du (MSP), ne semble guère du goût du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs. C'est du moins ce qu'a laissé entendre le ministre Bouabdellah Ghlamallah, en marge d'une journée de sensibilisation des hadjis, organisée ce week-end à Alger.

02/12/06

 

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«Le Jour d'Algérie» fête son 1 000e numéro

 

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Aïch etchouf

 

Poutine

piégé ?

Le moins que puisse faire aujourd’hui Vladimir Poutine est de réagir et vite, face au scénario macabre qui est en train de s’écrire autour de lui à coups d’assassinats suspects. Celui de la journaliste Polivintkaïa d’abord, puis l’empoisonnement de l’espion du FSB Livtenko et maintenant une nouvelle tentative d’assassinat contre un ancien Premier ministre de Boris Eltsine et non moins opposant «modéré» à l’actuel Président russe. S’il est difficile d’imaginer que Vladimir Poutine puisse être assez idiot pour s’attaquer à ses opposants de façon aussi brutale et aussi directe au vu et au su de tout le monde, les faits sont pourtant là, qui, ne pouvant être imputés à une quelconque autre partie, ne peuvent qu’éclabousser le chef du Kremlin. Et il est d’ailleurs assez étrange qu’un ancien maître, espion lui-même, puisse se laisser enfermer dans un pareil piège sans réagir, du moins pas à la mesure de la menace qui plane sur lui avec ces assassinats qui donnent tous l’air de porter la marque des services secrets russes. Toute la question étant de savoir qui est donneur d’ordres dans cette histoire, sachant le poids encore pesant des oligarques russes sur le fonctionnement des institutions.

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ghlamallah répond au MSP

«Nous ne sommes pas contre

la  contre vente de vin»

Le projet de loi inhérent à l'interdiction du vin, déposé la semaine dernière à l'Assemblée populaire nationale par le groupe parlementaire du (MSP), ne semble guère du goût du ministère des Affaires religieuses et des Wakfs. C'est du moins ce qu'a laissé entendre le ministre Bouabdellah Ghlamallah, en marge d'une journée de sensibilisation des hadjis, organisée ce week-end à Alger.

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 Les Titres

 

Ahmed Ouyahia à Blida

«La gendarmerie est nécessaire en Kabylie»

 

Hécatombe sur les routes

Maghlaoui accuse les auto-écoles

 

Conventions de branches

Dernières signatures avant fin décembre

 

Echappant à la mort après le naufrage de l'embarcation

«Les harragas étaient aux portes d’Alméria»

 

 Le Trait d'Abi

 

 Divers

 

Bouteflika à Abuja (Nigeria)

Pour une solution durable au Darfour

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a plaidé jeudi 30 novembre, à Abuja, en faveur d’une solution «pacifique et durable» de la crise du Darfour.

Une solution, dont le but, explique le chef de l’Etat, est de «préserver la stabilité et l’unité du Soudan». «Il est clair que pour venir à bout de ce conflit, nous devons agir collectivement, en vue de parvenir à une solution pacifique et durable car, au-delà de la stabilité et de l’unité du Soudan, ce conflit menace dangereusement celles des autres pays de la région», a-t-il affirmé dans une allocution au sommet du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine qui s’est tenu dans la capitale nigériane.

M.Bouteflika qui affirme que «certains développements récents sont venus rappeler la fragilité et la complexité des équilibres régionaux dans cette région de notre continent» a mis en garde contre «dérapages et dérives dont elles portent les germes» tout en faisant valoir le rôle de l’Union africaine qui a conduit, selon lui, à l’issue de quelque deux années, «de parvenir à la conclusion d’un accord paraphé, en premier lieu par le Gouvernement du Soudan, puis par une seule des parties à la crise du Darfour».

Il juge, dans ce sens, qu’il est «impératif que les autres parties se joignent aux signataires de l’Accord d’Abuja».

En saluant le «travail remarquable» accompli par la Mission africaine au Soudan,

M. Bouteflika a fait remarquer que l’Afrique «trouvera, dans ce légitime motif de satisfaction, les ressorts nécessaires pour aller encore de l’avant et consolider son action de paix au plan continental avec une efficacité toujours plus grande». Car, pour le chef de l’Etat, la mise en place, le 13 juin 2006, de la Commission de cessez-le-feu au Darfour (CFC), «représente une autre avancée d’un processus complexe et laborieux, mais nécessaire et prometteur». Et c’est donc normal qu’il juge impératif de voir les parties au conflit «dépasser les difficultés qui ont entravé les efforts jusqu’ici déployés pour la promotion d’une solution politique viable et durable». Ces parties sont notamment appelées à «faire preuve de flexibilité et de sérieux et doivent comprendre que le dialogue constitue le passage obligé de tout dénouement positif et durable», a-t-il encore insiste. A ses yeux, le consensus récemment réalisé à Addis Abéba et à l’élaboration duquel ont œuvré l’Union africaine, les Nations unies, le gouvernement soudanais, les pays africains pourvoyeurs de troupes, l’Union européenne, la Ligue arabe ainsi que d’autres parties intéressées, «représente un acquis précieux qu’il convient de saluer».

A l’évidence, «la concertation entre l’Union Africaine et les Nations Unies représente un développement positif car ces deux institutions disposent d’atouts complémentaires à même de favoriser la fin de la crise au Darfour», a-t-il indiqué.

Dans ce sillage, le chef de l’Etat pense qu’il est du devoir du Conseil de paix et de sécurité de l’UA de «réaffirmer son plein soutien à l’unité nationale et à l’intégrité territoriale du Soudan, en conformité avec les normes et principes consignés dans l’acte constitutif de l’Union africaine». Un conseil qui devrait sans cesse,  «réitérer son attachement à l’accord de cessez-le-feu et aux autres accords par lesquels ont été prises en charge les questions humanitaires et sécuritaires et à l’Accord d’Abuja et exhorter instamment les parties soudanaises impliquées dans la recherche d’une solution au conflit».

A. G.

 

Conférence de presse de «Solidaire» France 

«La situation syndicale s’est dégradée»

Le syndicat français «Solidaire» a dressé un tableau peu reluisant du combat et de la lutte  syndicale des différents syndicats autonomes de l’ensemble des secteurs en Algérie. Situations de non droit, absence de grèves, non respect des lois de la République, instrumentalisation de la justice, bafouage des droits syndicaux… tels sont, entre autres, les premières conclusions tirées à la lumière de ce qui a été discuté au cours des échanges, pour une période 5 jours d’entrevues avec des représentants de syndicats autonomes du pays, à l’instar du Snapap, du Comité de femmes Snapap, le Cnapest, la Confédération des cadres des finances, le Snpepm, le Snvfap, le Snpsp, le Cla, le Snte, le Cnes, le Snomar, la ligue des droits de l’homme LADDH et le Collectif des journalistes. Du côté de la délégation française, l’union syndicale «Solidaire», a été présentée par sa porte-parole nationale, Annick Coupé ainsi que d’autres représentants, qui, chacun représente un syndicat des différents secteurs en France, la fédération sud éducation, le syndicat national des journalistes, la fédération sud des PTT, la fédération sud collectivités territoriales, le syndicat des pompiers et enfin le syndicat national unifié des impôts. Ainsi, à l’issue de ce qui a sanctionné les discussions entre les deux parties pour la lutte pour la revalorisation des droits syndicaux, la partie française s’est engagée à prendre en compte les problèmes dans lesquels vivent les syndicalistes pour l’octroi de leurs droits. La porte- parole a indiqué, lors d’une conférence de presse organisée, hier, au siège du Snapap à El Harrach (Alger), eu égard aux liens historiques entre les deux pays et à l’intérêt économique aussi, que le gouvernement français a «une responsabilité particulière» envers l’Algérie. Une responsabilité qui s’explique par un échange d’expériences et un échange de solidarité afin de réfléchir en termes de formation et d’équipements entre les syndicats. Dénoncer également les cas de répression contre les militants des syndicats afin de tenter de casser les spirales, et ce, en interpellant les hauts responsables algériens. Le représentant du syndicat des pompiers français, Claude Leff, s’est étonné du nombre de cas de suspension, notamment le cas des trois pompiers de Sidi Bel-Abbès qui dure depuis deux ans maintenant, sans que la justice ne se prononce sur cette affaire. Denis Turbet-Delof s’est exprimé sur la question des fiscalités pour lesquelles il estime que la justice fiscale «n’existe pas, en raison de la pénalisation des gens à faible revenus». Il dit vouloir tisser des liens qui permettent de travailler ensemble en termes de fiscalité dans le cadre de la formation. Pour sa part, la représentante de la fédération sud des PTT, Cécile Gondard, a fait remarquer, d’un air regrettable, l’absence d’un syndicat autonome propre à ce domaine. Pour ce qui est de la lutte pour la liberté syndicale des journalistes, le représentant de la corporation, Pierre Deflatiaux, estime que «tout est à reconstruire».

Kahina Benarab

 

Gratuit et anonyme

54 centres de dépistage du Sida

Cinquante quatre centres de dépistage gratuit et anonyme seront ouverts prochainement dans les différentes wilayas du pays qui verront le lancement de campagnes de sensibilisation continue «pour une meilleure visibilité de l’épidémie du Sida», a déclaré jeudi dans un entretien accordé à l’APS le Professeur Dif, président du Comité national de lutte contre les maladies sexuellement transmissible (MST) et Sida (CNLIST-SIDA). Ces centres de dépistage  du Sida, a souligné le professeur Dif, «permettront une meilleure prise en charge de cette épidémie et la maîtrise de l’information». Concernant la situation épidémiologique en Algérie, le président du comité national de lutte contre le Sida a annoncé que depuis 1985, 740 cas de Sida et 2092 séropositifs ont été confirmés en Algérie, ajoutant que 675 personnes, dont 336 femmes et 7 étrangers suivent un traitement de la tri-thérapie (composé de trois anti-rétro-vitro), dans les sept centres de traitement respectifs (hôpital d’El Kettar avec 345 sidéens, CHU d’Oran avec 200 personnes, hôpital de Sétif avec 36 sidéens, Tamanrasset avec 32 malades, Annaba avec 14 et Constantine avec 8 sidéens). Parmi ces 675 personnes atteintes du Sida, 543 sont âgées entre 15 et 48 ans, a précisé le président du comité national de lutte contre les MST et le Sida. Le professeur Dif a indiqué que plus de 40 cas de Sida et 184 séropositifs ont été confirmés au 30 septembre dernier.

De part sa position géographique de zone de transit, l’existence d’un flux migratoire et le brassage des populations nationaux-nationaux et nationaux-étrangers, la région de Tamanrasset continue à être une zone à risque important et majeur de propagation dans le sud et de là, dans tout le pays, a souligné le président du comité national de lutte contre les MST et Sida. La trilogie «migration-commerce du sexe et VIH/Sida» constitue l’un des paramètres essentiels et favorable à la propagation de ce fléau, a noté le

Pr Dif qui souligne que seule la prévention, la sensibilisation sur l’abstention de toute relation sexuelle hors mariage et l’utilisation des préservatifs peuvent atténuer la propagation de cette épidémie.

Par ailleurs, le professeur Dif a lancé un appel pour une meilleure prise en charge psychologique des malades atteints de l’infection du virus d’immunodéficience humaine (VIH) et les séropositifs. De nombreux problèmes sociaux, notamment l’exclusion sociale, le divorce, la dépression et la précarité sont autant de problèmes dont souffre cette catégorie de population qui nécessitent soulagement et prise en charge. Toutes les wilayas sont touchées par cette épidémie, a affirmé le président du CNLIST-SIDA, l’information et l’éducation envers l’ensemble des citoyens sans distinction de sexe permettront de réduire l’avancée de cette épidémie.    

R. N.

 

Gestion de l’eau à Annaba, Oran et Constantine

Trois firmes européennes sélectionnées

Trois entreprises européennes à savoir Saur international (France), Agbar Water (Espagne) et Gelsenwasser (Allemagne) ont été retenues pour le projet de gestion déléguée du réseau d’Alimentation en eau potable (AEP) des villes d’Oran, de Constantine et d’Annaba. Cette annonce a été faite lors de la séance de l’ouverture des plis financiers, organisé jeudi au ministère des ressources en eau. La commission d’ouverture des plis de l’Algérienne des eaux a sélectionné ces trois firmes sur les six préqualifiées lors d’une présélection qui a eu lieu en novembre 2005. La commission a rejeté les offres techniques des deux entreprises Française des eaux de Marseille et Veolia Water ainsi que la société italienne Amga en raison de non obtention de la note requise à savoir 70sur 100 pour la première, et de non conformité aux exigences du dossier d’appels d’offres pour les deux autres.

Ainsi, les entreprises, Saur et Agbar Water ont fait des offres pour la gestion des trois réseaux. L’entreprise Gelsenwasser a, quant à elle, soumissionné pour la gestion déléguée dans la ville d’Annaba seulement. La prochaine étape, selon M. Dadou, directeur adjoint de l’ADE, consiste en l’installation d’une commission d’étude et d’évaluation des offres qui se penchera sur l’étude des offres financières de chaque soumissionnaire et fixer la notation pour chacune d’entre elle. Cette commission rendra public les résultats de son travail dans un proche délai. «Selon la notation fixée, le marché sera décroché par l’entreprise qui a fait l’offre la mieux disante», a ajouté M. Dadou. La gestion de l’eau potable dans ces trois villes devra commencer au début de l’année 2007 pour une durée de cinq ans et demi et ce après l’attribution des marchés qui sera suivie par la création d’une Société par actions (SPA), de droit algérien dont le capital social sera détenu par l’ADE et l’Office national d’assainissement (ONA). L’entreprise étrangère retenue aura pour mission de prendre en charge la gestion des réseaux des trois villes.

Nouria B.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Le choc reporté

Le pape Benoît XVI aura finalement fait ce qu’il fallait faire pour dénouer la crise qui était en train de se cristalliser autour de ses propos sur la violence dans l’Islam. En se rendant à Istanbul et plus précisément à la Mosquée bleue pour y méditer et s’y recueillir, le chef de l’Eglise catholique a choisi la voie de la conciliation entre les religions plutôt que celle de la confrontation que suggère Samuel Huttington dans son fameux choc des civilisations. Il renoue ainsi avec le choix stratégique fait par le concile du

Vatican II au début des années 70 et qui appelle plutôt au dialogue entre les religions. Un choix stratégique décidé par l’Eglise à un moment où il était impératif d’unir les trois religions monothéistes dans leur combat commun contre l’ennemi athée communiste. Il est vrai qu’entre temps, le communisme aura disparu en tant que menace directe contre les religions et pu laisser ainsi croire que le temps était peut-être revenu à un certain nombre de règlements de comptes historiques, mais c’était oublier un peu vite que le communisme n’était pas seul en cause dans le recul de la piété dans le monde d’aujourd’hui. La société de consommation induite par le capitalisme s’étant avérée bien plus dangereuse pour la foi religieuse, toutes branches confondues, que les idées de Karl Marx.  C’est donc à une problématique bien plus complexe que se heurtent aujourd’hui les tenants du choc des civilisations qui, dans leur volonté de susciter une fracture idéologique politiquement exploitable entre le Nord et le Sud de la planète, risquent par là même de fragiliser du même coup les trois grandes religions monothéistes qui s’abreuvent aux mêmes sources théologiques et reposent sur les mêmes fondements théoriques. Car, accuser l’Islam de porter en lui la violence ouvre automatiquement la voie à un rappel de ce que fut le christianisme au moyen-âge et le judaïsme des marchands du Temple. Les trois religions portant en elles les stigmates historiques de leur appartenance commune à un système de valeurs très proches les unes des autres qui fait que toucher à l’une d’entre elles revient évidemment à toucher aux trois en même temps. C’est ce qu’avaient compris en leur temps les concepteurs du Concile de Vatican II qui avaient tracé pour Jean Paul II une ligne stratégique de laquelle il n’avait jamais dévié et qui valut aux trois religions de résister victorieusement aux assauts de l’athéisme d’inspiration communiste à défaut de pouvoir faire face efficacement à une société de consommation encore menaçante. Et c’est ce que vient de comprendre à son tour un Benoît XVI qui vient de rattraper à Istanbul une bourde qui aurait pu lui coûter cher.

A. M.

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