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Bouteflika à Abuja (Nigeria)
Pour une solution durable au Darfour
Le
président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a
plaidé jeudi 30 novembre, à Abuja, en faveur d’une
solution «pacifique et durable» de la crise du Darfour.
Une
solution, dont le but, explique le chef de l’Etat, est
de «préserver la stabilité et l’unité du Soudan». «Il
est clair que pour venir à bout de ce conflit, nous
devons agir collectivement, en vue de parvenir à une
solution pacifique et durable car, au-delà de la
stabilité et de l’unité du Soudan, ce conflit menace
dangereusement celles des autres pays de la région»,
a-t-il affirmé dans une allocution au sommet du Conseil
de paix et de sécurité de l’Union africaine qui s’est
tenu dans la capitale nigériane.
M.Bouteflika qui affirme que «certains développements
récents sont venus rappeler la fragilité et la
complexité des équilibres régionaux dans cette région de
notre continent» a mis en garde contre «dérapages et
dérives dont elles portent les germes» tout en faisant
valoir le rôle de l’Union africaine qui a conduit, selon
lui, à l’issue de quelque deux années, «de parvenir à la
conclusion d’un accord paraphé, en premier lieu par le
Gouvernement du Soudan, puis par une seule des parties à
la crise du Darfour».
Il
juge, dans ce sens, qu’il est «impératif que les autres
parties se joignent aux signataires de l’Accord
d’Abuja».
En
saluant le «travail remarquable» accompli par la Mission
africaine au Soudan,
M.
Bouteflika a fait remarquer que l’Afrique «trouvera,
dans ce légitime motif de satisfaction, les ressorts
nécessaires pour aller encore de l’avant et consolider
son action de paix au plan continental avec une
efficacité toujours plus grande». Car, pour le chef de
l’Etat, la mise en place, le 13 juin 2006, de la
Commission de cessez-le-feu au Darfour (CFC),
«représente une autre avancée d’un processus complexe et
laborieux, mais nécessaire et prometteur». Et c’est donc
normal qu’il juge impératif de voir les parties au
conflit «dépasser les difficultés qui ont entravé les
efforts jusqu’ici déployés pour la promotion d’une
solution politique viable et durable». Ces parties sont
notamment appelées à «faire preuve de flexibilité et de
sérieux et doivent comprendre que le dialogue constitue
le passage obligé de tout dénouement positif et
durable», a-t-il encore insiste. A ses yeux, le
consensus récemment réalisé à Addis Abéba et à
l’élaboration duquel ont œuvré l’Union africaine, les
Nations unies, le gouvernement soudanais, les pays
africains pourvoyeurs de troupes, l’Union européenne, la
Ligue arabe ainsi que d’autres parties intéressées,
«représente un acquis précieux qu’il convient de
saluer».
A
l’évidence, «la concertation entre l’Union Africaine et
les Nations Unies représente un développement positif
car ces deux institutions disposent d’atouts
complémentaires à même de favoriser la fin de la crise
au Darfour», a-t-il indiqué.
Dans
ce sillage, le chef de l’Etat pense qu’il est du devoir
du Conseil de paix et de sécurité de l’UA de «réaffirmer
son plein soutien à l’unité nationale et à l’intégrité
territoriale du Soudan, en conformité avec les normes et
principes consignés dans l’acte constitutif de l’Union
africaine». Un conseil qui devrait sans cesse,
«réitérer son attachement à l’accord de cessez-le-feu et
aux autres accords par lesquels ont été prises en charge
les questions humanitaires et sécuritaires et à l’Accord
d’Abuja et exhorter instamment les parties soudanaises
impliquées dans la recherche d’une solution au conflit».
A.
G.
Conférence de presse de «Solidaire» France
«La
situation syndicale s’est dégradée»
Le
syndicat français «Solidaire» a dressé un tableau peu
reluisant du combat et de la lutte syndicale des
différents syndicats autonomes de l’ensemble des
secteurs en Algérie. Situations de non droit, absence de
grèves, non respect des lois de la République,
instrumentalisation de la justice, bafouage des droits
syndicaux… tels sont, entre autres, les premières
conclusions tirées à la lumière de ce qui a été discuté
au cours des échanges, pour une période 5 jours
d’entrevues avec des représentants de syndicats
autonomes du pays, à l’instar du Snapap, du Comité de
femmes Snapap, le Cnapest, la Confédération des cadres
des finances, le Snpepm, le Snvfap, le Snpsp, le Cla, le
Snte, le Cnes, le Snomar, la ligue des droits de l’homme
LADDH et le Collectif des journalistes. Du côté de la
délégation française, l’union syndicale «Solidaire», a
été présentée par sa porte-parole nationale, Annick
Coupé ainsi que d’autres représentants, qui, chacun
représente un syndicat des différents secteurs en
France, la fédération sud éducation, le syndicat
national des journalistes, la fédération sud des PTT, la
fédération sud collectivités territoriales, le syndicat
des pompiers et enfin le syndicat national unifié des
impôts. Ainsi, à l’issue de ce qui a sanctionné les
discussions entre les deux parties pour la lutte pour la
revalorisation des droits syndicaux, la partie française
s’est engagée à prendre en compte les problèmes dans
lesquels vivent les syndicalistes pour l’octroi de leurs
droits. La porte- parole a indiqué, lors d’une
conférence de presse organisée, hier, au siège du Snapap
à El Harrach (Alger), eu égard aux liens historiques
entre les deux pays et à l’intérêt économique aussi, que
le gouvernement français a «une responsabilité
particulière» envers l’Algérie. Une responsabilité qui
s’explique par un échange d’expériences et un échange de
solidarité afin de réfléchir en termes de formation et
d’équipements entre les syndicats. Dénoncer également
les cas de répression contre les militants des syndicats
afin de tenter de casser les spirales, et ce, en
interpellant les hauts responsables algériens. Le
représentant du syndicat des pompiers français, Claude
Leff, s’est étonné du nombre de cas de suspension,
notamment le cas des trois pompiers de Sidi Bel-Abbès
qui dure depuis deux ans maintenant, sans que la justice
ne se prononce sur cette affaire. Denis Turbet-Delof
s’est exprimé sur la question des fiscalités pour
lesquelles il estime que la justice fiscale «n’existe
pas, en raison de la pénalisation des gens à faible
revenus». Il dit vouloir tisser des liens qui permettent
de travailler ensemble en termes de fiscalité dans le
cadre de la formation. Pour sa part, la représentante de
la fédération sud des PTT, Cécile Gondard, a fait
remarquer, d’un air regrettable, l’absence d’un syndicat
autonome propre à ce domaine. Pour ce qui est de la
lutte pour la liberté syndicale des journalistes, le
représentant de la corporation, Pierre Deflatiaux,
estime que «tout est à reconstruire».
Kahina Benarab
Gratuit et anonyme
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centres de dépistage du Sida
Cinquante quatre centres de dépistage gratuit et anonyme
seront ouverts prochainement dans les différentes
wilayas du pays qui verront le lancement de campagnes de
sensibilisation continue «pour une meilleure visibilité
de l’épidémie du Sida», a déclaré jeudi dans un
entretien accordé à l’APS le Professeur Dif, président
du Comité national de lutte contre les maladies
sexuellement transmissible (MST) et Sida (CNLIST-SIDA).
Ces centres de dépistage du Sida, a souligné le
professeur Dif, «permettront une meilleure prise en
charge de cette épidémie et la maîtrise de
l’information». Concernant la situation épidémiologique
en Algérie, le président du comité national de lutte
contre le Sida a annoncé que depuis 1985, 740 cas de
Sida et 2092 séropositifs ont été confirmés en Algérie,
ajoutant que 675 personnes, dont 336 femmes et 7
étrangers suivent un traitement de la tri-thérapie
(composé de trois anti-rétro-vitro), dans les sept
centres de traitement respectifs (hôpital d’El Kettar
avec 345 sidéens, CHU d’Oran avec 200 personnes, hôpital
de Sétif avec 36 sidéens, Tamanrasset avec 32 malades,
Annaba avec 14 et Constantine avec 8 sidéens). Parmi ces
675 personnes atteintes du Sida, 543 sont âgées entre 15
et 48 ans, a précisé le président du comité national de
lutte contre les MST et le Sida. Le professeur Dif a
indiqué que plus de 40 cas de Sida et 184 séropositifs
ont été confirmés au 30 septembre dernier.
De
part sa position géographique de zone de transit,
l’existence d’un flux migratoire et le brassage des
populations nationaux-nationaux et nationaux-étrangers,
la région de Tamanrasset continue à être une zone à
risque important et majeur de propagation dans le sud et
de là, dans tout le pays, a souligné le président du
comité national de lutte contre les MST et Sida. La
trilogie «migration-commerce du sexe et VIH/Sida»
constitue l’un des paramètres essentiels et favorable à
la propagation de ce fléau, a noté le
Pr Dif
qui souligne que seule la prévention, la sensibilisation
sur l’abstention de toute relation sexuelle hors mariage
et l’utilisation des préservatifs peuvent atténuer la
propagation de cette épidémie.
Par
ailleurs, le professeur Dif a lancé un appel pour une
meilleure prise en charge psychologique des malades
atteints de l’infection du virus d’immunodéficience
humaine (VIH) et les séropositifs. De nombreux problèmes
sociaux, notamment l’exclusion sociale, le divorce, la
dépression et la précarité sont autant de problèmes dont
souffre cette catégorie de population qui nécessitent
soulagement et prise en charge. Toutes les wilayas sont
touchées par cette épidémie, a affirmé le président du
CNLIST-SIDA, l’information et l’éducation envers
l’ensemble des citoyens sans distinction de sexe
permettront de réduire l’avancée de cette épidémie.
R.
N.
Gestion de l’eau à Annaba, Oran et Constantine
Trois firmes européennes sélectionnées
Trois
entreprises européennes à savoir Saur international
(France), Agbar Water (Espagne) et Gelsenwasser
(Allemagne) ont été retenues pour le projet de gestion
déléguée du réseau d’Alimentation en eau potable (AEP)
des villes d’Oran, de Constantine et d’Annaba. Cette
annonce a été faite lors de la séance de l’ouverture des
plis financiers, organisé jeudi au ministère des
ressources en eau. La commission d’ouverture des plis de
l’Algérienne des eaux a sélectionné ces trois firmes sur
les six préqualifiées lors d’une présélection qui a eu
lieu en novembre 2005. La commission a rejeté les offres
techniques des deux entreprises Française des eaux de
Marseille et Veolia Water ainsi que la société italienne
Amga en raison de non obtention de la note requise à
savoir 70sur 100 pour la première, et de non conformité
aux exigences du dossier d’appels d’offres pour les deux
autres.
Ainsi,
les entreprises, Saur et Agbar Water ont fait des offres
pour la gestion des trois réseaux. L’entreprise
Gelsenwasser a, quant à elle, soumissionné pour la
gestion déléguée dans la ville d’Annaba seulement. La
prochaine étape, selon M. Dadou, directeur adjoint de l’ADE,
consiste en l’installation d’une commission d’étude et
d’évaluation des offres qui se penchera sur l’étude des
offres financières de chaque soumissionnaire et fixer la
notation pour chacune d’entre elle. Cette commission
rendra public les résultats de son travail dans un
proche délai. «Selon la notation fixée, le marché sera
décroché par l’entreprise qui a fait l’offre la mieux
disante», a ajouté M. Dadou. La gestion de l’eau potable
dans ces trois villes devra commencer au début de
l’année 2007 pour une durée de cinq ans et demi et ce
après l’attribution des marchés qui sera suivie par la
création d’une Société par actions (SPA), de droit
algérien dont le capital social sera détenu par l’ADE et
l’Office national d’assainissement (ONA). L’entreprise
étrangère retenue aura pour mission de prendre en charge
la gestion des réseaux des trois villes.
Nouria B.
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