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Messelmoune
Colère des
habitants et route bloquée
La localité
côtière de Messelmoune, située à 14 km à l’ouest de la ville de
Cherchell, dans la wilaya de Tipasa, a connu durant une bonne partie
de la journée de jeudi 30 novembre, des moments particulièrement
agités. Tôt le matin, des groupes compacts d’habitants des lieux se
sont rassemblés devant le siège de l’APC pour dénoncer l’absence de
réactions de ses responsables face aux problèmes auxquels ils
étaient confrontés depuis la veille. Nombre d’habitations de la
localité et quasiment toutes les bâtisses de celle-ci ont été
envahies par des coulées de boue du fait des fortes précipitations
qui sont tombées sur toute la partie ouest de la wilaya de Tipasa en
moins d’une heure de temps, le mercredi 25 novembre entre 17 et 18
heures.
Une situation
qu’ils ont dû de ce fait, affronter seuls durant tout ce temps. Ce
qui, selon nos sources n’a pas été du tout facile connaissant la
topographie de la localité. Messelmoune est en effet construire en
pente au pied de monts boisés. La colère des habitants a été
davantage exacerbée par, semble-t-il, l’attitude peu empressée des
responsables de leur commune à répondre à leur demande d’aide. En
fin de matinée, celle-ci a atteint son paroxysme : les habitants en
colère, particulièrement ceux du quartier situé à l’entrée ouest de
Messelmoune, appelé Bab El-Oued, le plus affecté par les inondations
de la veille ont alors procédé au blocage de la RN 1 et ce, à l’aide
d’objets hétéroclites : pneus enflammés, grosses pierres, branchages
de différentes tailles… Un blocage qui a duré une bonne partie de
l’après-midi et qui n’a pris fin qu’après l’intervention des
éléments de la brigade anti-émeutes du Darak el watani, stationnée à
Zéralda, dans la wilaya d’Alger qui, à l’occasion, étaient appuyés
par des moyens (d’intervention) conséquents. La réouverture de la RN
11 ne s’est cependant pas fait sans heurts avec les manifestants,
dont trois ont été, selon nos sources, arrêtés. Toujours, selon les
informations qui nous sont parvenues, les habitants mécontents ont
tenté après le départ des gendarmes, de bloquer une nouvelle fois la
route en question. Ils ont été, nous a-t-on dit, dissuadés de le
faire par l’intervention des sages de la localité qui le sont en
revanche, convaincus d’utiliser leur énergie à dégager les maisons
et artères envahies par la boue. Une tâche à laquelle se sont
également attelés, une fois le calme revenu, les services de l’APC,
appuyés par d’autres moyens envoyés par les communes environnantes.
Et à propos des dégâts matériels enregistrés, une source de la
direction de la wilaya de Tipasa de la Protection civile nous a
déclaré que, contrairement aux rumeurs colportées çà et là, aucun
effondrement de maisons n’a eu lieu. Les seuls dégâts dont a eu à
souffrir Messelmoune, ont été ceux provoqués par l’envahissement des
maisons et artères par des torrents de boue.
Mohamed Amine
Haut
Boufarik
Incendie au
niveau de trois magasins
Un incendie dont
les causes ne sont pas encore déterminées par les enquêteurs s’est
déclaré dans la matinée de samedi au niveau d’un magasin
d’habillement de la rue Zidane de Boufarik. Selon des sources
crédibles, on croit savoir que les occupants du logement qui se
trouve au-dessus des magasins touchés par les flammes, étaient sous
la menace d’une expulsion de la part du propriétaire et dont les
autorités ont dû reporter son exécution après la période d’hiver. Le
feu avait pris naissance dans un magasin avant de s’étendre à deux
autres commerces, ce qui a nécessité l’intervention rapide de la
Protection civile qui a mis plus d’une heure pour maîtriser
l’incendie. Le chef de cabinet du wali de Blida et les autorités de
la daïra de Boufarik se sont rendus sur les lieux du sinistre, fort
heureusement, aucune victime n’est à signaler. Les autorités se
penchent maintenant sur le relogement de la famille sinistrée.
A.B.M.
Haut
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