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Ils seront créés prochainement
Des «tribunaux
spéciaux» pour les chauffards
Le ministère des
Transports annonce la création prochaine de «tribunaux spéciaux
contre les criminels de la route».
C’est ce qu’a
annoncé, hier, M. Salhi, directeur des transports urbains et de la
circulation routière sur les ondes de Radio Chaîne III. Ce
responsable a ajouté au cours de son passage sur cette chaîne de
radio, que le nombre d’accidents de la route a augmenté de 12% par
rapport à l’année précédente. Ce qui, poursuit-il, nécessite
l’élaboration de nouvelles lois contre les accidents de la route
qui, dit, ont fait 3 400 morts durant les dix premiers mois de
l’année en cours. Un chiffre effarant qui renseigne sur la gravité
et le caractère dramatique du nombre des victimes des accidents de
la route, en Algérie. Ce responsable a poursuivi que «90 % des
accidents de la route sont dus à des erreurs humaines». Ces
«tribunaux spéciaux» concerneront-ils les «récidivistes» en matière
d’accidents de la route ?
La création
prochaine d’un centre du permis de conduire a été évoquée par ce
responsable.
Le ministre des
Transports, Mohamed Maghlaoui, invité du club «excellence
management», a critiqué les méthodes d’enseignement du code de la
route assuré par des auto-écoles «qui n’ont pas évolué depuis 1962».
Le représentant du ministère des Transports, invité de la radio
chaîne 3, n’a pas donné d’autres détails sur la création de ces
«tribunaux spéciaux». Des juges seront-ils formés pour se
spécialiser dans les «délits» de la route ?
L’Algérie qui
occupe l’une des premières places en nombre d’accidents de la route,
compterait un parc roulant de plus de 3 millions de véhicules. Le
non respect du code de la route et l’excès de vitesse seraient,
selon les pouvoirs publics, les principales causes de cette
héacatombe, au point où dans des «recommandations» adressées à leurs
ressortissants désireux de se rendre en Algérie, des ministères des
Affaires étrangères d’autres pays, dont la France, attirent
l’attention de ces ressortissants sur le nombre élevé des accidents
de la route dans ce pays. Des «recommandations» qui sont publiées au
même titre que les «recommandations» relatives au terrorisme. Ce qui
signifie que le fléau des accidents de la route en Algérie constitue
une inquiétude pour les Algériens et pour d’autres pays, dont les
ressortissants s’apprêtent à faire le déplacement vers l’Algérie.
M. Abi
Haut
Amar Ghoul mise sur la qualité pour 2007
«Nous n’avons
plus droit à l’erreur»
L’année 2006 a été
consacrée, dans le secteur des Travaux publics, à l’engagement de la
quasi-totalité des projets inscrits dans le programme quinquennal du
président de la République avec une enveloppe de 700 milliards de
dinars sur les 1 700 milliards alloués pour les cinq ans. Celle de
2007 sera celle du suivi rigoureux de ces chantiers. Et sera aussi,
selon les déclarations hier, du ministre Amar Ghoul «l’occasion de
mettre le paquet sur le facteur qualité, vu que nous n’avons plus
droit à l’erreur». Une qualité, a-t-il dit «qui permettra désormais
d’arriver à atteindre plus de maîtrise dans la conception des
projets, des délais de leurs réalisation mais aussi à maîtriser
leurs coûts et leurs contrôles». Autres nouveautés dans ce secteur,
a-t-on appris hier, lors de la rencontre de Amar Ghoul avec les
directeurs des travaux publics, qui a eu lieu à l’hôtel El Riadh de
Sidi Fredj, «est l’introduction dans le cahier des charges du volet
environnement». Ce qui revient à imposer aux entreprises la
plantation d’arbres aux abords des routes et des rocades et
ouvrages, dont elles auront la charge de réaliser. La rencontre
annuelle du ministre avec les cadres de wilaya a été aussi une
occasion pour faire le bilan de l’année 2006. Lequel a été qualifié
de positif puisqu’il fait état, selon M Ghoul, d’un taux de
croissance de 8,8% contre 7,1% et 6,8 réalisées successivement en
2005 et 2004. Dans son allocution d’ouverture qui a été suivie d’un
point de presse, le ministre des Travaux publics a avancé des
chiffres attestant de cette lancée. Ainsi, il a été question en plus
du lancement des grands chantiers comme l’autoroute Est-Ouest et les
rocades, de l’engagement des projets de réalisation des voies de
contournement et du démarrage de l’ensemble des chantiers concernant
les infrastructures maritimes. Cela en plus de l’inscription pour la
réalisation de 500 maisons cantonnières à l’échelle nationale et
dont 300 ont été déjà livrées. Aussi, 15 parcs régionaux du matériel
ont été réhabilités. «Nous avons doté 15 wilayas d’une centaine de
chasse-neige alors que d’autres ont bénéficié de 30 engins de
désensablement».
Positivant
toujours à propos des résultats réalisés en 2006, Amar Ghoul a
rappelé le grand intérêt accordé par son secteur «aux volets de la
formation et la recherche scientifique et son application sur le
terrain». Chose qui a permis, a-t-il dit «l’introduction de 27
nouvelles techniques portant sur les délais de réalisation, la
réduction du coût, la qualité ainsi que la maîtrise de
l’environnement.» Pour ce qui est de la formation, l’on saura qu’ils
sont «1 400 cadres a avoir profité de stages de perfectionnement,
alors que d’autres vont bénéficier en 2007 dans le cadre d’une
convention signée avec le ministère de l’Enseignement et de la
Formation professionnels», a-t-il déclaré. Toujours dans le cadre du
bilan de l’année 2006, le ministre a insisté sur «l’importance
portée à la dimension artistique, qui a permis de donner naissance
aux aires de jeux, de détente et à respecter plus l’environnement».
Pour ce qui est par ailleurs pour l’année 2007 et en plus de la
mission «qualité», elle sera aussi consacrée au lancement du reste
des projets inscrits et à la réception de bon nombre, déjà en cours,
de réalisations. Signalons enfin que la rencontre d’hier, a servi à
préparer celle qui réunira la semaine prochaine les walis et le Chef
du gouvernement, nous apprend le ministre des Travaux publics.
Habiba Ghrib
Haut
20 milliards de dinars pour les expropriations
«Le dossier des
expropriations est désormais bien maîtrisé», a assuré hier Amar
Ghoul lors d’un point de presse qu’il a animée en marge de sa
rencontre annuelle avec les directeurs des travaux publics des 48
wilayas. Le ministre a avancé qu’une enveloppe de 20 milliards de
dinars a été allouée en 2006, pour régler les problèmes
d’expropriation rencontrés à travers 24 wilayas, concernées par le
passage de l’autoroute Est-Ouest, les pénétrantes et les déviations
des divers réseaux (AEP, Gaz de ville, électricité, téléphone…).
Hormis les problèmes rencontrés au niveau des projets locaux, ceux
de grande utilité publique ne posent plus de contraintes. Cela est
dû, a expliqué le ministre, aux réformes qui ont touché le
traitement du dossier des expropriations et aux instructions qu’il
avait données pour «que toutes les évaluations faites soient justes
et équitables et que les affaires soient réglées à l’amiable offrant
un maximum d’opportunités et de choix à l’exproprié».
H. G.
Haut
Mister Soltani
Décidément, avec
les islamistes, ça a toujours été le cas : quand on chasse le
naturel, il revient au galop. Cette fois-ci, pour la petite
histoire, c’était au tour du MSP, de relancer la polémique sur les
boissons alcoolisées. Mais contrairement à Djaballah qui s’est
borné, lui, il y a quelques années, à s’opposer à la seule
importation du vin, le parti de Soltani va loin, plus loin encore,
en déposant carrément à l’APN un projet de loi avec pour but final
la mise à mort d’un secteur économique d’importance qu’est la
viticulture. De toute évidence et faute d’un espace typographique
suffisant, on ne peut, hélas, énumérer toutes les inepties truffées
dans ce texte. Maladresses économiques en premier lieu, à voir les
répercussions dévastatrices sur le chômage, qui privent la machine
économique nationale d’un secteur aussi stratégique. Commerciales
ensuite, qui font que le texte s’inscrit en porte-à-faux sinon à
contrario de tous les accords signés par l’Algérie avec ses
partenaires européens ou dans le cadre de la future adhésion à l’OMC
et bien d’autres détails que le texte islamiste, à dessein, ne prend
pas en compte. Que l’on ne parle surtout pas de l’image de l’Algérie
dans le monde qui, à coup sûr, sera livrée sur un plateau à tous ses
détracteurs. Eux qui ne rêvent pas d’un pain aussi béni.
La riposte, on
l’attendait d’ailleurs. Du côté des partis démocrates, le FFS, le
RCD, le RND aussi… bref de tous ceux non encore contaminés par l’islamo-conservatisme.
Des opérateurs économiques, particulièrement les producteurs, dont
on n’a d’ailleurs jamais entendu parler, car le problème les
concernent au premier plan. A la surprise générale, ô combien fut
grande cette surprise, car c’était au très modéré ministre des
Affaires religieuses d’ouvrir le feu sur le projet MSPiste. Une loi
aux relents électoralistes mais qui ne cache pas moins la véritable
nature archaïque et rétrograde de ce parti islamiste. Ghoulamallah,
en sa qualité de ministre du gouvernement, a rappelé à l’évidence
qui de droit et à leur tête Bouguerra Soltani qui ne sait plus sur
quel pied danser à force d’user et d’abuser d’acrobaties
politiciennes pour peser sur l’échiquier politique mais qui se sont
avérées toutes aussi vaines. Même si le ministre a puisé dans un
argumentaire pas tout à fait commode en présentant – sincèrement ? –
en victimes, seuls les membres des communautés étrangères qui vivent
et travaillent dans le pays et non les consommateurs algériens.
Fermons volontiers les yeux sur cette parade tant elle permet à
faire pièce à toutes les balourdises que sont capables de nous faire
payer certains responsables.
Amine Goutali
Haut
Commercialisation de vin
Soltani : «La
Constitution est claire»
Il précisera que
«le ministre adopte une attitude contradictoire à la Constitution
qui stipule dans son deuxième article que la religion d’Etat est
l’Islam».
Beaucoup de mises
au point ont été apportées par le président du MSP hier dans une
conférence de presse animée au siège du parti en réaction aux
commentaires ayant accompagné dernièrement ses déclarations à propos
de «la levée d’immunité des personnalités» et l’introduction à l’APN
du projet de loi interdisant l’importation des boissons alcoolisées
en Algérie.
Après la lecture
d’un long communiqué se rapportant à la campagne de lutte contre la
corruption, intitulé «Stop-corruption» et où il a énuméré les causes
et effets du fléau, le président du MSP s’est montré étonné des
déclarations du ministre des Affaires religieuses dans lesquelles il
a soutenu que «nous ne sommes pas contre l’importation du vin»,
allusion faite à la position du gouvernement algérien. Il précisera
que «le ministre adopte une attitude contradictoire à la
Constitution qui stipule dans son deuxième article que la religion
d’Etat est l’Islam». Et d’ajouter «ou on change cet article ou on
arrête les boissons alcoolisées dans ce pays où un million et demi
sont morts pour son indépendance». Plus précis, il soutiendra qu’il
n’a pas appelé à l’interdiction de la consommation privée. «Celui
qui veut en prendre, il est libre mais sans compter sur l’Etat pour
lui en procurer» a-t-il ajouté en soulignant que «le faux prétexte
de l’exigence de l’OMC ça ne tient plus puisque des pays comme
l’Arabie soudite y ont adhéré sans cela».
Sur le chapitre
des grands dossiers de gabegie, le conférencier est revenu à la
charge en soutenant qu’il faut «lever l’immunité des personnalités
dont leur implication dans des affaires de corruption est avérée
sans toutefois appeler à la chasse aux sorcières». La lutte contre
ce fléau n’est à ses yeux possible qu’à travers des mécanismes plus
efficaces telles la démocratisation, la transparence et
l’augmentation du revenu doublé du renforcement du contrôle par
l’Etat et des institutions. «Notre crise est une crise de voleurs et
non de lois», aimera-t-il répéter le long de la conférence de
presse. Evaluant positivement la campagne qu’il mène depuis une
année pour sensibiliser du danger de cette gangrène qui ronge les
rouages de l’Etat, il dira : «Nous passerons à une étape
supérieure». Il se dit même «prêt à en payer le prix». Lequel ? M.
Soltani admettra que «sa démission du gouvernement serait le moindre
mal qui puisse lui arriver». «Mais cela ne nous fera pas fléchir
pour autant», a-t-il assuré. Toutefois Abou Djerra Soltani ne tient
pas à assumer à lui seul et à son parti cette délicate mission; il
fait appel à la société civile qui doit jouer le rôle qui est le
sien, s’inspirant d’une démarche indienne dans sa lutte appelée
«rapport citoyen contre X». Le citoyen est impliqué là où il vit, où
il travaille pour dénoncer, sous anonymat, un responsable via un
constat de corruption, dilapidation ou malversation aux autorités
compétentes et c’est à elles de mener leurs investigations. Pour ce
qui est des dossiers, l’orateur dira que le chiffre est effarant et
que la justice est à pied d’œuvre pour les instruire en toute
efficacité et sérénité. Il promettra d’en dire plus en temps
opportun.
S. B.
Haut
Mustapha Mazouzi revient sur la déclaration d’Ouyahia
«Nous ne
resterons pas les bras croisés»
Une autre forme de
lutte serait-elle en phase de mûrissement ? Tout porte à le croire,
si l’on tient compte de ce qu’a déclaré Mustapha Mazouzi, délégué de
la coordination des aârchs, daïras et communes (CADC) à propos de la
déclaration du secrétaire général du Rassemblement national
démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, lors d’un point de presse à Blida
au cours duquel l’ex-Chef du gouvernement a fait savoir que «le
retour des services de sécurité à travers le territoire de la wilaya
de Tizi Ouzou est une nécessité pour la démocratie, la citoyenneté
et la protection des biens et des personnes.» Contacté par nos
soins, hier, M. Mazouzi, tout en se disant étonné par cette
volte-face d’Ahmed Ouyahia, nous a indiqué qu’«en tous les cas, nous
sommes très déçus par cette déclaration du secrétaire général du
Rassemblement national démocratique qui se contredit d’avec ses
propres déclarations faites au moment où il était Chef du
gouvernement.»
La déclaration,
faite par M. Ouyahia, lui-même originaire de la Kabylie, à partir de
la ville des Roses, sonne, selon notre interlocuteur, «comme une
campagne électorale.» D’ailleurs, il a tenu à expliquer qu’«après
avoir utilisé la langue de Massinissa comme cheval de bataille, les
partis politiques, dont celui du désormais ex- Chef du gouvernement,
agitent le spectre de l’insécurité afin de pouvoir glaner les voix
des électeurs de la Kabylie.» Quant aux actions que le mouvement
citoyen compte entreprendre en réponse à la déclaration
d’ Ahmed Ouyahia,
notre interlocuteur dira que «tant que le mouvement citoyen est là,
nous nous opposerons au retour de la gendarmerie qui a causé la mort
de 126 jeunes innocents en terre kabyle.» Les partisans du retour de
cette institution en Kabylie, nous a indiqué Mustapha Mazouzi, sont
ceux qui ont des dividendes à en tirer et qui veulent embraser
déréchef cette région qui n’a pas encore pansé ses blessures. A ce
propos, le délégué de la CADC nous a cité le cas du propriétaire du
cabaret qui a agressé Belaïd Abrika parce que «le mouvement citoyen,
dont il est la figure de proue, a appelé à la fermeture des lieux de
débauche.»
Djamel Oukali.
Haut
Après la décision de les chasser de la Maison du peuple
Les grévistes
de la faim de l’ETUSA persistent
Dénonçant à qui
veulent les entendre «l’injustice et le bafouage» auxquels ils font
face pour la valorisation de leurs droits les fonctionnaires de l’ETUSA,
licenciés en 1998, persistent et signent dans leurs actions
revendicatrices. C’est du moins ce qu’il ressort de la conférence de
presse organisée hier par l’ensemble de ces travailleurs compressés
de l’ETUSA. En grève de la faim depuis 32 jours maintenant, ces
derniers ont été surpris par la décision faisant état de les chasser
de l’enceinte de la Centrale syndicale, la Maison du peuple du
1er-Mai, lieu sacré des travailleurs ayant des problèmes
professionnels. Ils se sont donné rendez-vous là-as, dans l’espoir
de voir se concrétiser leurs revendications pour leurs droits
perdus. Pour y parvenir, ils observent une grève de la faim qui a
été au bout de quelques jours interrompue, suite à une plainte
déposée par le nouveau président de la Fédération nationale de
transport, Abdelaziz Hamichi. La police a pris la décision
d’intervenir afin de faire débarquer les grévistes de l’ETUSA. Le
représentant des ex-travailleurs de l’ETUSA, Bellakhdar Amar, estime
à ce sujet que «la force publique a été réquisitionnée pour chasser
les travailleurs grévistes après 32 jours de grève de la faim sans
l’aval du procureur de la République». L’autre représentant d’un
air coléreux, souligne que «des pseudo-responsables syndicaux ont
bafoué l’un des fondements principaux de tout mouvement syndical, le
droit à la grève en instrumentalisant les services de police du 8e
arrondissement à des fins personnelles occultes». Les travailleurs
n’ont pas ménagé les cadres du syndicat, qui «ont négocié avec les
responsables de l’Entreprise du transport urbain et suburbain de la
wilaya d’Alger qui sont les vrais concernés et non consultés». Un
état de fait que les grévistes n’acceptent pas. Ils veulent être
réintégrés et non pas recrutés comme il a été décidé, en sus ils
demandent le paiement de 96 mois de salaires impayés. Pour rappel,
sur les 302 travailleurs de l’ETUSA, toutes catégories confondues,
compressés en 1998, seulement 11 ont pu avoir gain de cause.
Kahina Benarab
Haut
Vente de logements sur plan
Les victimes
des promoteurs
Le Fonds de
garantie et de caution mutuelle de la promotion immobilière (FGCMPI)
vient de rendre publique une liste comprenant une dizaine de
promoteurs en infraction à la réglementation.
Cette liste, qui
«reste élargie à d’autres projets non conformes à la
réglementation», risque de s’agrandir à la faveur de
l’enregistrement de nouvelles requêtes des acquéreurs, victimes des
promoteurs n’ayant pas respecté le dispositif réglementaire de la
vente sur plan (VSP). D’ailleurs, explique une source du Fonds, même
cette nouvelle liste a pu être élaborée grâce aux plaintes des
bénéficiaires. En effet, après avoir établi une première liste, en
novembre 2005, des promotions immobilières en infraction, plusieurs
acquéreurs ayant effectué des paiements sous forme d’avances à la
commande pour l’acquisition de biens immobiliers, selon la formule
vente sur plan (logement en cours de réalisation auprès des
promoteurs), ont déposé des requêtes auprès du Fonds. Pourtant, la
vente sur plan de logements, qui connaît une grande flambée est
malheureusement entachée d’arnaques. La même source explique qu’en
constatant que les logements payés n’ont pas été livrés après une
attente allant de deux à trois ans et pour lesquels le seul document
délivré par le promoteur, dans le meilleur des cas, est un contrat
de réservation établi auprès d’un notaire, les acquéreurs ont décidé
de réagir en déposant des requêtes auprès du Fonds. Pourtant ce
dernier n’a jamais cessé d’attirer l’attention des acquéreurs de
biens immobiliers, selon la formule vente sur plan, en vue de
s’assurer que le contrat est conforme à la réglementation en
vigueur, et ce, pour éviter certains cas préjudiciables qui se sont
produits à l’échelle nationale notamment à Alger. Certains
acquéreurs, malheureusement, ont même versé des sommes importantes
du prix du logement allant de 30 à 50 %, révèle la même source. Ces
acquéreurs arnaqués ont eu juste droit à un contrat de réservation
signé chez un notaire. Or, ce document «ne représente aucune
garantie et ne préserve pas les droits des acquéreurs», explique la
même source. Par ailleurs, parmi les promotions immobilières citées
figurent notamment El Fouara, la Sarl DKB, Epsi El Bordj, la Sarl
Cosibat, la Sarl Epadh Hammamet et la promotion du Grand Maghreb
arabe «Prigma». Situés principalement à Alger, les projets en
question vont de la construction de logements promotionnels, villas
résidentielles, logements sociaux participatifs, semi- individuels,
de type collectif et des locaux commerciaux. Selon le FGCMPI, les
projets de logements ne sont pas couverts par la garantie
obligatoire du Fonds, conformément au décret 93-03 du 1er mars 1993,
qui oblige le promoteur à établir un contrat de vente sur plan en la
forme authentique (par-devant un notaire), selon le modèle fixé par
décret 94/58 et soumis aux formalités d’enregistrement et de
publicité auquel doit être annexée l’attestation de garantie et qui
précise dans son article 31 que «toute infraction prévue est
réprimée par le code pénal dont les faits constitutifs résultant de
l’inobservation de l’une des dispositions du décret législatif, est
sanctionnée par la peine correspondante aux applications de droit
dans les circonstances aggravantes lorsque les faits ont pour auteur
le promoteur». La garantie octroyée par le FGCMPI aux promoteurs
immobiliers est une assurance obligatoire qui couvre les avances
payées par les acquéreurs en cas d’insolvabilité desdits promoteurs.
Karima Sebai
Haut
Sonatrach
Bénéfice record
en 2005
La Compagnie
nationale des hydrocarbures Sonatrach a réalisé un bénéfice net de
575,30 milliards de dinars (près de 8 milliards de dollars) en 2005,
en hausse de 68% par rapport à 2004, selon le rapport annuel 2005
publié par l’entreprise et obtenu hier par l’APS.
En 2004, le
bénéfice de la société avait atteint 341,4 milliards de dinars
contre 291,7 milliards en 2003. Ce résultat est attribué
essentiellement à l’amélioration du chiffre d’affaires global de
Sonatrach qui a atteint 3 535,7 milliards de dinars (environ 49
milliards de dinars) contre 2450 milliards de dinars en 2004. Le
chiffre d’affaires à l’exportation a atteint pour sa part en 2005 la
valeur «exceptionnelle» de 3 356 milliards de dinars (45,7 milliards
de dollars), tandis que celui dégagé sur le marché intérieur s’est
élevé à 105 milliards de dinars (1,3 milliard de dollars). Cet
accroissement record est dû à la hausse du prix moyen du baril de
pétrole algérien Sahara Blend, à 54,59 dollars contre 38,52 dollars
en 2004, mais aussi à une augmentation en volume de la production
des hydrocarbures. Les quantités d’hydrocarbures (tous types
confondus) commercialisées l’année passée ont augmenté de 6 % à 176
millions de tep, dont 141,31 millions de tep pour le marché
extérieur et 34,40 millions pour le marché national. La part
revenant aux associés de Sonatrach s’est élevée, pour sa part, à
10,4 millions de tep, en hausse de 1,2 million de tep
(+13 %) par
rapport à 2004. Cette progression découle essentiellement, précise
le rapport, des enlèvements en pétrole brut (9,34 millions de
tonnes), GPL (0,57 million de tonnes) et condensats (0,34 million de
tonnes). Le chiffre d’affaires réalisé par les associés de Sonatrach
et «ne donnant pas lieu à rapatriement» s’est élevé à 4,4 milliards
de dollars, en hausse de près de 60 %, selon la même source. La
dette financière de Sonatrach a enregistré, pour sa part, une
diminution de 69% à
52 milliards de
dinars en 2005, dont 47 milliards de dinars (environ 642 millions de
dollars) pour la dette externe et 5 milliards de dinars pour la
dette interne résultant principalement de l’emprunt obligataire.
«Tous les ratios financiers indiquent une amélioration continue et
soutenue de la rentabilité économique de Sonatrach et de sa
solvabilité», a relevé son P-DG, Mohamed Meziane dans un message
rattaché au rapport. Et d’ajouter : «Toutes nos activités ont été
menées avec le souci constant de maintenir un rythme d’avancement
satisfaisant de l’important plan d’action et des nombreux projets
déployés autour du management, de la promotion et de la valorisation
de nos performances».
R. N.
Haut
Des activistes arrêtés à Boufarik
Ils
distribuaient des CD de propagande terroriste
Les services de la
brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ) de Boufarik ont
appréhendé, fin novembre écoulé, plusieurs personnes pour divers
délits, dont deux pour propagande terroriste, indiquent samedi ces
mêmes services. Ainsi, deux individus impliqués dans une affaire de
détention et de commercialisation de compact-disc (CD) faisant la
propagande terroriste, ont été arrêtés le 25 novembre dernier à
Boufarik, après avoir été pris en filature une semaine durant suite
à des renseignements fournis par des citoyens. Le principal mis en
cause a été arrêté à Boufarik à bord d’un véhicule touristique en
possession de 615 CD dont huit montrant les derniers attentats
perpétrés par les terroristes. Suite à cette arrestation, les
éléments de la BMPJ ont mis la main sur un autre complice, le nommé
W. A., vendeur de
cassettes de son état et demeurant à Boufarik. Les deux mis en cause
ont été présentés le 27 novembre dernier devant le magistrat
instructeur près le tribunal de Boufarik qui les placés sous mandat
de dépôt pour vente et diffusion de CD faisant la propagande
terroriste.
Par ailleurs, ces
mêmes services ont procédé durant la même semaine à l’arrestation de
six personnes qui s’adonnaient au trafic de documents officiels. Le
principal auteur de ce trafic, le nommé B. T., technicien en
informatique de son état, falsifiait chez lui à l’aide d’un matériel
sophistiqué des documents administratifs dont des imprimés de
l’impôt sur le revenu global (IRG) qu’il proposait à des citoyens
moyennant des sommes d’argent.
Présentés au
parquet le 27 novembre dernier, quatre des six mis en cause ont été
écroués alors que les deux autres ont été placés sous contrôle
judiciaire pour faux et usage de faux, détention de documents
administratifs et complicité. Enfin, une autre affaire d’agression
suivie de vol a été élucidée par ces mêmes services qui, en
remontant la filière suite à la découverte d’un véhicule abandonné à
Boufarik, ont réussi à mettre la main sur les auteurs de ces
agressions qui ont été présentés et écroués le 27 novembre dernier.
R. N.
Haut
Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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