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Ils seront créés prochainement

Des «tribunaux spéciaux» pour les chauffards

Amar Ghoul mise sur la qualité pour 2007

«Nous n’avons plus droit à l’erreur»

20 milliards de dinars pour les expropriations

Mister Soltani

Commercialisation de vin

Soltani : «La Constitution est claire»

Mustapha Mazouzi revient sur la déclaration d’Ouyahia

«Nous ne resterons pas les bras croisés»

Après la décision de les chasser de la Maison du peuple  

Les grévistes de la faim de l’ETUSA persistent

Vente de logements sur plan

Les victimes des promoteurs

Sonatrach

Bénéfice record en 2005

Des activistes arrêtés à Boufarik

Ils distribuaient des CD de propagande terroriste

 

 03/12/06

 

 Ils seront créés prochainement

Des «tribunaux spéciaux» pour les chauffards

Le ministère des Transports annonce la création prochaine de «tribunaux spéciaux contre les criminels de la route».

C’est ce qu’a annoncé, hier, M. Salhi, directeur des transports urbains et de la circulation routière sur les ondes de Radio Chaîne III. Ce responsable a ajouté au cours de son passage sur cette chaîne de radio, que le nombre d’accidents de la route a augmenté de 12% par rapport à l’année précédente. Ce qui, poursuit-il, nécessite l’élaboration de nouvelles lois contre les accidents de la route qui, dit, ont fait 3 400 morts durant les dix premiers mois de l’année en cours. Un chiffre effarant qui renseigne sur la gravité et le caractère dramatique du nombre des victimes des accidents de la route, en Algérie. Ce responsable a poursuivi que «90 % des accidents de la route sont dus à des erreurs humaines». Ces «tribunaux spéciaux» concerneront-ils les «récidivistes» en matière d’accidents de la route ?

La création prochaine d’un centre du permis de conduire a été évoquée par ce responsable.

Le ministre des Transports, Mohamed Maghlaoui, invité du club «excellence management», a  critiqué les méthodes d’enseignement du code de la route assuré par des auto-écoles «qui n’ont pas évolué depuis 1962». Le représentant du ministère des Transports, invité de la radio chaîne 3, n’a pas donné d’autres détails sur la création de ces «tribunaux spéciaux». Des juges seront-ils formés pour se spécialiser dans les «délits» de la route ?

L’Algérie qui occupe l’une des premières places en nombre d’accidents de la route, compterait un parc roulant de plus de 3 millions de véhicules. Le non respect du code de la route et l’excès de vitesse seraient, selon les pouvoirs publics, les principales causes de cette héacatombe, au point où dans des «recommandations» adressées à leurs ressortissants désireux de se rendre en Algérie, des ministères des Affaires étrangères d’autres pays, dont la France, attirent l’attention de ces ressortissants sur le nombre élevé des accidents de la route dans ce pays. Des «recommandations» qui sont publiées au même titre que les «recommandations» relatives au terrorisme. Ce qui signifie que le fléau des accidents de la route en Algérie constitue une inquiétude pour les Algériens et pour d’autres pays, dont les ressortissants s’apprêtent à faire le déplacement vers l’Algérie.

M. Abi

 

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Amar Ghoul mise sur la qualité pour 2007

«Nous n’avons plus droit à l’erreur»

L’année 2006 a été consacrée, dans le secteur des Travaux publics, à l’engagement de la quasi-totalité des projets inscrits dans le programme quinquennal du président de la République avec une enveloppe de 700 milliards de dinars sur les 1 700 milliards alloués pour les cinq ans. Celle de 2007 sera celle du suivi rigoureux de ces chantiers. Et sera  aussi, selon les déclarations hier, du ministre Amar Ghoul «l’occasion de mettre le paquet sur le facteur qualité, vu que nous n’avons plus droit à l’erreur». Une qualité, a-t-il dit «qui permettra désormais d’arriver à atteindre plus de maîtrise dans la conception des projets, des délais de leurs réalisation mais aussi à maîtriser leurs coûts et leurs contrôles». Autres nouveautés dans ce secteur, a-t-on appris hier, lors de la rencontre de Amar Ghoul avec les directeurs des travaux publics, qui a eu lieu à l’hôtel El Riadh de Sidi Fredj, «est l’introduction dans le cahier des charges du volet environnement». Ce qui revient à imposer aux entreprises la plantation d’arbres aux abords des routes et des rocades et ouvrages, dont elles auront la charge de réaliser. La rencontre annuelle du ministre avec les cadres de wilaya a été aussi une occasion pour faire le bilan de l’année 2006. Lequel a été qualifié de positif puisqu’il fait état, selon M Ghoul, d’un taux de croissance de 8,8% contre 7,1% et 6,8 réalisées successivement en 2005 et 2004. Dans son allocution d’ouverture qui a été suivie d’un point de presse, le ministre des Travaux publics a avancé des chiffres attestant de cette lancée. Ainsi, il a été question en plus du lancement des grands chantiers comme l’autoroute Est-Ouest et les rocades, de l’engagement des projets de réalisation des voies de contournement et du démarrage de l’ensemble des chantiers concernant les infrastructures maritimes. Cela en plus de l’inscription pour la réalisation de 500 maisons cantonnières à l’échelle nationale et dont 300 ont été déjà livrées. Aussi, 15 parcs régionaux du matériel ont été réhabilités. «Nous avons doté 15 wilayas d’une centaine de chasse-neige alors que d’autres ont bénéficié de 30 engins de désensablement».

Positivant toujours à propos des résultats réalisés en 2006, Amar Ghoul a rappelé le grand intérêt accordé par son secteur «aux volets de la formation et la recherche scientifique et son application sur le terrain». Chose qui a permis, a-t-il dit «l’introduction de 27 nouvelles techniques portant sur les délais de réalisation, la réduction du coût, la qualité ainsi que la maîtrise de l’environnement.» Pour ce qui est de la formation, l’on saura qu’ils sont «1 400 cadres a avoir profité de stages de perfectionnement, alors que d’autres vont bénéficier en 2007 dans le cadre d’une convention signée avec le ministère de l’Enseignement et de la Formation professionnels», a-t-il déclaré. Toujours dans le cadre du bilan de l’année 2006, le ministre a insisté sur «l’importance portée à la dimension artistique, qui a permis de donner naissance aux aires de jeux, de détente et à respecter plus l’environnement».  Pour ce qui est par ailleurs pour l’année 2007 et en plus de la mission «qualité», elle sera aussi consacrée au lancement du reste des projets inscrits et à la réception de bon nombre, déjà en cours, de réalisations. Signalons enfin que la rencontre d’hier, a servi à préparer celle qui réunira la semaine prochaine les walis et le Chef du gouvernement, nous apprend le ministre des Travaux publics.            

Habiba Ghrib

 

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20 milliards de dinars pour les expropriations

«Le dossier des expropriations est désormais bien maîtrisé», a assuré hier Amar Ghoul lors d’un point de presse qu’il a animée en marge de sa rencontre annuelle avec les directeurs des travaux publics des 48 wilayas. Le ministre a avancé qu’une enveloppe de 20 milliards de dinars a été allouée en 2006, pour régler les problèmes d’expropriation rencontrés à travers 24 wilayas, concernées par le passage de l’autoroute Est-Ouest, les pénétrantes et les déviations des divers réseaux (AEP, Gaz de ville, électricité, téléphone…). Hormis les problèmes rencontrés au niveau des projets locaux, ceux de grande utilité publique ne posent plus de contraintes. Cela est dû, a expliqué le ministre, aux réformes qui ont touché le traitement du dossier des expropriations et aux instructions qu’il avait données pour «que toutes les évaluations faites soient justes et équitables et que les affaires soient réglées à l’amiable offrant un maximum d’opportunités et de choix à l’exproprié». 

H. G.

 

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Mister Soltani

Décidément, avec les islamistes, ça a toujours été le cas : quand on chasse le naturel, il revient au galop. Cette fois-ci, pour la petite histoire, c’était au tour du MSP, de relancer la polémique sur les boissons alcoolisées. Mais contrairement à Djaballah qui s’est borné, lui, il y a quelques années, à s’opposer à la seule importation du vin, le parti de Soltani va loin, plus loin encore, en déposant carrément à l’APN un projet de loi avec pour but final la mise à mort d’un secteur économique d’importance qu’est la viticulture. De toute évidence et faute d’un espace typographique suffisant, on ne peut, hélas, énumérer toutes les inepties truffées dans ce texte. Maladresses économiques en premier lieu, à voir les répercussions dévastatrices sur le chômage, qui privent la machine économique nationale d’un secteur aussi stratégique. Commerciales ensuite, qui font que le texte s’inscrit en porte-à-faux sinon à contrario de tous les accords signés par l’Algérie avec ses partenaires européens ou dans le cadre de la future adhésion à l’OMC et bien d’autres détails que le texte islamiste, à dessein, ne prend pas en compte. Que l’on ne parle surtout pas de l’image de l’Algérie dans le monde qui, à coup sûr, sera livrée sur un plateau à tous ses détracteurs. Eux qui ne rêvent pas d’un pain aussi béni.

La riposte, on l’attendait d’ailleurs. Du côté des partis démocrates, le FFS, le RCD, le RND aussi… bref de tous ceux non encore contaminés par l’islamo-conservatisme. Des opérateurs économiques, particulièrement les producteurs, dont on n’a d’ailleurs jamais entendu parler, car le problème les concernent au premier plan. A la surprise générale, ô combien fut grande cette surprise, car c’était au très modéré ministre des Affaires religieuses d’ouvrir le feu sur le projet MSPiste. Une loi aux relents électoralistes mais qui ne cache pas moins la véritable nature archaïque et rétrograde de ce parti islamiste. Ghoulamallah, en sa qualité de ministre du gouvernement, a rappelé à l’évidence qui de droit et à leur tête Bouguerra Soltani qui ne sait plus sur quel pied danser à force d’user et d’abuser d’acrobaties politiciennes pour peser sur l’échiquier politique mais qui se sont avérées toutes aussi vaines. Même si le ministre a puisé dans un argumentaire pas tout à fait commode en présentant – sincèrement ? – en victimes, seuls les membres des communautés étrangères qui vivent et travaillent dans le pays et non les consommateurs algériens. Fermons volontiers les yeux sur cette parade tant elle permet à faire pièce à toutes les balourdises que sont capables de nous faire payer certains responsables.   

Amine Goutali

 

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Commercialisation de vin

Soltani : «La Constitution est claire»

Il précisera  que «le ministre adopte une attitude contradictoire à la Constitution qui stipule dans son deuxième article que la religion d’Etat est l’Islam».

Beaucoup de mises au point ont été apportées par le président du MSP hier dans une conférence de presse animée au siège du parti en réaction aux commentaires ayant accompagné dernièrement ses déclarations à propos de «la levée d’immunité des personnalités» et l’introduction à l’APN du projet de loi interdisant l’importation des boissons alcoolisées en Algérie.

Après la lecture d’un long communiqué se rapportant à la campagne de lutte contre la corruption, intitulé «Stop-corruption» et où il a énuméré les causes et effets du fléau, le président du MSP s’est montré étonné des déclarations du ministre des Affaires religieuses dans lesquelles il a soutenu que «nous ne sommes pas contre l’importation du vin», allusion faite à la position du gouvernement algérien. Il précisera  que «le ministre adopte une attitude contradictoire à la Constitution qui stipule dans son deuxième article que la religion d’Etat est l’Islam». Et d’ajouter «ou on change cet article ou on arrête les boissons alcoolisées dans ce pays où un million et demi sont morts pour son indépendance». Plus précis, il soutiendra  qu’il n’a pas appelé à l’interdiction de la consommation privée. «Celui qui veut en prendre, il est libre mais sans compter sur l’Etat pour lui en procurer» a-t-il ajouté en soulignant que «le faux prétexte de l’exigence de l’OMC ça ne tient plus puisque des pays comme l’Arabie soudite y ont adhéré sans cela».

Sur le chapitre des grands dossiers de gabegie, le conférencier est revenu à la charge en soutenant qu’il faut «lever l’immunité des personnalités dont leur implication dans des affaires de corruption est avérée sans toutefois appeler à la chasse aux sorcières». La lutte contre ce fléau n’est à ses yeux possible qu’à travers des mécanismes plus efficaces telles la démocratisation, la transparence et l’augmentation du revenu doublé du renforcement du contrôle par l’Etat et des institutions. «Notre crise est une crise de voleurs et non de lois», aimera-t-il répéter le long de la conférence de presse. Evaluant positivement la campagne qu’il mène depuis une année pour sensibiliser du danger de cette gangrène qui ronge les rouages de l’Etat, il dira : «Nous passerons à une étape supérieure». Il se dit même «prêt à en payer le prix». Lequel ? M. Soltani admettra que «sa démission du gouvernement serait le moindre mal qui puisse lui arriver».  «Mais cela ne nous fera pas fléchir pour autant», a-t-il assuré. Toutefois Abou Djerra  Soltani ne tient pas à assumer à lui seul et à son parti cette délicate mission; il fait appel à la société civile qui doit jouer le rôle qui est le sien, s’inspirant d’une démarche indienne dans sa lutte appelée «rapport citoyen contre X». Le citoyen est impliqué là où il vit, où il travaille pour dénoncer, sous anonymat, un responsable via un constat de corruption, dilapidation ou malversation aux autorités compétentes et c’est à elles de mener leurs investigations. Pour ce qui est des dossiers, l’orateur dira que le chiffre est effarant et que la justice est à pied d’œuvre pour les instruire en toute efficacité et sérénité. Il promettra d’en dire plus en temps opportun.

S. B.

 

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Mustapha Mazouzi revient sur la déclaration d’Ouyahia

«Nous ne resterons pas les bras croisés»

Une autre forme de lutte serait-elle en phase de mûrissement ? Tout porte à le croire, si l’on tient compte de ce qu’a déclaré Mustapha Mazouzi, délégué de la coordination des aârchs, daïras et communes (CADC) à propos de la déclaration du secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, lors d’un point de presse à Blida au cours duquel l’ex-Chef du gouvernement a fait savoir que «le retour des services de sécurité à travers le territoire de la wilaya de Tizi Ouzou est une nécessité pour la démocratie, la citoyenneté et la protection des biens et des personnes.» Contacté par nos soins, hier, M. Mazouzi, tout en se disant étonné par cette volte-face d’Ahmed Ouyahia, nous a indiqué qu’«en tous les cas, nous sommes très déçus par cette déclaration du secrétaire général du Rassemblement  national démocratique qui se contredit d’avec ses propres déclarations faites au moment où il était Chef du  gouvernement.»

La déclaration, faite par M. Ouyahia, lui-même originaire de la Kabylie, à partir de la ville des Roses, sonne, selon notre interlocuteur, «comme une campagne électorale.» D’ailleurs, il a tenu à expliquer qu’«après avoir utilisé la langue de Massinissa comme cheval de bataille, les partis politiques, dont celui du désormais ex- Chef du gouvernement, agitent le spectre de l’insécurité afin de pouvoir glaner les voix des électeurs de la Kabylie.» Quant aux actions que le mouvement citoyen compte entreprendre en réponse à la déclaration

d’ Ahmed Ouyahia, notre interlocuteur dira que «tant que le mouvement citoyen est là, nous nous opposerons au retour de la gendarmerie qui a causé la mort de 126 jeunes innocents en terre kabyle.» Les partisans du retour de cette institution en Kabylie, nous a indiqué Mustapha Mazouzi, sont ceux qui ont des dividendes à en tirer et qui veulent embraser déréchef cette région qui n’a pas encore pansé ses blessures. A ce propos, le délégué de la CADC nous a cité le cas du propriétaire du cabaret qui a agressé Belaïd Abrika parce que «le mouvement citoyen, dont il est la figure de proue, a appelé à la fermeture des lieux de débauche.»       

Djamel Oukali.

 

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Après la décision de les chasser de la Maison du peuple  

Les grévistes de la faim de l’ETUSA persistent

Dénonçant à qui veulent les entendre  «l’injustice et le bafouage» auxquels ils font face pour la valorisation de leurs droits les fonctionnaires de l’ETUSA, licenciés en 1998, persistent et signent dans leurs actions revendicatrices. C’est du moins ce qu’il ressort de la conférence de presse organisée hier par l’ensemble de ces travailleurs compressés de l’ETUSA. En grève de la faim depuis 32 jours maintenant, ces derniers ont été surpris par la décision faisant état de les chasser de l’enceinte de la Centrale syndicale, la Maison du peuple du 1er-Mai, lieu sacré des travailleurs ayant des problèmes professionnels. Ils se sont donné rendez-vous là-as, dans l’espoir de voir se concrétiser leurs revendications pour leurs   droits perdus. Pour y parvenir, ils observent une  grève de la faim qui a été  au bout de quelques jours interrompue, suite à une plainte déposée par le nouveau président de la Fédération nationale de transport, Abdelaziz Hamichi. La police a pris la décision d’intervenir afin de faire débarquer les grévistes de l’ETUSA. Le représentant des ex-travailleurs de l’ETUSA, Bellakhdar Amar, estime à ce sujet que «la force publique a été réquisitionnée pour chasser les travailleurs grévistes après 32 jours de grève de la faim sans l’aval du procureur de la République».  L’autre représentant d’un air coléreux, souligne que «des pseudo-responsables syndicaux ont bafoué l’un des fondements principaux de tout mouvement syndical, le droit à la grève en instrumentalisant les services de police du 8e arrondissement à des fins  personnelles occultes». Les travailleurs n’ont pas ménagé les cadres du syndicat, qui «ont  négocié avec les responsables de l’Entreprise du transport urbain et suburbain de la wilaya d’Alger  qui sont les vrais  concernés et non consultés». Un état de fait que les grévistes n’acceptent pas. Ils veulent être réintégrés et non pas recrutés comme il a été décidé, en sus ils demandent le paiement de 96 mois de salaires impayés. Pour rappel, sur les 302 travailleurs de l’ETUSA, toutes catégories confondues, compressés en 1998, seulement 11 ont pu avoir gain de cause. 

Kahina Benarab 

 

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Vente de logements sur plan

Les victimes des promoteurs

Le Fonds de garantie et de caution mutuelle de la promotion immobilière (FGCMPI) vient de rendre publique une liste comprenant une dizaine de promoteurs en infraction à la réglementation.

Cette liste, qui «reste élargie à d’autres projets non conformes à la réglementation», risque de s’agrandir à la faveur de l’enregistrement de nouvelles requêtes des acquéreurs, victimes des promoteurs n’ayant pas respecté le dispositif réglementaire de la vente sur plan (VSP). D’ailleurs, explique une source du Fonds, même cette nouvelle liste a pu être élaborée grâce aux plaintes des bénéficiaires. En effet, après avoir établi une première liste, en novembre 2005, des promotions immobilières en infraction, plusieurs acquéreurs ayant effectué des paiements sous forme d’avances à la commande pour l’acquisition de biens immobiliers, selon la formule vente sur plan (logement en cours de réalisation auprès des promoteurs), ont déposé des requêtes auprès du Fonds. Pourtant, la vente sur plan de logements, qui connaît une grande flambée est malheureusement entachée d’arnaques.  La même source explique qu’en constatant que les logements payés n’ont pas été livrés après une attente allant de deux à trois ans et pour lesquels le seul document délivré par le promoteur, dans le meilleur des cas, est un contrat de réservation établi auprès d’un notaire, les acquéreurs ont décidé de réagir en déposant des requêtes auprès du Fonds. Pourtant ce dernier n’a jamais cessé d’attirer l’attention des acquéreurs de biens immobiliers, selon la formule vente sur plan, en vue de s’assurer que le contrat est conforme à la réglementation en vigueur, et ce, pour éviter certains cas préjudiciables qui se sont produits à l’échelle nationale notamment à Alger. Certains acquéreurs, malheureusement, ont même versé des sommes importantes du prix du logement allant de 30 à 50 %, révèle la même source. Ces acquéreurs arnaqués ont eu juste droit à un contrat de réservation signé chez un notaire. Or, ce document «ne représente aucune garantie et ne préserve pas les droits des acquéreurs», explique la même source. Par ailleurs, parmi les promotions immobilières citées figurent notamment El Fouara, la Sarl DKB, Epsi El Bordj, la Sarl Cosibat, la Sarl Epadh Hammamet et la promotion du Grand Maghreb arabe «Prigma». Situés principalement à Alger, les projets en question vont de la construction de logements promotionnels, villas résidentielles, logements sociaux participatifs, semi- individuels, de type collectif et des locaux commerciaux. Selon le FGCMPI, les projets de logements ne sont pas couverts par la garantie obligatoire du Fonds, conformément au décret 93-03 du 1er mars 1993, qui oblige le promoteur à établir un contrat de vente sur plan en la forme authentique (par-devant un notaire), selon le modèle fixé par décret 94/58 et soumis aux formalités d’enregistrement et de publicité auquel doit être annexée l’attestation de garantie et qui précise dans son article 31 que «toute infraction prévue est réprimée par le code pénal dont les faits constitutifs résultant de l’inobservation de l’une des dispositions du décret législatif, est sanctionnée par la peine correspondante aux applications de droit dans les circonstances aggravantes lorsque les faits ont pour auteur le promoteur». La garantie octroyée par le FGCMPI aux promoteurs immobiliers est une assurance obligatoire qui couvre les avances payées par les acquéreurs en cas d’insolvabilité desdits promoteurs.    

Karima Sebai

 

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Sonatrach

Bénéfice record en 2005

La Compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach a réalisé un bénéfice net de 575,30 milliards de dinars (près de 8 milliards de dollars) en 2005, en hausse de 68% par rapport à 2004, selon le rapport annuel 2005 publié par l’entreprise et obtenu hier par l’APS.

En 2004, le bénéfice de la société avait atteint 341,4 milliards de dinars contre 291,7 milliards en 2003. Ce résultat est attribué essentiellement à l’amélioration du chiffre d’affaires global de Sonatrach qui a atteint 3 535,7 milliards de dinars (environ 49 milliards de dinars) contre 2450 milliards de dinars en 2004. Le chiffre d’affaires à l’exportation a atteint pour sa part en 2005 la valeur «exceptionnelle» de 3 356 milliards de dinars (45,7 milliards de dollars), tandis que celui dégagé sur le marché intérieur s’est élevé à 105 milliards de dinars (1,3 milliard de dollars). Cet accroissement record est dû à la hausse du prix moyen du baril de pétrole algérien Sahara Blend, à 54,59 dollars contre 38,52 dollars en 2004, mais aussi à une augmentation en volume de la production des hydrocarbures. Les quantités d’hydrocarbures (tous types confondus) commercialisées l’année passée ont augmenté de 6 % à 176 millions de tep, dont 141,31 millions de tep pour le marché extérieur et 34,40 millions pour le marché national. La part revenant aux associés de Sonatrach s’est élevée, pour sa part, à 10,4 millions de tep, en hausse de 1,2 million de tep

(+13 %) par rapport à 2004. Cette progression découle essentiellement, précise le rapport, des enlèvements en pétrole brut (9,34 millions de tonnes), GPL (0,57 million de tonnes) et condensats (0,34 million de tonnes). Le chiffre d’affaires réalisé par les associés de Sonatrach et «ne donnant pas lieu à rapatriement» s’est élevé à 4,4 milliards de dollars, en hausse de près de 60 %, selon la même source. La dette financière de Sonatrach a enregistré, pour sa part, une diminution de 69% à

52 milliards de dinars en 2005, dont 47 milliards de dinars (environ 642 millions de dollars)  pour la dette externe et 5 milliards de dinars pour la dette interne résultant principalement de l’emprunt obligataire. «Tous les ratios financiers indiquent une amélioration continue et soutenue de la rentabilité économique de Sonatrach et de sa solvabilité», a relevé son P-DG, Mohamed  Meziane dans un message rattaché au rapport. Et d’ajouter : «Toutes nos activités ont été menées avec le souci constant de maintenir un rythme d’avancement satisfaisant de l’important plan d’action et des nombreux projets déployés autour du management, de la promotion et de la valorisation de nos performances».

R. N.

 

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Des activistes arrêtés à Boufarik

Ils distribuaient des CD de propagande terroriste

Les services de la brigade mobile de la police judiciaire (BMPJ) de Boufarik ont appréhendé, fin novembre écoulé, plusieurs personnes pour divers délits, dont deux pour propagande terroriste, indiquent samedi ces mêmes services. Ainsi, deux individus impliqués dans une affaire de détention et de commercialisation de compact-disc (CD) faisant la propagande terroriste, ont été arrêtés le 25 novembre dernier à Boufarik, après avoir été pris en filature une semaine durant suite à des renseignements fournis par des citoyens. Le principal mis en cause a été arrêté à Boufarik à bord d’un véhicule touristique en possession de 615 CD dont huit montrant les derniers attentats perpétrés par les terroristes. Suite à cette arrestation, les éléments de la BMPJ ont mis la main sur un autre complice, le nommé

W. A., vendeur de cassettes de son état et demeurant à Boufarik. Les deux mis en cause ont été présentés le 27 novembre dernier devant le magistrat instructeur près le tribunal de Boufarik qui les placés sous mandat de dépôt pour vente et diffusion de CD faisant la propagande terroriste.

Par ailleurs, ces mêmes services ont procédé durant la même semaine à l’arrestation de six personnes qui s’adonnaient au trafic de documents officiels. Le principal auteur de ce trafic, le nommé B. T., technicien en informatique de son état, falsifiait chez lui à l’aide d’un matériel sophistiqué des documents administratifs dont des imprimés de l’impôt sur le revenu global (IRG) qu’il proposait à des citoyens moyennant des sommes d’argent.

Présentés au parquet le 27 novembre dernier, quatre des six mis en cause ont été écroués alors que les deux autres ont été placés sous contrôle judiciaire pour faux et usage de faux, détention de documents administratifs et complicité. Enfin, une autre affaire d’agression suivie de vol a été élucidée par ces mêmes services qui, en remontant la filière suite à la découverte d’un véhicule abandonné à Boufarik, ont réussi à mettre la main sur les auteurs de ces agressions qui ont été présentés et écroués le 27 novembre dernier.

R. N.

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