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Leurs commerces fermés à Chéraga
Sit-in des
restaurateurs devant l’APC
Plus de 25
restaurants de la commune de Chéraga ont été fermés, au cours de
cette semaine, par les services de la concurrence et des prix de la
circonscription administrative de Chéraga.
Indignés par ces
fermetures qu’ils ont qualifiées d’«abusives», les restaurateurs ont
décidé d’observer un sit-in et de bloquer l’accès au siège de l’APC
aujourd’hui à partir de 9 heures. Criant à «la hogra et à
l’injustice», ces derniers accusent le président d’APC d’être le
premier responsable de ce qu’ils ont qualifié de «manœuvre
administrative louche». En fait, expliquent les restaurateurs «le P/APC
aurait pu arrêter cette injustice en ne signant pas les arrêtés de
fermeture. A la commune de Dely Brahim, le maire a refusé d’apposer
son sceau sur ces décisions abusives», ont affirmé les
protestataires qui ne comprennent guère la raison de cet acharnement
du maire à leur encontre. «Nous ne comprenons rien, il n’y a pas un
mois de ça nous avons été avisés par les services de contrôle de la
daïra pour régler notre situation administrative, et ce, par
l’acquisition d’un agrément d’activité. Mais faute de temps et de
lenteurs administratives nous n’avons pas pu fournir tout le
dossier en ce temps
record», raconte
M. Seghir propriétaire d’un restaurant qui a précisé que ce dossier
demande au moins cinq mois pour le compléter. Cependant, la
direction de la concurrence, des prix et de l’urbanisme commercial
de la commune de Chéraga appuyée par des agents de la Sûreté
nationale est passée à l’exécution de cet arrêté de fermeture signé
par le président de l’APC et approuvé par le wali délégué de la
circonscription administrative de Chéraga. «En essayant de leur
expliquer que j’ai entamé les procédures administratives nécessaires
pour acquérir ce fameux document, ces derniers m’ont obligé à signer
le PV de fermeture», s’est lamenté un propriétaire d’une pizzeria.
En fait, il est à rappeler que c’est la première fois que ce
document est exigé pour les commerçants. «Nous avons demandé par le
passé que nous soit fourni ce fameux document. Les autorités de
l’époque se sont contentées du seul registre du commerce», explique
un autre interlocuteur. Celui-ci, pour sa part, a affirmé que malgré
les lenteurs administratives, il ne lui manque que la réception de
son agrément qui demeure, d’après lui, bloqué au niveau de la daïra.
Ces restaurateurs ont tous montré leurs registres du commerce, et
des avis favorables signés par les services d’hygiène, prouvant, de
fait, la légalité incontestable de leurs commerces. «Pourquoi ils ne
ferment pas à ceux qui ne respectent pas les conditions d’hygiène et
de propreté ? Tout le monde les connaît par là, mais à ce jour
personne ne les inquiète», s’est exclamé un restaurateur. Il est à
préciser, par ailleurs, que si quelques jours ont été accordés à
quelqu-uns de ces commerçants pour écouler leurs marchandises,
d’autres ont vu les rideaux de leurs commerces baissés le jour même
du passage des services de contrôle. «J’ai fait les achats
nécessaires la veille de la fermeture, sans qu’ils me laissent, au
moins, le temps d’écouler ma marchandise. Le local a été fermé et la
marchandise a commencé à pourrir», a raconté un propriétaire d’un
restaurant. Pis encore, ces restaurateurs soumis au régime
forfaitaire dans le paiement de leurs impôts, se disent non
seulement pénalisés par la perte en argent que cette fermeture va
leur causer, mais inquiétés encore plus par la mauvaise réputation
que portera cette fermeture inutile à leurs commerces. «En trouvant
les arrêtés de fermeture collés sur les portes de mon restaurant,
beaucoup de mes clients ont affiché leur scepticisme en pensant
directement à un probable manque d’hygiène», a souligné, ému, M.
Lahreche propriétaire d’un restaurant.
De son côté, M.
Aouissi vice-président de l’APC de Chéraga, s’est dit étonné de
cette décision qu’il a jugée d’illégale. «Un conseil des élus sera
tenu demain pour étudier cette affaire. C’est l’occasion pour le
président de l’APC de s’expliquer sur les motifs qui l’ont poussé à
signer cet arrêté», a expliqué M. Aouissi contacté par nos
soins.
Aomar Fekrache
Haut
Association de protection de l’activité commerciale
Une plainte
contre Kadhafi ?
Lors d’un point de
presse tenu, hier, par Hafaifia Ayache président de l’association de
protection de l’activité commerciale en son siège à Oued Korich,
celui-ci s’est dit «outré» par la suspension par le guide de la
révolution libyenne du journal algérien Echourouk. D’ailleurs,
ajoutera-t-il «si la justice algérienne daigne nous assurer les
conditions favorables, nous engagerons dans les quelques jours à
venir une action en justice pour rétablir l’honneur et la dignité
nationale». Hafaifia Ayache, n’arrivant pas à digérer cette décision
«déshonorante» d’après sa propre expression, a tout de même affirmé
son soutien indéfectible à ce quotidien «qu’il soit fautif ou non».
Allant plus loin, le conférencier a souligné qu’un pays comme le
nôtre, riche de 80 milliards de dollars, n’a guère besoin des cinq
milliards de centimes de dommages et intérêts versés par le colonel
Mouammar El Kadhafi aux associations de bienfaisance algériennes.
Revenant à l’ordre du jour, le président de l’association de
protection de l’activité commerciale a indiqué qu’un sit-in sera
tenu, le 10 novembre prochain –cinquième anniversaire des
inondations de Bab El Oued– par les commerçants de Bab El Oued au
jardin de Zoudj Aayoun, et ce, pour exiger l’indemnisation des
commerçants victimes de cette catastrophe. Ce sit-in pacifique, a
ajouté l’orateur, coïncidera, par ailleurs, avec la visite du
ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales dans cette
commune. Interrogé sur une probable interdiction par les pouvoirs
publics de la tenue de ce sit-in, le conférencier a promis de faire
passer son message au ministre de l’Intérieur quoi que ce soit. «On
a de tout temps été pacifiques dans nos actions, et toute
interdiction ne viendra que de la part des autorités locales et du
wali d’Alger qu’on dérange tant», a souligné M. Ayache. Pour appuyer
ses dires, celui-ci a demandé l’ouverture d’une enquête sur les
tenants et les aboutissants de l’opération de distribution des
locaux commerciaux au marché Saïd-Touati. «Les vrais commerçants qui
exerçaient depuis dix ans dans la commune de Bab El Oued n’ont pas
bénéficié de ces locaux», a-t-il indiqué. Sur un autre plan,
l’orateur a exhorté les pouvoirs publics, notamment le ministère de
l’Agriculture et du Développement rural à subventionner les aliments
de grande consommation afin de stabiliser, un tant soit peu, leurs
prix sur le marché et éviter une hausse vertigineuse des prix,
similaire à celle qu’a connue la pomme de terre.
Aomar Fekrache
Haut
Yahia Ben Djoudi à radio El Bahdja
«Les Algérois
ne doivrait plus manquer de moyens de transport»
Le directeur des
transports de la wilaya d’Alger, Yahia Ben Djoudi a annoncé que de
nouvelles dispositions seront ajoutées au cahier des charges
régissant l’activité des transporteurs privés urbains. Intervenant
hier sur les ondes de Radio El Bahdja, ce responsable a indiqué que
la priorité a été donnée à la couverture de toutes les localités de
la capitale. Les portes sont ouvertes actuellement aux transporteurs
afin de créer des entreprises de transport, ce qui permettra de
créer, selon le même responsable, un climat à même d’assurer le
minimum d’organisation du secteur qui compte dans la capitale 3 000
privés bus, 250 bus de l’Etusa et 900 bus de transport
universitaire. Le problème, pour cerner toutes les difficultés qui
entravent le secteur, est causée, selon M. Ben Djoudi par, entre
autres, le fait que le nombre des utilisateurs des moyens de
transport routier urbain a augmenté de 50% par rapport à 2000,
sachant qu’au début de l’année en cours, on a recensé
1,5 million
d’usagers par jour alors que le nombre a été de un million en 2000.
Interrogé sur le fait que plusieurs transporteurs ont recours à la
location de l’autorisation d’exploitation des lignes, le même
responsable indiquera que cette solution a été permise pour la
desserte de certaines localités qui ne disposent pas de couverture
en moyens de transport. Se contentant de qualifier le fait que les
transporteurs font attendre leurs clients longtemps avant de sortir
des stations, M. Bendjoudi qui reconnaît ce droit aux transporteurs,
estimera que les usagers n’ont qu’à prendre un peu plus d’avance
pour pouvoir arriver à temps à leur destination.
Concernant le
phénomène de jumelage des courses pratiqué par certains chauffeurs
de «taxi-compteurs», le directeur des transports de la wilaya
d’Alger rappellera les textes de loi interdisant cette pratique et
appellera les usagers à dénoncer ce genre de comportement.
M. Ben Djoudi
rappellera, en outre, les projets en cours (construction des
parkings à étages) dans plusieurs communes de la capitale. Ces
parkings soulageront un tant soit peu la pénurie en matière de
places de stationnement, qui encourage l’activité des parkings
sauvages.
Fatima Arab
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