Alger

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Leurs commerces fermés à Chéraga

Sit-in des restaurateurs devant l’APC

Association de protection de l’activité commerciale

Une plainte contre Kadhafi ?

Yahia Ben Djoudi à radio El Bahdja

«Les Algérois ne devrait plus manquer de moyens de transport»

 

 04/11/06

 

 Leurs commerces fermés à Chéraga

Sit-in des restaurateurs devant l’APC

Plus de 25 restaurants de la commune de Chéraga ont été fermés, au cours de cette semaine, par les services de la concurrence et des prix de la circonscription administrative de Chéraga.   

Indignés par ces fermetures qu’ils ont qualifiées d’«abusives», les restaurateurs ont décidé d’observer un sit-in et de bloquer l’accès au siège de l’APC aujourd’hui à partir de 9 heures. Criant à «la hogra et à l’injustice», ces derniers accusent le président d’APC d’être le premier responsable de ce qu’ils ont qualifié de «manœuvre administrative louche». En fait, expliquent les restaurateurs «le P/APC aurait pu arrêter cette injustice en ne signant pas les arrêtés de fermeture. A la commune de Dely Brahim, le maire a refusé d’apposer son sceau sur ces décisions  abusives», ont affirmé les protestataires qui ne comprennent guère la raison de cet acharnement du maire à leur encontre. «Nous ne comprenons rien, il n’y a pas un mois de ça nous avons été avisés par les services de contrôle de la daïra pour régler notre situation administrative, et ce, par l’acquisition d’un agrément d’activité. Mais faute de temps et de lenteurs administratives nous n’avons pas pu fournir   tout le dossier en ce temps

record», raconte M. Seghir propriétaire d’un restaurant qui a précisé que ce dossier demande au moins cinq mois pour le compléter. Cependant, la direction de la concurrence, des prix et de l’urbanisme commercial de la commune de Chéraga appuyée par des agents de la Sûreté nationale est passée à l’exécution de cet arrêté de fermeture signé par le président de l’APC et approuvé par le wali délégué de la circonscription administrative de Chéraga. «En essayant de leur expliquer que j’ai entamé les procédures administratives nécessaires pour acquérir ce fameux document, ces derniers m’ont obligé à signer le PV de fermeture», s’est lamenté un propriétaire d’une pizzeria. En fait, il est à rappeler que c’est la première fois que ce document est exigé pour les commerçants. «Nous avons demandé par le passé que nous soit fourni ce fameux document. Les autorités de l’époque se sont contentées du seul registre du commerce», explique un autre interlocuteur. Celui-ci, pour sa part, a affirmé que malgré les lenteurs administratives, il ne lui manque que la réception de son agrément qui demeure, d’après lui, bloqué au niveau de la daïra. Ces restaurateurs ont tous montré leurs registres du commerce, et des avis favorables signés par les services d’hygiène, prouvant, de fait, la légalité incontestable de leurs commerces. «Pourquoi ils ne ferment pas à ceux qui ne respectent pas les conditions d’hygiène et de propreté ? Tout le monde les connaît par là, mais à ce jour personne ne les inquiète», s’est exclamé un restaurateur. Il est à préciser, par ailleurs, que si quelques jours ont été accordés à quelqu-uns de ces commerçants pour écouler leurs marchandises, d’autres ont vu les rideaux de leurs commerces baissés le jour même du passage des services de contrôle. «J’ai fait les achats nécessaires la veille de la fermeture, sans qu’ils me laissent, au moins, le temps d’écouler ma marchandise. Le local a été fermé et la marchandise a commencé à pourrir», a raconté un propriétaire d’un restaurant. Pis encore, ces restaurateurs soumis au régime forfaitaire dans le paiement de leurs impôts, se disent non seulement pénalisés par la perte en argent que cette fermeture va leur causer, mais inquiétés encore plus par la mauvaise réputation que portera cette fermeture inutile à leurs commerces. «En trouvant les arrêtés de fermeture collés sur les portes de mon restaurant, beaucoup de mes clients ont affiché leur scepticisme en pensant directement à un probable manque  d’hygiène», a souligné, ému, M. Lahreche propriétaire d’un restaurant.

De son côté, M. Aouissi vice-président de l’APC de Chéraga, s’est dit étonné de cette décision qu’il a jugée d’illégale. «Un conseil des élus sera tenu demain pour étudier cette affaire. C’est l’occasion pour le président de l’APC de s’expliquer sur les motifs qui l’ont poussé à signer cet arrêté», a expliqué M. Aouissi contacté par nos soins.     

Aomar Fekrache

 

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Association de protection de l’activité commerciale

Une plainte contre Kadhafi ?

Lors d’un point de presse tenu, hier, par Hafaifia Ayache président de l’association de protection de l’activité commerciale en son siège à Oued Korich, celui-ci s’est dit «outré» par la suspension par le guide de la révolution libyenne du journal algérien Echourouk. D’ailleurs, ajoutera-t-il «si la justice algérienne daigne nous assurer les conditions favorables, nous engagerons dans les quelques jours à venir une action en justice pour rétablir l’honneur et la dignité nationale». Hafaifia Ayache, n’arrivant pas à digérer cette décision «déshonorante» d’après sa propre expression, a tout de même affirmé son soutien indéfectible à ce quotidien «qu’il soit fautif ou non». Allant plus loin, le conférencier a souligné qu’un pays comme le nôtre, riche de 80 milliards de dollars, n’a guère besoin des cinq milliards de centimes de dommages et intérêts versés par le colonel Mouammar El Kadhafi aux associations de bienfaisance algériennes. Revenant à l’ordre du jour, le président de l’association de protection de l’activité commerciale a indiqué qu’un sit-in sera tenu, le 10 novembre prochain –cinquième anniversaire des inondations de Bab El Oued– par les commerçants de Bab El Oued au jardin de Zoudj Aayoun, et ce, pour exiger l’indemnisation des commerçants victimes de cette catastrophe. Ce sit-in pacifique, a ajouté l’orateur, coïncidera, par ailleurs, avec la visite du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales dans cette commune. Interrogé sur une probable interdiction par les pouvoirs publics de la tenue de ce sit-in, le conférencier a promis de faire passer son message au ministre de l’Intérieur quoi que ce soit. «On a de tout temps été pacifiques dans nos actions, et toute interdiction ne viendra que de la part des autorités locales et du wali d’Alger qu’on dérange tant», a souligné M. Ayache. Pour appuyer ses dires, celui-ci a demandé l’ouverture d’une enquête sur les tenants et les aboutissants de l’opération de distribution des locaux commerciaux au marché Saïd-Touati. «Les vrais commerçants qui exerçaient depuis dix ans dans la  commune de Bab El Oued n’ont pas bénéficié de ces locaux», a-t-il indiqué. Sur un autre plan, l’orateur a exhorté les pouvoirs publics, notamment le ministère de l’Agriculture et du Développement rural à subventionner les aliments de grande consommation afin de stabiliser, un tant soit peu, leurs prix sur le marché et éviter une hausse vertigineuse des prix, similaire à celle qu’a connue la pomme de terre. 

Aomar Fekrache

 

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Yahia Ben Djoudi à radio El Bahdja

«Les Algérois ne doivrait plus manquer de moyens de transport»

Le directeur  des transports de la wilaya d’Alger, Yahia Ben Djoudi a annoncé que de nouvelles dispositions seront ajoutées au cahier des charges régissant l’activité des transporteurs privés urbains. Intervenant  hier sur les ondes de Radio El Bahdja, ce responsable a indiqué que la priorité a été donnée à la couverture de toutes les localités de la capitale. Les portes sont ouvertes actuellement aux transporteurs afin de créer des entreprises de transport, ce qui permettra de créer, selon le même responsable, un climat à même d’assurer le minimum d’organisation du secteur qui compte dans la capitale 3 000 privés bus, 250 bus de l’Etusa et 900 bus de transport universitaire. Le problème, pour cerner toutes les difficultés qui entravent le secteur, est causée, selon M. Ben Djoudi par, entre autres, le fait que le nombre des utilisateurs des moyens de transport routier urbain a augmenté de 50% par rapport à 2000, sachant qu’au début de l’année en cours, on a recensé

1,5 million d’usagers par jour alors que le nombre a été de un million en 2000. Interrogé sur le fait que plusieurs transporteurs ont recours à la location de l’autorisation d’exploitation des lignes, le même responsable indiquera que cette solution a été permise pour la desserte de certaines localités qui ne disposent pas de couverture en moyens de transport. Se contentant de qualifier le fait que les transporteurs font attendre leurs clients longtemps avant de sortir des stations, M. Bendjoudi qui reconnaît ce droit aux transporteurs, estimera que les usagers n’ont qu’à prendre un peu plus d’avance pour pouvoir arriver à temps à leur destination.

Concernant le phénomène de jumelage des courses pratiqué par certains chauffeurs de «taxi-compteurs», le directeur des transports de la wilaya d’Alger rappellera les textes de loi interdisant cette pratique et appellera les usagers à dénoncer ce genre de comportement.

M. Ben Djoudi rappellera, en outre, les projets en cours (construction des parkings à étages) dans plusieurs communes de la capitale. Ces parkings soulageront un tant soit peu la pénurie en matière de places de stationnement, qui encourage l’activité des parkings sauvages.

Fatima Arab

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