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Perte

 

 

 04/11/06

 

 Perte 

Lors du déclenchement de la guerre en Irak, beaucoup avaient accusé les dirigeants des Etats-Unis, qui avaient décidé de se lancer dans ce conflit, de ne le faire que pour des raisons financières. Premièrement, à cause du pétrole (les Etats-Unis ayant de plus en plus besoin d’énergie), ensuite à cause des différents contrats de reconstruction qui ont été octroyés à de grandes multinationales américaines. Halliburton ainsi que d’autres grandes entreprises, telles Bechtel, avaient largement profité de la destruction massive de l’Irak. Des milliards de dollars avaient été mis en balance pour la reconstruction de ce pays dévasté et ce sont bien ces entreprises qui semblaient être les grandes gagnantes dans cette guerre. Ce sentiment avait été conforté par les liens très forts qui unissaient certaines de ces multinationales à de hauts dirigeants américains. En effet, le vice-président américain, Dick Cheney en personne, avait des liens très forts avec l’entreprise de reconstruction américaine Halliburton à qui il a été attribué un contrat de plus de sept milliards de dollars. Toutefois, à la décharge de Dick Cheney, aucun lien avéré n’avait  été établi entre lui et l’attribution de ce lourd marché au géant américain qui comptait engranger des bénéfices spectaculaires. Aujourd’hui, la désillusion de ces entreprises est sérieuse. Face aux violences constantes qui règnent en Irak, aucun bénéfice ne peut être effectif. Certaines de ces entreprises, comme Bechtel, ont même fini par se résoudre à quitter le pays et à abandonner le juteux contrat que leur avaient signé les Etats-Unis. Pour elle, il y a eu définitivement bien plus de pertes que de gains. Ainsi, la débâcle américaine est totale, car, aussi bien sur le plan humain (plus de 100 soldats américains ont été tués ce seul mois d’octobre) que sur le plan financier, l’Irak est devenu le point noir des Etats-Unis qui ont eu décidément une bien fausse bonne idée en décidant d’attaquer ce pays, qui, somme toute, ne leur causait au fond aucun tort.

Fouzia Mahmoudi

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