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Session ordinaire de l’APW d’Alger
La ponction sur
les budgets rejetée
Hier, les élus
ont, encore une fois, rejeté la proposition de la commission des
finances de faire des ponctions sur les budgets.
Les travaux de la
session ordinaire de l’APW d’Alger entrent dans leur deuxième
semaine et les débats sur le seul budget supplémentaire (BS), l’un
des trois points à l’ordre du jour, à savoir l’étude et l’adoption
du dossier de recouvrement des terres agricoles appartenant aux
Domaines et le remplacement du défunt Keddache Mahfoud, tardent à
prendre fin. Hier, les élus ont encore une fois rejeté la
proposition de la commission des finances de faire des ponctions sur
les budgets. En effet, une enveloppe de 180 millions de dinars,
allouée pour l’étude des projets inhérents, notamment à la
réhabilitation de la baie d’Alger, a fait l’objet d’un rejet par
l’Assemblée. La commission des finances qui a proposé une ponction
de 5 millions de dinars n’a pas convaincu l’assistance de l’utilité
de cette omission, ont expliqué les élus. «Pour éviter de recourir,
à l’avenir, à ces manœuvres incompréhensibles», dira un élu, «la
commission chargée de l’élaboration des budgets doit laisser mûrir
les différents projets avant de décider de la somme à leur
consacrer». D’autres ont même exprimé leurs doutes sur la réelle
destination de ces ponctions, insinuant que quelques-uns de leurs
collègues veulent s’en servir à des fins électoralistes.
Par ailleurs, les
élus ont procédé à l’étude et l’adoption d’autres budgets. Entre
autres budgets adoptés, il faut citer celui de 19 millions de dinars
alloués à l’Epic Hurbal. Les élus, intervenant sur ce point, ont été
unanimes quant à l’insuffisance de ce budget pour assurer un minimum
d’hygiène et de propreté dans la capitale. Même état de fait pour le
budget accordé au Samu social qui est, rappelons-le, de un million
de dinars. Une intervenante a fait un constat des plus amers de la
situation qui prévaut au sein de cet organisme. D’après elle,
celui-ci est devenu un centre d’accueil pour SDF et malades mentaux
au lieu d’assurer le service d’assistance sociale, dont il a la
charge. Donc, a estimé cette élue, «un budget de 100 millions de
centimes est loin de satisfaire les besoins de cet organisme».
L’intervenante a même exhorté les responsables du Samu à préserver
son caractère social. Les travaux de cette session marathon se
poursuivront aujourd’hui.
Aomar Fekrache
Haut
Sûreté de la wilaya d’Alger
Plusieurs
individus arrêtés
Les éléments de la
police judiciaire de la Sûreté de la wilaya d’Alger ont procédé, le
2, 4 et 22 du mois dernier à l’arrestation de plusieurs malfaiteurs
impliqués dans des affaires différentes, est-il indiqué dans un
communiqué transmis, hier, à notre rédaction par la cellule de
communication de la Sûreté de la wilaya d’Alger.
Selon le même
document, les policiers de la circonscription administrative de
Hussein Dey ont appréhendé un suspect répondant aux initiales B.Y.,
âgé de 47 ans en possession de 9 grammes de cannabis. Après
vérification du casier judiciaire de celui-ci, il s’est avéré que
c’était un repris de justice.
Par la suite, les
investigations menées leur ont permis d’arrêter un certain (M.DJ.),
âgé de 35 ans. Ce trafiquant détenait 100 grammes du même produit
ainsi qu’une somme de 4 100 DA. Les deux trafiquants ont été ensuite
présentés devant le procureur de la République de Sidi M’hamed,
avant qu’ils soient mis en détention provisoire.
Quant au troisième
délinquant appréhendé, il s’agit d’un repris de justice répondant
aux initiales M.R., âgé de 29 ans. Celui-ci faisait l’objet d’un
mandat d’arrêt pour vols et agression à l’arme blanche, suite à
plusieurs plaintes déposées auprès des services de l’ordre.
Parmi ces plaintes
figure l’incendie d’une maison, le 31 octobre dernier, à minuit,
occasionné par ce sinistre individu. Il convient par ailleurs de
rappeler que cet acte s’est soldé par le décès d’une femme qui
répondait aux initiales Z.A. D’autres victimes de ce criminel se
sont également présentées au siège de la Sûreté de daïra de Hussein
Dey. Parmi ceux-ci, H.F., 27 ans, qui s’est vu passer à tabac par ce
bandit avant de se faire délester d’un auto-radio et dont le
véhicule a été littéralement saccagé. Une autre plainte faisant état
de menaces de mort proférées par ce même individu a été déposée par
un certain M.M., 41 ans, le 21/10/2006. L’instigateur de tous ces
actes sordides a été placé en détention provisoire après son
arrestation.
Par ailleurs, il
est signalé dans ce même communiqué que cinq autres personnes ont
été arrêtées par les éléments de la section mobile de la BMPJ de
Déli-Brahim, le 22 novembre, pour détention de stupéfiants.
Salah Harirèche
Haut
Jugé au tribunal de Sidi M’hamed
Non-lieu pour
un commissaire de police
Le tribunal de
Sidi-M’hamed a jugé, avant-hier, jusque tard dans la soirée, une
affaire de torture et d’homicide. Accusé d’avoir pratiqué la torture
sur un jeune homme, un commissaire de police exerçant, en 1998,
année durant laquelle ces faits auraient eu lieu, au commissariat de
police de Debbih Chérif et exerçant actuellement à Laghouat, a
comparu devant le juge. Deux officiers de police de l’époque, dont
l’un est, depuis, devenu commissaire principal de police, ont été
entendus en tant que témoins dans cette affaire. Dans son
réquisitoire, le représentant du ministère public a requis 15 années
de prison ferme à l’encontre du commissaire de police exerçant à
Laghouat. Après les délibérations, le jury a prononcé, dans la
soirée d’avant-hier, le non lieu pour ce prévenu. Six jeunes ont été
entendus en tant que témoins lors de ce procès. Cette affaire
remonte à l’année 1998, au cours de laquelle un assassinat avait été
commis au quartier Meissonnier. Arrivés sur les lieux, les policiers
auraient arrêté sept jeunes qui se trouvaient dans ce quartier. Ils
avaient été embarqués et emmenés au commissariat de police de Debbih
Chérif. L’un de ces jeunes venait juste de sortir de l’hôpital après
une intervention chirurgicale. «Il avait été torturé puis transféré
à l’hôpital. Là, certains policiers avaient donné, à
l’administration de cet hôpital, un faux nom à cette victime», a
affirmé l’un des témoins.
Durant le procès,
le juge avait interrogé le commissaire de police, lui demandant
pourquoi il n’avait pas informé le procureur de la République de ces
arrestations. La garde-à-vue de ces sept jeunes aurait duré 20 jours
alors que la législation limitait, à l’époque, la garde-à-vue à 12
jours. La victime de ces tortures aurait quitté le territoire
national vers la France après ces faits.
M. Abi
Haut
Expropriation des terres agricoles
Plus de 50 EAI
et EAC concernées
Cinquante trois
exploitations agricoles individuelles et collectives (EAI et EAC)
situées sur les territoires de 19 communes seront concernées par
l’opération d’expropriation, a révélé, samedi, le directeur de
l’agriculture de la wilaya d’Alger, Laâbidi Hamdaoui.
En marge des
travaux de la session ordinaire de l’Assemblée populaire de wilaya (APW)
consacrée à l’examen du budget complémentaire de l’exercice 2006, M.
Hamdaoui a affirmé à l’APS que «la superficie globale des terres
agricoles concernées par l’opération d’expropriation est de 124
ha». M. Hamdaoui a souligné que le nombre d’exploitations agricoles
touchées par cette opération depuis son lancement en 2003, suite à
la promulgation de l’ordonnance 36-95 complétant la loi
d’orientation foncière n° 35-90, a atteint «122 exploitations
individuelles et collectives». «La sélection du foncier agricole à
inscrire dans le cadre du plan d’extension urbaine se fait selon
l’importance du site par rapport aux projets à caractère urgent à y
réaliser, d’une part, et la non-fertilité des terres sélectionnées,
d’autre part», a-t-il indiqué.
«Les exploitants
pourront bénéficier, en échange de la cession de leurs exploitations
qui seront destinées à la réalisation d’infrastructures publiques,
d’une indemnisation allant de
600 000 à 800 000
DA/ha», ajoute le responsable. Ces terres agricoles ont été
inscrites dans le cadre de l’extension urbaine, conformément au plan
d’orientation urbanistique de la wilaya d’Alger, rappelle-t-on. Les
terres expropriées ne seront, ainsi, plus considérées comme des
terres agricoles. M. Hamdaoui a rappelé que la superficie globale
des terres inscrites dans le cadre de l’extension urbaine s’étend
sur 5 000 ha, dont 3 000 ha sont d’ores et déjà exploités dans la
réalisation d’infrastructures publiques, à l’instar de la nouvelle
aérogare d’Alger (1200 ha). Il a souligné que le nouvel enjeu auquel
sa direction devra faire face c’est «d’épargner les terres arables
de l’extension urbaine», ajoutant que ces terres de la wilaya
d’Alger, dont la superficie globale s’étend sur 35 000 ha, sont
menacées par l’extension urbaine au-delà de 2015, proposant le
peuplement des régions intérieures comme solution optimale. A
rappeler que 620 ha de terres agricoles ont été expropriés, dont 496
ha relèvent désormais de la propriété de l’APW, et seront repartis
sur différents secteurs pour la réalisation d’infrastructures
publiques.
Amine B.
Haut
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