Alger

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Session ordinaire de l’APW d’Alger

La ponction sur les budgets rejetée

Sûreté de la wilaya d’Alger

Plusieurs individus arrêtés

Jugé au tribunal de Sidi M’hamed

Non-lieu pour un commissaire de police

Expropriation des terres agricoles

Plus de 50 EAI et EAC concernées

 

 04/12/06

 

 Session ordinaire de l’APW d’Alger

La ponction sur les budgets rejetée

Hier, les élus ont, encore une fois, rejeté la proposition de la commission des finances de faire des ponctions sur les budgets.

Les travaux de la session ordinaire de l’APW d’Alger entrent dans leur deuxième semaine et les débats sur le seul budget supplémentaire (BS), l’un des trois points à l’ordre du jour, à savoir l’étude et l’adoption du dossier de recouvrement des terres agricoles appartenant aux Domaines et le remplacement du défunt Keddache Mahfoud, tardent à prendre fin. Hier, les élus ont encore une fois rejeté la proposition de la commission des finances de faire des ponctions sur les budgets. En effet, une enveloppe de 180 millions de dinars, allouée pour l’étude des projets inhérents, notamment à la réhabilitation de la baie d’Alger, a fait l’objet d’un rejet par l’Assemblée. La commission des finances qui a proposé une ponction de 5 millions de dinars n’a pas convaincu l’assistance de l’utilité de cette omission, ont expliqué les élus. «Pour éviter de recourir, à l’avenir, à ces manœuvres incompréhensibles», dira un élu, «la commission chargée de l’élaboration des budgets doit laisser mûrir les différents projets avant de décider de la somme à leur consacrer». D’autres ont même exprimé leurs doutes sur la réelle destination de ces ponctions, insinuant  que quelques-uns de leurs collègues veulent s’en servir à des fins électoralistes.

Par ailleurs, les élus ont procédé à l’étude et l’adoption d’autres budgets. Entre autres budgets adoptés, il faut citer celui de 19 millions de dinars alloués à l’Epic Hurbal. Les élus, intervenant sur ce point, ont été unanimes quant à l’insuffisance de ce budget pour assurer un minimum d’hygiène et de propreté dans la capitale. Même état de fait pour le budget accordé au Samu social qui est, rappelons-le, de un million de dinars. Une intervenante a fait un constat des plus amers de la situation qui prévaut au sein de cet organisme. D’après elle, celui-ci est devenu un centre d’accueil pour SDF et malades mentaux au lieu d’assurer le service d’assistance sociale, dont il a la charge. Donc, a estimé cette élue, «un budget de 100 millions de centimes est loin de satisfaire les besoins de cet organisme». L’intervenante a même exhorté les responsables du Samu à préserver son caractère social. Les travaux de cette session marathon se poursuivront aujourd’hui.     

Aomar Fekrache

 

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Sûreté de la wilaya d’Alger

Plusieurs individus arrêtés

Les éléments de la police judiciaire de la Sûreté de la wilaya d’Alger ont procédé, le 2, 4 et 22 du mois dernier à l’arrestation de plusieurs malfaiteurs impliqués dans des affaires différentes, est-il indiqué dans un communiqué transmis, hier, à notre rédaction par la cellule de communication de la Sûreté de la wilaya d’Alger.

Selon le même document, les policiers de la circonscription administrative de Hussein Dey ont appréhendé un suspect répondant aux initiales B.Y., âgé de 47 ans en possession de 9 grammes de cannabis. Après vérification du casier judiciaire de celui-ci, il s’est avéré que c’était un repris de justice.

Par la suite, les  investigations menées  leur ont permis d’arrêter  un certain (M.DJ.), âgé de 35 ans. Ce trafiquant détenait 100 grammes du même produit ainsi qu’une somme de 4 100 DA. Les deux trafiquants ont été ensuite présentés devant le procureur de la République de Sidi M’hamed, avant qu’ils soient mis en détention provisoire.

Quant au troisième délinquant appréhendé, il s’agit d’un repris de justice répondant aux initiales M.R., âgé de 29 ans. Celui-ci faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour vols et agression à l’arme blanche, suite à plusieurs plaintes déposées auprès des  services de l’ordre.

Parmi ces plaintes figure l’incendie d’une maison, le 31 octobre dernier, à minuit, occasionné par ce sinistre individu. Il convient par ailleurs de rappeler que cet acte s’est soldé par le décès d’une femme qui répondait aux initiales Z.A. D’autres victimes de ce criminel se sont également présentées au siège de la Sûreté de daïra de Hussein Dey. Parmi ceux-ci, H.F., 27 ans, qui s’est vu passer à tabac par ce bandit avant de se faire délester d’un auto-radio et dont le véhicule a été littéralement saccagé. Une autre plainte faisant état de menaces de mort proférées par ce même individu a été déposée  par un certain M.M., 41 ans, le 21/10/2006. L’instigateur de tous ces actes sordides a été placé en détention provisoire après son arrestation.

Par ailleurs, il est signalé dans ce même communiqué que cinq autres personnes ont été arrêtées par les éléments de la section mobile de la BMPJ de Déli-Brahim, le 22 novembre, pour détention de stupéfiants. 

Salah Harirèche

 

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Jugé au tribunal de Sidi M’hamed

Non-lieu pour un commissaire de police

Le tribunal de Sidi-M’hamed a jugé, avant-hier, jusque tard dans la soirée, une affaire de torture et d’homicide. Accusé d’avoir pratiqué la torture sur un jeune homme, un commissaire de police exerçant, en 1998, année durant laquelle ces faits auraient eu lieu, au commissariat de police de Debbih Chérif et exerçant actuellement à Laghouat, a comparu devant le juge. Deux officiers de police de l’époque, dont l’un est, depuis, devenu commissaire principal de police, ont été entendus en tant que témoins dans cette affaire. Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis 15 années de prison ferme à l’encontre du commissaire de police exerçant à Laghouat. Après les délibérations, le jury a prononcé, dans la soirée d’avant-hier, le non lieu pour ce prévenu. Six jeunes ont été entendus en tant que témoins lors de ce procès. Cette affaire remonte à l’année 1998, au cours de laquelle un assassinat avait été commis au quartier Meissonnier. Arrivés sur les lieux, les policiers auraient arrêté sept jeunes qui se trouvaient dans ce quartier. Ils avaient été embarqués et emmenés au commissariat de police de Debbih Chérif. L’un de ces jeunes venait juste de sortir de l’hôpital après une intervention chirurgicale. «Il avait été torturé puis transféré à l’hôpital. Là, certains policiers avaient donné, à l’administration de cet hôpital, un faux nom à cette victime», a affirmé l’un des témoins.

Durant le procès, le juge avait interrogé le commissaire de police, lui demandant pourquoi il n’avait pas informé le procureur de la République de ces arrestations. La garde-à-vue de ces sept jeunes aurait duré 20 jours alors que la législation limitait, à l’époque, la garde-à-vue à 12 jours. La victime de ces tortures aurait quitté le territoire national vers la France après ces faits.    

M. Abi

 

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Expropriation des terres agricoles

Plus de 50 EAI et EAC concernées

Cinquante trois exploitations agricoles individuelles et collectives (EAI et EAC) situées sur les territoires de 19 communes seront concernées par l’opération d’expropriation, a révélé, samedi, le directeur de l’agriculture de la wilaya d’Alger, Laâbidi Hamdaoui.

En marge des travaux de la session ordinaire de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) consacrée à l’examen du budget complémentaire de l’exercice 2006, M. Hamdaoui a affirmé à l’APS que «la superficie globale des terres agricoles concernées par l’opération d’expropriation est de 124 ha».  M. Hamdaoui a souligné que le nombre d’exploitations agricoles touchées par cette opération depuis son lancement en 2003, suite à la promulgation de l’ordonnance 36-95 complétant la loi d’orientation foncière n° 35-90, a atteint «122 exploitations individuelles et collectives». «La sélection du foncier agricole à inscrire dans le cadre du plan d’extension urbaine se fait selon l’importance du site par rapport aux projets à caractère urgent à y réaliser, d’une part, et la non-fertilité des terres sélectionnées, d’autre part», a-t-il indiqué.

«Les exploitants pourront bénéficier, en échange de la cession de leurs exploitations qui seront destinées à la réalisation d’infrastructures publiques, d’une indemnisation allant de

600 000 à 800 000 DA/ha», ajoute le responsable. Ces terres agricoles ont été inscrites dans le cadre de l’extension urbaine, conformément au plan d’orientation urbanistique de la wilaya d’Alger, rappelle-t-on. Les terres expropriées ne seront, ainsi, plus considérées comme des terres agricoles. M. Hamdaoui a rappelé que la superficie globale des terres inscrites dans le cadre de l’extension urbaine s’étend sur 5 000 ha, dont 3 000 ha sont d’ores et déjà exploités dans la réalisation d’infrastructures publiques, à l’instar de la nouvelle aérogare d’Alger (1200 ha). Il a souligné que le nouvel enjeu auquel sa direction devra faire face c’est «d’épargner les terres arables de l’extension urbaine», ajoutant que ces terres de la wilaya d’Alger, dont la superficie globale s’étend sur 35 000 ha,  sont menacées par l’extension urbaine  au-delà de 2015, proposant le peuplement des régions intérieures comme solution optimale. A rappeler que 620 ha de terres agricoles ont été expropriés, dont 496 ha relèvent désormais de la propriété de l’APW, et seront repartis sur différents secteurs pour la réalisation d’infrastructures publiques.

Amine B.

 

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