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Sommation
Pour sauver la
situation au Proche-Orient, le comité exécutif de l’OLP a sommé le
Premier ministre issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh, de démissionner de
son poste. Cette injonction intervient au lendemain du constat
public par le président Mahmoud Abbas que «toutes les portes sont
fermées» avec le Hamas pour un gouvernement d’union nationale qui
s’engagerait sur la voie de la paix avec Israël. En effet, il est
difficile d’entrevoir une quelconque solution de paix avec les
Israéliens si le gouvernement palestinien refuse obstinément de
reconnaître l’Etat hébreu. Cette situation est pénible tant pour
l’Etat israélien, la communauté internationale que pour le président
palestinien, qui se retrouve les mains liées de par les positions
subversives et non constructives de son Chef de gouvernement et de
l’ensemble de son cabinet. Abbas, qui préside l’Organisation de
libération de la Palestine, a informé jeudi la secrétaire d’Etat
américaine, Condoleezza Rice, lors d’une visite de cette dernière
dans la région, qu’il avait renoncé à tout espoir d’accord avec le
mouvement islamiste. Car, quelque soit le gouvernement d’union
nationale qui pourrait être constitué, Haniyeh, en tant que Chef de
ce gouvernement, bloquerait toutes les avancées éventuelles. Haniyeh
n’est toutefois pas tenu de se plier à cette injonction du comité
exécutif, dominé par les leaders du Fatah d’Abbas, mais celle-ci
accroît la pression sur lui. Pour lui, désormais, il semblerait
qu’il ne reste plus qu’a s’exécuter s’il veut qu’une solution pour
son peuple soit trouvée prochainement et qu’un véritable accord de
paix puisse être discuté. S’il refuse de se plier à cette demande
impérative, la situation restera bloquée et risque même d’empirer
pour le plus grand malheur des Palestiniens qui n’ont pas besoin de
problèmes supplémentaires.
Fouzia Mahmoudi
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