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Sommation 

   

 

 04/12/06

 

Sommation

Pour sauver la situation au Proche-Orient, le comité exécutif de l’OLP a sommé le Premier ministre issu du Hamas, Ismaïl Haniyeh, de démissionner de son poste. Cette injonction intervient au lendemain du constat public par le président Mahmoud Abbas que «toutes les portes sont fermées» avec le Hamas pour un gouvernement d’union nationale qui s’engagerait sur la voie de la paix avec Israël. En effet, il est difficile d’entrevoir une quelconque solution de paix avec les Israéliens si le gouvernement palestinien refuse obstinément de reconnaître l’Etat hébreu. Cette situation est pénible tant pour l’Etat israélien, la communauté internationale que pour le président palestinien, qui se retrouve les mains liées de par les positions subversives et non constructives de son Chef de gouvernement et de l’ensemble de son cabinet. Abbas, qui préside l’Organisation de libération de la Palestine, a informé jeudi la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, lors d’une visite de cette dernière dans la région, qu’il avait renoncé à tout espoir d’accord avec le mouvement islamiste. Car, quelque soit le gouvernement d’union nationale qui pourrait être constitué, Haniyeh, en tant que Chef de ce gouvernement, bloquerait toutes les avancées éventuelles. Haniyeh n’est toutefois pas tenu de se plier à cette injonction du comité exécutif, dominé par les leaders du Fatah d’Abbas, mais celle-ci accroît la pression sur lui. Pour lui, désormais, il semblerait qu’il ne reste plus qu’a s’exécuter s’il veut qu’une solution pour son peuple soit trouvée prochainement et qu’un véritable accord de paix puisse être discuté. S’il refuse de se plier à cette demande impérative, la situation restera bloquée et risque même d’empirer pour le plus grand malheur des Palestiniens qui n’ont pas besoin de problèmes supplémentaires.

Fouzia Mahmoudi

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