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Des dizaines d’ateliers clandestins découverts

10 000 faux registres de commerces  récupérés

Mourad Medelci, ministre des Finances

«2006, année de la gestion des scandales»

Ali Lemdani (Cnapest) condamné à une amende

Le jugement confirmé par la cour d’appel

Le parti tranche aujourd’hui sur les sénatoriales

Boycott du FFS ?

Les chefs d’établissement d’Algérie Poste en colère

«Nous déposerons plainte...»

Bouteflika reçoit le P-DG du géant Arcelor Mittal

Mittal rassure par l’investissement

Aarouch

Dépôt de plainte et actions en perspective

Nadir Hamimid au forum de l’ENTV

«250 000 logements bientôt livrés»

Aménagement du territoire

Appel à l’expertise française

Kidnappé depuis un mois

L’entrepreneur de Maâtkas libéré

Consommation de drogue en Algérie

Les autorités pour une lutte «méthodique»

Après son lancement officiel à New York

Windows Vista 2007 disponible en Algérie

Son vice-président attendu à Alger

Les 3 projets-phares de la SFI

La luptostérose à Tizi Ouzou

Un cas de décès est déjà recensé

Beaucoup parmi eux souffrent de déficits protéiques

Les Algériens sevrés de viande rouge et de poisson

Abdelhamid Mehri

«L’Islamisme est l’ennemi de la démocratie»

 

 04/12/06

 

 Des dizaines d’ateliers clandestins découverts

10 000 faux registres de commerces  récupérés

Ces documents ont été surtout utilisés pour les grosses opérations d’importation via les circuits bancaires. Une commission d’enquête mixte (Finances-Commerce) a été installée pour faire la lumière sur les ramifications de ce trafic.

Les services de sécurité, tous corps confondus, ont réussi d’importantes opérations de démantèlement de réseaux spécialisés dans la falsification de documents officiels, ces dernières années, notamment. La prise a été «très importante» et renseigne sur le recours de plus en plus fréquent des réseaux de trafic à du matériel informatique sophistiqué, dont le scanner reste un outil important. En quelques années, selon des sources concordantes, ce sont

10 000 faux registres de commerce qui ont été récupérés par les services de sécurité suite au démantèlement de ces réseaux. Des dizaines de dossiers concernant des affaires de faux se trouvent entre les mains de la justice, ajoutent ces sources. Ce chiffre aurait été calculé, explique cette source, en fonction du nombre de faux documents récupérés par les services de sécurité lors de leurs enquêtes relatives à ce trafic. L’une des affaires les plus récentes est celle solutionnée par la brigade de recherches et d’intervention (BRI), une brigade créée il y a une année, relevant de la police judiciaire de la Sûreté de wilaya d’Alger (SWPJ), avec la découverte de deux ateliers de fabrication de faux documents. Les enquêteurs ont découvert de faux registres de commerce, entre autres documents falsifiés. Ce sont des dizaines d’ateliers de fabrication de ces faux documents qui ont été découverts par les services de sécurité ces dernières années. Le nombre de faux registres de commerce se trouvant dans la nature, car produits par ces réseaux de trafic avant leur démantèlement, se compteraient par «milliers», ajoutent ces sources qui disent qu’«il est parfois difficile de remonter la filière pour les récupérer». Ces faux documents ont-ils été utilisés dans certaines procédures, dont des demandes de crédits bancaires ? Cette hypothèse n’est pas à écarter par ces sources, selon lesquelles une commission mixte dans laquelle sont représentés les ministres des Finances et du Commerce, incluant les Douanes algériennes, a été récemment créée pour faire la lumière sur cette affaire. Cette commission s’intéressera, poursuivent ces sources, aux financements d’opérations d’importation pour savoir si elles ont bel et bien eu lieu et savoir si de faux registres de commerce ainsi que d’autres faux documents ont été effectivement utilisés pour des opérations frauduleuses. Les enquêtes de cette commission concerneront, selon ces sources, certaines opérations d’importations ayant été financées depuis quelques années par certaines banques ayant été ébranlées par des scandales financiers, dont la BNA et la BADR.

A rappeler que l’assainissement du fichier national des registres de commerce, a débuté à la fin des années 1990, dans le cadre de la préparation de l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et la mesure prise par les pouvoirs publics annulant la délivrance de registres de commerces au niveau local, aurait été décidé suite à des rapports des services de sécurité et d’autres institutions de l’Etat attirant l’attention sur l’ampleur prise par ce trafic.

Les manœuvres frauduleuses et délictuelles autour des registres de commerce auraient même touché de «vrais» documents, utilisés comme de notoriété, avec des prête-noms que les pouvoirs publics avaient du mal à poursuivre par la suite (personnes âgées ou décédées).

M. Abi

 

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Mourad Medelci, ministre des Finances

«2006, année de la gestion des scandales»

Outre sa dimension sociale, la loi de finances pour l’année 2007 a prévu la création de 46 000 postes permanents. Selon Mourad Medelci, ministre des Finances, qui est intervenu hier sur les ondes de la chaîne III, la loi de finances 2007 consacre aussi l’objectif de création des emplois d’attente à travers la réalisation des différents programmes souscris tels que celui des Hauts Plateaux et du Sud. Certes, les emplois créés à travers la réalisation d’infrastructures, telle que l’Autoroute Est-Ouest sont temporaires, mais le besoin d’assurer les missions de maintenance permettra à ces personnes recrutées d’avoir des contrats d’une durée plus longue. A propos de la collecte de la fiscalité ordinaire, le ministre a commencé par dire qu’elle a connu une évolution moyenne de 12% sur les cinq dernières années. Inférieures aux recettes pétrolières, la fiscalité ordinaire est inférieure aussi à 900 millions de dinars par an, a-t-il mentionné en ajoutant que le taux d’amélioration du recouvrement fiscal a été plus important que celui de la croissance. Ceci constitue une preuve de l’avancée de la réforme fiscale. Quant à la réforme financière, un délai de trois ans sera encore nécessaire pour la mettre en application à travers la loi de finances pour 2009. Il sera question d’un seul budget par programme, englobant à la fois le budget d’équipement et celui de fonctionnement. «Nous allons transformer la gestion de dépenses en celle de programme»,

a expliqué le ministre, selon qui, il sera possible de faciliter l’exercice de la responsabilité et d’améliorer la gestion des dépenses publiques. «C’est aussi, enchaîne Mourad Medelci, un moyen d’encadrer les dérives enregistrées».

Il saisit l’occasion pour indiquer que «l’année 2006 a été celle de la gestion des scandales» alors que 2005 était celle de «l’éclatement des scandales». Tout en reconnaissant la difficulté de récupérer la totalité des sommes détournées, le ministre a estimé que le recouvrement sera possible, en partie, grâce à «une contribution des sources qui vont aider les services concernés dans cette mission». La mise en œuvre du système de paiement est l’autre moyen devant permettre une amélioration de la gestion financière. La responsabilisation des gestionnaires est aussi indispensable. C’est le cas des collectivités locales pour lesquels un code de wilaya est en préparation. Outre son adaptation, la fiscalité locale nécessitera plusieurs années en vue d’atteindre le même niveau réalisé par les pays voisins, a prévenu le ministre. Par ailleurs, en mentionnant une hausse de 16% en terme de crédits à l’économie, Mourad Medelci, qui a exhorté les banques à réduire les délais d’études de dossiers à trois mois, a plaidé la cause de ces dernières et a appelé, par la même occasion, les opérateurs qui demandent des crédits importants de présenter des dossiers mieux étudiés. Pour les dettes extérieures, le ministre n’a pas écarté la possibilité de recourir à de nouveaux emprunts dans les prochaines années. Certes, a-t-il reconnu, les réserves de changes actuelles permettent de réaliser les programmes sans recours à l’endettement, «mais dans cinq ans, nous ne savons pas ce qui va se produire. Si nous seront obligés de revenir sur le marché, nous reviendrons avec une meilleure image», celle d’un pays qui a pu rembourser par anticipation. Concernant la revalorisation du dinar, le ministre, qui parle en tant qu’économiste, se dit «ne pas être contre». Mais comme premier responsable du ministère des Finances, il a exprimé son refus en l’expliquant par le souci de protéger la production nationale. Le marché parallèle de la devise, est à quant à lui, n’inquiète pas le ministre puisque s’il avait à choisir entre un marché parallèle de la devise et son inexistence, il opterait pour son existence. En attendant son intégration dans le marché légal, le marché parallèle reste une préoccupation du gouvernement qui tentera de la résoudre à travers la construction de 150 000 locaux à travers le pays.                                                     

Karima Sebai

 

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Ali Lemdani (Cnapest) condamné à une amende

Le jugement confirmé par la cour d’appel

La cour d’appel d’Alger s’est prononcée hier sur l’affaire d’Ali Lamadani chargé de l’information au sein du Conseil national des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST). Cette instance judiciaire a, en effet, confirmé la décision du tribunal de 1re instance de Bir Mourad Raïs en plaidant à l’égard de ce membre actif du Cnapest, coupable pour divers motifs et de ce fait, écopera une amende de 5 000 dinars. Il s’agit, «de motifs classiques» comme l’a qualifié notre interlocuteur, Ali Lamdani, que nous avons contacté, d’incitation à la grève et aux attroupements, pour lesquels, pour rappel, les établissements scolaires du pays ne cessaient d’être paralysés, à maintes reprises, par les différents syndicats autonomes de l’Education nationale des trois dernières années, notamment. Au moment où nous avons contacté ce syndicaliste, celui-ci nous a indiqué que les trois avocats de la défense ont demandé un pourvoi en cassation devant la Cour suprême. Ce même interlocuteur nous a ajouté, par ailleurs, que lui-même avec deux autres membres du Cnapest, à savoir le chargé de l’organique, Z’biri Abdelwahab ainsi que Nouar Larbi, coordinateur national, sont convoqués ce 6 décembre chez le juge d’instruction suite à la plainte déposée par le ministère de l’Education nationale lors des diverses grèves initiées par ce syndicat. Notons enfin que Ali Lamdani, ainsi que cinq autres personnes, sont depuis avril 2006 sous contrôle judiciaire, une situation similaire vécue par un autre membre, Dahmane Tahar, depuis avril dernier, tous pour le même motif, soit l’appel illégal à la grève pour un syndicat non encore agréé.

Kahina B.

 

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Le parti tranche aujourd’hui sur les sénatoriales

Boycott du FFS ?

C’est aujourd’hui que le secrétariat national du FFS tranche sa participation aux futures sénatoriales du 28 décembre.

Une décision fort attendue par la classe politique et les concurrents traditionnels du premier parti d’opposition. La position du FFS par rapport à ces joutes, qui ne l’enthousiasment pas outre mesure, est déterminante pour les chances des partis comme le FLN, le RND et à un degré moindre le RCD. Ce dernier, pour ne citer que celui-là, fait, pour rappel, dans le wait and see pour décider de la suite de sa démarche. Comme c’est le cas pour les 990 élus que compte le collège FFS divisés, à en croire le débat contradictoire qui a prévalu lors de la dernière conférence des élus tenue il y a deux semaines à Melbou (Béjaïa), sur la délicate question de participer ou pas. Présente dans 25 wilayas, la formation de Hocine Aït Ahmed pourrait, selon son porte-parole, en cas de participation, peser sérieusement sur la compétition et fausser les calculs des uns et des autres et hypothéquer même les chances de certaines formations données favorites. Le FFS ne s’en tient pas à la logique arithmétique pour déterminer sa positio, mais «c’est une question de principe», arguera Karim Tabou qui réitère une classique position par rapport à des joutes qui n’apportent rien à la citoyenneté. «Nous ne sommes pas, au FFS, épris de cette routine institutionnelle qui continue d’imposer un ordre établi sans aucun impact direct sur les droits citoyens, sinon que de cautionner la volonté du pouvoir qui fait abstraction de toute idée d’un réel changement». Et de s’interroger : «Quel est l’intérêt d’élections qui ne changeront en rien le vécu des Algériens ?» Et de dire encore «quel est l’intérêt d’une institution qui, sans prérogative et sans pouvoir législatif, continue d’imposer une bipolarité politique ?» Autant de questions à discuter aujourd’hui. Le débat risque d’être houleux et c’est le porte-parole qui le confirme, à l’image des «avis partagés», avant de dire qu’il n’y a aucune limite. Toutefois, M. Tabou n’écarte pas une participation spectaculaire. Car si le FFS entre en lice, il a de fortes chances de peser conséquemment sur le suffrage, non seulement à Béjaïa, à Tizi Ouzou, réputés pour être son fief traditionnel, mais aussi à Alger, Bouira, Boumerdès, Bordj Bou Arreridj, Sétif et Tipasa où le FFS compte l’essentiel de son collège. Karim Tabou estime, en prenant compte de la moyenne nationale pour décrocher un siège, que le FFS est en mesure de jouer les premiers rôles. Mais à l’approche des sénatoriales, ni les conditions ni la tendance générale ne sont propices à une telle démarche. C’est ce qu’il faudrait déduire si l’on considère le paramètre  temps et l’objectif politique qui semblent orienter la décision du parti. Les délais impartis par l’administration au dépôt des candidatures fixés pour le 13 décembre et le temps nécessaire pour sensibiliser et mobiliser le collège des élus autour des primaires pour départager les poulains d’Aït Ahmed, tout plaide pour un énième boycott du FFS. Une attitude plausible quand on sait que le FFS est traversé par un courant contestataire qui l’a secoué durant la période été-automne et qui couve une crise latente qu’il ne veut pas aggraver à l’occasion de ces joutes électorales. Entendre par là qu’il sera question aussi de tout tenter pour faire l’économie d’éventuelles dissidences, sachant qu’il doit certainement exister quelques ambitions personnelles qui peuvent éventuellement s’exprimer. Le boycott serait, pour le parti, un moyen d’épargner les échauffourées et, partant, des lendemains difficiles, vu que le FFS veut sûrement gagner du temps et de l’énergie pour les prochains rendez-vous.

Salah Bey

 

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Les chefs d’établissement d’Algérie Poste en colère

«Nous déposerons plainte...»

Des dizaines de membres du collectif des chefs d’établissement d’Algérie Poste (ex-receveurs) du centre ont tenu, lors d’un point de presse animé, hier, au siège de la direction générale de cette entreprise, à se démarquer de la Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité (CCFC) qui avait annoncé la création de la «Fédération des chefs d’établissements d’Algérie Poste». Près d’une centaine de chefs d’établissement d’Algérie Poste sur 107 membres de ce collectif ont assisté à ce point de presse au cours duquel une déclaration a été remise aux journalistes présents. «Nous, collectif des chefs d’établissement d’Algérie Poste de la région Centre, réunis ce jour à l’amphithéâtre du siège de notre entreprise, nous élevons et protestons énergiquement contre les propos d’un certain K. Mahmoudi, qui, pour combler la désaffection de sa structure CCFC, ne cesse de lorgner vers le potentiel des 3 500 chefs d’établissements pour y pallier, usant de sournoiseries et répréhensibles moyens», lit-on sur ce document. Ces chefs d’établissement d’Algérie Poste des wilayas d’Alger, Tizi Ouzou, Tipasa, Blida, Bouira, Djelfa, Médéa, Aïn Defla et Boumerdès, écrivent, également : «Nous tenons à fustiger cet individu pour ses propos abjects et ses attaques sournoises impliquant la corporation des chefs d’établissement et visant notre direction générale et notre fédération UGTA».

Ils ajoutent dans ce document que «nous ne serons jamais une source de financement pour ses activités, lui qui a prévu dans son programme 2006, la création de 17 entreprises privées (fromagerie, charcuterie, vente de poisson frais, import export…)». Tout a commencé, selon les animateurs de ce point de presse, en mai 2006 lorsque le président de la CCFC avait invité des chefs établissement d’Algérie Poste à une assemblée générale, à Sidi Fredj, pour la création d’une fédération de ces responsables. «Il y avait une cinquantaine de chefs d’établissement lors de cette A.G., venus comme observateurs, pour la plupart. La séance avait été levée par le président de la CCFC car le quorum n’avait pas été atteint et sont restés quelques chefs d’établissements d’Algérie Poste qui prétendent, avec le président de la CCFC, avoir créé cette fédération», disent Dougdag, Oumellal et Maouel, parmi les animateurs de ce point de presse. «Nombre parmi ces cinquante chefs d’établissement d’Algérie Poste déposeront plainte, individuellement, à l’encontre du président de la CCFC», ajoute Dougdag. «Nous refusons que le président de la CCFC ou que ceux parmi les chefs d’établissement qui ont fait sienne sa cause parlent en notre nom», disent-ils encore. Les animateurs de ce point de presse contestent la représentativité de cette nouvelle fédération créée sous l’égide de la CCFC et mettent en cause la légalité de cette démarche. «Dans l’article 38 des statuts de la CCFC, il est mentionné la création de la fédération des receveurs des Impôts, des Douanes, des Domaines et des PTT. Le président de la CCFC est en contradiction avec ces statuts puisqu’il veut créer une fédération seulement pour les chefs d’établissement d’Algérie Poste», soutiennent-ils. En ce qui concerne les chefs d’établissements d’Algérie Poste qui auraient, selon la CCFC été sanctionnés par leur direction générale pour avoir adhéré à cette fédération, les animateurs de ce point de presse disent qu’«il s’agit d’un seul chef d’établissement d’Algérie Poste qui a été ‘’déchargé de ses missions’’ par la direction générale de cette entreprise», poursuivant que «nous n’avons été informés de cela que la veille».

M. Abi

 

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Bouteflika reçoit le P-DG du géant Arcelor Mittal

Mittal rassure par l’investissement

Rien de plus catégorique quant aux intentions de Mittal en Algérie que de voir son P-DG venir ici annoncer un grand programme d’investissement. Les rumeurs de départ sont bien loin. Place à l’avenir. Le Président Bouteflika a reçu, hier à Alger, Lakshmi Niwas Mittal, président du nouveau groupe sidérurgique international Arcelor Mittal.  Abdelhamid Temmar, ministre des Participations et de la Promotion des investissements, et Mohamed Ali Boughazi, conseiller à la Présidence, ont assisté à l’audience qui s’est déroulée au siège de la présidence de la République.  Lakshmi Niwas Mittal a fait part de la volonté de son groupe d’investir en Algérie. «L’audience que le Président Bouteflika m’a accordée a permis de discuter notamment des opportunités d’investissement qu’offre l’Algérie et je lui ai fait part (de notre intention) d’y investir», a déclaré à la presse M. Mittal à l’issue de l’audience que lui a accordée le président de la République,  Abdelaziz Bouteflika. A ce propos, M. Mittal a annoncé avoir exposé au chef de l’Etat un programme d’investissement en Algérie. Il a indiqué, par ailleurs, que le Président Bouteflika a évoqué avec lui les relations entre l’Algérie et l’Inde. «J’ai trouvé très intéressantes les opinions du Président Bouteflika sur les questions internationales», a ajouté

M. Mittal. Mittal Steel Company NV est une société multinationale à capitaux indiens de droit néerlandais. Ayant son siège social à Rotterdam, elle est spécialisée dans la production d’acier. Ce groupe, dont le P-DG est Lakshmi Mittal et le directeur financier son fils Aditya Mittal, est coté à la Bourse de New York (NYSE) et à la Bourse d’Amsterdam (Euronext). Son chiffre d’affaires pour 2004 devrait atteindre 32,4 milliards de dollars US. Sa capitalisation boursière théorique s’élève à 18 milliards de dollars US, mais le capital effectivement coté est beaucoup plus faible (15% de l’actionnariat, soit 2,5 milliards de dollars), ce qui ne permet pas d’estimer la valeur de marché réelle du groupe.

Redouane A.

 

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Aarouch

Dépôt de plainte et actions en perspective

Les délégués des aârouch victimes d’une agression vendredi passé, lors d’une réunion aux Ouadhias, ont déposé plainte contre leurs agresseurs. En effet, des membres du Mouvement citoyen, se sont d’abord rassemblés au niveau de la permanence de ladite organisation avant d’improviser une marche vers la cour de Tizi Ouzou. Tout au long du parcours les délégués scandaient: «Ulach smah ulach». Arrivés devant le siège de la cour de justice, une délégation menée par Belaïd Abrika, blessé au visage lors de ladite tentative d’agression, a été reçu par le procureur général.

La plainte déposée contre les auteurs de l’agression qui ont été identifiés, a été enregistrée.

A 13h, les membres de la CADC se sont regroupés au niveau de la permanence pour une réunion extraordinaire.

Il s’agit de la poursuite des travaux de la réunion de vendredi qui a été laissée ouverte.

Au moment où nous nous mettons sous presse, les travaux se poursuivent toujours et les débats tournaient autour des actions que la CADC aura à organiser dans les prochains jours.

Zahra H.

 

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Nadir Hamimid au forum de l’ENTV

«250 000 logements bientôt livrés»

Comme ont tendance à le faire tous les membres du gouvernement, c’est avec une avalanche de chiffres que le ministre de l’Habitat, invité au forum de l’ENTV, samedi soir, a répondu aux questions des journalistes.

M. Hamimid a commencé, en effet, par annoncer que 250 000 logements seront livrés d’ici la fin de l’année 2006. Des logements qui seront livrés dans le cadre du projet de réalisation d’un million de logements : «Les travaux de réalisation de cette tranche ont débuté en janvier 2005 et plus de 168 000 logements ont été livrés jusqu’à fin juin dernier», explique le ministre en indiquant que les travaux de réalisation de plus de 700 000 logements ont déjà été lancés, soit 68 % du programme global arrêté, alors que la réalisation de 332 000 logements sera lancée avant la fin du premier semestre 2007. M. Hamimid a souligné dans ce contexte que «tous les moyens matériels et humains nécessaires ont été mobilisés pour la réalisation de ce projet» qui a mobilisé «26 400 entreprises dont 325 grandes entreprises ainsi que 5 700 architectes encadrant 15 000 ouvriers et 29 organismes de contrôle technique employant 7 000 travailleurs pour veiller à l’exécution de tout le programme, conformément aux normes techniques exigées».  Interrogé sur les logements réalisés par l’AADL, dans le cadre de la formule de la location-vente, dont le nombre s’élève à quelque 55 000 unités, le ministre a indiqué que «le nombre de logements livrés devrait atteindre 32 000 unités», toujours à la fin 2006.

M. Hamimid a rappelé les causes des retards accusés dans la finalisation de ce programmes, dus essentiellement que ce programme à «l’interdiction d’entrée pour les travailleurs chinois en raison de la maladie du SRAS qui avait touché la Chine durant cette période». Il s’agit, selon le ministre, aussi, du séisme du 23 mai 2003 qui a fait que tous les efforts ont été orientés vers la reconstruction des logements des sinistrés avant l’arrivée de l’hiver. Concernant cette même formule, le ministre a précisé que certains locaux situés en bas des immeubles pourraient être transformés en postes de gardiennage en collaboration avec la Sûreté nationale qui a donné son accord. Concernant le retard accusé dans la réalisation d’un second site à El Achour, M. Hamimid a précisé que le projet avait été confié la première fois à un entrepreneur libanais qui n’a pu faire parvenir son matériel du fait de l’agression israélienne contre ce pays l’été dernier, ce qui a nécessité le lancement d’un autre appel d’offres.

Sur le chapitre du vieux bâti, le ministre a indiqué que 224 000 habitations menaçant ruine ont été recensées dont 84 000 ont été démolies au niveau d’Alger, notamment. 26 000 nouveaux logements ont été consacrés cette année aux familles qui occupaient ces habitations, a-t-il ajouté. Quant à la transformation de certains logements «formule CNEP» en logements sociaux participatifs et leur attribution à d’autres bénéficiaires, le ministre a reconnu «la complexité» de cette «question est assez compliquée» et s’est contenté d’inviter les personnes lésées «à saisir la justice pour confirmer qu’elles en sont prioritaires».

A une question relative aux logements inoccupés,

M. Hamimid a indiqué que le nombre de logements non distribués, estimé auparavant à

65 000 unités «a sensiblement baissé durant les dernières années (28 000 unités) grâce notamment à l’amélioration de la situation sécuritaire».   

Fatima Arab

 

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Aménagement du territoire

Appel à l’expertise française

«Nous tenons à projeter l’avenir sur la base du Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) en cours de consolidation pour 2025, mais nous voulons prendre les précautions nécessaires en tenant compte à la fois des exigences internes à notre pays et des impératifs souvent contraignant de la mondialisation». Tel a été le message adressé hier, par le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, lors de son allocution d’ouverture du Colloque international sur les pôles de compétitivité et d’excellence en Algérie. Une rencontre de deux jours, première en son genre en Algérie et qui se tient à l’hôtel El-Aurassi.

M Belkhadem a souligné à cette occasion que «le pays se trouve aujourd’hui dans une phase charnière de son développement économique et social» et qu’il est temps de «projeter le devenir de son développement de façon durable et avec une croissance appréciable et solidaire pour le bien-être de l’ensemble des algériens». Aussi, a-t-il expliqué, «la stratégie de développement sur laquelle le gouvernement compte asseoir sa politique de rattrapage du retard enregistré par l’Algérie va privilégier le SNAT 2025. Elle permettra une conduite maîtrisée du changement en assurant un développement harmonieux de l’ensemble du territoire national alliant efficacité économique, équité sociale et protection de l’environnement». De même, a ajouté le Chef du gouvernement, «elle doit permettre d’ouvrir d’avantage les perspectives aux jeunes générations pour participer de manière active au développement et à la réduction des inégalités». Pour sa part et après avoir expliqué les grande lignes du SNAT 2025, dont «l’élaboration entre en phase finale et qui traduit pour l’ensemble du territoire national, les orientations stratégiques de la politique nationale par l’intégration des développements territoriaux et sectoriels qu’il détermine pour le long terme», a-t-il avancé, le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, Cherif Rahmani a affirmé que «le colloque sera une occasion pour approfondir la réflexion sur les pôles de compétitivité et d’excellence développés par le SNAT 2025». L’intervenant a précisé par ailleurs qu’il serait question de s’imprégner des expériences réussies dans ce domaine, plus particulièrement l’expérience française. La présence au colloque d’une délégation française conduite par Christian Estrosi, ministre délégué à l’Aménagement du territoire en témoigne. Intervenant à son tour, ce dernier a proposé l’aide de son gouvernement pour «la stratégie algérienne en matière de créations desdits pôles». «Nous pouvons vous assister dans l’élaboration des cahiers de charges, pour la mobilité des acteurs. Cela, dans le cadre d’«un partenariat pour une expérience pilote qui serait peut-être lancée au niveau des Hauts Plateaux et le choix du site reviendra au Algériens bien sûr», a t-il expliqué. La première journée du colloque a été sanctionnée par la signature d’une convention de partenariat en matière d’aménagement du territoire, entre les deux pays, en attendant une réponse algérienne à la proposition française pour un accompagnement de longue durée dans l’application du SNAT 2025.            

Les rendez-vous de l’environnement

Tout un planning d’activités et de rencontres locales et internationales a été tracé du 5 au 20 novembre 2006, par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, a-t-on appris hier, en marge du Colloque international sur les pôles de compétitivité et d’excellence en Algérie. Il est question de la signature demain d’un accord de coopération avec les Français autour des technopôles «nouvelle ville de Sidi Abdellah». Le 13 décembre aura lieu l’ouverture officielle à la Safex, (Pins maritimes) du festival culture et civilisation des peuples des déserts du monde.

Il sera clôturé le 20 décembre prochain. Par ailleurs, une conférence internationale sur la «lutte contre la désertification et l’impératif international de la politique de soutien» est prévue du 17 au 19 décembre. Elle sera organisée par l’université des Nations Unies. Le même jour débutera à l’hôtel Mazafran, la réunion préparatoire des ONG et associations de la 18e session du Conseil des ministres arabes de l’Environnement. Le dit conseil est attendu les 19 et 20 décembre à l’hôtel Hilton.           

Habiba Ghrib

 

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Kidnappé depuis un mois

L’entrepreneur de Maâtkas libéré

Un entrepreneur originaire de la localité de Maâtkas, (Tizi Ouzou) qui a été enlevé depuis un mois a été libéré avant-hier vers 19h30. Selon nos sources, la victime, kidnappée dans un faux barrage dressé par un groupe armé au niveau de Tassadort, dans la région de Maâtkas, le 4 novembre dernier, a été libérée à Oued Aïssi, dans la commune de Tizi Ouzou. On ignore si la rançon exigée par les auteurs de l’enlèvement a été versée par la famille de la victime qui refuse de faire de déclaration à ce sujet.

Z. H.

 

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Consommation de drogue en Algérie

Les autorités pour une lutte «méthodique»

Après la création de l’Office national de drogue, l’Algérie est décidée de s’attaquer au phénomène de la consommation des drogues en s’appuyant sur les méthodes et des études scientifiques afin d’avoir des chiffres et des données palpables sur le phénomène.

C’est du moins ce qu’a annoncé hier M. Abdelkrim Sayah, directeur général de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT) lors de son intervention à la conférence internationale sur le rôle de la recherche scientifique pour l’élaboration des politiques de lutte contre la drogue.

Cette étude entre dans le cadre du plan directeur national de lutte contre la drogue élaboré par  l’ONLDT qui s’étale sur une durée de cinq ans. Pour cela, l’ ONLDT a sélectionné le CENEAP comme bureau d’études pour élaborer une étude sur la consommation de drogue en Algérie. Les résultats de cette étude seront présentés l’été prochain. «Il s’agit de trouver et d’identifier les causes et les types de consommation chez nous avant de passer aux effets de la drogue sur la population» dira

M. Sayeh. En attendant les résultats de cette enquête, le centre continue de déployer des efforts sur la prévention.

Par ailleurs, M. Sayeh est revenu sur son intervention sur la proportion alarmante que prend la propagation du phénomène par le monde. Ainsi, la commercialisation de la drogue est un délit puni par la loi. Cette activité a un lien direct avec la commercialisation des armes et l’activité terroriste. Le commerce de drogue reste le moyen le plus efficace de gain facile et rapide des richesses. Ce marché engendre 500 milliards de dollars annuellement. Il est ainsi considéré comme le deuxième marché en terme de revenus financiers. Pis encore, il est plus porteur et plus important que les entrées des hydrocarbures. Le phénomène de la consommation de drogue cible principalement les jeunes. Le conférencier a relevé également les moyens technologiques très importants que possèdent les marchands et les commerçants de drogue.

Le DG de l’Office de lutte contre la drogue a averti sur un éventuel passage de notre pays de pays transitaire à un pays consommateur. Plusieurs facteurs favorisent ce changement, notamment la position géographique. Le conférencier a mis l’accent sur la nécessité de coordonner les efforts et de doubler les moyens existants pour faire face à la propagation très inquiétante de ce phénomène. La recherche scientifique a une place primordiale dans la lutte con-tre la drogue. La situation de la consommation de drogue est très inquiétante. «C’est un danger réel. Le cannabis et les psychotropes sont les drogues les plus consommées chez nous», dira

M. Aïssa Kasmi, directeur de coopération internationale à l’office. Ce responsable a indiqué que 73,87% des quantités de cannabis produits au Maroc ont transité par les ports algériens. Les saisies opérées par les services de sécurité ont enregistré des augmentations ces dernières années. Ainsi, 8,068 tonnes de cannabis ont été saisies en 2003, 12,373 en 2004, et 9,6 tonnes en 2005. A noter aussi l’installation progressive du commerce de drogues dures puisque ces mêmes services ont saisi 151,9 grammes de cocaïne en 2004 et 66,55 grammes en 2005. 26,8 grammes et 10 comprimés de l’héroïne ont été saisis en 2004 contre 88,736 grammes en 2005. Des quantités de l’opium ont été saisies durant ces deux dernières années. Ainsi, 3 016 grammes de pavot et 0,2 gramme de graine et 55 plants ont été saisis en 2004 et 480 grammes de pavot en 2005. Les services de sécurité ont saisi

227 701 comprimés de substances psychotropes en 2004 et 426 617 comprimés et 325 flacons en 2005.

Nouria B.

 

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Après son lancement officiel à New York

Windows Vista 2007 disponible en Algérie

Windows Vista de Microsoft Office System 2007 et d’Exchange Server 2007, version entreprise sont désormais disponibles sur le marché national. Microsoft, le géant mondial de l’informatique a lancé, hier, officiellement ce dernier produit en Algérie, trois jours seulement après son lancement à New York. Une cérémonie a été organisée hier à l’aéroport international d’Alger pour annoncer l’évènement. M. Lahouari Belbari, directeur général de Microsoft Algérie, a souligné à l’occasion, que des entreprises algériennes ont testé ce produit et ont été satisfaites, d’ailleurs, les premières conclusions prévoient des gains d’efficacité générés par les nouvelles versions de Windows et d’Office. «Les premiers utilisateurs ont remarqué l’automatisation des flux des processus à l’origine des nombreuses économies réalisées, un accès facile aux informations et une collaboration renforcée avec leurs collègues. Ils ont, grâce à notre doublé historique, Vista et Office 2007, plus de moyens pour plus d’efficacité et moins de coûts.» Ces nouvelles versions comptent changer radicalement l’approche des technologies de l’information, elles répondent aux quatre démarches stratégiques des entreprises: développer les relations, stimuler l’innovation, optimiser les opérations et renforcer les liens. Parmi les nouvelles fonctionnalités, elles proposent une interface plus ergonomique, un graphisme extrêmement abouti et une prise en charge totale du format XML. Les investissements réalisés sur les serveurs font d’Office system 2007 une plateforme puissante pour développer des applications métier et éliminer les frontières entre les entreprises, les systèmes, les processus et les informations.

M. Pascal Pare, de Calipia France, précisera que ces solutions garantissent plus de sécurité (si le PC portable est perdu ou volé, les informations ne peuvent être ré exploitées par un autre utilisateur, il est possible de mettre à jour le système d’exploitation), les coûts sont réduits pour les administrations, la mobilité du personnel et du groupe augmente. C’est également une nouvelle génération de plate-forme répondant aux nouvelles exigences  de l’écosystème. «Avec ces nouvelles versions, on peut travailler sur l’ensemble du système, faire gagner en productivité et régler définitivement les problèmes de reporting (organisation)», indique-t-il. Les informations sont traitées rapidement, le travail et le temps et les informations sont mieux organisés et gérés efficacement. Selon le directeur général, les prix sont compétitifs et ces produits ne sont pas plus cher que les anciens de Microsoft et leur installation n’exige pas systématiquement un nouvel équipement. Exchange Server 2007 sera disponible sur le marché dès la deuxième semaine de décembre. Le 30 janvier 2007, le grand public disposera, à son tour, de Windows Vista et Microsoft Office 2007.

Notons que le développement de ces versions a été élaboré grâce aux avis des clients qui étaient volontaires pour aider Microsoft à travailler sur plus d’un million de sessions d’utilisateurs. Des clients à travers le monde ont ainsi téléchargé plus de 5 millions de version bêta et ont apporté des critiques pertinentes et suggestions d’améliorations. Un projet grandiose dont l’investissement a coûté plus de 7 milliards de dollars en terme de recherche et de matière grise, un chiffre qui égale le budget annuel d’une société médicale

Irane Belkhedim

 

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Son vice-président attendu à Alger

Les 3 projets-phares de la SFI

L’amélioration du climat des affaires, l’agriculture et le micro-crédit sont les projets-phares en début d’exécution ou en cours d’élaboration par la Société financière internationale (SFI, filiale de la Banque mondiale) en Algérie, a indiqué à l’APS le représentant de la SFI pour la région du Maghreb (siège à Alger),  Abdelkader Allaoua. La SFI, dont le vice-président exécutif, Lars Thunell, est attendu aujourd’hui à Alger pour une visite de trois jours, «souhaite renforcer son partenariat avec l’Algérie pour le développement de son secteur privé» à travers notamment l’amélioration de l’environnement économique et réglementaire, le renforcement du secteur financier et la fourniture d’une assistance technique aux entreprises, résume

M. Allaoua. Evoquant le projet relatif à la simplification des procédures d’investissements en Algérie, le même responsable explique que l’objectif recherché est une refonte des procédures afin de réduire les coûts et les délais que celles-ci impliquent en vue d’encourager l’investissement direct national et étranger et d’améliorer, donc, le classement mondial de l’Algérie en la matière. Ce projet a fait l’objet d’un accord signé récemment entre cette institution financière internationale et le ministère des Participations et de la Promotion des investissements (MPPI).

En effet, en dépit des séries de réformes économiques et financières qu’elle a engagées et sa croissance économique relativement forte depuis quelques années, l’Algérie continue à occuper un classement défavorable (actuellement 116e sur 177 pays) dans les différents rapports annuels «doing business» de la Banque mondiale lesquels mesurent la propension de chaque pays à offrir un cadre propice à l’investissement. L’autre projet en cours de préparation par la SFI porte sur le secteur de l’agriculture où il s’agit de définir une stratégie dans l’utilisation des engrais agricoles. «A travers le monde, l’Algérie est le pays où l’usage des engrais agricoles est des plus faibles», souligne le même responsable. Cette étude, menée actuellement avec une entreprise privée algérienne de production d’engrais, devra permettre d’identifier les facteurs qui expliquent l’insuffisance du recours de l’agriculteur algérien à ces produits (prix, circuit de distribution, absence de vulgarisation...). Selon les prévisions de la SFI, ce projet aura des «retombées énormes» en matière non seulement de productivité agricole mais aussi en termes d’emploi et des prix des produits agricoles.

R. N.

 

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La luptostérose à Tizi Ouzou

Un cas de décès est déjà recensé

Plusieurs personnes résidant à Tala Athmane, une banlieue de la commune de Tizi Ouzou ont été hospitalisées au CHU Nédir-Mohand, ces deux derniers jours, apprend-on de sources médicales.

Parmi les admis, on en dénombre déjà le cas de décès d’un jeune de 26 ans avant-hier alors qu’au moins une dizaine de cas ont été gardés en observation au niveau du même établissement hospitalier. L’origine de cette contamination reste la grande inconnue du personnel de l’hôpital même si on piste la liptosterose, une épidémie dont son transporteur est le rat. Pour déterminer la cause exacte de cette maladie, des prélèvements sur l’eau ont été effectués et les résultats ne seront pas connus avant 48 heures, selon nos sources.

Néanmoins, une batterie de mesures préventives a été arrêtée par les services concernés, notamment l’interruption de l’alimentation en eau potable de tout le village de Tala Athmane et la désinfection des lieux où vivent les premières victimes de cette maladie. Même si la panique s’est emparée des populations de cette banlieue, en revanche tout est entrepris par les autorités pour les rassurer en attendant les résultats complets des prélèvements.

Hamid M.

 

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Beaucoup parmi eux souffrent de déficits protéiques

Les Algériens sevrés de viande rouge et de poisson

L’Algérie n’en est pas à un paradoxe près. Son cheptel est exporté frauduleusement et elle ramène de la viande ovine de l’étranger. Elle possède, par ailleurs, près de 1 200 kilomètres de façade maritime et sa population a difficilement accès au poisson.

Tous les médecins spécialistes sont d’accord là-dessus : les Algériens, les plus jeunes en particulier, souffrent d’un déficit protéique préoccupant. Cette situation est des plus singulières quand on sait que le pays possède un cheptel ovin estimé, selon des chiffres difficiles à vérifier, entre 15 et 20 millions de têtes de mouton et une façade maritime de plus de 1 200 kilomètres de long, dont toutes les études ont démontré qu’elle est particulièrement poissonneuse.

Alors que l’Algérie est censée être le pays du mouton, une bonne partie de sa population est contrainte, compte tenu de la cherté des produits carnés, de se tourner vers de la viande congelée importée des antipodes. Le faible nombre de bêtes conduites à l’abattage, par les gros éleveurs et autres maquignons, dans le but de maintenir le prix de la viande en hausse constante, de même que les exportations frauduleuses, difficiles à quantifier, de cheptel ovin à travers les frontières est et ouest du pays, figurent parmi les causes les plus couramment avancées pour expliquer les excessifs niveaux de prix de la viande ovine en Algérie.

Acheter un kilogramme de viande fraîche n’est pas à la portée du premier venu. Acquérir un même poids de beefsteak est devenu un luxe suprême, même pour les personnes qui possèdent, encore, un assez bon pouvoir d’achat. Il faut se rappeler, à ce propos, qu’il y a quelques mois, le kilogramme d’agneau se monnayait à plus de 1 000 DA chez les bouchers et que le kilogramme de viande bovine avait atteint le seuil des 1 200 DA. Que dire, alors, du coût d’un kilogramme de foie ou de cœur ?

Des ratios crédibles ?

Les représentants du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques se font fort, chaque fois, de claironner que leur ambition première est d’augmenter, substantiellement, le ratio de viande de poisson consommé, (habituellement ?), par les nationaux. De 5,2 kilogrammes par an et par tête d’habitant en 2003 pour des prises estimées à 142 000 tonnes, la quantité consommée par chaque Algérien devait, théoriquement, et si l’on se réfère aux prises à réaliser durant cette période, (plus de 200 000 tonnes/an), passer à 6,2 kilogrammes, en 2005. Des chiffres difficiles à vérifier sur le terrain. Si l’on accorde du crédit à ces statistiques, il y a tout lieu d’être satisfait, quoique, la consommation de poisson, dans un grand nombre de pays, se situe entre 20 et 80 kilogrammes/an. Le calcul fait par le ministère en charge de la Pêche est d’une simplicité déroutante. On prend, comme base de référence, la quantité de produits pêchée sur une année, on la divise par le nombre d’habitants, estimé, globalement, à une trentaine de millions et on obtient, en principe, en principe seulement, la quantité de poisson que chaque Algérien est censé consommer annuellement. Ces estimations, même approximatives sont, malheureusement, démenties par divers facteurs. D’une part, des enquêtes menées, à diverses reprises, ont démontré qu’une bonne partie de la population, notamment celle située à l’intérieur du pays, n’a pas accès aux produits de la mer. D’autre part, il n’est un secret pour personne que le poisson, pour des raisons de coût, a fini par devenir, au fil des ans, un produit que seuls les plus fortunés ont le privilège de consommer.

Pour les ménages du nord du pays, il est possible, compte tenu de leur disponibilité, tout au long de l’année, de pouvoir s’offrir, de temps à autre, certaines espèces comme la sardine, dont le prix, depuis quelques semaines, est devenu, (pour combien de temps), plus abordable sur les marchés, (entre 50 et 120 DA le kilogramme), de la saourel, de la bogue, du mulet et, durant certaines périodes propices de l’année, du maquereau. A côté de ces dernières, il y a ce que l’on a pris communément l’habitude d’appeler les espèces «nobles», dont les prix sont perpétuellement maintenus à la hausse et de ce fait, inabordables pour le plus grand nombre. Parmi celles-ci figurent, à titre indicatif, le mérou, l’espadon, la sole, le merlan, le rouget, la limande, le thon, la raie, la daurade, que l’on peut contempler, contempler seulement, sur les étals et qui sont cédés, suivant les marées, les espèces et la taille, entre 600 et 1600 DA le kilogramme.

Une seule considération : exporter

La question qui se pose, légitimement, est de savoir où vont toutes les quantités de poissons pêchées.

On découvre qu’en dehors de celles proposées à la vente au niveau national et dont les tonnages sont difficiles à cerner, il y a celles, dont on sait pertinemment qu’elles sont comptabilisées dans les quotas censés être consommés par les nationaux et qui, en réalité, sont exportées vers les marchés espagnols, français et italiens, gros demandeurs.

De nombreux opérateurs, légalement installés, se font fort, à cet effet, d’écumer régulièrement toutes les halles aux poissons du pays pour rafler les espèces appréciées outre Méditerranée. Même le poulpe, dont ils ont fini par découvrir la bonne valeur marchande a commencé à être exporté, en quantités, vers les marchés européens. Quand on observe ce phénomène d’exportation tous azimuts, en réalité, un détournement scandaleux de protéines, on peut, sans risque d’être démenti, affirmer qu’il est beaucoup à l’origine des coûts prohibitifs observés sur le marché du poisson en Algérie. Il n’est, d’autre part, un secret pour personne que des patrons pêcheurs, avides de devises, continuent de céder une partie ou la totalité de leurs prises, en pleine mer, à des mareyeurs étrangers. C’est le cas, en particulier, de certains crustacés tels que la langoustine, dont on n’a plus vu trace depuis des années et la crevette. Il arrive, parfois, que cette dernière atteigne 1200 à 1600 DA le kilogramme sur certains étals privés. Quand, parfois, ils n’arrivent pas à l’écouler ou qu’elle commence à se défraîchir, les mareyeurs se résignent à la vendre dans les marchés populaires où ils en obtiennent, quand même, de 600 à 700 DA pour la même quantité.

Il faut préciser, sur un autre plan, que les autorités ont commencé, depuis quelques temps déjà, à encourager le développement de l’aquaculture et de la pisciculture, dans le souci, disent-elles, d’augmenter le ratio des quantités de poissons consommés par les Algériens. Si certaines espèces piscicoles développées dans les barrages, à l’image de la carpe sont, peut-être, susceptibles de profiter directement aux consommateurs algériens, jusqu’à ce qu’on leur découvre des débouchés à l’étranger, on ne saurait en dire autant pour les produits issus de l’aquaculture destinés, dans leur immense majorité, à traverser la mer.

Viandes rouges et poisson congelés

Au vu de l’ensemble de ces considérations et ils ont pris l’habitude de le faire pour les viandes de bœuf et de mouton, les ménages algériens se sont mis, faute de mieux, à consommer des poissons et des crustacés congelés qu’il est, de plus en plus, aisé de se procurer sur le marché et dont les prix sont, plus ou moins, abordables.

Comme on le constate, il ne suffit pas seulement d’aligner des chiffres pour considérer que les nationaux consomment X quantités de protéines et peuvent, ainsi, se nourrir convenablement. On sait qu’un être bénéficiant d’une nourriture équilibrée est moins enclin à développer des maladies. C’est dire qu’il est essentiel que soient dépassées les incohérences économiques dont l’objectif premier est de promouvoir les exportations de produits nourriciers sans se soucier, au préalable, des besoins vitaux de ses citoyens.

Bien nourrir ses populations est une revendication, légitime, dans laquelle doivent s’impliquer, étroitement, de nombreux organismes publics et en premier lieu ceux relevant du ministère de la Santé. Faute de quoi, il serait vain de vouloir continuer à parler de politique de santé publique et de protection du bien-être des populations.  

Ahmed Mahieddine

 

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Abdelhamid Mehri

«L’Islamisme est l’ennemi de la démocratie»

Abdelhamid Mehri n’en démord pas et sort en douceur ses griffes quand on lui parle de réconciliation nationale. «Ce n’est pas avec des instructions venues d’en haut qu’on devrait décider d’une pareille politique. Cela conduit tout de go à une sorte d’unicité de vision. Or, que c’est dans le peule à travers tous les courants qui le traversent qu’on devrait s’appuyer. C’est-à-dire s’entendre à la base sur une dynamique sociale» a expliqué, hier, l’ancien premier responsable du FLN et figure de proue de la guerre de Libération nationale, au cours d’une rencontre-débat sur la démocratie dans le monde organisée par le quotidien arabophone Djazaïr News à la Bibliothèque nationale à Alger. Même sans citer la Charte pour la paix et la réconciliation nationale nommément M.Mehri juge les résultats insuffisants et qu’en aucune manière, ils conduiraient à l’instauration d’une véritable démocratie.

«Il faut être sincère et franc avec la société dans toutes ses composantes», lance-t-il à la hussarde.

Sur un autre front, devant des députés du MRN, présents eux aussi au rendez-vous, l’ancien ministre du GPRA, a lancé une vraie diatribe contre l’islamisme politique qu’il considère, ni plus ni moins d’«ennemi» de la démocratie. Pour lui, la proclamation du 1er Novembre 1954 qui définissait la nature du futur Etat algérien dans le cadre des principes de l’Islam n’est en aucune façon, un plaidoyer pour l’instauration d’une République théocratique «comme certains l’ont interprété». Car selon lui, les Islamistes ne rêvent pas de la Dawla Islamyia.

Jamais, à ses yeux, dans l’histoire contemporaine de l’Algérie, depuis notamment l’enclenchement de la guerre de Libération, l’on s’est soucié de la démocratie. «Il y a eu seulement des tentatives et quelques touches pour démocratiser l’exercice politique mais qui ont toutes été escamotées» et de poursuivre «des tentatives comme celles que nous avons connues avec le groupe des 22, au Congrès de la Soummam, au GPRA, même s’il elles avaient capoté mais elles donnèrent lieu à des décisions futures s’inscrivantt parfaitement avec l’esprit démocratique», reconnaît-il.

A ceux qui voient derrière le Congrès de la Soummam une sorte de « coup d’Etat »,-et donc une dictature fomentée, comme ils le laissent dire, par Abane Ramdane pour, soutiennent-il, prendre le commandement de la révolution, M.Mehri a répondu que ce tournant dans l’histoire de la révolution visait non l’usurpation du pouvoir, mais plutôt la mise en place des principes de la révolution et, au-delà, ceux du futur l’Etat. «En tout cas, la Soummam a ouvert les portes à tous les courants politiques de l’époque», clame-t-il et que s’il y a eu exclusion, traduisez une situation de non démocratie, c’est à partir de 1962 et de la politique initiée dès le lendemain de l’indépendance.

Sur l’histoire, M.Mehri a révélé est revenu sur la réunion du Conseil national de la révolution (Cnra) de Tripoli en 1961 et de la charte qui y était résultée. Il a reconnu que les principes retenus dans le document final n’ont pas fait l’unanimité parmi tous les membres du Cnra et que les décisions ont été prises manu militari par le bureau politique même en ce qui concerne le titre du document final dont l’original est, selon lui, « Charte du FLN » et non « Charte de Tripoli » comme c’est connu. Abderezak Bouhara, membre du Conseil de la nation et ancien officier de l’ALN, l’urgence est d’impliquer l’ANP dans le processus démocratique. Façon à lui de réfuter le slogan « l’armée dans les casernes »

A. G

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