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Des dizaines d’ateliers clandestins découverts
10 000 faux
registres de commerces récupérés
Ces documents ont
été surtout utilisés pour les grosses opérations d’importation via
les circuits bancaires. Une commission d’enquête mixte (Finances-Commerce)
a été installée pour faire la lumière sur les ramifications de ce
trafic.
Les services de
sécurité, tous corps confondus, ont réussi d’importantes opérations
de démantèlement de réseaux spécialisés dans la falsification de
documents officiels, ces dernières années, notamment. La prise a été
«très importante» et renseigne sur le recours de plus en plus
fréquent des réseaux de trafic à du matériel informatique
sophistiqué, dont le scanner reste un outil important. En quelques
années, selon des sources concordantes, ce sont
10 000 faux
registres de commerce qui ont été récupérés par les services de
sécurité suite au démantèlement de ces réseaux. Des dizaines de
dossiers concernant des affaires de faux se trouvent entre les mains
de la justice, ajoutent ces sources. Ce chiffre aurait été calculé,
explique cette source, en fonction du nombre de faux documents
récupérés par les services de sécurité lors de leurs enquêtes
relatives à ce trafic. L’une des affaires les plus récentes est
celle solutionnée par la brigade de recherches et d’intervention
(BRI), une brigade créée il y a une année, relevant de la police
judiciaire de la Sûreté de wilaya d’Alger (SWPJ), avec la découverte
de deux ateliers de fabrication de faux documents. Les enquêteurs
ont découvert de faux registres de commerce, entre autres documents
falsifiés. Ce sont des dizaines d’ateliers de fabrication de ces
faux documents qui ont été découverts par les services de sécurité
ces dernières années. Le nombre de faux registres de commerce se
trouvant dans la nature, car produits par ces réseaux de trafic
avant leur démantèlement, se compteraient par «milliers», ajoutent
ces sources qui disent qu’«il est parfois difficile de remonter la
filière pour les récupérer». Ces faux documents ont-ils été utilisés
dans certaines procédures, dont des demandes de crédits bancaires ?
Cette hypothèse n’est pas à écarter par ces sources, selon
lesquelles une commission mixte dans laquelle sont représentés les
ministres des Finances et du Commerce, incluant les Douanes
algériennes, a été récemment créée pour faire la lumière sur cette
affaire. Cette commission s’intéressera, poursuivent ces sources,
aux financements d’opérations d’importation pour savoir si elles ont
bel et bien eu lieu et savoir si de faux registres de commerce ainsi
que d’autres faux documents ont été effectivement utilisés pour des
opérations frauduleuses. Les enquêtes de cette commission
concerneront, selon ces sources, certaines opérations d’importations
ayant été financées depuis quelques années par certaines banques
ayant été ébranlées par des scandales financiers, dont la BNA et la
BADR.
A rappeler que
l’assainissement du fichier national des registres de commerce, a
débuté à la fin des années 1990, dans le cadre de la préparation de
l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC)
et la mesure prise par les pouvoirs publics annulant la délivrance
de registres de commerces au niveau local, aurait été décidé suite à
des rapports des services de sécurité et d’autres institutions de
l’Etat attirant l’attention sur l’ampleur prise par ce trafic.
Les manœuvres
frauduleuses et délictuelles autour des registres de commerce
auraient même touché de «vrais» documents, utilisés comme de
notoriété, avec des prête-noms que les pouvoirs publics avaient du
mal à poursuivre par la suite (personnes âgées ou décédées).
M. Abi
Haut
Mourad Medelci, ministre des Finances
«2006, année de
la gestion des scandales»
Outre sa dimension
sociale, la loi de finances pour l’année 2007 a prévu la création de
46 000 postes permanents. Selon Mourad Medelci, ministre des
Finances, qui est intervenu hier sur les ondes de la chaîne III, la
loi de finances 2007 consacre aussi l’objectif de création des
emplois d’attente à travers la réalisation des différents programmes
souscris tels que celui des Hauts Plateaux et du Sud. Certes, les
emplois créés à travers la réalisation d’infrastructures, telle que
l’Autoroute Est-Ouest sont temporaires, mais le besoin d’assurer les
missions de maintenance permettra à ces personnes recrutées d’avoir
des contrats d’une durée plus longue. A propos de la collecte de la
fiscalité ordinaire, le ministre a commencé par dire qu’elle a connu
une évolution moyenne de 12% sur les cinq dernières années.
Inférieures aux recettes pétrolières, la fiscalité ordinaire est
inférieure aussi à 900 millions de dinars par an, a-t-il mentionné
en ajoutant que le taux d’amélioration du recouvrement fiscal a été
plus important que celui de la croissance. Ceci constitue une preuve
de l’avancée de la réforme fiscale. Quant à la réforme financière,
un délai de trois ans sera encore nécessaire pour la mettre en
application à travers la loi de finances pour 2009. Il sera question
d’un seul budget par programme, englobant à la fois le budget
d’équipement et celui de fonctionnement. «Nous allons transformer la
gestion de dépenses en celle de programme»,
a expliqué le
ministre, selon qui, il sera possible de faciliter l’exercice de la
responsabilité et d’améliorer la gestion des dépenses publiques.
«C’est aussi, enchaîne Mourad Medelci, un moyen d’encadrer les
dérives enregistrées».
Il saisit
l’occasion pour indiquer que «l’année 2006 a été celle de la gestion
des scandales» alors que 2005 était celle de «l’éclatement des
scandales». Tout en reconnaissant la difficulté de récupérer la
totalité des sommes détournées, le ministre a estimé que le
recouvrement sera possible, en partie, grâce à «une contribution des
sources qui vont aider les services concernés dans cette mission».
La mise en œuvre du système de paiement est l’autre moyen devant
permettre une amélioration de la gestion financière. La
responsabilisation des gestionnaires est aussi indispensable. C’est
le cas des collectivités locales pour lesquels un code de wilaya est
en préparation. Outre son adaptation, la fiscalité locale
nécessitera plusieurs années en vue d’atteindre le même niveau
réalisé par les pays voisins, a prévenu le ministre. Par ailleurs,
en mentionnant une hausse de 16% en terme de crédits à l’économie,
Mourad Medelci, qui a exhorté les banques à réduire les délais
d’études de dossiers à trois mois, a plaidé la cause de ces
dernières et a appelé, par la même occasion, les opérateurs qui
demandent des crédits importants de présenter des dossiers mieux
étudiés. Pour les dettes extérieures, le ministre n’a pas écarté la
possibilité de recourir à de nouveaux emprunts dans les prochaines
années. Certes, a-t-il reconnu, les réserves de changes actuelles
permettent de réaliser les programmes sans recours à l’endettement,
«mais dans cinq ans, nous ne savons pas ce qui va se produire. Si
nous seront obligés de revenir sur le marché, nous reviendrons avec
une meilleure image», celle d’un pays qui a pu rembourser par
anticipation. Concernant la revalorisation du dinar, le ministre,
qui parle en tant qu’économiste, se dit «ne pas être contre». Mais
comme premier responsable du ministère des Finances, il a exprimé
son refus en l’expliquant par le souci de protéger la production
nationale. Le marché parallèle de la devise, est à quant à lui,
n’inquiète pas le ministre puisque s’il avait à choisir entre un
marché parallèle de la devise et son inexistence, il opterait pour
son existence. En attendant son intégration dans le marché légal, le
marché parallèle reste une préoccupation du gouvernement qui tentera
de la résoudre à travers la construction de 150 000 locaux à travers
le pays.
Karima Sebai
Haut
Ali Lemdani (Cnapest) condamné à une amende
Le jugement
confirmé par la cour d’appel
La cour d’appel
d’Alger s’est prononcée hier sur l’affaire d’Ali Lamadani chargé de
l’information au sein du Conseil national des professeurs de
l’enseignement secondaire et technique (CNAPEST). Cette instance
judiciaire a, en effet, confirmé la décision du tribunal de 1re
instance de Bir Mourad Raïs en plaidant à l’égard de ce membre actif
du Cnapest, coupable pour divers motifs et de ce fait, écopera une
amende de 5 000 dinars. Il s’agit, «de motifs classiques» comme l’a
qualifié notre interlocuteur, Ali Lamdani, que nous avons contacté,
d’incitation à la grève et aux attroupements, pour lesquels, pour
rappel, les établissements scolaires du pays ne cessaient d’être
paralysés, à maintes reprises, par les différents syndicats
autonomes de l’Education nationale des trois dernières années,
notamment. Au moment où nous avons contacté ce syndicaliste,
celui-ci nous a indiqué que les trois avocats de la défense ont
demandé un pourvoi en cassation devant la Cour suprême. Ce même
interlocuteur nous a ajouté, par ailleurs, que lui-même avec deux
autres membres du Cnapest, à savoir le chargé de l’organique, Z’biri
Abdelwahab ainsi que Nouar Larbi, coordinateur national, sont
convoqués ce 6 décembre chez le juge d’instruction suite à la
plainte déposée par le ministère de l’Education nationale lors des
diverses grèves initiées par ce syndicat. Notons enfin que Ali
Lamdani, ainsi que cinq autres personnes, sont depuis avril 2006
sous contrôle judiciaire, une situation similaire vécue par un autre
membre, Dahmane Tahar, depuis avril dernier, tous pour le même
motif, soit l’appel illégal à la grève pour un syndicat non encore
agréé.
Kahina B.
Haut
Le parti tranche aujourd’hui sur les sénatoriales
Boycott du FFS
?
C’est aujourd’hui
que le secrétariat national du FFS tranche sa participation aux
futures sénatoriales du 28 décembre.
Une décision fort
attendue par la classe politique et les concurrents traditionnels du
premier parti d’opposition. La position du FFS par rapport à ces
joutes, qui ne l’enthousiasment pas outre mesure, est déterminante
pour les chances des partis comme le FLN, le RND et à un degré
moindre le RCD. Ce dernier, pour ne citer que celui-là, fait, pour
rappel, dans le wait and see pour décider de la suite de sa
démarche. Comme c’est le cas pour les 990 élus que compte le collège
FFS divisés, à en croire le débat contradictoire qui a prévalu lors
de la dernière conférence des élus tenue il y a deux semaines à
Melbou (Béjaïa), sur la délicate question de participer ou pas.
Présente dans 25 wilayas, la formation de Hocine Aït Ahmed pourrait,
selon son porte-parole, en cas de participation, peser sérieusement
sur la compétition et fausser les calculs des uns et des autres et
hypothéquer même les chances de certaines formations données
favorites. Le FFS ne s’en tient pas à la logique arithmétique pour
déterminer sa positio, mais «c’est une question de principe»,
arguera Karim Tabou qui réitère une classique position par rapport à
des joutes qui n’apportent rien à la citoyenneté. «Nous ne sommes
pas, au FFS, épris de cette routine institutionnelle qui continue
d’imposer un ordre établi sans aucun impact direct sur les droits
citoyens, sinon que de cautionner la volonté du pouvoir qui fait
abstraction de toute idée d’un réel changement». Et de
s’interroger : «Quel est l’intérêt d’élections qui ne changeront en
rien le vécu des Algériens ?» Et de dire encore «quel est l’intérêt
d’une institution qui, sans prérogative et sans pouvoir législatif,
continue d’imposer une bipolarité politique ?» Autant de questions à
discuter aujourd’hui. Le débat risque d’être houleux et c’est le
porte-parole qui le confirme, à l’image des «avis partagés», avant
de dire qu’il n’y a aucune limite. Toutefois, M. Tabou n’écarte pas
une participation spectaculaire. Car si le FFS entre en lice, il a
de fortes chances de peser conséquemment sur le suffrage, non
seulement à Béjaïa, à Tizi Ouzou, réputés pour être son fief
traditionnel, mais aussi à Alger, Bouira, Boumerdès, Bordj Bou
Arreridj, Sétif et Tipasa où le FFS compte l’essentiel de son
collège. Karim Tabou estime, en prenant compte de la moyenne
nationale pour décrocher un siège, que le FFS est en mesure de jouer
les premiers rôles. Mais à l’approche des sénatoriales, ni les
conditions ni la tendance générale ne sont propices à une telle
démarche. C’est ce qu’il faudrait déduire si l’on considère le
paramètre temps et l’objectif politique qui semblent orienter la
décision du parti. Les délais impartis par l’administration au dépôt
des candidatures fixés pour le 13 décembre et le temps nécessaire
pour sensibiliser et mobiliser le collège des élus autour des
primaires pour départager les poulains d’Aït Ahmed, tout plaide pour
un énième boycott du FFS. Une attitude plausible quand on sait que
le FFS est traversé par un courant contestataire qui l’a secoué
durant la période été-automne et qui couve une crise latente qu’il
ne veut pas aggraver à l’occasion de ces joutes électorales.
Entendre par là qu’il sera question aussi de tout tenter pour faire
l’économie d’éventuelles dissidences, sachant qu’il doit
certainement exister quelques ambitions personnelles qui peuvent
éventuellement s’exprimer. Le boycott serait, pour le parti, un
moyen d’épargner les échauffourées et, partant, des lendemains
difficiles, vu que le FFS veut sûrement gagner du temps et de
l’énergie pour les prochains rendez-vous.
Salah Bey
Haut
Les chefs d’établissement d’Algérie Poste en colère
«Nous
déposerons plainte...»
Des dizaines de
membres du collectif des chefs d’établissement d’Algérie Poste
(ex-receveurs) du centre ont tenu, lors d’un point de presse animé,
hier, au siège de la direction générale de cette entreprise, à se
démarquer de la Confédération des cadres de la finance et de la
comptabilité (CCFC) qui avait annoncé la création de la «Fédération
des chefs d’établissements d’Algérie Poste». Près d’une centaine de
chefs d’établissement d’Algérie Poste sur 107 membres de ce
collectif ont assisté à ce point de presse au cours duquel une
déclaration a été remise aux journalistes présents. «Nous, collectif
des chefs d’établissement d’Algérie Poste de la région Centre,
réunis ce jour à l’amphithéâtre du siège de notre entreprise, nous
élevons et protestons énergiquement contre les propos d’un certain
K. Mahmoudi, qui, pour combler la désaffection de sa structure CCFC,
ne cesse de lorgner vers le potentiel des 3 500 chefs
d’établissements pour y pallier, usant de sournoiseries et
répréhensibles moyens», lit-on sur ce document. Ces chefs
d’établissement d’Algérie Poste des wilayas d’Alger, Tizi Ouzou,
Tipasa, Blida, Bouira, Djelfa, Médéa, Aïn Defla et Boumerdès,
écrivent, également : «Nous tenons à fustiger cet individu pour ses
propos abjects et ses attaques sournoises impliquant la corporation
des chefs d’établissement et visant notre direction générale et
notre fédération UGTA».
Ils ajoutent dans
ce document que «nous ne serons jamais une source de financement
pour ses activités, lui qui a prévu dans son programme 2006, la
création de 17 entreprises privées (fromagerie, charcuterie, vente
de poisson frais, import export…)». Tout a commencé, selon les
animateurs de ce point de presse, en mai 2006 lorsque le président
de la CCFC avait invité des chefs établissement d’Algérie Poste à
une assemblée générale, à Sidi Fredj, pour la création d’une
fédération de ces responsables. «Il y avait une cinquantaine de
chefs d’établissement lors de cette A.G., venus comme observateurs,
pour la plupart. La séance avait été levée par le président de la
CCFC car le quorum n’avait pas été atteint et sont restés quelques
chefs d’établissements d’Algérie Poste qui prétendent, avec le
président de la CCFC, avoir créé cette fédération», disent Dougdag,
Oumellal et Maouel, parmi les animateurs de ce point de presse.
«Nombre parmi ces cinquante chefs d’établissement d’Algérie Poste
déposeront plainte, individuellement, à l’encontre du président de
la CCFC», ajoute Dougdag. «Nous refusons que le président de la CCFC
ou que ceux parmi les chefs d’établissement qui ont fait sienne sa
cause parlent en notre nom», disent-ils encore. Les animateurs de ce
point de presse contestent la représentativité de cette nouvelle
fédération créée sous l’égide de la CCFC et mettent en cause la
légalité de cette démarche. «Dans l’article 38 des statuts de la
CCFC, il est mentionné la création de la fédération des receveurs
des Impôts, des Douanes, des Domaines et des PTT. Le président de la
CCFC est en contradiction avec ces statuts puisqu’il veut créer une
fédération seulement pour les chefs d’établissement d’Algérie
Poste», soutiennent-ils. En ce qui concerne les chefs
d’établissements d’Algérie Poste qui auraient, selon la CCFC été
sanctionnés par leur direction générale pour avoir adhéré à cette
fédération, les animateurs de ce point de presse disent qu’«il
s’agit d’un seul chef d’établissement d’Algérie Poste qui a été
‘’déchargé de ses missions’’ par la direction générale de cette
entreprise», poursuivant que «nous n’avons été informés de cela que
la veille».
M. Abi
Haut
Bouteflika reçoit le P-DG du géant Arcelor Mittal
Mittal rassure
par l’investissement
Rien de plus
catégorique quant aux intentions de Mittal en Algérie que de voir
son P-DG venir ici annoncer un grand programme d’investissement. Les
rumeurs de départ sont bien loin. Place à l’avenir. Le Président
Bouteflika a reçu, hier à Alger, Lakshmi Niwas Mittal, président du
nouveau groupe sidérurgique international Arcelor Mittal.
Abdelhamid Temmar, ministre des Participations et de la Promotion
des investissements, et Mohamed Ali Boughazi, conseiller à la
Présidence, ont assisté à l’audience qui s’est déroulée au siège de
la présidence de la République. Lakshmi Niwas Mittal a fait part de
la volonté de son groupe d’investir en Algérie. «L’audience que le
Président Bouteflika m’a accordée a permis de discuter notamment des
opportunités d’investissement qu’offre l’Algérie et je lui ai fait
part (de notre intention) d’y investir», a déclaré à la presse M.
Mittal à l’issue de l’audience que lui a accordée le président de la
République, Abdelaziz Bouteflika. A ce propos, M. Mittal a annoncé
avoir exposé au chef de l’Etat un programme d’investissement en
Algérie. Il a indiqué, par ailleurs, que le Président Bouteflika a
évoqué avec lui les relations entre l’Algérie et l’Inde. «J’ai
trouvé très intéressantes les opinions du Président Bouteflika sur
les questions internationales», a ajouté
M. Mittal. Mittal
Steel Company NV est une société multinationale à capitaux indiens
de droit néerlandais. Ayant son siège social à Rotterdam, elle est
spécialisée dans la production d’acier. Ce groupe, dont le P-DG est
Lakshmi Mittal et le directeur financier son fils Aditya Mittal, est
coté à la Bourse de New York (NYSE) et à la Bourse d’Amsterdam (Euronext).
Son chiffre d’affaires pour 2004 devrait atteindre 32,4 milliards de
dollars US. Sa capitalisation boursière théorique s’élève à 18
milliards de dollars US, mais le capital effectivement coté est
beaucoup plus faible (15% de l’actionnariat, soit 2,5 milliards de
dollars), ce qui ne permet pas d’estimer la valeur de marché réelle
du groupe.
Redouane A.
Haut
Aarouch
Dépôt de
plainte et actions en perspective
Les délégués des
aârouch victimes d’une agression vendredi passé, lors d’une réunion
aux Ouadhias, ont déposé plainte contre leurs agresseurs. En effet,
des membres du Mouvement citoyen, se sont d’abord rassemblés au
niveau de la permanence de ladite organisation avant d’improviser
une marche vers la cour de Tizi Ouzou. Tout au long du parcours les
délégués scandaient: «Ulach smah ulach». Arrivés devant le siège de
la cour de justice, une délégation menée par Belaïd Abrika, blessé
au visage lors de ladite tentative d’agression, a été reçu par le
procureur général.
La plainte déposée
contre les auteurs de l’agression qui ont été identifiés, a été
enregistrée.
A 13h, les membres
de la CADC se sont regroupés au niveau de la permanence pour une
réunion extraordinaire.
Il s’agit de la
poursuite des travaux de la réunion de vendredi qui a été laissée
ouverte.
Au moment où nous
nous mettons sous presse, les travaux se poursuivent toujours et les
débats tournaient autour des actions que la CADC aura à organiser
dans les prochains jours.
Zahra H.
Haut
Nadir Hamimid au forum de l’ENTV
«250 000
logements bientôt livrés»
Comme ont tendance
à le faire tous les membres du gouvernement, c’est avec une
avalanche de chiffres que le ministre de l’Habitat, invité au forum
de l’ENTV, samedi soir, a répondu aux questions des journalistes.
M. Hamimid a
commencé, en effet, par annoncer que 250 000 logements seront livrés
d’ici la fin de l’année 2006. Des logements qui seront livrés dans
le cadre du projet de réalisation d’un million de logements : «Les
travaux de réalisation de cette tranche ont débuté en janvier 2005
et plus de 168 000 logements ont été livrés jusqu’à fin juin
dernier», explique le ministre en indiquant que les travaux de
réalisation de plus de 700 000 logements ont déjà été lancés, soit
68 % du programme global arrêté, alors que la réalisation de 332 000
logements sera lancée avant la fin du premier semestre 2007. M.
Hamimid a souligné dans ce contexte que «tous les moyens matériels
et humains nécessaires ont été mobilisés pour la réalisation de ce
projet» qui a mobilisé «26 400 entreprises dont 325 grandes
entreprises ainsi que 5 700 architectes encadrant 15 000 ouvriers et
29 organismes de contrôle technique employant 7 000 travailleurs
pour veiller à l’exécution de tout le programme, conformément aux
normes techniques exigées». Interrogé sur les logements réalisés
par l’AADL, dans le cadre de la formule de la location-vente, dont
le nombre s’élève à quelque 55 000 unités, le ministre a indiqué que
«le nombre de logements livrés devrait atteindre 32 000 unités»,
toujours à la fin 2006.
M. Hamimid a
rappelé les causes des retards accusés dans la finalisation de ce
programmes, dus essentiellement que ce programme à «l’interdiction
d’entrée pour les travailleurs chinois en raison de la maladie du
SRAS qui avait touché la Chine durant cette période». Il s’agit,
selon le ministre, aussi, du séisme du 23 mai 2003 qui a fait que
tous les efforts ont été orientés vers la reconstruction des
logements des sinistrés avant l’arrivée de l’hiver. Concernant cette
même formule, le ministre a précisé que certains locaux situés en
bas des immeubles pourraient être transformés en postes de
gardiennage en collaboration avec la Sûreté nationale qui a donné
son accord. Concernant le retard accusé dans la réalisation d’un
second site à El Achour, M. Hamimid a précisé que le projet avait
été confié la première fois à un entrepreneur libanais qui n’a pu
faire parvenir son matériel du fait de l’agression israélienne
contre ce pays l’été dernier, ce qui a nécessité le lancement d’un
autre appel d’offres.
Sur le chapitre du
vieux bâti, le ministre a indiqué que 224 000 habitations menaçant
ruine ont été recensées dont 84 000 ont été démolies au niveau
d’Alger, notamment. 26 000 nouveaux logements ont été consacrés
cette année aux familles qui occupaient ces habitations, a-t-il
ajouté. Quant à la transformation de certains logements «formule
CNEP» en logements sociaux participatifs et leur attribution à
d’autres bénéficiaires, le ministre a reconnu «la complexité» de
cette «question est assez compliquée» et s’est contenté d’inviter
les personnes lésées «à saisir la justice pour confirmer qu’elles en
sont prioritaires».
A une question
relative aux logements inoccupés,
M. Hamimid a
indiqué que le nombre de logements non distribués, estimé auparavant
à
65 000 unités «a
sensiblement baissé durant les dernières années (28 000 unités)
grâce notamment à l’amélioration de la situation sécuritaire».
Fatima Arab
Haut
Aménagement du territoire
Appel à
l’expertise française
«Nous tenons à
projeter l’avenir sur la base du Schéma national d’aménagement du
territoire (SNAT) en cours de consolidation pour 2025, mais nous
voulons prendre les précautions nécessaires en tenant compte à la
fois des exigences internes à notre pays et des impératifs souvent
contraignant de la mondialisation». Tel a été le message adressé
hier, par le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, lors de son
allocution d’ouverture du Colloque international sur les pôles de
compétitivité et d’excellence en Algérie. Une rencontre de deux
jours, première en son genre en Algérie et qui se tient à l’hôtel
El-Aurassi.
M Belkhadem a
souligné à cette occasion que «le pays se trouve aujourd’hui dans
une phase charnière de son développement économique et social» et
qu’il est temps de «projeter le devenir de son développement de
façon durable et avec une croissance appréciable et solidaire pour
le bien-être de l’ensemble des algériens». Aussi, a-t-il expliqué,
«la stratégie de développement sur laquelle le gouvernement compte
asseoir sa politique de rattrapage du retard enregistré par
l’Algérie va privilégier le SNAT 2025. Elle permettra une conduite
maîtrisée du changement en assurant un développement harmonieux de
l’ensemble du territoire national alliant efficacité économique,
équité sociale et protection de l’environnement». De même, a ajouté
le Chef du gouvernement, «elle doit permettre d’ouvrir d’avantage
les perspectives aux jeunes générations pour participer de manière
active au développement et à la réduction des inégalités». Pour sa
part et après avoir expliqué les grande lignes du SNAT 2025, dont
«l’élaboration entre en phase finale et qui traduit pour l’ensemble
du territoire national, les orientations stratégiques de la
politique nationale par l’intégration des développements
territoriaux et sectoriels qu’il détermine pour le long terme»,
a-t-il avancé, le ministre de l’Aménagement du territoire et de
l’Environnement, Cherif Rahmani a affirmé que «le colloque sera une
occasion pour approfondir la réflexion sur les pôles de
compétitivité et d’excellence développés par le SNAT 2025».
L’intervenant a précisé par ailleurs qu’il serait question de
s’imprégner des expériences réussies dans ce domaine, plus
particulièrement l’expérience française. La présence au colloque
d’une délégation française conduite par Christian Estrosi, ministre
délégué à l’Aménagement du territoire en témoigne. Intervenant à son
tour, ce dernier a proposé l’aide de son gouvernement pour «la
stratégie algérienne en matière de créations desdits pôles». «Nous
pouvons vous assister dans l’élaboration des cahiers de charges,
pour la mobilité des acteurs. Cela, dans le cadre d’«un partenariat
pour une expérience pilote qui serait peut-être lancée au niveau des
Hauts Plateaux et le choix du site reviendra au Algériens bien sûr»,
a t-il expliqué. La première journée du colloque a été sanctionnée
par la signature d’une convention de partenariat en matière
d’aménagement du territoire, entre les deux pays, en attendant une
réponse algérienne à la proposition française pour un accompagnement
de longue durée dans l’application du SNAT 2025.
Les rendez-vous
de l’environnement
Tout un planning
d’activités et de rencontres locales et internationales a été tracé
du 5 au 20 novembre 2006, par le ministère de l’Aménagement du
territoire et de l’Environnement, a-t-on appris hier, en marge du
Colloque international sur les pôles de compétitivité et
d’excellence en Algérie. Il est question de la signature demain d’un
accord de coopération avec les Français autour des technopôles
«nouvelle ville de Sidi Abdellah». Le 13 décembre aura lieu
l’ouverture officielle à la Safex, (Pins maritimes) du festival
culture et civilisation des peuples des déserts du monde.
Il sera clôturé le
20 décembre prochain. Par ailleurs, une conférence internationale
sur la «lutte contre la désertification et l’impératif international
de la politique de soutien» est prévue du 17 au 19 décembre. Elle
sera organisée par l’université des Nations Unies. Le même jour
débutera à l’hôtel Mazafran, la réunion préparatoire des ONG et
associations de la 18e session du Conseil des ministres arabes de
l’Environnement. Le dit conseil est attendu les 19 et 20 décembre à
l’hôtel Hilton.
Habiba Ghrib
Haut
Kidnappé depuis un mois
L’entrepreneur
de Maâtkas libéré
Un entrepreneur
originaire de la localité de Maâtkas, (Tizi Ouzou) qui a été enlevé
depuis un mois a été libéré avant-hier vers 19h30. Selon nos
sources, la victime, kidnappée dans un faux barrage dressé par un
groupe armé au niveau de Tassadort, dans la région de Maâtkas, le 4
novembre dernier, a été libérée à Oued Aïssi, dans la commune de
Tizi Ouzou. On ignore si la rançon exigée par les auteurs de
l’enlèvement a été versée par la famille de la victime qui refuse de
faire de déclaration à ce sujet.
Z. H.
Haut
Consommation de drogue en Algérie
Les autorités
pour une lutte «méthodique»
Après la création
de l’Office national de drogue, l’Algérie est décidée de s’attaquer
au phénomène de la consommation des drogues en s’appuyant sur les
méthodes et des études scientifiques afin d’avoir des chiffres et
des données palpables sur le phénomène.
C’est du moins ce
qu’a annoncé hier M. Abdelkrim Sayah, directeur général de l’Office
national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (ONLDT) lors de
son intervention à la conférence internationale sur le rôle de la
recherche scientifique pour l’élaboration des politiques de lutte
contre la drogue.
Cette étude entre
dans le cadre du plan directeur national de lutte contre la drogue
élaboré par l’ONLDT qui s’étale sur une durée de cinq ans. Pour
cela, l’ ONLDT a sélectionné le CENEAP comme bureau d’études pour
élaborer une étude sur la consommation de drogue en Algérie. Les
résultats de cette étude seront présentés l’été prochain. «Il s’agit
de trouver et d’identifier les causes et les types de consommation
chez nous avant de passer aux effets de la drogue sur la population»
dira
M. Sayeh. En
attendant les résultats de cette enquête, le centre continue de
déployer des efforts sur la prévention.
Par ailleurs, M.
Sayeh est revenu sur son intervention sur la proportion alarmante
que prend la propagation du phénomène par le monde. Ainsi, la
commercialisation de la drogue est un délit puni par la loi. Cette
activité a un lien direct avec la commercialisation des armes et
l’activité terroriste. Le commerce de drogue reste le moyen le plus
efficace de gain facile et rapide des richesses. Ce marché engendre
500 milliards de dollars annuellement. Il est ainsi considéré comme
le deuxième marché en terme de revenus financiers. Pis encore, il
est plus porteur et plus important que les entrées des
hydrocarbures. Le phénomène de la consommation de drogue cible
principalement les jeunes. Le conférencier a relevé également les
moyens technologiques très importants que possèdent les marchands et
les commerçants de drogue.
Le DG de l’Office
de lutte contre la drogue a averti sur un éventuel passage de notre
pays de pays transitaire à un pays consommateur. Plusieurs facteurs
favorisent ce changement, notamment la position géographique. Le
conférencier a mis l’accent sur la nécessité de coordonner les
efforts et de doubler les moyens existants pour faire face à la
propagation très inquiétante de ce phénomène. La recherche
scientifique a une place primordiale dans la lutte con-tre la
drogue. La situation de la consommation de drogue est très
inquiétante. «C’est un danger réel. Le cannabis et les psychotropes
sont les drogues les plus consommées chez nous», dira
M. Aïssa Kasmi,
directeur de coopération internationale à l’office. Ce responsable a
indiqué que 73,87% des quantités de cannabis produits au Maroc ont
transité par les ports algériens. Les saisies opérées par les
services de sécurité ont enregistré des augmentations ces dernières
années. Ainsi, 8,068 tonnes de cannabis ont été saisies en 2003,
12,373 en 2004, et 9,6 tonnes en 2005. A noter aussi l’installation
progressive du commerce de drogues dures puisque ces mêmes services
ont saisi 151,9 grammes de cocaïne en 2004 et 66,55 grammes en 2005.
26,8 grammes et 10 comprimés de l’héroïne ont été saisis en 2004
contre 88,736 grammes en 2005. Des quantités de l’opium ont été
saisies durant ces deux dernières années. Ainsi, 3 016 grammes de
pavot et 0,2 gramme de graine et 55 plants ont été saisis en 2004 et
480 grammes de pavot en 2005. Les services de sécurité ont saisi
227 701 comprimés
de substances psychotropes en 2004 et 426 617 comprimés et 325
flacons en 2005.
Nouria B.
Haut
Après son lancement officiel à New York
Windows Vista
2007 disponible en Algérie
Windows Vista de
Microsoft Office System 2007 et d’Exchange Server 2007, version
entreprise sont désormais disponibles sur le marché national.
Microsoft, le géant mondial de l’informatique a lancé, hier,
officiellement ce dernier produit en Algérie, trois jours seulement
après son lancement à New York. Une cérémonie a été organisée hier à
l’aéroport international d’Alger pour annoncer l’évènement. M.
Lahouari Belbari, directeur général de Microsoft Algérie, a souligné
à l’occasion, que des entreprises algériennes ont testé ce produit
et ont été satisfaites, d’ailleurs, les premières conclusions
prévoient des gains d’efficacité générés par les nouvelles versions
de Windows et d’Office. «Les premiers utilisateurs ont remarqué
l’automatisation des flux des processus à l’origine des nombreuses
économies réalisées, un accès facile aux informations et une
collaboration renforcée avec leurs collègues. Ils ont, grâce à notre
doublé historique, Vista et Office 2007, plus de moyens pour plus
d’efficacité et moins de coûts.» Ces nouvelles versions comptent
changer radicalement l’approche des technologies de l’information,
elles répondent aux quatre démarches stratégiques des entreprises:
développer les relations, stimuler l’innovation, optimiser les
opérations et renforcer les liens. Parmi les nouvelles
fonctionnalités, elles proposent une interface plus ergonomique, un
graphisme extrêmement abouti et une prise en charge totale du format
XML. Les investissements réalisés sur les serveurs font d’Office
system 2007 une plateforme puissante pour développer des
applications métier et éliminer les frontières entre les
entreprises, les systèmes, les processus et les informations.
M. Pascal Pare, de
Calipia France, précisera que ces solutions garantissent plus de
sécurité (si le PC portable est perdu ou volé, les informations ne
peuvent être ré exploitées par un autre utilisateur, il est possible
de mettre à jour le système d’exploitation), les coûts sont réduits
pour les administrations, la mobilité du personnel et du groupe
augmente. C’est également une nouvelle génération de plate-forme
répondant aux nouvelles exigences de l’écosystème. «Avec ces
nouvelles versions, on peut travailler sur l’ensemble du système,
faire gagner en productivité et régler définitivement les problèmes
de reporting (organisation)», indique-t-il. Les informations sont
traitées rapidement, le travail et le temps et les informations sont
mieux organisés et gérés efficacement. Selon le directeur général,
les prix sont compétitifs et ces produits ne sont pas plus cher que
les anciens de Microsoft et leur installation n’exige pas
systématiquement un nouvel équipement. Exchange Server 2007 sera
disponible sur le marché dès la deuxième semaine de décembre. Le 30
janvier 2007, le grand public disposera, à son tour, de Windows
Vista et Microsoft Office 2007.
Notons que le
développement de ces versions a été élaboré grâce aux avis des
clients qui étaient volontaires pour aider Microsoft à travailler
sur plus d’un million de sessions d’utilisateurs. Des clients à
travers le monde ont ainsi téléchargé plus de 5 millions de version
bêta et ont apporté des critiques pertinentes et suggestions
d’améliorations. Un projet grandiose dont l’investissement a coûté
plus de 7 milliards de dollars en terme de recherche et de matière
grise, un chiffre qui égale le budget annuel d’une société médicale
Irane Belkhedim
Haut
Son vice-président attendu à
Alger
Les 3
projets-phares de la SFI
L’amélioration du
climat des affaires, l’agriculture et le micro-crédit sont les
projets-phares en début d’exécution ou en cours d’élaboration par la
Société financière internationale (SFI, filiale de la Banque
mondiale) en Algérie, a indiqué à l’APS le représentant de la SFI
pour la région du Maghreb (siège à Alger), Abdelkader Allaoua. La
SFI, dont le vice-président exécutif, Lars Thunell, est attendu
aujourd’hui à Alger pour une visite de trois jours, «souhaite
renforcer son partenariat avec l’Algérie pour le développement de
son secteur privé» à travers notamment l’amélioration de
l’environnement économique et réglementaire, le renforcement du
secteur financier et la fourniture d’une assistance technique aux
entreprises, résume
M. Allaoua.
Evoquant le projet relatif à la simplification des procédures
d’investissements en Algérie, le même responsable explique que
l’objectif recherché est une refonte des procédures afin de réduire
les coûts et les délais que celles-ci impliquent en vue d’encourager
l’investissement direct national et étranger et d’améliorer, donc,
le classement mondial de l’Algérie en la matière. Ce projet a fait
l’objet d’un accord signé récemment entre cette institution
financière internationale et le ministère des Participations et de
la Promotion des investissements (MPPI).
En effet, en dépit
des séries de réformes économiques et financières qu’elle a engagées
et sa croissance économique relativement forte depuis quelques
années, l’Algérie continue à occuper un classement défavorable
(actuellement 116e sur 177 pays) dans les différents rapports
annuels «doing business» de la Banque mondiale lesquels mesurent la
propension de chaque pays à offrir un cadre propice à
l’investissement. L’autre projet en cours de préparation par la SFI
porte sur le secteur de l’agriculture où il s’agit de définir une
stratégie dans l’utilisation des engrais agricoles. «A travers le
monde, l’Algérie est le pays où l’usage des engrais agricoles est
des plus faibles», souligne le même responsable. Cette étude, menée
actuellement avec une entreprise privée algérienne de production
d’engrais, devra permettre d’identifier les facteurs qui expliquent
l’insuffisance du recours de l’agriculteur algérien à ces produits
(prix, circuit de distribution, absence de vulgarisation...). Selon
les prévisions de la SFI, ce projet aura des «retombées énormes» en
matière non seulement de productivité agricole mais aussi en termes
d’emploi et des prix des produits agricoles.
R. N.
Haut
La luptostérose à Tizi Ouzou
Un cas de décès
est déjà recensé
Plusieurs
personnes résidant à Tala Athmane, une banlieue de la commune de
Tizi Ouzou ont été hospitalisées au CHU Nédir-Mohand, ces deux
derniers jours, apprend-on de sources médicales.
Parmi les admis,
on en dénombre déjà le cas de décès d’un jeune de 26 ans avant-hier
alors qu’au moins une dizaine de cas ont été gardés en observation
au niveau du même établissement hospitalier. L’origine de cette
contamination reste la grande inconnue du personnel de l’hôpital
même si on piste la liptosterose, une épidémie dont son transporteur
est le rat. Pour déterminer la cause exacte de cette maladie, des
prélèvements sur l’eau ont été effectués et les résultats ne seront
pas connus avant 48 heures, selon nos sources.
Néanmoins, une
batterie de mesures préventives a été arrêtée par les services
concernés, notamment l’interruption de l’alimentation en eau potable
de tout le village de Tala Athmane et la désinfection des lieux où
vivent les premières victimes de cette maladie. Même si la panique
s’est emparée des populations de cette banlieue, en revanche tout
est entrepris par les autorités pour les rassurer en attendant les
résultats complets des prélèvements.
Hamid M.
Haut
Beaucoup parmi eux souffrent de déficits protéiques
Les Algériens
sevrés de viande rouge et de poisson
L’Algérie n’en est
pas à un paradoxe près. Son cheptel est exporté frauduleusement et
elle ramène de la viande ovine de l’étranger. Elle possède, par
ailleurs, près de 1 200 kilomètres de façade maritime et sa
population a difficilement accès au poisson.
Tous les médecins
spécialistes sont d’accord là-dessus : les Algériens, les plus
jeunes en particulier, souffrent d’un déficit protéique préoccupant.
Cette situation est des plus singulières quand on sait que le pays
possède un cheptel ovin estimé, selon des chiffres difficiles à
vérifier, entre 15 et 20 millions de têtes de mouton et une façade
maritime de plus de 1 200 kilomètres de long, dont toutes les études
ont démontré qu’elle est particulièrement poissonneuse.
Alors que
l’Algérie est censée être le pays du mouton, une bonne partie de sa
population est contrainte, compte tenu de la cherté des produits
carnés, de se tourner vers de la viande congelée importée des
antipodes. Le faible nombre de bêtes conduites à l’abattage, par les
gros éleveurs et autres maquignons, dans le but de maintenir le prix
de la viande en hausse constante, de même que les exportations
frauduleuses, difficiles à quantifier, de cheptel ovin à travers les
frontières est et ouest du pays, figurent parmi les causes les plus
couramment avancées pour expliquer les excessifs niveaux de prix de
la viande ovine en Algérie.
Acheter un
kilogramme de viande fraîche n’est pas à la portée du premier venu.
Acquérir un même poids de beefsteak est devenu un luxe suprême, même
pour les personnes qui possèdent, encore, un assez bon pouvoir
d’achat. Il faut se rappeler, à ce propos, qu’il y a quelques mois,
le kilogramme d’agneau se monnayait à plus de 1 000 DA chez les
bouchers et que le kilogramme de viande bovine avait atteint le
seuil des 1 200 DA. Que dire, alors, du coût d’un kilogramme de foie
ou de cœur ?
Des ratios
crédibles ?
Les représentants
du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques se font
fort, chaque fois, de claironner que leur ambition première est
d’augmenter, substantiellement, le ratio de viande de poisson
consommé, (habituellement ?), par les nationaux. De 5,2 kilogrammes
par an et par tête d’habitant en 2003 pour des prises estimées à 142
000 tonnes, la quantité consommée par chaque Algérien devait,
théoriquement, et si l’on se réfère aux prises à réaliser durant
cette période, (plus de 200 000 tonnes/an), passer à 6,2
kilogrammes, en 2005. Des chiffres difficiles à vérifier sur le
terrain. Si l’on accorde du crédit à ces statistiques, il y a tout
lieu d’être satisfait, quoique, la consommation de poisson, dans un
grand nombre de pays, se situe entre 20 et 80 kilogrammes/an. Le
calcul fait par le ministère en charge de la Pêche est d’une
simplicité déroutante. On prend, comme base de référence, la
quantité de produits pêchée sur une année, on la divise par le
nombre d’habitants, estimé, globalement, à une trentaine de millions
et on obtient, en principe, en principe seulement, la quantité de
poisson que chaque Algérien est censé consommer annuellement. Ces
estimations, même approximatives sont, malheureusement, démenties
par divers facteurs. D’une part, des enquêtes menées, à diverses
reprises, ont démontré qu’une bonne partie de la population,
notamment celle située à l’intérieur du pays, n’a pas accès aux
produits de la mer. D’autre part, il n’est un secret pour personne
que le poisson, pour des raisons de coût, a fini par devenir, au fil
des ans, un produit que seuls les plus fortunés ont le privilège de
consommer.
Pour les ménages
du nord du pays, il est possible, compte tenu de leur disponibilité,
tout au long de l’année, de pouvoir s’offrir, de temps à autre,
certaines espèces comme la sardine, dont le prix, depuis quelques
semaines, est devenu, (pour combien de temps), plus abordable sur
les marchés, (entre 50 et 120 DA le kilogramme), de la saourel, de
la bogue, du mulet et, durant certaines périodes propices de
l’année, du maquereau. A côté de ces dernières, il y a ce que l’on a
pris communément l’habitude d’appeler les espèces «nobles», dont les
prix sont perpétuellement maintenus à la hausse et de ce fait,
inabordables pour le plus grand nombre. Parmi celles-ci figurent, à
titre indicatif, le mérou, l’espadon, la sole, le merlan, le rouget,
la limande, le thon, la raie, la daurade, que l’on peut contempler,
contempler seulement, sur les étals et qui sont cédés, suivant les
marées, les espèces et la taille, entre 600 et 1600 DA le
kilogramme.
Une seule
considération : exporter
La question qui se
pose, légitimement, est de savoir où vont toutes les quantités de
poissons pêchées.
On découvre qu’en
dehors de celles proposées à la vente au niveau national et dont les
tonnages sont difficiles à cerner, il y a celles, dont on sait
pertinemment qu’elles sont comptabilisées dans les quotas censés
être consommés par les nationaux et qui, en réalité, sont exportées
vers les marchés espagnols, français et italiens, gros demandeurs.
De nombreux
opérateurs, légalement installés, se font fort, à cet effet,
d’écumer régulièrement toutes les halles aux poissons du pays pour
rafler les espèces appréciées outre Méditerranée. Même le poulpe,
dont ils ont fini par découvrir la bonne valeur marchande a commencé
à être exporté, en quantités, vers les marchés européens. Quand on
observe ce phénomène d’exportation tous azimuts, en réalité, un
détournement scandaleux de protéines, on peut, sans risque d’être
démenti, affirmer qu’il est beaucoup à l’origine des coûts
prohibitifs observés sur le marché du poisson en Algérie. Il n’est,
d’autre part, un secret pour personne que des patrons pêcheurs,
avides de devises, continuent de céder une partie ou la totalité de
leurs prises, en pleine mer, à des mareyeurs étrangers. C’est le
cas, en particulier, de certains crustacés tels que la langoustine,
dont on n’a plus vu trace depuis des années et la crevette. Il
arrive, parfois, que cette dernière atteigne 1200 à 1600 DA le
kilogramme sur certains étals privés. Quand, parfois, ils n’arrivent
pas à l’écouler ou qu’elle commence à se défraîchir, les mareyeurs
se résignent à la vendre dans les marchés populaires où ils en
obtiennent, quand même, de 600 à 700 DA pour la même quantité.
Il faut préciser,
sur un autre plan, que les autorités ont commencé, depuis quelques
temps déjà, à encourager le développement de l’aquaculture et de la
pisciculture, dans le souci, disent-elles, d’augmenter le ratio des
quantités de poissons consommés par les Algériens. Si certaines
espèces piscicoles développées dans les barrages, à l’image de la
carpe sont, peut-être, susceptibles de profiter directement aux
consommateurs algériens, jusqu’à ce qu’on leur découvre des
débouchés à l’étranger, on ne saurait en dire autant pour les
produits issus de l’aquaculture destinés, dans leur immense
majorité, à traverser la mer.
Viandes rouges
et poisson congelés
Au vu de
l’ensemble de ces considérations et ils ont pris l’habitude de le
faire pour les viandes de bœuf et de mouton, les ménages algériens
se sont mis, faute de mieux, à consommer des poissons et des
crustacés congelés qu’il est, de plus en plus, aisé de se procurer
sur le marché et dont les prix sont, plus ou moins, abordables.
Comme on le
constate, il ne suffit pas seulement d’aligner des chiffres pour
considérer que les nationaux consomment X quantités de protéines et
peuvent, ainsi, se nourrir convenablement. On sait qu’un être
bénéficiant d’une nourriture équilibrée est moins enclin à
développer des maladies. C’est dire qu’il est essentiel que soient
dépassées les incohérences économiques dont l’objectif premier est
de promouvoir les exportations de produits nourriciers sans se
soucier, au préalable, des besoins vitaux de ses citoyens.
Bien nourrir ses
populations est une revendication, légitime, dans laquelle doivent
s’impliquer, étroitement, de nombreux organismes publics et en
premier lieu ceux relevant du ministère de la Santé. Faute de quoi,
il serait vain de vouloir continuer à parler de politique de santé
publique et de protection du bien-être des populations.
Ahmed
Mahieddine
Haut
Abdelhamid Mehri
«L’Islamisme
est l’ennemi de la démocratie»
Abdelhamid Mehri
n’en démord pas et sort en douceur ses griffes quand on lui parle de
réconciliation nationale. «Ce n’est pas avec des instructions venues
d’en haut qu’on devrait décider d’une pareille politique. Cela
conduit tout de go à une sorte d’unicité de vision. Or, que c’est
dans le peule à travers tous les courants qui le traversent qu’on
devrait s’appuyer. C’est-à-dire s’entendre à la base sur une
dynamique sociale» a expliqué, hier, l’ancien premier responsable du
FLN et figure de proue de la guerre de Libération nationale, au
cours d’une rencontre-débat sur la démocratie dans le monde
organisée par le quotidien arabophone Djazaïr News à la Bibliothèque
nationale à Alger. Même sans citer la Charte pour la paix et la
réconciliation nationale nommément M.Mehri juge les résultats
insuffisants et qu’en aucune manière, ils conduiraient à
l’instauration d’une véritable démocratie.
«Il faut être
sincère et franc avec la société dans toutes ses composantes»,
lance-t-il à la hussarde.
Sur un autre
front, devant des députés du MRN, présents eux aussi au rendez-vous,
l’ancien ministre du GPRA, a lancé une vraie diatribe contre
l’islamisme politique qu’il considère, ni plus ni moins d’«ennemi»
de la démocratie. Pour lui, la proclamation du 1er Novembre 1954 qui
définissait la nature du futur Etat algérien dans le cadre des
principes de l’Islam n’est en aucune façon, un plaidoyer pour
l’instauration d’une République théocratique «comme certains l’ont
interprété». Car selon lui, les Islamistes ne rêvent pas de la Dawla
Islamyia.
Jamais, à ses
yeux, dans l’histoire contemporaine de l’Algérie, depuis notamment
l’enclenchement de la guerre de Libération, l’on s’est soucié de la
démocratie. «Il y a eu seulement des tentatives et quelques touches
pour démocratiser l’exercice politique mais qui ont toutes été
escamotées» et de poursuivre «des tentatives comme celles que nous
avons connues avec le groupe des 22, au Congrès de la Soummam, au
GPRA, même s’il elles avaient capoté mais elles donnèrent lieu à des
décisions futures s’inscrivantt parfaitement avec l’esprit
démocratique», reconnaît-il.
A ceux qui voient
derrière le Congrès de la Soummam une sorte de « coup d’Etat »,-et
donc une dictature fomentée, comme ils le laissent dire, par Abane
Ramdane pour, soutiennent-il, prendre le commandement de la
révolution, M.Mehri a répondu que ce tournant dans l’histoire de la
révolution visait non l’usurpation du pouvoir, mais plutôt la mise
en place des principes de la révolution et, au-delà, ceux du futur
l’Etat. «En tout cas, la Soummam a ouvert les portes à tous les
courants politiques de l’époque», clame-t-il et que s’il y a eu
exclusion, traduisez une situation de non démocratie, c’est à partir
de 1962 et de la politique initiée dès le lendemain de
l’indépendance.
Sur l’histoire,
M.Mehri a révélé est revenu sur la réunion du Conseil national de la
révolution (Cnra) de Tripoli en 1961 et de la charte qui y était
résultée. Il a reconnu que les principes retenus dans le document
final n’ont pas fait l’unanimité parmi tous les membres du Cnra et
que les décisions ont été prises manu militari par le bureau
politique même en ce qui concerne le titre du document final dont
l’original est, selon lui, « Charte du FLN » et non « Charte de
Tripoli » comme c’est connu. Abderezak Bouhara, membre du Conseil de
la nation et ancien officier de l’ALN, l’urgence est d’impliquer
l’ANP dans le processus démocratique. Façon à lui de réfuter le
slogan « l’armée dans les casernes »
A. G
Haut
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