Points chauds 

Par Fouzia Mahmoudi

Punition    

La perspective d'un vote-sanction de grande envergure se profile de plus en plus pour le PS qui, plus que tout, doit désormais tenter de limiter les dégâts et de pousser ses électeurs les plus fidèles à se déplacer pour les votes des municipales et des européennes prévus dans quelques mois. Et si à l'occasion d'autres scrutins les socialistes avaient pu officieusement encourager le vote contestataire pour le FN qui leur permettait de distancer la droite, aujourd'hui les choses ont bien changé. Premièrement, parce que les Français n'ont plus peur et plus honte de voter pour le Front National et que ce vote est devenu un vote d'adhésion qui se répercutera très vraisemblablement sur les deux tours de l'élection. La droite de son côté, bien consciente de l'importance probable qu'aura le vote pour le parti de Marine Le Pen, tente de l'anticiper et même de le récupérer en encourageant les électeurs à «sanctionner la gauche». Un appel qui passe très mal à gauche et auquel Harlem Désir a aussitôt répondu. «La droite veut détourner cette élection municipale de son véritable enjeu. Jean-François Copé dit-on va en faire un vote-sanction en mettant l'accent sur la fiscalité et la sécurité». «Les Français, eux, ne s'y tromperont pas. Il s'agit bien de choisir leur maire pour six ans», a déclaré hier le premier secrétaire du PS, à son arrivée à la convention du Parti socialiste, qui a ratifié ses listes pour les municipales. Se défendant de vouloir seulement «limiter les dégâts», il a affirmé aborder la campagne «avec la volonté de conquérir de nouvelles villes», citant «Marseille, Avignon, Calais, Châteauroux». «Il y a un modèle municipal de gauche», a-t-il assuré, soulignant : «Nous avons un point d'appui : le bilan de nos maires» dans les communes dirigées par le PS. Dans un discours à la tribune, Christophe Borgel, secrétaire national chargé des élections, a aussi averti que la droite s'apprêtait à «entonner le couplet fiscalité-insécurité». «L'élection qui est devant nous va d'abord être une élection locale et les électeurs répondront à la question quelle femme, quel homme pour diriger notre commune, pour porter les projets de développement de notre commune ?», a-t-il estimé. Mais, a-t-il mis en garde, «le cœur de l'électorat UMP est totalement déterminé à se déplacer pour voter contre le pouvoir en place» tandis que «notre électorat votera fortement pour des raisons locales». Mais ces «prévisions» sonnent comme des vœux pieux tant tous les récents sondages indiquent au contraire que les Français utiliseront certainement le scrutin municipal pour sanctionner la politique menée par le gouvernement socialiste.

F.M.

Monde

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 05/01/14

 

Mustapha Ben Jaafar :

«Le 14 janvier, la Tunisie aura une nouvelle Constitution»

«Tous les acteurs politiques sont engagés moralement et politiquement à respecter les consensus obtenus autour de la Constitution dans le cadre de la Commission des compromis», a-t-il indiqué dans un entretien accordé à la chaîne de télévision publique «Al-Wataniya I». «Avant le 3e anniversaire de la révolution, le projet de Constitution sera adopté et l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) sera créée», a affirmé le président de l’Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafar. «Tous les acteurs politiques sont engagés moralement et politiquement à respecter les consensus obtenus autour de la Constitution dans le cadre de la Commission des compromis», a-t-il indiqué dans un entretien accordé à la chaîne de télévision publique «Al-Wataniya I». Ben Jaafar a également tenu à préciser que l’ISIE est la seule habilitée à fixer la date des prochaines élections. «L’organisation des élections ne se réduit pas aux simples vœux», a-t-il indiqué en réaction à l’appel du président de la République provisoire, Moncef Marzouki, à organiser les élections avant l’été prochain. D’autre part, il a estimé impérieux que le futur Chef du gouvernement Mehdi Jomaâ ne subira pas de pressions pour maintenir des ministres du gouvernement sortant dans sa formation gouvernementale. Revenant sur la question de la création du fonds de la dignité (Al-Karama) et de la réhabilitation des victimes de la tyrannie, Ben Jaafar a tenu à rassurer que le financement de ce fonds n’affectera point les équilibres financiers de l’Etat, regrettant que ce projet n’ait pas été suffisamment expliqué à l’opinion publique.

Controverse autour du 5e paragraphe du préambule

Consacré à l’appartenance culturelle et civilisationnelle de la Tunisie, le cinquième paragraphe du Préambule a suscité, vendredi après-midi, une controverse lors de la discussion, en plénière, du projet de Constitution article par article. Deux propositions d’amendement ont été présentées à ce sujet sans pour autant parvenir à un compromis. Dédié à la nature du régime politique de la Tunisie, le quatrième paragraphe du Préambule a été adopté avec 119 voix pour, 58 contre et 14 abstentions.

Les discussions se poursuivent, les polémiques se succèdent

Les discussions autour de la nouvelle Constitution se poursuivent au sein de l’Assemblée nationale constituante, les polémiques se succèdent aussi. En effet, l’élu du bloc démocratique Fadhel Moussa a proposé, lors de la séance générale, d’intégrer l’appartenance méditerranéenne de la Tunisie dans la nouvelle Constitution, une proposition qui a suscité un long débat. Rabii Abdi, membre du bloc Wafa, a indiqué qu’une telle intégration peut être considérée comme normalisation avec l’entité sioniste alors que Moussa l’a justifié par l’histoire de la Tunisie et sa position géographique.

Par Hadjer F.

 

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