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L'Union des commerçants prévoit une hausse de 7%

L’inflation s’invite à nouveau en 2014

Boulangeries industrielles

Appel à améliorer la qualité du pain

À quelques jours du procès de Morsi

Bain de sang en Egypte

FFS à Béjaïa

La fédération décimée suite à une démission collective  

Solidarité

Les victimes des évènements de Ghardaïa prises en charge

Frontière Ouest

Trafic de carburant, une hémorragie à stopper

Reboisement

Mise en terre de 10 000 plants

La gendarmerie sensibilise contre les accidents

«Inculquer la culture du respect du code de la route»

Prétoire

Séisme et réplique  

Accusé dans une affaire de 530 milliards de fraude fiscale

Achour Abderahmane attendu mardi à la cour d'Alger

Produits pharmaceutiques

Le recul des importations se poursuit

Produits

parapharmaceutiques : recul de 25% des importations 

 

 05/01/14

L'Union des commerçants prévoit une hausse de 7%

L’inflation s’invite à nouveau en 2014

Outre le gaspillage dans des importations «inutiles» de l'ordre de 20 milliards DA annoncé hier par l'Ugcaa, ce syndicat prévoit  pour cette année une hausse importante de l'inflation de l'ordre de 7%. Les Algériens en ressentiront, à coup sûr, les retombées dans leur quotidien.  

Les Algériens entament l’année 2014 avec une flambée qui a touché les produits laitiers. Cette augmentation est expliquée par la hausse du prix de la poudre de lait dans le marché mondial. Mais il ne s’agit pas là de la seule mauvaise nouvelle de l’année puisque les pronostics de l’inflation prédisent d’autres flambées. C’est, en fait, ce qui a été déclaré, hier à Alger, au terme d’une conférence de presse organisée par l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA). Le SG  de ce syndicat, Salah Souilah, ainsi que des experts en économie présents à cette rencontre,  sont revenus en chiffres sur plusieurs questions en rapport avec l’inflation, le commerce et les importations. Pour sa part, l’expert international en économie, Malek Serrar, pointe du doigt des «importations sauvages» qui sont inutiles mais qui  coûtent des milliards. «20 milliards de dollars » indique- t-il, citant l’exemple de l’importation des produits   pyrotechniques, pesticides… des produits qui ne répondent pas aux normes internationales et qui présentent une menace pour le  consommateur. Une réalité qui remet en question également les dispositifs de contrôle de la qualité des produits importés.

Outre cela, le conférencier souligne le blocage  au niveau des banques. «L’argent bloqué est d’une valeur de 10 milliards de dinars» fait-il savoir, tout en préconisant la dynamisation de cet argent. D’après cet expert, il y a bien des situations qui échappent au gouvernement dans sa gestion des importations. Pour preuve, 42% des commerces échappent au contrôle de l’Etat dans le domaine des importations. Il a appelé donc pour la régularisation du marché et son contrôle par l’Etat. En termes d’inflation, les conférenciers estiment que contrairement aux déclarations officielles, l’inflation donne rendez-vous aux Algériens et leur économie au cours de cette année 2014. L’expert  Serrar estime que l’inflation risque d’atteindre un pic sensible qui sera de l’ordre de 7%.  Cette situation s’explique, selon les conférenciers, par le caractère consommateur de l’économie nationale.

Une économie qui repose sur l’exportation des hydrocarbures et qui importe la quasi-totalité de ses consommations. A l’origine de cette situation, qui ne date pas d’aujourd’hui mais qui décidément s’aggrave au fil des années, les conférenciers citent plus d’un facteur. Le monopole des lobbies qui pratiquent la spéculation aux frais du citoyen et du Trésor public, la fragilité de la production nationale, la corruption administrative – qui se reflète par l’absence de l’Etat dans le contrôle… Il est à noter que le taux d’inflation officiel annoncé est de l’ordre de 2.6%. Le Trésor public sera amené à subventionner plus si les prédictions d’une inflation de 7% sont effectives. Les Algériens, eux, doivent serrer un peu plus la ceinture du moment que la flambée ne cesse  d’afficher ses couleurs à la fin de l’année 2013 comme au début de 2014.

Par Yasmine Ayadi

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Boulangeries industrielles

Appel à améliorer la qualité du pain

Le président de la Fédération nationale des boulangers (FNB) Youcef Kalfat a appelé samedi les boulangers à l’amélioration et à la diversification de la production en vue de faire face à la concurrence imposée par l’entrée en service prochainement de la première boulangerie industrielle en Algérie. Dans une déclaration à l’APS M. Kalfat a indiqué que ces unités industrielles n’auront aucun impact sur les boulangers traditionnels, d’autant plus que le pain produit ne sera pas commercialisé directement au consommateur final. La boulangerie industrielle relevant du complexe privé des industries agroalimentaires «Amor Benamor» démarrera la production en février prochain avec 150 tonnes de pain par jour, soit

450 000 unités par jour, ce qui représente 1 pc des besoins du marché. Le complexe avait conclu l’année dernière un accord de partenariat avec une usine française relatif à la formation et l’équipement. Concernant les boulangeries traditionnelles estimées à près de 21 000 unités à travers le territoire national, ces dernières produisent 3 600 baguettes par jour pour chaque unité, soit 70 millions de baguettes par jour. Le prix de la baguette qui sera produite par ce genre de boulangeries n’a pas encore été fixé, a indiqué le président de la FNB relavant de l’Union générale des commerçants et des artisans algériens (UGCAA). Il est à rappeler qu’une marge de bénéfice à au moins 20% était l’une des principales revendications de la FNB durant ces dernières années. Depuis 1996, le prix du pain subventionné par l’Etat était fixé à 7,5 DA et à 8,5 DA pour le pain amélioré. Une commission mixte composée de représentants des ministères du Commerce, des Finances et de l’Agriculture, de la FNB, de l’Office interprofessionnel algérien des céréales (OAIC), du groupe industriel Eriad (agroalimentaire, céréales et dérivés) avait évalué le coût réel de la baguette de pain entre 9,5 et 10,5 DA selon les composants du produit. En attendant la décision du gouvernement concernant cette question, les professionnels ont procédé à l’augmentation du prix de la baguette à 10 da et ce, à travers toutes les wilayas du pays en vue d’amortir les pertes. 

Samy T./APS

 

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À quelques jours du procès de Morsi

Bain de sang en Egypte

Au moins treize personnes ont péri, avant-hier en Egypte dans des heurts entre les forces de sécurité et des partisans de l'ex-président Mohamed Morsi destitué par l'armée. Ces violences interviennent à quelques jours de la reprise prévue mercredi du procès  pour «incitation au meurtre» de manifestants durant sa présidence.

La police les a dispersés à coups de grenades lacrymogènes et de tirs de chevrotine, alors que les partisans du chef d’Etat islamiste bravaient l’interdiction de manifester et la violente répression qui s’abat sur eux depuis la destitution de M. Morsi le 3 juillet, qui a fait à ce jour plus de 1 000 morts et des milliers d’arrestations. Vendredi, cinq personnes ont été tuées au Caire, une à Alexandrie (nord), une autre dans la ville d’Ismaïliya sur le canal de Suez et une dans le Fayyoum, au sud du Caire, selon le ministère de la Santé, qui n’a pas donné de précisions sur les cinq autres victimes.

On ignore également s’il s’agit de manifestants, de policiers ou de passants. Sur un autre plan, plusieurs infrastructures ont été touchées lors de ces affrontements. Des voitures ont été cassées notamment dans la faculté d’agriculture à l’université de In Chems dont certains bureaux ont été saccagés.

Les forces de sécurité qui se sont déployées en nombre, notamment dans la ville de Nasr au nord-est de la capitale, ont pu maîtriser la situation et cerner ces affrontements. Selon le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Abdelfettah Othman, «les manifestants partisans des Frères musulmans ont utilisé lors de ces manifestations, d’armes automatiques, c’est une première».

Le ministère a aussi fait état de 57 blessés, alors que 122 personnes ont été arrêtées à travers le pays. Ces violences interviennent à quelques jours de la reprise, prévue mercredi, du procès de M. Morsi, pour «incitation au meurtre» de manifestants durant sa présidence, brutalement terminée près d’un an jour pour jour après son élection.

M. Morsi comparaît également dans deux autres affaires, l’une pour «espionnage» au profit d’organisations étrangères en vue de commettre des «actes terroristes» et le procès pour son évasion de prison début 2011 s’ouvriront le 28 janvier.

Par ailleurs, la coalition pro-Morsi, chapeautée par les Frères musulmans, la confrérie de M. Morsi récemment déclarée «organisation terroriste», avait appelé à manifester en dépit de la violente répression qui a fait plus de 1 000 morts et des milliers d’arrestations dans les rangs islamistes.

En les déclarant «terroristes», le gouvernement a de fait placer les centaines de milliers de membres de la confrérie sous le régime d’une sévère loi antiterroriste qui prévoit la peine de mort pour leurs dirigeants et cinq années de prison pour les membres participant à des manifestations. En outre, posséder des écrits ou des enregistrements diffusés par la confrérie est passible de peines allant jusqu’à cinq années de détention.

La confrérie des Frères musulmans avait appelé à des manifestations à travers tout le pays à quelques jours du référendum sur la Constitution prévu les 14 et 15 janvier  prochains. Pour rappel, le Conseil des ministres égyptien a décrété le 25 décembre passé que «les Frères musulmans sont officiellement des terroristes».Il s’agit dorénavant, selon les observateurs, de «punir tous ceux qui contribuent d’une manière ou d’une autre au fonctionnement de la confrérie».

 Par Mustapha Chaouchi

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FFS à Béjaïa

La fédération décimée suite à une démission collective  

Le Front des forces socialistes (FFS) de Béjaïa se vide. Sa fédération est décimée suite à la décision de ses membres de claquer la porte, après de nom-breux avertissements émis les semaines et mois passés aux dirigeants du parti. Le bruit qui a longtemps couru sur le mécontentement des militants mais surtout des membres de la toute puissante fédération du parti est devenu une réalité qui replonge la formation politique une nouvelle fois dans la crise. La fédération de  Béjaïa n'est pas des moindres. De tout temps, la wilaya de Béjaïa tout entière est considérée comme le fief légitime, traditionnel et fort du parti de l'historique et président d'honneur du FFS, Hocine Aït Ahmed. Le FFS qui a commencé à se remettre des démissions collectives de ses cadres enregistrées après les élections législatives de 2012, replonge à nouveau dans une nouvelle crise qui intervient à moins de quatre moins de l’élection présidentielle de 2014 où le parti doit être un acteur, du moins dans le débat. Cela était prévisible, du moins depuis l'annulation de la marche des élus du mois d'avril dernier, et depuis le mois d'octobre passé lorsque Khaled Tazaghart, également député de Béjaïa, a été désavoué par l'appareil du parti quant au projet d'inauguration de la stèle «des martyrs du FFS de 1963». Dans un document adressé aux militants de la base, les membres de la fédération nationale ont invoqué ces questions, incombant la responsabilité aux dirigeants du parti. «L'appareil du parti a usé de tous les artifices pour torpiller le projet de réalisation et d'inauguration de la stèle en hommage aux martyrs du FFS de 1963 à Akfadou», lit-on dans la longue lettre des démissionnaires. Ils reviennent aussi sur l'annulation, par la direction du parti, du conseil fédéral qui devait se tenir dans la commune de Tamridjt pour une réunion à Amizour pour désigner un nouveau bureau fédéral, en remplacement de l'équipe proche de Khaled Tazaghart. «Pour un militant responsable et engagé, qui fonctionne et agit par conviction, conviendrez-vous, la démission est tout aussi une manière d'assumer ses responsabilités, dont celle de ne pas avoir à cautionner des pratiques, des attitudes, des comportements, des positions et des méthodes diamétralement opposées, étranges et étrangères aux idéaux, aux principes et aux valeurs pour lesquelles nous nous sommes engagés», écrivent les frondeurs. Ils invoquent également les dérives du parti : «Des événements, des faits, des dérives, au fil des jours et des mois, nous éloignaient visiblement davantage de notre parti, de sa ligne politique originelle, de son éthique, de ses traditions de concertation, de débats contradictoires et constructifs, de ses repères idéologiques et philosophiques, de son identité…». En somme, ce sont les mêmes reproches qui avaient été faits à la direction par les militants, cadres et élus, qui ont claqué la porte quelque temps après les élections législatives de mai 2012. Le FFS survivra-t-il à cette énième saignée ? La réponse est sûrement attendue dans les prochains mois, par sa capacité et sa force à s'imposer lors de la prochaine présidentielle, que ce soit par sa participation ou son boycott. Cette nouvelle crise va sûrement profiter au parti de l'ex-premier secrétaire et transfuge du FFS, en l'occurrence l'UDS de Karim Tabbou. 

Hocine Cherfa

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Solidarité

Les victimes des évènements de Ghardaïa prises en charge

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Souâd Bendjaballah, a annoncé samedi le lancement d’opérations de prise en charge des personnes touchées par les derniers évènements survenus dans la wilaya de Ghardaïa, à savoir la restauration des constructions et l’indemnisation des propriétaires de locaux. «En application des instructions du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, des opérations de prise en charge des personnes touchées par les évènements de Ghardaïa seront lancées», a déclaré Mme Bendjaballah sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale soulignant que «l’urgence sera accordée aux élèves en leur procurant des manuels, des articles scolaires et des vêtements afin de leur permettre de poursuivre les cours dans de meilleures conditions». Elle a précisé que son secteur «contribuera aux opérations de restauration des constructions endommagées en coordination avec le ministère de l’Habitat et des autorités locales de la wilaya», rappelant que «96 constructions ont été incendiées». Concernant les locaux commerciaux endommagés suite à ces évènements, Mme Bendjaballah a affirmé que son département ministériel «contribuera à l’opération d’indemnisation des propriétaires de locaux en coordination avec les autorités locales dans le cadre de l’action d’une commission composée de représentants des ministères de la Solidarité, de l’Habitat et de la Santé». Jeudi dernier, le Premier ministre Abdelmalek Sellal avait reçu une délégation de citoyens représentant les groupes ibadite et malekite de la wilaya de Ghardaïa afin de mettre fin aux tensions qu’a connues cette wilaya ces dernières semaines. Au terme de l’entrevue, plusieurs décisions on été prises pour un retour à la normale, notamment la création au niveau des communes touchées d’un conseil de sages, un «espace d’arbitrage et de conciliation» sur la base de la «coexistence harmonieuse et pacifique» ancestrale qui prévalait dans cette wilaya.

Ghani Y./APS

 

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Frontière Ouest

Trafic de carburant, une hémorragie à stopper

“Les hellabas”, nom attribué aux trafiquants de carburant, avec leurs véhicules dont les réservoirs ont été modifiés pour contenir des quantités plus grandes, faisaient partie du paysage quotidien de la région. Ils se font remarquer sur les routes avec leurs allers et retours incessants vers les stations-service afin de faire le plein et le revendre aux trafiquants du pays voisin, le Maroc.  

L’année 2013 a été pour la wilaya de Tlemcen celle d'une lutte implacable contre la contrebande de manière générale et le trafic de carburant de manière particulière. 

Ce phénomène a pris une proportion alarmante au point où les pouvoirs publics, soucieux de protéger l'économie nationale et les intérêts des citoyens pénalisés par cette situation, avaient pris des mesures draconiennes pour mettre un «holà» à cette situation qui n'avait que trop duré.

«Les hellabas», nom attribué aux trafiquants de carburant, avec leurs véhicules dont les réservoirs ont été modifiés pour contenir des quantités plus grandes, font partie du paysage quotidien de la région. Ils se font remarquer sur les routes avec leurs allers et retours incessants vers les stations-service afin de faire le plein et le revendre aux trafiquants du pays voisin, le Maroc.  Utilisant des subterfuges de moyens divers, ces individus sont devenus à la longue un véritable danger pour les usagers de la route nationale n°35 reliant Tlemcen à Maghnia et ceux utilisant l'autoroute Est-Ouest. Ils sont souvent à l'origine de nombreux accidents dramatiques de la route à cause de l’excès de vitesse. Leurs  revenus dépendent du nombre de navettes effectuées entre les  stations- service et les points de livraison de leurs précieuses cargaisons.    

Des mesures drastiques 

Devant cette situation préjudiciable à l'économie nationale et les difficultés énormes que rencontrent les automobilistes pour s'approvisionner en essence et en gas-oil, des mesures importantes ont été prises par les pouvoirs publics. 

L'approvisionnement en carburant a été plafonné à 500 dinars pour les véhicules légers et à 2 000 dinars pour les poids lourds, alors que le quota de carburant distribué à chaque station- service de la wilaya a été revu à la baisse  pour endiguer ce fléau qui a pris l'allure d'une véritable saignée. 

L'application stricte de ces nouvelles mesures, accompagnées de contrôles rigoureux au niveau des stations-service par les différents corps de sécurité, ont poussé de nombreux «hellabas» à suspendre leur trafic et à se reconvertir dans d'autres métiers. Les temps sont devenus durs pour ces trafiquants, avec les tranchées et autres obstacles érigés le long de la bande frontalière, rendant difficile l'accès à l'autre côté de la frontière. Les «hellabas» utilisent généralement des baudets  pour le transport des produits de contrebande destinés au pays voisin.

A ces mesures se sont ajoutés, selon les responsables des différents corps de sécurité, la multiplication et le renforcement des barrages de contrôle dressés le long des routes et qui ont permis, entre autres, la saisie de quantités importantes de carburant mais aussi d'énormes quantités de drogue provenant principalement du Maroc, outre d'au-tres produits alimentaires destinés à la contrebande. Entre autres mesures prises dans ce cadre, on cite également la fermeture de quelques stations-service ne respectant pas le plafonnement des ventes de carburant et la complicité de leurs propriétaires avec les trabendistes, en sus des actions de sensibilisation menées envers  les citoyens des zones frontalières au sujet de cette guerre qui ne dit pas son nom, destinée à fragiliser l'économie nationale.  Dès le début de leur mise en œuvre, ces mesures ont créé  des désagréments aux automobilistes, contraints de faire d'interminables chaînes pour s'approvisionner en carburant, notamment pendant la saison estivale. D'autres difficultés ont été vécues par les agriculteurs durant la campagne moissons-battage.  Les autorités locales ont constitué une cellule pour gérer cette situation et  intervenir à chaque fois que le besoin se faisait sentir dans une région afin de trouver la solution adéquate, a-t-on indiqué auprès de la direction des services agricoles de Tlemcen.

Normalisation et allègement des mesures  

Il est constaté une nette réduction du trafic de carburant par les différents corps sécuritaires qui confirment, chiffres à l'appui, que la lutte contre cette activité illicite a commencé à donner ses fruits et que les mesures répressives ont permis la saisie de quantités importantes de carburant. A titre d'exemple, les services des douanes ont saisi en 2013 quelque 175 000 litres. A ces quantités s'ajoutent celles opérées par les services de la Sûreté nationale et de la gendarmerie. 

Des mesures d'allégement ont été annoncées par le ministre de l'intérieur, Tayeb Belaiz, en octobre dernier, lors de l'installation du nouveau wali de Tlemcen. 

Le nouveau chef de l'exécutif de la wilaya de Tlemcen a entamé ses fonctions en multipliant les sorties sur le terrain dans les différentes localités frontalières pour s'enquérir d'abord des efforts de développement de ces régions et ensuite apprécier et trouver des solutions à certains problèmes soulevés par les populations locales.    

Les difficultés rencontrées dans l'approvisionnement des fellahs en carburant pour effectuer les labours-semailles reviennent à chacune des rencontres avec le premier responsable de la wilaya. Il a été également procédé à la réouverture de quelques stations-service fermées. Même si des files de voitures devant les stations-service sont encore visibles, la situation tend à se normaliser progressivement.

Les «hellabas» qui persistent dans leurs activités nuisibles se heurtent à un dispositif de plus en plus dissuasif. L'étau se resserre incontestablement sur eux avec l'achèvement des tranchées, creusées le long de la frontière et surveillées par les gardes-frontières et la mise en place de nouveaux postes de surveillance et de contrôle des Douanes algériennes. Celles-ci  conjuguent leurs efforts avec les autres corps sécuritaires pour éradiquer ce phénomène de la contrebande.

Par Mettalsi Abdelkrim

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Reboisement

Mise en terre de 10 000 plants

Pas moins de 10 000 plants ont été mis en terre samedi à la forêt «Coca», située sur les hauteurs du mont Murdjadjo surplombant la ville d'Oran, dans le cadre de la campagne nationale de reboisement sous le slogan «Plantons ensemble àun arbre pour chaque algérien».  «Cette opération de reboisement de 10 000 plants de pin d'Alep et d'eucalyptus faite suite à celle entamée il y a une quinzaine de jours sur ce même site où ont été mis en terre

5 000 plants», a souligné le conservateur des forêts de la wilaya d'Oran, Abdelkrim Bouziane, rappelant que cet espace forestier a été la proie des flammes en 1992. Cette opération, initiée en application des directives du ministère de la Défense nationale, a vu la participation des éléments de l'Armée nationale populaire relevant de la deuxième Région militaire, de la Gendarmerie et de la Sûreté nationales et de la Protection civile, a souligné le chargé de communication de l'Ecole des sous-officiers du matériel d'Aïn El Turck. Outre la régénération du patrimoine forestier, l'objectif de cette campagne est de promouvoir la culture environnementale, le lien de solidarité entre les différents corps des institutions participantes et la concrétisation du projet de la «cité verte, route verte et bouclier vert», ainsi que le renforcement des liens «Armée-nation», a ajouté le capitaine Kheiredine Baraka. Cette opération, organisée en coordination avec l'organisation nationale pour la sauvegarde de l'environnement et l'échange touristique, la Conservation des forêts, a été qualifiée de «réussie» par le président de l'association inter-wilaya des «Amis de la chasse», Ahmed Benmehdi, qui a souligné l'intérêt de poursuivre l'arrosage au niveau de ce site de plantation. Le projet de reboisement «Plantons ensemble un arbre pour chaque Algérien» est le deuxième du genre, après celui «un arbre pour chaque martyr». Selon une source responsable de la Protection civile, cette opération de reboisement a mobilisé également 300 éléments de ce corps, deux ambulances et deux camions anti-incendie.

Safy T./APS

 

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La gendarmerie sensibilise contre les accidents

«Inculquer la culture du respect du code de la route»

Une campagne de deux jours, à laquelle sont associés la direction des Transports, le Syndicat des chauffeurs de taxis, le Syndicat des auto-écoles et les Scouts musulmans algériens (SMA), consiste à expliquer aux conducteurs l'importance du respect du code de la route dans la prévention des accidents. Des dépliants sur les sanctions prévues dans la législation en vigueur et des statistiques des accidents, appuyés d'images, sont également distribués. Le groupement territorial de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Blida a entamé, samedi, une campagne de sensibilisation contre les accidents de la route en direction des conducteurs des camions et des bus de transports en commun. Cette campagne de deux jours, à laquelle sont associés la direction des Transports, le Syndicat des chauffeurs de taxis, le Syndicat des auto-écoles et les Scouts musulmans algériens (SMA), consiste à expliquer aux conducteurs l'importance du respect du code de la route dans la prévention des accidents. Des dépliants sur les sanctions prévues dans la législation en vigueur et des statistiques des accidents, appuyés d'images, sont également distribués aux conducteurs afin de les amener à adopter un comportement adéquat sur les routes. Des équipes composées de gendarmes et autres parties prenantes dans cette initiative, sont installées au niveau des barrages fixes de Boufarik, Beni Mered, El Affroun et Larbâa, afin de «toucher un grand nombre de conducteurs», a expliqué le commandant du groupement de la Gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Bousseka Mahfoudh. «La sensibilisation contre les accidents figure également dans les missions de la Gendarmerie nationale, qui œuvre, à travers ces campagnes, à inculquer la culture du respect du code de la route chez les conducteurs de poids lourds et des moyens de transports en commun», a-t-il ajouté. Onze radars de contrôle de vitesse sont installés au niveau de l'autoroute et chaque conducteur n'ayant pas respecté les normes est arrêté au niveau des barrages, où il est sensibilisé par les éléments de la Gendarmerie nationale contre les mauvais comportements sur la route. Il est à noter, à ce titre, que certains conducteurs de bus et camions, contrôlés au niveau du barrage de Beni Mered, n'ont pas pu répondre convenablement aux questions des gendarmes portant sur le code de la route et sur la législation relative au transport. Ces derniers ont, d'autre part, évoqué le problème de fatigue, qui constitue, selon eux, une des causes principales des accidents. Ils ont émis le souhait d'appliquer la législation relative à la durée de la conduite, en obligeant notamment les propriétaires des véhicules à engager un chauffeur suppléant et à placer  des chrono-tachygraphes.

Un total de 719 accidents a été enregistré en 2013 dans la wilaya de Blida, faisant 87 morts et 1 256 blessés, selon un bilan du groupement territorial de la Gendarmerie nationale. Le facteur humain a représenté la cause directe dans 684 accidents, soit un taux de 95%, a-t-on observé, soulignant, à cet égard, la nécessité de renforcer les moyens de sensibilisation.

 Par Salem K.

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Prétoire

Séisme et réplique  

Tout séisme, peu importe sa magnitude, engendre inéluctablement des répliques. Si les dégâts du premier tremblement sont plus lourds, il n'en demeure pas moins que le mal causé par les répliques n'est pas des moindres, notamment si elles viennent rappeler à l’homme que l'on n’est jamais à l'abri d'un cataclysme. Il est mystérieux de déceler des similitudes d'une grandeur inouïe entre la géologie et la sociologie. En effet qu'il soit géologique ou social, un séisme est un séisme. Pour donner un exemple il y a lieu de citer le dossier de l'affaire Abderrahman Achour Riad, ou plus explicitement l'affaire du détournement de 3 200 milliards, tel qu'elle avait été vulgarisée lors des premières révélations faites par la presse algérienne en 2005, et dont le chiffre a été corrigé officiellement lors du grand et long procès tenu par le pôle judiciaire spécialisé de Sidi M'hamed et fixé à 2 100 milliards. Lorsque cette affaire fût annoncée pour la première fois il y a presque une décennie de cela, elle a eu l'effet d'un énorme séisme qui a violemment secoué une opinion publique qui venait justement de recevoir le choc de ce qu'on a appelé, en l'occurrence l'affaire du siècle, à savoir l'affaire Khalifa. Les répliques de ce grand séisme n'ont pas cessé de retentir et de tarabuster l'opinion publique. La première réplique fut le procès tenu quelques mois après dans lequel était accusé le neveu d'un haut diplomate algérien après qu'une lettre anonyme impliquant celui-ci aux côtés de Achour Abderrahman ait été reçue par le procureur général d'Alger. La deuxième sera l'affaire dans laquelle l'ancien homme d'affaires algérien avait comparu aux côtés d'un haut responsable de la police et non moins ex- chef de la sûreté de wilaya de Tipaza, accusé de lui avoir remis un document sécuritaire portant même le cachet falsifié du DGSN, feu Ali Tounsi, qui lui avait servi d'atout pour empêcher, à l'époque, son extradition depuis le Maroc vers l'Algérie. Et pour les répliques de se poursuivre. La dernière en date est le procès qui doit s'ouvrir ce mardi à la cour d'Alger.

 Par Salah Harirèche                   

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Accusé dans une affaire de 530 milliards de fraude fiscale

Achour Abderahmane attendu mardi à la cour d'Alger

Plusieurs fois le prévenu a été déféré devant un tribunal après qu'il ait été condamné à 18 ans de prison ferme au cours du procès de l'affaire BNA qui a été traitée il y a trois années de cela par le pôle judiciaire spécialisé du tribunal de Sidi M’hamed.

C'est pour ce mardi qu'a été programmé le procès dans lequel est accusé encore une fois Abderahmane Achour, accusé dans la fameuse affaire des 2 100 milliards détournés depuis la Banque d'Algérie. Plusieurs fois le prévenu  a été déféré devant un tribunal après qu'il ait été condamné à 18 ans de prison ferme au cours du procès de l'affaire BNA qui a été traitée il y a trois années de cela par le pôle judiciaire spécialisé du tribunal de Sidi M’hamed. Pour ce qui est de l'affaire qui devrait s'ouvrir ce mardi il y a lieu de signaler que l'ancien homme d'affaires accusé de détournement de plusieurs milliers de milliards devra répondre des chefs d'inculpation de fraude fiscale. Il s'agit de l'affaire dans laquelle a été accusé le mis en cause principal, à savoir Achour Abderahmane et son gendre qui répond aux initiales de S. Djamel. Cette affaire a éclaté au grand jour après que des experts en comptabilité avaient terminé leur expertise. Il s'agit des experts de la direction des impôts de  Ben Aknoun et de l'Inspection des impôts de la commune de Koléa ainsi que le siège social de son entreprise sis au niveau de la zone industrielle de Mazafran. Après avoir consulté toutes les opérations et tous les documents financiers qu'ils avaient en leur possession, ces experts en comptabilité lesquels avaient été engagés par la justice en vue de faire l'addition de toutes les sommes qui n'avaient pas été payées par les mis en cause dans ce dossier en vue de s'acquitter de leurs dettes qui avaient été contractées auprès de la direction des impôts avant de causer du tort au Trésor public. Les résultats des expertises ont fait ressortir un déficit financier de plus de 530 milliards puisés à la direction des impôts de Koléa et de Ben Aknoun, ce qui est un chiffre des plus astronomiques d'autant plus gigantesque que cela cause un énorme préjudice financier.  Les tenants et les aboutissants de cette affaire remontent à 2002 lorsque les autorités compétentes avaient remarqué une anomalie dans les déclarations des revenus des entreprises qui étaient inscrites sur les noms des deux accusés dans ce dossier. La direction du contrôle centrale des impôts avait prouvé que la somme d'argent qui était ainsi détournée était de l'ordre de 530 milliards de centimes. Cette somme d'argent était comptée sur l'entreprise dite Nationale A plus qui appartenait à l'accusé principal dans ce dossier, à savoir Achour Abderahmane Riad. Il a été indiqué dans l'arrêt de renvoi de cette affaire que l'entreprise en question, à savoir Nationale A plus avait reçu à plusieurs reprises des chèques de 10 à 15 milliards et qui ont atteint parfois les 100 milliards de l'agence de Bouzaréah qui remettait de grosses sommes d'argent au prévenu principal sans pour autant attendre d'autorisation de versement jusqu'à ce que la somme d'argent qui avait fui de la sorte avait atteint le chiffre astronomique de 2 100 milliards de centimes selon les affirmations qui avaient figuré dans le rapport d'expertise. S'agissant du deuxième accusé dans cette affaire, il est indiqué dans l'ordonnance de renvoi de la chambre d'accusation qu'il s'agit du bras droit de Achour Abderahmane et le cerveau pensant. Pour ce qui est des personnes qui avaient facilité ces opérations, les documents de l'accusation avaient cité   les responsables de la BNA de Cherchell Bouzaréah et Koléa.   

Par Azouaou Mahiout

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Produits pharmaceutiques

Le recul des importations se poursuit

Les importations de l'Algérie de produits pharmaceutiques ont atteint 1,97 milliard de dollars (usd) durant les 11 premiers mois de 2013, contre 2 milliards usd à la même période de 2012, soit une légère baisse de près de 1,5%, selon les Douanes algériennes. Les quantités de médicaments importées ont également reculé de 7,90%, passant de 31 777 tonnes à 29 261 tonnes durant la même période de comparaison, selon les chiffres du Centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis) des Douanes obtenus par l'APS.

Cette poursuite du recul de la facture des médicaments, après une hausse de plus de 13% en 2012, est due notamment à une baisse en valeur de près de 0,6% des médicaments à usage humain qui représentent l'essentiel des importations globales de médicaments de l'Algérie, ainsi qu’à une baisse de plus de 25% des produits parapharmaceutiques. Malgré ce recul, la facture des médicaments à usage humain reste toujours la plus importante avec 1,89 milliard usd, contre 1,91 milliard usd durant la période de référence, en baisse de 0,58%, précise encore le centre. Les médicaments destinés à l'usage humain ont représenté plus de 96% des importations globales de l'Algérie des produits pharmaceutiques de janvier à novembre dernier. Quant aux quantités importées, elles ont enregistré également une baisse de 7,35%, passant de 29 810 tonnes durant les 11 premiers mois 2012 à 27 618 tonnes à la même période de 2013.

Par Yanis D.

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Produits

parapharmaceutiques : recul de 25% des importations 

Reculant de 25,35%, les produits parapharmaceutiques ont également contribué à la baisse de la facture des importations globales. En effet, les produits parapharmaceutiques viennent en seconde position avec 50,08 millions usd durant les 11 premiers mois 2013, contre 67,08 millions usd à la même période 2012, ajoute encore le centre. En volume, les importations de ces produits ont atteint 1 079 tonnes contre 1 437 tonnes, en baisse de près de 25%, relève le Cnis. Pour les médicaments à usage vétérinaire, les achats de l'Algérie de l'étranger se sont établis durant les 11 premiers mois 2013 à 26,86 millions usd (564 tonnes) contre 23,53 millions usd (529 tonnes) à la même période de l'année écoulée, en hausse de 14,16% en termes de valeur. Le marché national du médicament représente environ 2,9 milliards usd, selon les estimations de l'Union nationale des opérateurs de la pharmacie (Unop), dont 1,85 milliard usd d'importations et le reste de production locale, dont 84% reviennent au secteur privé et 16% au public. Les autorités publiques se sont engagées durant les dernières années à atteindre un taux de production locale de 70% durant les prochaines années afin de réduire la facture des médicaments importés, d'une part, et garantir une couverture sanitaire globale à moindre coût, d'autre part. La production locale qui représente actuellement 36% du marché national devrait attein-dre 65% en 2015, a estimé le P-DG de Profarmal, Malik Aït Saïd, également membre de l'Unop, estimant que le potentiel pharmaceutique national actuel permet d'atteindre ce taux (65%) du marché sans compter les nouveaux investissements dans le secteur. Le taux de production nationale de médicaments atteint par le secteur privé est de 30% et celui réalisé par le groupe Saidal, relevant du secteur public, est de 6%.  L'industrie pharmaceutique qui compte actuellement 62 opérateurs et 100 projets prévus, figure parmi les plus importants secteurs économiques. En 2012, la facture des importations algériennes de produits pharmaceutiques avait atteint 2,23 milliards de dollars, en hausse de 13,6% par rapport à l'année précédente.

Y. D./APS

       

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