Alger

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Expulsés de leurs chambres

Les étudiants de Ben Aknoun en colère

Sit-in des restaurateurs de Chéraga devant l’APC

La bureaucratie mise à nue

Université de Bouzaréah

Colloque sur la société algérienne

 

 05/11/06

 

 Expulsés de leurs chambres

Les étudiants de Ben Aknoun en colère

Décidément, rien ne va plus entre les étudiants et l’administration de la cité universitaire Taleb-Abderhamane de Ben Aknoun. Encre une fois, les résidents expulsés de leurs chambres depuis le début de l’année universitaire en cours sont revenus à la charge, hier matin, en occupant durant presque deux heures le siège de l’administration. Face au silence de l’administration qui semble ignorer leur malaise, et après une longue attente, les étudiants touchés par cette expulsion ont crié leur colère et manifesté leur désarroi. Ils sont près de 1000 résidents, expulsés de leurs chambres suite à une décision administrative hâtivement prise par les responsables de cette résidence, à chercher, obligés qu’ils sont, où passer la nuit. «On est vraiment sidéré par cette décision qui nous oblige à arrêter les cours. On fait sortir des étudiants pour les remplacer par d’autres. C’est absurde. On nous fout dehors et on ne s’en soucie pas outre mesure. Nous voulons l’intervention du ministre de l’Enseignement supérieur pour mettre fin à notre calvaire. On ne peut plus supporter cette situation. Qu’on finisse les travaux de la nouvelle cité ou qu’on nous affecte dans d’autres cités universitaires. Qu’on fasse quelque chose», déclare Younès, déçu et inquiet. Il y a quelques jours déjà les étudiants en question ont organisé un rassemblement dans l’enceinte même de la cité au cours duquel ils ont demandé des explications aux auteurs de cette «décision injuste et abusive qui les a contraints à sécher les cours». La tension étant à son paroxysme, il s’en est fallu de peu pour que les rixes n’éclatent entres les étudiants expulsés et certains employés de cette résidence universitaire. Heureusement que les éléments de la police sont intervenus à temps. Pour rappel, le mécontentement des étudiants est dû aux promesses non tenues par l’administration de ladite cité. En effet, les responsables de la cette cité universitaire ont décidé de déloger les étudiants, près de 1000, pour loger dans leurs chambres de nouvelles bachelières. Une promesse, concernant leur affectation dans la nouvelle cité U, dont les travaux ont été entamés depuis plus d’une année, leur a été faite. Cependant, le délai de réalisation terminé, les travaux de la toute nouvelle infrastructure ne sont pas encore achevés. Et ce sont près de 1000 étudiants, cycles et spécialités confondus, qui en font les frais. Concernant cette situation, pour le moins inconfortable, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique affirme, à chaque occasion, que tout est fait pour réussir l’année universitaire en cours. Ce qui n’est pas nécessairement le cas, si l’on tient compte de la situation que vivent ces étudiants.

Djamel Oukali

 

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Sit-in des restaurateurs de Chéraga devant l’APC

La bureaucratie mise à nue

Le mot d’ordre pour un sit-in lancé par les restaurateurs de la commune de Chéraga suite à la fermeture de leurs commerces a été suivi, hier, dans la matinée, par une foule compacte composée de propriétaires de locaux commerciaux ainsi que de simples travailleurs. Objectif : rencontrer le P/APC pour lui expliquer l’injustice dont il font l’objet. Ainsi, sans heurts ni dérapages, les protestataires se sont retrouvés autour d’une même table avec les élus. Le P/APC a expliqué de prime  abord que la loi est

au-dessus de tous, comme il a précisé que les arrêtés de fermeture ont été signés pour manque d’hygiène pour les uns et absence d’agrément d’activité pour les autres. Les restaurateurs présents dans la salle de réunions de l’APC ont donc expliqué, à l’unanimité, qu’aucun d’entre eux n’a fait l’objet de fermeture pour manque d’hygiène, comme ils ont affirmé qu’ils disposent tous d’avis favorables signés par les services d’hygiène de la commune de Chéraga. La pomme de discorde dans toute cette affaire:  «les agréments d’activité» a été ainsi abordée. Les restaurateurs, s’adressant au P/APC l’ont étonné en lui révélant des dysfonctionnements administratifs flagrants. En fait, ont-ils souligné, il y a peu de temps, il suffit d’acquérir un registre du commerce pour exercer le métier de restaurateur en toute légalité. «J’ai demandé aux responsables lors de  l’installation de mon commerce de leur fournir les documents nécessaires pour me délivrer le document en question. Mais ceux-ci m’ont expliqué qu’il n’est pas exigé par les services compétents», raconte un restaurateur. Pourtant, il est à signaler que la loi exigeant cet agrément est promulguée depuis  1999. Par ailleurs et plus grave encore, cette fois-ci, un intervenant,  preuve à l’appui, a expliqué à M. le maire  qu’il a  déposé sa «demande d’agrément depuis le début 2005 et à ce jour je n’ai reçu aucune suite», indique-t-il. A quel niveau se trouve le blocage ? demandera le P/APC. A l’unanimité, les protestataires ont  rétorqué que c’est au niveau de la daïra. Pis encore, il est à relever que d’autres dossiers, déposés et finalisés depuis deux mois, restent bloqués dans les tiroirs de la circonscription administrative de Chéraga. Les protestataires se sont posés la question suivante : A qui profite ce blocage ? D’autres restaurateurs ont, par ailleurs, indiqué qu’à aucun moment, ils  n’ont été mis au courant de l’utilité de ce document. «J’ai toujours cru q’un  registre du commerce suffisait  pour exercer en toute légalité», a souligné un propriétaire d’une Pizzeria. A ce titre, les restaurateurs n’ont pas raté l’occasion pour signaler à l’endroit du maire le manque  d’information et leur ignorance de la mise en application de cette loi. «Nous  n’avons pas été avisés», ne cessent de répéter les protestataires.

Le comble dans toute cette affaire, a-t-on constaté sur les lieux, est que la majorité des élus de l’APC de Chéraga étaient contre la signature de cet arrêté de fermeture  par le maire. A telle enseigne qu’il  est à se demander s’il y a ou non une coordination entre les élus dans la prise de décision. «La décision de fermeture a été prise par le P/APC sans qu’il me consulte ni de près, ni de loin», a indiqué  un élu FFS. Mis au courant des vraies doléances des restaurateurs de la commune, le premier magistrat de la commune de Chéraga a indiqué que «compte tenu de la sensibilité de ce problème qui fait planer sur une centaine de travailleurs la menace d’un chômage imminent, une réunion d’urgence sera organisée le jour même avec la wali d’Alger (hier NDLR)». Cela, ajoutera notre interlocuteur, «afin de trouver une solution à ce problème, et ce, dans les meilleurs délais». Décidés d’aller jusqu’au bout de leurs revendications, les protestataires ont promis de monter au créneau dans les jours à venir «si les autorités locales ne viennent pas réparer ce qu’ils ont détruit», nous a fait savoir un jeune commerçant.

Aomar Fekrache

 

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Université de Bouzaréah

Colloque sur la société algérienne

Le quatrième colloque national du département de sociologie de la faculté des sciences humaines et sociales de l’université d’Alger aura lieu demain et après-demain sous le thème «Les relations sociales au sein de la société algérienne». Le débat sera animé par d’éminents intellectuels, professeurs et sociologues, à l’image de  Abderrahmane Bouzid,  Ameziane Lounès, Mouhamed Boumakhlouf, Nourredine Hakiki de l’université d’Alger,  Abderrahmane Hamouche de l’université de Oum El Bouaghi, Mme Fatiha Karkouche de l’université de Blida et d’autres intellectuels de plusieurs universités du pays tels que les universités de Tizi Ouzou, Sétif, Laghouat, Oran, etc. La participation étrangère à ce rendez-vous culturel se résume à Alain Million professeur à l’université de Paris Xe. Les sujets à débattre seront plutôt divers mais  se rattachent tous à l’objet central de la rencontre.

On aura par exemple à aborder l’expression murale urbaine et les problèmes de société.

- La culture et le bien social chez Ibn Khaldoun.

- Le lien social en Algérie, son processus, ses crises et la nécessité de la rénover.

- Le rôle des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour favoriser l’isolement social.

Salah Harrireche

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