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Expulsés de leurs chambres
Les étudiants
de Ben Aknoun en colère
Décidément, rien
ne va plus entre les étudiants et l’administration de la cité
universitaire
Taleb-Abderhamane de Ben Aknoun.
Encre une fois, les résidents expulsés
de leurs chambres depuis le début de l’année universitaire en cours
sont revenus à la charge, hier matin, en occupant durant presque
deux heures le siège de l’administration. Face au silence de
l’administration qui semble ignorer leur malaise, et après une
longue attente, les étudiants touchés par cette expulsion ont crié
leur colère et manifesté leur désarroi. Ils sont près de 1000
résidents, expulsés de leurs chambres suite à une décision
administrative hâtivement prise par les responsables de cette
résidence, à chercher, obligés qu’ils sont, où passer la nuit. «On
est vraiment sidéré par cette décision qui nous oblige à arrêter les
cours. On fait sortir des étudiants pour les remplacer par d’autres.
C’est absurde. On nous fout dehors et on ne s’en soucie pas outre
mesure. Nous voulons l’intervention du ministre de l’Enseignement
supérieur pour mettre fin à notre calvaire. On ne peut plus
supporter cette situation. Qu’on finisse les travaux de la nouvelle
cité ou qu’on nous affecte dans d’autres cités universitaires. Qu’on
fasse quelque chose», déclare Younès, déçu et inquiet. Il y a
quelques jours déjà les étudiants en question ont organisé un
rassemblement dans l’enceinte même de la cité au cours duquel ils
ont demandé des explications aux auteurs de cette «décision injuste
et abusive qui les a contraints à sécher les cours». La tension
étant à son paroxysme, il s’en est fallu de peu pour que les rixes
n’éclatent entres les étudiants expulsés et certains employés de
cette résidence universitaire. Heureusement que les éléments de la
police sont intervenus à temps. Pour rappel, le mécontentement des
étudiants est dû aux promesses non tenues par l’administration de
ladite cité. En effet, les responsables de la cette cité
universitaire ont décidé de déloger les étudiants, près de 1000,
pour loger dans leurs chambres de nouvelles bachelières. Une
promesse, concernant leur affectation dans la nouvelle cité U, dont
les travaux ont été entamés depuis plus d’une année, leur a été
faite. Cependant, le délai de réalisation terminé, les travaux de la
toute nouvelle infrastructure ne sont pas encore achevés. Et ce sont
près de 1000 étudiants, cycles et spécialités confondus, qui en font
les frais. Concernant cette situation, pour le moins inconfortable,
le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
scientifique affirme, à chaque occasion, que tout est fait pour
réussir l’année universitaire en cours. Ce qui n’est pas
nécessairement le cas, si l’on tient compte de la situation que
vivent ces étudiants.
Djamel Oukali
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Sit-in des restaurateurs de Chéraga devant l’APC
La bureaucratie
mise à nue
Le mot d’ordre
pour un sit-in lancé par les restaurateurs de la commune de Chéraga
suite à la fermeture de leurs commerces a été suivi, hier, dans la
matinée, par une foule compacte composée de propriétaires de locaux
commerciaux ainsi que de simples travailleurs. Objectif : rencontrer
le P/APC pour lui expliquer l’injustice dont il font l’objet. Ainsi,
sans heurts ni dérapages, les protestataires se sont retrouvés
autour d’une même table avec les élus. Le P/APC a expliqué de prime
abord que la loi est
au-dessus de tous,
comme il a précisé que les arrêtés de fermeture ont été signés pour
manque d’hygiène pour les uns et absence d’agrément d’activité pour
les autres. Les restaurateurs présents dans la salle de réunions de
l’APC ont donc expliqué, à l’unanimité, qu’aucun d’entre eux n’a
fait l’objet de fermeture pour manque d’hygiène, comme ils ont
affirmé qu’ils disposent tous d’avis favorables signés par les
services d’hygiène de la commune de Chéraga. La pomme de discorde
dans toute cette affaire: «les agréments d’activité» a été ainsi
abordée. Les restaurateurs, s’adressant au P/APC l’ont étonné en lui
révélant des dysfonctionnements administratifs flagrants. En fait,
ont-ils souligné, il y a peu de temps, il suffit d’acquérir un
registre du commerce pour exercer le métier de restaurateur en toute
légalité. «J’ai demandé aux responsables lors de l’installation de
mon commerce de leur fournir les documents nécessaires pour me
délivrer le document en question. Mais ceux-ci m’ont expliqué qu’il
n’est pas exigé par les services compétents», raconte un
restaurateur. Pourtant, il est à signaler que la loi exigeant cet
agrément est promulguée depuis 1999. Par ailleurs et plus grave
encore, cette fois-ci, un intervenant, preuve à l’appui, a expliqué
à M. le maire qu’il a déposé sa «demande d’agrément depuis le
début 2005 et à ce jour je n’ai reçu aucune suite», indique-t-il. A
quel niveau se trouve le blocage ? demandera le P/APC. A
l’unanimité, les protestataires ont rétorqué que c’est au niveau de
la daïra. Pis encore, il est à relever que d’autres dossiers,
déposés et finalisés depuis deux mois, restent bloqués dans les
tiroirs de la circonscription administrative de Chéraga. Les
protestataires se sont posés la question suivante : A qui profite ce
blocage ? D’autres restaurateurs ont, par ailleurs, indiqué qu’à
aucun moment, ils n’ont été mis au courant de l’utilité de ce
document. «J’ai toujours cru q’un registre du commerce suffisait
pour exercer en toute légalité», a souligné un propriétaire d’une
Pizzeria. A ce titre, les restaurateurs n’ont pas raté l’occasion
pour signaler à l’endroit du maire le manque d’information et leur
ignorance de la mise en application de cette loi. «Nous n’avons pas
été avisés», ne cessent de répéter les protestataires.
Le comble dans
toute cette affaire, a-t-on constaté sur les lieux, est que la
majorité des élus de l’APC de Chéraga étaient contre la signature de
cet arrêté de fermeture par le maire. A telle enseigne qu’il est à
se demander s’il y a ou non une coordination entre les élus dans la
prise de décision. «La décision de fermeture a été prise par le P/APC
sans qu’il me consulte ni de près, ni de loin», a indiqué un élu
FFS. Mis au courant des vraies doléances des restaurateurs de la
commune, le premier magistrat de la commune de Chéraga a indiqué que
«compte tenu de la sensibilité de ce problème qui fait planer sur
une centaine de travailleurs la menace d’un chômage imminent, une
réunion d’urgence sera organisée le jour même avec la wali
d’Alger (hier NDLR)». Cela, ajoutera notre interlocuteur, «afin de
trouver une solution à ce problème, et ce, dans les meilleurs
délais». Décidés d’aller jusqu’au bout de leurs revendications, les
protestataires ont promis de monter au créneau dans les jours à
venir «si les autorités locales ne viennent pas réparer ce qu’ils
ont détruit», nous a fait savoir un jeune commerçant.
Aomar Fekrache
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Université de Bouzaréah
Colloque sur la
société algérienne
Le quatrième
colloque national du département de sociologie de la faculté des
sciences humaines et sociales de l’université d’Alger aura lieu
demain et après-demain sous le thème «Les relations sociales au sein
de la société algérienne». Le débat sera animé par d’éminents
intellectuels, professeurs et sociologues, à l’image de
Abderrahmane Bouzid, Ameziane Lounès, Mouhamed Boumakhlouf,
Nourredine Hakiki de l’université d’Alger, Abderrahmane Hamouche de
l’université de Oum El Bouaghi, Mme Fatiha Karkouche de l’université
de Blida et d’autres intellectuels de plusieurs universités du pays
tels que les universités de Tizi Ouzou, Sétif, Laghouat, Oran, etc.
La participation étrangère à ce rendez-vous culturel se résume à
Alain Million professeur à l’université de Paris Xe. Les sujets à
débattre seront plutôt divers mais se rattachent tous à l’objet
central de la rencontre.
On aura par
exemple à aborder l’expression murale urbaine et les problèmes de
société.
- La culture et le
bien social chez Ibn Khaldoun.
- Le lien social
en Algérie, son processus, ses crises et la nécessité de la rénover.
- Le rôle des
nouvelles technologies de l’information et de la communication pour
favoriser l’isolement social.
Salah
Harrireche
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