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Bruno Etienne au CCF

Conférence autour du refus du clash des civilisations

Festival national du théâtre comique à Médéa

Huit troupes en compétition pour la «Grappe d’or»

 

 05/11/06

 

 Bruno Etienne au CCF

Conférence autour du refus du clash des civilisations

Bruno Etienne, chercheur et universitaire, professeur à l’Institut d’études politique d’Aix-en-Provence et spécialiste du Maghreb et du monde arabe, donnera cet après-midi (14h 30) au CCF une conférence intitulée «Le refus du clash des civilisations».

Une réflexion qui fait dans un autre discours, que celle dont fait sienne Samuel Huntington, à travers sa théorie qu’il livre dans son ouvrage «le Choc des civilisations».  Dans son pavé de 400 pages, S. Huntington part du constat que les données de la géopolitique ont changé avec la fin de la guerre froide. Samuel Huntington part du constat que les distinctions essentielles entre les individus ne sont pas de nature idéologique, politique ou économique mais culturelle, car le monde est en butte à une crise générale d’identité. Il en déduit que les peuples s’identifient à des groupes culturels qui reposent sur la religion, c’est-à-dire un système de pensée. Pour se déterminer et pour savoir qui il est, l’homme cherche au premier chef à définir qui il n’est pas. La reconnaissance identitaire ne s’effectue pas par une accumulation de traits communs, mais par une opposition aux autres : «Je suis occidental parce que je ne suis pas musulman, confucéen, hindou, etc.», écrit-il. Pour Bruno Etienne, la culture et la civilisation arabo-musulmanes issues de la Bible, constituent la révélation monothéiste et y intègrent la philosophie grecque, alors que l’Inde, la Chine et le Japon sont dans des problématiques complètement différentes. On assiste, note Bruno Etienne à une lutte de redéfinition géostratégique qui concerne le contrôle du Proche-Orient (énergétique) et qui est légitimé des deux côtés par des références culturelles, voire religieuses qui masquent les véritables enjeux comme la question : «Qui a intérêt à développer l’idée de l’Islam versus Occident ?» L’idéologie, comme la religion, traduit le monde en idées. «Nous sommes donc victimes de l’illusion quand nous voyons le monde par le seul truchement de nos idées et quand nous croyons voir dans nos idées le monde.

Dès lors, nous croyons que nos idées sont le réel, ce qui nous rend méfiants à l’égard de toute donnée ou expérience qui contredit nos idées : c’est le réel qui a tort quand il contredit mon idée ou ma foi», relève-t-il. Bruno Etienne est l’auteur de nombreux ouvrages dont «La France et l’Islam» (1989), «Abdelkader le magnanime» (1994), et les «Amants de l’apocalypse : clés pour comprendre le 11 septembre» (Ed. de l’Aube, 2002). Il aborde en 2002 la question des sectes en France avec les outils méthodologiques de la sociologie. Dans son ouvrage «Abdelkader le magnanime», l’auteur dépeint l’Emir (1808-1883) comme un héros de la résistance à la colonisation française, le bâtisseur d’un Etat moderne. Dans un texte inédit, «les Combattants suicidaires», Bruno Étienne étudie le «terrorisme», l’imaginaire islamique qui se constitue, le statut de la mort dans la culture monothéiste et dans l’islam, le statut du suicide et du sacrifice patriotique et/ou religieux, confronté avec ce que la psychanalyse nous enseigne sur la pulsion de mort et le gouvernement de la mort dans une société. Dans un second texte, «les Amants de l’Apocalypse», l’auteur revient, à la suite des attentats du 11 septembre 2001, sur l’échec de l’islamisme radical qui a provoqué un dépassement du projet État islamique vers la perversion de l’eschatologie : détruire le monde pour extirper le mal puisque l’Apocalypse précède la venue du royaume. Dans «Islam, les questions qui fâchent», cet expert de l’Islam répond avec méthode et clarté à une série de questions du grand public, dont celles polémiques et non moins problématiques.

Synthèse H.K.

 

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Festival national du théâtre comique à Médéa

Huit troupes en compétition pour la «Grappe d’or»

Huit pièces théâtrales seront en compétition pour la «Grappe d’or» du festival national du théâtre comique, qui se déroulera à Médéa du 11 au 16 novembre prochain. Cette nouvelle version du festival Hassan El Hassani du théâtre, organisée cette année en hommage à deux grandes personnalités artistiques nationales, en l’occurrence les regrettés Abdelkader Ferrah et Sirat Boumediène, mettra en compétition de nouvelles productions théâtrales réalisées par des troupes issues des wilayas de Sétif, Batna, Constantine, Alger, M’sila et Mostaganem.  Parmi les pièces sélectionnées par le jury du festival, il y a lieu de citer «El Djifa», une adaptation de la pièce «Cadavre sur le trottoir» de Saâdallah Wanous, mise en scène de

 Abdel El Malek Boussahel et interprétée par la coopérative du théâtre de Sétif, «le Retour de Holago», écrite par Soltane Ben Mohamed, et produite par l’association «Affak» des arts dramatiques de Batna, «Slalet El Mhabel», une production de la troupe Belliri de Constantine, adaptée par Khaled Belhadj, «la  Demande d’un mari»,

d’ Antoine Tchékov, «El Khataba», de l’association «Qaous Qouzah» des arts et spectacles d’Alger, écrite par Malek El Aggoune et mise en scène par Saïdi Merzouk.

D’ autres pièces figurent également au programme de ce festival dont, «El Djourra», pièce théâtrale composée par Omar Zekar et produite par Mehouas Ahmed pour le compte de la troupe «El Kalima» de M’sila, «Point d’interrogation», de l’association M’hamed Yazid d’Alger, une réalisation de Hamadi d’après un texte de Imad El Djazaïri et enfin en clôture du festival la pièce «El-Aroui Akkacha», une adaptation du regretté Ould Abderahmane Kaki, d’après la célèbre œuvre de Molière «George Dandin», produite par l’association des arts dramatiques de Stidia, dans la wilaya de Mostaganem.

La séance d’ouverture du festival sera marquée par la présentation, hors compétition, de la pièce théâtrale «Aïssa Tsunami», de Azzedine Mihoubi, mise en scène par Mohamed Tayeb Dehimi et interprétée par le théâtre régional de Constantine.

R. C.

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