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Irak

Saddam risque la peine de mort

 

 05/11/06

 

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Un phénomène tout à fait nouveau vient de faire son apparition au Proche-Orient : les femmes d’activistes du Hamas se sont constituées en bouclier humain pour protéger leurs époux. C’est même grâce au courage et à la détermination farouche de ces femmes que plusieurs dizaines de ces activistes, retenus enfermés dans une mosquée à Beit Hanoun, ont pu s’échapper vendredi. Mais l’armée israélienne ne s’est pas pour autant laissée déborder par cette action inattendue. Tsahal a en effet tiré à plusieurs reprises sur des femmes, non armées, tuant deux d’entre elles. Deux victimes, qui seront par ailleurs certainement et largement vengées dans les jours à venir par les Palestiniennes. Mais la mort de ces deux femmes n’est certainement pas pour améliorer l’image d’Israël aux yeux de la communauté internationale. En effet, ces jours derniers, Israël connaît quelques difficultés avec la Finul qui n’accepte pas le survol continu par  l’aviation israélienne du territoire libanais. La direction de la FINUL a même, il y a quelques jours, menacé à mots couverts l’armée israélienne de tirer sur ses avions s’il continuent à enfreindre la résolution 1751. Aujourd’hui, l’on peut dire, sans trop se tromper, que l’armée israélienne et l’Etat d’Israël en général,

a largement perdu la guerre des images et de la communication. De plus en plus l’idée d’un Etat d’Israël brutal et cœrcitif fait son chemin dans les opinions publiques du monde entier même dans celles de pays historiquement alliés à l’Etat hébreu.

Et si Israël fait mine de n’en avoir cure pour ses soutiens tels les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, eux ne peuvent se permettre de soutenir un pays qui commence à apparaître comme un vrai terroriste. Mais la reculade est désormais impossible pour Israël qui semblerait ainsi plier face aux Palestiniens et au Hezbollah.  

Fouzia Mahmoudi

 

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Irak

Saddam risque la peine de mort

nL’ancien homme fort de Bagdad connaîtra aujourd’hui le verdict du tribunal pour l’exécution de 148 villageois chiites d’un village au nord de Bagdad dans les années 1980, pour laquelle il risque la peine de mort, un jugement très attendu en Irak et dans le monde.

Pour prévenir un éventuel regain de violence, le ministère irakien de la Défense a placé vendredi l’armée en état d’alerte et annulé toutes les permissions.

Saddam Hussein, 69 ans, et ses sept co-accusés ont été jugés du 19 octobre 2005 au 27 juillet 2006 devant le Haut tribunal pénal irakien, installé dans le quartier fortifié de la zone verte à Bagdad. Ils sont poursuivis pour l’exécution de villageois chiites du village de Doujaïl, en représailles au mitraillage du convoi de l’ancien président, alors qu’il visitait Doujaïl en 1982. Au total, le tribunal a tenu 40 audiences et entendu 130 témoignages. Le 19 juin, le procureur général, Jaâfar al-Moussaoui, a requis la peine de mort contre l’ex-président, son demi-frère, Barzan al-Tikriti, ancien patron des renseignements au moment des faits, et l’ancien vice-président Taha Yassine Ramadan.

Cinq autres accusés parmi lesquels Awad Ahmed al-Bandar, un ancien juge qui a présidé le tribunal révolutionnaire dans l’affaire de Doujaïl sont jugés dans cette affaire. Saddam Hussein, premier chef d’Etat arabe à être jugé dans son pays pour des crimes commis contre son peuple, a rejeté dès le départ la légitimité du tribunal et refusé de plaider coupable ou non coupable à l’issue du procès. En cas de condamnation à mort ou à une peine d’emprisonnement à vie, les statuts du tribunal prévoient une procédure automatique d’appel, qui sera examinée par la Chambre d’appel du Haut tribunal pénal, composée de neuf juges. Celle-ci peut estimer que l’appel est fondé si elle découvre une erreur de procédure ou un non-respect du droit. Dans ce cas, un nouveau procès doit avoir lieu. En cas de ratification de la décision prise en première instance, la sentence doit être appliquée dans les 30 jours.  Mais Saddam est aussi jugé depuis le 21 août pour avoir ordonné au Kurdistan en 1988, une offensive, appelée Anfal, qui a fait plus de 180.000 morts, selon l’accusation. «Concernant les autres procès, le tribunal jugera les prévenus encore vivants», a indiqué le procuré général Jaafar al-Moussaoui.

«La condamnation à mort mettra l’Irak à feu et à sang et mènera la région vers l’inconnu», a averti dimanche dernier le chef du comité de défense de Saddam Hussein, Khalil al-Doulaïmi, dans une lettre adressée au président américain George W. Bush. Selon l’avocat, «la seule solution pour sauver l’Irak, la région et le monde est de libérer Saddam Hussein».

Par ailleurs, les forces spéciales de l’armée irakienne et leurs conseillers américains ont lancé samedi matin un raid contre les membres supposés d’un escadron de la mort dans le bastion chiite de Sadr city à Bagdad, arrêtant trois suspects. Les soldats ont été la cible de tirs d’armes légères et de roquettes, qui n’ont pas fait de blessés. Cette opération tend à démontrer que le bastion du chef radical chiite Moqtada Sadr, fermement opposé à l’occupation américaine et soupçonné d’abriter de nombreux escadrons de la mort, n’est pas un refuge sûr.

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