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LA UNE Depuis son ouverture, le 11e Salon international du livre d’Alger (SILA) draine un monde fou.

05/11/06

 

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 Témoignage

 

 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

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Aïch etchouf

 

L’Escobar algérien n’existe pas

Une fois n’est pas coutume, notre Aïch etchouf d’aujourd’hui aura pour point de départ une info parue dans l’édition du Jour d’Algérie d’hier et qui nous apprend par la bouche du procureur général d’Oran, que le dossier Zendjabil n’existe tout simplement pas, au contraire de ce que ne cessent de ressasser certains gros titres de la presse nationale. Titres qui ont fait du trafic de drogue lié à ce personnage mythique, une espèce de grande auberge espagnole dans laquelle on trouve beaucoup de ragots et de rumeurs, mais très peu d’informations concrètes. La justice algérienne a, de toute évidence, senti le danger qu’il y a à laisser ce type de mythes médiatiques se développer et qui servent d’écrans de fumée masquant des affaires bien plus réelles celles-là et qui sont adroitement sorties de l’actualité au bénéfice de ce terrible Zendjabil présenté comme le nouveau Pablo Escobar de la zone Méditerranée. Un mythe sur lequel on peut commodément essuyer bien des couteaux et qu’un haut magistrat algérien vient de dégonfler par une simple déclaration, reflétant un fait bien établi, le dossier est vide.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Albert Nallet, ancien combattant

de l'armée française en Algérie

«Il fallait écouter

les Algériens 

en 1945»

C’est un témoignage inédit que nous livre l’auteur de «On n’efface pas la vérité, Guerre d'Algérie, Grande Kabylie», présenté en Algérie à la veille du 1er novembre. Un livre dans lequel cet homme-courage dénonce sans complaisance aucune les cruautés du colonialisme.    

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 Les Titres

 

Irak

Saddam risque la peine de mort

 

Conférence sino-africaine

Bouteflika exhorte les Chinois à venir

 

Selon son P-DG

Algérie Télécom privatisée en juin 2007

 

Des enquêtes sur des scandales financiers et fonciers bloquées

Des officiers de l’ONRB brisent le silence

 

Vieilles et nouvelles revendications brandies

Le Cnes mobilise ses troupes

 

 Les Titres
 Divers

 

11e édition du SILA

Gibran et Mahfoud au rendez-vous

Depuis son ouverture, le 11e Salon international du livre d’Alger (SILA) draine un monde fou.

Professionnels, mordus de lecture, éducateurs, libraires et pédagogues se bousculent pour y retrouver les dernières nouveautés et profiter surtout des remises proposées. L’on peut remarquer d’emblée que les maisons d’édition arabes se démarquent par leurs expositions riches et diversifiées, particulièrement les éditeurs égyptiens, jordaniens et libanais. De la bande dessinée, au livre technique et scientifique, à la politique, en passant par la sociologie et la religion et même le journalisme, il y a de tout. L’on peut

retrouver sans aucune difficulté la série complète des grands écrivains arabes comme Khalil Gibran et Naguib Mahfouz ou Ihssane AbdelKoudousse, des

livres sur la franc-maçonnerie ou les sociétés secrètes, Harry Potter ou des BD de Disney sont en arabe, des traductions des derniers livres de chercheurs étrangers débordent sur les étals, «The imperials Hubris» de l’américain Michael Scheuer est à 3 300 DA,

«l’Intellectuel et le pouvoir» de Edouard Saïd est à 1 440 DA,

«Les interventions humanitaires dans les relations internationales» édité par le centre de recherche émirati est à 4 700 DA, un atlas de Disney magnifiquement illustré est à 700 DA, des livres de politiques à 3 000 DA, des livres de jardinage, de bricolage chez soi sont à 700 DA. «C’est riche mais trop cher !», confie tristement Réda. L’habituelle problématique de l’insuffisance de la bourse d’un fonctionnaire algérien se pose pour la plupart des visiteurs, ce qui n’empêche pas certains de se permettre le luxe de saisir l’opportunité qu’offre le Salon et de prendre des livres introuvables dans les librairies algériennes, comme Nora  étudiante en littérature qui s’est acheté toute la série de Khalil Gibran. «C’est génial, je suis contente ! J’ai eu ma bourse avant la fête de l’Aïd et je l’ai gardée pour la débourser exclusivement pour le Salon».

Il faut dire que les livres les moins coûteux sont les bouquins religieux, «Purification des cœurs»  de Amar Moussa, islamologue de l’Arabie saoudite est à 200 DA, l’édition existe même en français, les stands qui proposent ces livres sont submergés, certaines maisons offrent des remises de 10 %, d’autres comme Dar El Basair (Arabie saoudite) propose une tombola, les clients dont les achats dépassent les

1 000 DA peuvent y participer, les cadeaux sont alléchants (micro portable, portable, un chèque de 25.000 DA…).

Les maisons d’édition algériennes paraissent pauvres devant cette multitude de production, car leurs livres se limitent au parascolaire, à des livres témoignages sur la révolution algérienne, de comptabilité et de droit, des romans d’auteurs algériens, de certains auteurs arabes et quelques importations, les livres qu’elles affichent parfois sont plus chers que ceux des autres éditeurs.

Belkhedim Irane

 

Hautement culturel

Depuis son ouverture, le café littéraire du Salon du livre propose des rencontres-débats dont les thèmes sont d’actualité. Ce petit espace aménagé au

«bloc C» a beaucoup de mal à contenir la foule de visiteurs et d’intellectuels qui s’y bousculent pour assister à ces conférences culturelles et prendre part aux discussions. Une activité qui vient renverser les habitudes algéroises au bonheur des amateurs de la pensée ! La semaine passée, la venue de Jacques Vergès a ameuté historiens et citoyens, ils sont venus de loin pour demander à l’invité du Salon des autographes, lui parler et le voir de près, de même par la venue de Yasmina Khadra. Cette semaine, un autre agenda, tout aussi riche. «L’individu et le monde arabe» qui a été animée hier par des experts algériens, notamment Malek Chebel qui est venu spécialement de France, 

«L’aventure de la langue arabe en Occident» qui sera animée par des connaisseurs comme Bessam Barake, Mohamed Sari et Henriette Walter (France), «Le roman arabe dans tous ses états»  avec Jolanda Guardi (Italie) et Amine Zaoui. D’autres débats tout aussi intéressants sont également programmés, des rendez- vous à ne pas rater si l’on veut se rafraîchir les idées ! «Je m’intéresse à tout ce qui touche à la culture et ces rencontres me permettent d’approcher des gens connus et de les écouter, ce qui n’est pas possible tous les jours», raconte Mohamed qui vient aussi souvent que possible assister à ces rencontres. Il n’est pas le seul, des enseignantes, des fonctionnaires et des étudiants sont venus profiter des quelques jours de vacances pour s’acheter des livres et assouvir une avidité culturelle grandissante et qui ne peut évoluer sans de pareille activité. Cependant, il est conseillé aux visiteurs de se prémunir du nécessaire, c’est-à-dire de

«sandwichs maison» et de thermos de café car les prix pratiqués par les vendeurs de la Foire sont excessifs, des sandwichs salades à 150 DA et plus ! Une arnaque ! Il faudra alors choisir entre bien se remplir l’estomac ou la tête!

I. B.

 

32e conférence d’EUCOCO

Réaffirmer le soutien au Front Polisario 

La 32e Conférence européenne de coordination et d’appui au peuple sahraoui (EUCOCO) s’est ouverte vendredi soir à Vitoria (capitale du Pays basque espagnol) avec la participation de plus de 600 délégués représentant 27 pays de tous les continents. Dans son allocution d’ouverture, le président du gouvernement régional du Pays basque, Juan José Ibarretxe, a exprimé le soutien et l’engagement de la société basque ainsi que sa solidarité avec la cause sahraouie. Cela a-t-il affirmé «pour éviter qu’une telle cause ne tombe dans l’oubli et pour qu’elle demeure présente dans l’agenda des Nations unies, de l’Union européenne et de la communauté internationale en général».     

 Pour sa part, le président de la Coordination européenne de solidarité avec le peuple sahraoui (Task Force), Pierre Galand, a  manifesté  «l’appui de la Task Force  au peuple sahraoui et au mouvement de libération qui le représente, le Front Polisario». Participant à cette conférence, en même temps que plusieurs pays africains, l’Algérie est représentée  à travers une importante délégation algérienne, conduite par le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS),  Mahrez Lamari. Intervenant lors des travaux de la conférence, ce dernier a réitéré  «le soutien indéfectible de l’Algérie et sa solidarité à la juste cause du peuple sahraoui. Il a par ailleurs  souligné «que la position de l’Algérie se fonde sur le principe intangible du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et sur son attachement aux nobles valeurs de la révolution de novembre 54». Cela dit,

M. Lamari a dénoncé la

«politique de colonisation menée par le Maroc au Sahara occidental et l’exploitation illégale des richesses de  territoire». Un message a été adressé au nom du Comité et de l’Algérie à «la communauté internationale, les Nations unies et les Organisations de défense des droits de l’homme  pour mettre un terme à la situation immorale vécue dans les territoires occupés du Sahara occidental où les droits de l’homme sont systématiquement violés». Se tenant sous le signe de la solidarité avec le peuple du Sahara occidental, les travaux de la 32e Conférence  d’EUCOCO, sera l’occasion  pour les  participants  en l’occurrence les députés, les représentants d’Organisations sociales et syndicales, d’ONG et de comités de soutien pour dresser le bilan d’activité depuis la dernière conférence tenue à Mol en Belgique en 2005 et  pour définir la stratégie et les objectifs à atteindre pour l’année prochaine.

Habiba Ghrib

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Le nerf

de la guerre

La facilité avec laquelle le GSPC réussit ses opérations de terrorisme ces derniers temps et surtout leur ampleur ne manquera pas de déconcerter à terme les Algériens en les amenant à se demander si nous ne sommes pas revenus à un état d’insécurité semblable à celui des années 1990. A se demander également si le GSPC n’a pas subrepticement réussi à reconstituer la force de frappe des GIA de triste mémoire et s’il ne s’agit pas aujourd’hui de faire attention à ne pas sous-estimer la malfaisance de la bête immonde. Les succès engrangés par les sbires de Hassan Hattab pouvant leur monter à la tête et les faire surfer sur une vague de recrutements assez opportunistes pour faire croire à une possible remontée de la pente. Pour croire cela, il faut d’abord croire que le terrorisme est un phénomène intimement lié à une mobilisation populaire de fond et qu’il a donc besoin d’un vaste vivier humain pour se constituer et se reconstituer. Que pour recruter des tueurs,  il faut bénéficier d’un fort élan populaire et que des milliers de jeunes n’attendent qu’un signe pour aller repeupler les maquis. Ce qui n’a évidemment rien à voir avec une réalité qui veut précisément que le terrorisme est à l’exact opposé de toute notion de mobilisation populaire et de larges soutiens sociologiques, qui, s’ils existaient, se contenteraient d’occuper la rue et de faire tomber le gouvernement plutôt que d’aller se fourvoyer dans des montagnes inhospitalières. Une première analyse des composantes humaines du terrorisme des années 1990, qu’il est en réalité, à savoir, un mouvement qui recrute dans les couches les plus violentes de la société : les milieux de la délinquance, de la pègre souvent, des névropathes en tous genres, des illuminés et des fanatiques. Mais il a surtout été démontré que ce qui attire vers le terrorisme est l’envie de violence et l’appât du gain. Deux facteurs  qui restent les ressorts essentiels de ce phénomène avec ou sans arrière-fond idéologique. Le terrorisme pouvant être d’extrême droite ou d’extrême gauche, islamiste ou laïque sans que cela n’influe sur sa nature réelle. Le tout étant de déterminer ses motivations politiques profondes et le vrai visage de ses commanditaires, qui, en mobilisant les moyens financiers nécessaires peuvent susciter et entretenir des climats de violence sans fin, pour peu que la situation politique soit un tant soit peu confuse, comme c’est encore malheureusement le cas dans notre pays, du fait de la marginalisation du courant apparenté au Fis dissous. C’est dire que l’un des moyens les plus efficaces d’amoindrir la force de nuisance du GSPC et d’amener à une plus grande clarification du jeu politique dans notre pays de manière à réduire à néant la marge de manœuvre d’une maffia qui, comptant sur des moyens financiers colossaux, peut cycliquement organiser des tueries aussi spectaculaires que démoralisantes. Clarification qui passe inéluctablement par la réinjection contrôlée du courant fissiste dans le jeu politique de manière à ne pas laisser le GSPC se targuer de soutiens idéologiques qu’il n’a plus depuis longtemps.

A. M.

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