|
Réhabilitation du vieux bâti de la capitale
Alger et
Marseille signent un… accord d’amitié
Le sénateur maire
de Marseille a appelé à «une plus grande coopération décentralisée
qui est déjà assez importante entre les deux villes».
La réhabilitation
de la capitale du pays et son vieux bâti ainsi que son développement
ont été les grands axes du protocole d’accord d’amitié et de
coopération signé hier à Alger entre les villes d’Alger et de
Marseille (France). Ce protocole d’accord a été signé du côté
algérien, par le wali d’Alger, Mohamed Kebir Addou, et du côté
français par le vice-président du Sénat et maire de Marseille
Jean-Claude Gaudin, en présence du nouvel ambassadeur de la
République française en Algérie, Bernard Bajolet et de responsables
de la chambre de commerce de Marseille. Une délégation de 300
personnes composée d’hommes d’affaires, de membres d’associations,
d’éminents professeurs en médecine, de membres du barreau et de
responsables sportifs, accompagne le maire de Marseille dans sa
visite de trois jours à Alger. Le wali d’Alger a indiqué à la presse
que «cet accord, qui entre dans le cadre de la coopération
décentralisée entre les deux villes, vise à renforcer davantage les
relations d’amitié et de coopération entre deux villes jumelles et
entre les deux peuples, algérien et français».
«Les relations de
coopération entre nos deux villes datent de 1980 où l’on a signé le
premier protocole de coopération mais les projets concrétisés n’ont
pas été à la mesure de l’amitié et de la volonté des uns et des
autres», a souligné M. Addou, en ajoutant que les deux parties
aspiraient à plus de concrétisation pour le bien des deux peuples.
La ville d’Alger
envisage également de profiter de l’expérience de Marseille, «très
pertinente», dans l’établissement d’une stratégie de développement
pour Alger comme ville côtière, a ajouté le premier responsable de
la wilaya d’Alger en annonçant qu’un échange d’experts en urbanisme
entre les deux villes est prévu pour
«bientôt». Par
ailleurs, M. Addou a indiqué que des appels d’offres seront lancés
prochainement, et les entreprises marseillaises sont conviées à y
participer, pour la réalisation de 4 grands projets dans la
capitale, à savoir la faculté de médecine (10 000 places
pédagogiques), la faculté de droit à Birkhadem (10 000 places
pédagogiques), le lycée international (Kouba) et deux grands stades
(40 000 places/stade) à Douéra et Baraki.
Pour sa part, le
sénateur maire de Marseille a appelé à «une plus grande coopération
décentralisée qui est déjà assez importante entre les deux villes».
«Cette coopération a nettement évolué par le temps et mérite d’être
encouragée et soutenue activement par les autorités des deux pays»,
a-t-il souligné. «En me recevant hier (NDLR, dimanche), le président
de la République Abdelaziz Bouteflika, a encouragé cette
coopération et nous a souhaité davantage de réussite pour le
bien-être des deux villes et populations», a-t-il souligné.
S’agissant de cet accord,
M. Gaudin a
indiqué que la ville de Marseille aspire, à travers son expérience
dans la restauration des vieux bâtis que comptait la ville,
assister, en la matière, la ville d’Alger qui a connu beaucoup de
catastrophes naturelles. Insistant sur les liens d’amitié, de
respect et de considération, M.Gaudin a incité les industriels et
les hommes d’affaires français à venir nombreux investir en Algérie,
qui représente un champ d’investissement «très riche»,
a-t-il fait
remarquer. M. Gaudin a déclaré que la ville de Marseille offrira une
statue similaire à la fontaine de l’Arbre de l’espérance qui décore
l’entrée de la ville, à la wilaya d’Alger pour l’installer place
Port Saïd. Une table ronde sera organisée avec le sénateur maire de
Marseille dans l’après-midi à la Bibliothèque nationale sur les
thèmes de l’urbanisme, sport, santé et université.
Amine B.
Haut
APW d’Alger
Les travaux
sous haute tension
La tension est
montée d’un cran, hier, lors de la poursuite des travaux de la
session ordinaire de l’APW d’Alger. De nombreux élus ont montré une
opposition farouche au président de l’Assemblée, allant même jusqu’à
le qualifier, ouvertement, de dictateur et lui reprocher la mauvaise
gestion des travaux de cette session. Avant la reprise des travaux,
les élus ont expliqué, dans leur grande majorité, qu’ils ignoraient
le montant de la cagnotte réservée par la commission des finances au
budget d’aide aux communes de la capitale. Ainsi, ceux-ci ont émis
le vœu de leur communiquer le montant des budgets avant de passer à
l’adoption. Leur demande ayant été rejetée, les élus de l’APW sont
passés à la vitesse supérieure en reprochant au bureau exécutif tous
les maux et tous les dysfonctionnements.
Les élus
protestataires ont notamment évoqué le manque de perspicacité de la
commission des finances. A ce titre, ceux-ci ont désapprouvé
l’anarchie qui caractérise la répartition des budgets des communes.
D’après quelques élus, il n’est pas question de satisfaire tous les
projets en perspective avec le seul budget d’aide aux communes
décidé dans le cadre du BS. A cet effet, les élus ont préconisé de
faire la liste des projets selon leur importance et repartir le
budget global d’une façon, au plus au moins, équitable. Sinon, a
indiqué un élu, «on risque d’épuiser le budget sans même toucher aux
communes qui se trouvent au bas de la liste». Bref, des élus ont
fait savoir que l’argent ne va pas suffire pour lancer et financer
tous les projets au niveau des communes. Après cela, la commission
des finances a fini par communiquer le montant du budget global
alloué aux communes, qui est de 50 milliards de dinars. Si
pratiquement tous les budgets ont été adoptés, il est à préciser que
les projets ont été passés au peigne fin. Entre autres budgets ayant
suscité le plus de polémique lors des débats d’hier, celui des
5 millions de
dinars alloué à la réfection du réseau AEP de la commune de
Khraïssia. Selon les élus, ce projet qui dépend de le SEEAL, doit
être financé par le ministère et non par l’APW d’Alger. Les travaux
vont se poursuivre aujourd’hui.
Aomar Fekrache
Haut
Parc zoologique de Ben Aknoun
Les
travailleurs protestent
Les travailleurs
du parc zoologique et des loisirs (Concorde civile) de Ben Aknoun
ont observé, hier, une journée de protestation pour manifester leur
courroux quant à «la mauvaise gouvernance de ce site». Les
travailleurs se sont donné rendez-vous près du siège de leur
administration pour demander des comptes au directeur général et à
l’ensemble des dirigeants de cette entreprise. Le conseil syndical
des travailleurs de cet établissement, initiateur de cette
manifestation,
a remis au cours
de cette journée une lettre aux dirigeants. Cette dernière porte les
doléances de la corporation, en l’occurrence la
non-privatisation
de l’entreprise, la cessation de l’utilisation des biens de
l’entreprise à des fins personnelles…etc. Il convient d’ajouter, par
ailleurs, que les responsables de ce lieu de villégiature ont été
saisis en plein conseil d’administration, réunion qui n’était
toujours pas achevée à notre départ des lieux. «Nous avons réagi
parce que nous avons peur pour l’avenir de notre parc», nous a
indiqué une protestataire, syndicaliste. Ses collègues ont également
souligné que «l’administration est quasi-inexistante, puisqu’à leurs
yeux, rien n’est fait pour le bien de cette réserve ni même pour les
travailleurs».
Les contestataires
ont, par contre, souligné qu’au sein de cette société, l’intérêt
personnel prime sur l’intérêt collectif. «… Les travailleurs sont
complètement marginalisés, leurs droits sont bafoués… », nous a
confié M. Ben Chabane, membre du bureau syndical. Ce dernier a,
d’autre part, révélé que depuis la nomination du directeur général
de cette entreprise en 2003, rien n’est fait pour améliorer les
prestations de ce zoo. Il a en outre exprimé son
ras-le-bol par
rapport à cette gestion. «Nous demandons le départ de ces gens-là !
«Celui qui n’a rien fait en trois ans ne fera indubitablement rien
en un mois !».
Salah Harirèche
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|