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Réhabilitation du vieux bâti de la capitale

Alger et Marseille signent un… accord d’amitié

APW d’Alger

Les travaux sous haute tension

Parc zoologique de Ben Aknoun

Les travailleurs protestent

 

 05/12/06

 

 Réhabilitation du vieux bâti de la capitale

Alger et Marseille signent un… accord d’amitié

Le sénateur maire de Marseille a appelé à «une plus grande coopération décentralisée qui est déjà assez importante entre les deux villes».

La réhabilitation de la capitale du pays et son vieux bâti ainsi que son développement ont été les grands axes du protocole d’accord d’amitié et de coopération signé hier à Alger entre les villes d’Alger et de Marseille (France). Ce protocole d’accord a été signé du côté algérien, par le wali d’Alger,  Mohamed Kebir Addou, et du côté français par le vice-président du Sénat et maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, en présence du nouvel ambassadeur de la République française en Algérie, Bernard Bajolet et de responsables de la chambre de commerce de Marseille. Une délégation de 300 personnes composée d’hommes d’affaires, de membres d’associations, d’éminents professeurs en médecine, de membres du barreau et de responsables sportifs, accompagne le maire de Marseille dans sa visite de trois jours à Alger. Le wali d’Alger a indiqué à la presse que «cet accord, qui entre dans le cadre de la coopération décentralisée entre les deux villes, vise à renforcer davantage les relations d’amitié et de coopération entre deux villes jumelles et entre les deux peuples, algérien et français».

«Les relations de coopération entre nos deux villes datent de 1980 où l’on a signé le premier protocole de coopération mais les projets concrétisés n’ont pas été à la mesure de l’amitié et de la volonté des uns et des autres», a souligné M. Addou, en ajoutant que les deux parties aspiraient à plus de concrétisation pour le bien des deux peuples.

La ville d’Alger envisage également de profiter de l’expérience de Marseille, «très pertinente», dans l’établissement d’une stratégie de développement pour Alger comme ville côtière, a ajouté le premier responsable de la wilaya d’Alger en annonçant qu’un échange d’experts en urbanisme entre les deux villes est prévu pour

«bientôt». Par ailleurs, M. Addou a indiqué que des appels d’offres seront lancés prochainement, et les entreprises marseillaises sont conviées à y participer, pour la réalisation de 4 grands projets dans la capitale, à savoir la faculté de médecine (10 000 places pédagogiques), la faculté de droit à Birkhadem (10 000 places pédagogiques), le lycée international (Kouba) et deux grands stades (40 000 places/stade) à Douéra et Baraki.

Pour sa part, le sénateur maire de Marseille a appelé à «une plus grande coopération décentralisée qui est déjà assez importante entre les deux villes». «Cette coopération a nettement évolué par le temps et mérite d’être encouragée et soutenue activement par les autorités des deux pays», a-t-il souligné. «En me recevant hier (NDLR, dimanche), le président de la République  Abdelaziz Bouteflika, a encouragé cette coopération et nous a souhaité davantage de réussite pour le bien-être des deux villes et populations», a-t-il souligné. S’agissant de cet accord,

M. Gaudin a indiqué que la ville de Marseille aspire, à travers son expérience dans la restauration des vieux bâtis que comptait la ville, assister, en la matière, la ville d’Alger qui a connu beaucoup de catastrophes naturelles. Insistant sur les liens d’amitié, de respect et de considération, M.Gaudin a incité les industriels et les hommes d’affaires français à venir nombreux investir en Algérie, qui représente un champ d’investissement «très riche»,

a-t-il fait remarquer. M. Gaudin a déclaré que la ville de Marseille offrira une statue similaire à la fontaine de l’Arbre de l’espérance qui décore l’entrée de la ville, à la wilaya d’Alger pour l’installer place Port Saïd. Une table ronde sera organisée avec le sénateur maire de Marseille dans l’après-midi à la Bibliothèque nationale sur les thèmes de l’urbanisme, sport, santé et université.

Amine B.

 

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APW d’Alger

Les travaux sous haute tension

La tension est montée d’un cran, hier, lors de la poursuite des travaux de la session ordinaire de l’APW d’Alger. De nombreux élus ont montré une opposition farouche au président de l’Assemblée, allant même jusqu’à le qualifier, ouvertement, de dictateur et lui reprocher la mauvaise gestion des travaux de cette session. Avant la reprise des travaux, les élus ont expliqué, dans leur grande majorité, qu’ils ignoraient le montant de la cagnotte réservée par la commission des finances au budget d’aide aux communes de la capitale. Ainsi, ceux-ci ont émis le vœu de leur communiquer le montant des budgets avant de passer à l’adoption. Leur demande ayant été rejetée, les élus de l’APW sont passés à la vitesse supérieure en reprochant au bureau exécutif tous les maux et tous les dysfonctionnements.

Les élus protestataires ont notamment évoqué le manque de perspicacité de la commission des finances. A ce titre, ceux-ci ont désapprouvé l’anarchie qui caractérise la répartition des budgets des communes. D’après quelques élus, il n’est pas question de satisfaire tous les projets en perspective avec le seul budget d’aide aux communes décidé dans le cadre du BS. A cet effet, les élus ont préconisé de faire la liste des projets selon leur importance et repartir le budget global d’une façon, au plus au moins, équitable. Sinon, a indiqué un élu, «on risque d’épuiser le budget sans même toucher aux communes qui se trouvent au bas de la liste». Bref, des élus ont fait savoir que l’argent ne va pas suffire pour lancer et financer tous les projets au niveau des communes. Après cela, la commission des finances a fini par communiquer le montant du budget global alloué aux communes, qui est de 50 milliards de dinars. Si pratiquement tous les budgets ont été adoptés, il est à préciser que les projets ont été passés au peigne fin. Entre autres budgets ayant suscité le plus de polémique lors des débats d’hier, celui des

5 millions de dinars alloué à la réfection du réseau AEP de la commune de Khraïssia. Selon les élus, ce projet qui dépend de le SEEAL, doit être financé par le ministère et non par l’APW d’Alger. Les travaux vont se poursuivre aujourd’hui.

Aomar Fekrache

 

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Parc zoologique de Ben Aknoun

Les travailleurs protestent

Les travailleurs du parc zoologique et des loisirs (Concorde civile) de Ben Aknoun ont observé, hier, une journée de protestation pour manifester leur courroux quant à «la mauvaise gouvernance de ce site». Les travailleurs se sont donné rendez-vous près du siège de leur administration pour demander des comptes au directeur général et à l’ensemble des dirigeants de cette entreprise. Le conseil syndical des travailleurs de cet établissement, initiateur de cette manifestation,

a remis au cours de cette journée une lettre aux dirigeants. Cette dernière porte les doléances de la corporation, en l’occurrence la

non-privatisation de l’entreprise, la cessation de l’utilisation des biens de l’entreprise à des fins personnelles…etc. Il convient d’ajouter, par ailleurs, que les responsables de ce lieu de villégiature ont été saisis en plein conseil d’administration, réunion qui n’était toujours pas achevée à notre départ des lieux. «Nous avons réagi parce que nous avons peur pour l’avenir de notre parc», nous a indiqué une protestataire, syndicaliste. Ses collègues ont également souligné que «l’administration est quasi-inexistante, puisqu’à leurs yeux, rien n’est fait pour le bien de cette réserve ni même pour les travailleurs».

Les contestataires ont, par contre, souligné qu’au sein de cette société, l’intérêt personnel prime sur l’intérêt collectif. «… Les travailleurs sont complètement marginalisés, leurs droits sont bafoués… », nous a confié M. Ben Chabane, membre du bureau syndical. Ce dernier a, d’autre part, révélé que depuis la nomination du directeur général de cette entreprise en 2003, rien n’est fait pour améliorer les prestations de ce zoo. Il a en outre exprimé son

ras-le-bol par rapport à cette gestion. «Nous demandons le départ de ces gens-là ! «Celui qui n’a rien fait en trois ans ne fera indubitablement rien en un mois !».      

Salah Harirèche

 

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