Culture

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La création ralentie par l’absence de droits

Les artistes sans illusions

Institution du prix «le Microphone d’or»

Une distinction qui récompense les compétences

«Déliés, une descendance algérienne», un ouvrage collectif

Voyage au cœur de Beni-Haoua

Selon le HCA

L’enseignement de tamazight a régressé

 

 05/12/06

 

 La création ralentie par l’absence de droits

Les artistes sans illusions

C'est connu, l'art ne nourrit pas son homme. C'est pour cela que les sociétés qui tiennent à leur culture et à leur identité soutiennent la création et aident les talents, jeunes ou confirmés, à se consacrer à leur vocation. En Algérie, on ne tire pas sur le poète, oui, mais on ne veut surtout pas le payer…

Ces dernières années, de plus en plus d’artistes algériens tentent de traverser la Méditerranée pour vendre leur talent et faire carrière, car ici, ils survivent et se débattent pour ne pas mourir. Leur vie d’artiste ne leur permet pas d’évoluer et de créer et de se frayer un chemin parmi les grands de ce monde. Officiellement, ils sont fonctionnaires dans des entreprises étatiques ou privées et officieusement ils sont artistes. En Algérie, ils ne peuvent pas vivre de leur passion, de leur art. Ils doivent exercer d’autres activités professionnelles, en parallèle, pour assurer leur sécurité sociale, leur retraite et un revenu mensuel. Une existence sociale digne. En 2006, ils n’ont pas encore de statut, la plupart ne sont pas reconnus. A cette situation confuse s’ajoute la pénurie des moyens, des structures professionnelles, d’une ouverture culturelle dans le pays qui permet l’organisation permanente de spectacles et de festivités qui leur assurent la continuité et la pérennité. Au contraire, la production culturelle reste faible, voire même insignifiante, comparée à d’autres pays. Le budget annuel de l’Etat consacré au secteur n’est pas aussi conséquent. Même si le nombre des pièces théâtrales produites, d’expositions d’art, de festivals culturels et de colloques organisés à travers le territoire national a enregistré une hausse considérable. La production nationale reste faible et nos artistes font face à des problèmes de bureaucratie administrative et ne peuvent voir les portes s’ouvrir à leurs ambitieux projets. En 2003, le ministère de la Communication et de la Culture a régularisé une soixantaine de cas litigieux de retraite des artistes et a accordé des aides sociales de 500 000 DA pour plus de 700 d’entre eux en signe d’hommage et de reconnaissance à leurs mérites. Il a également pris en charge les soins des artistes souffrants et initié un projet de texte portant sur la création du Conseil national de l’artiste et entrepris des consultations avec les collectifs d’artistes pour l’élaboration d’un statut spécifique. Il a amendé la loi sur les droits d’auteurs et droits voisins en élargissant le bénéfice de la protection aux artistes interprètes et aux musiciens... Depuis, les choses n’ont pas beaucoup changé. Nos artistes ignorent tout des avantages fiscaux, dont ils peuvent bénéficier et de leur droits moraux et droits matériels sur leurs œuvres écrites, diffusées par tous supports et pour leurs interprétations. A travers des dispositions douanières avantageuses, les produits culturels bénéficient de tarifs douaniers et de taux réduits de la TVA et des conventions bilatérales et multilatérales conclus avec plusieurs pays.

Six dinars de droit de passage à la radio...

Les chanteurs et groupes musicaux ont beaucoup de mal à rester en vie ; ils doivent se battre au quotidien pour ne pas mourir et être enterrés vivants ! «En Algérie, nous devons tout gérer, à commencer par la promotion de nos albums, l’animation des spectacles, la sono… Ce n’est pas facile, car aucun système officiel n’est mis en place pour nous prendre en charge et nous laisser nous consacrer entièrement à notre carrière artistique. Le groupe T34 a énormément donné mais qu’est-il devenus aujourd’hui ? Ses membres ont été oubliés. Nous n’avons pas la culture des mythes !», confie Hakim, le chanteur de D’zair. Ce groupe de rock a vu le jour en 1998, sa première représentation sur scène s’est déroulée à Riadh El Feth en 2000 et fut un succès. Un an plus tard, leur premier album est sur le marché national. «Le plus difficile était de convaincre les éditeurs d’accepter notre produit, du rock, version dialecte algérois, du neuf ! Ça n’avait rien avoir avec le autres styles musicaux». Pourtant l’aventure que proposaient les cinq enfants de Bab El Oued a abouti à un succès international. Aujourd’hui, D’zair est connu par tous les fanas de rock, il a animé plusieurs spectacles à l’étranger. Le groupe est aussi invité officiellement pour animer des festivités ou des concerts. Cependant, parallèlement à cette victoire, en Algérie, le groupe ne mène pas la belle vie ; les cinq musiciens chantent mais sont, parallèlement, fonctionnaires. «Il faut bien assurer sa sécurité sociale et sa retraite ! Il est impossible de vivre de vente d’albums et de spectacles en Algérie ! Nous ne voulons pas lâcher et disparaître. Nous chantons par passion», rétorque Hakim, qui précise que parmi les grandes difficultés auxquelles ils font face, la pénurie des managers, des tourneurs et des producteurs. «Saviez vous qu’on ne peut pas contrôler les ventes de nos albums ?». Il y a quelques années, D’zair a souhaité faire une tournée nationale et chanter dans toutes les régions du pays, du Nord à l’extrême Sud, de l’Est à l’Ouest en passant par les wilayas les plus reculées ; cet ambitieux projet ne s’est jamais réalisé. «Il faut faire intervenir de nombreuses administrations et attendre leur accord. A Alger, c’est déjà difficile de se produire ! Parfois, on nous cède des salles mais les recettes sont partagées par deux, c’est-à-dire que nous ne percevons seulement 50%, donc il faut choisir !». Les revenus de la vente des albums sont une sorte de carte de visite, ils font plus la promotion. «Il nous est souvent arrivé de sacrifier ces recettes pour  acheter des instruments professionnels, une guitare, un piano…». Une seule séance d’enregistrement dans un studio coûte environ

10 000 DA en moyenne. Une séance dure entre 8 et 15 heures et quelquefois cela peut avoisiner 200 000 DA. Excessif ! décourageant ! D’zair, avec l’aide de d’autres groupes (Triana, Djezma..), envisage de monter un studio d’enregistrement. «Les royalties que nous percevons sur le passage de nos chansons à la radio algérienne sont de 6 DA ! Une

insulte ! De plus, on nous saisit par écrit ! Je ne comprends pas ce que cela veut dire ! On se sait pas à qui nous adresser. Les différents services de l’office national des droits d’auteurs ne daignent pas nous régler nos problèmes». Mehdi, du groupe Triana d’Alger, connu pour ses magnifiques chansons flamenco précise que son groupe touche pour le même droit, 200 DA par an. Les deux frères qui composent le groupe se réunissent tous les jours, après les heures de travail, pour répéter ; souvent dans des maisons de jeunes qui leur ouvrent les portes. «Nous animons quelquefois des soirées privées dans des hôtels ou restaurants mais cela reste insuffisant parce que cela ne remplace pas un vrai spectacle où l’on retrouve son public !». Ce groupe est connu mondialement, il a été l’hôte de plusieurs pays, notamment l’Espagne, le Liban et la France, où il a représenté l’Algérie. «C’était des invitations personnelles et en aucun cas les autorités nationales nous ont invités ou pris en charge ! Ce sont nos connaissances ou des organismes étrangers». Mehdi s’étonne comment des artistes de renommée sont invités pour se produire en Algérie en contrepartie de milliards alors que les «enfants du bled» chantent mais ont des cachets «minables». «Des milliards qui peuvent lancer et promouvoir et encourager l’artiste algérien. Pourquoi nos autorités préfèrent-elles mettre le paquet et inviter des artistes étrangers à se reproduire sur nos scènes et nous ignorer ?». Nos deux artistes ajoutent dans ce sens qu’ils ne figurent pas sur la liste des participants aux festivités «d’Alger, capitale de la culture arabe», manifestation à laquelle ils souhaitent ardemment prendre part. Pourquoi pas, s’ils représentent l’Algérie ?

«Allo ! Y a-t-il un éditeur ?»

Elle s’appelle Soraya, elle est enseignante de lettres et de langue arabe eta pris se retraite après 25 ans d’exercice. Sa riche expérience à l’école algérienne l’a incitée à écrire et préparer un manuel éducatif pour aider les mamans dans l’éducation scolaire de leurs enfants. «C’est le fruit de mes recherches et de mon expérience, les enfants n’ont plus de secret pour moi, j’ai enseigné 25 ans, je sais de quoi je parle. Mon livre, c’est beaucoup plus des astuces que je présente aux jeunes mamans pour les aider à assurer une meilleure éducation scolaire de leurs enfants ou comment les aider a préparer leurs devoirs et à être mieux organisés.». Soraya a frappé à toutes les portes pour éditer son livre, mais cela s’est fait sans aucune suite. Toutes les maisons d’édition algériennes qu’elle a sollicitées ont refusé de lui répondre. Soit elles ne veulent pas engager de négociations, soit le sujet ne les intéresse pas.

«Ce n’est pas normal ; pourquoi ferme t on la porte à la création ? Je suis blasée ! J’ai saisi l’occasion du Salon international du livre d’Alger pour approcher des éditeurs et les convaincre d’accepter, mais tous refusent». Notre enseignante affirme qu’elle ne peut solliciter n’importe quel éditeur, car elle a déjà été arnaquée. «Je lui est versé 60 000 DA, il me les a pris sans éditer mon livre ! En plus il refuse de me les rendre ! D’autres éditeurs m’ont pris des exemplaires de mon livre et les ont perdus ! Je ne sais plus où donner de la tête». L’ancienne maîtresse d’école ne désespère pas ; elle a été voir une maison d’édition arabe qui semble intéressée par son projet. «Ils veulent que je leur donne un exemplaire, je ne sais pas ce que cela donnera mais je suis tentée. Malheureusement c’est des Orientaux qui prennent en charge mon projet et pas des Algériens ! Comment veulent ils, avec une politique pareille, encourager la culture et la création. J’ai un autre bouquin en tête et cela me décourage !», s’indigne-t-elle.  Hamid Skif, un poète algérien, déplore les conditions dans lesquelles travaillent ces artistes de la plume. «Ce sont des combattants auquels nous devons rendre hommage tous les jours. Ils ne sont jamais primés, jamais considérés, jamais pris en charge et pourtant ils sont là, debout». Pour lui, le talent algérien reste méconnu ailleurs, notamment en Europe. Nos auteurs ne jouissent pas d’une promotion suffisante et leurs œuvres ne sont jamais reproduites, c’est pour cela qu’ils doivent être aidés et soutenus. Dans ce sens, il se demande pourquoi une maison de la poésie n’existe pas en Algérie, alors qu’elle pourrait contribuer à enrichir le climat culturel et booster nos jeunes talents.

«Cette maison serait faite pour accueillir des poètes de toutes origines, des festivités, des activités culturelles et artistiques permanentes. Elle pourra surtout encourager nos artistes et les réunir dans une seule maison». Dans ce sens, il affirme que nombre de pays voisins accordent à la question plus d’importance. «Cela ne demande pas beaucoup de moyens, juste une maison qui puisse permettre à ces artistes de se regrouper, de rester en contact avec des collègues étrangers pour échanger les connaissances et les expériences».

Irane Belkhedim

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Institution du prix «le Microphone d’or»

Une distinction qui récompense les compétences

Lors de la présentation des nouvelles publications de la Radio nationale, le directeur de l’Enrs, M. Azeddine Mihoubi, a annoncé l’institution du prix «le microphone d’or» et le projet de création d’une radio internationale.

Le patron de la radio algérienne a indiqué qu’»un long débat s’est instauré autour de l’institution de ce prix» qui, a-t-il souligné, «doit récompenser les efforts sincères déployés par les compétences de la Radio algérienne, toutes chaînes confondues, dont les chaînes locales». Il a précisé qu’il a été décidé de constituer un jury «neutre» étranger à la radio, fixant, au préalable, la date de remise de ce prix à la fin du mois de janvier 2007. Concernant les programmes candidats à l’obtention de ce prix, M. Mihoubi a annoncé la désignation de 7 catégories, à savoir:  les programmes destinés à l’enfance, les émissions consacrées à la politique, à l’économie et à la société, celles consacrées à la culture, à l’histoire et à la religion, les reportages, les émissions de variétés et de sports et des spots publicitaires». Le «Microphone d’or» sera également décerné au meilleur animateur de radio, au meilleur réalisateur, au meilleur musicien et au meilleur technicien». Interrogé sur l’avenir de ce prix, le responsable a expliqué que «si la première édition de ce prix s’annonçait satisfaisante, nous penserons alors à l’organiser au niveau régional, maghrébin puis méditerranéen, et pourquoi pas au niveau international». Il a rappelé que le projet de création d’une radio internationale «est en cours et il ne reste que d’assurer le siège administratif de cette radio». Quant à la possibilité de la contribution des journalistes en langue amazighe, dans les revues des radios arabophone et francophone, le directeur de la radio a précisé que ces deux revues «sont ouvertes aux contributions des journalistes», soulignant que l’objectif de son institution est de»parvenir à la création d’une revue pour chaque radio». Par ailleurs, de nouvelles publications de la radio nationale ont vu le jour. Il s’agit de «la revue de la radio du Coran», la revue «Amouadj» éditée en arabe et en français, accompagnée d’un CD-rom dans les deux langues, le livre «un témoin de l’émergence de la voix de l’Algérie» de Abdelkader Nour et le CD-rom «Il était une fois le colonialisme» de la chaîne II, sont autant de parutions à mettre à l’actif de la radio nationale. Avec ces nouvelles parutions, la radio nationale «investit le domaine de l’édition», pour «consolider le marché de la presse algérienne par des titres traitant de questions liées à la presse». S’agissant de la radio du Coran, M. Mihoubi a indiqué que sa revue se propose de «consolider la culture de la pensée islamique en Algérie telle que nous la voulons en traitant de questions intéressant notre société et exprimant la pensée algérienne dans toute son authenticité». La revue «Amouadj» dans ses deux versions constitue, selon le DG de la radio nationale, «un document fort important pour ceux qui s’intéressent à l’histoire de la radio nationale de par son contenu riche en thèmes liés à l’histoire, la culture, l’art et les médias». Le CD-rom renferme, quant à lui, des témoignages d’éminentes personnalités algériennes. Par ailleurs, M. Azeddine Mihoubi a estimé que l’œuvre de M. Abdelkader Nour «Témoin de l’émergence de la voix de l’Algérie» vient «combler un grand vide en jetant la lumière sur les conditions qui ont vu la naissance en silence de la radio algérienne pour lutter contre la propagande coloniale».

R. C.

 

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«Déliés, une descendance algérienne», un ouvrage collectif

Voyage au cœur de Beni-Haoua

«Déliés, une descendance algérienne» est l’intitulé de l’ouvrage collectif paru aux éditions Métamorphoses. Préfacé par Maissa Bey, le beau livre nous invite à un voyage dans le temps et l’espace que rehaussent les œuvres plastiques des auteurs Hachemi Mokrane – calligraphe – Laurence Huet, Yves Jeanmougin et Mariela Damian. Ces derniers transportent leur monde dans la «felouque» du terroir et du patrimoine immatériel. Laurence Huet dénoue les archives, tresse une correspondance imaginaire, sème des messages à la Méditerranée. Hachemi Mokrane, calligraphe né à Beni-Haoua, entreprend une démarche plastique à la mémoire de l’ancêtre. Révélant la beauté des contreforts maritimes du Dahra, le photographe Yves Jeanmougin, allant à la rencontre des fils d’Ève, trace un chemin qui mène jusqu’à la koubba dominant la mer où est enterrée la sainte. Déliant les langues, Mariela Damian recueille les témoignages des habitants de Beni-Haoua, qui vénèrent toujours Imma B’nêt aujourd’hui. Les illustrations plongent le lecteur dans une escapade dans le littoral ouest algérien pour rendre hommage à Mama Binette et «aux fils de Hawa», une localité communément appelée Beni-Haoua (wilaya de Chlef), tapie sur un pan d’une bande côtière. Le langage ici se veut un message à la mer comme il semble se diluer dans les mœurs et les croyances qui se perpétuent dans des cycles liturgiques à travers les gestes des petites gens. La charge expressive du marin est enfouie dans la parole silencieuse de Beni-Haoua, telle une fenêtre ouverte sur un monde où le tumulte de la grande bleue se veut étrange et complice à la fois. Les textes participent aussi à cette mémoire, à travers des haltes en noir et blanc qu’immortalisent les auteurs… Le temps se résume par le quotidien serein et paisible du vieux, la vieille et l’enfant. Il s’égrène aussi par les écrits calligraphiés en bichromé, donnant l’impression au lecteur que l’écriture est couchée sur un palimpseste. Un témoignage mis en relief par la patine du temps qui passe.                          

H. K.

 

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Selon le HCA

L’enseignement de tamazight a régressé

Des enseignants et des chercheurs en linguistique des universités de Tizi Ouzou et de Béjaïa ont débattu dernièrement à la Maison de la culture de

Tizi Ouzou du thème «Quelle graphie pour tamazight». «Le vrai débat doit porter, aujourd’hui, sur un audit de la pratique de l’enseignement de la langue amazigh, dans la perspective d’un réajustement de la démarche et de la généralisation de son enseignement», a souligné M. Merahi, qui estime que l’enseignement de cette langue «a nettement régressé, puisqu’elle n’est enseignée actuellement que dans trois à quatre wilayas, alors qu’elle l’était dans seize wilayas en 1996». Abordant la question du choix de l’une des trois options pour la transcription de tamazight, à savoir les caractères latin, tifinagh et arabe, le secrétaire général du HCA, Youcef Merahi, a déclaré que l’institution qu’il représente est «la seule habilitée à se prononcer en la matière», rappelant que le HCA «a tranché la question depuis 2001, en émettant une recommandation consacrant son option pour les caractères latins», trouvant que «l’histoire de la graphie est dépassée, même si elle revient sur le tapis, tel un spectre, à chaque rentrée scolaire». Pour leur part, des linguistes sont intervenusd dans le même sens pour souligner, dans les mêmes termes que ceux du responsable du HCA, que la problématique  liée à la transcription «est tranchée par le choix des caractères latins», en avançant comme argument principal que «la graphie latine est la seule à disposer d’un système d’écriture standardisé et stabilisé», avantage qu’ils estiment «faisant défaut» aux caractères arabes et tifinagh. Ces linguistes considèrent, par ailleurs, qu’il est «inadmissible sur le plan pédagogique, que ces trois transcriptions se côtoient dans les manuels scolaires de tamazight».

H.K

 

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