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Houmat Daâwa Salafia tombe à Tlemcen
28 terroristes
arrêtés
L’une des femmes
arrêtées aurait reconnu l’existence de mouvements d’un groupe
terroriste, au niveau des monts et oueds de Ouled Mimoun, El Gor,
Sebdou et Tlemcen.
Quelques mois
après le démantèlement d’un groupe de la djamaâ houmat daâwa salafia,
à Maghnia et dans la wilaya de Tlemcen, acheminant des munitions du
Maroc vers les maquis algériens, un autre groupe de cette
organisation terroriste a été récemment démantelé, cette fois par
les services de la Sûreté de wilaya de Tlemcen. Il s’agit d’un
groupe de 28 personnes qui seraient impliquées «dans des affaires de
constitution et appartenance à un groupe terroriste, ainsi que le
soutien et non-dénonciation d’un groupe terroriste».
Les services de
Sûreté de wilaya auraient agi sur informations relatives aux
«mouvements d’un groupe terroriste» et «ont mis sous surveillance le
domicile de la sœur d’un terroriste au quartier Boudghène à Tlemcen
et que le lendemain, une perquisition a permis l’arrestation de
plusieurs membres de ce groupe».
La poursuite de
l’enquête a révélé, selon les agents de la Sûreté de wilaya, que les
occupants de ce logement les ont informés que ce même groupe
terroriste se réfugiait, également, au domicile de deux femmes à
Ouled Mimoun (33 km de Tlemcen). L’une des femmes arrêtées aurait
reconnu l’existence de mouvements d’un groupe terroriste, au niveau
des monts et oueds de Ouled Mimoun, El Gor, Sebdou et Tlemcen.
Quatre membres de ce groupe, neutralisés également, ont dénoncé un
groupe de soutien composé de 11 personnes, opérant dans la commune
d’El Gor (60 km de Tlemcen). Ces derniers ont, à leur tour, reconnu
les faits qui leur étaient reprochés.
Les éléments de la
Sûreté de wilaya de Tlemcen ont, au terme de cette opération,
récupéré trois fusils de chasse. Ces armes sont en cours d’analyse
balistique au laboratoire régional de la police scientifique d’Oran.
Cette enquête menée par la Sûreté de wilaya de Tlemcen a déterminé,
par ailleurs, que parmi les 28 personnes arrêtées, quatre étaient
liées directement à des activités terroristes, huit se chargeaient
de sécuriser les mouvements du groupe terroriste et 16 le
soutenaient logistiquement.
Cinq éléments de
ce groupe seraient des élargis à la faveur de la charte pour la paix
et la réconciliation nationale.
Toutes les
personnes incriminées ont été présentées mercredi dernier devant le
parquet général, qui a ordonné l’ouverture d’une enquête et placé 10
d’entre elles sous mandat de dépôt, alors que 18 ont été mises sous
contrôle judiciaire. La DHDS a fait alliance avec certains
contrebandiers sévissant au niveau de la frontière algéro-marocaine
pour acheminer des munitions du territoire marocain vers les maquis
algériens, selon les conclusions de l’enquête menée par les services
de sécurité, qui ont réussi à démanteler, dans un passé récent,
d’autres éléments de cette organisation terroriste.
Ce démantèlement
opéré depuis plusieurs mois avait été précédé par l’envoi, par la
sous-direction du fichier national de la direction générale de la
Sûreté nationale (DGSN), d’un avis de recherche d’un membre de cette
organisation terroriste avec demande d’informer la Sûreté de wilaya
d’Alger de son éventuelle arrestation.
M. Abi
Haut
Privatisation
Le gouvernement
acculé par l’UGTA
En mettant fin à
la rumeur (et à la polémique qui s’en est suivie) faisant état de la
privatisation d’une centaine d’entreprises du secteur de l’industrie
lourde, le ministre de la Participation et de la Promotion des
investissements, Hamid Temmar a affirmé qu’«un forum important aura
lieu à Alger dans les jours à venir, pour discuter avec les
partenaires socio-économiques, syndicats et patronats, de la
stratégie industrielle». Le ministre a annoncé également «le
lancement d’une série de rencontres et de dialogues afin d’examiner
les voies et moyens de sauver les dites entreprises». C’est ce qui
ressort de la rencontre organisée hier, à la veille d’un séminaire
international ayant pour thème le «renforcement du dialogue social
et de la capacité des partenaires sociaux autour de la gestion de la
transition et de la privatisation». Evoquant tout au long de ce
séminaire l’expérience suédoise – LMD Suède – qui sera au centre des
débats qui s’étaleront sur trois jours et prendra fin ce 6 décembre.
En se voulant rassurant, le SG de l’UGTA, Sidi Saïd, présent aux
côtés de Temmar, a indiqué pour sa part que «l’Etat ne se dégage pas
de ses missions fondamentales, notamment des missions économiques.
Il (l’Etat) se dégage seulement de la gestion». Raison pour laquelle
des dysfonctionnements sont apparus avec les mutations économiques.
En voulant être plus explicite, le premier responsable de la
Centrale syndicale se dit refuser que «le marché algérien reste un
simple marché», eu égard à l’éventuelle adhésion de l’Algérie à l’OMC
et l’accord en vigueur de libre-échange avec l’Union européenne.
Illustrant dans son intervention le cas de la SNVI, Sidi Saïd a
défendu bec et ongles cette entreprise malgré sa faible rentabilité
au sein de l’économie algérienne. Mais pour lui, «la technologie
dans ce type de secteur (la mécanique, ndlr) ne se donne pas
gratuitement». C’est pourquoi il est nécessaire de travailler avec
les moyens de bord en attendant d’améliorer le produit à l’avenir.
Reprenant la
parole pour aborder l’expérience suédoise, le ministre de la
Participation a souligné l’importance d’éclairer les responsables et
cadres algériens sur cette expérience étrangère qui a beaucoup
apporté à l’économie de son pays, signalant toutefois que la
privatisation n’est pas simple, du fait qu’elle demande «beaucoup de
temps et beaucoup de sacrifices». Il faut prendre, selon lui, en
considération divers points en commun.
Il s’agit, entre
autres, de «préserver le revenu des populations et de ne pas
sacrifier les produits nationaux de façon à renforcer la solidarité
sociale».
Kahina Benarab
Haut
Programme MEDA d’appui aux entreprises
668 PME
bénéficiaires de la mise à niveau
Au 31 octobre
dernier, ce sont 668 entreprises qui ont bénéficié du programme Meda
d’appui aux entreprises mis en place depuis 2002, et qui concerne
notamment la mise à niveau des PME privées, et dont l’effet se
poursuit jusqu’à la fin de l’année prochaine, a relevé hier,
M.Olivier de Velp, directeur de ce programme, au cours d’une
rencontre hier avec la presse. Une rencontre qui entre dans le cadre
de la préparation d’une réunion d’évaluation qui se tient
aujourd’hui à Alger. Selon le même responsable, l’ensemble des PME
bénéficiaires de ce programme d’appui représente 23% des entreprises
recensées dans le cadre du même programme.
157 entreprises
ayant été retenues par les organisateurs ont abandonné ce programme
d’appui alors que 105 attendent toujours leur accès dans le
processus, ce qui représente, selon M. De Velp, 18% des entreprises
ciblées.
Ce dernier a
révélé dans son exposé, la difficulté d’accès aux différentes
statistiques ayant trait aux entreprises et au nombre de salariés
dans chaque entreprise. C’est finalement avec les chiffres fournis
par la Caisse nationale d’assurances sociales que l’organisme a pu
aboutir au nombre de 259 282 PME privées employant au moins 20
salariés chacune en moyenne et dont 49 580 sont dans le secteur des
industries manufacturières et 10% sont issues du secteur du bâtiment
et travaux publics. Les PME de 20 salariés et plus représentent,
quant à elles, 3% de la population des entreprises, explique
M. de Velp. Le
programme Meda a ciblé en tout 2 147 entreprises. M. de Velp estime
que le bilan réalisé par le programme reste positif, même s’il n’a
pas atteint la même vitesse de croisière enregistrée en Tunisie et
au Maroc.
La rencontre
d’aujourd’hui, qui regroupera chefs d’entreprise, experts et
concepteurs du programme, permettra en plus d’établir le bilan
premier, «d’étudier la mise en lace d’un nouveau programme, pour
compléter l’actuel programme». Selon le même responsable, le
programme en question sera prêt en 2008 et s’étalera sur 3 ans.
Fatima Arab
Haut
En réaction aux propos du président du MSP
FFS et MDS
critiquent Soltani
Les dernières
déclarations de Boudjerra Soltani, président du MSP et ministre
d’Etat, à propos de l’implication des hauts responsables de l’Etat
dans des affaires de corruption et qu’il détient des dossiers comme
preuves sur ces affaires, ont été loin de susciter un intérêt
particulier au sein de la classe politique. Bien au contraire, ces
propos ont été sévèrement critiqués par les acteurs de la scène
politique qui voient en ce responsable d’Etat «le plus mal placé»
pour en parler.
En effet, le parti
du Front des forces socialistes (FFS) estime que Boudjerra Soltani
ne peut pas jouer le rôle de moralisateur de par sa position d’homme
du système. «Au delà du fait que ses déclarations ont pour intitulé
une campagne électorale, il faut reconnaître que parmi les problèmes
que vit notre société, la corruption ne peut se limiter au niveau
des scandales et ne peut concerner que le domaine financier», a
estimé M. Karim Tabou, porte-parole du FFS. Selon lui, «Boudjerra
Soltani est le produit de la corruption politique et l’un des
piliers du système. Quelqu’un qui s’est fait incorporer dans le
système, se rend ridicule de donner des leçons sur la corruption»,
dira-t-il. Au moment où notre pays mène une campagne de lutte contre
la corruption, «Boudjerra Soltani se veut être le meilleur
maquillage. Ce qui explique à quel point on peut se permettre de
pareilles déclarations sur tous ces scandales. Pis encore, tout cela
se déroule devant de grandes muettes que sont l’Institution
militaire et la Justice», a-t-il indiqué. Avant de poursuivre :
«C’est un théâtre qui reflète une lutte de groupes et de
positionnement de ces groupes mafieux au sein du système», a t-il
indiqué. Pour le FFS, Boudjerra, en sa qualité de ministre d’Etat et
de membre de l’Alliance présidentielle, aurait mieux fait de
présenter ces prétendus dossiers sur la table au lieu de se
contenter de faire des déclarations. «Ce qui signifie qu’il s’agit
là d’un repositionnement interne tout à fait éloignés des intérêts
du pays», a t-il affirmé. «Ce sont encore une fois ce genre de
déclarations superficielles qui empêchent de lancer les vrais débats
sur les problèmes de la société et d’aller au fond des choses»,
a-t-il regretté. Le Mouvement démocratique et social (MDS) partage
cette vision et voit en ces assertions une façon comme une autre de
détourner des vrais problèmes qui empêchent le développement du
pays. «Elles interviennent au moment où la situation sociale et
politique se dégradent de plus en plus et que les scandales
éclaboussent l’économie nationale. Il ne faut pas oublier non plus
que les partis et les islamistes ont une grande responsabilité dans
le blocage que vit l’Algérie depuis plusieurs années», dira Ali
Meliani, secrétaire général par intérim du MDS. Le vrai problème,
selon lui, est situé au niveau du processus en cours, qui mène vers
l’impasse. Et encore, nul n’est capable de proposer une solution à
la crise qui perdure depuis plusieurs années. «C’est un pluralisme
politique de façade et toutes les voies qui peuvent donner lieu à
une solutions à cette crise sont marginalisées ou brisées»,
a-t-il ajouté.
«Que certains veulent se refaire une nouvelle virginité, cela ne
nous concerne pas, dans la mesure où le vrai problème est dans le
fait d’initier une autre alternative, sans laquelle la dégradation
de la situation socio-politique et les scandales continueront
d’éclater», a t-il indiqué.
Nouria B.
Haut
Arbitrage international
Les Italiens
proposent leur savoir-faire
Organisée hier à
Alger, conjointement par la Chambre arbitrale nationale et
internationale de Milan, l’Institut italien pour le commerce
extérieur et la Chambre algérienne de commerce et d’industrie, la
conférence internationale ayant pour thème «l’arbitrage au service
du développement des partenariats économiques algéro-etrangers,
nouvelles stratégies de l’arbitrage international», a drainé une
foule de spécialistes des deux pays. Après une brève allocution
d’ouverture, prononcée par Brahim Bendjaber, responsable à la CACI,
Giovan Battista Verderame, ambassadeur d’Italie à Alger dira que le
programme Euromed, qui supportera avec son capital risque le
démarrage ou l’expansion des activités des entreprises compte
«concentrer son attention de façon prioritaire vers l’Algérie, le
Maroc, la Tunisie et l’Egypte.» Les travaux proprement dits ont été
entamés avec la communication donnée par Giorgio Schiavoni,
spécialiste en arbitrage international. Tout au long de son exposé,
il expliquera qu’«il faudrait offrir aux entreprises un service
d’information et ce, avec la mise à la disposition des arbitres des
possibilités de communiquer, notamment l’internet et une banque de
données. Ces instruments, chacun dans ses propres particularités,
ont comme dénominateur commun le fait de garantir une résolution des
controverses commerciales, dans des temps rapides et contrôlables,
avec des coûts soutenus et prédéterminés par des procédures
flexibles et réservées.» Selon cet expert, dans un contexte
international particulier, les opérateurs ont encore une exigence
encore plus grande de pouvoir compter sur un instrument efficace de
résolution de controverses. C’est dire que les Italiens sont venus
proposer leur savoir-faire dans le domaine à leurs homologues
algériens. De son coté, maître Mohand Issad, président du comité de
l’arbitrage de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie, a
insisté sur la nécessité de recourir, si différend il pourrait y
avoir, aux chambres arbitrales internationales en concluant une
clause compromissoire. Même si ce dernier a estimé que les frais à
payer aux chambres arbitrales sont plus élevés, il n’en demeure pas
moins, tient-il à souligner, que le traitement des dossiers se fait
rapidement et avec efficacité. L’internationalisation de
l’arbitrage, selon l’éminent professeur en droit, doit entrer dans
le cadre de la mondialisation. Par ailleurs, plusieurs
personnalités, toutes spécialistes en la matière, ont intervenu.
Notons que plusieurs hommes d’affaires algériens, dont Issad Rebrab,
ont pris part à cette conférence internationale. Cette conférence a
coïncidé avec la visite de deux jours de Mauro Agostini, secrétaire
d’Etat italien au Commerce, qu’il a effectuée à Alger dans le cadre
d’un partenariat entre les deux pays.
Djamel Oukali
Haut
Campagne contre Temmar et Khelil
Le PT revient à
la charge
Dans une
déclaration rendue publique hier, le Parti des travailleurs (PT),
par le biais de son secrétariat politique, se basant sur «une
information parue dans un quotidien national, dimanche 3 décembre»,
selon laquelle le chef de l’Etat aurait ordonné le gel de la
privatisation des entreprises publiques et ce, lit-on dans le
communiqué, lors de la présentation par Hamid Temmar du projet de
stratégie industrielle. Aux yeux du parti de Louiza Hanoune, si
l’information se confirme, une telle décision «serait à saluer, car
elle stopperait la désertification industrielle», rétablirait,
lit-on encore, l’espoir pour les travailleurs et préserverait les
emplois et les chances d’un vrai plan de développement national,
créateur d’emplois et de richesses. Ceci étant, il reste quand même
curieux, voire incongru, qu’un parti qui compte sur l’échiquier
politique, exprime une position officielle sur la base d’une
information non encore confirmée et qui se réduit, à ce jour, au
stade de la rumeur. Curieux, d’autant plus que cela intervient
quelques jours après la tenue du Conseil du gouvernement au cours
duquel le ministre des Participations et de la Promotion des
investissements a présenté un document portant nouvelle politique
industrielle. Mais en aucune façon le document de Temmar ne s’est
prononcé, ne serait ce que du bout des lèvres, sur la privatisation
des EPE. On s’interroge sur cette sortie, pour le moins hasardeuse
du PT. L’ébauche du ministre, lit-on dans le communiqué sanctionnant
le Conseil du gouvernement du 29 novembre dernier, vise à réunir les
conditions pouvant permettre le relèvement du niveau de la
productivité et de la compétitivité de l’entreprise et que cette
stratégie insiste sur l’innovation qui est le moteur d’un
développement endogène, d’où la proposition de mettre en place un
Système national d’innovation.
Aussi, la nouvelle
politique, dont on ignore le sort encore, prévoit une nouvelle
approche du développement industriel, basée sur la promotion de
zones d’activité industrielle intégrées et de technopoles. «Ce
déploiement spatial passe par l’identification des agglomérations
locales pour promouvoir leur développement et la constitution de
nouvelles agglomérations dotées de tous les équipements, capables de
susciter l’attractivité des promoteurs d’activités industrielles et
de promouvoir l’économie locale, à partir des atouts et des
ressources disponibles ou à mobiliser», révèle le communiqué. Il
s’agit aussi d’organiser les espaces structurés, soit polyvalents ou
organisés en technopoles, soit spécialisés, où coexistent
entreprises nationales, multinationales, PME locales et étrangères,
établissements de formation, centres de recherche, entreprises de
services et autres équipements qui valorisent ces espaces.
A. G.
Haut
Du 4 au 6 décembre à Alger
Salon des
technologies de l’information et de la communication
Regroupant
plusieurs leaders mondiaux dans le domaine, le 1er Forum des
nouvelles technologies de l’information et de la communication se
déroulera les 4, 5 et 6 décembre 2006 à Alger.
Cette
manifestation, à laquelle vont prendre part des représentants
d’entreprises phares, à l’image d’IBM, Cisco, Sharp, Lenovo, APC,
Ortronix et autre Anixer, se déroulera dans l’enceinte de la
micro-zone d’activités située dans le quartier d’Hydra. Elle est
organisée par l’intégrateur de solutions, CFAO Technologies. Le
directeur général de cette société déclare souhaiter vouloir réunir
ses partenaires internationaux avec des clients et prospects
algériens dans le but de proposer des services variés et de qualité,
avec pour objectif de rester le premier fournisseur de solutions
intégrées sur mesure en Algérie.
Figurant en tête
de la distribution automobile et pharmaceutique en Afrique, CFAO
occupe une place prépondérante sur les marchés de traitement de la
transmission de la voix et des données, par le biais du
développement de services intégrés et complets. Ses offres de
services se font dans les secteurs de l’informatique, des
télécommunications, des logiciels et des progiciels. Il est, en
outre, spécialisé dans les offres d’onduleurs et de divers produits
de bureautique et de climatisation.
CFAO a commencé à
développer ses activités, en Algérie, à partir de mai 2000. En
Algérie, CFAO Technologies est une société née de la fusion de deux
entreprises, l’une algérienne, l’autre française. Alors que ALBM est
chargée de l’importation et de la distribution de la gamme IBM, CFAO
Technologies, intégrateurs de solutions est spécialisée dans les
nouvelles technologies de l’information et des télécommunications.
Outre sa filière technologies, cette dernière est présente dans le
secteur automobile avec Diamal, importateur et distributeur exclusif
des marques du groupe Général Motors, à l’exemple de Chevrolet,
Opel, Isuzu, et Suzuki, pour lequel il a commercialisé 13 200
véhicules durant l’année 2005.
A. Mahieddine
Haut
Miloud Chorfi à Al Jazeera
«Soltani est
entré en campagne»
Même si la
campagne électorale pour les prochains rendez-vous électoraux,
législatifs et locaux, est loin d’avoir été lancée, la «fièvre»
électorale semble avoir gagné certains partis politiques peut-être
plus «ambitieux» que d’autres.
Contacté par «Al
Jazeera Maghreb Arabe», de la chaîne de télévision qatarie «Al
Jazeera», pour commenter les récentes déclarations faites par
Boudjerra Soltani, président du Mouvement de la société pour la paix
(MSP), faisant état de l’existence de «hautes personnalités
corrompues», Miloud Chorfi, porte-parole du RND a critiqué cette
sortie médiatique de Soltani.
«C’est une
campagne électorale pour les prochaines élections», dira-t-il.
Miloud Chorfi ajoutera que «c’est justement Boudjerra Soltani qui a
refusé la loi, obligeant les responsables de faire la déclaration de
leur patrimoine».
En réponse à une
question d’un journaliste de cette chaîne de télévision qui se
demandait si la mise en détention d’un ex-wali de la wilaya d’El
Tarf ne signifiait pas que «la corruption ait atteint des
proportions alarmantes dans les sphères de l’Etat», Miloud Chorfi
explique qu’au contraire, «cette affaire prouve que les hauts cadres
de l’Etat ne sont pas au-dessus de la loi et que celle-ci est
appliquée dans toute sa
rigueur, en
Algérie, où la réforme de la justice renforce l’autorité de la loi
pour l’édification d’un Etat de droit».
M. Abi
Haut
Primaires du FLN à Tizi Ouzou
Dissensions et
échec annoncé
Les primaires du
FLN à Tizi Ouzou, en prévision des sénatoriales du 28 décembre
prochain, tenues hier à l’INTHT ont donné lieu à une liste de quatre
candidats au lieu d’un seul, au bout d’une élection parmi 20
candidats. Il s’agit de Aït M’rar Ourdia, Sebah Mohamed et Metahri
Mohand Saïd élus APW ainsi que de Ali Amrani, P/APC de Aïn Zaouia.
La liste sera transmise à la direction du parti pour arrêter le
choix définitif et retenir le candidat FLN à ces sénatoriales. De
l’avis même de certains élus présents aux primaires d’hier, le FLN,
par cette dissension née de la multitude de candidats et en absence
du consensus autour d’un seul candidat, va droit vers une autre
défaite après celle du 23 février dernier face au même parti, le RCD,
qui montre sa position favorite de ces sénatoriales. D’ailleurs,
même Albdelkader Bounekraf, membre du comité exécutif du FLN,
dépêché hier à Tizi Ouzou pour superviser les primaires a reconnu
que par «une vingtaine de candidatures nous nous dirigeons droit
vers l’échec», à l’occasion des sénatoriales du 28 décembre
prochain.
Hamid M.
Haut
Visite de Temmar en Allemagne
Les Bavarois
intéressés par les infrastructures
«La visite de M.
Temmar, qui sera accompagné d’une délégation de 20 entrepreneurs
algériens, est la première d’une délégation économique algérienne en
Bavière.
Le ministre
bavarois des Affaires économiques, de l’Infrastructure, des
Transports et de la Technologie, Erwin Huber, a déclaré hier à l’APS
que le programme de promotion de la privatisation en Algérie et les
projets engagés, notamment «le programme ambitieux de construction
d’infrastructures offrent de nouvelles chances à investir pour nos
entreprises».
«Nous avons d’ores
et déjà de bonnes relations commerciales. L’Algérie est le 3e
partenaire commercial de la Bavière en Afrique», a indiqué M. Huber
qui participera, aux côtés de Abdelhamid Temmar, ministre des
Participations et de la Promotion de l’investissement, au Forum
économique sur l’investissement en Algérie, prévu demain à Munich.
Il a relevé que «les importations de la Bavière en provenance de
l’Algérie, qui sont constituées en grande partie en pétrole»,
représentent une balance commerciale «en faveur de l’Algérie avec
514 millions d’euros d’importations contre 189 millions d’euros
d’exportations en 2005». «La Bavière a donc intérêt à augmenter les
exportations vers l’Algérie ainsi que de faciliter aux entreprises
bavaroises d’investir en Algérie»,
a-t-il ajouté pour
situer l’intérêt de ce genre de rencontres et d’échanges de visites
dans le cadre de la promotion de cette coopération économique. «La
visite de
M. Temmar, qui
sera accompagné d’une délégation de 20 entrepreneurs algériens, est
la première d’une délégation économique algérienne en Bavière. Elle
a suscité un grand intérêt parmi le patronat bavarois et nous
comptons avoir 80 participants bavarois au Forum économique à la
Chambre de commerce et d’industrie de Munich», a indiqué
M. Huber. Il a
insisté sur «la grande importance» qu’il attribue à ce Forum «pour
relancer la dynamique dans la coopération économique
bavaro-algérienne». «Nous constatons une croissance soutenue des
échanges commerciaux et également des investissements bavarois en
Algérie. Des entreprises bavaroises comme Siemens AG, Linde AG,
Knauf et Dorsch-Consult s’y sont déjà installées», a-t-il dit.
M. Huber a
affirmé, à ce titre, que le programme de privatisation «offre de
nouvelles chances à investir pour nos entreprises, en particulier en
ce qui concerne le programme ambitieux de la construction
d’infrastructures en Algérie». Le ministre bavarois a rappelé la
visite qu’avait effectuée en mars dernier une délégation économique
bavaroise en Algérie au cours de laquelle elle a eu «beaucoup de
contacts avec des entrepreneurs algériens». Relevant que la visite
de
M. Temmar
s’inscrit dans cette volonté de renforcer la coopération entre la
Bavière et l’Algérie, il a insisté sur «l’importance de faire
progresser les échanges commerciaux et les investissements».
Abdelhamid Temmar, effectuera à partir d’aujourd’hui une visite
officielle de deux jours à Munich (sud de l’Allemagne), à
l’invitation de M. Huber. Le ministre algérien, qui visitera à cette
occasion la Foire internationale de Munich, présidera la séance
d’ouverture d’un forum économique sur l’Algérie. Cette rencontre est
organisée conjointement par la chambre de commerce et d’industrie de
Munich-Bavière, la chambre de commerce algéro-allemande (dont le
siège se trouve à Alger) et la chambre algérienne de commerce et
d’industrie (Caci). M. Temmar mettra également à profit son séjour
en Allemagne pour rencontrer les hommes d’affaires allemands
intéressés par le programme de privatisation des entreprises
publiques et l’investissement en Algérie.
Redouane A.
Haut
Ouverture du capital du CPA
Quatre chances
sur six pour les Français
Six banques, dont
quatre françaises, une belge et une espagnole ont été pré-qualifiées
pour l’opération de l’ouverture du capital du Crédit Populaire
d’Algérie (CPA). Il s’agit apprend-on suite au placard publicitaire
du comité ad hoc chargé du traitement des dossiers de
pré-qualification des partenaires stratégiques de la banque
américaine Citibank (à ne pas confondre avec l’américaine City bank),
de l’espagnole Santander et des quatre institutions financières
françaises, le Crédit Agricole, la Société Générale, la BNP Paribas
et le Groupe Banque populaire. La banque conseil choisie pour
accompagner le CPA dans l’ouverture de son capital a été la banque
d’affaires Rothschild-France. Laquelle avait remporté l’appel
d’offres devant le groupe français Lazard et la banque espagnole
Santander, pour un montant de 470 550 euros. Il est tout de même
étonnant de constater que cette dernière avait postulé pour le rôle
de banque- conseil et, ensuite, pour celui d’acquéreur. Première
institution financière d’Espagne et la seconde de la zone euro le
Groupe Santander. Présent dans 40 pays, il est spécialisé dans les
services aux particuliers, la gestion des actifs et la banque
privée. La First National CitiBank commence ses activités en
Belgique en 1919. Plusieurs fusions avec d’autres institutions
financières, jusqu’en 1980, lui permettent d’adopter définitivement
le nom et le logo de Citibank. Elle est actuellement présente dans
100 pays. Revenant aux quatre banques françaises pré- qualifiée, il
est à noter que la Société Générale a été créée le 4 mai 1864. Son
Groupe Société Générale poursuit sa croissance et son
internationalisation. Il compte plus de 103 000 salariés dans 76
pays.
Leader de la
banque de proximité en France avec 41 Caisses régionales, 2 583
Caisses locales et 5,7 millions de sociétaires, le groupe Crédit
Agricole a renforcé tous ses métiers par l’acquisition du Crédit
Lyonnais en 2003. Il est aujourd’hui présent dans 60 pays et dans
tous les grands centres financiers mondiaux. La BNP Paribas occupe
la 16e entreprise mondiale toutes catégories confondues et est un
des plus grands réseaux bancaires internationaux, avec des positions
fortes en Asie et une présence significative aux Etats-Unis. Elle
est présente dans plus de 85 pays. Enfin, le groupe Banque
Populaire compte, quant à lui, 7 millions de clients dont 3,1
millions de sociétaires et plus de 2 850 agences. Il passe aussi
pour un des principaux réseaux bancaires en France.
Elles étaient,
rappelle-t-on, une quarantaine de banques intentionnelles à avoir
manifesté leur intérêt pour cette opération. L’avis d’appel à
manifestation d’intérêt a été publié le 30 octobre 2006. L’ouverture
du capital du Crédit Populaire d’Algérie est à hauteur de 51%. Le
futur acquéreur du Crédit Populaire d’Algérie serait connu avant la
fin de l’année et pourra ainsi prendre le contrôle de la banque, à
terme.
La signature de
l’accord scellant le partenariat entre les deux parties devra avoir
lieu en février 2007, à en croire les précédentes déclarations du
ministre délégué à la Réforme financière, Karim Djoudi. Ce dernier
avait aussi déclaré que «la privatisation du CPA n’est pas une
opération financière mais répond au besoin de trouver un partenaire
stratégique qui va faire de cette banque une grande banque à
l’échelle nationale et régionale en améliorant sa gestion et ses
résultats».
Etant la première
banque proposée à la privatisation, le CPA pourrait rapporter 1,5
milliard de dollars au Trésor public. L’opération d’ouverture du
capital des banques algériennes sera élargie progressivement à la
Banque de développement local (BDL) et à la Banque nationale
d’Algérie (BNA).
Habiba Ghrib
Haut
Préparation du baccalauréat
Les cours de
soutien dès le 23 décembre
Les cours de
soutien au profit des élèves de 3e AS prévus à travers les
établissements scolaires des wilayas du nord du pays débuteront
durant les vacances d’hiver, à savoir le 23 décembre courant, a
annoncé dimanche le directeur de l’éducation de la région ouest de
la wilaya d’Alger, Saâd Zaghache.
C’est ce qu’a fait
savoir ce responsable lors de la journée d’étude sur les modalités
d’application de ces mesures, organisée par la direction de
l’éducation du Centre. L’objectif est celui de sensibiliser les
directeurs des lycées sur l’importance et les modalités
d’application de ces cours et de sorte, «améliorer les résultats des
élèves aux épreuves du baccalauréat par la dynamisation de l’action
pédagogique et l’activité éducative des établissements».
Parmi les mesures
adoptées «les cours surveillés» ainsi que les séances consacrées à
la révision collective pour résoudre certains problèmes difficiles
et certaines matières scientifiques. Pour ce qui est des matières
concernées par les cours de soutien, l’intervenant a indiqué qu’il
s’agit «de toutes les matières de base de chaque filière».
Il précise aussi
que ces cours seront organisés pendant les heures creuses ou après
17h. Ces cours seront dispensés durant les vacances d’hiver et de
printemps de 8h30 à midi et les lundi et jeudi de 15h00 à 17h00.
Dans ce contexte,
une éventuelle contribution des associations des parents d’élèves
pour couvrir les frais des enseignants outre celle de l’Assemblée
populaire de wilaya (APW) destinée aux cours de soutien et celle du
ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale à travers
l’octroi de nouveaux postes d’emploi dans le cadre des contrats de
pré-emploi est souhaitée. Les trois directions de l’éducation ont
mobilisé tous les moyens pédagogiques à même de faciliter la tâche
aux enseignants en affectant «une enveloppe financière de 200 000 DA
pour chaque établissement éducatif, destinée à l’achat d’un
ordinateur portable et d’un Data Show outre la distribution de 4 000
CD-ROM contenant
les annales du baccalauréat (2000-2005) à raison de
4 CD-ROM pour
chaque établissement». 4 000 autres CD-ROM sur les programmes de la
3e année secondaire seront distribués ultérieurement. Une commission
désignée par chaque établissement, composée du directeur de
l’établissement, du directeur adjoint des études, de l’inspecteur
général de l’éducation, du directeur financier et de représentants
d’élèves et de l’association des parents d’élèves veillera au bon
déroulement de cette opération et présentera des rapports
périodiques à la commission de wilaya qui informera à son tour la
commission ministérielle du déroulement de l’opération.
F. B.
Haut
Visa «court séjour» en France
Les frais
doublent
Les frais de dépôt
d’une demande de visa de court séjour sont revus à la hausse, et ce,
conformément à la décision du conseil de l’Union européenne du 1er
juin dernier. ils ont presque doublé, si l’on se réfère au
communiqué diffusé, hier, par l’ambassade de la France en Algérie
qui explique que les frais passeront de 35 à 60 euros à partir du
1er janvier prochain, et ce, pour l’ensemble des pays du monde,
précise-t-on dans le même communiqué.
On signale
également que ces frais sont perçus en Algérie par chèque de banque
normalisé établi à l’ordre de la trésorerie de
France.
F. A.
Haut
Sécheresse inédite et annonce de restrictions
Les Algériens
redoutent une forte pénurie d’eau
Il convient
d’indiquer que ce problème, latent, de pénurie d’eau, soit pour des
raisons d’ordre climatique ou par suite d’une mauvaise gestion des
réseaux de distribution, n’a que trop duré.
Dans un pays dont
on prédit qu’il va être soumis à des périodes de sécheresse
rapprochées, il n’existe toujours pas de programme de
sensibilisation pour amener les Algériens à appréhender l’eau avec
respect et à la consommer avec modération.
Au moment où
semble se profiler une nouvelle menace de sécheresse, un plan de
restriction des quantités d’eau destinées aux ménages vient d’être
institué, par mesures de précaution, par le ministre des Ressources
en eau. Sans donner plus de précisions, M. Sellal a annoncé que ce
précieux liquide continuera à arriver dans les robinets «mais avec
moins de quantités qu’avant». Même si les pluies tardent, encore, à
se manifester, rien n’indique, cependant, que le pays va être
confronté, une fois encore, à une période de sécheresse comme celles
qu’il avait eu à subir, à diverses reprises par le passé. Si le
retard observé, jusqu’à présent, dans l’apparition des
précipitations risque de se traduire par des effets négatifs sur la
céréaliculture, en particulier, il est, pour le moins, hasardeux de
penser que le pays va souffrir, à nouveau, d’un déficit
pluviométrique. En annonçant, justement, l’entrée en vigueur de
mesures de restriction dans la dizaine de jours qui allait suivre,
le ministre des Ressources en eau aura, semble-t-il, voulu faire
preuve d’un optimisme mesuré.
Si, comme d’aucuns
le craignent, les pluies venaient à se faire rares, les Algériens,
du moins ceux résidant en milieu urbain seront, alors, contraints de
retrouver des réflexes qu’ils croyaient être de lointains et mauvais
souvenirs. Ils vont, comme par le passé, faire en sorte de ressortir
les jerricans qu’ils avaient remisés au placard pour y stocker
l’eau et se remettre à guetter, épisodiquement, les premiers
crachotements sortant des robinets annonçant l’arrivée de cet
élément vital et à pousser des «haou dja el ma» de triste mémoire.
Une nouvelle fois, on risque, aussi, de revoir ces désolants
spectacles d’enfants aux membres frêles charriant de lourds
récipients d’eau puisée dans des puits ou distribuée par les rares
camions citernes que certaines administrations communales mobilisent
pour alimenter des quartiers défavorisés.
L’Etat en
retard sur les prévisions
Comme les effets
des restrictions n’ont pas, encore, commencé à se manifester, il n’y
a pas, encore, d’afflux particuliers vers les commerçants vendant,
habituellement, des citernes et d’autres contenants utilisés pour y
entreposer le liquide destiné aux usages quotidiens. Un commerçant
rencontré à Chéraga indique qu’il n’a pas noté une augmentation
particulière d’achat de jerricans, ces derniers jours. «Cela est
normal quand on sait, ajoute-t-il, que les pénuries observées par le
passé ont appris aux Algériens à prendre leurs précautions et à
disposer des récipients nécessaires pour pouvoir stocker le maximum
d’eau possible».
Au cas où la
pénurie venait à s’installer, durablement ce sont, peut-être, les
autoconstructeurs qui risquent d’en faire les frais. Les détenteurs
de citernes, qui les alimentent seraient, en effet, tentés
d’augmenter, substantiellement, le prix des quantités d’eau livrées
habituellement.
En dehors de cet
ensemble de considérations, il convient d’indiquer que ce problème,
latent, de pénurie d’eau, soit pour des raisons d’ordre climatique
ou par suite d’une mauvaise gestion des réseaux de distribution, n’a
que trop duré. Si le problème n’en finit pas de persister durant de
nombreuses années, c’est parce que les autorités du pays n’ont pas
jugé utile de prendre les précautions d’usage au moment opportun en
prévoyant les futurs niveaux de consommation, en constante
augmentation. C’est, relativement, que tout récemment qu’un
programme de réalisation de retenues d’eau, sur une vaste échelle, a
fini pas être lancé et que le recours aux techniques de dessalement
d’eau de mer a, finalement, été pris en compte pour répondre aux
besoins de consommation dans certaines régions du pays. Il faut
relever, par ailleurs, que les responsables chargés de la gestion
des ressources hydriques qui, chaque fois et l’un après l’autre,
rappellent qu’environ 40% des ressources acheminées vers la
consommation domestique, se perdent en route, ont plus que tardé à
pren-dre cette question en main.
Dans un pays déjà
soumis à un sérieux déficit pluviométrique et où, si l’on en croit
les climatologues, les précipitations vont avoir tendance à se faire
de plus en plus rares, les nombreux spectacles de ces citoyens
utilisant de fortes quantités d’eau pour nettoyer leur véhicule ou
la devanture de leur magasin, ont de quoi choquer.
Compte tenu de
l’évolution défavorable du climat à travers le monde et sachant que
le pays risquerait d’être sujet à des périodes, de plus en plus
rapprochées, de sécheresse, comment comprendre, d’autre part,
qu’aucun programme de sensibilisation, mené de façon continue, n’ait
pas, à ce jour, été institué pour amener les Algériens à appréhender
l’eau avec plus de respect et à la consommer avec un maximum
d’économie ? Ce n’est, certainement, pas les fortes et successives
augmentations des niveaux de factures de l’eau, dont on sait toutes
les incidences néfastes sur les populations les plus vulnérables,
qui freineront les gaspillages inconsidérés. Seule une intelligente
politique de l’eau, prenant en compte une gestion réfléchie, dans le
temps et dans l’espace, appuyée sur des prévisions sur le long
terme, permettrait de maîtriser un problème dont on prédit qu’il est
appelé, dans les décennies à venir, à être la source de nombreux
conflits entre les nations.
Ahmed
Mahieddine
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Violence dans les écoles
Des chiffres
alarmants
La violence dans
les établissements scolaires a été le thème d’une émission diffusée,
hier, par la Radio nationale, Chaîne III. Les invités de l’émission
se sont accordés à dire que le phénomène constitue la préoccupation
de toute la famille de l’Education nationale, voire de la société
entière. La famille, la rue, le système pédagogique et les médias
sont entre autres les facteurs conjugués dans la violence dans les
écoles. Mme Ramki qui représente le ministère de l’Education
nationale, en minimisant l’ampleur du fléau, trouve que «le
phénomène de la violence dans les établissements scolaires n’est pas
spécial à l’école algérienne puisqu’il se généralise dans tous les
pays». A en croire ces dires, une légère baisse du phénomène est
constatée ces dernières années «selon une enquête menée dans ce sens
par le ministère». En terme de chiffres, la représentante du
département de l’Education avance
37 098 cas de
violence entre élèves enregistrés en 2001, contre, poursuit-elle,
34 484 en 2005. Or, d’après les résultats de la même enquête, les
cas de violence entre élèves et leurs enseignants ont tendance à
augmenter : 9 489 cas signalés en 2001 et 11 474 en 2005. Du point
de vue de M. Boubekeur, porte- parole de l’Unicef en Algérie, la
tendance exponentielle du phénomène est due, d’une manière générale,
aux programmes «violents» diffusés par les chaînes de télévision,
l’absence de discipline et aussi au manque d’horaires de distraction
dans les programmes scolaires. La sensibilisation fait aussi
cruellement défaut. A ce propos, l’intervention d’une enseignante
indique qu’«aucune réunion relative au sujet de la violence n’a été
organisée au niveau de notre établissement. On consacre la majorité
des réunions pour décider de l’expulsion ou pas des élèves ayant de
mauvais comportements sans pour autant en chercher les raisons». Par
ailleurs, Mme Ramki a fait savoir que le ministère a mis en place
une nouvelle stratégie susceptible de juguler un tant soit peu le
fléau. La stratégie de la tutelle s’articule, indique-t-elle, autour
de trois principales actions, à savoir l’organisation des rencontres
nationales et internationales sur le sujet, la sensibilisation des
parties prenantes et le développement de la communication au sein
des établissements scolaires.
M. K.
Haut
Ecole de police de Kouba
Le directeur
relevé de ses fonctions
Le directeur de
l’Ecole de police de Kouba a été relevé de ses fonctions,
apprenons-nous de source proche de la Direction générale de la
Sûreté nationale (DGSN). Cette décision aurait été prise en raison
de la «mauvaise prise en charge» d’une nouvelle promotion de la
police d’urbanisme, selon cette source. De nouvelles prérogatives
seront attribuées à la police de l’urbanisme dans le cadre de la
lutte contre les constructions illicites, dit-on, d’autre part. La
DGSN penserait à la dotation de la police d’urbanisme d’appareils
photographiques spécifiques à la lutte contre les constructions
illicites. Jusque-là, les photos prises sur des constructions
érigées de façon non-conforme aux lois d’urbanisme sont visées par
des huissiers de justice, pour le constat exigé dans des procès en
justice.
M. Abi
Haut
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