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Houmat Daâwa Salafia tombe à Tlemcen

28 terroristes arrêtés

Privatisation

Le gouvernement acculé par l’UGTA

Programme MEDA d’appui aux entreprises

668 PME bénéficiaires de la mise à niveau

En réaction aux propos du président du MSP

FFS et MDS critiquent Soltani

Arbitrage international

Les Italiens proposent leur savoir-faire

Campagne contre Temmar et Khelil

Le PT revient à la charge

Du 4 au 6 décembre à Alger

Salon des technologies  de l’information  et de la communication

Miloud Chorfi à Al Jazeera

«Soltani est entré en campagne»

Primaires du FLN à Tizi Ouzou

Dissensions et échec annoncé

Visite de Temmar en Allemagne

Les Bavarois intéressés par les infrastructures

Ouverture du capital du CPA

Quatre chances sur six pour les Français

Préparation du baccalauréat

Les cours de soutien dès le 23 décembre 

Visa «court séjour» en France

Les frais doublent

Sécheresse inédite et annonce de restrictions

Les Algériens redoutent une forte pénurie d’eau

Violence dans les écoles

Des chiffres alarmants

Ecole de police de Kouba

Le directeur relevé de ses fonctions

 

 05/12/06

 

 Houmat Daâwa Salafia tombe à Tlemcen

28 terroristes arrêtés

L’une des femmes arrêtées aurait reconnu l’existence de mouvements d’un groupe terroriste, au niveau des monts et oueds de Ouled Mimoun, El Gor, Sebdou et Tlemcen.

Quelques mois après le démantèlement d’un groupe de la djamaâ houmat daâwa salafia, à Maghnia et dans la wilaya de Tlemcen, acheminant des munitions du Maroc vers les maquis algériens, un autre groupe de cette organisation terroriste a été récemment démantelé, cette fois par les services de la Sûreté de wilaya de Tlemcen. Il s’agit d’un groupe de 28 personnes qui seraient impliquées «dans des affaires de constitution et appartenance à un groupe terroriste, ainsi que le soutien et non-dénonciation d’un groupe terroriste».

Les services de Sûreté de wilaya auraient agi sur informations relatives aux «mouvements d’un groupe terroriste» et «ont mis sous surveillance le domicile de la sœur d’un terroriste au quartier Boudghène à Tlemcen et que le lendemain, une perquisition a permis l’arrestation de plusieurs membres de ce groupe».

La poursuite de l’enquête a révélé, selon les agents de la Sûreté de wilaya, que les occupants de ce logement les ont informés que ce même groupe terroriste se réfugiait, également, au domicile de deux femmes à Ouled Mimoun (33 km de Tlemcen). L’une des femmes arrêtées aurait reconnu l’existence de mouvements d’un groupe terroriste, au niveau des monts et oueds de Ouled Mimoun, El Gor, Sebdou et Tlemcen. Quatre membres de ce groupe, neutralisés également, ont dénoncé un groupe de soutien composé de 11 personnes, opérant dans la commune d’El Gor (60 km de Tlemcen). Ces derniers ont, à leur tour, reconnu les faits qui leur étaient reprochés.

Les éléments de la Sûreté de wilaya de Tlemcen ont, au terme de cette opération, récupéré trois fusils de chasse. Ces armes sont en cours d’analyse balistique au laboratoire régional de la police scientifique d’Oran. Cette enquête  menée par la Sûreté de wilaya de Tlemcen a déterminé, par ailleurs, que parmi les 28 personnes arrêtées, quatre étaient liées directement à des activités terroristes, huit se chargeaient de sécuriser les mouvements du groupe terroriste et 16 le soutenaient logistiquement.

Cinq éléments de ce groupe seraient des élargis à la faveur de la charte pour la paix et la réconciliation nationale.

Toutes les personnes incriminées ont été présentées mercredi dernier devant le parquet général, qui a ordonné l’ouverture d’une enquête et placé 10 d’entre elles sous mandat de dépôt, alors que 18 ont été mises sous contrôle judiciaire. La DHDS a fait alliance avec certains contrebandiers sévissant au niveau de la frontière algéro-marocaine pour acheminer des munitions du territoire marocain vers les maquis algériens, selon les conclusions de l’enquête menée par les services de sécurité, qui ont réussi à démanteler, dans un passé récent, d’autres éléments de cette organisation terroriste.

Ce démantèlement opéré depuis plusieurs mois avait été précédé par l’envoi, par la sous-direction du fichier national de la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), d’un avis de recherche d’un membre de cette organisation terroriste avec demande d’informer la Sûreté de wilaya d’Alger de son éventuelle arrestation.

M. Abi

 

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Privatisation

Le gouvernement acculé par l’UGTA

En mettant fin à la rumeur (et à la polémique qui s’en est suivie) faisant état de la privatisation d’une centaine d’entreprises du secteur de l’industrie lourde, le ministre de la Participation et de la Promotion des investissements, Hamid Temmar a affirmé qu’«un forum important aura lieu à Alger dans les jours à venir, pour discuter avec les partenaires socio-économiques, syndicats et patronats, de la stratégie industrielle». Le ministre a annoncé également «le lancement d’une série de rencontres et de dialogues afin d’examiner les voies et moyens de sauver les dites entreprises». C’est ce qui ressort de la rencontre organisée hier, à la veille d’un séminaire international ayant pour thème le «renforcement du dialogue social et de la capacité des partenaires sociaux autour de la gestion de la transition et de la privatisation». Evoquant tout au long de ce séminaire l’expérience suédoise – LMD Suède – qui sera au centre des débats qui s’étaleront sur trois jours et prendra fin ce 6 décembre. En se voulant rassurant, le SG de l’UGTA, Sidi Saïd, présent aux côtés de Temmar, a indiqué pour sa part que «l’Etat ne se dégage pas de ses missions fondamentales, notamment des missions économiques. Il (l’Etat) se dégage seulement de la gestion». Raison pour laquelle des dysfonctionnements sont apparus avec les mutations économiques.  En voulant être plus explicite, le premier responsable de la Centrale syndicale se dit refuser que «le marché algérien reste un simple marché», eu égard à l’éventuelle adhésion de l’Algérie à l’OMC et l’accord en vigueur de libre-échange avec l’Union européenne. Illustrant dans son intervention le cas de la SNVI, Sidi Saïd a défendu bec et ongles cette entreprise malgré sa faible rentabilité au sein de l’économie algérienne. Mais pour lui, «la technologie dans ce type de secteur (la mécanique, ndlr) ne se donne pas gratuitement». C’est pourquoi il est nécessaire de travailler avec les moyens de bord en attendant d’améliorer le produit à l’avenir.

Reprenant la parole pour aborder l’expérience suédoise, le ministre de la Participation a souligné l’importance d’éclairer les responsables et cadres algériens sur cette expérience étrangère qui a beaucoup apporté à l’économie de son pays, signalant toutefois que la privatisation n’est pas simple, du fait qu’elle demande «beaucoup de temps et beaucoup de sacrifices». Il faut prendre, selon lui, en considération divers points en commun.

Il s’agit, entre autres, de «préserver le revenu des populations et de ne pas sacrifier les produits nationaux de façon à renforcer la solidarité sociale».

Kahina Benarab

 

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Programme MEDA d’appui aux entreprises

668 PME bénéficiaires de la mise à niveau

Au 31 octobre dernier, ce sont 668 entreprises qui ont bénéficié du programme Meda d’appui aux entreprises mis en place depuis 2002, et qui concerne notamment la mise à niveau des PME privées, et dont l’effet se poursuit jusqu’à la fin de l’année prochaine, a relevé hier, M.Olivier de Velp, directeur de ce programme, au cours d’une rencontre hier avec la presse. Une rencontre qui entre dans le cadre de la préparation d’une réunion d’évaluation qui se tient aujourd’hui à Alger. Selon le même responsable, l’ensemble des PME bénéficiaires de ce programme d’appui représente 23% des entreprises recensées dans le cadre du même programme.

157 entreprises ayant été retenues par les organisateurs ont abandonné ce programme d’appui alors que 105 attendent toujours leur accès dans le processus, ce qui représente, selon M. De Velp, 18% des entreprises ciblées.

Ce dernier a révélé dans son exposé, la difficulté d’accès aux différentes statistiques ayant trait aux entreprises et au nombre de salariés dans chaque entreprise. C’est finalement avec les chiffres fournis par la Caisse nationale d’assurances sociales que l’organisme a pu aboutir au nombre de 259 282 PME privées employant au moins 20 salariés chacune en moyenne et dont 49 580 sont dans le secteur des industries manufacturières et 10% sont issues du secteur du bâtiment et travaux publics. Les PME de 20 salariés et plus représentent, quant à elles, 3% de la population des entreprises, explique

M. de Velp. Le programme Meda a ciblé en tout 2 147 entreprises. M. de Velp estime que le bilan réalisé par le programme reste positif, même s’il n’a pas atteint la même vitesse de croisière enregistrée en Tunisie et au Maroc.

La rencontre d’aujourd’hui, qui regroupera chefs d’entreprise, experts et concepteurs du programme, permettra en plus d’établir le bilan premier, «d’étudier la mise en lace d’un nouveau programme, pour compléter l’actuel programme». Selon le même responsable, le programme en question sera prêt en 2008 et s’étalera sur 3 ans.

Fatima Arab

 

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En réaction aux propos du président du MSP

FFS et MDS critiquent Soltani

Les dernières déclarations de Boudjerra Soltani, président du MSP et ministre d’Etat, à propos de l’implication des hauts responsables de l’Etat dans des affaires de corruption et qu’il détient des dossiers comme preuves sur ces affaires, ont été loin de susciter un intérêt particulier au sein de la classe politique. Bien au contraire, ces propos ont été sévèrement critiqués par les acteurs de la scène politique qui voient en ce responsable d’Etat «le plus mal placé» pour en parler.

En effet, le parti du Front des forces socialistes (FFS) estime que Boudjerra Soltani ne peut pas jouer le rôle de moralisateur de par sa position d’homme du système. «Au delà du fait que ses déclarations ont pour intitulé une campagne électorale, il faut reconnaître que parmi les problèmes que vit notre société, la corruption ne peut se limiter au niveau des scandales et ne peut concerner que le domaine financier», a estimé M. Karim Tabou, porte-parole du FFS. Selon lui, «Boudjerra Soltani est le produit de la corruption politique et l’un des piliers du système. Quelqu’un qui s’est fait incorporer dans le système, se rend ridicule de donner des leçons sur la corruption», dira-t-il. Au moment où notre pays mène une campagne de lutte contre la corruption, «Boudjerra Soltani se veut être le meilleur maquillage. Ce qui explique à quel point on peut se permettre de pareilles déclarations sur tous ces scandales. Pis encore, tout cela se déroule devant de grandes muettes que sont l’Institution militaire et la Justice», a-t-il indiqué. Avant de poursuivre : «C’est un théâtre qui reflète une lutte de groupes et de positionnement de ces groupes mafieux au sein du système», a t-il indiqué. Pour le FFS, Boudjerra, en sa qualité de ministre d’Etat et de membre de l’Alliance présidentielle, aurait mieux fait de présenter ces prétendus dossiers sur la table au lieu de se contenter de faire des déclarations. «Ce qui signifie qu’il s’agit là d’un repositionnement interne tout à fait éloignés des intérêts du pays», a t-il affirmé. «Ce sont encore une fois ce genre de déclarations superficielles qui empêchent de lancer les vrais débats sur les problèmes de la société et d’aller au fond des choses», a-t-il regretté. Le Mouvement démocratique et social (MDS) partage cette vision et voit en ces assertions une façon comme une autre de détourner des vrais problèmes qui empêchent le développement du pays. «Elles interviennent au moment où la situation sociale et politique se dégradent de plus en plus et que les scandales éclaboussent l’économie nationale. Il ne faut pas oublier non plus que les partis et les islamistes ont une grande responsabilité dans le blocage que vit l’Algérie depuis plusieurs années», dira Ali Meliani, secrétaire général par intérim du MDS. Le vrai problème, selon lui, est situé au niveau du processus en cours, qui mène vers l’impasse. Et encore, nul n’est capable de proposer une solution à la crise qui perdure depuis plusieurs années. «C’est un pluralisme politique de façade et toutes les voies qui peuvent donner lieu à une solutions à cette crise sont marginalisées ou brisées»,

a-t-il ajouté. «Que certains veulent se refaire une nouvelle virginité, cela ne nous concerne pas, dans la mesure où le vrai problème est dans le fait d’initier une autre alternative, sans laquelle la dégradation de la situation socio-politique et les scandales continueront d’éclater», a t-il indiqué.          

Nouria B.

 

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Arbitrage international

Les Italiens proposent leur savoir-faire

Organisée hier à Alger, conjointement par la Chambre arbitrale nationale et internationale de Milan, l’Institut italien pour le commerce extérieur et la Chambre algérienne de commerce et d’industrie, la conférence internationale ayant pour thème «l’arbitrage au service du développement des partenariats économiques algéro-etrangers, nouvelles stratégies de l’arbitrage international», a drainé une foule de spécialistes des deux pays. Après une brève allocution d’ouverture, prononcée par Brahim Bendjaber, responsable à la CACI, Giovan Battista Verderame, ambassadeur d’Italie à Alger dira que le programme Euromed, qui supportera avec son capital risque le démarrage ou l’expansion des activités des entreprises compte «concentrer son attention de façon prioritaire vers l’Algérie, le Maroc, la Tunisie et l’Egypte.» Les travaux proprement dits ont été entamés avec la communication donnée par Giorgio Schiavoni, spécialiste en arbitrage international. Tout au long de son exposé, il expliquera qu’«il faudrait offrir aux entreprises un service d’information et ce, avec la mise à la disposition des arbitres des possibilités de communiquer, notamment l’internet et une banque de données. Ces instruments, chacun dans ses propres particularités, ont comme dénominateur commun le fait de garantir une résolution des controverses commerciales, dans des temps rapides et contrôlables, avec des coûts soutenus et prédéterminés par des procédures flexibles et réservées.» Selon cet expert, dans un contexte international particulier, les opérateurs ont encore une exigence encore plus grande de pouvoir compter sur un instrument efficace de résolution de controverses. C’est dire que les Italiens sont venus proposer leur savoir-faire dans le domaine à leurs homologues algériens. De son coté, maître Mohand Issad, président du comité de l’arbitrage de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie, a insisté sur la nécessité de recourir, si différend il pourrait y avoir, aux chambres arbitrales internationales en concluant une clause compromissoire. Même si ce dernier a estimé que les frais à payer aux chambres arbitrales sont plus élevés, il n’en demeure pas moins, tient-il à souligner, que le traitement des dossiers se fait rapidement et avec efficacité. L’internationalisation de l’arbitrage, selon l’éminent professeur en droit, doit entrer dans le cadre de la mondialisation. Par ailleurs, plusieurs personnalités, toutes spécialistes en la matière, ont intervenu. Notons que plusieurs hommes d’affaires algériens, dont Issad Rebrab, ont pris part à cette conférence internationale. Cette conférence a coïncidé avec la visite de deux jours de Mauro Agostini, secrétaire d’Etat italien au Commerce, qu’il a effectuée à Alger dans le cadre d’un partenariat entre les deux pays.

Djamel Oukali

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Campagne contre Temmar et Khelil

Le PT revient à la charge

Dans une déclaration rendue publique hier, le Parti des travailleurs (PT), par le biais de son secrétariat politique, se basant sur «une information parue dans un quotidien national, dimanche 3 décembre», selon laquelle le chef de l’Etat aurait ordonné le gel de la privatisation des entreprises publiques et ce, lit-on dans le communiqué, lors de la présentation par Hamid Temmar du projet de stratégie industrielle. Aux yeux du parti de Louiza Hanoune, si l’information se confirme, une telle décision «serait à saluer, car elle stopperait la désertification industrielle», rétablirait, lit-on encore, l’espoir pour les travailleurs et préserverait les emplois et les chances d’un vrai plan de développement national, créateur d’emplois et de richesses. Ceci étant, il reste quand même curieux, voire incongru, qu’un parti qui compte sur l’échiquier politique, exprime une position officielle sur la base d’une information non encore confirmée et qui se réduit, à ce jour, au stade de la rumeur. Curieux, d’autant plus que cela intervient quelques jours après la tenue du Conseil du gouvernement au cours duquel le ministre des Participations et de la Promotion des investissements a présenté un document portant nouvelle politique industrielle. Mais en aucune façon le document de Temmar ne s’est prononcé, ne serait ce que du bout des lèvres, sur la privatisation des EPE. On s’interroge sur cette sortie, pour le moins hasardeuse du PT. L’ébauche du ministre, lit-on dans le communiqué sanctionnant le Conseil du gouvernement du 29 novembre dernier, vise à réunir les conditions pouvant permettre le relèvement du niveau de la productivité et de la compétitivité de l’entreprise et que cette stratégie insiste sur l’innovation qui est le moteur d’un développement endogène, d’où la proposition de mettre en place un Système national d’innovation.

Aussi, la nouvelle politique, dont on ignore le sort encore, prévoit une nouvelle approche du développement industriel, basée sur la promotion de zones d’activité industrielle intégrées et de technopoles. «Ce déploiement spatial passe par l’identification des agglomérations locales pour promouvoir leur développement et la constitution de nouvelles agglomérations dotées de tous les équipements, capables de susciter l’attractivité des promoteurs d’activités industrielles et de promouvoir l’économie locale, à partir des atouts et des ressources disponibles ou à mobiliser», révèle le communiqué. Il s’agit aussi d’organiser les espaces structurés, soit polyvalents ou organisés en technopoles, soit spécialisés, où coexistent entreprises nationales, multinationales, PME locales et étrangères, établissements de formation, centres de recherche, entreprises de services et autres équipements qui valorisent ces espaces.

A. G.

 

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Du 4 au 6 décembre à Alger

Salon des technologies  de l’information  et de la communication

Regroupant plusieurs leaders mondiaux dans le domaine, le 1er Forum des nouvelles technologies de l’information et de la communication se déroulera les 4, 5 et 6 décembre 2006 à Alger.

Cette manifestation, à laquelle vont prendre part des représentants d’entreprises phares, à l’image d’IBM, Cisco, Sharp, Lenovo, APC, Ortronix et autre Anixer, se déroulera dans l’enceinte de la micro-zone d’activités située dans le quartier d’Hydra. Elle est organisée par l’intégrateur de solutions, CFAO Technologies. Le directeur général de cette société déclare souhaiter vouloir réunir ses partenaires internationaux avec des clients et prospects algériens dans le but de proposer des services variés et de qualité, avec pour objectif de rester le premier fournisseur de solutions intégrées sur mesure en Algérie.

Figurant en tête de la distribution automobile et pharmaceutique en Afrique, CFAO occupe une place prépondérante sur les marchés de traitement de la transmission de la voix et des données, par le biais du développement de services intégrés et complets. Ses offres de services se font dans les secteurs de l’informatique, des télécommunications, des logiciels et des progiciels. Il est, en outre, spécialisé dans les offres d’onduleurs et de divers produits de bureautique et de climatisation.

CFAO a commencé à développer ses activités, en Algérie, à partir de mai 2000. En Algérie, CFAO Technologies est une société née de la fusion de deux entreprises, l’une algérienne, l’autre française. Alors que ALBM est chargée de l’importation et de la distribution de la gamme IBM, CFAO Technologies, intégrateurs de solutions est spécialisée dans les nouvelles technologies de l’information et des télécommunications. Outre sa filière technologies, cette dernière est présente dans le secteur automobile avec Diamal, importateur et distributeur exclusif des marques du groupe Général Motors, à l’exemple de Chevrolet, Opel, Isuzu, et Suzuki, pour lequel il a commercialisé 13 200 véhicules durant l’année 2005.

A. Mahieddine

 

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Miloud Chorfi à Al Jazeera

«Soltani est entré en campagne»

Même si la campagne électorale pour les prochains rendez-vous électoraux, législatifs et locaux, est loin d’avoir été lancée, la «fièvre» électorale semble avoir gagné certains partis politiques peut-être plus «ambitieux» que d’autres.

Contacté par «Al Jazeera Maghreb Arabe», de la chaîne de télévision qatarie «Al Jazeera», pour commenter les récentes déclarations faites par Boudjerra Soltani, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), faisant état de l’existence de «hautes personnalités corrompues», Miloud Chorfi, porte-parole du RND a critiqué cette sortie médiatique de Soltani.

«C’est une campagne électorale pour les prochaines élections», dira-t-il. Miloud Chorfi ajoutera que «c’est justement Boudjerra Soltani qui a refusé la loi, obligeant les responsables de faire la déclaration de leur patrimoine».

En réponse à une question d’un journaliste de cette chaîne de télévision qui se demandait si la mise en détention d’un ex-wali de la wilaya d’El Tarf ne signifiait pas que «la corruption ait atteint des proportions alarmantes dans les sphères de l’Etat», Miloud Chorfi explique qu’au contraire, «cette affaire prouve que les hauts cadres de l’Etat ne sont pas au-dessus de la loi et que celle-ci est appliquée dans toute sa

rigueur, en Algérie, où la réforme de la justice renforce l’autorité de la loi pour l’édification d’un Etat de droit».

M. Abi

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Primaires du FLN à Tizi Ouzou

Dissensions et échec annoncé

Les primaires du FLN à Tizi Ouzou, en prévision des sénatoriales du 28 décembre prochain, tenues hier à l’INTHT ont donné lieu à une liste de quatre candidats au lieu d’un seul, au bout d’une élection parmi 20 candidats. Il s’agit de Aït M’rar Ourdia, Sebah Mohamed et Metahri Mohand Saïd élus APW ainsi que de Ali Amrani, P/APC de Aïn Zaouia. La liste sera transmise à la direction du parti pour arrêter le choix définitif et retenir le candidat FLN à ces sénatoriales. De l’avis même de certains élus présents aux primaires d’hier, le FLN, par cette dissension née de la multitude de candidats et en absence du consensus autour d’un seul candidat, va droit vers une autre défaite après celle du 23 février dernier face au même parti, le RCD, qui montre sa position favorite de ces sénatoriales. D’ailleurs, même Albdelkader Bounekraf, membre du comité exécutif du FLN, dépêché hier à Tizi Ouzou pour superviser les primaires a reconnu que par «une vingtaine de candidatures nous nous dirigeons droit vers l’échec», à l’occasion des sénatoriales du 28 décembre prochain.

Hamid M.

 

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Visite de Temmar en Allemagne

Les Bavarois intéressés par les infrastructures

 «La visite de M. Temmar, qui sera accompagné d’une délégation de 20 entrepreneurs algériens, est la première d’une délégation économique algérienne en Bavière.

Le ministre bavarois des Affaires économiques, de l’Infrastructure, des Transports et de la Technologie, Erwin Huber, a déclaré hier à l’APS que le programme de promotion de la privatisation en Algérie et les projets engagés, notamment «le programme ambitieux de construction d’infrastructures offrent de nouvelles chances à investir pour nos entreprises».

«Nous avons d’ores et déjà de bonnes relations commerciales. L’Algérie est le 3e partenaire commercial de la Bavière en Afrique», a indiqué M. Huber qui participera, aux côtés de  Abdelhamid Temmar, ministre des Participations et de la Promotion de l’investissement, au Forum économique sur l’investissement en Algérie, prévu demain à Munich. Il a relevé que «les importations de la Bavière en provenance de l’Algérie, qui sont constituées en grande partie en pétrole», représentent une balance commerciale «en faveur de l’Algérie avec 514 millions d’euros d’importations contre 189 millions d’euros d’exportations en 2005». «La Bavière a donc intérêt à augmenter les exportations vers l’Algérie ainsi que de faciliter aux entreprises bavaroises d’investir en Algérie»,

a-t-il ajouté pour situer l’intérêt de ce genre de rencontres et d’échanges de visites dans le cadre de la promotion de cette coopération économique. «La visite de

M. Temmar, qui sera accompagné d’une délégation de 20 entrepreneurs algériens, est la première d’une délégation économique algérienne en Bavière. Elle a suscité un grand intérêt parmi le patronat bavarois et nous comptons avoir 80 participants bavarois au Forum économique à la Chambre de commerce et d’industrie de Munich», a indiqué

M. Huber. Il a insisté sur «la grande importance» qu’il attribue à ce Forum «pour relancer la dynamique dans la coopération économique bavaro-algérienne». «Nous constatons une croissance soutenue des échanges commerciaux et également des investissements bavarois en Algérie. Des entreprises bavaroises comme Siemens AG, Linde AG, Knauf et Dorsch-Consult s’y sont déjà installées», a-t-il dit.

M. Huber a affirmé, à ce titre, que le programme de privatisation «offre de nouvelles chances à investir pour nos entreprises, en particulier en ce qui concerne le programme ambitieux de la construction d’infrastructures en Algérie». Le ministre bavarois a rappelé la visite qu’avait effectuée en mars dernier une délégation économique bavaroise en Algérie au cours de laquelle elle a eu «beaucoup de contacts avec des entrepreneurs algériens». Relevant que la visite de

M. Temmar s’inscrit dans cette volonté de renforcer la coopération entre la Bavière et l’Algérie, il a insisté sur «l’importance de faire progresser  les échanges commerciaux et les investissements». Abdelhamid Temmar, effectuera à partir d’aujourd’hui une visite officielle de deux jours à Munich (sud de l’Allemagne), à l’invitation de M. Huber. Le ministre algérien, qui visitera à cette occasion la Foire internationale de Munich, présidera la séance d’ouverture d’un forum économique sur l’Algérie. Cette rencontre est organisée conjointement par la chambre de commerce et d’industrie de Munich-Bavière, la chambre de commerce algéro-allemande (dont le siège se trouve à Alger) et la chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci). M. Temmar mettra également à profit son séjour en Allemagne pour rencontrer les hommes d’affaires allemands intéressés par le programme de privatisation des entreprises publiques et l’investissement en Algérie.  

Redouane A.

 

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Ouverture du capital du CPA

Quatre chances sur six pour les Français

Six banques, dont quatre françaises, une belge et une espagnole ont été pré-qualifiées pour l’opération de l’ouverture du capital du Crédit Populaire d’Algérie (CPA). Il s’agit apprend-on suite au placard publicitaire du comité ad hoc chargé du traitement des dossiers de pré-qualification des partenaires stratégiques de la banque américaine Citibank (à ne pas confondre avec l’américaine City bank), de l’espagnole Santander et des quatre institutions financières françaises, le Crédit Agricole, la Société Générale, la BNP Paribas et le Groupe Banque populaire. La banque conseil choisie pour accompagner le CPA dans l’ouverture de son capital a été la banque d’affaires Rothschild-France. Laquelle avait remporté l’appel d’offres devant le groupe français Lazard et la banque espagnole Santander, pour un montant de 470 550 euros. Il est tout de même étonnant de constater que cette dernière avait postulé pour le rôle de banque- conseil et, ensuite, pour celui d’acquéreur. Première institution financière d’Espagne et la seconde de la zone euro le Groupe Santander. Présent dans 40 pays, il est spécialisé dans les services aux particuliers, la gestion des actifs et la banque privée. La First National CitiBank commence ses activités en Belgique en 1919. Plusieurs fusions avec d’autres institutions financières, jusqu’en 1980, lui permettent d’adopter définitivement le nom et le logo de Citibank. Elle est actuellement présente dans 100 pays. Revenant aux quatre banques françaises pré- qualifiée, il est à noter que la Société Générale a été créée le 4 mai 1864. Son Groupe Société Générale poursuit sa croissance et son internationalisation. Il compte plus de 103 000 salariés dans 76 pays.

Leader de la banque de proximité en France avec 41 Caisses régionales, 2 583 Caisses locales et 5,7 millions de sociétaires, le groupe Crédit Agricole a renforcé tous ses métiers par l’acquisition du Crédit Lyonnais en 2003. Il est aujourd’hui présent dans 60 pays et dans tous les grands centres financiers mondiaux. La BNP Paribas occupe la 16e entreprise mondiale toutes catégories confondues et est un des plus grands réseaux bancaires internationaux, avec des positions fortes en Asie et une présence significative aux Etats-Unis. Elle est présente dans plus de 85 pays. Enfin, le groupe Banque Populaire  compte, quant à lui, 7 millions de clients dont 3,1 millions de sociétaires et plus de 2 850 agences. Il passe aussi pour un des principaux réseaux bancaires en France.

Elles étaient, rappelle-t-on, une quarantaine de banques intentionnelles à avoir manifesté leur intérêt pour cette opération. L’avis d’appel à manifestation d’intérêt a été publié le 30 octobre 2006. L’ouverture du capital du Crédit Populaire d’Algérie est à hauteur de 51%. Le futur acquéreur du Crédit Populaire d’Algérie serait connu avant la fin de l’année et pourra ainsi prendre le contrôle de la banque, à terme.

La signature de l’accord scellant le partenariat entre les deux parties devra avoir lieu en février 2007, à en croire les précédentes déclarations du ministre délégué à la Réforme financière, Karim Djoudi. Ce dernier avait aussi déclaré que «la privatisation du CPA n’est pas une opération financière mais répond au besoin de trouver un partenaire stratégique qui va faire de cette banque une grande banque à l’échelle nationale et régionale en améliorant sa gestion et ses résultats».

Etant la première banque proposée à la privatisation, le CPA pourrait rapporter 1,5 milliard de dollars au Trésor public. L’opération d’ouverture du capital des banques algériennes sera élargie progressivement à la Banque de développement local (BDL) et à la Banque nationale d’Algérie (BNA).

Habiba Ghrib

 

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Préparation du baccalauréat

Les cours de soutien dès le 23 décembre 

Les cours de soutien au profit des élèves de 3e AS prévus à travers les établissements scolaires des wilayas du nord du pays débuteront durant les vacances d’hiver, à savoir le 23 décembre courant, a annoncé dimanche le directeur de l’éducation de la région ouest de la wilaya d’Alger, Saâd Zaghache.

C’est ce qu’a fait savoir ce responsable lors de la journée d’étude sur les modalités d’application de ces mesures, organisée par la direction de l’éducation du Centre. L’objectif est celui de sensibiliser les directeurs des lycées sur l’importance et les modalités d’application de ces cours et de sorte, «améliorer les résultats des élèves aux épreuves du baccalauréat par la dynamisation de l’action pédagogique et l’activité éducative des établissements».

Parmi les mesures adoptées «les  cours surveillés» ainsi que les séances consacrées à la révision collective pour résoudre certains problèmes difficiles et certaines matières scientifiques. Pour ce qui est des matières concernées par les cours de soutien, l’intervenant a indiqué qu’il s’agit «de toutes les matières de base de chaque filière».

Il précise aussi que ces cours seront organisés pendant les heures creuses ou après 17h. Ces cours seront dispensés durant les vacances d’hiver et de printemps de 8h30 à midi et les lundi et jeudi de 15h00 à 17h00.

Dans ce contexte, une éventuelle contribution des associations des parents d’élèves pour couvrir les frais des enseignants outre celle de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) destinée aux cours de soutien et celle du ministère de l’Emploi et de la Solidarité nationale à travers l’octroi de nouveaux postes d’emploi dans le cadre des contrats de pré-emploi est souhaitée. Les trois directions de l’éducation ont mobilisé tous les moyens pédagogiques à même de faciliter la tâche aux enseignants en affectant «une enveloppe financière de 200 000 DA pour chaque établissement éducatif, destinée à l’achat d’un ordinateur portable et d’un Data Show outre la distribution de 4 000

CD-ROM contenant les annales du baccalauréat (2000-2005) à raison de

4 CD-ROM pour chaque établissement». 4 000 autres CD-ROM sur les programmes de la 3e année secondaire seront distribués ultérieurement. Une commission désignée par chaque établissement, composée du directeur de l’établissement, du directeur adjoint des études, de l’inspecteur général de l’éducation, du directeur financier et de représentants d’élèves et de l’association des parents d’élèves veillera au bon déroulement de cette opération et présentera des rapports périodiques à la commission de wilaya qui informera à son tour la commission ministérielle du déroulement de l’opération.

F. B.

 

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Visa «court séjour» en France

Les frais doublent

Les frais de dépôt d’une demande de visa de court séjour sont revus à la hausse, et ce, conformément à la décision du conseil de l’Union européenne du 1er juin dernier. ils ont presque doublé, si l’on se réfère au communiqué diffusé, hier, par l’ambassade de la France en Algérie qui explique que les frais passeront de 35 à 60 euros à partir du 1er janvier prochain, et ce, pour l’ensemble des pays du monde, précise-t-on dans le même communiqué.

On signale également que ces frais sont perçus en Algérie par chèque de banque normalisé établi à l’ordre de la trésorerie de France.                                                     

F. A.

 

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Sécheresse inédite et annonce de restrictions

Les Algériens redoutent une forte pénurie d’eau

Il convient d’indiquer que ce problème, latent, de pénurie d’eau, soit pour des raisons d’ordre climatique ou par suite d’une mauvaise gestion des réseaux de distribution, n’a que trop duré.

Dans un pays dont on prédit qu’il va être soumis à des périodes de sécheresse rapprochées, il n’existe toujours pas de programme de sensibilisation pour amener les Algériens à appréhender l’eau avec respect et à la consommer avec modération. 

Au moment où semble se profiler une nouvelle menace de sécheresse, un plan de restriction des quantités d’eau destinées aux ménages vient d’être institué, par mesures de précaution, par le ministre des Ressources en eau. Sans donner plus de précisions, M. Sellal a annoncé que ce précieux liquide  continuera à arriver dans les robinets «mais avec moins de quantités qu’avant». Même si les pluies tardent, encore, à se manifester, rien n’indique, cependant, que le pays va être confronté, une fois encore, à une période de sécheresse comme celles qu’il avait eu à subir, à diverses reprises par le passé. Si le retard observé, jusqu’à présent, dans l’apparition des précipitations risque de se traduire par des effets négatifs sur la céréaliculture, en particulier, il est, pour le moins, hasardeux de penser que le pays va souffrir, à nouveau, d’un déficit pluviométrique. En annonçant, justement, l’entrée en vigueur de mesures de restriction dans la dizaine de jours qui allait suivre, le ministre des Ressources en eau aura, semble-t-il, voulu faire preuve d’un optimisme mesuré.

Si, comme d’aucuns le craignent, les pluies venaient à se faire rares, les Algériens, du moins ceux résidant en milieu urbain seront, alors, contraints de retrouver des réflexes qu’ils croyaient être de lointains et mauvais souvenirs. Ils vont, comme par le passé, faire en sorte de ressortir les jerricans qu’ils avaient  remisés au placard pour y stocker l’eau et se remettre à guetter, épisodiquement, les premiers crachotements sortant des robinets annonçant l’arrivée de cet élément vital et à pousser des «haou dja el ma» de triste mémoire. Une nouvelle fois, on risque, aussi, de revoir ces désolants spectacles d’enfants aux membres frêles charriant de lourds récipients d’eau puisée dans des puits ou distribuée par les rares camions citernes que certaines administrations communales mobilisent pour alimenter des quartiers défavorisés.

L’Etat en retard sur les prévisions

Comme les effets des restrictions n’ont pas, encore, commencé à se manifester, il n’y a pas, encore, d’afflux particuliers vers les commerçants vendant, habituellement, des citernes et d’autres contenants utilisés pour y entreposer le liquide destiné aux usages quotidiens. Un commerçant rencontré à Chéraga indique qu’il n’a pas noté une augmentation particulière d’achat de jerricans, ces derniers jours. «Cela est normal quand on sait, ajoute-t-il, que les pénuries observées par le passé ont appris aux Algériens à prendre leurs précautions et à disposer des récipients nécessaires pour pouvoir stocker le maximum d’eau possible».

Au cas où la pénurie venait à s’installer, durablement ce sont, peut-être, les autoconstructeurs qui risquent d’en faire les frais. Les détenteurs de citernes, qui les alimentent seraient, en effet, tentés d’augmenter, substantiellement, le prix des quantités d’eau livrées habituellement.

En dehors de cet ensemble de considérations, il convient d’indiquer que ce problème, latent, de pénurie d’eau, soit pour des raisons d’ordre climatique ou par suite d’une mauvaise gestion des réseaux de distribution, n’a que trop duré. Si le problème n’en finit pas de persister durant de nombreuses années, c’est parce que les autorités du pays n’ont pas jugé utile de prendre les précautions d’usage au moment opportun en prévoyant les futurs niveaux de consommation, en constante augmentation. C’est, relativement, que tout récemment qu’un programme de réalisation de retenues d’eau, sur une vaste échelle, a fini pas être lancé et que le recours aux techniques de dessalement d’eau de mer a, finalement, été pris en compte pour répondre aux besoins de consommation dans certaines régions du pays. Il faut relever, par ailleurs, que les responsables chargés de la gestion des ressources hydriques qui, chaque fois et l’un après l’autre, rappellent qu’environ 40% des ressources acheminées vers la consommation domestique, se perdent en route, ont plus que tardé à pren-dre cette question en main. 

Dans un pays déjà soumis à un sérieux déficit pluviométrique et où, si l’on en croit les climatologues, les précipitations vont avoir tendance à se faire de plus en plus rares, les nombreux spectacles de ces citoyens utilisant de fortes quantités d’eau pour nettoyer leur véhicule ou la devanture de leur magasin, ont de quoi choquer.

Compte tenu de l’évolution défavorable du climat à travers le monde et sachant que le pays risquerait d’être sujet à des périodes, de plus en plus rapprochées, de sécheresse, comment comprendre, d’autre part, qu’aucun programme de sensibilisation, mené de façon continue, n’ait pas, à ce jour, été institué pour amener les Algériens à appréhender l’eau avec plus de respect et à la consommer avec un maximum d’économie ? Ce n’est, certainement, pas les fortes et successives augmentations des niveaux de factures de l’eau, dont on sait toutes les incidences néfastes sur les populations les plus vulnérables, qui freineront les gaspillages inconsidérés. Seule une intelligente politique de l’eau, prenant en compte une gestion réfléchie, dans le temps et dans l’espace, appuyée sur des prévisions sur le long terme, permettrait de maîtriser un problème dont on prédit qu’il est appelé, dans les décennies à venir, à être la source de nombreux conflits entre les nations.

Ahmed Mahieddine

 

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Violence dans les écoles

Des chiffres alarmants

La violence dans les établissements scolaires a été le thème d’une émission diffusée, hier, par la Radio nationale, Chaîne III. Les invités de l’émission se sont accordés à dire que le phénomène constitue la préoccupation de toute la famille de l’Education nationale, voire de la société entière. La famille, la rue, le système pédagogique et les médias sont entre autres les facteurs conjugués dans la violence dans les écoles. Mme Ramki qui représente le ministère de l’Education nationale, en minimisant l’ampleur du fléau, trouve que «le phénomène de la violence dans les établissements scolaires n’est pas spécial à l’école algérienne puisqu’il se généralise dans tous les pays». A en croire ces dires, une légère baisse du phénomène est constatée ces dernières années «selon une enquête menée dans ce sens par le ministère». En terme de chiffres, la représentante du département de l’Education avance

37 098 cas de violence entre élèves enregistrés en 2001, contre, poursuit-elle, 34 484 en 2005. Or, d’après les résultats de la même enquête, les cas de violence entre élèves et leurs enseignants ont tendance à augmenter : 9 489 cas signalés en 2001 et 11 474 en 2005. Du point de vue de M. Boubekeur, porte- parole de l’Unicef en Algérie, la tendance exponentielle du phénomène est due, d’une manière générale, aux programmes «violents» diffusés par les chaînes de télévision, l’absence de discipline et aussi au manque d’horaires de distraction dans les programmes scolaires. La sensibilisation fait aussi cruellement défaut. A ce propos, l’intervention d’une enseignante indique qu’«aucune réunion relative  au sujet de la violence n’a été organisée au niveau de notre établissement. On consacre la majorité des réunions pour décider de l’expulsion ou pas des élèves ayant de mauvais comportements sans pour autant en chercher les raisons». Par ailleurs, Mme Ramki a fait savoir que le ministère a mis en place une nouvelle stratégie susceptible de juguler un tant soit peu le fléau. La stratégie de la tutelle s’articule, indique-t-elle, autour de trois principales actions, à savoir l’organisation des rencontres nationales et internationales sur le sujet, la sensibilisation des parties prenantes et le développement de la communication au sein des établissements scolaires.                                                   

M. K.

 

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Ecole de police de Kouba

Le directeur relevé de ses fonctions

Le directeur de l’Ecole de police de Kouba a été relevé de ses fonctions, apprenons-nous de source proche de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Cette décision aurait été prise en raison de la «mauvaise prise en charge» d’une nouvelle promotion de la police d’urbanisme, selon cette source. De nouvelles prérogatives seront attribuées à la police de l’urbanisme dans le cadre de la lutte contre les constructions illicites, dit-on, d’autre part. La DGSN penserait à la dotation de la police d’urbanisme d’appareils photographiques spécifiques à la lutte contre les constructions illicites. Jusque-là, les photos prises sur des constructions érigées de façon non-conforme aux lois d’urbanisme sont visées par des huissiers de justice, pour le constat exigé dans des procès en justice.

M. Abi

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