Evenement

Retour

Election des membres du secrétariat national du RND

Réunion du conseil national les 17 et 18 janvier

Conférence de presse aujourd'hui du groupe parlementaire d'Al Aadala

Un «projet amendant la loi électorale de 2012»

Situation catastrophique de la santé

L’Ordre des médecins monte au créneau

Dialogue entre le syndicat de la santé et la tutelle 

«Le courant passe très bien», dit le ministère

Conflit syndicats - ministère de l'Education

Les parents d’élèves proposent leur médiation

Avis partagés à l'APN sur le projet de loi minière

Le Parti des travailleurs crie «victoire»

Projet de loi minière

Cinquante-sept amendements proposés

Le ministre des Affaires étrangères, Nabil Fahmi, en visite en Algérie

L'Egypte en quête de sortie de crise ?

Infrastructures sportives à Alger

La moitié des projets pas encore lancés depuis… treize ans 

 

 06/01/14

Election des membres du secrétariat national du RND

Réunion du conseil national les 17 et 18 janvier

Cette réunion interviendra au lendemain de la convocation du corps électoral en faveur des élections présidentielles, attendue pour le 16 du mois en cours.  Le conseil national du RND  issu du 4e congrès tiendra sa réunion les 17 et 18 janvier à Alger. Il sera question d'élire la nouvelle composante du secrétariat nationale  et examiner la position du parti par rapport aux élections présidentielles d'avril 2014. La réunion du conseil national était prévue initialement pour les 25 et 26 du mois en cours mais cette date a été rapprochée, sachant qu'elle interviendra au lendemain de la convocation du corps électoral en faveur des échéances d'avril prochain. Ainsi, en plus de l'élection des membres du secrétariat nationale, le conseil national du parti va examiner la position du RND par rapport aux prochaines présidentielles. Depuis le 24 décembre dernier, le RND a un nouveau  secrétaire général, il s'agit de Abdelkader Bensalah, qui a géré le parti par intérim durant huit mois après la démission d'Ahmed Ouyahia.  Il est à noter que la composante du conseil national du RND reste dominée par une majorité de fidèles et proches de l'ex-Sg du parti et Bensalah est tenu de trouver un équilibre dans la composante du secrétariat nationale. Jeudi dernier, Bensalah a procédé à l'installation de la commission nationale chargée d'élaborer le règlement intérieur du parti de manière à l'adapter aux amendements introduits dans le statut adopté par le 4e congrès tenu récemment.

Selon un communiqué du RND, le secrétaire général a mis l'accent dans son allocution sur «l'intérêt particulier» qu'il accorde au réglement intérieur «car renfermant les règles régissant les structures du parti et définissant les modalités d'application du statut». Cette démarche a été adoptée en application des décisions du 4e congrès et en réponse aux aspirations des militants pour l'édification d'un parti moderne apte à contribuer à la promotion de l'action politique et à l'élargissement de ses rangs pour atteindre les objectifs tracés par le pays. Il convient de rappeler que le conseil national du RND a approuvé lors de sa première session tenue juste après la clôture du 4e congrès (24 et 25 décembre) la composition de la commission composée de 54 membres représentant les wilayas du pays. Abdelkader Bensalah, nouveau Sg du RND, est déjà confronté à une grande pression concernant la composante du secrétariat national du parti, tout en prenant en considération les enjeux de la prochaine présidentielle. Désormais, le bureau politique du parti, est devenu  secrétariat national élargi à 21 membres. Dans ce cadre, le secrétaire général du parti, Abdelkader Bensalah est tenu de satisfaire les différents courants existants dans le parti en plus des patrons des associations proches du RND. Dans ce contexte, des actuels et anciens ministres veulent assurer leur place dans le nouveau secrétariat national, à l'instar de Chérif Rahmani, Boubeker Benbouzid, Nouara Djaafar, Mohamed Mobarki, Abdelkrim Harchaoui, Belkacem Mellah et Yahia Guidoum  et faire partie de cette structure. La secrétaire générale de l'Union des femmes algériennes, Nouria Hafsi, la première qui s'est révoltée contre l'ex-Sg du parti Ahmed Ouyahia se voit déjà membre du secrétariat national du RND. C'est le cas aussi d'autres cadres du parti, comme Seddik Chihab et Abdesslam Bouchouareb sachant que le conseil national du RND élargi à plus de 350 membres est dominés par les fidèles d'Ouyahia. Il est à noter que la composante du secrétariat national est basée sur le critère de l'équilibre régional. D'autre part, le poste d'adjoint ou plus qui est une nouveauté au RND, ouvre la voie aussi à une grande concurrence.

Par Nacera Chennafi

Haut

 

Conférence de presse aujourd'hui du groupe parlementaire d'Al Aadala

Un «projet amendant la loi électorale de 2012»

Une conférence de presse sera donnée aujourd'hui par le groupe parlementaire du parti Al Aadala, à son siège à l'Assemblée populaire nationale (APN), pour faire part d'un projet de loi organique amendant la loi électorale de 2012, comportant la création d'une commission permanente indépendante chargée de l'organisation des élections ainsi que des consultations populaires, depuis la convocation du corps électoral jusqu'à l'annonce des résultats par cette instance, non pas par le Conseil constitutionnel, selon Lakhdar Benkhellaf, chef du groupe parlementaire du parti Al Aadala, rencontré hier en marge de la séance de présentation et débat sur le projet de loi minière présenté devant les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) par le ministre de l'Energie et des Mines, Youcef Yousfi.

Ce projet de loi tel que présenté, expliquera M. Benkhellaf, «ôte un ensemble de prérogatives au ministère de l'Intérieur, au Conseil constitutionnel en matière d'organisation et de contrôle des élections». «C'est une instante nationale qui a une représentativité au niveau des wilayas et des communes, dont la composante sera au niveau national, wilaya et communal», a-t-il relevé. A la question sur la pertinence de ce projet de loi au vu de l'étroitesse du temps restant pour le rendez-vous électoral des présidentielles,  Lakhdar Benkhellaf, chef du groupe parlementaire du parti Al Aadala, initiateur de l'amendement  de l'ancienne loi électorale présenté en 2004, estimera que «si la volonté politique est présente, cette initiative n'arrive pas trop tard». Et pour cause, pour que «cette volonté politique soit manifestée, ce projet de loi peut être adopté pour les élections présidentielles de 2014». Une trentaine de signataires ont adhéré à cette initiative dont les 13 membres du groupe parlementaire d'Al Aadala, ainsi que certains députés de l'opposition. En outre, le chef du groupe parlementaire du parti Al Aadala soulignera à ce propos «n'avoir pas travaillé» avec les groupes parlementaires du FLN, ni du RND, ni du PT, ni de l’Alliance Verte. Ce sont des députés représentant d'autres partis politiques.

Lynda Naili Bourebrab

 

Haut

Situation catastrophique de la santé

L’Ordre des médecins monte au créneau

La situation dramatique de l'hôpital algérien qui fait des victimes et des mécontents parmi les patients, leurs proches ainsi que les professionnels du secteur, ne cesse d'être contestée. Aujourd'hui, l'Ordre des médecins préconise des mesures urgentes pour sa modernisation. C’est une nouvelle voix qui s’élève contre l’anarchie qui règne dans le secteur de la Santé. L’Ordre des médecins estime que des  mesures «urgentes» et à court terme doivent être prises en concertation avec tous les intervenants de la santé en vue de régler les problèmes du secteur.

C’est la déclaration  faite par le président de l’Ordre national des médecins, le Dr Mohamed Bekkat Berkani, sur les ondes de la Radio nationale.  «Il faut que les pouvoirs publics prennent des mesures urgentes et à court terme en vue d’aplanir les dysfonctionnements qui caractérisent le secteur de la Santé, et ce, avec la concertation de l’ensemble des intervenants, sans exclusion aucune, et à travers des assises nationales qui impliqueraient tous les départements ministériels concernés», a préconisé le Dr Mohamed Bekkat Berkani.

Rappelant un constat unanimement partagé par tous quant à l’état de la santé en Algérie, y compris par le corps médical, l’hôte de la Radio nationale a proposé aussi la tenue d’un conseil du gouvernement qui serait exclusivement consacré à l’examen des carences qui empêchent d’offrir des prestations sanitaires de qualité aux citoyens et en présence des secteurs annexes concernés (ministères de l’Intérieur et des Collectivités locales, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, du Travail et de la Sécurité sociale).

Le Dr Bekkat Berkani a évoqué, entre autres priorités à prendre en charge, la révision de la loi sanitaire et de la carte sanitaire, la réhabilitation des structures de santé notamment celles de proximité, l’abrogation du temps complémentaire et l’augmentation d’un personnel de santé avec la formation adéquate qui doit l’accompagner, la finalité étant «le rétablissement de la confiance entre le citoyen et la santé», a-t-il observé.

À cet égard, il a précisé qu’il était «impératif» de réviser la loi sanitaire qui remonte à 1985 et qui est devenue «trop vieille», et ce, en tenant en compte des évolutions technologiques qui interviennent en permanence, de sorte à ce qu’elle soit «une loi qui résiste au temps», qui prenne en considération, entre autres questions, celles relevant de l’éthique et de la déontologie.

Changements à la tête de l’administration centrale et des établissements publics

Le ministre de la Santé,  Abdelmalek Boudiaf, a procédé à un mouvement à la tête de l’administration centrale du ministère et au niveau des établissements sous tutelle, indique le communiqué du ministère.

Ce mouvement a concerné aussi bien des directions centrales que le cabinet,  en application à l’instruction relative au départ à la retraite des personnels atteints  par la limite d’âge, a précisé la même source, soulignant que les nouveaux promus  «sont tous des cadres issus du secteur et justifiant d’une solide expérience».

Concernant les établissements sous tutelle, le mouvement a concerné, selon  la même source, des directions de la santé de wilaya, ainsi que des établissements de soins (hôpitaux et structures de proximité). Ce mouvement a été mené dans le double cadre de la mise en œuvre de l’instruction relative au départ à la retraite des personnes atteintes par la limite d’âge et au titre des mesures découlant de l’évaluation des gestionnaires, faite à la faveur des opérations d’audit qui ont concerné l’ensemble des établissements nationaux de santé.

 Par Yasmine Ayadi

Haut

 

Dialogue entre le syndicat de la santé et la tutelle 

«Le courant passe très bien», dit le ministère

Le ministre de la Santé,  Abdelmalek Boudiaf, a assuré hier à Alger que le courant passe «très bien» entre son ministère et les différents syndicats du secteur dont les doléances sont prises en charge avec «sérieux et rigueur». M. Boudiaf a indiqué, lors d’une visite d’inspection de structures hospitalières à Alger, que les relations qu’entretient le ministère de la Santé avec ses partenaires sociaux «sont bonnes», et qu’il a reçu «tous les représentants de syndicats». «J’ai reçu tout le monde. Il y a 19 syndicats dans le secteur. Le courant passe très bien. Les doléances sont prises en charge avec sérieux et rigueur», a-t-il dit.  Le ministre a précisé que suivant un arrêté ministériel, désormais «ce sont les directeurs centraux (du ministère de la Santé) qui recevront, chaque fois que nécessaire, ces syndicats, qui viennent avec un ordre du jour et des doléances qui seront traitées par la suite».     

Y. A.

Haut

 

Conflit syndicats - ministère de l'Education

Les parents d’élèves proposent leur médiation

Les syndicats autonomes de l’Education montent au créneau et menacent de recourir à la protestation dans quelques jours. De son côté, l’Association des parents d’élèves refuse cette démarche. Elle propose sa médiation pour désamorcer la crise que connaît le secteur. En effet, le président de l’Association nationale des parents d’élèves, Khaled Ahmed,  tire à boulets rouges sur les syndicats de l’Education, qui, selon lui, ne cessent de perturber l’avenir des élèves. «On n’est pas d’accord sur la démarche des syndicats. Le recours à la grève est une mauvaise décision, notamment dans la conjoncture actuelle. On a assez des grèves. Le secteur connaît des ébullitions permanentes depuis 10 ans», nous a déclaré le président de l’ANPE, joint par téléphone. Pour désamorcer la crise actuelle, ajoute M. Khaled, le recours à la voie du dialogue est nécessaire. «Bien que la grève soit un droit constitutionnel, la Constitution stipule aussi  que l’enfant a droit à un  enseignement digne. Le dialogue est la meilleure issue à la situation actuelle. D’ailleurs, l’association des parents d’élèves va être un médiateur entre les syndicats, qui se sont toujours marginalisés, et la tutelle», souligne M. Khaled. De leur côté, les syndicats autonomes de l’Education ne jurent que par la protestation puisque, selon eux, le dialogue avec le département de Baba Ahmed est stérile, d’ailleurs il n’a rien apporté de nouveau aux doléances des enseignants. Le porte-parole de l’Unpef, M. Amraoui, nous a indiqué que la grève est une action rationnelle imposée par la conjoncture. «Les revendications des travailleurs n’ont pas été prises en charge par le ministre de l’Education. Les maintes rencontres entre la tutelle et les représentants des travailleurs de l’Education n’ont pas donné satisfactoin», indique M. Amraoui. Sur un autre plan, le Snapest par la voix de son président Meziane Meriane a critiqué  la décision de la tutelle relative à l’intégration des professeurs de l’enseignement technique dans le cycle moyen sans tenir compte de l’ancienneté, sachant que la majorité est proche de la retraite. Le Conseil des lycées d’Alger (CLA), de son côté, propose la revalorisation du point indiciaire à travers la révision  du statut particulier qui nécessite des amendements. Dans le même sillage, le CLA appelle à prévoir davantage d’établissements scolaires pour mettre un terme au problème de la surcharge des classes. Pour rappel, les corps communs de l’Education appellent à l’augmentation de la prime de rendement à 40% au lieu de 30% actuellement, l’annulation de l’article 87bis du code du travail, le droit à la formation continue, la révision des horaires, le droit à la retraite après 25 ans de service et une stricte délimitation des missions des ouvriers professionnels. Le syndicat réclame aussi le versement par les œu-vres sociales d’un mois de salaire de réserve et l’organisation d’un mouvement du personnel entre les établissements scolaires.   

Mustapha Chaouchi

 

Haut

Avis partagés à l'APN sur le projet de loi minière

Le Parti des travailleurs crie «victoire»

En attendant son vote le 19 janvier prochain, et la sortie des textes d'application la mettant en vigueur, le projet de loi minière présenté hier devant les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) par Youcef Yousfi, ministre de l'Energie et des Mines, a suscité des avis partagés au sein des parlementaires présents à l'hémicycle, même si au fond la majorité a salué la venue de cette nouvelle mouture.

Le Parti des travailleurs (PT), n'a pas manqué d'afficher sa satisfaction à l'égard de ce projet de loi qui selon Youcef Yousfi, permettra au secteur minier de contribuer au développement de l'économie nationale et devenir une source importante de création de richesses et de recettes en devises à travers notamment la relance de la recherche minière.  Aussi, Ramdane Taazibt, député, membre du conseil national du PT, en marge de la séance de présentation et de débats à l'APN, indiquera que certes «nous avons des propositions pour améliorer cette nouvelle mouture de loi, mais sur le fond, nous sommes satisfaits et totalement d'accord sur ce projet de loi pour lequel nous avons milité, et qui met à bas la loi de Chakib Khelil». C'est une correction sur la loi actuelle qu'il a qualifiée d'«importante», pour laquelle son parti a milité depuis des années, notamment pour l'abrogation de la loi de Chakib Khelil en 2001, loi de bradage des mines nationales offertes sur un plateau d'argent aux multinationales. Indiquant à ce sujet que sur les 70 mines existantes jusqu'à fin des années 1980, aujourd'hui elles sont à moins 20 mines exploitées. Parlant de «victoire», cette nouvelle loi «renvoie à l'échec épatant de la loi de 2011 qui a massacré notre vivier minier, les investisseurs étrangers pouvaient prendre 51% du capital des mines. Maintenant avec cette correction fondamentale, les 51%, avec l'application de la règle des investissements étrangers en Algérie (IDE), seront détenus par le secteur public», s'est-il félicité. Considérant le nouveau texte comme «renationalisation du secteur minier», ce dernier, soulignera le député, viendra renforcer l'économie nationale. Par ailleurs, poursuivra-t-il,  désormais, outre la réactivation d'anciennes mines fermées depuis plus d'une trentaine d'années, il sera possible à l'Etat d'investir dans ce secteur, alors que la loi de 2001 le lui avait interdit. En outre, la future loi une fois adoptée et signée, permettra la revalorisation de ce secteur, à travers également la relance de la recherche dans ce domaine. Le domaine de la recherche sera renforcé, des postes d'emplois seront générés. «L'ouverture de la mines de Ghar Djebilet et de Mechri Abdelaziz à Tindouf à elle seule, changera la situation socio- économique de toute la région de Tamanrasset avec 500 postes d'emplois directs et jusqu'à 25 000 postes d'emplois indirects», ajoutera le parlementaire. Enfin, citant l'exemple du Niger, Ramdane Taazibt, député, membre du conseil national du PT (Parti des travailleurs) affirmera que «les interventions militaires dans la région du Sahel, ont pour but, du moins en partie, l'objectif de la mainmise sur les ressources énergétiques, particulièrement celles minières».  Les députés de l'Alliance verte, approuvant le nouveau texte, appelleront essentiellement à «une cartographie géologique du secteur».  Pour sa part, Smain Kouadria, député PT, relèvera que son parti a apporté «des réserves concernant la fusion des deux agences, à savoir l'ANPM (Agence nationale du patrimoine minier) avec l'ANGCM (Agence nationale de la géologie et du contrôle minier), donnant création dans la nouvelle mouture de la loi minière à l'ANAM (Agence nationale des activités minières». Et pour cause, enchaînera Mohamed Bekai, secrétaire général de la Fédération nationale des mines,  «on ne peut pas être juge et partie en même temps». De son côté, Mme Hayet Tayat Maziani, députée FFS, membre de la commission finances à l'APN,  affirmera être «contre cette loi», et s'interroge sur la pertinence «de programmer ce projet de loi au moment où tous se préoccupent de problèmes politiques (nrld : élections présidentielles)». En outre, déplorant l'absence  «d'une évaluation au préalable de la loi actuelle», elle estimera qu'«il était possible de procéder uniquement à un amendement de l'ancienne  loi au lieu d'aller vers un nouveau texte». Sur l'exercice de l'Etat de sa puissance publique édicté dans la nouvelle mouture, elle s'interrogera aussi sur  «l'absence du rôle de l'administration des mines dans le contrôle». De plus, elle trouvera infondées les explications fournies pour justifier le projet de loi.         

Par Lynda Naili Bourebrab

Haut

 

Projet de loi minière

Cinquante-sept amendements proposés

La commission des affaires économiques, du développement, du commerce, de l'industrie et de la planification de l'Assemblée populaire nationale (APN) a proposé 57 amendements au projet de loi minière.  Il s'agit de la reformulation de certains articles pour davantage de précision qui a été préconisée ainsi que l'adoption de la terminologie juridique en vigueur, selon le rapport préliminaire sur le projet élaboré par la commission. Les amendements portent sur la définition des gîtes minéraux, des substances minérales et carrières considérés comme stratégiques pour l'économie nationale tout en «durcissant les amendes pour les contrevenants au règlement».

Un accent particulier est mis sur la nécessaire préservation du patrimoine minier national en tant que richesse non renouvelable ainsi que sur une exploitation responsable et rationnelle en faveur des générations futures. La commission a aussi appelé à «investir dans la ressource humaine dans le domaine minier tout en renforçant les mécanismes de contrôle des activités minières et la rigueur dans l'application des lois, le respect des normes et règlementations relatives à la préservation de l'environnement, la sécurité et la santé».  Elle a également insisté sur «l'impératif de renforcer la fiscalité locale au profit des communes abritant une activité minière et de consulter les élus locaux et représentants des associations concernées lors de l'octroi des permis miniers».

L. N.B.

Haut

 

Le ministre des Affaires étrangères, Nabil Fahmi, en visite en Algérie

L'Egypte en quête de sortie de crise ?

Pour le  chef de la diplomatie égyptienne, Nabil Fahmi,  sa visite  n'obéit pas à un objectif lié à la crise interne, elle s'inscrit plutôt dans le cadre d'un dialogue entre deux pays que des liens d'amitié et de fraternité ont de tout temps unis devant les défis régionaux et internationaux. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Nabil Fahmi, a affirmé  hier  à Alger que sa visite en Algérie n'est  pas liée à la situation interne en Egypte.  Mais, dit-il, cette visite s'inscrivait dans le cadre d'un dialogue entre deux pays frères liés par des intérêts régionaux et internationaux communs. D'aucuns vont dire  que cette visite se veut une démarche de l'Egypte qui est en quête d'une sortie de crise. Ainsi,  l'Egypte se tourne vers l'Algérie dans l'espoir de trouver une  sortie de  crise  dans laquelle elle se débat depuis la chute du régime Moubarek. Dans une déclaration à la presse à son arrivée à Alger, le ministre égyptien a indiqué que sa visite bien que de courte durée, n'obéit pas à un objectif bien défini, elle s'inscrit plutôt dans le cadre d'un dialogue national entre deux pays que des liens d'amitié et de fraternité ont de tout temps unis devant les défis régionaux et internationaux. Fahmi a expliqué que «si des questions sur la situation interne en Egypte lui étaient posées lors des concertations avec la partie algérienne, il donnerait des explications, estimant que c'est un fait tout à fait ordinaire et cela ne pose aucun problème,  insistant par là même que ce n'était point l'objet de sa visite». Après avoir précisé que l'Egypte voudrait se repositionner sur la base de son identité arabe et de ses racines africaines, le ministre égyptien des Affaires étrangères a estimé qu'une telle entreprise nécessite un dialogue avec les pays frères, à l'image de l'Algérie qui est déjà positionnée sur la scène arabo-africaine et qui est liée à l'Egypte par une relation historique et des intérêts régionaux et internationaux communs. Il a, par ailleurs, affirmé que la concertation algéro-égyptienne est un devoir et une responsabilité face aux défis majeurs et dangereux qui se posent au monde arabo-africain. L'Algérie et l'Egypte qui sont deux Etats influents dans la région doivent se concerter pour plus de stabilité et de progrès au profit des pays arabes et africains, a-t-il encore considéré. S'exprimant sur l'ordre du jour de sa visite, Fahmi a indiqué que les entretiens avec la partie algérienne «concerneront la conjoncture internationale et les moyens à même de faire face aux défis qui se posent à la région arabe ainsi que les évènements en cours en Afrique». Le ministre égyptien des Affaires étrangères a été accueilli, à son arrivée à l'aéroport international Houari-Boumediene, par le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra. Rappelons que  le vice-ministre égyptien aux Affaires arabes, Nacer Kamel a affirmé que l'Algérie et l'Égypte étaient face à «une responsabilité historique» concernant la sécurité dans le monde arabe, notamment à la lumière des défis qui se posent à la région sur les plans sécuritaire, politique et stratégique. Nacer Kamel a évoqué plusieurs questions prioritaires pour les deux pays. Il a notamment abordé le dossier syrien qu'il a qualifié de «tragédie syrienne», le processus de paix au Proche-Orient et les voies et moyens d'aider la Libye à recouvrer sa stabilité et à aller de l'avant. Par ailleurs, Fahmi a affirmé  que l'Algérie et l'Égypte «sont deux forces importantes dans le monde arabe et en Afrique».           

Yazid Madi

 

Haut

Infrastructures sportives à Alger

La moitié des projets pas encore lancés depuis… treize ans 

Près de 57% des projets inscrits entre l'année 2000 et 2013 dans le secteur de la Jeunesse et des Sports au profit de la wilaya d'Alger n'ont pas encore été lancés, a déploré le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Tahmi, qui a exigé que tous les projets en suspens soient lancés en 2014. «Près de 12 000 projets sont inscrits à travers le territoire national dans le secteur de la Jeunesse et des Sports entre 2000 et 2013. Il y a des wilayas où les travaux de réalisation sont lancés à 100%. A Alger, ce taux est de 43%, soit 57% des projets ne sont pas encore mis en chantier. Ce retard est inacceptable», a indiqué M. Tahmi lors d’une conférence de presse sanctionnant une visite d’inspection de projets de son secteur dans la wilaya d’Alger. Les projets en question portent notamment sur la réalisation d’aires de jeux, de terrains de proximité, de stades et de salles omnisports. «Tous les projets en suspens doivent être lancés en 2014», a-t-il exigé des responsables de la wilaya d’Alger. Selon un bilan de la direction de la jeunesse, des sports et des loisirs de la wilaya, la capitale a réalisé, durant cette période, cinq aires de jeux sur les onze prévues.

Elle a également achevé des opérations d’engazonnement dans 14 stades communaux sur les 32 retenus dans le programme arrêté en 2005, soit un taux de réalisation de 45%. Interrogé sur les raisons de ces retards, le ministre a évoqué la question des priorités, la rareté du foncier, le manque de savoir-faire, notamment s’agissant de la réalisation des deux nouveaux stades d’Alger, et les différentes contraintes administratives. Accompagné du wali d’Alger Abdelkader Zoukh, M. Tahmi a visité le stade de Baraki où il s’est dit «satisfait» de la cadence des travaux au cours de ces derniers mois. D’une capacité de 40 000 places, ce projet est réalisé à 45%, selon les explications fournies au ministre qui a eu l’assurance des responsables du chantier que le projet sera livré à la fin 2015. Les travaux de construction du stade de Baraki ont commencé en juillet 2008 avec comme objectif de les achever en septembre 2011. Trois ans après, le projet est à moitié réalisé. «Le retard est dû à un problème majeur entre le maître de l’ouvrage et le bureau d’études», a expliqué M. Tahmi.

 Par Mahi T.

Haut

 

Prétoire

Nul n’est au- dessus de la loi

D’aucuns ont tendance à critiquer le  «manque de tonus» dans l'activité des forces de sécurité dans leur combat qui a pour but de résorber et d’endiguer la criminalité dans toutes ses formes. Il faut dire que toute critique n'est fondée que lorsque le critiqué présente un substitut et surtout une présence physique et effective sur le terrain. A titre de simple exemple, notre présence au sein de l'une des équipes de police de la capitale, à savoir la sûreté urbaine de Draria a prouvé le contraire. En effet, on peut constater de visu la présence des éléments de cette sûreté urbaine et leurs louables efforts pour faire régner la sécurité et faire respecter la loi au niveau de la circonscription et du territoire qui relève en effet de leur champ d'opération. Un exemple concret de ce combat à la fois dangereux et honorable. Il était vingt et une heures lorsqu’un homme s'était présenté au commissariat pour déposer une plainte pour agression physique et verbale. Le plaignant dit qu'il était avec son épouse rentrant du boulot lorsqu'ils se sont arrêtés pour dîner. A leur sortie et à peine montés à bord de leur voiture, un jeune désœuvré se présente comme étant gardien de parking. L'homme lui remet alors de la monnaie. Toutefois, et apparemment déçu par la somme versée, le jeune gardien de ce parking sauvage réclame plus, le chauffeur lui exige alors un ticket ou au moins un badge. Le malheureux n'aura pas eu le temps de terminer sa phrase lorsque cet énergumène lui jeta la monnaie à la figure,  se retourne pour ramasser un gros caillou avant de menacer de frapper le couple qui était terrorisé. A peine la plainte introduite, les policiers du commissariat de Draria se sont déplacés en urgence avant qu'ils ne cueillent ce délinquant comme un parasite avant de le transférer au commissariat. Après avoir été interrogé, la victime se désiste de la plainte après que celui-ci ait laissé couler quelques larmes espérant que cet épisode lui servira de leçon et un bon exemple à tous ceux qui se croient au-dessus de la loi.

Par Salah Harirèche   

       

Haut

Copyright 2003-2011 Le Jour d'Algérie.