Hommage à Mahmoudi

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06/06/09

 

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10-11 et 12 décembre 1960

«L’Algérie du pardon et non de la haine»

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Ammar Hadj Messaoud, DG de SCIQUOM

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A LA UNE


Le SG du RND rejette l'option

Ouyahia contre

une amnistie générale

Ahmed Ouyahia a affirmé hier sa position par rapport à l'amnistie générale, estimant qu’elle ne peut être appliquée à tout le monde.

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Les Titres A La Une

 

Mêmes méthodes, mêmes cibles

Le GSPC poursuit le «combat» des GIA

 

Conseil national du RCD

Saïd Sadi élude la crise du parti 

 

Clôture de la 42e FIA

A chacun son bilan

 

 Le trait du jour
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Une aide humanitaire de 10 millions d’euros

L’Union européenne au secours des réfugiés sahraouis

La Commission européenne a alloué avant-hier une aide humanitaire de l’ordre de 10 millions d’euros pour les réfugiés sahraouis des camps de Tindouf, a indiqué l’agence de presse sahraouie (SPS).

Cette aide est destinée à répondre aux besoins fondamentaux des réfugiés en  nourriture (produits de consommation courante), en soins de santé, en eau potable,  installations sanitaires ainsi qu’en approvisionnement en tentes.

 Ainsi, ajoute SPS, la nouvelle décision  précise que 5,5 millions d’euros sont  consacrés à la fourniture d’une aide alimentaire «régulière» et «diversifiée» : des produits alimentaires de première nécessité et des aliments frais, notamment pour le mois de ramadhan, ainsi qu’un soutien nutritionnel garantissant aux réfugiés un apport approprié en vitamines et micronutriments.

Un montant de 4,5 millions d’euros est destiné à l’amélioration des conditions de vie des réfugiés en leur assurant un accès adéquat aux services de base tels que les soins de santé, l’eau, la gestion des déchets et en leur fournissant des biens essentiels, notamment des tentes et des produits d’hygiène.

Pour l’acheminement de l’aide aux bénéficiaires, il est prévu que les  opérations seraient  mises en œuvre par les partenaires opérationnels d’Echo : des ONG, des agences spécialisées des Nations unies et la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge. Les aides seront acheminées par l’intermédiaire du service d’aide humanitaire de la commission (Echo).

 L’aide allouée  par la Commission européenne s’inscrit dans la stratégie de cette dernière et qui consiste «à se concentrer sur les régions de grands besoins humanitaires et sur les crises oubliées». Dans un communiqué, Olli Rehn, le commissaire chargé du développement et de l’aide humanitaire à la Commission européenne, a souligné que les réfugiés sahraouis «sont victimes d’un des plus anciens conflits ‘’gelés’’ et oubliés. Et tant que ce conflit ne trouve pas d’issue politique et diplomatique, les réfugiés continueront de dépendre quasi exclusivement de l’aide internationale pour leur survie».  Cela en affirmant que «la Commission s’engage à aider ces personnes vulnérables jusqu’à ce qu’une solution politique soit trouvée à leur situation difficile».

L’UE est l’un des principaux donateurs dans cette longue crise humanitaire. Depuis 1993, la Commission a fourni plus de 143 millions d’euros sous forme d’aides aux réfugiés sahraouis, manifestant ainsi sa solidarité à l’égard des victimes de cette crise prolongée. 

Pour rappel,  le  Croissant- Rouge  sahraoui (CRS)  a lancé dernièrement un  SOS  à la communauté internationale l’interpellant sur la situation critique dans les camps de réfugiés de Tindouf et sur les besoins urgents et capitaux pour que ces derniers puissent passer le mois de ramadhan dans de bonnes conditions.

Par Habiba Ghrib 

 

Parmi les victimes figurait son propre cousin

Un indicateur des kidnappeurs du GSPC écroué 

Surveiller et collecter des informations sur les personnes à kidnapper. Tel est le rôle attribué aux trois accusés dans l’affaire qui a été traitée par le tribunal criminel près la cour d’Alger. Les mis en cause sont accusés  d’alerter les terroristes dès que les victimes sont repérées pour mettre leur plan à exécution. Parmi les victimes épiées puis indiquées aux hordes terroristes figure l’un des cousins de l’accusé principal dans cette affaire. Cette victime, en l’occurrence B. Mourad, est commerçant et propriétaire d’un dépôt de limonade dans la wilaya de Biskra. Ce dernier a été enlevé en janvier 2008 et n’a été libéré qu’après versement d’une rançon de 400 millions de centimes dont 40 millions ont bénéficié à son cousin, accusé principal dans cette affaire, en l’occurrence B. Amar, âgé de 69 ans. Les ravisseurs avaient exigé au départ comme condition de la libération de leur victime une somme de 1 milliard 600 millions. La famille de la victime n’ayant finalement pas pu rassembler cette somme, les terroristes se sont contentés de la somme disponible. Les faits ont eu pour théâtre la région de Mâatkas, sise à quelques kilomètres au sud-ouest de Tizi Ouzou. Les terroristes qui ont été à l’origine de ces rapts activent sous la bannière de la seriate El Farouk dirigée par le terroriste B. Mohamed alias Youssef El Harrachi. Le procureur de la République près la même juridiction a requis une peine de 12 ans de prison ferme à l’encontre de B. Arezki et son fils Malek et 6 ans de prison ferme pour Amar. Après les plaidoiries des avocats et la délibération des magistrats et des jurés, le tribunal criminel près la cour d’Alger a déclaré

B. Amar coupable d’adhésion à un groupe terroriste armé avant de le condamner à une peine de 5 ans de prison ferme tandis que les 2 autres accusés ont bénéficié d’un non-lieu.     

Salah Harirèche

 

L’humeur de Chaâbane

Prohibition et Dieu merci

Algérie News titrait récemment : «La prohibition est de retour en Algérie» ! La consommation de l’alcool n’est pourtant pas interdite dans ce pays musulman, ni d’ailleurs sa production ou son commerce. On peut librement boire ce que l’on veut en 2009, à condition d’être naturellement majeur et vacciné. Alors, où est la prohibition dont parle AlgérieNews ? En fait, elle n’existe pas puisqu’il n’y a pas d’interdiction officielle en la matière. Ce qu’il y a, c’est que la police, sur ordre des autorités, ferme les débits de boisson (bars, restaurants, cabarets…) un peu partout, et un peu trop sévèrement. A Alger, Annaba, Oran ou ailleurs, pour des raisons diverses dont certaines sont importantes et d’autres superflues, on ferme. On ne discute pas, on ne recherche pas des solutions, on ne taxe pas les erreurs éventuelles ni on ne procède à des avertissements et autres mesures provisoires, on baisse le rideau point barre. Cela finit par évoquer une prohibition rampante, qui ne dit pas son nom. Que faut-il en penser ? Rien, si ce n’est qu’un parti islamiste, qu’on peut imaginer au pouvoir aujourd’hui, aurait agi sans doute avec la même hypocrisie et la même détermination. Rappelez-vous le fameux : «Les Algériens doivent changer leur manière de s’habiller et de se nourrir», proclamé par un des dirigeants du FIS, Mohammedi Saïd, au lendemain des élections législatives de 1991. Comparaison n’est pas raison, dit l’autre. Il y a des accidents de la route du fait de l’alcool, il y a de la prostitution dans certains de ces «bars-restaurants», il y a une absence d’hygiène commune à tous, il y a du tapage nocturne et il y a peut-être même des calculs politiques qui consistent à caresser dans le sens du poil. D’accord. Mais derrière tout cela, il y a surtout l’incapacité des autorités à gérer les problèmes qui se posent autrement que par la voie de la facilité qui consiste à interdire. Pourquoi ne pas fermer aussi les routes pour éviter les accidents, tant qu’à faire ? Les stades et le football pour éviter le hooliganisme ? De proche en proche, on en viendrait à interdire de vivre pour ne pas avoir à mourir. Quel stupide raisonnement qui est celui-là même que les islamistes en général aiment tenir et que les gouvernants paresseux s’empressent d’adopter pour ne pas avoir à se compliquer les choses. Seulement voilà : tout comme la prohibition américaine en son temps, l’interdiction ne règle jamais rien, elle complique à souhait les situations les plus simples. Dans la plupart des pays avancés, on en est venu à aménager des places publiques pour que les drogués puissent s’adonner librement à leur drogue. Les prostitués à leur art millénaire. Les alcooliques à leur dieu Bacchus. Ainsi de suite. Il ne s’agit pas de permissivité, loin de là, car on ne plaisante pas avec la loi dans ces pays. Il s’agit de contrôle avant tout. Lorsque la police ferme un débit fréquenté par toutes sortes d’individus, elle ferme à elle-même une possibilité de savoir et d’agir. Il en va de même pour les mosquées ou toutes sortes de lieux publics quand ils sont soustraits à leur destinataire naturel, le public, sous un prétexte ou un autre. La prostitution s’exercera à l’abri du regard de l’Etat. Les alcooliques iront boire d’autres formes de Zanbrito, sous les ponts de Sidi M’cid et d’ailleurs. Les désagréments nocturnes, une fois interdits, se transformeront un jour en révoltes violentes. En attendant, les agences de voyage prospéreront en invitant les Algériens à aller «décompresser» sous d’autres cieux, les malins patriotes réorganiseront les circuits de boisson et de prostitution dans la clandestinité la plus crasse, et les milliers d’étrangers qui viendront à l’occasion du Festival culturel panafricain, en juillet prochain, eh bien on leur proposera nos gargotes, nos cafés pourris et nos belles plages en guise de suprême divertissement. Quant aux bourgeois, ceux qui dirigent comme ceux qui ne dirigent pas, ils n’ont besoin ni de bar pour boire, ni de prostitués pour s’acoquiner. Ils ont tout ce qu’il faut dans leur poche, Dieu merci.

Par Abane Chaâbane  

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L'Edito Du Jour

Par

Nadjib Stambouli

Sur la même ligne

Ceux qui verraient une quelconque divergence entre les positions de Ouyahia, telles qu’exprimées hier, sur l’amnistie générale, et celles de Bouteflika, en resteront pour leurs frais. Le SG du RND a décliné es qualité, et non pas en tant que Premier ministre désigné par le Président, sa vision de ce thème et, sur la lancée, a dé-samorcé toute velléité d’y voir une remise en cause de l’approche de Bouteflika, en le citant, notamment sur l’inévitable socle principiel et passage obligé de toute option de ce «calibre», à savoir que «la parole revient au peuple». En tout état de cause, il est clair que l’ensemble de la démarche du chef de l’Etat consiste en la volonté de réconcilier les Algériens entre eux et de parvenir au recouvrement de la paix pour se consacrer au décollage économique, et il n’est nullement question de nourrir l’impunité en effaçant d’un trait amnistiant, tous les crimes commis, trafics en tout genre, détournements, fraude fiscale, voire assassinats, vols, viols et autres joyeusetés de la délinquance. A la limite, ce type d’amnistie dite «générale» peut concerner les terroristes qui auront déposé les armes, dans le sillage de la loi sur la réconciliation, et doit être restreinte à cette aire, et toujours sous le sceau de la volonté du peuple. Ce serait aller vite en besogne que de voir une différence d’approche entre Ouyahia et Bouteflika dans leurs perceptions de cette option sensible. Par ailleurs, et à propos du fameux parti qui serait en gestation, Ouyahia a bien fait de le situer dans son cadre de l’invention et de la rumeur. Il a tout aussi bien fait de déclarer que si tel était le cas, ce ne serait alors qu’un droit légal qu’aurait à exercer un citoyen algérien…

N. S.

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