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Une aide humanitaire de 10 millions d’euros
L’Union
européenne au secours des réfugiés sahraouis
La
Commission européenne a alloué avant-hier une aide
humanitaire de l’ordre de 10 millions d’euros pour les
réfugiés sahraouis des camps de Tindouf, a indiqué
l’agence de presse sahraouie (SPS).
Cette
aide est destinée à répondre aux besoins fondamentaux
des réfugiés en nourriture (produits de consommation
courante), en soins de santé, en eau potable,
installations sanitaires ainsi qu’en approvisionnement
en tentes.
Ainsi, ajoute SPS, la nouvelle décision précise que
5,5 millions d’euros sont consacrés à la fourniture
d’une aide alimentaire «régulière» et «diversifiée» :
des produits alimentaires de première nécessité et des
aliments frais, notamment pour le mois de ramadhan,
ainsi qu’un soutien nutritionnel garantissant aux
réfugiés un apport approprié en vitamines et
micronutriments.
Un
montant de 4,5 millions d’euros est destiné à
l’amélioration des conditions de vie des réfugiés en
leur assurant un accès adéquat aux services de base tels
que les soins de santé, l’eau, la gestion des déchets et
en leur fournissant des biens essentiels, notamment des
tentes et des produits d’hygiène.
Pour
l’acheminement de l’aide aux bénéficiaires, il est prévu
que les opérations seraient mises en œuvre par les
partenaires opérationnels d’Echo : des ONG, des agences
spécialisées des Nations unies et la Croix-Rouge et le
Croissant-Rouge. Les aides seront acheminées par
l’intermédiaire du service d’aide humanitaire de la
commission (Echo).
L’aide allouée par la Commission européenne s’inscrit
dans la stratégie de cette dernière et qui consiste «à
se concentrer sur les régions de grands besoins
humanitaires et sur les crises oubliées». Dans un
communiqué, Olli Rehn, le commissaire chargé du
développement et de l’aide humanitaire à la Commission
européenne, a souligné que les réfugiés sahraouis «sont
victimes d’un des plus anciens conflits ‘’gelés’’ et
oubliés. Et tant que ce conflit ne trouve pas d’issue
politique et diplomatique, les réfugiés continueront de
dépendre quasi exclusivement de l’aide internationale
pour leur survie». Cela en affirmant que «la Commission
s’engage à aider ces personnes vulnérables jusqu’à ce
qu’une solution politique soit trouvée à leur situation
difficile».
L’UE
est l’un des principaux donateurs dans cette longue
crise humanitaire. Depuis 1993, la Commission a fourni
plus de 143 millions d’euros sous forme d’aides aux
réfugiés sahraouis, manifestant ainsi sa solidarité à
l’égard des victimes de cette crise prolongée.
Pour
rappel, le Croissant- Rouge sahraoui (CRS) a lancé
dernièrement un SOS à la communauté internationale
l’interpellant sur la situation critique dans les camps
de réfugiés de Tindouf et sur les besoins urgents et
capitaux pour que ces derniers puissent passer le mois
de ramadhan dans de bonnes conditions.
Par
Habiba Ghrib
Parmi les victimes figurait son propre cousin
Un
indicateur des kidnappeurs du GSPC écroué
Surveiller et collecter des informations sur les
personnes à kidnapper. Tel est le rôle attribué aux
trois accusés dans l’affaire qui a été traitée par le
tribunal criminel près la cour d’Alger. Les mis en cause
sont accusés d’alerter les terroristes dès que les
victimes sont repérées pour mettre leur plan à
exécution. Parmi les victimes épiées puis indiquées aux
hordes terroristes figure l’un des cousins de l’accusé
principal dans cette affaire. Cette victime, en
l’occurrence B. Mourad, est commerçant et propriétaire
d’un dépôt de limonade dans la wilaya de Biskra. Ce
dernier a été enlevé en janvier 2008 et n’a été libéré
qu’après versement d’une rançon de 400 millions de
centimes dont 40 millions ont bénéficié à son cousin,
accusé principal dans cette affaire, en l’occurrence B.
Amar, âgé de 69 ans. Les ravisseurs avaient exigé au
départ comme condition de la libération de leur victime
une somme de 1 milliard 600 millions. La famille de la
victime n’ayant finalement pas pu rassembler cette
somme, les terroristes se sont contentés de la somme
disponible. Les faits ont eu pour théâtre la région de
Mâatkas, sise à quelques kilomètres au sud-ouest de Tizi
Ouzou. Les terroristes qui ont été à l’origine de ces
rapts activent sous la bannière de la seriate El Farouk
dirigée par le terroriste B. Mohamed alias Youssef El
Harrachi. Le procureur de la République près la même
juridiction a requis une peine de 12 ans de prison ferme
à l’encontre de B. Arezki et son fils Malek et 6 ans de
prison ferme pour Amar. Après les plaidoiries des
avocats et la délibération des magistrats et des jurés,
le tribunal criminel près la cour d’Alger a déclaré
B.
Amar coupable d’adhésion à un groupe terroriste armé
avant de le condamner à une peine de 5 ans de prison
ferme tandis que les 2 autres accusés ont bénéficié d’un
non-lieu.
Salah Harirèche
L’humeur de Chaâbane
Prohibition et Dieu merci
Algérie News titrait récemment : «La prohibition est de
retour en Algérie» ! La consommation de l’alcool n’est
pourtant pas interdite dans ce pays musulman, ni
d’ailleurs sa production ou son commerce. On peut
librement boire ce que l’on veut en 2009, à condition
d’être naturellement majeur et vacciné. Alors, où est la
prohibition dont parle AlgérieNews ? En fait, elle
n’existe pas puisqu’il n’y a pas d’interdiction
officielle en la matière. Ce qu’il y a, c’est que la
police, sur ordre des autorités, ferme les débits de
boisson (bars, restaurants, cabarets…) un peu partout,
et un peu trop sévèrement. A Alger, Annaba, Oran ou
ailleurs, pour des raisons diverses dont certaines sont
importantes et d’autres superflues, on ferme. On ne
discute pas, on ne recherche pas des solutions, on ne
taxe pas les erreurs éventuelles ni on ne procède à des
avertissements et autres mesures provisoires, on baisse
le rideau point barre. Cela finit par évoquer une
prohibition rampante, qui ne dit pas son nom. Que
faut-il en penser ? Rien, si ce n’est qu’un parti
islamiste, qu’on peut imaginer au pouvoir aujourd’hui,
aurait agi sans doute avec la même hypocrisie et la même
détermination. Rappelez-vous le fameux : «Les Algériens
doivent changer leur manière de s’habiller et de se
nourrir», proclamé par un des dirigeants du FIS,
Mohammedi Saïd, au lendemain des élections législatives
de 1991. Comparaison n’est pas raison, dit l’autre. Il y
a des accidents de la route du fait de l’alcool, il y a
de la prostitution dans certains de ces «bars-restaurants»,
il y a une absence d’hygiène commune à tous, il y a du
tapage nocturne et il y a peut-être même des calculs
politiques qui consistent à caresser dans le sens du
poil. D’accord. Mais derrière tout cela, il y a surtout
l’incapacité des autorités à gérer les problèmes qui se
posent autrement que par la voie de la facilité qui
consiste à interdire. Pourquoi ne pas fermer aussi les
routes pour éviter les accidents, tant qu’à faire ? Les
stades et le football pour éviter le hooliganisme ? De
proche en proche, on en viendrait à interdire de vivre
pour ne pas avoir à mourir. Quel stupide raisonnement
qui est celui-là même que les islamistes en général
aiment tenir et que les gouvernants paresseux
s’empressent d’adopter pour ne pas avoir à se compliquer
les choses. Seulement voilà : tout comme la prohibition
américaine en son temps, l’interdiction ne règle jamais
rien, elle complique à souhait les situations les plus
simples. Dans la plupart des pays avancés, on en est
venu à aménager des places publiques pour que les
drogués puissent s’adonner librement à leur drogue. Les
prostitués à leur art millénaire. Les alcooliques à leur
dieu Bacchus. Ainsi de suite. Il ne s’agit pas de
permissivité, loin de là, car on ne plaisante pas avec
la loi dans ces pays. Il s’agit de contrôle avant tout.
Lorsque la police ferme un débit fréquenté par toutes
sortes d’individus, elle ferme à elle-même une
possibilité de savoir et d’agir. Il en va de même pour
les mosquées ou toutes sortes de lieux publics quand ils
sont soustraits à leur destinataire naturel, le public,
sous un prétexte ou un autre. La prostitution s’exercera
à l’abri du regard de l’Etat. Les alcooliques iront
boire d’autres formes de Zanbrito, sous les ponts de
Sidi M’cid et d’ailleurs. Les désagréments nocturnes,
une fois interdits, se transformeront un jour en
révoltes violentes. En attendant, les agences de voyage
prospéreront en invitant les Algériens à aller
«décompresser» sous d’autres cieux, les malins patriotes
réorganiseront les circuits de boisson et de
prostitution dans la clandestinité la plus crasse, et
les milliers d’étrangers qui viendront à l’occasion du
Festival culturel panafricain, en juillet prochain, eh
bien on leur proposera nos gargotes, nos cafés pourris
et nos belles plages en guise de suprême divertissement.
Quant aux bourgeois, ceux qui dirigent comme ceux qui ne
dirigent pas, ils n’ont besoin ni de bar pour boire, ni
de prostitués pour s’acoquiner. Ils ont tout ce qu’il
faut dans leur poche, Dieu merci.
Par
Abane Chaâbane
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