Hommage à Mahmoudi

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06/07/11

 

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La course aux attestations au détriment de la formation

 

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Mohammed VI change de ton

 

Régulation des marchés et lutte contre la spéculation

Une batterie de mesures pour le ramadhan

 

Logement, travail, résidents, communaux…

Ces dossiers qui perturbent le gouvernement

 

6e édition du Festival de danse folklorique de Tizi Ouzou

Ould Ali El Hadi promet une édition de meilleure qualité

 

La Libye, centre d’intérêt de la diplomatie européenne

Les contacts se poursuivent entre Tripoli et Benghazi

 

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Lac de Réghaïa

Un couple venu de Tizi Ouzou agressé

Un couple venant de Tizi Ouzou s’est présenté il y a quelques jours au commissariat de Réghaïa afin de déposer plainte pour agression physique par des brigands, au  niveau de la réserve naturelle du lac de Réghaïa, à une trentaine de kilomètres à l’est d’Alger.

Ce couple de Tizi Ouzou était à la recherche d’un moment de détente et de villégiature. Leur attention sera  attirée par la réserve naturelle de Réghaïa, à quelques mètres seulement de la plage dite El Kadous. Ce couple, en quête de calme et de tranquillité, a été aussitôt captivé par la splendeur naturelle de ce haut lieu de villégiature, au bord d’un lac de plus de trois kilomètres de longueur. Cette place a été longtemps le centre d’intérêt des familles et des amateurs de la nature. Sauf que dans la nature, il y a forcément des êtres sans foi ni loi à l’affût du moindre individu vulnérable pour faire de lui une victime. En effet, personne d’autre mieux que les deux visiteurs de ces lieux paradisiaques ne pouvait mieux servir de victime à la sauvagerie des prédateurs. La splendeur et la beauté des lieux n’ont procuré qu’un plaisir et une quiétude éphémères au  couple qui sera surpris par derrière. Se baladant à travers les allées resplendissantes de la réserve naturelle, les deux amoureux ont cru un instant à une blague de leur connaissance. Cette agréable et sympathique impression ne tardera pas à se dissiper lorsqu’ils seront ligotés et menacés à l’arme blanche. Les trois bandits qui se sont attaqués à eux les ont fouillés  avant de les déposséder de leurs objets de valeur : argent, bijoux et la somme de 70 millions de centimes. Les agresseurs disparaissent dans la nature en abandonnant leurs victimes. Aussitôt informés, les policiers déclenchent une enquête qui a abouti à l’arrestation des trois agresseurs, tous des repris de justice et récidivistes. Ils seront présentés devant le tribunal de Boumerdès avant d’être condamnés à la peine de 3 ans de prison ferme.

Par Salah H.

 

 

Dégradation du cadre de vie à Akbou

Les comités de quartiers ferment la route

Les populations du grand quartier de Guendouza d’Akbou ont fermé hier la RN 26, paralysant le trafic routier. La route a été barricadée par un collectif des comités de quartiers  pour plusieurs rasions, notamment la dégradation du cadre de vie. Dans une déclaration dont une copie nous a été remise, le collectif des comités des villages de Guendouza estime que ce quartier, le plus important d’Akbou, «devrait normalement être l’objet d’une attention particulière et bénéficier des infrastructures et commodités adéquates. Mais tel n’est pas le cas». Et d’ajouter : «Point de convergence de toutes les nuisances, les habitants de Guendouza vivent le calvaire au quotidien». «Eaux usées et pluviales non canalisées, coupures fréquentes d’électricité, pollution générée par l’extraction de sable et de gravier, dommages provoqués par les camions de gros tonnages, routes et chemins totalement dégradés, infrastructures de base inexistantes ou à l’abandon», voilà le tableau noir, «pour ne citer que les aspects les plus visibles», font remarquer les auteurs de la déclaration qui  déplorent l’absence de réponse aux doléances transmises aux autorités locales. «Les diverses démarches et les récentes sollicitations des représentants des divers quartiers de Guendouza ne semblent pas avoir eu d’effet. De l’indifférence on passe au mépris pur et simple», observent-ils, qualifiant cela d’exclusion car «aucun argument ne peut justifier cette situation». «Les ressources financières sont abondantes et ne sont ni utilisées rationnellement ni distribuées équitablement. Elles servent beaucoup plus à contenter les appétits de la maffia locale et à entretenir la clientèle qu’à améliorer le cadre de vie des citoyens», assènent-ils. Enfin, le recours aux actions de rue a été entériné par une AG des comités de quartiers qui estiment que «le dialogue et la patience ont atteint leurs limites».         

Hocine Cherfa

 

Condamné à mort pour l'assassinat d'un repenti

Mohamed Gharbi libéré

Mohamed Gharbi, ancien patriote condamné à mort pour l'assassinat d'un repenti membre de l'ex AIS (Armée islamique du salut), a été libéré dans l'après midi ce mardi 5 juillet de la prison de Babar au sud de Khenchla. " Il est sorti vers 15 heures. La famille de M. Gharbi a préféré ne pas divulguer la nouvelle avant qu'il n'arrive chez lui. Le directeur de la prison leur a donné quelques consignes de sécurité ", affirme Amine Menadi, membre du Collectif Libérez Mohamed Gharbi (LMG). " On a pu parler avec lui. Il est chez lui depuis près d'une heure. Il est fatigué mais très content ", ajoute-t-il. Mohamed Gharbi a été incarcéré pendant dix ans. L'affaire remonte à 2001 quand il a été condamné à mort pour l'assassinat d'Ali Merad, un ancien terroriste repenti. Sa peine sera réduite à 20 ans de réclusion avant qu'il ne bénéficie de la grâce présidentielle. Cela fait des mois que sa famille ainsi que les jeunes qui se sont mobilisés pour sa libération attendent cette nouvelle.          

M. L.

 

La question du jour

Ambiance persistante

Cela fait des mois que la scène nationale offre les mêmes spectacles, en nombre limité, qui se répètent avec une régularité de métronome, comme si elle tournait en cercle fermé, incapable  qu’elle est d’échapper à ses pesanteurs.  Les mêmes types d’événements qui reviennent tour à tour à la une des journaux, car dans la réalité ils adviennent souvent en même temps, encore que ce soit, et c’est une règle aussi,  séparément les uns des autres. Si ce n’est pas une grève observée sur le lieu de travail, dans telle branche, toujours sur une revendication salariale, c’est une marche qui se trouve au programme,  qu’empêche un grand concours de forces de l’ordre  dans la mesure où c’est dans Alger qu’elle est prévue. Et si ce n’est pas une émeute dans l’une ou l’autre commune, à la suite d’une distribution de logements sociaux, la liste des bénéficiaires provoquant inévitablement l’ire de ceux qui n’y figurent pas, que ceux-ci très généralement  s’empressent de passer  sur des équipements collectifs, que les autorités leur abandonnent dans leur sagesse,  mais c’est pour traduire plus tard devant le juge les  plus grands coupables,  étant donné qu’il faut bien que justice passe ; et si donc  ce n’est pas une émeute, dis-je, ni une grève non plus, ni une marche, alors, à coup sûr, c’est un rassemblement sur le parvis de la présidence, la grande nouveauté de ces derniers temps, rassemblement aussitôt formé que dispersé, par des moyens qui ne font pas dans la dentelle, on se l’imagine bien.

Jusque-là, en effet, il ne venait même pas à l’esprit des protestataires, quelles qu’en soient les revendications d’ailleurs, sociales  ou, plus rarement, politiques, de se donner rendez-vous devant la présidence pour donner de la voix. Et ils y arrivent individuellement, chacun de son côté, autant dire clandestinement. Autrement, les forces anti-émeute seraient trop contentes de les «traiter» loin de leur point de ralliement, à distance hygiénique d’El Mouradia. La seule corporation qui ait réussi plus ou moins à ce jeu du chat et de la souris, c’est celle des étudiants, qui, il y a quelque temps, trompant la vigilance des policiers, déployés en force  sur le parcours annoncé, comme c’est la règle, mais davantage encore cette  fois-ci puisqu’il est question de rallier la présidence, ce saint des saints, ont débouché en masse de là où on ne les attendait pas.  En revanche, lorsque,  quelques jours plus tard, ils ont voulu rééditer le même exploit, mal  leur en a pris, les forces de l’ordre, qui ont eu des sueurs froides la première fois, compte tenu du contexte arabe,  en effet plutôt inquiétant, ayant bien étudié le cas précédant et remédié aux failles de leur dispositif, se sont trouvées au bon endroit au bon moment.  C’est dire si le choc de l’accueil a été rude. Et si les journaux ont poussé le lendemain leurs sempiternels cris d’orfraie, d’autant plus stridents qu’ils sonnent faux.

A la veille de ce 5 juillet, ce ne sont pas les redoutables étudiants qui ont tenu l’affiche, mais les médecins résidents, en grève depuis 100 jours, qui  ont voulu, non pas certes marcher sur la présidence, car cela est impossible, mais y organiser un sit-in, après avoir déboulé chacun de son  côté, reconnaissable à sa blouse blanche, pas moins visible qu’un drapeau déployé. Il est de tradition que le président use à l’occasion de la fête d’indépendance de son droit de grâce au profit des pensionnaires des centres pénitentiaires.  Les médecins résidents,  qui ne sont pas des repris de justice, ont voulu pourtant, à leur façon,  en jouir eux aussi, de la grâce présidentielle. Insensibles au pompiérisme du style, ils ont appelé leur

action : «la marche de l’indépendance et de la jeunesse», en conformité avec  l’intitulé officiel  de la journée en question : fête de l’indépendance et de la jeunesse. La grâce sui generis qu’ils voulaient obtenir en ce jour faste, c’est celle qui les exonère du service civil, qu’ils estiment être une injustice à leur endroit.

Ils se trouvent que les forces de l’ordre ne sont sensibles, elles, qu’aux ordres reçus. Et s’il en est un qu’elles appliquent à la lettre, sans état d’âme, et donc sans «lésiner sur la matraque», comme écriraient certains de nos journalistes, dans leur français pittoresque, c’est bien celui qui leur est donné de faire place nette du  parvis de la présidence. Fête  de l’indépendance ou pas.

Par Mohamed Habili

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L'Edito Du Jour

Par

Nadjib Stambouli

«Mieux

que pire»

L’une des grandes séquelles laissées comme bombe à retardement par le terrorisme, par-delà les deuils indélébiles, est une fois la (relative) sérénité recouvrée, cet esprit de laisser-aller, laisser-faire que l’on retrouve et sur lequel on trébuche à chaque coin de rue. Après avoir connu une indicible tragédie dont l’Algérie est sortie saine et sauve presque par miracle et surtout grâce au combat des forces combinées et de toutes ses capacité vives, il y a comme une impression que tout ce qui arrive au quotidien, comme tracas et problèmes est perçu sous le sceau du «mieux que pire», entendre ce qu’on a connu dans le registre des drames qui ponctuaient l’existence de l’Algérien. De là à oser affirmer que tout le monde se complaît dans une attitude passive, les bras croisés, complaisant donc complice, il y a un pas que seule une flagrante cécité mentale autoriserait à franchir. Il n’est que de voir la pugnacité dont font montre gendarmes et policiers dans leur travail quotidien de maintien de l’ordre et dans leur lutte contre toutes les formes de criminalité, pour se forger une idée démentant le laxisme assumé ou l’abdication devant le chaos et l’anarchie. Cependant, souvent, trop souvent, on a la nette impression que les yeux se ferment, tant qu’il n’y a pas menace d’émeute ou, pire, tant qu’il n’y a pas risque de revivre ce qu’on a enduré. Il est vrai qu’en tout domaine, il y a une hiérarchisation et un système de priorité par ordre d’urgence et d’importance. Mais c’est souvent d’avoir délaissé ou sous-estimé un petit problème, se présentant d’abord sous forme de gêne ou de tracas pour des riverains, passants ou usagers, qu’il se transforme en blocage, voire en fléau, les petites rivières faisant les gros torrents. Ainsi, la petite baraque fera le grand bidonville et le vendeur ambulant isolé se multipliera en immense marché de trabendo. Par exemple, des marchands ambulants peuvent, il est vrai parce qu’ils ne constituent pas réellement une menace sécuritaire, bloquer la circulation en plein carrefour ou virage (les trottoirs, on n’en parle plus…) sans être délogés ni même sanctionnés par des PV, et ce, au vu et au su de tous, police compris. Tant que les automobilistes,           connus pour ne pas être une force, ni même une catégorie revendicative n’ont aucune chance de rouspéter, ils peuvent toujours klaxonner… Un Etat se juge évidemment dans les grands équilibres, le maintien de la stabilité et autres défenses des «constantes nationales». Mais sa crédibilité, donc le degré de confiance ou de défiance que lui manifeste le citoyen, se mesure aussi à travers ces «petites choses» et à l’aune des efforts qu’il déploie à les endiguer. Ou, au contraire, à les laisser, sous la bannière du «mieux que pire», s’enraciner d’abord, se développer ensuite, s’épanouir enfin, sur cet éternel ferment qu’est le dos du citoyen.

N. S.

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