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Lac de Réghaïa
Un
couple venu de Tizi Ouzou agressé
Un
couple venant de Tizi Ouzou s’est présenté il y a
quelques jours au commissariat de Réghaïa afin de
déposer plainte pour agression physique par des
brigands, au niveau de la réserve naturelle du lac de
Réghaïa, à une trentaine de kilomètres à l’est d’Alger.
Ce
couple de Tizi Ouzou était à la recherche d’un moment de
détente et de villégiature. Leur attention sera attirée
par la réserve naturelle de Réghaïa, à quelques mètres
seulement de la plage dite El Kadous. Ce couple, en
quête de calme et de tranquillité, a été aussitôt
captivé par la splendeur naturelle de ce haut lieu de
villégiature, au bord d’un lac de plus de trois
kilomètres de longueur. Cette place a été longtemps le
centre d’intérêt des familles et des amateurs de la
nature. Sauf que dans la nature, il y a forcément des
êtres sans foi ni loi à l’affût du moindre individu
vulnérable pour faire de lui une victime. En effet,
personne d’autre mieux que les deux visiteurs de ces
lieux paradisiaques ne pouvait mieux servir de victime à
la sauvagerie des prédateurs. La splendeur et la beauté
des lieux n’ont procuré qu’un plaisir et une quiétude
éphémères au couple qui sera surpris par derrière. Se
baladant à travers les allées resplendissantes de la
réserve naturelle, les deux amoureux ont cru un instant
à une blague de leur connaissance. Cette agréable et
sympathique impression ne tardera pas à se dissiper
lorsqu’ils seront ligotés et menacés à l’arme blanche.
Les trois bandits qui se sont attaqués à eux les ont
fouillés avant de les déposséder de leurs objets de
valeur : argent, bijoux et la somme de 70 millions de
centimes. Les agresseurs disparaissent dans la nature en
abandonnant leurs victimes. Aussitôt informés, les
policiers déclenchent une enquête qui a abouti à
l’arrestation des trois agresseurs, tous des repris de
justice et récidivistes. Ils seront présentés devant le
tribunal de Boumerdès avant d’être condamnés à la peine
de 3 ans de prison ferme.
Par
Salah H.
Dégradation du cadre de vie à Akbou
Les
comités de quartiers ferment la route
Les
populations du grand quartier de Guendouza d’Akbou ont
fermé hier la RN 26, paralysant le trafic routier. La
route a été barricadée par un collectif des comités de
quartiers pour plusieurs rasions, notamment la
dégradation du cadre de vie. Dans une déclaration dont
une copie nous a été remise, le collectif des comités
des villages de Guendouza estime que ce quartier, le
plus important d’Akbou, «devrait normalement être
l’objet d’une attention particulière et bénéficier des
infrastructures et commodités adéquates. Mais tel n’est
pas le cas». Et d’ajouter : «Point de convergence de
toutes les nuisances, les habitants de Guendouza vivent
le calvaire au quotidien». «Eaux usées et pluviales non
canalisées, coupures fréquentes d’électricité, pollution
générée par l’extraction de sable et de gravier,
dommages provoqués par les camions de gros tonnages,
routes et chemins totalement dégradés, infrastructures
de base inexistantes ou à l’abandon», voilà le tableau
noir, «pour ne citer que les aspects les plus visibles»,
font remarquer les auteurs de la déclaration qui
déplorent l’absence de réponse aux doléances transmises
aux autorités locales. «Les diverses démarches et les
récentes sollicitations des représentants des divers
quartiers de Guendouza ne semblent pas avoir eu d’effet.
De l’indifférence on passe au mépris pur et simple»,
observent-ils, qualifiant cela d’exclusion car «aucun
argument ne peut justifier cette situation». «Les
ressources financières sont abondantes et ne sont ni
utilisées rationnellement ni distribuées équitablement.
Elles servent beaucoup plus à contenter les appétits de
la maffia locale et à entretenir la clientèle qu’à
améliorer le cadre de vie des citoyens», assènent-ils.
Enfin, le recours aux actions de rue a été entériné par
une AG des comités de quartiers qui estiment que «le
dialogue et la patience ont atteint leurs limites».
Hocine Cherfa
Condamné à mort pour l'assassinat d'un repenti
Mohamed Gharbi libéré
Mohamed Gharbi, ancien patriote condamné à mort pour
l'assassinat d'un repenti membre de l'ex AIS (Armée
islamique du salut), a été libéré dans l'après midi ce
mardi 5 juillet de la prison de Babar au sud de Khenchla.
" Il est sorti vers 15 heures. La famille de M. Gharbi a
préféré ne pas divulguer la nouvelle avant qu'il
n'arrive chez lui. Le directeur de la prison leur a
donné quelques consignes de sécurité ", affirme Amine
Menadi, membre du Collectif Libérez Mohamed Gharbi (LMG).
" On a pu parler avec lui. Il est chez lui depuis près
d'une heure. Il est fatigué mais très content ",
ajoute-t-il. Mohamed Gharbi a été incarcéré pendant dix
ans. L'affaire remonte à 2001 quand il a été condamné à
mort pour l'assassinat d'Ali Merad, un ancien terroriste
repenti. Sa peine sera réduite à 20 ans de réclusion
avant qu'il ne bénéficie de la grâce présidentielle.
Cela fait des mois que sa famille ainsi que les jeunes
qui se sont mobilisés pour sa libération attendent cette
nouvelle.
M.
L.
La question du jour
Ambiance persistante
Cela
fait des mois que la scène nationale offre les mêmes
spectacles, en nombre limité, qui se répètent avec une
régularité de métronome, comme si elle tournait en
cercle fermé, incapable qu’elle est d’échapper à ses
pesanteurs. Les mêmes types d’événements qui reviennent
tour à tour à la une des journaux, car dans la réalité
ils adviennent souvent en même temps, encore que ce
soit, et c’est une règle aussi, séparément les uns des
autres. Si ce n’est pas une grève observée sur le lieu
de travail, dans telle branche, toujours sur une
revendication salariale, c’est une marche qui se trouve
au programme, qu’empêche un grand concours de forces de
l’ordre dans la mesure où c’est dans Alger qu’elle est
prévue. Et si ce n’est pas une émeute dans l’une ou
l’autre commune, à la suite d’une distribution de
logements sociaux, la liste des bénéficiaires provoquant
inévitablement l’ire de ceux qui n’y figurent pas, que
ceux-ci très généralement s’empressent de passer sur
des équipements collectifs, que les autorités leur
abandonnent dans leur sagesse, mais c’est pour traduire
plus tard devant le juge les plus grands coupables,
étant donné qu’il faut bien que justice passe ; et si
donc ce n’est pas une émeute, dis-je, ni une grève non
plus, ni une marche, alors, à coup sûr, c’est un
rassemblement sur le parvis de la présidence, la grande
nouveauté de ces derniers temps, rassemblement aussitôt
formé que dispersé, par des moyens qui ne font pas dans
la dentelle, on se l’imagine bien.
Jusque-là, en effet, il ne venait même pas à l’esprit
des protestataires, quelles qu’en soient les
revendications d’ailleurs, sociales ou, plus rarement,
politiques, de se donner rendez-vous devant la
présidence pour donner de la voix. Et ils y arrivent
individuellement, chacun de son côté, autant dire
clandestinement. Autrement, les forces anti-émeute
seraient trop contentes de les «traiter» loin de leur
point de ralliement, à distance hygiénique d’El Mouradia.
La seule corporation qui ait réussi plus ou moins à ce
jeu du chat et de la souris, c’est celle des étudiants,
qui, il y a quelque temps, trompant la vigilance des
policiers, déployés en force sur le parcours annoncé,
comme c’est la règle, mais davantage encore cette
fois-ci puisqu’il est question de rallier la présidence,
ce saint des saints, ont débouché en masse de là où on
ne les attendait pas. En revanche, lorsque, quelques
jours plus tard, ils ont voulu rééditer le même exploit,
mal leur en a pris, les forces de l’ordre, qui ont eu
des sueurs froides la première fois, compte tenu du
contexte arabe, en effet plutôt inquiétant, ayant bien
étudié le cas précédant et remédié aux failles de leur
dispositif, se sont trouvées au bon endroit au bon
moment. C’est dire si le choc de l’accueil a été rude.
Et si les journaux ont poussé le lendemain leurs
sempiternels cris d’orfraie, d’autant plus stridents
qu’ils sonnent faux.
A la
veille de ce 5 juillet, ce ne sont pas les redoutables
étudiants qui ont tenu l’affiche, mais les médecins
résidents, en grève depuis 100 jours, qui ont voulu,
non pas certes marcher sur la présidence, car cela est
impossible, mais y organiser un sit-in, après avoir
déboulé chacun de son côté, reconnaissable à sa blouse
blanche, pas moins visible qu’un drapeau déployé. Il est
de tradition que le président use à l’occasion de la
fête d’indépendance de son droit de grâce au profit des
pensionnaires des centres pénitentiaires. Les médecins
résidents, qui ne sont pas des repris de justice, ont
voulu pourtant, à leur façon, en jouir eux aussi, de la
grâce présidentielle. Insensibles au pompiérisme du
style, ils ont appelé leur
action : «la marche de l’indépendance et de la
jeunesse», en conformité avec l’intitulé officiel de
la journée en question : fête de l’indépendance et de la
jeunesse. La grâce sui generis qu’ils voulaient obtenir
en ce jour faste, c’est celle qui les exonère du service
civil, qu’ils estiment être une injustice à leur
endroit.
Ils se
trouvent que les forces de l’ordre ne sont sensibles,
elles, qu’aux ordres reçus. Et s’il en est un qu’elles
appliquent à la lettre, sans état d’âme, et donc sans
«lésiner sur la matraque», comme écriraient certains de
nos journalistes, dans leur français pittoresque, c’est
bien celui qui leur est donné de faire place nette du
parvis de la présidence. Fête de l’indépendance ou pas.
Par
Mohamed Habili
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