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Détenu à la prison
marocaine de Benslimane
Un
prisonnier politique sahraoui entame une grève de la
faim illimitée
Le
prisonnier politique sahraoui, Hassan Abdallah, a
déclaré son intention d’entamer une grève de la faim
illimitée à partir de ce lundi pour protester contre les
mauvais traitements infligés à son encontre par les
autorités pénitentiaires de la prison de Benslimane, a
rapporté le ministère des territoires occupés et de la
communauté sahraouie à l’étranger, rapporte Sahara Press
Service, l’agence de presse sahraouie, SPS.
Selon
les mêmes sources, le prisonnier politique sahraoui a
été toujours victime de harcèlement des violations
systématiques de la part des prisonniers marocains de
droit commun, enrôlés par l’administration
pénitentiaire, ajoute cette agence de presse. Le
prisonnier politique sahraoui, Hassan Abdallah, avait
entamé d’autres grèves de la faim similaires pour exiger
une enquête sur les mauvais traitements dont il est
victime dans cette prison, alors que l’administration
pénitentiaire n’avait pas respecté ses engagements de
mettre fin à ces violations, rappelle cette agence de
presse.
R.N.
Annaba
Une
policière mordue par un serpent à l’intérieur du siège
de la sûreté de wilaya
Avant-hier, une policière a été transportée
illico-presto vers les urgences de l’hôpital Ibn-Sina
d’Annaba suite à une morsure de serpent qui se trouvait
dans une des salles réservées aux policières. C’était en
fin de journée, au moment où elle est entrée pour se
changer que le serpent, venu certainement du jardin, a
surpris cette dernière pour la piquer. Prise de panique,
cette policière s’est jetée par terre, en alertant ses
collègues qui ont d’abord évacué la victime en extrême
urgence à l’hôpital puis se sont mis à la recherche de
ce reptile venimeux.
Arrivée à l’hôpital, le service concerné a pris en
charge la victime pour soins.
On
vient d’apprendre que la policière est hors de danger et
qu’elle a repris son service. Plus de peur que de mal.
M.
Mihoub
Effet d’annonce de al loi de finances complémentaire
2009
Les
cartes de recharge plus chéres chez certains buralistes
Décidément la décision du gouvernement le gouvernement
Algérien d’imposer aux opérateurs de la téléphone mobile
une taxe de 5% sur les montants de tous les
rechargements effectués par les utilisateurs de
téléphones portables n’a pas tardé pour avoir des
répercutions direct sur le prix des communication de la
téléphonie mobile. En effet plusieurs buralistes ont
décidé d’augmenter les prix des cartes de recharge de 10
%. Une carte Nedjma qui se vendait avant à 200 Da est
cédée par des commerçants à 220 Da. Il y a lieu de
rappeler dans cette optique que dans son article 63, la
nouvelle loi de finances explique qu’une taxe est due
mensuellement par les opérateurs de téléphonie mobile
quel que soit le mode de rechargement. Cette taxe
s’applique sur le montant du rechargement au titre du
mois. Le produit est versé par les opérateurs concernés
au receveur des impôts territorialement compétent dans
les vingt premiers jours du mois suivant.
S.
H.
RACONTE-MOI LE PASSE
La
fin de la colonisation
La
révolution a réussi. Qu’est-ce qu’une révolution ? C’est
la transformation radicale d’une situation. Un groupe de
personnes, entraînant derrière lui les forces vives d’un
peuple, a affronté un système colonial en place depuis
plus d’un siècle, avec sa puissante armée, ses colons,
sa population européenne globalement et objectivement
acquise à ce système ainsi que la léthargie ambiante,
l’ignorance, la misère et la cohorte de supplétifs,
qu’on appelle harkis, prompts à s’allier au plus fort,
fut-ce le diable lui-même. Révolution, aussi, parce
qu’on pensait le changement impossible, inimaginable.
Après coup, il devient le cours naturel de l’histoire.
On s’étonnera de ne pas y avoir songé plus tôt. On
jugera les sceptiques avec sévérité. On fera de la
surenchère. On s’inventera des guerres d’arrière-garde.
Les ralliés du dernier quart d’heure, la génération du
19 mars, les apprentis justiciers, les opportunistes de
tous poils… Une révolution s’achève forcément dans le
temps. Elle s’est achevée en 1962, avec l’indépendance.
Elle a accouché très logiquement d’une Algérie nouvelle
mais qui porte ses contradictions, ses insuffisances,
ses espoirs et ses déceptions. Certains historiens se
demandent aujourd’hui s’il s’agissait bien d’une
révolution, que celle-là qui fut, selon eux, aux
antipodes de l’aspiration universelle à la démocratie, à
l’émancipation de la femme, aux droits de l’homme etc.
Ces historiens examinent les textes et se fondent sur
certaines pratiques de chefs de wilaya qui ont institué
dans les maquis un rigorisme semblable au wahabisme le
plus sévère. Mais ce n’est pas cela la révolution. En
outre, on n’affronte pas l’ennemi avec de bons
sentiments. Si on devait condamner certaines pratiques
du FLN, en situation de guerre, que dire alors de la
France, des tortures qu’elle pratiquait et couvrait, des
bombardements de villages, d’Aussares et Bigeard, qui
n’ont jamais été condamnés par un tribunal, enfin du
colonialisme en lui-même ? En toute objectivité, peut-on
comparer ? Ensuite, une simple question suffirait pour
répondre à ces historiens, Gilbert Meynier et Mohamed
Harbi en tête : existe-t-il plus grande aspiration que
celle de l’indépendance d’un pays ? Or, la Révolution
algérienne, c’est-à-dire le FLN, a apporté
l’indépendance au pays. La liberté pour tous les
Algériens, en somme. C’est bel et bien une rupture
radicale avec la situation antérieure. Jamais personne
ne devrait remettre en cause la Révolution algérienne,
sinon ses propres ennemis. Ce qui s’est passé après 1962
relève de la prise en main d’un pays indépendant par ses
propres enfants. C’est déjà une autre histoire. Mais
comment en juger ? Faut-il par exemple regretter le
départ massif des pieds-noirs, selon la logique
consistant à les qualifier d’une partie intégrante du
peuple algérien – alors qu’ils étaient objectivement
pour le maintien d’un système colonial – et de là,
parler de «guerre civile», comme l’a fait récemment Aït
Ahmed, et de «chance ratée pour les Algériens», sous
prétexte que leur présence aurait permis à notre
économie de décoller ou à tout le moins de ne pas subir
ce qu’elle a
subi ?
C’est refaire l’histoire et surtout sous-estimer à quel
point la colonisation a été d’ordre raciste. Comment la
Révolution algérienne, née de la colonisation,
pouvait-elle échapper elle-même à cette considération
raciale ? Il fallait, il faudrait du temps. L’histoire
de l’Afrique du Sud n’a rien à voir avec celle de
l’Algérie. Le départ des pieds- noirs était inscrit dans
la nature même du changement opéré par la Révolution,
rien ne sert de le regretter ou de faire comme si ce qui
n’était pas possible en 1962 pouvait l’être tout de
même. Quant aux harkis, ils s’inscrivent dans la même
problématique des pieds-noirs : une Algérie colonisée
disparaît et ils disparaissent avec elle. La France
partie, comment pouvaient-ils ne pas partir ? Comment
leur imaginer une place dans cette Algérie nouvelle,
qu’ils ont combattue par la violence, et dont ils sont
en quelque sorte l’antithèse ? Pour autant, faut-il
justifier les excès ou les bavures qui ont eu lieu ici
et là ? Justifier, non, remettre dans leur contexte les
événements, oui. Car c’est bien le minimum pour
comprendre.
Aïssa Khelladi
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