Hommage à Mahmoudi

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Archives / L'édition en PDF/

06/08/09

 

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10-11 et 12 décembre 1960

«L’Algérie du pardon et non de la haine»

Économie

Les méfaits d’une gestion assistée

Blanchiment d’argent

Les ramifications

d’un fléau

 


La une

  LA SAGA

DE LA SEMAINE

Mourad Benouniche, gérant  du Traiteur

«Le Délice» 

 

Au service des fins gourmets

(10-12-07)

 

Mohamed Belmechri, gérant de Dar Zeriab   

L’artisan de l’année

(03-12-07)

 

Ali Haddad, P-DG du Groupe Etrhb

Un manager ambitieux et passionné

(26-11-07)

 

Ammar Hadj Messaoud, DG de SCIQUOM

«Ma présence en Algérie relève d’un acte citoyen»

(19-11-07)

 

Enquêtes

Main-d'œuvre dans le bâtiment

Les raisons d’une pénurie

(03-12-07)

Distribution de trousseaux et primes scolaires

C’est la pagaille !

 

Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

Le rush vers la Tunisie a commencé

 

Les trafiquants s’installent dans le désert

Qui est derrière

le trafic d’opium ?

 

Entreprises

A qui profite

la baisse des impôts?

 

Séquelles sociales de la crise de Kabylie

Elus et opérateurs pour un plan d’urgence

 

Ces jeunes qui ne pensent qu’à partir

Grandir… face

à la mer

 

Drogue en milieu scolaire

Un phénomène qui prend de l’ampleur

 

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A LA UNE


A l’approche du ramadhan, son prix atteint les 1 000 DA/kg

La viande inaccessible

Au grand soulagement des consommateurs, les prix des fruits et légumes seront abordables pour le prochain ramadhan. C'est ce qu'a tenu à rassurer hier l'Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) lors d'une conférence de presse.

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Les Titres A La Une

 

Un responsable du ministère des Finances réagit

«La Banque d’Algérie n'est pas habilitée à décider de la rétroactivité»

 

Phénomène de société / Les commerçants au look islamiste se multiplient

Business is business

 

Championnat national de football, D I (1re journée)

CABBA-JSK à l’affiche, l’ESS à l’épreuve de l'ASK

 

 Le trait du jour
 Divers

 

Détenu à la prison marocaine de Benslimane

Un prisonnier politique sahraoui entame une grève de la faim illimitée

Le prisonnier politique sahraoui, Hassan Abdallah, a déclaré son intention d’entamer une grève de la faim illimitée à partir de ce lundi pour protester contre les mauvais traitements infligés à son encontre par les autorités pénitentiaires de la prison de Benslimane, a rapporté le ministère des territoires occupés et de la communauté sahraouie à l’étranger, rapporte Sahara Press Service, l’agence de presse sahraouie, SPS.

Selon les mêmes sources, le prisonnier politique sahraoui a été toujours victime de harcèlement des violations systématiques de la part des prisonniers marocains de droit commun, enrôlés par l’administration pénitentiaire, ajoute cette agence de presse. Le prisonnier politique sahraoui, Hassan Abdallah, avait entamé d’autres grèves de la faim similaires pour exiger une enquête sur les mauvais traitements dont il est victime dans cette prison, alors que l’administration pénitentiaire n’avait pas respecté ses engagements de mettre fin à ces violations, rappelle cette agence de presse.      

R.N.

 

Annaba

Une policière mordue par un serpent à l’intérieur du siège de la sûreté de wilaya

Avant-hier, une policière a été transportée illico-presto vers les urgences de l’hôpital Ibn-Sina d’Annaba suite à une morsure de serpent qui se trouvait dans une des salles réservées aux policières. C’était en fin de journée, au moment où elle est entrée pour se changer que le serpent, venu certainement du jardin, a surpris cette dernière pour la piquer. Prise de panique, cette policière s’est jetée par terre, en alertant ses collègues qui ont d’abord évacué la victime en extrême urgence à l’hôpital puis se sont mis à la recherche de ce reptile venimeux.

Arrivée à l’hôpital, le service concerné a pris en charge la victime pour soins.

 On vient d’apprendre que la policière est hors de danger et qu’elle a repris son service. Plus de peur que de mal.

M. Mihoub

 

Effet d’annonce de al loi de finances complémentaire 2009

Les cartes de recharge plus chéres chez certains buralistes

Décidément la décision du gouvernement  le gouvernement Algérien d’imposer aux opérateurs de la téléphone mobile une taxe de 5% sur les montants de tous les rechargements effectués par les utilisateurs de téléphones portables n’a pas tardé pour avoir des répercutions direct sur le prix des communication de la téléphonie mobile. En effet plusieurs buralistes ont  décidé d’augmenter les prix des cartes de recharge de 10 %. Une carte Nedjma qui se vendait avant à 200 Da est cédée par des commerçants à 220 Da. Il y a lieu de rappeler dans cette optique que dans son article 63, la nouvelle loi de finances explique qu’une taxe est due mensuellement par les opérateurs de téléphonie mobile quel que soit le mode de rechargement. Cette taxe s’applique sur le montant du rechargement au titre du mois. Le produit est versé par les opérateurs concernés au receveur des impôts territorialement compétent dans les vingt premiers jours du mois suivant.

S. H.

 

RACONTE-MOI LE PASSE

La fin de la colonisation

La révolution a réussi. Qu’est-ce qu’une révolution ? C’est la transformation radicale d’une situation. Un groupe de personnes, entraînant derrière lui les forces vives d’un peuple, a affronté un système colonial en place depuis plus d’un siècle, avec sa puissante armée, ses colons, sa population européenne globalement et objectivement acquise à ce système ainsi que la léthargie ambiante, l’ignorance, la misère et la cohorte de supplétifs, qu’on appelle harkis, prompts à s’allier au plus fort, fut-ce le diable lui-même. Révolution, aussi, parce qu’on pensait le changement impossible, inimaginable. Après coup, il devient le cours naturel de l’histoire. On s’étonnera de ne pas y avoir songé plus tôt. On jugera les sceptiques avec sévérité. On fera de la surenchère. On s’inventera des guerres d’arrière-garde. Les ralliés du dernier quart d’heure, la génération du 19 mars, les apprentis justiciers, les opportunistes de tous poils… Une révolution s’achève forcément dans le temps. Elle s’est achevée en 1962, avec l’indépendance. Elle a accouché très logiquement d’une Algérie nouvelle mais qui porte ses contradictions, ses insuffisances, ses espoirs et ses déceptions. Certains historiens se demandent aujourd’hui s’il s’agissait bien d’une révolution, que celle-là qui fut, selon eux, aux antipodes de l’aspiration universelle à la démocratie, à l’émancipation de la femme, aux droits de l’homme etc. Ces historiens examinent les textes et se fondent sur certaines pratiques de chefs de wilaya qui ont institué dans les maquis un rigorisme semblable au wahabisme le plus sévère. Mais ce n’est pas cela la révolution. En outre, on n’affronte pas l’ennemi avec de bons sentiments. Si on devait condamner certaines pratiques du FLN, en situation de guerre, que dire alors de la France, des tortures qu’elle pratiquait et couvrait, des bombardements de villages, d’Aussares et Bigeard, qui n’ont jamais été condamnés par un tribunal, enfin du colonialisme en lui-même ? En toute objectivité, peut-on comparer ? Ensuite, une simple question suffirait pour répondre à ces historiens, Gilbert Meynier et Mohamed Harbi en tête : existe-t-il plus grande aspiration que celle de l’indépendance d’un pays ? Or, la Révolution algérienne, c’est-à-dire le FLN, a apporté l’indépendance au pays. La liberté pour tous les Algériens, en somme. C’est bel et bien une rupture radicale avec la situation antérieure. Jamais personne ne devrait remettre en cause la Révolution algérienne, sinon ses propres ennemis. Ce qui s’est passé après 1962 relève de la prise en main d’un pays indépendant par ses propres enfants. C’est déjà une autre histoire. Mais comment en juger ? Faut-il par exemple regretter le départ massif des pieds-noirs, selon la logique consistant à les qualifier d’une partie intégrante du peuple algérien – alors qu’ils étaient objectivement pour le maintien d’un système colonial – et de là, parler de «guerre civile», comme l’a fait récemment Aït Ahmed, et de «chance ratée pour les Algériens», sous prétexte que leur présence aurait permis à notre économie de décoller ou à tout le moins de ne pas subir ce qu’elle a

subi ? C’est refaire l’histoire et surtout sous-estimer à quel point la colonisation a été d’ordre raciste. Comment la Révolution algérienne, née de la colonisation, pouvait-elle échapper elle-même à cette considération raciale ? Il fallait, il faudrait du temps. L’histoire de l’Afrique du Sud n’a rien à voir avec celle de l’Algérie. Le départ des pieds- noirs était inscrit dans la nature même du changement opéré par la Révolution, rien ne sert de le regretter ou de faire comme si ce qui n’était pas possible en 1962 pouvait l’être tout de même. Quant aux harkis, ils s’inscrivent dans la même problématique des pieds-noirs : une Algérie colonisée disparaît et ils disparaissent avec elle. La France partie, comment pouvaient-ils ne pas partir ? Comment leur imaginer une place dans cette Algérie nouvelle, qu’ils ont combattue par la violence, et dont ils sont en quelque sorte l’antithèse ? Pour autant, faut-il justifier les excès ou les bavures qui ont eu lieu ici et là ? Justifier, non, remettre dans leur contexte les événements, oui. Car c’est bien le minimum pour comprendre.

Aïssa Khelladi

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L'Edito Du Jour

Par

Aïssa Khelladi

De la notion de rétroactivité et du reste

Soyons simples. Le gouvernement décide, très logiquement, que la mesure dite de «70-30» n’est pas rétroactive. Cela signifie, pour ceux qui en douteraient, qu’elle ne s’applique qu’à partir de la loi de finances complémentaire. On en a déduit que le «gouvernement recule» devant les pressions étrangères. Pourquoi ? Parce qu’il était question de rétroactivité. Quelqu’un l’avait dit, en l’occurrence le ministre du Commerce. Le ministre s’était trompé, ou bien il a fait semblant de se tromper, c’est de la politique. On agite le bâton, on tend la carotte, et c’est de bonne guerre. Mais là il s’agit d’autre chose. Voici les faits : la Banque d’Algérie envoie une instruction, datée du 4 août, pour dire que désormais il faut appliquer la fameuse mesure de «70-30». Ce faisant, la banque ne fait qu’appliquer la nouvelle loi. Mais un journaliste se procure le document et en fait une interprétation inattendue : la banque, selon lui, décide de cette manière que la mesure est rétroactive ! Dans son esprit, la banque devrait n’appliquer la mesure qu’aux nouvelles sociétés étrangères d’importation, pas aux anciennes. C’est comme cela qu’il comprend la non-rétroactivité ! C’est comme cela que quelqu’un, sans doute un ami de bonne foi, le lui a expliqué. Et c’est comme cela que se fait l’intox. Car, le lendemain, 5 août, certains titres de la presse nationale reprennent l’interprétation en question, comme s’il s’agissait d’une information, et la livrent à leurs lecteurs sans recul ni esprit critique. Un journal en a même fait sa principale «une», allant jusqu’à prêter à la banque une déclaration fictive, les guillemets faisant foi : «La mesure de 70-30 est rétroactive». Ce qui veut dire que le gouvernement a, par la voix de Mustapha Zekara, directeur de la législation et de l’administration fiscale au ministère des Finances, le 27 juillet dernier, lors d’une conférence avec la presse, dit une chose et la banque, une semaine plus tard, dit exactement l’opposé. Le lecteur ne se dira peut-être pas que les journaux se trompent, mais sûrement que c’est le gouvernement qui fait n’importe quoi. En l’occurrence, ce gouvernement décide qu’une mesure n’est pas rétroactive pour qu’un de ses fonctionnaires décide quelques jours plus tard que cette même mesure est rétroactive. Pourtant, elle est bel et bien non rétroactive ! C’est le sens du mot qui fait défaut ici. On ne demandera pas aux sociétés étrangères de rembourser quoi que ce soit, pour toutes les importations qu’elles ont faites jusqu’ici, mais on leur demandera désormais d’avoir un partenaire algérien à hauteur de 30% pour toutes les importations à venir. Le bon sens aurait suffi à faire comprendre que ce débat n’en est pas, car comment imaginer qu’une telle mesure pouvait être rétroactive ? A moins bien sûr que ce ne soit pas le gouvernement qui dit et fait n’importe quoi, mais, hélas, la corporation qui est censée l’avoir à l’œil.

A. K.

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