|
Sûreté de la wilaya d’Alger
Un ramadan
laborieux pour la police
Un communiqué de
la cellule de communication et des relations publiques de la sûreté
de la wilaya d’Alger a fait état du bilan de la couverture
sécuritaire, durant le mois de ramadan de l’année en cours.
Il est relevé les
efforts consentis par ses éléments dans le cadre de la stratégie
conçue dans le but de réprimer la délinquance et la criminalité sous
toutes ses formes, pendant le mois sacré, durant lequel les services
de sécurité de la wilaya d’Alger ont établi une stratégie, en vue de
concrétiser un plan sécuritaire et préventif en s’étayant sur les
données et les indications du terrain. Selon ledit document, les
autorités ont mobilisé un important dispositif sécuritaire,
veillant, vingt quatre heures sur vingt quatre, sur la sécurité du
citoyen,
En ce qui concerne
la sécurité routière, le plan en question plaidait en faveur de
l’organisation de la circulation de façon optimale et effective pour
transcender les innombrables écueils du trafic routier que sont les
spectres des accidents, des points noirs et de l’obstruction des
routes principales. D’un autre côté, les autorités ont mené une
compagne dans le dessein de résorber le stationnement anarchique des
véhicules dans les différents quartiers de la capitale, ainsi que
l’application du nouveau code de la route dans toute sa rigueur et
le renforcement des dispositions sécuritaires, notamment dans les
zones sensibles.
Par ailleurs, en
ce qui concerne le volet sécuritaire relatif au terrorisme et au
banditisme, les autorités compétentes on préconisé le redoublement
des opérations de perquisition, de fouille et de surveillance des
individus suspects, en particulier après la fin du jeûne (iftar ndlr)
suivant la stratégie du chef de sûreté de la wilaya d’Alger
concernant les descentes et le harcèlement des éventuels suspects ,
la multiplication des barrages et points de contrôle non fixes et
observés à l’improviste, l’engagement d’éléments de la police en
civil dans les marchés et lieux publics connus pour leurs grande
affluence, la multiplication des patrouilles des services de
sécurité de toutes catégories (à pied, à motocyclette, scooteurs ou
automobiles…etc) .
Aussi, le commerce
informel n’a pas manqué de susciter l’intérêt des auteurs de ce plan
sécuritaire et préventif, puisque parmi la panoplie des dispositions
prises figure la nécessité de l’intensification des procédures pour
le contrôle des marchés publics et la lutte contre le commerce
illégal. La machine sécuritaire enclenchée au cours du mois de
clémence et de piété, à travers la vaste expansion des policiers en
tenue officielle et civile dans les diverses places publiques, les
marchés et les arrêts de bus, a abouti à des résultats positifs par
rapport au mois du ramadan 2005, a indiqué le même communiqué, car
les statistiques officielles parlent de
3 488 affaires
relevant du champ d’opération de la police judiciaire ont été
réglées et au cours desquelles 1 617 personnes ont été arrêtées, 616
ont été mises en détention provisoire, 392 directement convoquées,
12 pour contrôle judiciaire, tandis que 416 individus ont bénéficié
de liberté provisoire.
Ces verdicts ont
été prononcés suite à l’implication des concernés dans plusieurs
affaires : 1 267 sont relatives aux infractions et délits commis
contre des individus, 2 008 relatives aux infractions et délits
commis contre des propriétés, 62 infractions commises contre les
biens publics, 91 infractions contre la sécurité publique et 60
affaires liées à des délits contre la famille et des attentats à la
pudeur.
Salah Harirèche
Haut
Des centaines de voyageurs/j transitent par Tafourah
La station de
tous les dangers
La station de bus
de Tafourah est sous l’emprise des délinquants. Etant l’une des plus
importantes de la capitale, cette station urbaine et sururbaine
demeure, au vu et au su des autorités, l’une des plus dangereuses
pour la sécurité et la quiétude des citoyens. Pis encore, cette
infrastructure, si le mot est permis, qui reçoit quotidiennement des
dizaines de milliers de voyageurs ne dispose ni d’abri-bus, ni de
salle ou d’espace d’attente, voire même de fast-food ou autres
cafeterias. A cela, s’ajoute, a-t-on constaté, l’état de dégradation
des lieux et le non aménagement adéquat des quais, ce qui pénalise,
à plus d’un titre, les voyageurs, notamment en hiver. «Les dernières
précipitations qu’a connu la capitale ont fait de ce lieu une petite
piscine», a indiqué un voyageur. En fait,
il suffit de
quelques goûtes de pluie pour embourber cet arrêt et le rendre
infréquentable. Les citoyens, n’ayant pas le choix, continuent, en
dépit de ces conditions, à fréquenter cette station où tous les
risques et mésaventures sont à craindre. Desservant l’ouest et le
centre d’Alger ainsi que les wilayas de l’est, telles que Blida,
Boumerdès et Médéa, la station de bus de Tafourah grouille de monde
à chaque jour que Dieu fait. Une situation qui réjouit et attire les
bandes de malfrats et de délinquants qui accomplissent leurs
forfaits avec aisance et en toute impunité. «Les vols de téléphones
portables sont quotidiens. Il ne se passe pas une journée sans
dénombrer des victimes parmi les voyageurs», a raconté un citoyen
qui transite par ce point durant tous les jours de la semaine. «En
pénétrant dans la station, je me mets en état d’alerte. Les bandits
sont des vrais professionnels. Ils délestent les poches des
passagers sans que ces derniers se rendent compte de quoi que ce
soit». «D’ailleurs, poursuivra ce citoyen, j’ai fait l’objet de vol
par deux fois». Outre l’insécurité à laquelle sont exposés les
voyageurs, ceux-ci doivent supporter le comportement des aliénés
mentaux et ceux des mendiants qui nuisent grandement à la quiétude
des passants. «Parfois, il faut se frayer un chemin parmi les fous
et les mendiants pour pouvoir accéder à un bus», a affirmé une jeune
fille. Sur ce point précis, il est à signaler que la station de bus
de Tafourah est le lieu de prédilection des toxicomanes et des SDF.
Compte tenu de l’inexistence de toilettes publiques, ces derniers
n’hésitent guère à se soulager à même le sol et en plein public.
L’inexistence de boutiques pour assurer un service minimum aux
passagers a fait que les marchands à la sauvette foisonnent en ce
lieu. Pou ceux qui se laisseraient tenter par différents produits
alimentaires tels le chocolat, les sandwichs ou autres préparations
culinaires douteuses, proposés dans des caisses en plastic, il n’y a
pas lieu d’être très regardant sur les conditions d’hygiène. Ici,
point de salubrité. Mettant leur santé en danger, les voyageurs
cèdent à la faim en achetant ce qu’ils trouvent de mangeable et de
buvable. Mais, disent-ils, on n’a pas le choix. C’est dire donc que
l’organisation de cette station de bus doit catégoriquement être
revue.
A défaut, il faut
la fermer, ce qui ne manquera pas de provoquer quelques désagréments
d’une autre nature.
Aomar Fekrache
Haut
Crime crapuleux à Bab El Oued
Elle tue son
mari et mutile son corps
Les habitants du
quartier Beau Fraisier, à Bab El Oued, n’arrivent pas à oublier ce
crime crapuleux qui a été commis la veille du 27e jour du mois de
ramadan dernier, lorsqu’une femme a assassiné son mari, à l’aide de
son acolyte – une autre femme –, puis l’a décapité, avant de mettre
les parties de son corps déchiqueté dans deux sacs en papier et
l’abandonner non loin du domicile conjugal. Ce sont des passants
qui, en découvrant ces deux sacs abandonnés, ont alerté les
policiers qui, arrivés sur les lieux, ont découvert le corps d’un
homme découpé en morceaux. Les investigations menées par la police
judiciaire de la Sûreté de wilaya d’Alger ont mené jusqu’à l’épouse
de la victime. Celle-ci aurait, selon des enquêteurs de la brigade
économique de la division centre de la police judiciaire de la
sûreté de wilaya d’Alger a reconnu avoir, avec son acolyte, mis des
gouttes d’un somnifère dans la chorba et la citronnade de la victime
pour l’endormir avanrt de lui porter un coup de hache et 40 coups de
couteau au niveau du thorax et caché, quatre jours durant, le corps
découpé à l’intérieur d’une armoire. Le corps de la victime a été
reconnu par son frère, à la morgue. L’épouse avait déclaré que ce
corps n’était pas celui de son mari, ce qui a attiré l’attention des
enquêteurs. L’auteure présumée de ce crime crapuleux a donné le nom
de son acolyte résidant à Oued-Koreiche, nous dit un officier de
cette brigade de police.
Ces enquêteurs ont
récupéré l’arme du crime jetée dans des égouts à Oued-Koreiche. Les
deux mises en cause ont été arrêtées et présentées au parquet de Bab
El Oued et placées sous mandat de dépôt. La victime, très appréciée
dans le quartier où elle résidait, était née en 1955 et était père
d’une fille et d’un enfant. Ce drame a plongé tout le quartier de
Beau Fraisier dans la consternation.
M. A.
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|