Alger

Retour

Sûreté de la wilaya d’Alger

Un ramadan laborieux pour la police

Des centaines de voyageurs/j transitent par Tafourah

La station de tous les dangers

Crime crapuleux à Bab El Oued

Elle tue son mari et mutile son corps

 

 06/11/06

 

 Sûreté de la wilaya d’Alger

Un ramadan laborieux pour la police

Un communiqué de la cellule de communication et des relations publiques de la sûreté de la wilaya d’Alger a fait état du bilan de la couverture sécuritaire, durant le mois de ramadan de l’année en cours.

Il est relevé les efforts consentis par ses éléments dans le cadre de la stratégie conçue dans le but de réprimer la délinquance et la criminalité sous toutes ses formes, pendant le mois sacré, durant lequel les services de sécurité de la wilaya d’Alger ont établi une stratégie, en vue de concrétiser un plan sécuritaire et préventif en s’étayant sur les données et les indications du terrain. Selon ledit document, les autorités ont mobilisé un important dispositif sécuritaire, veillant, vingt quatre heures sur vingt quatre, sur la sécurité du citoyen,

En ce qui concerne la sécurité routière, le plan en question plaidait en faveur de l’organisation de la circulation de façon optimale et effective pour transcender les innombrables écueils du trafic routier que sont les spectres des accidents, des points noirs et de l’obstruction des routes principales. D’un autre côté, les autorités ont mené une compagne dans le dessein de résorber le stationnement anarchique des véhicules dans les différents quartiers de la capitale, ainsi que l’application du nouveau code de la route dans toute sa rigueur et le renforcement des dispositions sécuritaires, notamment dans les zones sensibles.

 Par ailleurs, en ce qui concerne le volet sécuritaire relatif au terrorisme et au banditisme, les autorités compétentes on préconisé le redoublement des opérations de perquisition, de fouille et de surveillance des individus suspects, en particulier après la fin du jeûne (iftar ndlr) suivant la stratégie du chef de sûreté de la wilaya d’Alger concernant les descentes et le harcèlement des éventuels suspects , la multiplication des barrages et points de contrôle non fixes et observés à l’improviste, l’engagement d’éléments de la police en civil dans les marchés et lieux publics connus pour leurs grande affluence, la multiplication des patrouilles des services de sécurité de toutes catégories (à pied, à motocyclette, scooteurs ou automobiles…etc) .

Aussi, le commerce informel n’a pas manqué de susciter l’intérêt des auteurs de ce plan sécuritaire et préventif, puisque parmi la panoplie des dispositions prises figure la nécessité de l’intensification des procédures pour le contrôle des marchés publics et la lutte contre le commerce illégal. La machine sécuritaire enclenchée au cours du mois de clémence et de piété, à travers la vaste expansion des policiers en tenue officielle et civile dans les diverses places publiques, les marchés et les arrêts de bus, a abouti à des résultats positifs par rapport au mois du ramadan 2005, a indiqué le même communiqué, car les statistiques officielles parlent de

3 488 affaires relevant du champ d’opération de la police judiciaire ont été réglées et au cours desquelles 1 617 personnes ont été arrêtées, 616 ont été mises en détention provisoire, 392 directement convoquées, 12 pour contrôle judiciaire, tandis que 416 individus ont bénéficié de liberté provisoire.

Ces verdicts ont été prononcés suite à l’implication des concernés dans plusieurs affaires : 1 267  sont relatives aux infractions et délits commis contre des individus, 2 008 relatives aux infractions et délits commis contre des propriétés, 62 infractions commises contre les biens publics, 91 infractions contre la sécurité publique et 60 affaires liées à des délits contre la famille et des attentats à la pudeur.

Salah Harirèche

 

     Haut

Des centaines de voyageurs/j transitent par Tafourah

La station de tous les dangers

La station de bus de Tafourah est sous l’emprise des délinquants. Etant l’une des plus importantes de la capitale, cette station urbaine et sururbaine demeure, au vu et au su des autorités, l’une des plus dangereuses pour la sécurité et la quiétude des citoyens. Pis encore, cette infrastructure, si le mot est permis, qui reçoit quotidiennement des dizaines de milliers de voyageurs ne dispose ni d’abri-bus, ni de salle ou d’espace d’attente, voire même de fast-food ou autres cafeterias. A cela, s’ajoute, a-t-on constaté, l’état de dégradation des lieux et le non aménagement adéquat des quais, ce qui pénalise, à plus d’un titre, les voyageurs, notamment en hiver. «Les dernières précipitations qu’a connu la capitale ont fait de ce lieu une petite piscine», a indiqué un voyageur. En fait,

il suffit de quelques goûtes de pluie pour embourber cet arrêt et le rendre infréquentable. Les citoyens, n’ayant pas le choix, continuent, en dépit de ces conditions, à fréquenter cette station où tous les risques et mésaventures sont à craindre. Desservant l’ouest et le centre d’Alger ainsi que les wilayas de l’est, telles que Blida, Boumerdès et Médéa, la station de bus de Tafourah grouille de monde à chaque jour que Dieu fait. Une situation qui réjouit et attire les bandes de malfrats et de délinquants qui accomplissent leurs forfaits avec aisance et en toute impunité. «Les vols de téléphones portables sont quotidiens. Il ne se passe pas une journée sans dénombrer des victimes parmi les voyageurs», a raconté un citoyen qui transite par ce point durant tous les jours de la semaine. «En pénétrant dans la station, je me mets en état d’alerte. Les bandits sont des vrais professionnels. Ils délestent les poches des passagers sans  que ces derniers se rendent compte de quoi que ce soit». «D’ailleurs, poursuivra ce citoyen, j’ai fait l’objet de vol par deux fois». Outre l’insécurité à laquelle sont exposés les voyageurs, ceux-ci doivent supporter le comportement des aliénés mentaux et ceux des mendiants qui nuisent grandement à la quiétude des passants. «Parfois, il faut se frayer un chemin parmi les fous et les mendiants pour pouvoir accéder à un bus», a affirmé une jeune fille. Sur ce point précis, il est à signaler que la station de bus de Tafourah est le lieu de prédilection des toxicomanes et des SDF. Compte tenu de l’inexistence de toilettes publiques, ces derniers n’hésitent guère à se soulager à même le sol et en plein public. L’inexistence de boutiques pour assurer un service minimum aux passagers a fait que les marchands à la sauvette foisonnent en ce lieu. Pou ceux qui se laisseraient tenter  par différents produits alimentaires tels le chocolat, les sandwichs ou autres préparations culinaires douteuses, proposés dans des caisses en plastic, il n’y a pas lieu d’être très regardant sur les conditions d’hygiène. Ici, point de salubrité. Mettant leur santé en danger, les voyageurs cèdent à la faim en achetant ce qu’ils trouvent de mangeable et de buvable.  Mais, disent-ils, on n’a pas le choix. C’est dire donc que l’organisation de cette station de bus doit catégoriquement être revue.

A défaut, il faut la fermer, ce qui ne manquera pas de provoquer quelques désagréments d’une autre nature.

Aomar Fekrache 

 

     Haut

Crime crapuleux à Bab El Oued

Elle tue son mari et mutile son corps

Les habitants du quartier Beau Fraisier, à Bab El Oued, n’arrivent pas à oublier ce crime crapuleux qui a été commis la veille du 27e jour du mois de ramadan dernier, lorsqu’une femme a assassiné son mari, à l’aide de son acolyte – une autre femme –, puis l’a décapité, avant de mettre les parties de son corps déchiqueté dans deux sacs en papier et l’abandonner non loin du domicile conjugal. Ce sont des passants qui, en découvrant ces deux sacs abandonnés, ont alerté les policiers qui, arrivés sur les lieux, ont découvert le corps d’un homme découpé en morceaux. Les investigations menées par la police judiciaire de la Sûreté de wilaya d’Alger ont mené jusqu’à l’épouse de la victime. Celle-ci aurait, selon des enquêteurs de la brigade économique de la division centre de la police judiciaire de la sûreté de wilaya d’Alger a reconnu avoir, avec son acolyte, mis des gouttes d’un somnifère dans la chorba et la citronnade de la victime pour l’endormir avanrt de lui porter un coup de hache et 40 coups de couteau au niveau du thorax et caché, quatre jours durant, le corps découpé à l’intérieur d’une armoire. Le corps de la victime a été reconnu par son frère, à la morgue. L’épouse avait déclaré que ce corps n’était pas celui de son mari, ce qui a attiré l’attention des enquêteurs. L’auteure présumée de ce crime crapuleux a donné le nom de son acolyte résidant à Oued-Koreiche, nous dit un officier de cette brigade de police.

Ces enquêteurs ont récupéré l’arme du crime jetée dans des égouts à Oued-Koreiche. Les deux mises en cause ont été arrêtées et présentées au parquet de Bab El Oued et placées sous mandat de dépôt. La victime, très appréciée dans le quartier où elle résidait, était née en 1955 et était père d’une fille et d’un enfant. Ce drame a plongé tout le quartier de Beau Fraisier dans la consternation.

M. A.

     Haut

 

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche