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Constantine

Splendeur et délabrement

Bouharoun

Un cadavre dans un chalutier

Communes de Souk El Khemis et El Mokrani

Désenclavement et eau potable

Maâtkas (Tizi Ouzou)

Encore un commerçant enlevé

Complexe touristique le Rocher noir de Jijel

Deux nouvelles distinctions internationales 

 

 06/11/06

 

 Constantine

Splendeur et délabrement

Cirta, cité millénaire… nid d’aigle perché au sommet d’une masse rocheuse impressionnante. Forteresse naturellement protégée par un large et profond abîme au pied duquel serpente Oued R’mel.

Sept ponts relient les deux rives de la ville dont le centre est la réplique d’un quartier d’une agglomération du sud de la France. Construction coloniale conçue au-dessus des ruines de plusieurs civilisations qui racontent cinq mille ans de l’histoire de l’humanité. Cirta était assurément l’une des plus belles villes du monde grâce à son incomparable socle rocheux d’une hauteur vertigineuse qui vous donne la sensation que les oiseaux voltigent sous vos pieds.

Du pont Sidi Rached, votre regard embrasse l’enchevêtrement en forme de pyramide du vieux quartier qui conserve de beaux restes des vestiges romains, puniques, arabes et ottomans. Souika, en ruine… Quartier aux cent palais dont peu de gens soupçonnent l’existence à cause de l’aspect extérieur très quelconque des bâtisses. Souika victime de la cupidité des «élus» et de l’inculture de ses habitants implantés suite à l’exode rural provoqué par la création en 1958 des zones interdites qui devaient permettre à l’armée française d’isoler la résistance algérienne… Souika livrée aux démolisseurs, c’est un tableau de désolation. On serait tenté de penser que l’aviation américaine a transité par là avant de raser l’Irak, le Liban et l’Afghanistan. De l’avenue de Roumanie au pont Sidi M’cid la promenade était un ravissement. Des chemins et des escaliers descendent le long de la falaise jusqu’au bord de l’oued, à quelques pas des chutes d’eau fascinantes pendant les fortes crues de l’hiver. L’abandonce du gibier attirait chasseurs et braconniers, mais les touristes préféraient le safari photos. Si vous empruntez le boulevard de l’abîme (1) en direction de l’hôpital vous avez un magnifique panorama qui englobe les monts de Chettaba, la vallée de B’kira, les plaines du Hamma. Avant, c’était les vergers et les potagers qui alimentaient Constantine.

Aujourd’hui, c’est du béton, du béton et du béton… Des bidonvilles en béton conçus dans un désordre inouï sans le moindre souci esthétique. Constantine fut assurément belle. Elle a perdu son âme et son charme depuis des lustres. Malek Haddad affirmait que nulle part ailleurs le ciel n’est plus bleu qu’à Constantine.

C’est toujours vrai

Sans doute parce que la bêtise des «élus» n’est en mesure d’influer en aucun cas sur la couleur du ciel.

Quant à la ville ? La pauvre !

Il lui est arrivé ce qui arrive à une très belle fille mariée de force successivement à des hommes frustrés, négligents, égoïstes, bêtes, méchants, insensibles à la beauté, ne sachant pas apprécier les besoins d’une plante fragile qui exige des soins constants pour conserver son charme. Constantine, rien ne m’est plus pénible que d’en parler. Je suis incapable de prendre le recul de la neutralité. Car j’ai du mal à comprendre et à admettre le niveau de délabrement qu’elle a atteint en trente cinq ans. Ceux qui l’ont connue dans les années soixante et la revoient maintenant sauront certainement mesurer l’ampleur des dégradations qui l’ont défigurée.

Ils en seront révoltés

D’autant plus que presque tous les «élus» qui se sont succédé à l’APC et à l’APW appartiennent au corps de l’enseignement (comme l’UGTA) ou bien sont des universitaires (médecins, architectes, ingénieurs, urbanistes, économistes, gestionnaires d’entreprises publiques). Toutes obédiences confondues : FLN, RND, MSP, FIS, PT et autres.

Que dire ? Que penser ?

Aujourd’hui, Constantine est un gros bourg  où s’épanouissent tous les fléaux. Ses beaux quartiers se lézardent de partout, ses nouvelles constructions l’enlaidissent, ses sites historiques sont à l’abandon. Elle a été réduite à la sinistre image des hommes qui ont pris la responsabilité de la gérer depuis les premières années de l’Indépendance… Des hommes qui n’ont jamais quitté la mentalité du douar. Malgré des études supérieures et de longs séjours en milieu urbain ils ont été incapables de moderniser une cité au passé prestigieux.

Tout ce qui était précieux sur le plan culturel et historique a été négligé, livré à la prédation, bradé, pillé. La vieille ville fut partiellement rasée avec l’arrière-pensée de rétrocéder les terrains constructibles récupérés aux requins de la finance mafieuse.

Pourtant elle était classée patrimoine national et attendait des expertises de l’Unesco pour une inscription sur le registre du patrimoine universel.

Raser Souika la millénaire et construire à la place des ensembles de haut standing. Ce plan fut cautionné par des «élus» sur commande dont l’un d’entre eux siège au Sénat.

La Syrie, l’Italie, le Maroc, la Grèce, l’Egypte, l’Espagne ont intelligemment intégré leurs quartiers historiques à l’extension moderne des villes et ont en fait des sources de revenus plus sûres que l’agriculture et le pétrole. Chez nous on rase aveuglement. Chez nous on déchire sans état d’âme des pages entières de notre riche histoire qui reste encore tabou. Car des hommes ont décidé que l’Algérie n’existait pas avant la «venue» des Arabes. Ils ont essayé par tous les moyens d’effacer de notre mémoire les siècles antéislamiques  comme s’ils ont honte que l’Algérienne ne fusse pas musulmane avant la naissance du Prophète Mohammed (QSSSL).

Si vous désirez mesurer les crimes et les méfaits de la mauvaise gestion de Constantine, essayez de répondre à quelques questions qui, normalement n’ont pas lieu d’être :

Quelle est la ville au monde dont les jardins publics sont des buvettes et des mahchachates à ciel ouvert ? Le commerce et la consommation des psychotropes et de l’alcool ont fait fuir de ces espaces de détente les honnêtes citoyens.

Quelle est au monde l’autorité municipale qui ferme le plus beau jardin public du centre-ville parce qu’elle est incapable d’entretenir les parterres de fleurs et d’assurer la sécurité ? Des vendeurs de n’importe quoi le squatte.

Quelle est au monde l’autorité municipale qui ferme les yeux quand des constructions illicites poussent comme de la mauvaise herbe sur des espaces communaux incessibles comme les trottoirs, les dépendances des écoles, les placettes publiques ?

C’est à partir de là que vous pouvez vous faire une idée sur les outrages qu’a subis l’antique cité numide… Cirta qui fut certainement un centre de rayonnement culturel et cultuel  en une période où les hommes avaient le sens du devoir car guidés par un idéal de bâtisseurs et de solidarité humaine.

Ce n’est hélas plus le cas

La cupidité et la bêtise ont saccagé des joyaux de l’architecture universelle.

Quant à l’esprit des «élus» il est résumé dans une brève déclaration de l’un d’entre eux devant un parterre d’artistes en ouverture d’une cérémonie en leur honneur en 2005. «Nous rendons grâce à Dieu de nous avoir envoyé un wali (un préfet)  qui veut travailler pour la ville».

Et les «élus» à quoi servent-ils ?

A mal gérer en attendant que Dieu daigne placer au-dessus de leurs têtes un honnête fonctionnaire qui les contraindra de faire leur travail en brandissant la menace de les destituer ou de les traîner en justice ?

Haddad Malek affirmait que nulle part ailleurs, qu’à Constantine le ciel n’est aussi bleu. Qu’il me permette de dire que nulle part ailleurs qu’à Constantine la bêtise humaine et la cupidité n’ont commis autant de ravages. Impunément.

Par Mehdi H.

(1) Actuellement boulevard Zighout Youcef

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Bouharoun

Un cadavre dans un chalutier

Une autre victime de l’Eldorado européen, semble-t-il, a été repêchée jeudi 2 novembre, au large de Bouharoun, une localité portuaire de la wilaya de Tipasa. Et de quelle manière ! Les membres d’équipage d’un chalutier de la flottille de pêche du port susmentionné ont, en effet, été fortement secoués en apercevant au milieu des poissons remontés par le chalutier, le cadavre d’un homme. Un cadavre dont l’état, quelque peu décomposé, nous a-t-on dit, laisse supposer que la noyade remonte à quelques jours déjà. L’enquête ouverte par la brigade de Gendarmerie nationale de Bouharoun allait cependant rapidement évoluer dans le sens de l’identification du malheureux qui serait âgé d’une vingtaine d’années. Une identification qui a été rendue possible, selon nos sources, grâce au téléphone portable découvert dans sa poche. Grâce à un traitement approprié effectué par une équipe spécialisée du groupement de la Gendarmerie nationale de Tipasa, il a été possible, pour les enquêteurs, de récupérer tous les numéros sauvegardés dans la mémoire de l’appareil.

Ce qui leur a permis, après de multiplies essais, de retrouver la famille du noyé et de l’identifier. Celui-ci était, toujours selon nos sources, originaire de la wilaya de Tlemcen qu’il avait quittée, il y a quelques jours, pour tenter de rejoindre par la mer et clandestinement, l’Espagne. Une tentative qui s’est malheureusement terminée par la mort. Un sort qu’avaient déjà connu d’autres avant lui, parmi lesquels les neuf «harraga», dont les corps ont été repêchés dernièrement au large d’Oran.

A ce propos, nos sources n’écartent par la possibilité que le malheureux repêché au large de  Bouharoun, faisait partie de ce groupe et que son corps a été emporté loin du lieu du drame par de forts courants marins.

Des suppositions que nous n’avons malheureusement pas pu vérifier auprès de sources plus crédibles.

Mohamed Amine

 

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Communes de Souk El Khemis et El Mokrani

Désenclavement et eau potable

La commune de Souk El Khemis, située à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Bouira,

a grand besoin de projets en matière de développement et les actions entreprises récemment dans ce domaine par les autorités redonnent espoir aux habitants de la région qui aspirent depuis très longtemps à une amélioration de leur quotidien. En premier lieu, il a été procédé à l’ouverture d’une maison cantonnière pour l’entretien des routes relevant de la circonscription de la commune de Souk El Khemis. S’en est suivi le lancement des travaux de construction d’un complexe sportif de proximité (CSP) et la pose de la première pierre pour la réalisation de 50 locaux à usage professionnel, comme il a été constaté également l’avancée du projet de la nouvelle route qui relie le CW 15 et le village El Ounansa, sur une distance de

3,5 km ainsi que celui de l’alimentation en eau potable au profit des habitants des villages de Aïn Amer et Ouled Serine. Pour ce qui est de la commune d’El Mokrani, située à l’ouest de Bouira, il est question de l’ouverture, depuis peu, de la route qui relie le CW 15 au village El Houadchia et de la mise en marche du réseau d’alimentation en eau potable pour les habitants du même village, lequel a été doté de l’éclairage public.

Farid Haddouche

 

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Maâtkas (Tizi Ouzou)

Encore un commerçant enlevé

Un commerçant et son employé, originaires de Maâtkas, ont été enlevés par des individus armés samedi aux environs de 20 heures sur le CW 147 reliant Tizi Ouzou à Maâtkas, avons-nous appris de sources sûres. Le commerçant âgé de 46 ans et son employé de 39 ans roulaient à bord d’un camion et s’apprêtaient à regagner leur domicile lorsqu’ils ont été interceptés par ces individus armés en nombre indéterminé, selon nos sources. Le camion en question a été retrouvé non loin du lieu de l’enlèvement, dit «Lemcha». Le commerçant exerçait au niveau de la sortie sud-ouest de la ville de Tizi Ouzou. Jusqu’en milieu d’après-midi d’hier, on ignore si les ravisseurs ont exigé une rançon contre la libération des deux victimes, tous deux pères de famille. Pour rappel, en juin dernier, un autre commerçant de Maâtkas avait été enlevé puis libéré en contrepartie du paiement d’une rançon, une dizaine de jours après son enlèvement.

Hamid M.

 

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Complexe touristique le Rocher noir de Jijel

Deux nouvelles distinctions internationales 

Pour la quatrième fois en moins d’une année, Mohamed Guenoune et son complexe touristique, sis à Jijel, le Rocher noir, ont reçu une distinction internationale. Il s’agit cette fois-ci de la récompense de l’Isaq (International Star Award for quality) dont la cérémonie a eu lieu le 30 octobre à Genève. Une récompense qui intervient après celle du 22 du même mois, où le Rocher noir a décroché le Trophée international de la qualité, (New Millenium Award). La cérémonie de remise de cette distinction s’est tenue à l’occasion de la 34e édition du «New Millenium Award», avec la  participation de représentants de plus de 200 entreprises venus de 35 pays. Les deux premières distinctions reçues par

M. Guenoune sont le Trophée d’or du Trade leader Club qui s’est tenu le 26 janvier  Janvier 2006  à Madrid et celui de l’Étoile internationale de la qualité, qui a eu lieu en juin 2006 à Paris.

«J’ai toujours tenu à offrir un produit assez spécial et profiter de cet investissement pour montrer que nous disposons de grandes potentialités dans le domaine du tourisme et qu’il y a des ressources naturelles à exploiter et en faire profiter les Algériens» nous a réitéré hier,

M. Guenoune après son retour de Genève.  Mais il est malheureux de constater que tous ces succès à l’échelle nationale, ne trouvent pas d’échos  en Algérie pour  le grand dam de cet investisseur qui subit actuellement des entraves administratives.

Situé à El Aouna à 10 km du chef-lieu de la wilaya de Jijel, le complexe le Rocher noir est une véritable  perle en matière d’investissements touristiques. Il est à signaler par ailleurs,  que le Trophée international de la qualité a été accordé à trois autres entreprises algériennes, au même titre que la SNC Rocher Noir (tourisme. Il s’agit de la  Sarl Olympic Ali Hadji Chlef (agroalimentaire), d’Afrique Alu (aluminium structures) et d’Algerbros (manufacture). 

Habiba Ghrib

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