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L’Alliance et le report de la révision constitutionnelle

Un nouvel écueil

La classe politique perplexe

Report de la révision de la  constitution 

Les dits et non-dits

Après le report du référendum

Le FLN peu rassuré

Ali Miliani lors d’une conférence de presse

«Le retour de l’islamisme est dû aux reculades»

Situation sociale du pays

Le PT dresse un tableau noir

Pour dire non à la violence

Le FFS organise une marche jeudi à Tizi Ouzou

Affaire BRC

La Banque mondiale mécontente

Ksentini le qualifie de réconciliateur modéré

«On ne peut pas empêcher Kébir de s’exprimer»

Le procès  BCIA s’ouvre aujourd’hui à Oran

57 personnes devant le tribunal criminel

Ali boukaroura Sg du CNES

«Pour un Conseil  unifié»

Cour des Comptes

Quatre juges seront formés par l’ONU

APW de Tizi Ouzou

Le groupe FFS risque l’éclatement

Tourisme saharien

Un Conseil des ministres arabe à Ghardaïa

Un bureau permanent a été installé 

Procamex-Algérie est né

 

 06/11/06

 

 L’Alliance et le report de la révision constitutionnelle

Un nouvel écueil

En fait la remise en cause du projet de révision de la Constitution risque d’être un coup dur pour l’alliance.

L’alliance présidentielle qui tente par tous les moyens de maintenir l’illusion d’une entité homogène et solidaire portant à bras le corps le programme présidentiel aura peut-être quelques difficultés à surmonter le dernier écueil qui vient de se dresser sur son chemin. En effet, après l’annonce par le Chef du gouvernement, Belkhadem, d’un «léger report» de la révision constitutionnelle et la confirmation de cette déclaration, vingt quatre heures plus tard, par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, force est d’indiquer que les trois dirigeants de l’alliance auront du mal à faire encore avaler la pilule sur une prétendue «bonne santé» de cette entité. Ils auront beau arborer officiellement les signes d’une entente parfaite. En fait, la remise en cause du projet de révision de la Constitution risque d’être un coup dur pour l’alliance. Le coup fatal ? Au regard des intérêts politiques des uns et des autres, et à l’interdépendance des trois partis réunis au sein de    l’alliance, il est certain que leurs responsables respectifs feront en sorte d’atténuer l’onde de choc du report de la révision de la loi fondamentale. Et pourtant, il est certain qu’à l’intérieur de cette entité, on se regardera

désormais autrement puisque la domination que semblait exercer le FLN est implicitement remise en cause. Ouvertement contesté par ses deux alliés qui lui reprochaient de verser dans une gestion unilatérale des questions politiques, à l’image de celle portant révision de la Constitution, le FLN avait peu cure de la contestation à peine voilée du RND et du MSP. Le coma dans lequel a sombré l’alliance est de l’avis de tous les observateurs un signe extérieur de cette contestation. L’alliance donnait ainsi l’impression d’être maintenue en vie artificiellement. Belkhadem pensant avoir le vent en poupe estimait ne pas avoir de compte à rendre à ses partenaires mis dans la situation de suivistes à leur corps défendant. Cette impression sera nettement visible s’agissant de la révision constitutionnelle. Ainsi, le RND, après avoir laissé entendre qu’il s’opposait au projet, arguments politiques à l’appui, se repositionnera sur la question en affirmant qu’il souscrivait à l’idée de la révision. Les réserves avaient trait tout simplement au fait que l’initiative et la mouture émanent d’une formation politique. Un bras de fer qui n’a pas voulu dire son nom avait été engagé. Le patron du RND, soucieux comme il aime à le dire dans l’intérêt du pays, s’est astreint à une ligne de conduite qui se voulait sans aucune ambiguïté. Le RND, précisait-on à chaque opportunité, soutient le président de la République et souscrit à toute initiative prise par lui. La précision ne souffrait aucune nuance : le FLN est considéré comme un parti politique au même titre que les autres partis. Il est vrai aussi que Belkhadem et les siens avaient en toute logique le droit de croire au contraire. Majoritaire aux assemblées élues, majoritaire au gouvernement avec en prime un Chef du gouvernement issu de ses rangs, le FLN est en position de croire que sa supériorité n’est pas seulement numérique. Il est devenu le principal animateur de la scène politique et médiatique. De l’autre côté, l’affaiblissement du RND, pour ne citer que ce frère ennemi, semblait de plus en plus visible avec notamment la résurrection des redresseurs qui avaient fait leur apparition au lendemain des élections de 2002. Le RND n’avait plus de poids sur la scène, a-t-on laissé croire. Et pourtant les observateurs affirment aujourd’hui, après le report de la révision, que la vitalité du parti d’Ouyahia est prouvée. Oui peut-on le dire, à condition toutefois de considérer qu’un bras de fer avait été engagé entre lui et Belkhadem au sujet de la révision de la Constitution.

Nadia Kerraz

 

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La classe politique perplexe

La désormais confusion qui s’installe autour de la question de la révision ou pas de la Constitution, prévue initialement pour la fin de l’année en cours, vient, sans doute aucun, de confirmer la léthargie pour ne point dire l’agonie dont laquelle est plongée, depuis bien longtemps d’ailleurs, la classe politique nationale. Cependant, il ne faut pas être clerc pour deviner, via leurs réactions sur cette question précise, que les partis politiques sont, pour le moins qu’on puisse dire, perplexes. A dire vrai, bon nombre d’entre eux sombrent encore dans des conflits internes qui menacent leur existence même. Et, par conséquent, se sont penchés, au détriment des prises de positions tangibles quant aux dossiers ô combien sensibles et décisifs sur le devenir de la nation, à régler des problèmes liés aux restructurations organiques, voire aux divergences et autres luttes intestines. Luttes qui tardent souvent à voir leurs épilogues. Les conjonctures actuelles des formations du MDS, El Islah, PT, FLN et, à un degré moindre, le FFS, pour ne citer que celles-ci, sont des exemples éloquents qui attestent le constat. Alors, loin d’être des forces de proposition dignes de ce nom, quelques partis ont exprimé, par voix de leurs porte-paroles, des positions «ambiguës» sur la question de la révision du premier référentiel de la nation. Voyons de près quelques réactions de partis, qui ont pour objectif primordial de dissimuler leurs conflits intérieurs que d’éclaircir l’opinion publique sur la question. Le Front des forces socialistes (FFS), sans pour autant proposer, jusqu’ici,  quoi que ce soit sur le dossier estime que «la révision de la Constitution n’est pas une solution». Comme pour réitérer la vision «toujours opposante» du parti, le chargé de la communication au FFS,  a qualifié d’«aberrante» la déclaration de M. Belkhadem sur la révision de la Constitution. Selon lui, «la déclaration de M. Belkhadem est la plus grande aberration de l’histoire». «Pour un parti qui est majoritaire, dire qu’il faut réviser la Constitution pour clarifier la nature du régime, c’est absurde. S’il veut savoir qu’elle est la nature du régime, je peux lui rappeler qu’il s’agit d’un pouvoir autoritaire et militaire», a-t-il encore confié à un confrère. Invité à se prononcer  sur la question «inéluctable?» du report de la révision de la Constitution, l’orateur considère que la crise est éminemment politique qui nécessite une solution politique. A ce propos, au lieu d’être avec la conjoncture actuelle, il renvoie le journaliste et bien entendu, l’opinion publique, aux premières années de l’indépendance en estimant que «toutes les Constitutions n’ont pas empêché qu’il y ait des coups d’Etat ni en 1965, ni l’installation du colonel Chadli Bendjedid après la mort de Boumediene et encore moins d’empêcher le coup d’Etat dont Bendjedid a fait l’objet, ni empêcher le départ de Zeroual». La réaction du Mouvement démocratique et social (MDS), semble, elle aussi, passée à côté. Pour cette formation politique qui, faut-t-il le dire, plongée dans la totale divergence depuis le décès de son fondateur, il y a plus d’une année, la révision de la Constitution ne constitue point une priorité. Pendant que le projet est bel et bien appuyé par les hautes instances du pays, le MDS trouve que

«le projet de la révision de la Constitution par voie référendaire n’a aucune raison d’être puisque le projet est concocté en solo», nous dira, hier, au téléphone, Ahmed Meliani, secrétaire général par intérim du Mouvement. Alors que la scène politique s’attendait à l’annonce de la date de la tenue du référendum sur la révision constitutionnelle, le MDS plaide pour une nouvelle Constitution soumise au débat avec tous les partis politiques. Le parti du défunt El Hachemi Chérif semble concentré, ces jours-ci, beaucoup plus sur la tenue de son congrès national que sur les développements de la scène politique.  Par ailleurs, le parti du Rassemblement national démocratique (RND) qui a préféré la position du wait and see a indiqué qu’ «il est prématuré de commenter la décision de report du référendum sur la révision de la Constitution, tant que les préparatifs d’un tel rendez-vous sont toujours en cours». Au final, le porte- parole de la formation politique de l’ex- Chef de gouvernement, Ahmed Ouyahia, ajoute que «nous attendons la finalisation des préparatifs et la promulgation du projet pour nous prononcer».

M. Kechad

 

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Report de la révision de la  constitution 

Les dits et non-dits

Ainsi donc, pour expliquer les raisons qui ont conduit le chef de l’Etat à reporter sine die le référendum sur la nouvelle Constitution, on n’a pas vu mieux que de dépêcher le Chef du gouvernement, dont le parti est pour l’heure le seul auteur connu à avoir élaboré une mouture. Mais tout compte fait, il  ne  dira rien  qui puisse convaincre une opinion publique indifférente à la question. Belkhadem a déroulé des arguments qui sont, à plus d’un titre, difficile à «avaler» sinon comment expliquer qu’un projet politique sur lequel le chef de l’Etat a jeté tout son dévolu lors du premier mandat, notamment au point d’en faire l’un de ses sujets préférés lors de toutes les interviews accordées et en mobilisant, durant son second mandat  les partis de l’alliance, notamment le FLN, soit soudainement relégué dans la catégorie des besoins secondaires de la nation. Croire à de pareilles vétilles, c’est méconnaître tout de la politique algérienne. Pourtant là, le Chef du gouvernement n’a pas été le seul à enfiler les habits du pompier. Fort de sa stature, de «l’homme du président», le ministre de l’Intérieur a tenté lui aussi  quelques acrobaties oratoires mais qui se sont révélées autant peu convaincantes que celles de Belkhadem. En marge de la cérémonie de la célébration  du 52e anniversaire de la Révolution, Yazid Zerhouni a laissé dire que le temps-court- ne pouvait permettre l’organisation de la consultation populaire. Mais le ministre semble omettre que le délai butoir de la convocation du corps électoral qui devrait en théorie se faire avant 45 jours n’a pas encore expiré et du coup l’argumentaire de Zerhouni n’a plus aucun sens. Ou presque. D’autant plus que l’Algérie, et là ce sont des responsables de l’administration qui le soutiennent, s’est fait, par la force des choses, une spécialité des consultations populaires. Autrement dit, l’administration est bien huilée pour organiser un référendum de cet acabit. Il suffit de le demander, se laissera à reconnaître un responsable de l’administration locale.  Les vraies raisons, en fait, sont à chercher ailleurs…

Amine Goutali

 

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Après le report du référendum

Le FLN peu rassuré

Le Président avait, dans un premier temps, souhaité un référendum avant la fin de l’année.

Au moment où le PT s’est dit, par la voix de son porte-parole, satisfait du report de la révision constitutionnelle, le RND semble, à en croire sa réaction, peu inquiété et le MSP désemparé, le FLN premier promoteur du projet de révision et auteur d’une mouture remise au président de la République s’est précipité pour tenter d’expliquer un léger report de l’évènement qui a constitué son cheval de bataille des mois durant.

M. Belkhadem avait, pour rappel, évoqué le premier, l’idée du report lors de son passage à une émission radiophonique de la Chaîne I en le justifiant par «une hiérarchisation des priorités présidentielles».

Le Président avait, dans un premier temps, souhaité un référendum avant la fin de l’année. Un vœu exprimé le 4 juillet passé devant l’état-major de l’ANP. Tout était fin prêt ou presque. La campagne de révision des listes électorales ouverte début octobre écoulé, battait alors son plein. Les 48 walis auraient même été instruits pour préparer la logistique nécessaire pour faire de la journée du 21 décembre jour de référendum. Et voilà que le ministre de l’Intérieur a profité d’un aparté avec des journalistes à l’occasion de la cérémonie organisée le 1er novembre, pour prendre tout le monde de court et «glisser» le renvoi du projet de révision constitutionnelle à une date…indéterminée. Et ni Yazid Zerhouni, ni M. Belkhadem n’ont donné de détails concernant un échéancier pour l’organisation du référendum alors que la classe politique l’estimait faisable dans des délais raisonnables pour le reste de l’année 2006. Cela dit, hormis le RND, aucun autre responsable ne s’est manifesté pour éclairer un tant soit peu une opinion publique frappée d’opacité sur «ce rééchelonnement politique» des priorités du président de la République. Dans son laconique communiqué rendu public hier, le RND s’est passé de commenter le report tout en assurant que «les préparatifs relatifs au projet de révision de la Constitution sont encore en cours» et qu’il attend «avec intérêt la fin de ces préparatifs et la publication du projet». Cette sortie, pour le moins inattendue de la part de la formation de Ouyahia en nette contraste, dans un passé récent, par rapport à ses deux alliés que sont le FLN et le MSP concernant la révision de la loi fondamentale du pays renseigne on ne peut mieux sur l’absence de consensus autour du projet, en haut lieu. Ou tout simplement l’absence d’une mouture mature sur le bureau du chef de l’Etat, à la hauteur de ses aspirations. Abdelaziz Bouteflika ambitionnait, depuis sa prise de pouvoir en 1999, de procéder à une entière refonte de la Ve Constitution du pays. Même si côté officiel, l’on avance que les auditions des membres de l’exécutif entamées en plein ramadan captent l’intérêt du Président, celles-ci semblent aussi inspirer le premier magistrat du pays pour apporter des améliorations au fur et à mesure, d’où le souci de gagner plus de temps à même de chevaucher son agenda. Et en tous cas, le FLN qui s’est offert le luxe de rafler la vedette des mois durant en faisant la promotion de son initiative commandée, se confine, actuellement, dans un silence religieux sur la question pour éviter d’expliquer les vrais motifs d’un report bien intriguant.  

S. B.

 

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Ali Miliani lors d’une conférence de presse

«Le retour de l’islamisme est dû aux reculades»

«Tournant le dos aux exigences de la société et de la nation algérienne, le pouvoir poursuit le renforcement de son alliance avec l’islamisme politique en passant à un niveau supérieur de compromission et de trahison en permettant, y compris contre ses propres lois, notamment celles interdisant l’expression aux ex-dirigeants du FIS dissous, à des figures de proue de l’assassinat et de la destruction  de l’Algérie, d’engager en concertation avec le Chef du gouvernement et nombre de ses élus et chefs de partis croupion la reconstruction d’une force politique conquérante.» C’est par ces mots, pour le moins virulents, que s’est exprimé, hier, lors d’une conférence de presse tenue en son siège, le secrétaire général du Mouvement démocratique et social (MDS), Ali Miliani. Préparant le congrès national de cette formation politique qui aura lieu les 21 et 22 décembre de l’année en cours, le conférencier a affirmé que «le retour de l’islamisme est dû aux nouvelles reculades de l’Etat algérien patrimonialisé par ce système et, surtout, la baisse de vigilance théorique et politique des démocrates.»  C’est pourquoi, estime le conférencier, il est primordial qu’il y ait une «négociation  entre toutes les forces patriotiques et démocratiques afin de construire une alternative démocratique à même de faire sortir le pays de la crise.» Et de s’interroger : «Pourquoi on nous interdit l’organisation d’une conférence dans une salle de cinéma à Oran alors que Rabah Kebir le fait sans crainte?»  Pour lui, les attentats perpétrés un peu partout  prouvent que la réconciliation nationale est un total échec pour ses concepteurs. Evoquant la révision constitutionnelle, sujet qui polarise l’actualité politique nationale, le SG  du MDS fera savoir qu’«au moment où la crise de l’Etat  se manifeste sous des formes paroxystiques (crises économique, sociale identitaire et morale profondes) le pouvoir, coupé de la société réelle et de ses aspirations, s’atèle à réguler ses modes de fonctionnement internes par une révision constitutionnelle qui ne peut qu’occulter le combat historique mené par le peuple et ses forces républicaines et démocratiques contre l’intégrisme et la séparation du politique et du religieux.» Parlant de la situation économique de notre pays, le conférencier dira qu’il est inquiétant qu’au moment où l’on annonce une réserve de change jamais égalée, «aucun investisseur ne pointe à l’horizon et que la pauvreté touche des pans entiers de la société.» A cela, s’ajoutent les scandales financiers impliquant de hauts cadres de la nation. Selon Ali Miliani, qui affirme que le pouvoir est coupé de la réalité, le fossé est profond qui sépare la société du pouvoir. Interrogé sur la participation de son parti aux élections prochaines, Ali Miliani s’est contenté de dire que « ce n’est pas encore l’heure d’en parler». S’agissant des dissidents, qui compteraient organiser leur congrès, le secrétaire général du Mouvement  démocratique et social dira que «cette page est tournée, que les copains ont droit d’exprimer leur opinion et qu’ils sont invités à participer au congrès.»

Djamel Oukali

 

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Situation sociale du pays

Le PT dresse un tableau noir

La situation sociale du pays a occupé le gros des travaux du Comité central et du Conseil national du parti des travailleurs (PT), qui se sont réunis récemment à Alger.

C’est ce qu’a indiqué un communiqué émanant du PT, parvenu, hier, à notre rédaction.

Du point de vue de la formation politique de Louisa Hanoune, rien ne va plus sur le volet social des Algériens puisque «le Comité central et le Conseil national ont présenté des rapports établissant le caractère explosif de la situation sociale, la décomposition sociale rampante effrayante, la détresse de la jeunesse à l’origine du drame des harraga, du banditisme et de la violence urbaine, celle des travailleurs soumis à l’arbitraire et aux menaces de licenciement en conséquence de la privatisation», écrit le Parti des travailleurs dans son communiqué. Se basant sur ces faits, le PT estime que  «la politique en cours est non seulement contradictoire avec la renationalisation des hydrocarbures  et la décision d’utiliser le fonds de régulation des recettes pour financer les besoins économiques et sociaux, mais elle est porteuse de désordre et de chaos».

La même formation politique trouve contradictoire, aussi, la décision d’ouvrir le capital du CPA, de la BDL, puisque cette décision confisque, ajoute-on, la souveraineté de l’Etat algérien. A ce propos, le PT appelle à la

«suspension des décisions de privatisation et à l’ouverture d’un débat national pour définir une stratégie industrielle conforme aux besoins de la nation et préserver le pays du pillage».

Les membres du Comité central et du Conseil national considèrent que les gouvernements qui ont pris des mesures hardies de rupture avec les politiques de pillage étranger se sont appuyés, souligne-t-on, sur la mobilisation populaire. Par ailleurs, ils trouvent que le règlement de ces problèmes ouvrant la voie à l’amélioration effective des conditions de vie, est la condition pour l’assainissement du climat politique et social afin que les prochaines élections se déroulent dans la sérénité et consacrent la démocratie politique. Dans un autre chapitre, le secrétariat politique du PT a défini, poursuit-on, les démarches et initiatives pour organiser la défense du quotidien arabophone  Echourouk El Youmi, «en défense de la souveraineté et de l’intégrité nationale», conclut le communiqué du PT.

M. K.

 

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Pour dire non à la violence

Le FFS organise une marche jeudi à Tizi Ouzou

La vague de violence  et d’assassinats qu’a connue notre pays ces derniers mois n’a pas laissé de marbre le plus vieux parti de l’opposition démocratique, le Font des forces socialistes en l’occurrence qui vient de perdre un de ses militants, Rabah Aïssat, P/APW de Tizi Ouzou, lâchement assassiné dans son village au cours du mois de ramadan. Pour dénoncer justement «la spirale infernale des violences, des assassinats et des tueries, pour déminer le terrain et les esprits dans notre pays afin de faire échec au chaos programmé», le parti de Hocine Aït Ahmed «appelle l’ensemble des femmes et des hommes libres, les citoyennes et les citoyens à une marche populaire suivie d’une prise de parole jeudi prochain à Tizi Ouzou à 10 heures».  Cette marche sera organisée sous le slogan suivant : «Non à l’impunité, non à l’amnésie et pour un avenir de démocratie, d’égalité et de solidarité, fédérons nos espoirs sans peur, sans violence et sans haine.»

D. O.

 

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Affaire BRC

La Banque mondiale mécontente

Des sources proches de ce dossier disent que Brown Root & Condor compte moins d’une centaine d’employés, en Algérie.

Selon une source généralement bien informée, le ministre de l’Energie ne semble pas avoir, actuellement, les faveurs de la Banque mondiale, son ancien employeur, pour avoir enfreint l’une des dispositions d’un accord liant cette banque au gouvernement algérien. Des dispositions relatives à l’octroi de marchés à caractère d’«urgence». Celles-ci sont reprises par le département ministériel de Chakib Khelil sous la forme de la disposition A/408 à l’usage de la passation des marchés publics. Dans un avis d’appels d’offres de Sonatrach, publié dans le Baosem, on peut lire, par exemple, qu’il est stipulé que dans tout octroi de marché, même d’urgence, il est conseillé de passer par un avis d’appel d’offres ouvert. «Dans le cadre de la mise à niveau de Sonatrach aux normes universelles de fonctionnement des entreprises, Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, président directeur général de Sonatrach par intérim, pour assurer la transparence et la concurrence les plus larges dans l’attribution des marchés à Sonatrach, a, le 11 février 2002, édicté la décision A 408 (R14) portant passation des marchés à Sonatrach», lit-on sur cette revue. En ce qui concerne la disposition A 408 (R15), «portant directive de passation des marchés de fournitures, de travaux de fournitures et montages d’installations et de services physiquement quantifiables», celle-ci «consacre la procédure d’acquisition de fournitures, de réalisation de travaux, de fourniture et  d’installations et de services physiquement quantifiables par voie d’appel d’offres ouvert». Des directives inspirées par la Banque mondiale à la Sonatrach et que cette dernière a fait siennes ont donc été piétinées dans les passations de marchés au bénéfice de BRC, même si l’Algérie ne soit pas obligée de se conformer à cette disposition de la Banque mondiale, cette banque ne semble pas avoir apprécié le fait que BRC eut obtenu des marchés colossaux sans recours à des avis d’appels d’offres. Des marchés se chiffrant à des milliards de dinars et ne présentant pas de caractère d’urgence. Mieux, des sources proches de ce dossier disent que le BRC compte moins d’une centaine d’employés, en Algérie. D’où les interrogations de ces sources de savoir comment une société au nombre réduit d’employés a-t-elle pu postuler à des marchés d’une telle importance financière. Une autre source au fait de ce dossier dit que «l’enquête menée par l’inspection générale des finances (IGF), n’a concerné qu’une parti infime des marchés obtenus par BRC, une société créée par Sonatrach, coté algérien, et Halliburton, coté américain». Cette société qui offre des services d’ingénieering a recouru à des sous/traitances dans la réalisation de ces marchés avec des surfacturations. Les délais de réalisation n’ont pas été respectés, ce qui enleve au caractère urgent que l’on a tenté de faire valoir.         

M. Abi

 

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Ksentini le qualifie de réconciliateur modéré

«On ne peut pas empêcher Kébir de s’exprimer»

Rabah Kébir, ancien dirigeant du FIS dissous n’a pas discuté de l’éventualité de la création d’un autre parti politique lors de son entrevue qu’il eue récemment avec

Me Farouk Ksentini, président de la commission nationale consultative de la protection et de la promotion des droits de l’homme (CNCPPDH).c’est ce qu’a affirmé hier le président de CNCPPDH lors de son intervention à l’émission de la chaine III «En toute franchise». M. Kébir, a t-il dit «a eu la délicatesse de ne pas évoquer avec nous cette éventualité». «Il (Kébir) a parlé, par contre de réconciliation nationale. L’entretien a été fluide et fructueux. M. Kébir s’est montré réconciliateur et modéré. Le discours de M. Kébir était fraternel et dégage la philosophie nationale de son auteur». C’est en ces termes que Me Ksentini a décrit son interlocuteur qui a précédemment rencontré plusieurs autres personnalités. «Il y a tout lieu de se féliciter», a-t-il conclu. L’autre sujet de discussion avec l’ex-dirigeant du FIS a porté, selon Me Ksentini sur la démocratie dans le pays. Me Ksentini a éludé de reconnaître que les activités de Kébir et ses discours politiques depuis plusieurs tribunes sont une transgression des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. Il s’est contenté de rappeler que Kébir est effectivement interdit de reprendre ses activités politiques. «Mais peut on interdire à Kébir d’émettre des opinions ? Ce qui est un droit naturel de chacun d’entre nous», a-t-il soutenu. Le faire serait le réduire au silence et c’est contraire au respect des droits de l’homme, a concédé Me Ksentini avant de souligner : «Je suis très loin du discours des islamistes mais je m’emploie à le comprendre». Revenant sur les difficultés d’ordre «bureaucratique» qui entravent l’application de la charte, le président de la CNCPPDH considère qu’il s’agit notamment de lenteurs enregistrées dans l’opération d’indemnisation des familles des victimes de la tragédie nationale. La réintégration des personnes, dans le cadre de la charte, dans les postes de travail n’est pas une tache facile, explique Me Ksentini. Par ailleurs, l’instance de

Me Ksentini a été saisie au sujet des personnes incarcérées, pour activités terroristes au Sud. Elles ont été innocentées par la justice, mais les dispositions de la charte n’évoquent pas leur situation. Ils sont entre 15 000 et 18 000 personnes détenues administrativement. La plupart ont perdu leur emploi. Elles ont le droit à une réparation. C’est là que pourrait intervenir en fait le président de  la République, pour compléter les dispositions de la charte. Concernant les personnes enterrées sous X, du matériel spécial important pour identifier les corps a été acquis par l’Algérie, souligne M. Ksentini. En ce qui concerne les personnes décédés suite aux attentas terroristes perpétrées après la promulgation de la charte, M. Ksentini indiquera qu’elles seront considérés comme des victimes de la tragédie nationale. Il faut prendre en charge leurs ayants droits.

Fatima Arab

 

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Le procès  BCIA s’ouvre aujourd’hui à Oran

57 personnes devant le tribunal criminel

Cinq sept personnes sont concernées par le procès de l’affaire BCIA (ex-Banque commerciale et industrielle d’Algérie, dont l’agrément lui fut retiré en 2003) et qui s’ouvre aujourd’hui  devant le tribunal criminel d’Oran, a indiqué hier lors d’une rencontre avec la presse, le procureur général près la cour de justice d’Oran, Zeghmati Belkacem. Au départ, 68 personnes avaient été inculpées dans le cadre de cette affaire, a rappelé le magistrat, expliquant que 10 d’entre elles ont bénéficié d’ordonnances de non-lieu et qu’un accusé est décédé durant sa détention provisoire. S’agissant des 57 accusés concernés par le procès d’aujourd’hui  (des ex-fonctionnaires de la BCIA et de la Banque extérieure d’Algérie (BEA) ainsi que des commerçants), 37 sont en détention provisoire, 7 sous contrôle judiciaire, 2 en liberté provisoire et 11 en fuite, a précisé le procureur général. Parmi les personnes en fuite, 3 sont sous le coup d’un mandat d’arrêt international alors qu’un autre, dénommé A.F.B. a été extradé vers l’Algérie, fera savoir le magistrat. La dilapidation de deniers publics constitue le chef d’accusation signifié à certains accusés, alors que les autres seront jugés pour complicité,

a-t-il ajouté. Le montant du préjudice déterminé par l’expertise ordonnée par le juge d’instruction est de 13 238 953 231 DA, signalera-t-il. Une centaine d’avocats seront présents au procès de cette affaire où la Banque extérieure d’Algérie (BEA) est constituée partie civile, en plus de plusieurs témoins, a indiqué le procureur général, faisant savoir que le ministère public sera, quant à lui, représenté par un procureur de la République, spécialiste et diplômé en la matière. Quant à la teneur des réquisitions à réserver à l’encontre des mis en cause, «elles seront proportionnelles au préjudice subi», a-t-il souligné. «Nous (le parquet, ndlr) défendrons les intérêts de la société avec toute la rigueur de la loi», indiquera  M. Zeghmati, précisant que «les accusés encourent jusqu’à dix ans de prison ferme».   Par ailleurs, s’agissant de la possibilité de report de ce procès eu égard au fait que 4 des mis en cause ont de nouveau interjeté appel auprès de la Cour suprême, le magistrat a rappelé qu’«il appartient au tribunal de se prononcer pour leur jugement ou pour le report de leur procès».  Appelée également «l’affaire des traites avalisées», l’affaire BCIA, rappelle-t-on, porte sur des effets de commerce telles les traites ou lettres de change avalisées par la BCIA pour être escomptées par la BEA. L’affaire a été révélée le 22 mai 2003 lorsqu’une plainte fut déposée par la direction régionale de la BEA contre les responsables de la BCIA après qu’il fut établi que cette dernière n’était plus en mesure d’honorer ses engagements de rembourser les retraits effectués, précise-t-on, par les titulaires de comptes à la BCIA auprès de deux agences de la BEA. A rappeler que le procès des mis en cause avait dû être reporté en raison du pourvoi en cassation interjeté par certains d’entre eux auprès de la Cour suprême, après que la chambre d’accusation près la cour de justice d’Oran eut qualifié l’affaire de crime. En juin dernier, la Cour suprême jugeait recevables 4 des pourvois interjetés, dont les dossiers furent réexaminés par la chambre d’accusation qui décida de maintenir le renvoi des inculpés devant le tribunal criminel. «Cette affaire a été enrôlée à la présente session criminelle dans les délais fixés par les textes de la loi régissant la programmation d’un procès après l’arrêt de renvoi», soutient le procureur général.       

R. N.

 

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Ali boukaroura Sg du CNES

«Pour un Conseil  unifié»

En dépit de l’activisme  constaté  au niveau  de quelques sections syndicales, notamment  la section de l’USTHB d’Alger, le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) poursuit, de l’avis de Ali  Boukaroura,  ses activités régulières et compte réunir son bureau national la semaine prochaine pour débattre de deux points essentiels ayant trait à l’aspect organique et aux activités syndicales du CNES. C’est ce qu’il nous a indiqué, hier,son SG joint au téléphone.  

Ainsi, en perspective de la rencontre qui  regroupera le CNES, dans les prochaines semaines, avec le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Rachid Harraoubia, les représentants du ce conseil feront le point sur ce qui a été fait où pas encore et exposeront le bilan des précédentes entrevues avec le ministre en ce qui concerne les engagements pris en leur faveur. Suite à quoi, un conseil national sera convoqué, sans pour autant qu’une date soit fixée, afin de tracer le programme de travail qu’entreprendra cette section syndicale en vue de faire valoir ses revendications. Il sera question, à cet effet, entre autres, de déterminer les actions à mener au courant de l’année universitaire 2006/07.  

S’agissant du plan organique du CNES, ce dernier procédera demain à une opération d’élection pour le renouvellement de la section CNES-Université Ferhat Abbès de Sétif. Le SG invite l’ensemble des enseignants à participer à cette élection du conseil syndical. Les adhérents au nombre de 747 devront élire 25 membres  sur les 41 candidats qui se sont déjà présentés. Notre interlocuteur ne manque pas de rappeler que lors du conseil national tenu au mois de septembre dernier, le CNES a lancé un appel favorable à l’ensemble des collègues et sections syndicales à faire part des rencontres et débats sur le devenir de l’enseignant du supérieur afin «de recoller les morceaux» et arriver à construire un «Cnes unificateur». Pour rappel, le conseil est divisé en deux clans depuis la grève nationale ouverte observée en mai dernier, paralysant la quasi-totalité des campus et universités du pays. Elle s’est arrêtée  au mois de septembre dernier.

une crise qui ne dit pas son nom et qui ne veut pas connaître son épilogue, d’autant plus que l’un comme l’autre (CNES, grévistes et dialoguistes) ne veulent pas dépasser leurs divergences.

Kahina Benarab

 

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Cour des Comptes

Quatre juges seront formés par l’ONU

La Cour des comptes organisera, du 28 novembre au 8 décembre prochain, à l’hôtel El Aurassi, un séminaire sur la surveillance électronique des entreprises, apprenons-nous de source proche de cette institution. Ce séminaire sera organisé, en partenariat avec NTOSAI, organisation internationale de contrôle électronique, relevant de l’ONU, et dont le siège se trouve en Norvège. Quatre experts de cette organisation arriveront en Algérie, avant l’ouverture des travaux de ce séminaire, pour la formation de quatre juges de la Cour des comptes algérienne et deux juges de la Cour des comptes de chaque pays arabe.

Ces formations et ce séminaire ont pour but d’adapter les Cours des comptes des pays arabes aux technologies de surveillance des données électroniques des entreprises, dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent, selon cette source. Des techniques devenues nécessaires à maîtriser avec l’ouverture de ces pays à l’économie de marché et aux investissements étrangers. Le but de ces formations et de ce séminaire est d’adopter une démarche commune pour débusquer les tentatives de blanchiment d’argent lorsque des circuits internationaux de blanchiment d’argent voudront investir de l’argent dans ces pays pour le blanchir.       

M. A.

 

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APW de Tizi Ouzou

Le groupe FFS risque l’éclatement

La succession à l’APW de Tizi Ouzou au lendemain de l’assassinat de Rabah Aïssat pourrait coûter cher au parti de Aït Ahmed à l’allure où vont les tractations au sein du groupe FFS constitué par les 13 élus. En effet, une guerre entre au moins deux courants au sein du même groupe s’est déclarée depuis quelques jours, mettant aux prises la tendance conduite par le vice-président M. Boudjemaâ à tel point que toute désignation parmi ces deux chefs des deux files par la direction nationale de leur parti pour succéder à feu Rabah Aïssat pourrait provoquer un éclatement au niveau de la base du parti. Et les cadres qui se souviennent de l’intérêt du FFS, à l’occasion de cette nouvelle épreuve, plaident plutôt pour l’homme du consensus que pourrait incarner M. Kecili. Mieux vaut un consensus au sein du groupe FFS que parmi les élus des autres formations siégeant au sein de l’APW de Tizi Ouzou d’autant plus que le FLN, par sa deuxième position dernière le parti d’Aït Ahmed, aurait suggéré à ce dernier de désigner leur homme pour reconduire la même alliance ayant mené feu Aïssat à la présidence de l’APW de TiziOuzou. Mieux, le FLN ne va même pas présenter de candidat cette fois-ci, lui ménageant une concurrence qui pourrait bien aboutir à des surprises, à en croire des sources proches de l’APW de Tizi Ouzou. A l’heure actuelle, le choix est laissé pour la direction nationale du parti d’Aït Ahmed pour désigner le successeur de Rabah Aïssat et cette succession est toujours en phase de concertation entre les élus et les cadres locaux du parti pour trancher la question.

Hamid Messir

 

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Tourisme saharien

Un Conseil des ministres arabe à Ghardaïa

La wilaya de Ghardaïa abritera dès demain et jusqu’au 8 Novembre un forum sur le tourisme saharien dans les pays arabes.

Cette manifestation au caractère surtout économique, plus que de loisirs, sera organisée conjointement par la Ligue arabe et le ministère algérien du Tourisme. En fait, la programmation de cette rencontre s’inscrit dans le cadre des recommandations de la 9e session du Conseil arabe des ministres du Tourisme qui s’est tenue en juin dernier au Caire. Outre l’échange d’expériences entre les participants dans le domaine touristique, tout en tenant compte des spécificités de chaque pays au plan traditionnel, économique et culturel, la présence des experts de renommée dans ce secteur, à la fois stratégique au plan économique et culturel, contribuera au développement des autres secteurs tels que l’artisanat, l’environnement, les transports, la culture et les collectivités locales qui demeurent des partenaires indissociables. Il faut quand même souligner que le tourisme constitue un puissant moteur de croissance et un facteur déterminant de l’aménagement du territoire et pour lequel les pouvoirs publics entendent optimiser la contribution du secteur touristique à la génération de recettes hors hydrocarbures, de l’économie de services en général. Dans cette optique, le ministère de du Tourisme s’est fixé comme objectif une politique touristique qui prend en ligne de compte les enjeux et les défis que devrait affronter le secteur dans les années à venir. Dans cette vision, le tourisme saharien tient une place particulièrement importante, en considération des potentialités touristiques et paratouristiques, de l’exclusivité de ses produits et de ses effets en termes de valorisation des régions du Sud. Au regard d’une étude confiée au Ceneap, celle-ci constitue la première déclinaison opérationnelle de la politique touristique à l’horizon 2015. Elle traduit la priorité accordée au tourisme saharien dans l’ordonnancement des actions prévues. Il est reconnu que, comparativement au tourisme balnéaire, le tourisme saharien recèle des potentialités non négligeables et présente des avantages compétitifs et des effets de levier qui permettent d’envisager sa relance à court terme et le prédestinent même à jouer le rôle de vecteur du développement national. De part la spécificité de son produit, le tourisme saharien échappe à la standardisation et aux méfaits du tourisme de masse. Il est également porteur de renouveau vu qu’il est multidimensionnel, à travers son patrimoine archéologique, sa biodiversité et sa culture locale, entre autres. Daniel Popp, ancien cadre dirigeant d’un tour-operator, soulignait lors d’un séminaire international organisé en 2002 à Alger : «Que venons-nous chercher au Sahara ? Sa beauté, sa virginité, sa solitude, uniques sur notre planète. Quand on est randonneur, comme le sont mes anciens clients et moi-même, marcher dans le désert, c’est comme traverser une œuvre d’art où la moindre trace de voiture, le moindre papier, voire trop de traces de pas concentrées au même endroit, font tâche». Il ajoute que par le passé, quand l’Organisation du tourisme saharien se limitait à quelques spécialistes-experts, il y avait une vraie prise de conscience de la nécessité de respecter le désert, déjà en le laissant propre.

Rapporter ordures et déchets au point de départ dans un sac poubelle, brûler le papier toilette, pour faire court, laisser le moins de traces possibles de notre passage, était une évidence sous forme de règles élémentaires que nos voyageurs et leurs accompagnateurs, nos prestataires locaux et leurs équipes avaient intégrées au fil des ans après bien des efforts de communication et de pédagogie, destinés à faire prendre conscience aux uns et aux autres que le désert dans sa pureté absolue est un milieu organiquement, culturellement et esthétiquement fragile. Ainsi, de l’éco-tourisme il ne faudrait retenir, selon des spécialistes qu’une unité de valeur… à ne pas dépasser ! Soit limiter un nombre, possible et raisonnable, de voyageurs sur un site à un moment donné. Mais comment l’apprécier ? Les voyagistes, souvent en quête du prix le plus bas pour élargir la clientèle, préfiguraient l’ère de la chartérisation du Sahara avec souvent une prestation locale de moindre exigence, notamment en termes d’encadrement et dont les conséquences sont souvent porteuses de maux. Plusieurs voyagistes se disent satisfaits de la reprise du tourisme dans le Sud algérien. Pourtant, la façon avec laquelle il a redémarré reste un peu débridée et la pollution au niveau de certains sites du Tassili et du Hoggar met en exergue le problème. Cet exemple du Tassili et du Hoggar serait intéressant pour illustrer les conséquences de ce que peut entraîner un développement touristique non maîtrisé et irresponsable. Cette région qui reste l’une des plus belles au Sahara, nous dira M. Popp, a été isolée des flux touristiques pendant plusieurs années et avait donc retrouvé une certaine virginité, comme j’ai pu le constater. Vierge ? Pas tout à fait avec ces multiples traces d’anciens foyers de bivouacs touristiques dont les charbons de bois forment plein de petites tâches noires inesthétiques sur le sable immaculé. On a appris que des voyagistes plus exigeants, travaillent sur un document plus complet, plus précis, ébauche d’un contenu possible pour une véritable charte pour le respect du désert. Localement à Tamanrasset, à l’initiative de l’UNATA, une première mission de «nettoyage» a été effectuée sur les principaux sites pollués. Les agences prestataires prenant conscience des conséquences fâcheuses du «trop de monde, aux mêmes endroits, à la même période» décident de limiter l’anarchie du hors-piste et de ne plus bivouaquer sur les «spots» les plus fragiles – Tin Akachaker, Tahaggart et à terme El Ghessour – pour en réserver l’accès à la découverte pédestre moins polluante. Ainsi, des signes positifs symbolisant pour la première fois à Tamanrasset et peut-être au Sahara, une amorce de prise de conscience collective de type écologique. Oui pour le développement… mais pas n’importe comment. Plusieurs communications portant sur les spécificités du tourisme saharien, le tourisme alternatif respectueux de la culture et de l’environnement, la réhabilitation des ksour sahariens et du produit du tourisme, sont prévues au cours de cette rencontre. Si l’on parle du choix de Ghardaïa à abriter ce Conseil des ministres arabes du Tourisme, on ne manquera pas de souligner la place qu’occupe cette région du Sud en tant que «porte du Sahara» et dont elle peut s’enorgueillir aussi d’être le lieu de la réconciliation d’un tourisme culturel et environnemental. La wilaya de Ghardaïa jouit d’un patrimoine historique riche et de civilisations très variées. Historiquement, l’existence des peuplements de cette région date de la préhistoire ou particulièrement la vallée du M’zab a joué le rôle de centre de troc entre les peuples du Nord et les peuples du Sud. Au plan architectural, la wilaya est composée de cinq cités dans la vallée du M’zab, ainsi que de ksour à Metlili et El Menea. S’agissant des cités millénaires telles que

El Atteuf, Melika, Bounoura, Beni Isguène ou encore Ghardaïa à qui revient le chef- lieu de la wilaya, l’architecture qui a inspiré plusieurs architectes de renom dont

Le Corbusier qui en a fait une école, a épousé le site rocailleux tout en tenant compte du climat et des concepts religieux. D’autres vestiges historiques et touristiques font de cette wilaya un joyau et une curiosité pour les nombreux visiteurs qui s’y rendent à longueur d’année. On signalera dans ce contexte la palmeraie de Ghardaïa, le système du partage des eaux, le barrage de Béni Izguen, les dunes de sable de Mansourah, et la zone humide de Meniaâ qui sert de transit aux différentes espèces d’oiseaux migrateurs, sans oublier la station thermale de Zelfana qui attire régulièrement de nombreux visiteurs mais aussi des curistes. Sans doute, les visites auxquelles seront conviées les membres des délégations participantes donneront plus d’intérêt aux sites.

Ahmed B. Mohamed

 

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Un bureau permanent a été installé 

Procamex-Algérie est né

Un groupement commercial français composé de 14 petites et moyennes entreprises (PME), Procamex-Algérie, a installé officiellement son bureau permanent à Alger samedi dernier, en présence de son directeur, Jean Pierre Brun.

Ont pris part, à l’occasion de cette ouverture, des représentants du ministère de la PME et de l’artisanat, de la Chambre algérienne de commerce et d’Industrie (CACI) ainsi que de nombreux hommes d’affaires.

Soulignons par là que Procamex-Algérie est une association créée en mai 2006 par la Chambre de Commerce et d’Industrie du pays d’Arles, qui comprend trois régions françaises, Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA). 

Comme il convient de noter par ailleurs que l’association couvre de larges secteurs d’activité comme l’agroalimentaire, la production de terreau, l’ingénierie, les services, l’agriculture, le contrôle de la qualité de l’air. Procamex se fixe comme objectif simple d’accompagner ces entreprises en Algérie en vue de leur permettre de «mieux appréhender le marché algérien, renforcer leur action, créer un nouveau réseau et mettre en place, plus tard leur propre structure en Algérie».

Mettant en avant le fait que les relations commerciales algéro-françaises progressaient «de manière très rapide depuis 2000», a tenu à préciser M. Brun, lors d’une conférence de presse, a ajouté, dans la foulée, que cela permettrait aux quelque 200 entreprises de la région CAPA, qui exportent déjà vers l’Algérie, «d’y accroître leurs parts de marché» estime-t-il enfin.

K. B.

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