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LA UNE Si la peine de mort est confirmée, elle devra être appliquée dans les 30 jours. Saddam, dont les avocats feront appel, a dit préférer «mourir par balles». Ce verdict divise la communauté internationale, alors que Bagdad et les grandes villes d’Irak sont sous le régime du couvre-feu.

06/11/06

 

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 Albert Nallet, ancien combattant de l'armée française en Algérie

 

«Il fallait écouter les Algériens en 1945»

 

 

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Aïch etchouf

 

Le Nepad et la Chine

Dans son discours  au 3e Sommet sino-africain, le président Abdelaziz Bouteflika n’a pas pu s’empêcher d’apporter un bémol discret à l’efficacité du Nepad qui reste bien en deçà du véritable plan Marshall que semble vouloir préconiser la Chine en direction de l’Afrique avec la mobilisation de pas moins de 100 milliards de dollars en direction du développement du continent Noir. Car depuis sept ans que dure le Nepad, il faut bien admettre que bien peu de choses concrètes ont été concédées de la part des grandes puissances occidentales qui en axant sur la bonne gouvernance se sont encore une fois érigées en donneurs de leçon, sans donner grand-chose en échange. Ce qui n’est pas le cas de la Chine qui se lance bien plus sérieusement dans une coopération avec l’Afrique qui repose sur un partenariat au contenu bien plus pratique pour des populations qui n’ont pas tant besoin de pédagogie que d’investissement et de transfert de savoir-faire. D’autant que la Chine compte ainsi s’assurer un surplus d’approvisionne-ments énergétiques que les Occidentaux lui comptent au compte-gouttes.

 

Cheikh Ezemli

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Procès de l’ancien président Irakien

Saddam : Peine de mort par pendaison

Si la peine de mort est confirmée, elle devra être appliquée dans les 30 jours. Saddam, dont les avocats feront appel, a dit préférer «mourir par balles». Ce verdict divise la communauté internationale, alors que Bagdad et les grandes villes d’Irak sont sous le régime du couvre-feu.

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 Les Titres

 

Crime crapuleux à Bab El-Oued

Elle tue son mari et mutile son corps

 

Affaire BRC

La Banque mondiale mécontente

 

trouble à l'ordre public

16 supporters du MCO sous mandat de dépôt

 

Le secrétaire américain adjoint à la Défense à Alger

Le GSPC au menu ?

 

L'Alliance et le report de la révision constitutionnelle

Un nouvel écueil

 Le Trait d'Abi
 Divers

 

Clôture du sommet Sino-Africain

Seize accords de partenariat signés

Seize accords commerciaux d’une valeur totale de 1,9 milliard de dollars ont été signés, hier, entre la Chine et dix pays africains.

Après les importantes mesures d’aide annoncées avant-hier par le Président chinois

Hu Jinthao en faveur du continent africain, seize accords commerciaux d’une valeur totale de 1,9 milliard de dollars ont été signés, hier, entre la Chine et dix pays africains. Ces contrats établis concernent différents domaines d’activités hors hydrocarbures et impliquent douze entreprises chinoises publiques avec des entreprises privées activant dans le continent noir. La conclusion de ces contrats a eu lieu à la clôture du sommet sino-africain de Pékin et de la deuxième Conférence des entrepreneurs de Chine et d’Afrique. Les domaines concernés par ces contrats sont, selon Wan Jifei, président du Conseil chinois pour la promotion du commerce international les ressources naturelles, les infrastructures, la finance, la technologie et la communication. Le même responsable a qualifié, lors de son intervention après la cérémonie de signature, les résultats de cette conférence d’importants. L’Egypte a eu le plus gros contrat dont la valeur est de 938 millions de dollars, soit près de la moitié du montant total des accords signés. Ce contrat porte sur l’exploitation d’aluminium dans ce pays. Le sommet a été clôturé hier. Les participants ont pris connaissance du plan d’action pour la période 2007-2009 qui prévoit une série de mesures et d’activités dans les différents domaines, notamment sur le plan politique, la coopération économique, le développement social et les affaires internationales. Il prévoit également la création d’un climat favorisant l’investissement entre la Chine et l’Afrique, à travers des accords de promotion et de protection. Les deux parties se sont entendues sur des accords mutuels et des facilités en matière d’accomplissement des formalités et le déplacement des personnes.

Lors de la lecture de la déclaration finale sanctionnant les travaux du Sommet de Pékin, le Président Hu Jintao a met en avant l’égalité politique, la confiance mutuelle, la coopération économique et les échanges culturels. Il a appelé les pays africains à  continuer à œuvrer pour la paix, le développement et la coopération. Les pays participants ont tenu à encourager et intensifier les échanges commerciaux et les investissements réciproques dans l’intérêt des deux parties. Le prochain Sommet Chine-Afrique aura lieu dans trois ans en Egypte. Le Premier ministre chinois

Wen Jiabao parie qu’à cette date, le commerce bilatéral approchera 100 milliards de dollars, le double de celui prévu en 2006.

Le message de Bouteflika

Le Président Bouteflika a indiqué que le Forum de coopération Chine-Afrique s’avère un cadre efficace pour créer de nouvelles dynamiques de coopération entre nos pays et nos opérateurs économiques. «Notre souci est d’amener les économies africaines à devenir compétitives et à générer des produits concurrentiels sur le marché international et, en particulier, sur le marché chinois, afin d’essayer de rééquilibrer quelque peu la balance commerciale sino-africaine», a-t-il affirmé dans son allocution prononcée lors de la table ronde du Sommet Chine-Afrique. Le Président Bouteflika a indiqué que la préoccupation principale est d’encourager les investissements productifs chinois, encore faibles avec 1,5% des investissements étrangers directs, dans les économies africaines. Le chef de l’Etat a affiché son optimisme et sa conviction sur la profondeur du partenariat entre l’Afrique et la Chine  qui constitue, selon lui, une entreprise prometteuse pour les deux parties.

Nouria B.

 

Foire internationale d’Oran

Les Français en force

Evénement annuel majeur dans la capitale de l’Ouest, la 8e édition de la Foire internationale d’Oran, qui s’ouvre aujourd’hui au Palais des expositions et se poursuivra jusqu’au 15 du mois en cours, ne manquera pas de drainer une foule nombreuse, des professionnels notamment en quête de contacts d’affaires avec les opérateurs étrangers, hommes d’affaires, investisseurs et industriels. L’on s’attend d’ailleurs à une participation étrangère plus importante que lors de l’édition précédente, touchant à divers secteurs d’activité. Mais c’est le pavillon France qui, doublant la superficie de ses stands par rapport à la 7e édition, passant de 375 m2 à plus de 500 m2, sera présent en force cette année, avec une cinquantaine de sociétés sur les 61 étrangères (des firmes de Tunisie, d’Inde, d’Iran et, pour la première fois, du Vietnam et du Pakistan), derrière les 114 sociétés algériennes qui y prennent part. Ces dernières présenteront divers équipements et matériels (liés à l’industrie du BTP, la métallurgie, la mécanique, le froid, l’emballage, l’hydraulique, l’énergie, l’agriculture…), certaines étant issues de partenariat avec des sociétés italiennes et espagnoles. Il y a lieu de noter ici la déclaration faite récemment par le président de la CFCIA (la Chambre française de commerce et d’industrie en Algérie), Michel de Caffarelli, qui a indiqué qu’il est temps désormais de montrer le chemin aux autres sur les efforts devant être développés «hors d’Alger». Autrement dit, les Français chercheraient à investir le terrain économique en s’implantant dans les régions jusque-là délaissées, à l’instar de l’Ouest qui offre énormément de possibilités d’investissement. A travers cette politique, la France voudrait rester le «partenaire économique privilégié» de l’Algérie. Les organisateurs, et pour la réussite de ce rendez-vous important, ont déjà envoyé 10 000 invitations aux adhérents des chambres de commerce à travers le territoire national, au patronat et aux industriels ainsi qu’aux dirigeants des sociétés et PME/PMI. Cela répond parfaitement aux objectifs visés par un tel événement, organisé par l’EMEC et le groupe des foires ABH-GAB, à savoir d’impulser un autre souffle au développement du tissu industriel et de la promotion des échanges, particulièrement en Oranie. A noter enfin que la ville d’Oran abritera du 25 au 29 du même mois un autre rendez-vous, aussi important. Il s’agit de la troisième édition de la Semaine de l’énergie en Algérie (SEA3) qui sera organisée cette année sous le thème de «Réformes : Stratégies, Opportunités, Innovations».   

E. Ikram

 

Pour trouble à l’ordre public

16 supporters du MCO sous mandat de dépôt

Les jeunes interpellés jeudi dernier, juste après le match ayant opposé le MC Oran à l’ES Sétif, au quartier Victor Hugo, ont été présentés avant-hier devant le magistrat instructeur près le tribunal d’Es-Seddikia qui a décidé d’en placer 16 sous mandat de dépôt. Il leur est reproché d’avoir observé un attroupement illégal, dégradé des biens publics (des poteaux électriques ont été endommagés) et provoqué des troubles à l’ordre public (des pneus ont été brûlés au milieu de la route, bloquant du coup la circulation sur le deuxième boulevard périphérique, et les automobilistes de passage ont été mitraillés de pierres). Ces grabuges ont éclaté, faut-il le rappeler, suite à la défaite de leur team et les supporters en colère ont même tenté de s’opposer aux éléments de la brigade d’intervention anti-émeutes, venus rétablir l’ordre. Trois d’entre eux ont été ainsi blessés par des jets de pierres. C’est donc pour ces chefs d’inculpation (dégradation de biens publics et troubles) qu’ils seront jugés demain, à l’exception de quatorze autres personnes dont le cas a été soumis au juge des mineurs.           

E. I.

 

Lutte contre la corruption

Bouteflika interpellé

Dans une correspondance adressée la semaine dernière au président de la République,  Transparency International et l’Association algérienne de lutte contre la corruption, deux ONG, ont soumis une série de propositions, avec l’espoir qu’elles soient prises en considération par le gouvernement algérien. Il est donc demandé à ce dernier d’«annoncer au prochain Forum pour l’Avenir qui se tiendra en Jordanie, les 30 novembre et 1er décembre, dans quelle mesure il a progressé au  niveau de la mise en application de la convention des Nations unies contre la corruption (UNCAC) et de la plate-forme d’action définie au  dernier Forum pour l’Avenir qui s’est tenu en 2005 à Bahreïn». Rappelant que lors de  la rencontre de Bahreïn, Transparency International (TI) a appelé les gouvernements participants à

«ratifier l’UNCAC dans les délais rapprochés et de la mettre en application». Un appel réitéré   aujourd’hui par les deux ONG à travers le message adressé à

M. Bouteflika. Pour rappel,  l’UNCAC est entrée en vigueur  le 14 décembre 2005 et qu’elle a été à ce jour ratifiée par 61 pays. Transparency International et l’Association algérienne de lutte contre la corruption ont encouragé le gouvernement algérien «à soutenir l’introduction rapide de dispositions de suivi de l’UNCAC».  Les deux ONG expliquent par ailleurs «que lesdits dispositifs de suivi vont permettre de soutenir les gouvernements qui ont ratifié la convention, de  leur donner l’occasion de faire ressortir lors du Forum, les difficultés rencontrées sur le terrain et surtout à soutenir aussi la reconnaissance publique du progrès accompli».

Transparency International a aussi établi un rapport, dont une copie a été adressée au président de la République et dont l’élaboration  s’est basée sur «les conseils d’un groupe d’experts internationaux». Ledit rapport souligne «la nécessité d’établir un processus adéquat de suivi dans la transparence et d’avoir une bonne coordination avec d’autres systèmes de suivi». Il est aussi proposé que ce processus  commence par «l’auto-évaluation des gouvernements et par la mise en place des dispositions de l’UNCAC». Par ailleurs, la première session de la conférence des Etats- parties de l’UNCAC se tiendra du 10 au 14 décembre 2006 en Jordanie. Une attention particulière sera accordée au problème de la corruption et à l’évaluation du travail des gouvernements qui se sont réellement attelés à la lutte contre ce fléau.           

Habiba Ghrib

 

Le secrétaire américain adjoint à la Défense à Alger

Le GSPC au menu ?

C’est là une autre preuve, de taille, de l’importance de la place de l’Algérie dans la lutte mondiale antiterroriste conduite depuis le 11septembre par les Etats-Unis.  Hier, est arrivé à Alger, Peter Rodman, secrétaire américain adjoint à la Défense, chargé des Affaires de sécurité internationale au bureau du secrétaire à la Défense des Etats-Unis. Accompagné d’une importante délégation, M. Rodman a été accueilli à son arrivée à l’aéroport international Houari-Boumediene par le secrétaire général du ministère de la Défense nationale, le général-major Ahmed Senhadji. Même si la dépêche de l’APS s’est gardée, du moins de commenter l’événement, il faut voir derrière cette visite d’un officiel et non des moindres, la volonté de Washington de faire de l’Algérie l’un de ses appuis de sa politique sécuritaire dans la région, d’autant plus que le GSPC, principale organisation terroriste encore active dans le pays, a été affiliée il y a quelques mois à Al Qaïda. Comme cela coïncide avec la livraison prochaine de 28 avions de chasse russe du type Sokhoï. Chose que la Maison- Blanche ne verra pas, à coup sûr, d’un bon œil et entend renverser la vapeur en supplantant un Poutine de plus en plus conquérant dans la région et, dans le cas de l’Algérie, par la conclusion d’un contrat historique de fourniture d’armement. Par ailleurs, il n’est pas improbable que la rencontre du secrétaire général adjoint à la Défense puisse porter sur le partenariat entre l’armée algérienne et l’OTAN, cadre dans lequel les autorités algériennes souhaitent l’appui des Américains.  

A.G.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÉDITORIAL

Par Abderrahmane Mahmoudi

Le RND évite le piège

Le communiqué du RND commentant le report de la révision constitutionnelle s’il peut paraître anodin pour certains, il ne manquera pas d’éveiller la curiosité pour d’autres. Le fait est  que le parti d’Ahmed Ouyahia donne avant tout l’impression de ne pas vouloir apparaître comme se réjouissant d’un report qui cadre si bien avec ses réticences initiales sur le projet. En se disant non étonné mais toujours prêt à se lancer dans la bataille pour la révision dès que le calendrier serait annoncé par le président, le RND évite avec un sens politique rarement observé sous nos cieux, de tomber dans le piège d’une autosatisfaction qui serait le prémisse à une bipolarisation de la vie politique  qu’il a réussi à éviter jusque-là. Une tentative de bipolarisation évidemment conçue et orchestrée par le FLN qui ne peut guère concevoir de fonctionner politiquement en dehors de cette mécanique de l’opposition duale. La bipolarisation ayant cet immense avantage de couper le pays en deux sur tous les plans et de permettre à celui qui en détient les clés (de la bipolarisation) de manœuvrer à sa guise et de se positionner  au gré des circonstances et des intérêts du moment. Si du temps où il était le parti unique, le FLN a pu ainsi régner sans partage en diabolisant une opposition clandestine insaisissable, considérée comme réactionnaire, il réussira dès les années 1980 à couper la société en deux  entre islamistes et communistes, puis dans les années 1990, il imposera le dangereux schisme qui mettra aux prises réconciliateurs et éradicateurs. A cette différence notable que cette fois ce n’est plus le pays qui était coupé en deux, mais le pouvoir lui-même qui se trouvait gravement divisé avec toutes les conséquences dramatiques que cela a eu sur la manière qu’a pu avoir à adopter l’Etat pour lutter contre le terrorisme. 

Le RND sent bien, depuis le début, que le FLN cherche à tout prix à l’envoyer dans les cordes et à en faire son opposant idéologique attitré, mais ce piège a vite été déjoué par la mise sur pied de l’Alliance présidentielle dont le but essentiel est précisément d’empêcher toute bipolarisation de la vie politique et plus particulièrement au sein même du pouvoir. Mais avec le stratagème de la révision constitutionnelle, l’ancien parti unique espérait bien tenir enfin son casus belli et contraindre le parti d’Ouyahia à se mettre en position de contradicteur si ce n’est clairement du Président de la République, du moins d’un projet qui semblait lui tenir à cœur. Une erreur que faillit bien commettre le RND au tout début en déclarant ne pas voir dans cette révision une priorité, mais vite rattrapée par la suite lorsque apparurent les calculs diaboliques du FLN. Ce qui explique la volonté de bétonner de la part d’Ahmed Ouyahia qui ne veut laisser se former aucune brèche  par où on le suspecterait de se réjouir d’un report qui n’est peut-être pas que cela surtout à un moment où l’Alliance présidentielle semble véritablement entrée en coma profond. 

A. M.

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