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Clôture du sommet Sino-Africain
Seize accords de partenariat signés
Seize
accords commerciaux d’une valeur totale de 1,9 milliard
de dollars ont été signés, hier, entre la Chine et dix
pays africains.
Après
les importantes mesures d’aide annoncées avant-hier par
le Président chinois
Hu
Jinthao en faveur du continent africain, seize accords
commerciaux d’une valeur totale de 1,9 milliard de
dollars ont été signés, hier, entre la Chine et dix pays
africains. Ces contrats établis concernent différents
domaines d’activités hors hydrocarbures et impliquent
douze entreprises chinoises publiques avec des
entreprises privées activant dans le continent noir. La
conclusion de ces contrats a eu lieu à la clôture du
sommet sino-africain de Pékin et de la deuxième
Conférence des entrepreneurs de Chine et d’Afrique. Les
domaines concernés par ces contrats sont, selon Wan
Jifei, président du Conseil chinois pour la promotion du
commerce international les ressources naturelles, les
infrastructures, la finance, la technologie et la
communication. Le même responsable a qualifié, lors de
son intervention après la cérémonie de signature, les
résultats de cette conférence d’importants. L’Egypte a
eu le plus gros contrat dont la valeur est de 938
millions de dollars, soit près de la moitié du montant
total des accords signés. Ce contrat porte sur
l’exploitation d’aluminium dans ce pays. Le sommet a été
clôturé hier. Les participants ont pris connaissance du
plan d’action pour la période 2007-2009 qui prévoit une
série de mesures et d’activités dans les différents
domaines, notamment sur le plan politique, la
coopération économique, le développement social et les
affaires internationales. Il prévoit également la
création d’un climat favorisant l’investissement entre
la Chine et l’Afrique, à travers des accords de
promotion et de protection. Les deux parties se sont
entendues sur des accords mutuels et des facilités en
matière d’accomplissement des formalités et le
déplacement des personnes.
Lors
de la lecture de la déclaration finale sanctionnant les
travaux du Sommet de Pékin, le Président Hu Jintao a met
en avant l’égalité politique, la confiance mutuelle, la
coopération économique et les échanges culturels. Il a
appelé les pays africains à continuer à œuvrer pour la
paix, le développement et la coopération. Les pays
participants ont tenu à encourager et intensifier les
échanges commerciaux et les investissements réciproques
dans l’intérêt des deux parties. Le prochain Sommet
Chine-Afrique aura lieu dans trois ans en Egypte. Le
Premier ministre chinois
Wen
Jiabao parie qu’à cette date, le commerce bilatéral
approchera 100 milliards de dollars, le double de celui
prévu en 2006.
Le
message de Bouteflika
Le
Président Bouteflika a indiqué que le Forum de
coopération Chine-Afrique s’avère un cadre efficace pour
créer de nouvelles dynamiques de coopération entre nos
pays et nos opérateurs économiques. «Notre souci est
d’amener les économies africaines à devenir compétitives
et à générer des produits concurrentiels sur le marché
international et, en particulier, sur le marché chinois,
afin d’essayer de rééquilibrer quelque peu la balance
commerciale sino-africaine», a-t-il affirmé dans son
allocution prononcée lors de la table ronde du Sommet
Chine-Afrique. Le Président Bouteflika a indiqué que la
préoccupation principale est d’encourager les
investissements productifs chinois, encore faibles avec
1,5% des investissements étrangers directs, dans les
économies africaines. Le chef de l’Etat a affiché son
optimisme et sa conviction sur la profondeur du
partenariat entre l’Afrique et la Chine qui constitue,
selon lui, une entreprise prometteuse pour les deux
parties.
Nouria B.
Foire internationale
d’Oran
Les
Français en force
Evénement annuel majeur dans la capitale de l’Ouest, la
8e édition de la Foire internationale d’Oran, qui
s’ouvre aujourd’hui au Palais des expositions et se
poursuivra jusqu’au 15 du mois en cours, ne manquera pas
de drainer une foule nombreuse, des professionnels
notamment en quête de contacts d’affaires avec les
opérateurs étrangers, hommes d’affaires, investisseurs
et industriels. L’on s’attend d’ailleurs à une
participation étrangère plus importante que lors de
l’édition précédente, touchant à divers secteurs
d’activité. Mais c’est le pavillon France qui, doublant
la superficie de ses stands par rapport à la 7e édition,
passant de 375 m2 à plus de 500 m2, sera présent en
force cette année, avec une cinquantaine de sociétés sur
les 61 étrangères (des firmes de Tunisie, d’Inde, d’Iran
et, pour la première fois, du Vietnam et du Pakistan),
derrière les 114 sociétés algériennes qui y prennent
part. Ces dernières présenteront divers équipements et
matériels (liés à l’industrie du BTP, la métallurgie, la
mécanique, le froid, l’emballage, l’hydraulique,
l’énergie, l’agriculture…), certaines étant issues de
partenariat avec des sociétés italiennes et espagnoles.
Il y a lieu de noter ici la déclaration faite récemment
par le président de la CFCIA (la Chambre française de
commerce et d’industrie en Algérie), Michel de
Caffarelli, qui a indiqué qu’il est temps désormais de
montrer le chemin aux autres sur les efforts devant être
développés «hors d’Alger». Autrement dit, les Français
chercheraient à investir le terrain économique en
s’implantant dans les régions jusque-là délaissées, à
l’instar de l’Ouest qui offre énormément de possibilités
d’investissement. A travers cette politique, la France
voudrait rester le «partenaire économique privilégié» de
l’Algérie. Les organisateurs, et pour la réussite de ce
rendez-vous important, ont déjà envoyé 10 000
invitations aux adhérents des chambres de commerce à
travers le territoire national, au patronat et aux
industriels ainsi qu’aux dirigeants des sociétés et PME/PMI.
Cela répond parfaitement aux objectifs visés par un tel
événement, organisé par l’EMEC et le groupe des foires
ABH-GAB, à savoir d’impulser un autre souffle au
développement du tissu industriel et de la promotion des
échanges, particulièrement en Oranie. A noter enfin que
la ville d’Oran abritera du 25 au 29 du même mois un
autre rendez-vous, aussi important. Il s’agit de la
troisième édition de la Semaine de l’énergie en Algérie
(SEA3) qui sera organisée cette année sous le thème de
«Réformes : Stratégies, Opportunités, Innovations».
E.
Ikram
Pour
trouble à l’ordre public
16
supporters du MCO sous mandat de dépôt
Les
jeunes interpellés jeudi dernier, juste après le match
ayant opposé le MC Oran à l’ES Sétif, au quartier Victor
Hugo, ont été présentés avant-hier devant le magistrat
instructeur près le tribunal d’Es-Seddikia qui a décidé
d’en placer 16 sous mandat de dépôt. Il leur est
reproché d’avoir observé un attroupement illégal,
dégradé des biens publics (des poteaux électriques ont
été endommagés) et provoqué des troubles à l’ordre
public (des pneus ont été brûlés au milieu de la route,
bloquant du coup la circulation sur le deuxième
boulevard périphérique, et les automobilistes de passage
ont été mitraillés de pierres). Ces grabuges ont éclaté,
faut-il le rappeler, suite à la défaite de leur team et
les supporters en colère ont même tenté de s’opposer aux
éléments de la brigade d’intervention anti-émeutes,
venus rétablir l’ordre. Trois d’entre eux ont été ainsi
blessés par des jets de pierres. C’est donc pour ces
chefs d’inculpation (dégradation de biens publics et
troubles) qu’ils seront jugés demain, à l’exception de
quatorze autres personnes dont le cas a été soumis au
juge des mineurs.
E.
I.
Lutte contre la
corruption
Bouteflika interpellé
Dans
une correspondance adressée la semaine dernière au
président de la République, Transparency International
et l’Association algérienne de lutte contre la
corruption, deux ONG, ont soumis une série de
propositions, avec l’espoir qu’elles soient prises en
considération par le gouvernement algérien. Il est donc
demandé à ce dernier d’«annoncer au prochain Forum pour
l’Avenir qui se tiendra en Jordanie, les 30 novembre et
1er décembre, dans quelle mesure il a progressé au
niveau de la mise en application de la convention des
Nations unies contre la corruption (UNCAC) et de la
plate-forme d’action définie au dernier Forum pour
l’Avenir qui s’est tenu en 2005 à Bahreïn». Rappelant
que lors de la rencontre de Bahreïn, Transparency
International (TI) a appelé les gouvernements
participants à
«ratifier l’UNCAC dans les délais rapprochés et de la
mettre en application». Un appel réitéré aujourd’hui
par les deux ONG à travers le message adressé à
M.
Bouteflika. Pour rappel, l’UNCAC est entrée en vigueur
le 14 décembre 2005 et qu’elle a été à ce jour ratifiée
par 61 pays. Transparency International et l’Association
algérienne de lutte contre la corruption ont encouragé
le gouvernement algérien «à soutenir l’introduction
rapide de dispositions de suivi de l’UNCAC». Les deux
ONG expliquent par ailleurs «que lesdits dispositifs de
suivi vont permettre de soutenir les gouvernements qui
ont ratifié la convention, de leur donner l’occasion de
faire ressortir lors du Forum, les difficultés
rencontrées sur le terrain et surtout à soutenir aussi
la reconnaissance publique du progrès accompli».
Transparency International a aussi établi un rapport,
dont une copie a été adressée au président de la
République et dont l’élaboration s’est basée sur «les
conseils d’un groupe d’experts internationaux». Ledit
rapport souligne «la nécessité d’établir un processus
adéquat de suivi dans la transparence et d’avoir une
bonne coordination avec d’autres systèmes de suivi». Il
est aussi proposé que ce processus commence par «l’auto-évaluation
des gouvernements et par la mise en place des
dispositions de l’UNCAC». Par ailleurs, la première
session de la conférence des Etats- parties de l’UNCAC
se tiendra du 10 au 14 décembre 2006 en Jordanie. Une
attention particulière sera accordée au problème de la
corruption et à l’évaluation du travail des
gouvernements qui se sont réellement attelés à la lutte
contre ce fléau.
Habiba Ghrib
Le secrétaire américain
adjoint à la Défense à Alger
Le
GSPC au menu ?
C’est
là une autre preuve, de taille, de l’importance de la
place de l’Algérie dans la lutte mondiale antiterroriste
conduite depuis le 11septembre par les Etats-Unis.
Hier, est arrivé à Alger, Peter Rodman, secrétaire
américain adjoint à la Défense, chargé des Affaires de
sécurité internationale au bureau du secrétaire à la
Défense des Etats-Unis. Accompagné d’une importante
délégation, M. Rodman a été accueilli à son arrivée à
l’aéroport international Houari-Boumediene par le
secrétaire général du ministère de la Défense nationale,
le général-major Ahmed Senhadji. Même si la dépêche de
l’APS s’est gardée, du moins de commenter l’événement,
il faut voir derrière cette visite d’un officiel et non
des moindres, la volonté de Washington de faire de
l’Algérie l’un de ses appuis de sa politique sécuritaire
dans la région, d’autant plus que le GSPC, principale
organisation terroriste encore active dans le pays, a
été affiliée il y a quelques mois à Al Qaïda. Comme cela
coïncide avec la livraison prochaine de 28 avions de
chasse russe du type Sokhoï. Chose que la Maison-
Blanche ne verra pas, à coup sûr, d’un bon œil et entend
renverser la vapeur en supplantant un Poutine de plus en
plus conquérant dans la région et, dans le cas de
l’Algérie, par la conclusion d’un contrat historique de
fourniture d’armement. Par ailleurs, il n’est pas
improbable que la rencontre du secrétaire général
adjoint à la Défense puisse porter sur le partenariat
entre l’armée algérienne et l’OTAN, cadre dans lequel
les autorités algériennes souhaitent l’appui des
Américains.
A.G.
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