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Bab El-Oued

Au marché noir des portables

Terres agricoles

L’APW adopte la défalcation de terres agricoles

 

 06/12/06

 

 Bab El-Oued

Au marché noir des portables

Les rapports des services de sécurité ont indiqué dernièrement que plus de 15 mille téléphones portables qui sont volés chaque année sont aussitôt vendus aux marchés parallèles.

Ces appareils sont souvent vendus comme neufs et à des prix dérisoires. D’après la rumeur, le marché à la brocante de Bab El-Oued est l’un des lieux où se vendent ces petites merveilles, malhonnêtement acquises. Cette place supplante celle qui est réservée pour le marché couvert de cette commune. Elle est enclavée de tous les côtés par les marchants ambulants et les colporteurs de toutes catégories sociales : des jeunes, des moins jeunes, de vieilles personnes et même des enfants en bas âge. Ces derniers s’y installent de bonne heure.

Sur les lieux, une grande débandade y règne, une ambiance accompagnée de brouhaha vous donne le tournis. Ça avance difficilement dans la foule, au milieu de cette cacophonie à vous donner la migraine. Les gens se gênent, se bousculent, se piétinent et essayent tant bien que mal de se frayer un chemin dans cette grande marée humaine. Attention à vos poches ! Il y a ceux qui en profitent ! Ce genre de milieu est d’une grande promiscuité puisque c’est un lieu de prédilection des pickpocquets qui l’écument. Ces énergumènes profitent de cette énorme confusion pour vous délester de vos objets de valeurs (portables, portefeuilles, porte-monnaies, bijoux etc.). Avec une dextérité digne des prestidigitateurs, ils vous vident les poches sans que vous ayiez même le temps de réagir, ni même de vous en apercevoir. Ici tout se vend : des vêtements de tous genres, des appareils de tous acabits, des pièces détachées de toutes sortes. Bref, pour ne pas faire de digression, nous fermons la parenthèse pour revenir à notre sujet principal, qui concerne en l’occurrence la commercialisation des mobiles dérobés.

Un boulot à plein temps

«Nous sommes en train de bricoler, nous essayons de gagner notre vie» martèle un jeune vendeur de téléphones portables rencontré sur les lieux. Ce revendeur, au tempérament vif, nous confie par la suite qu’il exerce ce métier depuis plus d’une année déjà. Il nous avoue également que c’est sa seule source de revenu. Répondant à une question de savoir si cette activité est rentable, il ne manquera pas de souligner qu’il y a des jours avec et d’autres sans. «Cependant, c’est mieux que de se rouler les pouces», s’exclama-t-il. A quelques mètres de là, se tient un autre jeune, adossé au mur avec une langueur monotone, un éventail d’appareils mobiles entre les mains ainsi qu’une paire de lunettes. Aussitôt abordé par un groupe de clients, ce dernier semble tiré de sa léthargie pour leur proposer sa marchandise. Ce colporteur est aussi rapace que diplomate, il s’est mis tout de suite à faire l’éloge de ses articles. Il sait sur quelle corde jouer pour vous faire soutirer de l’argent, il profite de la vanité de certains, hausse le ton avec les timides et flatte les plus bardés. Quant nous l’avons approché, il nous a tout de suite prêté attention. «Tenez monsieur, ils viennent de me proposer 1 400 DA pour celui-ci, rajoutez-moi un peu et il sera à vous». Grande fut sa déception lorsque nous lui avons expliqué que nous sommes journalistes et que nous désirions lui poser quelques questions. «Ecoute mon frère ! Tout ce que je peux te dire c’est te demander de publier mon numéro de file dans votre journal, comme ça si jamais il y a quelqu’un qui souhaite vendre ou acheter des portables, il saura me contacter. Tu nous rendras un grand service !», a-t-il ironisé.

«Nous ne mangeons pas de ce pain !»

Parmi les accoutumés de cette placette que nous avons interrogés, lors de notre passage, deux jeunes associés sont installés à proximité d’une petite table de fortune arborant une dizaine de portables. Ces appareils de toutes marques (Nokia, Motorola, Samsung, Sony Ericsson) sont pratiquement neufs et cédés à des prix très abordables, un Nokia 1100 en bon état est vendu à 2000 DA alors qu’il fait pas moins de 3500 DA dans les vitrines, un autre du label Motorola fait 800 DA seulement.

Quand nous avons essayé d’avoir des informations sur la provenance de cette marchandise, nos interlocuteurs nous ont précisé que celle-ci est achetée chez des particuliers qui viennent la leur proposer sur place. «Nous sommes des revendeurs, pas des voleurs»,  renchérit l’un d’eux. Il convient de rappeler dans cette optique que 50% des téléphones, c’est-à-dire 9 millions d’appareilssont débités sur le marché algérien – licite ou illicite- par la contrebande. Chose qui a aculé les quatre sociétés qui importent ces petits gadgets à bouder le marché algérien.

A une autre question, cette fois de savoir si ces appareils sont éventuellement fournis par des voleurs à la tire, le même interlocuteur répond sur le champ d’un ton catégorique : «Nous ne mangeons pas de ce pain-là, camarade ! ...manekhedmouhomch !». «Nous, nous sommes des gens de bonne famille ! …hna Oulad Famillia !» a-t-il plaidé catégoriquement. «Vous vous imaginez si quelqu’un vient et reconnaît son appareil sur notre étal ? Si jamais la police fait une descente et procède à la vérification des numéros de série des appareils et qu’elle se rende compte que nous vulgarisons une marchandise volée ? Je ne vais pas prendre le risque de me retrouver en tôle pour la minable somme de 2000 ou de 3000 DA quand même !», a-t-il argué. Dans le même ordre d’idées, nous avons posé la question de savoir comment font-ils alors pour reconnaître ses vendeurs d’articles malhonnêtement acquis, l’un des deux partenaires nous réplique : «Ces gens- là sont renommés dans les parages». Avant de poursuivre : «Moi je suis de ce quartier – ana oulide Elhouma - et même si nous ne les connaissons pas, figurez-vous que ces gens-là ont leurs traits particuliers, il sont souvent sous l’emprise des stupéfiants, leurs visages souvent défigurés par des cicatrices et puis ils font souvent du trop bon marché». A peine a-t-il eu le temps de terminer sa phrase qu’un individu s’amène pour lui proposer des… psychotropes. «..Non ! Non ! Merci chriki ! Je n’en prends plus» a-t-il répondu en ricanant. Quelques instants plus tard, une jeune fille accompagnée d’un homme est venue tâter ces téléphones, balbutiant des propos comme : «Ce n’est pas celui -là, bien qu’il lui ressemble tellement». No comment.

Salah Harirèche

 

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Terres agricoles

L’APW adopte la défalcation de terres agricoles

Les travaux de la session ordinaire de l’APW d’Alger ont pris fin, avant-hier, tard dans la soirée et ce, après une session marathon qui a duré sept jours. Trois points ont été inscrits à l’ordre du jour, à savoir l’étude et l’adoption du dossier de défalcation des terres agricoles appartenant aux domaines, le remplacement du défunt Kaddache Mahfoud ainsi que l’étude et l’adoption du projet de budget supplémentaire BS pour l’année 2006. L’étude et l’adoption de ce dernier point se sont donc poursuivies lors des travaux de cette dernière journée, et les 77 millions de dinars restés en suspens ont été finalement transférés vers les EPIC Netcom, Edeval et Asrout. Il est à préciser que ce dernier point – le budget supplémentaire- a fait émouvoir la salle des conférences de l’APW durant les sept jours qu’ont pris les travaux, cela suite à des clivages apparus des le premier jour entre la commission des finances, les élus du parti majoritaire (FLN) et l’opposition constituée des autres partis politiques siégeant à l’APW d’Alger. Ainsi, le BS a pris la part du lion de ses travaux, ce qui n’est pas passé sans susciter, d’ailleurs, l’ire des élus qui ont estimé qu’on n’a pas accordé assez de temps et de considération à l’autre point brûlant qui est la défalcation des terres agricoles. «Ce n’est pas raisonnable de soumettre un dossier aussi important que celui des terres agricoles à l’adoption sans le décortiquer et l’étudier point par point» dira M. Farah, élu FFS. En fait, il est question de 63 opérations de défalcation proposées à l’adoption par la commission de l’agriculture en charge de ce dossier. Quoique passé comme une lettre à la poste, les élus de l’opposition se sont indignés de la façon dont l’opération de vote s’est déroulée. «Des irrégularités ont émaillé ce dossier. Il est vrai que l’administration a fait son travail en étudiant les dossiers au cas par cas, mais il est à préciser qu’on n’a pas le droit de dépasser un mois après le dépôt des dossiers par le wali au niveau de cette dernière. Compte tenu du retard qu’on a pris pour tenir cette session, il est à noter que ce dossier est frappé du sceau de l’illégalité» a expliqué M. Farah. «Et puis ce n’est pas normal de présenter ce dossier lourd de quelque 63 opérations de défalcation dans une seule feuille sans en mentionner les détails et les précisions nécessaires», a poursuivi ce dernier. De son côté, le Dr Laouche, élu FLN, a beaucoup apprécié la décision des élus d’adopter ce dossier très épineux. «Il n’est plus question, dans l’avenir, de transférer illégalement des terres agricoles pour éprouver toutes les difficultés à les récupérer par la suite. Si l’APW a pu recouvrer ses terres, c’est pour la simple raison que cela est son droit le plus absolu» a-t-il souligné. En terminant avec ce deuxième point, l’Assemblée populaire de la wilaya d’Alger a procédé au remplacement du défunt Kaddache Mahfoud, élu FFS, par M. Lamdani.   

Aomar Fekrache

 

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