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Il sera appréhendé incessamment
L’ex-wali d’El
Tarf n’est pas en fuite
Les policiers
chargés de l’exécution de ce mandat d’arrêt se présenteront,
incessamment, au domicile de Djilali Arar pour son arrestation et sa
mise en détention préventive.
Un mandat d’arrêt
a été lancé, par la justice, à l’encontre de Djilali Arar, ex-wali
d’El Tarf, après qu’il eut été placé sous contrôle judiciaire le 28
octobre dernier par la chambre d’accusation près la Cour suprême,
selon une source proche de ce crédible.
Ce mandat d’arrêt
sera exécuté incessamment, ajoute cette source. Ce qui signiéfierait
que cet ex-chef de l’exécutif d’El Tarf n’est pas en fuite, ni a
été, du moins à l’heure où nous rédigeons cet article, emprisonné,
ni recherché par la police. Chose qui ne saurait, cependant, tarder
puisque les policiers chargés de l’exécution de ce mandat d’arrêt se
présenteront, incessamment, au domicile de Djilali Arar pour son
arrestation et sa mise en détention préventive. Il ne s’agit,
explique cette source, que d’une question de procédure qui demande
le temps qu’il faut d’ordinaire pour l’exécution de ce mandat
d’arrêt. Suite à ses démêlés avec la justice, cet ex-wali avait été
limogé par décret présidentiel avant son placement sous contrôle
judiciaire après une sérié d’auditions par la chambre d’accusation
près la Cour suprême. Il est poursuivi par la justice pour
«corruption, détournement et dilapidation de deniers publics».
Il est le
cinquième wali a être inquiété par la justice après l’incarcération
de Bachir Frik, ex-wali d’Oran, le placement sous contrôle
judiciaire de Mohamed Bouricha, ex-wali de Blida et les auditions
qui se poursuivent, actuellement, d’un ex-wali de Batna, par la
chambre d’accusation près la Cour suprême, limogé par le président
de la République en 1999.
Ces poursuites en
justice de ces ex-responsables serait, selon bon nombre
d’observateurs, une preuve de la réussite de la réforme de la
justice même si le premier magistrat du pays avait, lors de la
cérémonie d’ouverture de l’année judiciaire en cours insisté sur la
nécessité de pallier certaines insuffisances dans le bon
fonctionnement de la justice. La poursuite de ces ex-responsables en
justice démontre la volonté de l’Etat à consacrer l’Etat de droit et
le principe qui veut que la justice soit au-dessus de tous.
Les chefs
d’inculpation en commun retenus à l’encontre de ces ex-walis sont la
«corruption», le détournement de foncier agricole» et la
«dilapidation de deniers publics» par, notamment, «la surfacturation
dans la réalisation de marchés publics», ainsi que «la fausse
déclaration de patrimoine».
M. Abi
Haut
Conventions de branches
Louh implique
les inspecteurs du travail
Quelques mois
après la conclusion de toutes les conventions de branches dans les
entreprises publiques et de l’adoption de la convention- cadre pour
le secteur privé, et dans le but d’élargir la signature de ces
conventions à l’ensemble des entreprises, le ministère du Travail a
exhorté les inspections du travail à accomplir un travail de
sensibilisation à l’égard des patrons de toutes les entreprises.
Ainsi, les inspecteurs du travail sont tenus de veiller à
l’application des mesures contenues dans les conventions de branches
conclues récemment dans les secteurs publics et privés. Cette
instruction a été donnée hier par le ministère du Travail et de la
Sécurité sociale à l’adresse de tous les inspecteurs à travers une
note rendue publique hier. «Le ministère appelle tous les
inspecteurs du travail à jouer un rôle dans l’accompagnement des
partenaires sociaux» lit-on dans la note.
En vertu de cette
nouvelle instruction et dans le but de contrôler l’application du
contenu des conventions de branches sur le terrain, le ministère du
Travail a exhorté les inspecteurs du travail à «établir, chaque
trimestre, des rapports détaillés sur l’état de mise en œuvre par
les entreprises de ces mesures et les remettre à l’administration
centrale» ajoute la note. Le ministère a mis l’accent sur la
nécessité d’accorder une attention particulière à ces dispositions
dans notamment les entreprises du secteur privé, qui n’ont pas connu
un bon encadrement en matière de négociation collective. Concernant
le rôle de l’inspection du travail dans l’accompagnement des
partenaires sociaux dans la note du ministère explique que «Les
inspecteurs du travail sont tenus de tirer partie de tous les moyens
d’intervention et d’appui prévus par leurs missions et de
l’expérience dont ils disposent en matière de conseil et
d’assistance des entreprises». Ainsi, ces agents devront accomplir
deux principales missions à savoir «La sensibilisation des
organismes employeurs sur la nécessité d’entamer des négociations
visant la révision des conventions collectives d’entreprises à la
lumière des dispositions nouvelles intervenues dans ce cadre»,
indique la note. Les inspecteurs du travail devront également être
en mesure de répondre aux informations, notamment sur «le contenu
des conventions collectives et tout particulièrement, la convention
de branche-cadre, conclue entre l’Union générale des travailleurs
algériens (UGTA) et le patronat» ajoute la note. Les inspecteurs du
travail devront saisir toutes les possibilités qui leur sont
offertes pour sensibiliser les organismes employeurs sur les
avantages de la mise en place de ces instruments des relations de
travail.
Nouria B.
Haut
CNAC
Des banquiers à
l’index
Le ministre du
travail a relevé, hier, lors de l’inauguration du nouveau siège de
la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC)établi à la cité Daksi
à Constantine, «les précautions exagérées, voire infondées» de
certains banquiers à l’octroi de crédits aux futurs promoteurs dans
le cadre du nouveau dispositif de prise en charge des chômeurs âgés
de 35 à 50 ans. M. Louh a conseillé les chômeurs promoteurs, dont
les dossiers ont déjà été avalisés par le comité de sélection et de
validation des projets, à «recourir à la justice et à citer
nommément les responsables de ce genre d’agissements qui entravent
les efforts que fournit l’Etat dans sa lutte contre le chômage».
Haut
Rencontre Bouteflika-Walis
Le Président
fera le point
de la situation
Reportée à deux reprises, la rencontre qui devait réunir, avant le
mois de ramadan dernier, le chef de l’Etat et des walis aura lieu
donc ce samedi au Palais des nations à Alger. Il était grand temps
d’ailleurs à l’aune d’une actualité politique, économique et sociale
bien chargée. Si aucun mot n’a été jusqu’ici donné sur l’ordre du
jour, il demeure toutefois certain que dossiers, économiques
notamment, tels que le projet de 1 million de logements, celui de
l’autoroute est-ouest ainsi que l’ensemble des chantiers engagés
dans le cadre du programme de la relance économique, verront porté
l’intérêt particulier du président de la République. Lui qui, sur la
base des constats qui lui ont été dressés par les ministres lors des
auditions privées au mois de ramadan, suivra à la loupe l’état
d’avancement de l’ensemble des projets dont les 48 walis sont
chargés d’exécuter. Pour importante, cette réunion l’est à plus d’un
titre d’autant plus qu’elle intervient cinq mois après la dernière
rencontre qui a eu lieu le 25 juin dernier, et surtout à quelques
jours seulement qui nous séparent de la nouvelle année. Volonté
d’impulser la dynamique publique pour affronter une année 2007 qui
sera, celle-ci, marquée par des haltes électorales des plus
cruciales telles que les législatives en mai et les locales en
octobre. Sans parler bien sûr du très éventuel référendum sur la
révision constitutionnelle dont la date est prévue selon Abdelaziz
Belkhadem au cours du premier trimestre 2007. Et rien ne dit que
Bouteflika fera l’impasse sur ce brûlant dossier lors de ce
rendez-vous. D’autre part, il sera aussi question, et tout porte à
le croire, des résultats de l’application de la Charte pour la paix
et la réconciliation nationale. Prorogera-t-il officiellement cette
loi qui a pourtant pris fin depuis quatre mois ou, comme d’habitude,
laissera le sujet en suspens, en préférant agir, comme il le fait
souvent, selon le contexte des choses ? Là aucune information n’a
laissé croire à une telle hypothèse surtout que toute la classe
politique accorde moins d’importance à un sujet dont la
responsabilité a été depuis le début de son seul ressort.
Enfin, le moins
que l’on puisse dire de cette réunion, est que le chef de l’Etat
fera le point sur l’évolution de son programme économique auquel il
a toujours accordé une importance particulière.
Amine G.
Haut
Kabylie
Un conclave
décisif pour les Aârchs
La situation
socioéconomique sera aussi à l’ordre du jour lors de ce conclave qui
se tiendra demain.
Situation
sociopolitique oblige, le mouvement citoyen, qui s’amenuise au fil
des jours, tiendra un conclave inter-wilayas, demain, à Tizi Ouzou,
au cours duquel plusieurs thèmes meublant l’actualité régionale et
nationale seront débattus. L’appel au retour à la protestation sera
annoncé à l’occasion, selon Mustapha Mazouzi, délégué du mouvement
des Aârchs que nous avons joint, hier, au téléphone. Ce dernier, qui
ne désespère pas de voir se concrétiser les revendications du
mouvement citoyen, affirmera que la Kabylie «ne pardonnera jamais
les engagements reniés et l’arrestation, comme un simple brigand, de
Belaïd Abrika, figure de proue du mouvement citoyen, sous prétexte
qu’il détruisait une plate- forme d’une brigade de gendarmerie,
alors qu’il n’était même pas sur les lieux. C’est avec lui,
pourtant, que les négociations ont été enclenchées, lesquelles
négociations ont abouti à la satisfaction de certains points,
notamment le départ de la gendarmerie de la région et le jugements
des assassins de 126 jeunes innocents et l’indemnisation des
victimes du Printemps noir. Nous allons faire appel à la
population.» Enfonçant un peu plus le clou, notre interlocuteur, qui
endosse au pouvoir la responsabilité de tout ce qui s’est produit en
Kabylie, dira que Belaïd Abrika a été agressé par un propriétaire
d’un cabaret, dans une petite ville de la Haute Kabylie. Interrogé
sur le climat d’insécurité qui règne actuellement dans la région –
les kidnappings et les faux barrages sont de plus en plus
fréquents,–
M. Mazouzi estime
que «celui-ci est nourri par les pseudo-opérateurs économiques qui
ne veulent pas d’une concurrence loyale. Ce sont eux qui sont à
l’origine de ce soi-disant climat d’insécurité qui n’est, pourtant,
pas spécifique à notre région mais un phénomène national.» Et au
délégué d’ajouter : «Ce qui nous agace le plus, c’est le fait de
faire le lien entre l’absence de la gendarmerie de la région et la
recrudescence du banditisme.» Réfutant donc cette hypothèse,
Mustapha Mazouzi affirme qu’il y a absence de civisme. A ce propos,
il se demande : «La population a fait face à l’hydre integriste
durant la décennie noire. Comment ne peut-elle le faire
aujourd’hui ?» La situation socioéconomique sera aussi à l’ordre du
jour lors de ce conclave qui se tiendra demain. «Plus de 78
milliards ont été débloqués pour rattraper le retard et faire face
au marasme socioéconomique engendré par les sanglants évènements
qu’a vécus la Kabylie. Or, sur le terrain, et tout le monde le
constate aujourd’hui, rien n’est réellement fait. Aussi, nous allons
revenir à la protestation.» Sur la question de savoir si réellement
le mouvement citoyen possède les capacités mobilisatrices d’il y a
cinq ans, le délégué de la coordination des Aârchs, daïras et
communes, M. Mazouzi, déclare que «si le mouvement n’a pas fait
appel à la population, c’est il a jugé nécessaire de ne pas le faire
du moment que nous avons arraché, après moult négociations, des
acquis non négligeables. Maintenant que le pouvoir fait volte-face,
nous allons derechef consulter la base pour des actions à
entreprendre.» A propos des prochaines élections, notre
interlocuteur s’est contenté de dire que le mouvement citoyen
«assumera ses responsabilités.»
Djamel Oukali
Haut
10 ans de tamazight à l’école
«Le
gouvernement doit lever les blocages»
L’enseignement de
la langue amazigh a été entamé dès la rentrée scolaire 1995/1996
après la décision prise par les pouvoirs publics, en tant que
matière optionnelle dans les deux niveaux d’enseignement (3e AS et
la 9e AF). Son enseignement comptait quand même beaucoup
d’insuffisances qui sont toujours d’actualité. Il s’agit, entre
autres, du manque, voire d’absence de supports didactiques écrits,
d’enseignants et de formateurs, la polygraphie, notamment la langue
avec laquelle écrire, soit en latin, arabe ou le tifinagh. Il
semble, cependant, que ces insuffisances paraissent moins
importantes devant l’incapacité des chercheurs et professeurs de
normaliser la langue tamazight elle-même à défaut d’un statut clair
et net au sein du centre national pédagogique et linguistique pour
l’enseignement de tamazight, CNPELT, qui, pourtant, existe bel et
bien et contient tous les équipements nécessaires. Pour ce faire,
plusieurs correspondances ont été adressées aux hautes autorités
mais rien n’a été fait depuis. L’aide du ministère de l’Education
nationale a été sollicité par les cadres de ce centre pour booster
un peu la situation et permettre ainsi à la langue tamazight de
trouver sa place parmi les autres langues d’enseignement en Algérie.
C’est du moins ce qui ressort du premier colloque sur l’aménagement
de tamazight, s’étalant sur trois jours, qui s’est ouvert hier à
Alger en présence du ministre de l’Education nationale, Boubekeur
Benbouzid et autres parties du monde universitaire. Il a été passé
en revue l’historique de l’introduction de cet enseignement, lancé
avec des programmes expérimentaux touchant près de 37 700 élèves
répartis dans 16 wilayas. L’enseignement a été étendu par la suite à
toutes les années des cycles moyen et secondaire à partir de 96/97.
Et de noter, dans ce contexte, l’application des mesures liées à la
réforme, l’enseignement de la langue amazigh qui s’est étendu à
l’enseignement primaire et débuté à partir de la 4e année primaire.
Le niveau de couverture est donc de 9 années sur 12. De plus,
l’épreuve de la langue tamazight est intégrée dans le système
d’évaluation pour les candidats ayant suivi cet enseignement. Elle
sera introduite à l’examen du BEM en juin 2007 et à l’examen du
baccalauréat en juin 2008. Du même que le CNPLET a été installé en
application des décisions du Conseil des ministres. Sa mission
consistait à prendre en charge toutes les questions liées à la
spécificité de la langue ainsi que les études et les recherches
relatives aux curriculums, à leur formation des enseignants et aux
moyens didactiques. Les enseignants compétents ont été formés, puis
il y a eu la création d’une filière de la langue tamazight au sein
de l’ENS de Bouzaréah pour former les enseignants des cycles moyen
et secondaire et une autre filière au sein de l’IFPM de Ben Aknoun
pour la formation des enseignants de la langue tamazight dans le
cycle primaire. Il rappellera aussi la prise en charge des problèmes
relatifs à la situation administrative des enseignants de tamazight.
Le ministre a invité ainsi les présents à définir les lignes d’une
stratégie globale d’aménagement tenant compte de la volonté de
l’Etat «à aller de l’avant afin d’unifier et de renforcer la
langue». Soulignons également que l’enseignement ne sera pas
obligatoire tant que l’ensemble des mécanismes n’est pas réuni,
a-t-on annoncé lors de ce colloque.
Kahina Benarab
Haut
Mise à niveau des PME/PMI
Le satisfecit
de Benbada
Le ministre de la
PME et de l’Artisanat, Mustapha Benbada, a estimé, hier, que le
processus de mise à niveau des PME/ PME en Algérie «a donné des
résultats satisfaisants». Intervenant lors de l’ouverture de la
rencontre technique sur la mise à niveau des PME/PMI, «expériences
et perspectives», qui se tient à l’hôtel Mercure,
M. Benabada a
déclaré que «les résultats obtenus et complétés par les différents
rapports d’audit et d’évaluation sont très positifs vu que de 2002 à
fin 2006 plus de 660 PME et PMI ont adhéré au processus de mise à
niveau. 405 PME, soit plus de 60%, se sont appropriées les activités
du processus de mise à niveau alors que 15% qui ne représentent que
106 PME/PMI ont bénéficié d’un pré-diagnostic et attendent leur
première action de mise à niveau». Cette centaine de PME/PMI seront
mises à niveau avant la fin 2007, apprend-on, hier. Toujours selon
les déclarations du ministre, «plus de 75% des PME/PMI ont bénéficié
des activités du programme et environs
25% ont carrément
abandonné après avoir bénéficié d’actions de pré- diagnostics ou de
diagnostics». Les actions de mise à niveau ont concerné le process
de production à hauteur de 31%, contre 34 % pour le commercial, 15 %
pour la qualité et 20% pour les volets financiers et management. De
la quasi-stagnation qui a caractérisé en 2002 le programme de mise
à niveau, engagé en 1999, ce dernier a fait l’objet d’un
recentrage des activités visant «l’amélioration de la compétitivité
des PME». L’action a été menée conjointement par le ministère de la
PME et de l’Artisanat et par la délégation de la commission
européenne à Alger. Au titre des actions liées à l’environnement
des PME/PMI, Mustapha Benbada a déclaré qu’il est envisagé
aujourd’hui, «la réalisation des études de branches d’activités,
l’élaboration des études de potentialités stratégiques desdites
branches d’études générales par wilaya qui visent à situer le
potentiel des PME locales et d’identifier les activités à forte
capacité de développement». Cela
a-t-il ajouté en
plus «de la mise en place d’une banque de données». En plus de
présenter l’impact direct du programme de mise à niveau des
PME/PMI, la rencontre a été aussi l’occasion aux chefs d’entreprise
de témoigner et de parler des difficultés rencontrées lors de leur
adhésion à ce processus. Des difficultés qui se résument toujours
aux problèmes des «banques qui ne jouent pas le jeu».
Habiba Ghrib
Haut
L’UNOP monte au créneau
«L’Algérie
dépense peu et mal sur le médicament»
L’Union nationale
des opérateurs de la pharmacie tire la sonnette d’alarme quant à la
situation dans laquelle «sévit» le secteur pharmaceutique.
Lors d’une
conférence de presse animée hier à Alger par les membres du bureau
national de cette Union, sous la présidence de M.Ammar Ziad, un
appel a été lancé à l’adresse des pouvoirs publics afin de revoir la
politique nationale du médicament, et ce, avant l’accession à l’OMC.
Les arguments
avancés par l’UNOP sont que toute adhésion à cette organisation
mondiale sans négociation préalable est «une mise en péril de notre
jeune industrie pharmaceutique».
En tout premier
lieu, estime l’UNOP dans la réflexion qu’elle a émise en 2005 aux
pouvoirs publics, il semble bien que les responsables concernés au
niveau de l’administration sanitaire sous-estiment les implications
des accords commerciaux négociés, notamment les accords avec l’OMC,
faute d’une connaissance appropriée de leur contenu et d’une
compréhension suffisante de leur portée. C’est ce que laisse
comprendre la démarche entreprise en matière de mise en conformité
de la réglementation par rapport aux dispositions des accords avec
l’OMC, considérées à tort comme une simple opération formelle de
ravalement de quelques dispositions mineures. Aucune approche
globale de cette conformité n’est préparée, ce qui induit des
mesures parcellaires, conduites dans l’opacité et sous la
contrainte, sans calendrier affiché et où les problèmes étant
saucissonnés, aucune solution raisonnable ne peut être discutée. Par
ailleurs, il apparaît que la négociation d’accession à l’OMC est
vidée de son sens, dès lors que ni les flexibilités auxquelles
ouvrent droit les accords en matière de santé publique ni
l’argumentation axée autour des intérêts de santé publique (ainsi
qu’elle est débattue à l’OMC même par de nombreux pays en
développement) ne sont pas à l’ordre du jour. La participation des
responsables de la Santé publique dans la négociation d’accession
est loin d’être aussi dynamique et professionnelle que le requièrent
les intérêts en jeu. Aussi, l’UNOP considère que l’Algérie dépense
très mal l’argent attribué au secteur. Seulement 34 dollars par
habitant sont dépensés annuellement en Algérie, alors que la France
dépense 550 dollars et l’Allemagne 430 dollars. L’UNOP a également
pointé du doigt la façon dont a été élaborée la nomenclature des
produits remboursables par la Caisse nationale de la sécurité
sociale, notamment concernant la levée d’obligation d’investir et
l’ouverture sans contrepartie. En 2005, sans aucune concertation
avec les investisseurs, la liste des 128 produits remboursables a
été supprimée et un nouveau cahier des cahiers des charges a été
élaboré.
L’UNOP relève par
la même occasion qu’il y a manque de suivi des mesures décrétées par
les autorités algériennes, sinon comment expliquer le fait que les
enregistrements des médicaments aient été bloqués de 2002 à juin
2005, alors que durant la même période, «463 enregistrements ont été
effectués dont 244 produits à l’importation».
L’UNOP pose aussi
la problématique des génériques importés alors qu’ils sont déjà
fabriqués localement et les lenteurs «imposées dans les procédures
d’enregistrement des médicaments», entre autres.
Les propositions
de l’UNOP pour pallier à ces anomalies concernent entre autres, une
négociation plus active de la problématique pharmaceutique dans le
contexte de l’accession et «prêter une attention aux enjeux du
système d’enregistrement».
Fatima Arab
Haut
«Amar Tou s’est
excusé !»
L’UNOP dit ne pas
avoir de réponse à donner quant à la sortie médiatique du ministre
de la Santé, dans laquelle il doute de l’efficacité thérapeutique
des médicaments fabriqués localement ou importés.
Le Laboratoire
national de contrôle des produits pharmaceutiques (LNCPP) ne semble
pas être en mesure d’assurer la qualité thérapeutique des
médicaments, à en croire les propos du ministre qui avait dit : «On
ne sait pas ce que nous fabriquons dans notre pays et ce que nous
importons», et ce, à l’ouverture des travaux sur l’évaluation des
études de stabilité des médicaments organisés par le LNCPP à
l’Institut Pasteur de Dely Ibrahim. «C’est ce qui constitue pour
nous un cas de conscience», a-t-il ajouté. Pour M. Mellah, du
laboratoire Nerinal, également membre de l’UNOP, «le ministre s’est
rétracté lors de sa visite d’inspection à El Oued au cours de
laquelle il s’est excusé».
F. A.
Haut
Privatisations
Un expert
suédois réagit aux propos de Temmar
L’ex-secrétaire
d’Etat au ministère suédois de l’Industrie et du Commerce, M.
Sven-Erik Solder, a estimé hier à Alger, que le processus de
privatisation des entreprises ne se limite pas à la vente ou à
l’ouverture de leurs capitaux.
M. Solder a
indiqué à l’APS, en marge de la 2e journée du séminaire sur le
dialogue social et la privatisation, que «l’Etat peut également,
reprendre des entreprises privées non-compétitives dans le marché,
pour relancer certains secteurs, dont la présence est avérée, comme
c’est le cas en Suède». Il a ajouté que les pouvoirs publics en
Suède ont procédé à l’achat d’une grande entreprise privée
spécialisée dans le domaine du marketing, qui éprouvait des
difficultés à se maintenir sur le marché, «dans le but, selon lui,
d’améliorer la compétitivité de la compagnie étatique des Postes».
Abondant dans ce sens, l’ex-secrétaire d’Etat suédois a plaidé pour
«des approches pragmatiques» dans le cadre des privatisations,
estimant que «dans certains cas, il y a des alternatives à la
privatisation».
M. Solder, qui
réagissait également aux propos de
M. Abdelhamid
Temmar, ministre des Participations et de la Promotion des
Investissements, faisant état de la non-privatisation de 100
entreprises publiques stratégiques et qui génèrent de la croissance
en dehors des hydrocarbures, a ajouté qu’«il faut éviter d’utiliser
l’argent du contribuable pour maintenir les entreprises publiques,
et en même temps savoir que l’entreprise a une valeur et un prix».
Les travaux du séminaire prévus pour trois jours se poursuivent en
séance plénière, dont le deuxième jour a été consacré au débat
autour de l’expérience suédoise et celle de l’Algérie, sur la place
et le contenu du dialogue social accompagnant le processus de
privatisation, ainsi que la présentation des différents types
d’actionnariat et de direction, c’est-à-dire les différents types de
législation de la privatisation. Des recommandations et une
conférence de presse sont prévues au terme de ce séminaire, piloté
par LMD, une institution suédoise spécialisée dans le dialogue
social accompagnant la privatisation, l’UGTA et la CGEA.
Amine B.
Haut
Education nationale
La FNTE
satisfaite, le Snapap menace
Les organisations
syndicales relevant du secteur de l’Education nationale comptent
reprendre le mouvement de protestation dans les établissements
scolaires. C’est ce qu’indique un communiqué émanant du Syndicat
national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP),
parvenu, hier, à notre rédaction. Au cours de leur réunion, tenue
lundi dernier, les membres du Snapap ont déploré, souligne le
communiqué, l’indifférence manifestée par le ministère de
l’Education quant aux revendications socioprofessionnelles des
travailleurs du secteur. A ce propos, en sollicitant le chef de
l’Etat d’ouvrir une enquête inhérente au domaine de l’Education
nationale, les signataires dudit communiqué, sans pour autant fixer
la date de leur action, appellent l’ensemble des organisations
syndicales du secteur à observer une journée de protestation
nationale. Pour ce faire, le Snapap appelle à l’unification des
rangs des autres organisations «en vue d’élaborer un plan d’action
commun»,
lit-on dans le
communiqué. Par ailleurs, lors d’une récente rencontre ayant
regroupé la Fédération nationale des travailleurs de l’Education
(FNTE) et le ministère de l’Education nationale, ces derniers ont
convenu d’ouvrir le dossier relatif à l’amendement du statut des
travailleurs du secteur. Les deux parties ont également convenu à
l’installation d’un groupe de travail conjoint chargé d’examiner le
dossier, indique un communiqué de la FNTE, cité par l’agence APS. Le
groupe de travail mis en place a pour tâches prioritaires de
procéder à une analyse critique du statut actuel des travailleurs de
l’Education et d’ouvrir un large débat auquel seront associés tous
les acteurs au niveau de la base.
M. K.
Haut
Pathologies cardiovasculaires au CHU d’Oran
30 malades
transférés annuellement à l’étranger
Selon des sources
du centre hospitalo-universitaire d’Oran, le nombre de malades
nécessitant des soins à l’étranger est en hausse constante, et ce,
du fait de l’incapacité de l’hôpital à répondre aux besoins d’une
prise en charge adéquate, devant l’inexistence de certaines
spécialités. Entre autres exemples cités, certaines opérations de
chirurgie cardiaque qui ne peuvent y être pratiquées, plus
particulièrement quand il s’agit d’enfants naissant avec des
malformations cardiovasculaires. L’on signale dans ce contexte que
le CHU d’Oran accueille en moyenne annuelle 30 malades souffrant de
problèmes cardiovasculaires nécessitant une prise en charge à
l’étranger ou, du moins, leur transfert vers des centres spécialisés
de la capitale ou de Constantine. Toutefois, explique-t-on, les
transferts vers les centres hospitaliers étrangers sont suspendus à
la décision de la commission médicale nationale, chargée du
contrôle, de la régulation et de la lutte contre les transferts pour
soins à l’étranger (TSE) «sauvages», qui statue sur les cas qui lui
sont proposés, en fonction des pathologies.
E. Ikram
Haut
Logement à Koléa
Des squatteurs
en prison
Dimanche dernier,
3 décembre, la liste des bénéficiaires des 80 logements sociaux
réalisés sur le territoire de la commune de Koléa a été affichée à
l’entrée du siège de l’APC de ladite commune.
Comme toujours en
pareilles circonstances, des mécontentements n’ont pas tardé à être
exprimés.
Selon nos sources,
ceux-ci ont été provoqués par la présence sur la liste affichée
d’une vingtaine de noms de personnes, qui, nous a-t-on dit, «ne
méritent pas d’y figurer». Et ce, au prétexte «qu’elles ne sont
nullement dans le besoin d’un logement».
Les
mécontentements se sont exprimés, le jour même, de deux manières :
la plus sage a consisté en l’introduction de recours qui ont été
déposés à la daïra de Koléa ; et la moins sage, utilisée par
quelques familles, qui ont occupé une partie des logements
concernés, situés sur le site de Kerkouba.
Ceux qui ont opté
pour la seconde manière, du moins les douze d’entre eux qui ont été
arrêtés à la suite de l’intervention des éléments de la Sûreté de la
daïra de Koléa, ont été présentés hier, mardi 5 décembre, devant le
procureur de la République près le tribunal de Koléa : huit ont été
écroués et quatre ont été laissés en liberté provisoire. Ces
derniers seront cités à comparaître directement devant le tribunal
pour y être jugés.
Mohamed Amine
Haut
Délivrance des visas du hadj
Les délais
prolongés
Les délais fixés
pour procéder aux modalités d’obtention du visa spécial hadj, dont
la date limite était fixée initialement à lundi dernier, sont
prolongés jusqu’au 9 décembre prochain.
La décision est
prise par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales
en vue de permettre au nombre élevé de postulants n’ayant pas encore
obtenu leur sésame, de s’acquitter de cette formalité. Hier, une
foule de citoyens, venus des quatre coins du pays, était visible
devant le siège de la direction des affaires publiques relevant du
ministère précité. Pareille foule se voyait auparavant devant
l’ambassade de l’Arabie saoudite. Cependant, cette année, pour
alléger la tâche aux services de l’ambassade, c’est la direction des
affaires publiques qui s’occupe des dossiers de personnes désirant
se rendre aux lieux saints de l’Islam. En effet, les futurs
pèlerins, hors mission, doivent déposer leurs passeports aux
services de ladite direction. Cette dernière les transmettra au
consulat du pays hôte pour la délivrance des visas. Opération qui
prend, au minimum, une semaine, indique-t-on. Après la restitution
des passeports, sur lesquels sont apposés des cachets de visas, les
candidats au pèlerinage doivent se rendre au bureau secondaire des
affaires religieuses, sis à Ghermoul, quartier jouxtant la place du
1er mai. Le bureau
en question remet aux pèlerins les chaînes du hadj qu’ils doivent
porter aux poignets. «C’est une chaîne qu’on doit présenter aux
autorités saoudiennes. Faute de quoi, on risque d’être renvoyé»,
nous explique un ancien pèlerin. Notre interlocuteur s’indigne en
constatant que «les agences de voyage ne font pas leur travail
convenablement. C’est à elles de prendre en charge toutes ces
démarches. Nous ne savons pas ce qu’elles font de l’argent qu’on
leur verse». Il y a lieu de signaler que les frais du pèlerinage
sont fixés, cette année, à
160 0000 DA, sans
compter le billet d’avion qui avoisine, lui, les 70 000 DA.
Pour rappel, lors
d’une récente journée d’information organisée à Alger, le chef du
département des Affaires religieuses a exhorté les membres de la
mission algérienne du hadj à conjuguer leurs efforts en vue d’une
meilleure prise en charge des hadjis. Bien mieux, le ministre a fait
savoir qu’en vue de faciliter aux délégués de la mission la
reconnaissance des pèlerins algériens, une tenue vestimentaire
distinctive est donnée aux concernés. «Les membres de la mission
doivent travailler dans la cohésion en vue d’être les dignes
représentants de l’Algérie. La délégation ne représente pas le
ministère des Affaires religieuses, mais l’Etat algérien tout
entier», dira le ministre.
M Ghlamallah a
souligné que douze agences de voyages privées prendront en charge 3
000 hadjis, en termes de transport et d’hébergement, alors que deux
autres agences de voyages étatiques s’occuperont, ajouta-t-il, de 8
000 pèlerins. Notons enfin que 143 vols seront programmés pour
acheminer les quelque 35 000 pèlerins vers l’Arabie saoudite. Les
premiers vols en direction de Médine auront lieu le 9 décembre
prochain, rappelons-le.
M. Kechad
Haut
Selon le cabinet Oxford Business Group
La stabilité
politique a amélioré le climat des affaires
Des compagnies
internationales de renom cherchant à investir en Algérie se sont
rapprochées du cabinet conseil Oxford Business Group après la
publication, en février 2006, de son rapport «Emerging Algeria», a
affirmé mardi à l’APS la directrice de ce bureau en Algérie, la
finlandaise Miia Niskanen. «Le feed-back de la dernière édition sur
l’Algérie était bon», a dit cette responsable en soutenant que les
secteurs les plus recherchés en Algérie sont, dans ce contexte,
«l’énergie, le bâtiment et les transports».Oxford Business Group est
un cabinet d’intelligence dont la mission est de fournir aux
investisseurs étrangers les informations et les indications les plus
complètes sur les possibilités d’investissement dans les 25 pays
émergents. Basé à Londres, il est présent notamment en Algérie, en
Afrique du Sud, en Tunisie, en Egypte, au Qatar, au Maroc, aux
Emirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Syrie, au Vietnam, au
Brésil, c’est-à-dire des économies déjà puissantes ou présentant de
réelles potentialités d’émergence. En février dernier, ce bureau
avait présenté à Alger son rapport, en langue anglaise, sur
l’Algérie, avec des interviews de hautes personnalités algériennes,
dont celle du Président Abdelaziz Bouteflika, et de ministres en
charge des secteurs bancaires, des télécommunications et des
transports. Des zooms sur les entreprises les plus dynamiques du
secteur public et privé ont été publiés ainsi que des reportages
mettant en relief les réformes entreprises par l’Algérie dans
l’ensemble des secteurs et les possibilités d’exportations hors
hydrocarbures. Selon la représentante d’Oxford Business Group en
Algérie, l’édition 2007 aura un impact «encore plus important» au
sein de la communauté d’affaires à l’étranger du fait qu’à son avis,
«la stabilité politique (en Algérie) est à un stade plus avancé
qu’auparavant et c’est là un élément-clé pour l’investissement». Le
rapport de 2007, en cours de préparation, traitera des sujets
politiques pour précisément montrer la «stabilité politique» de
l’Algérie, a-t-elle fait savoir. Au chapitre économique, l’édition
2007 va publier plusieurs articles sur le rapprochement entre
l’Algérie et la Grande-Bretagne, à la faveur de la visite du
Président Bouteflika dans ce pays en juillet dernier. Il s’agit,
entre autres, de «l’évolution positive» de l’endettement extérieur
réduit à une dette relativement marginale (moins de 5 milliards de
dollars), de l’ouverture du capital du Crédit populaire d’Algérie
(CPA) et de la réforme du secteur des assurances. Une vingtaine
d’entretiens sont programmés dont celui du ministre de la
Communication,
El Hachemi Djiar
ou encore du président de la Chambre algérienne de commerce et
d’industrie (Caci), Mohamed Chami, a précisé Mme Niskanen. Pour
l’heure, cinq experts étrangers s’attellent, depuis des mois, à
confectionner ce rapport de près de 200 pages qui sera tiré à plus
de 70 000 exemplaires et distribué dans le monde entier, a-t-elle
ajouté. Ces experts se déplacent dans différentes régions du pays et
c’est à ce titre qu’ils ont participé à la Semaine de l’Energie qui
s’est déroulée fin novembre à Oran.
R. N.
Haut
Syndrome de williams et Beuren
2 000 enfants
atteints
Près de 2 000
enfants atteints du syndrome Williams et Beuren sont recensés,
aujourd’hui, en Algérie avec 10 cas dans la capitale. Ces chiffres
ont été annoncés, hier, par la présidente de l’Association
algérienne du syndrome Williams et Beuren,
Mme Meddad, lors
d’une conférence de presse qui a été tenue au forum El Moudjahid.
Les participants ont mis l’accent sur l’importance de cette
rencontre afin de faire connaître l’impact de la pathologie et de
sensibiliser toutes les parties impliquées.
Intervenant lors
de cette conférence, le directeur de l’Unicef en Algérie, Raymond
Janssens, a déclaré que «les difficultés et les obstacles que
rencontrent les parents des enfants malades sont énormes et qu’il
est nécessaire d’avoir une prise en charge qui fait malheureusement
défaut en Algérie». Dans le même contexte, le psychologue
Dr Lariona a
enchaîné en précisant qu’une «prise en charge précoce est plus que
nécessaire concernant cette catégorie de patients». Pour sa part,
Mme Meddad s’est jointe à d’autres mères de malades présentes dans
la salle pour exprimer leur chagrin vis-à-vis de leurs enfants
handicapés, en les voyant souffrir sans pouvoir leur apporter de
l’aide, hormis leur présence impuissante à leurs côtés.
Ils sont 300 000
malades de par le monde atteint de la maladie de syndrome Wiliams et
Beuren. Cette maladie, dont on ne parle presque jamais en Algérie,
est souvent inconnue dans beaucoup de pays. Cette pathologie est
liée dans la majorité des cas à l’absence du gène de l’élastine sur
l’un des deux cas chromosome 7. Toutefois, d’autres gènes défectueux
sont également impliqués, à l’exemple de Limk1, WSCR1, RFC2, FZD3.
En résumé, cette maladie se traduit par un retard de croissance
psychomotrice et intellectuelle et des malformations cardiaques et
touche un cas sur 20 000 naissances.
Fariza Bouzidi
Haut
Management
L’audit, cet
instrument méconnu
L’étude en
question a ciblé 200 entreprises publiques et n’a eu de réponse que
de la part de 41 d’entres elles.
La fonction de
l’audit interne au sein des entreprises publiques n’a pas évolué au
rythme souhaité et ce, malgré le démarrage remarquable qu’a connu
cette activité dans les années 1980 et aussi le consensus fait sur
l’importance de cette activité au sein de l’entreprise.
L’audit interne
bredouille encore en raison de sa dimension limitée, de l’absence
d’une charte d’exercice et de comité d’audit, son champ d’action est
réduit à la comptabilité seulement, et l’audit interne reste un
métier méconnu. C’est du moins le constat qui ressort de l’étude
réalisée par l’association des auditeurs internes algériens en
collaboration avec le bureau Deloitte et dont les résultats ont été
exposés, hier, lors d’un séminaire organisé à Alger ayant pour
intitulé: «L’audit interne en Algérie, vers une professionnalisation
avancée». L’objectif de cette étude est de faire un état des lieux
sur la situation de la profession et de proposer des solutions après
avoir identifié les éléments défaillants pour l’accomplissement de
cette mission.
L’étude en
question a ciblé 200 entreprises publiques et n’a eu de réponse que
de la part de 41 d’entres elles. La majorité de ces entreprises ont
été créées après 1980. La première défaillance à relever à ce
niveau-là concerne l’absence de l’audit interne dans toutes les
entreprises puisque sur les 41 firmes sondées, seules 38 possèdent
la fonction d’audit interne.
Selon les
résultats de l’étude, 61% des fonctions d’audit interne sont très
anciens dont 16% datent de la création de l’entreprise. Pour ce qui
concerne le positionnement du comité de l’audit, la grande majorité
de ces comités, soit 92% sont rattachés à la direction générale. Le
nombre de comités d’audit est insignifiant. Avec un taux de moins de
3%, l’Algérie est loin de la norme mondiale. Autre détail, la
communication de l’audit interne avec la hiérarchie passe par des
canaux informels. Concernant l’organisation interne de l’audit,
l’étude a montré que seulement un audit interne sur quatre dispose
d’une charte ou d’un document similaire, ce qui représente 27% de
l’échantillon sondé. 82% des entreprises n’indiquent pas le budget
consacré à l’audit interne. Les budgets indiqués sont inférieurs à
10 millions de dinars. L’équipe moyenne est de 7,5 personnes, 36%
des services d’audit internes sont composés d’un seul auditeur et
11% ont une équipe de 10 personnes. 73% du personnel de l’audit
interne ont une expérience de plus de 10 ans. Le plan de l’audit est
élaboré avec la direction générale et est approuvé à 97% par cette
dernière et rarement, soit 7%, par le conseil d’administration. Le
comité d’audit ne s’implique ni dans la constitution ni dans la
validation de ce plan. Sur l’échantillon interrogé, 5% des auditeurs
internes ont été amenés à refuser une mission pour absence
d’indépendance.
Les autres
défaillances relevées par les conférenciers concernent la confusion
existant entre la fonction d’audit interne et le contrôle interne
ainsi que les missions d’inspection. «Le concept de contrôle interne
n’a pas encore trouvé sa place dans l’entreprise. C’est une
conception qui a un lien direct avec la conception managériale et
qui concerne toutes les fonctions au sein d’une entreprise», a
expliqué Noureddine Khatal, président d’honneur de l’Association des
auditeurs consultants internes algériens (AACIA). Ce dernier a
indiqué que «la mission de l’auditeur est d’évaluer la mise en œuvre
des plans d’audit et de chercher les causes de la défaillance. A
partir de là, il tire des recommandations que l’ensemble du
personnel est tenu de respecter», dira-t-il.
M. Khatal a
souligné un décalage dans l’application de ces recommandations. Il
déclare également que l’auditeur interne n’est pas responsable des
défaillances du contrôle interne. Le conférencier a également évoqué
l’absence d’un statut pour l’auditeur interne. Ce qui diminue la
valeur de la fonction d’auditeur en plus de l’absence de formation
diplômante. Le même cadre a évoqué le départ et l’abandon de
l’activité par beaucoup d’auditeurs pour d’autres missions.
Les conférenciers
se sont enfin accordés à dire que l’audit interne a de fortes
chances d’évoluer et ce, compte tenu des nombreux atouts qu’il
détient, notamment son personnel qualifié ayant une grande
expérience et les programmes de formation élaborés par l’association
professionnelle.
Nouria B.
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