Événement

Retour

Il sera appréhendé incessamment

L’ex-wali d’El Tarf n’est pas en fuite

Conventions de branches

Louh implique les inspecteurs du travail

CNAC

Des banquiers à l’index

Rencontre Bouteflika-Walis

Le Président fera le point

Kabylie

Un conclave décisif pour les Aârchs

10 ans de tamazight à l’école

«Le gouvernement doit lever les blocages»

Mise à niveau des PME/PMI

Le satisfecit de Benbada 

L’UNOP monte au créneau

«L’Algérie dépense peu et mal sur le médicament»

Privatisations

Un expert suédois réagit aux propos de Temmar

Education nationale

La FNTE satisfaite, le Snapap menace

Pathologies cardiovasculaires au CHU d’Oran

30 malades transférés annuellement à l’étranger

Logement à Koléa

Des squatteurs en prison

Délivrance des visas du hadj

Les délais prolongés

Selon le cabinet Oxford Business Group

La stabilité politique a amélioré le climat des affaires

Syndrome de williamS et Beuren

2 000 enfants atteints

Management

L’audit, cet instrument méconnu

 

 06/12/06

 

 Il sera appréhendé incessamment

L’ex-wali d’El Tarf n’est pas en fuite

Les policiers chargés de l’exécution de ce mandat d’arrêt se présenteront, incessamment, au domicile de Djilali Arar pour son arrestation et sa mise en détention préventive.

Un mandat d’arrêt a été lancé, par la justice, à l’encontre de Djilali Arar, ex-wali d’El Tarf, après qu’il eut été placé sous contrôle judiciaire le 28 octobre dernier par la chambre d’accusation près la Cour suprême, selon une source proche de ce crédible.

Ce mandat d’arrêt sera exécuté incessamment, ajoute cette source. Ce qui signiéfierait que cet ex-chef de l’exécutif d’El Tarf n’est pas en fuite, ni a été, du moins à l’heure où nous rédigeons cet article, emprisonné, ni recherché par la police. Chose qui ne saurait, cependant, tarder puisque les policiers chargés de l’exécution de ce mandat d’arrêt se présenteront, incessamment, au domicile de Djilali Arar pour son arrestation et sa mise en détention préventive. Il ne s’agit, explique cette source, que d’une question de procédure qui demande le temps qu’il faut d’ordinaire pour l’exécution de ce mandat d’arrêt. Suite à ses démêlés avec la justice, cet ex-wali avait été limogé par décret présidentiel avant son placement sous contrôle judiciaire après une sérié d’auditions par la chambre d’accusation près la Cour suprême. Il est poursuivi par la justice pour «corruption, détournement et dilapidation de deniers publics».

Il est le cinquième wali a être inquiété par la justice après l’incarcération de Bachir Frik, ex-wali d’Oran, le placement sous contrôle judiciaire de Mohamed Bouricha, ex-wali de Blida et les auditions qui se poursuivent, actuellement, d’un ex-wali de Batna, par la chambre d’accusation près la Cour suprême, limogé par le président de la République en 1999.

Ces poursuites en justice de ces ex-responsables serait, selon bon nombre d’observateurs, une preuve de la réussite de la réforme de la justice même si le premier magistrat du pays avait, lors de la cérémonie d’ouverture de l’année judiciaire en cours insisté sur la nécessité de pallier certaines insuffisances dans le bon fonctionnement de la justice. La poursuite de ces ex-responsables en justice démontre la volonté de l’Etat à consacrer l’Etat de droit et le principe qui veut que la justice soit au-dessus de tous.

Les chefs d’inculpation en commun retenus à l’encontre de ces ex-walis sont la «corruption», le détournement de foncier agricole» et la «dilapidation de deniers publics» par, notamment, «la surfacturation dans la réalisation de marchés publics», ainsi que «la fausse déclaration de patrimoine».           

M. Abi

 

 Haut

Conventions de branches

Louh implique les inspecteurs du travail

Quelques mois après la conclusion de toutes les conventions de branches dans les entreprises publiques et de l’adoption de la convention- cadre pour le secteur privé, et dans le but d’élargir la signature de ces conventions à l’ensemble des entreprises, le ministère du Travail a exhorté les inspections du travail à accomplir un travail de sensibilisation à l’égard des patrons de toutes les entreprises. Ainsi, les inspecteurs du travail sont tenus de veiller à l’application des mesures contenues dans les conventions de branches conclues récemment dans les secteurs publics et privés. Cette instruction a été donnée hier par le ministère du Travail et de la Sécurité sociale à l’adresse de tous les inspecteurs  à travers une note rendue publique hier. «Le ministère appelle tous les inspecteurs du travail à jouer un rôle dans l’accompagnement des partenaires sociaux» lit-on dans la note.

En vertu de cette nouvelle instruction et dans le but de contrôler l’application du contenu des conventions de branches sur le terrain, le ministère du Travail a exhorté les inspecteurs du travail à «établir, chaque trimestre, des rapports détaillés sur l’état de mise en œuvre par les entreprises de ces mesures et les remettre à l’administration centrale» ajoute la note. Le ministère a mis l’accent sur la nécessité d’accorder une attention particulière à ces dispositions dans notamment les entreprises du secteur privé, qui n’ont pas connu un bon encadrement en matière de négociation collective. Concernant le rôle de l’inspection du travail dans l’accompagnement des partenaires sociaux dans la note du ministère explique que «Les inspecteurs du travail sont tenus de tirer partie de tous les moyens d’intervention et d’appui prévus par leurs missions et de l’expérience dont ils disposent en matière de conseil et d’assistance des entreprises». Ainsi, ces agents devront accomplir deux principales missions à savoir «La sensibilisation des organismes employeurs sur la nécessité d’entamer des négociations visant la révision des conventions collectives d’entreprises à la lumière des dispositions nouvelles intervenues dans ce cadre», indique la note. Les inspecteurs du travail devront également être en mesure de répondre aux informations, notamment sur «le contenu des conventions collectives et tout particulièrement, la convention de branche-cadre, conclue entre l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et le patronat» ajoute la note. Les inspecteurs du travail devront saisir toutes les possibilités qui leur sont offertes pour sensibiliser les organismes employeurs sur les avantages de la mise en place de ces instruments des relations de travail.      

Nouria B.

 

 Haut

CNAC

Des banquiers à l’index

Le ministre du travail a relevé, hier, lors de l’inauguration du nouveau siège de la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC)établi à la cité Daksi à Constantine, «les précautions exagérées, voire infondées» de certains banquiers à l’octroi de crédits aux futurs promoteurs dans le cadre du nouveau dispositif de prise en charge des chômeurs âgés de 35 à 50 ans. M. Louh a conseillé les chômeurs promoteurs, dont les dossiers ont déjà été avalisés par le comité de sélection et de validation des projets, à «recourir à la justice et à citer nommément les responsables de ce genre d’agissements qui entravent les efforts que fournit l’Etat dans sa lutte contre le chômage».

 

 Haut

Rencontre Bouteflika-Walis

Le Président fera le point

de la situation Reportée à deux reprises, la rencontre qui devait réunir, avant le mois de ramadan dernier, le chef de l’Etat et des walis aura lieu donc ce samedi au Palais des nations à Alger. Il était grand temps d’ailleurs à l’aune d’une actualité politique, économique et sociale bien chargée. Si aucun mot n’a été jusqu’ici donné sur l’ordre du jour, il demeure toutefois certain que dossiers, économiques notamment, tels que le projet de 1 million de logements, celui de l’autoroute est-ouest ainsi que l’ensemble des chantiers engagés dans le cadre du programme de la relance économique, verront porté l’intérêt particulier du président de la République. Lui qui, sur la base des constats qui lui ont été dressés par les ministres lors des auditions privées au mois de ramadan, suivra à la loupe l’état d’avancement de l’ensemble des projets dont les 48 walis sont chargés d’exécuter. Pour importante, cette réunion l’est à plus d’un titre d’autant plus qu’elle intervient cinq mois après la dernière rencontre qui a eu lieu le 25 juin dernier, et surtout à quelques jours seulement qui nous séparent de la nouvelle année. Volonté d’impulser la dynamique publique pour affronter une année 2007 qui sera, celle-ci, marquée par des haltes électorales des plus cruciales telles que les législatives en mai et les locales en octobre. Sans parler bien sûr du très éventuel référendum sur la révision constitutionnelle dont la date est prévue selon Abdelaziz Belkhadem au cours du premier trimestre 2007. Et rien ne dit que Bouteflika fera l’impasse sur ce brûlant dossier lors de ce rendez-vous. D’autre part, il sera aussi question, et tout porte à le croire, des résultats de l’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Prorogera-t-il officiellement cette loi qui a pourtant pris fin depuis quatre mois ou, comme d’habitude, laissera le sujet en suspens, en préférant agir, comme il le fait souvent, selon le contexte des choses ?  Là aucune information n’a laissé croire à une telle hypothèse surtout que toute la classe politique accorde moins d’importance à un sujet dont la responsabilité a été depuis le début de son seul ressort.

Enfin, le moins que l’on puisse dire de cette réunion, est que le chef de l’Etat fera le point sur l’évolution de son programme économique auquel il a toujours accordé une importance particulière.

Amine G.

 

 Haut

Kabylie

Un conclave décisif pour les Aârchs

La situation socioéconomique sera aussi à l’ordre du jour lors de ce conclave qui se tiendra demain.

Situation sociopolitique oblige, le mouvement citoyen, qui s’amenuise au fil des jours, tiendra un conclave inter-wilayas, demain, à Tizi Ouzou, au cours duquel plusieurs thèmes meublant l’actualité régionale et nationale seront débattus. L’appel au retour à la protestation sera annoncé à l’occasion, selon Mustapha Mazouzi, délégué du mouvement des Aârchs que nous avons joint, hier, au téléphone. Ce dernier, qui ne désespère pas de voir se concrétiser les revendications du mouvement citoyen, affirmera que la Kabylie «ne pardonnera jamais les engagements reniés et l’arrestation, comme un simple brigand, de Belaïd Abrika, figure de proue du mouvement citoyen, sous prétexte qu’il détruisait une plate- forme d’une brigade de gendarmerie, alors qu’il n’était même pas sur les lieux. C’est avec lui, pourtant, que les négociations ont été enclenchées, lesquelles négociations ont abouti à la satisfaction de certains points, notamment le départ de la gendarmerie de la région et le jugements des assassins de 126 jeunes innocents et l’indemnisation des victimes du Printemps noir. Nous allons faire appel à la population.» Enfonçant un peu plus le clou, notre interlocuteur, qui endosse au pouvoir la responsabilité de tout ce qui s’est produit en Kabylie, dira que Belaïd Abrika a été agressé par un propriétaire d’un cabaret, dans une petite ville de la Haute Kabylie. Interrogé sur le climat d’insécurité qui règne actuellement dans la région – les kidnappings et les faux barrages sont de plus en plus fréquents,–

M. Mazouzi estime que «celui-ci est nourri par les pseudo-opérateurs économiques qui ne veulent pas d’une concurrence loyale. Ce sont eux qui sont à l’origine de ce soi-disant climat d’insécurité qui n’est, pourtant, pas spécifique à notre région mais un phénomène national.» Et au délégué d’ajouter : «Ce qui nous agace le plus, c’est le fait de faire le lien entre l’absence de la gendarmerie de la région et la recrudescence du banditisme.» Réfutant donc cette hypothèse, Mustapha Mazouzi affirme qu’il y a absence de civisme. A ce propos, il se demande : «La population a fait face à l’hydre integriste durant la décennie noire. Comment ne peut-elle le faire aujourd’hui ?» La situation socioéconomique sera aussi à l’ordre du jour lors de ce conclave qui se tiendra demain. «Plus de 78 milliards ont été débloqués pour rattraper le retard et faire face au marasme socioéconomique engendré par les sanglants évènements qu’a vécus la Kabylie. Or, sur le terrain, et tout le monde le constate aujourd’hui, rien n’est réellement fait. Aussi, nous allons revenir à la protestation.» Sur la question de savoir si réellement le mouvement citoyen possède les capacités mobilisatrices d’il y a cinq ans, le délégué de la coordination des Aârchs, daïras et communes, M. Mazouzi, déclare que «si le mouvement n’a pas fait appel à la population, c’est il a jugé nécessaire de ne pas le faire du moment que nous avons arraché, après moult négociations, des acquis non négligeables. Maintenant que le pouvoir fait volte-face, nous allons derechef consulter la base pour des actions à entreprendre.» A propos des prochaines élections, notre interlocuteur s’est contenté de dire que le mouvement citoyen «assumera ses responsabilités.»          

Djamel Oukali

 

 Haut

10 ans de tamazight à l’école

«Le gouvernement doit lever les blocages»

L’enseignement de la langue amazigh a été entamé dès la rentrée scolaire 1995/1996 après la décision prise par les pouvoirs publics, en tant que matière optionnelle dans les deux niveaux d’enseignement (3e AS et la 9e AF). Son enseignement comptait quand même beaucoup d’insuffisances qui sont toujours d’actualité. Il s’agit, entre autres, du manque, voire d’absence de supports didactiques écrits, d’enseignants et de formateurs, la polygraphie, notamment la langue avec laquelle écrire, soit en latin, arabe ou le tifinagh. Il semble, cependant, que ces insuffisances paraissent moins importantes devant l’incapacité des chercheurs et professeurs de normaliser la langue tamazight elle-même à défaut d’un statut clair et net au sein du centre national pédagogique et linguistique pour l’enseignement de tamazight, CNPELT, qui, pourtant, existe bel et bien et contient tous les équipements nécessaires. Pour ce faire, plusieurs correspondances ont été adressées aux hautes autorités mais rien n’a été fait depuis. L’aide du ministère de l’Education nationale a été sollicité par les cadres de ce centre pour booster un peu la situation et permettre ainsi à la langue tamazight de trouver sa place parmi les autres langues d’enseignement en Algérie. C’est du moins ce qui ressort du premier colloque sur l’aménagement de tamazight, s’étalant sur trois jours, qui s’est ouvert hier à Alger en présence du ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid et autres parties du monde universitaire. Il a été passé en revue l’historique de l’introduction de cet enseignement, lancé avec des programmes expérimentaux touchant près de 37 700 élèves répartis dans 16 wilayas. L’enseignement a été étendu par la suite à toutes les années des cycles moyen et secondaire à partir de 96/97. Et de noter, dans ce contexte, l’application des mesures liées à la réforme, l’enseignement de la langue amazigh qui s’est étendu à l’enseignement primaire et débuté à partir de la 4e année primaire. Le niveau de couverture est donc de 9 années sur 12. De plus, l’épreuve de la langue tamazight est intégrée dans le système d’évaluation pour les candidats ayant suivi cet enseignement. Elle sera introduite à l’examen du BEM en juin 2007 et à l’examen du baccalauréat en juin 2008. Du même que le CNPLET a été installé en application des décisions du Conseil des ministres. Sa mission consistait à prendre en charge toutes les questions liées à la spécificité de la langue ainsi que les études et les recherches relatives aux curriculums, à leur formation des enseignants et aux moyens didactiques. Les enseignants compétents ont été formés, puis il y a eu la création d’une filière de la langue tamazight au sein de l’ENS de Bouzaréah pour former les enseignants des cycles moyen et secondaire et une autre filière au sein de l’IFPM de Ben Aknoun pour la formation des enseignants de la langue tamazight dans le cycle primaire. Il rappellera aussi la prise en charge des problèmes relatifs à la situation administrative des enseignants de tamazight. Le ministre a invité ainsi les présents à définir les lignes d’une stratégie globale d’aménagement tenant compte de la volonté de l’Etat «à aller de l’avant afin d’unifier et de renforcer la langue». Soulignons également que l’enseignement ne sera pas obligatoire tant que l’ensemble des mécanismes n’est pas réuni, a-t-on annoncé lors de ce colloque.

Kahina Benarab

 

 Haut

Mise à niveau des PME/PMI

Le satisfecit de Benbada 

Le ministre de la PME et de l’Artisanat, Mustapha Benbada, a estimé, hier, que le processus de mise à niveau des PME/ PME en Algérie «a donné des résultats  satisfaisants». Intervenant lors de l’ouverture de la rencontre technique sur la mise à niveau des PME/PMI, «expériences et perspectives», qui se tient à l’hôtel Mercure,

M. Benabada a déclaré que «les résultats obtenus et complétés par les différents rapports d’audit et d’évaluation sont très positifs vu que de 2002 à fin 2006 plus de 660 PME et PMI ont adhéré au processus de mise à niveau. 405 PME, soit plus de 60%, se sont appropriées les activités du processus de mise à niveau alors que 15% qui ne représentent que 106 PME/PMI ont bénéficié d’un pré-diagnostic et attendent leur première action de mise à niveau». Cette centaine de PME/PMI seront mises à niveau avant la fin 2007, apprend-on, hier. Toujours selon les déclarations du ministre, «plus de 75% des PME/PMI ont bénéficié des activités du programme et environs

25% ont carrément abandonné après avoir bénéficié d’actions de pré- diagnostics ou de diagnostics». Les actions de mise à niveau ont concerné le process de production à hauteur de 31%, contre 34 % pour le commercial, 15 % pour la qualité et 20% pour les volets financiers et management. De la quasi-stagnation qui a caractérisé en 2002  le programme de mise à niveau, engagé en 1999,  ce dernier a fait l’objet d’un  recentrage des activités visant «l’amélioration de la compétitivité des PME». L’action a été menée conjointement par le ministère de la PME et de l’Artisanat et par la délégation de la commission européenne à Alger.  Au titre des actions liées à l’environnement des PME/PMI, Mustapha Benbada a déclaré qu’il est envisagé aujourd’hui, «la réalisation des études de branches d’activités, l’élaboration des études de potentialités stratégiques desdites branches d’études générales par wilaya qui visent à situer le potentiel  des PME locales et d’identifier les activités à forte capacité de développement». Cela

a-t-il ajouté en plus «de la mise en place d’une banque de données». En plus de présenter l’impact direct du programme  de mise à niveau des PME/PMI, la rencontre a été aussi l’occasion aux chefs d’entreprise de témoigner  et de parler des difficultés rencontrées lors de leur adhésion à ce processus. Des difficultés qui se résument  toujours aux problèmes des «banques qui ne jouent pas le jeu».

Habiba Ghrib

 

 Haut

L’UNOP monte au créneau

«L’Algérie dépense peu et mal sur le médicament»

L’Union nationale des opérateurs de la pharmacie tire la sonnette d’alarme quant à la situation dans laquelle «sévit» le secteur pharmaceutique.

Lors d’une conférence de presse animée hier à Alger par les membres du bureau national de cette Union, sous la présidence de M.Ammar Ziad, un appel a été lancé à l’adresse des pouvoirs publics afin de revoir la politique nationale du médicament, et ce, avant l’accession à l’OMC.

Les arguments avancés par l’UNOP sont que toute adhésion à cette organisation mondiale sans négociation préalable est «une mise en péril de notre jeune industrie pharmaceutique».

 En tout premier lieu, estime l’UNOP dans la réflexion qu’elle a émise en 2005 aux pouvoirs publics, il semble bien que les responsables concernés au niveau de l’administration sanitaire sous-estiment les implications des accords commerciaux négociés, notamment les accords avec l’OMC, faute d’une connaissance appropriée de leur contenu et d’une compréhension suffisante de leur portée. C’est ce que laisse comprendre la démarche entreprise en matière de mise en conformité de la réglementation par rapport aux dispositions des accords avec l’OMC, considérées à tort comme une simple opération formelle de ravalement de quelques dispositions mineures. Aucune approche globale de cette conformité n’est préparée, ce qui induit des mesures parcellaires, conduites dans l’opacité et sous la contrainte, sans calendrier affiché et où les problèmes étant saucissonnés, aucune solution raisonnable ne peut être discutée. Par ailleurs, il apparaît que la négociation d’accession à l’OMC est vidée de son sens, dès lors que ni les flexibilités auxquelles ouvrent droit les accords en matière de santé publique ni l’argumentation axée autour des intérêts de santé publique (ainsi qu’elle est débattue à l’OMC même par de nombreux pays en développement) ne sont pas à l’ordre du jour. La participation des responsables de la Santé publique dans la négociation d’accession est loin d’être aussi dynamique et professionnelle que le requièrent les intérêts en jeu. Aussi, l’UNOP considère que l’Algérie dépense très mal l’argent attribué au secteur. Seulement 34 dollars par habitant sont dépensés annuellement en Algérie, alors que la France dépense 550 dollars et l’Allemagne 430 dollars. L’UNOP a également pointé du doigt la façon dont a été élaborée la nomenclature des produits remboursables par la Caisse nationale de la sécurité sociale, notamment concernant la levée d’obligation d’investir et l’ouverture sans contrepartie. En 2005, sans aucune concertation avec les investisseurs, la liste des 128 produits remboursables a été supprimée et un nouveau cahier des cahiers des charges a été élaboré.

L’UNOP relève par la même occasion qu’il y a manque de suivi des mesures décrétées par les autorités algériennes, sinon comment expliquer le fait que les enregistrements des médicaments aient été bloqués de 2002 à juin 2005, alors que durant la même période, «463 enregistrements ont été effectués dont 244 produits à l’importation».

L’UNOP pose aussi la problématique des génériques importés alors qu’ils sont déjà fabriqués localement et les lenteurs «imposées dans les procédures d’enregistrement des médicaments», entre autres.

Les propositions de l’UNOP pour pallier à ces anomalies concernent entre autres, une négociation plus active de la problématique pharmaceutique dans le contexte de l’accession et «prêter une attention aux enjeux du système d’enregistrement».       

Fatima Arab

 Haut

 

«Amar Tou s’est excusé !»

L’UNOP dit ne pas avoir de réponse à donner quant à la sortie médiatique du ministre de la Santé, dans laquelle il doute de l’efficacité thérapeutique des médicaments fabriqués localement ou importés.

Le Laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques (LNCPP) ne semble pas être en mesure d’assurer la qualité thérapeutique des médicaments, à en croire les propos du ministre qui avait dit : «On ne sait pas ce que nous fabriquons dans notre pays et ce que nous importons», et ce, à l’ouverture des travaux sur l’évaluation des études de stabilité des médicaments organisés par le LNCPP à l’Institut Pasteur de Dely Ibrahim. «C’est ce qui constitue pour nous un cas de conscience», a-t-il ajouté. Pour M. Mellah, du laboratoire Nerinal, également membre de l’UNOP, «le ministre s’est rétracté lors de sa visite d’inspection à El Oued au cours de laquelle il s’est excusé».

F. A.

 

 Haut

Privatisations

Un expert suédois réagit aux propos de Temmar

L’ex-secrétaire d’Etat au ministère suédois de l’Industrie et du Commerce, M. Sven-Erik Solder, a estimé hier à Alger, que le processus de privatisation des entreprises ne se limite pas à la vente ou à l’ouverture de leurs capitaux.

M. Solder a indiqué à l’APS, en marge de la 2e journée du séminaire sur le dialogue social et la privatisation, que «l’Etat peut également, reprendre des entreprises privées non-compétitives dans le marché, pour relancer certains secteurs, dont la présence est avérée, comme c’est le cas en Suède». Il a ajouté que les pouvoirs publics en Suède ont procédé à l’achat d’une grande entreprise privée spécialisée dans le domaine du marketing, qui éprouvait des difficultés à se maintenir sur le marché, «dans le but, selon lui, d’améliorer la compétitivité de la compagnie étatique des Postes». Abondant dans ce sens, l’ex-secrétaire d’Etat suédois a plaidé pour «des approches pragmatiques» dans le cadre des privatisations, estimant que «dans certains cas, il y a des alternatives à la privatisation».

M. Solder, qui réagissait également aux propos de

M. Abdelhamid Temmar, ministre des Participations et de la Promotion des Investissements, faisant état de la non-privatisation de 100 entreprises publiques stratégiques et qui génèrent de la croissance en dehors des hydrocarbures, a ajouté qu’«il faut éviter d’utiliser l’argent du contribuable pour maintenir les entreprises publiques, et en même temps savoir que l’entreprise a une valeur et un prix». Les travaux du séminaire prévus pour trois jours se poursuivent en séance plénière, dont le deuxième jour a été consacré au débat autour de l’expérience suédoise et celle de l’Algérie, sur la place et le contenu du dialogue social accompagnant le processus de privatisation, ainsi que la présentation des différents types d’actionnariat et de direction, c’est-à-dire les différents types de législation de la privatisation. Des recommandations et une conférence de presse sont prévues au terme de ce séminaire, piloté par LMD, une institution suédoise spécialisée dans le dialogue social accompagnant la privatisation, l’UGTA et la CGEA.

Amine B.

 

 Haut

Education nationale

La FNTE satisfaite, le Snapap menace

Les organisations syndicales relevant du secteur de l’Education nationale comptent reprendre le mouvement de protestation dans les établissements scolaires. C’est ce qu’indique un communiqué émanant du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (SNAPAP), parvenu, hier, à notre rédaction. Au cours de leur réunion, tenue lundi dernier, les membres du Snapap ont déploré, souligne le communiqué, l’indifférence manifestée par le ministère de l’Education quant aux revendications socioprofessionnelles des travailleurs du secteur. A ce propos, en sollicitant le chef de l’Etat d’ouvrir une enquête inhérente au domaine de l’Education nationale, les signataires dudit communiqué, sans pour autant fixer la date de leur action, appellent l’ensemble des organisations syndicales du secteur à observer une journée de protestation nationale. Pour ce faire, le Snapap appelle à l’unification des rangs des autres organisations «en vue d’élaborer un plan d’action commun»,

lit-on dans le communiqué. Par ailleurs, lors d’une récente rencontre ayant regroupé la Fédération nationale des travailleurs de l’Education (FNTE) et le ministère de l’Education nationale, ces derniers ont convenu d’ouvrir le dossier relatif à l’amendement du statut des travailleurs du secteur. Les deux parties ont également convenu à l’installation d’un groupe de travail conjoint chargé d’examiner le dossier, indique un communiqué de la FNTE, cité par l’agence APS. Le groupe de travail mis en place a pour tâches prioritaires de procéder à une analyse critique du statut actuel des travailleurs de l’Education et d’ouvrir un large débat auquel seront associés tous les acteurs au niveau de la base.

M. K.

 

 Haut

Pathologies cardiovasculaires au CHU d’Oran

30 malades transférés annuellement à l’étranger

Selon des sources du centre hospitalo-universitaire d’Oran, le nombre de malades nécessitant des soins à l’étranger est en hausse constante, et ce, du fait de l’incapacité de l’hôpital à répondre aux besoins d’une prise en charge adéquate, devant l’inexistence de certaines spécialités. Entre autres exemples cités, certaines opérations de chirurgie cardiaque qui ne peuvent y être pratiquées, plus particulièrement quand il s’agit d’enfants naissant avec des malformations cardiovasculaires. L’on signale dans ce contexte que le CHU d’Oran accueille en moyenne annuelle 30 malades souffrant de problèmes cardiovasculaires nécessitant une prise en charge à l’étranger ou, du moins, leur transfert vers des centres spécialisés de la capitale ou de Constantine. Toutefois, explique-t-on, les transferts vers les centres hospitaliers étrangers sont suspendus à la décision de la commission médicale nationale, chargée du contrôle, de la régulation et de la lutte contre les transferts pour soins à l’étranger (TSE) «sauvages», qui statue sur les cas qui lui sont proposés, en fonction des pathologies.

E. Ikram

 

 Haut

Logement à Koléa

Des squatteurs en prison

Dimanche dernier, 3 décembre, la liste des bénéficiaires des 80 logements sociaux réalisés sur le territoire de la commune de Koléa a été affichée à l’entrée du siège de l’APC de ladite commune.

Comme toujours en pareilles circonstances, des mécontentements n’ont pas tardé à être exprimés.

Selon nos sources, ceux-ci ont été provoqués par la présence sur la liste affichée d’une vingtaine de noms de personnes, qui, nous a-t-on dit, «ne méritent pas d’y figurer». Et ce, au prétexte «qu’elles ne sont nullement dans le besoin d’un logement».

Les mécontentements se sont exprimés, le jour même, de deux manières : la plus sage a consisté en l’introduction de recours qui ont été déposés à la daïra de Koléa ; et la moins sage, utilisée par quelques familles, qui ont occupé une partie des logements concernés, situés sur le site de Kerkouba.

Ceux qui ont opté pour la seconde manière, du moins les douze d’entre eux qui ont été arrêtés à la suite de l’intervention des éléments de la Sûreté de la daïra de Koléa, ont été présentés hier, mardi 5 décembre, devant le procureur de la République près le tribunal de Koléa : huit ont été écroués et quatre ont été laissés en liberté provisoire. Ces derniers seront cités à comparaître directement devant le tribunal pour y être jugés.

Mohamed Amine

 

 Haut

Délivrance des visas du hadj

Les délais prolongés

Les délais fixés pour procéder aux modalités d’obtention du visa spécial hadj, dont la date limite était fixée  initialement à lundi dernier, sont prolongés jusqu’au 9 décembre prochain.

La décision est prise par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales en vue de permettre au nombre élevé de postulants n’ayant pas encore obtenu leur sésame, de s’acquitter de cette formalité. Hier, une foule de citoyens, venus des quatre coins du pays, était visible devant  le siège de la direction des affaires publiques relevant du ministère précité. Pareille foule se voyait auparavant devant l’ambassade de l’Arabie saoudite. Cependant, cette année, pour alléger la tâche aux services de l’ambassade, c’est la direction des affaires publiques qui s’occupe des dossiers de personnes désirant se rendre aux lieux saints de l’Islam. En effet, les futurs pèlerins, hors mission, doivent déposer leurs passeports aux services de ladite direction. Cette dernière les transmettra au consulat du pays hôte pour la délivrance des visas. Opération qui prend, au minimum, une semaine, indique-t-on. Après la restitution des passeports, sur lesquels sont apposés des cachets de visas, les candidats au pèlerinage doivent se rendre au bureau secondaire des affaires religieuses, sis à Ghermoul, quartier jouxtant la place du

1er mai. Le bureau en question remet aux pèlerins les chaînes du hadj qu’ils doivent porter aux poignets. «C’est une chaîne qu’on doit présenter aux autorités saoudiennes. Faute de quoi, on risque d’être renvoyé», nous explique un ancien pèlerin. Notre interlocuteur s’indigne en constatant que «les agences de voyage ne font pas leur travail convenablement. C’est à elles de prendre en charge toutes ces démarches. Nous ne savons pas ce qu’elles font de l’argent qu’on leur verse». Il y a lieu de signaler que les frais du pèlerinage sont fixés, cette année, à

160 0000 DA, sans compter le billet d’avion qui avoisine, lui, les 70 000 DA.

Pour rappel, lors d’une récente journée d’information organisée à Alger, le chef du département des Affaires religieuses a exhorté les membres de la mission algérienne du hadj à conjuguer leurs efforts en vue d’une meilleure prise en charge des hadjis. Bien mieux, le ministre a fait savoir qu’en vue de faciliter aux délégués de la mission la reconnaissance des pèlerins algériens, une tenue vestimentaire distinctive est donnée aux concernés. «Les membres de la mission doivent travailler dans la cohésion en vue d’être les dignes représentants de l’Algérie. La délégation ne représente pas le ministère des Affaires religieuses, mais l’Etat algérien tout entier», dira le ministre.

M Ghlamallah a souligné que douze agences de voyages privées prendront en charge 3 000 hadjis, en termes de transport et d’hébergement, alors que deux autres agences de voyages étatiques s’occuperont, ajouta-t-il, de 8 000 pèlerins. Notons enfin que 143 vols seront programmés pour acheminer les quelque 35 000 pèlerins vers l’Arabie saoudite. Les premiers vols en direction de Médine auront lieu le 9 décembre prochain, rappelons-le.       

M. Kechad

 

 Haut

Selon le cabinet Oxford Business Group

La stabilité politique a amélioré le climat des affaires

Des compagnies internationales de renom cherchant à investir en Algérie se sont rapprochées du cabinet conseil Oxford Business Group après la publication, en février 2006, de son rapport «Emerging Algeria», a affirmé mardi à l’APS la directrice de ce bureau en Algérie, la finlandaise Miia Niskanen. «Le feed-back de la dernière édition sur l’Algérie était bon», a dit cette responsable en soutenant que les secteurs les plus recherchés en Algérie sont, dans ce contexte, «l’énergie, le bâtiment et les transports».Oxford Business Group est un cabinet d’intelligence dont la mission est de fournir aux investisseurs étrangers les informations et les indications les plus complètes sur les possibilités d’investissement dans les 25 pays émergents. Basé à Londres, il est présent notamment en Algérie, en Afrique du Sud, en Tunisie, en Egypte, au Qatar, au Maroc, aux Emirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Syrie, au Vietnam, au Brésil, c’est-à-dire des économies déjà puissantes ou présentant de réelles potentialités d’émergence. En février dernier, ce bureau avait présenté à Alger son rapport, en langue anglaise, sur l’Algérie, avec des interviews de hautes personnalités algériennes, dont celle du Président Abdelaziz Bouteflika, et de ministres en charge des secteurs bancaires, des télécommunications et des transports. Des zooms sur les entreprises les plus dynamiques du secteur public et privé ont été publiés ainsi que des reportages mettant en relief les réformes entreprises par l’Algérie dans l’ensemble des secteurs et les possibilités d’exportations hors hydrocarbures. Selon la représentante d’Oxford Business Group en Algérie, l’édition 2007 aura un impact «encore plus important» au sein de la communauté d’affaires à l’étranger du fait qu’à son avis, «la stabilité politique (en Algérie) est à un stade plus avancé qu’auparavant et c’est là un élément-clé pour l’investissement». Le rapport de 2007, en cours de préparation, traitera des sujets politiques pour précisément montrer la «stabilité politique» de l’Algérie, a-t-elle fait savoir. Au chapitre économique, l’édition 2007 va publier plusieurs articles sur le rapprochement entre l’Algérie et la Grande-Bretagne, à la faveur de la visite du Président Bouteflika dans ce pays en juillet dernier. Il s’agit, entre autres, de «l’évolution positive» de l’endettement extérieur réduit à une dette relativement marginale (moins de 5 milliards de dollars), de l’ouverture du capital du Crédit populaire d’Algérie (CPA) et de la réforme du secteur des assurances. Une vingtaine d’entretiens sont programmés dont celui du ministre de la Communication,

El Hachemi Djiar ou encore du président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci), Mohamed Chami, a précisé Mme Niskanen. Pour l’heure, cinq experts étrangers s’attellent, depuis des mois, à confectionner ce rapport de près de 200 pages qui sera tiré à plus de 70 000 exemplaires et distribué dans le monde entier, a-t-elle ajouté. Ces experts se déplacent dans différentes régions du pays et c’est à ce titre qu’ils ont participé à la Semaine de l’Energie qui s’est déroulée fin novembre à Oran.                                  

R. N.

 

 Haut

Syndrome de williams et Beuren

2 000 enfants atteints

Près de 2 000 enfants atteints du syndrome Williams et Beuren sont recensés, aujourd’hui, en Algérie avec 10 cas dans la capitale. Ces chiffres ont été annoncés, hier, par la présidente de l’Association algérienne du syndrome Williams et Beuren,

Mme Meddad, lors d’une conférence de presse qui a été tenue au forum El Moudjahid. Les participants ont mis l’accent sur l’importance de cette rencontre afin de faire connaître l’impact de la pathologie et de sensibiliser toutes les parties impliquées.

Intervenant lors de cette conférence, le directeur de l’Unicef en Algérie, Raymond Janssens, a déclaré que «les difficultés et les obstacles que rencontrent les parents des enfants malades sont énormes et qu’il est nécessaire d’avoir une prise en charge qui fait malheureusement défaut en Algérie». Dans le même contexte, le psychologue

Dr Lariona a enchaîné en précisant qu’une «prise en charge précoce est plus que nécessaire concernant cette catégorie de patients». Pour sa part, Mme Meddad s’est jointe à d’autres mères de malades présentes dans la salle pour exprimer leur chagrin vis-à-vis de leurs enfants handicapés, en les voyant souffrir sans pouvoir leur apporter de l’aide, hormis leur présence impuissante à leurs côtés.

Ils sont 300 000 malades de par le monde atteint de la maladie de syndrome Wiliams et Beuren. Cette maladie, dont on ne parle presque jamais en Algérie, est souvent inconnue dans beaucoup de pays. Cette pathologie est liée dans la majorité des cas à l’absence du gène de l’élastine sur l’un des deux cas chromosome 7. Toutefois, d’autres gènes défectueux sont également impliqués, à l’exemple de Limk1, WSCR1, RFC2, FZD3. En résumé, cette maladie se traduit par un retard de croissance psychomotrice et intellectuelle et des malformations cardiaques et touche un cas sur 20 000 naissances.

Fariza Bouzidi

 

 Haut

Management

L’audit, cet instrument méconnu

L’étude en question a ciblé 200 entreprises publiques et n’a eu de réponse que de la part de 41 d’entres elles.

La fonction de l’audit interne au sein des entreprises publiques n’a pas évolué au rythme souhaité et ce, malgré le démarrage remarquable qu’a connu cette activité dans les années 1980 et aussi le consensus fait sur l’importance de cette activité au sein de l’entreprise.

L’audit interne bredouille encore en raison de sa dimension limitée, de l’absence d’une charte d’exercice et de comité d’audit, son champ d’action est réduit à la comptabilité seulement, et l’audit interne reste un métier méconnu. C’est du moins le constat qui ressort de l’étude réalisée par l’association des auditeurs internes algériens en collaboration avec le bureau Deloitte et dont les résultats ont été exposés, hier, lors d’un séminaire organisé à Alger ayant pour intitulé: «L’audit interne en Algérie, vers une professionnalisation avancée». L’objectif de cette étude est de faire un état des lieux sur la situation de la profession et de proposer des solutions après avoir identifié les éléments défaillants pour l’accomplissement de cette mission.

L’étude en question a ciblé 200 entreprises publiques et n’a eu de réponse que de la part de 41 d’entres elles. La majorité de ces entreprises ont été créées après 1980. La première défaillance à relever à ce niveau-là concerne l’absence de l’audit interne dans toutes les entreprises puisque sur les 41 firmes sondées, seules 38 possèdent la fonction d’audit interne.

Selon les résultats de l’étude, 61% des fonctions d’audit interne sont très anciens dont 16% datent de la création de l’entreprise. Pour ce qui concerne le positionnement du comité de l’audit, la grande majorité de ces comités, soit 92% sont rattachés à la direction générale. Le nombre de comités d’audit est insignifiant. Avec un taux de moins de 3%, l’Algérie est loin de la norme mondiale. Autre détail, la communication de l’audit interne avec la hiérarchie passe par des canaux informels. Concernant l’organisation interne de l’audit, l’étude a montré que seulement un audit interne sur quatre dispose d’une charte ou d’un document similaire, ce qui représente 27% de l’échantillon sondé. 82% des entreprises n’indiquent pas le budget consacré à l’audit interne. Les budgets indiqués sont inférieurs à 10 millions de dinars. L’équipe moyenne est de 7,5 personnes, 36% des services d’audit internes sont composés d’un seul auditeur et 11%  ont une équipe de 10 personnes. 73% du personnel de l’audit interne ont une expérience de plus de 10 ans. Le plan de l’audit est élaboré avec la direction générale et est approuvé à 97% par cette dernière et rarement, soit 7%, par le conseil d’administration. Le comité d’audit ne s’implique ni dans la constitution ni dans la validation de ce plan. Sur l’échantillon interrogé, 5% des auditeurs internes ont été amenés à refuser une mission pour absence d’indépendance.

Les autres défaillances relevées par les conférenciers concernent la confusion existant entre la fonction d’audit interne et le contrôle interne ainsi que les missions d’inspection. «Le concept de contrôle interne n’a pas encore trouvé sa place dans l’entreprise. C’est une conception qui a un lien direct avec la conception managériale et qui concerne toutes les fonctions au sein d’une entreprise»,  a expliqué Noureddine Khatal, président d’honneur de l’Association des auditeurs consultants internes algériens (AACIA). Ce dernier a indiqué que «la mission de l’auditeur est d’évaluer la mise en œuvre des plans d’audit et de chercher les causes de la défaillance. A partir de là, il tire des recommandations que l’ensemble du personnel est tenu de respecter», dira-t-il.

M. Khatal a souligné un décalage dans l’application de ces recommandations. Il déclare également que l’auditeur interne n’est pas responsable des défaillances du contrôle interne. Le conférencier a également évoqué l’absence d’un statut pour l’auditeur interne. Ce qui diminue la valeur de la fonction d’auditeur en plus de l’absence de formation diplômante. Le même cadre a évoqué le départ et l’abandon de l’activité par beaucoup d’auditeurs pour d’autres missions.

Les conférenciers se sont enfin accordés à dire que l’audit interne a de fortes chances d’évoluer et ce, compte tenu des nombreux atouts qu’il détient, notamment son personnel qualifié ayant une grande expérience et les programmes de formation élaborés par l’association professionnelle.

Nouria B.

 Haut

 

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche