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Examen des moyens financiers et humains

Sellal présidera la Commission de préparation des présidentielles

À la faveur du lancement de plusieurs projets

Le secteur des mines amorcera «une nouvelle dynamique»

Alors que la mouvance islamiste refuse la visite du MAE égyptien

Lamamra rappelle le rôle de Bouteflika dans la politique extérieure

Contrôle des marchés

La guerre à la contrefaçon de nouveau déclarée

Ghardaïa

Les trois quarts des commerces ont rouvert, selon Belaiz

D'un coût global de 60 milliards DA

Air Algérie renforce sa flotte avec 14 avions

Polémique sur l'ouverture de l'audiovisuel aux seules chaînes thématiques

Les  mises au point de Messahel

Les explications des quelques responsables d'unités

Pénurie et hausse des prix du lait et dérivés

Transport à Alger

Des centaines de propriétaires de bus et chauffeurs de taxi sanctionnés

Prétoire

Réconcilier dans la mesure du possible

 

 07/01/14

Examen des moyens financiers et humains

Sellal présidera la Commissionde préparation des présidentielles

nLe Premier ministre, Abdelmalek Sellal  procédera dans les prochains jours  à l'installation de la Commission nationale chargée de la préparation et de l'organisation des élections présidentielles du mois d'avril 2014, a-t-on appris de sources bien informées.  Cette démarche interviendra à quelques jours de la convocation du corps électoral par décret présidentiel prévu pour le 16 du mois en cours. Pour sa première réunion qui sera présidée par Sellal, la Commission nationale chargée de la préparation et de l’organisation des présidentielles d’avril 2014 aura à examiner les moyens matériels et humains à mettre au profit des prochaines échéances. Cette commission que présidera le Premier ministre regroupe: le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, le ministre des Affaires étrangères, le ministre de la Justice, le ministre des Finances, le vice-ministre de la Défense nationale, le ministre des Transports, le ministre de la Poste, le ministre de la Communication et le  secrétaire général du gouvernement.

Selon les mêmes sources, le budget alloué aux présidentielles n’est pas encore fixé mais «il pourra probablement dépasser les 200 milliards de dinars consacrés aux précédentes élections législatives et locales».   Lors de sa première réunion attendue pour la semaine prochaine,  il sera question de préparer  les moyens financiers, l’encadrement humain (agents administratifs, sécurité, magistrats et autres).  Cette réunion sera suivie de l’élaboration d’un rapport détaillé qui sera soumis au président de la République, lors d’un éventuel Conseil des ministres, le 15 janvier.   Il est à noter que jusqu’à hier, il y a eu plus de dix annonces de candidatures en attendant leur validation par le Conseil constitutionnel, sachant qu’après la convocation du corps électoral, d’autres annonces de candidatures sont attendues pour la deuxième quinzaine du mois en cours. En attendant la convocation du corps électoral par décret présidentiel dans les 90 jours précédant la date du scrutin, la Commission nationale chargée  de la préparation et de l’organisation des élections présidentielles va consacrer sa première session à sa propre structuration et à la prise des premières mesures opérationnelles.  Il est à rappeler que lors des présidentielles d’avril 2009,  il a été procédé à  la création de cinq sous-commissions. Il était question notamment de : la sous-commission chargée des opérations de préparation et d’organisation des élections, impliquant les collectivités locales, présidée par le ministre de l’Intérieur, la sous-commission chargée des opérations de préparation et d’organisation des élections, relevant de l’autorité judiciaire, présidée par  le ministre de la Justice, la sous-commission chargée de l’organisation de la sécurité des élections présidentielles, présidée par le  ministre de l’Intérieur, la sous-commission chargée du séjour des observateurs internationaux   présidée par le secrétaire général du ministère de l’Intérieur et enfin la sous-commission chargée de la promotion et de la couverture médiatique des élections   présidée à l’époque par le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Communication.  Par ailleurs, il a été institué un comité ad hoc présidé par le ministre des Finances, qui était  chargé du financement de la préparation et de l’organisation des  présidentielles. D’autres mesures sont attendues dont la mise à disposition des candidats à la candidature, dans quelques jours, des formulaires de collectes des signatures d’électeurs ou d’élus, contre dépôt d’une déclaration d’intention auprès du ministère de l’Intérieur.  La loi électorale n’accordant aux candidats à la candidature que quinze jours après la convocation du corps électoral pour procéder au dépôt de leurs dossiers (y compris les signatures exigées) auprès du Conseil constitutionnel, chaque élection présidentielle passée a vu les formulaires de collectes de signatures mis par avance, à la disposition des intéressés.  Il est à rappeler que plus d’une vingtaine de partis et des personnalités nationales dont Ahmed Benbitour, candidat déclaré à la présidentielle, ont appelé le  samedi 14 décembre, à l’installation d’une commission nationale indépendante, chargée de préparer et d’organiser le scrutin présidentiel dans toutes ses étapes.

 Par Nacera Chennafi

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À la faveur du lancement de plusieurs projets

Le secteur des mines amorcera «une nouvelle dynamique»

Le secteur des mines amorcera prochainement une large dynamique à la faveur du lancement de plusieurs projets que les autorités ambitionnent de mettre en œuvre à moyen terme, a déclaré le ministre des Relations avec le Parlement, Mahmoud Khedri, devant les membres de l’Assemblée populaire nationale (APN).  Ces projets traduisent «la volonté du gouvernement de relancer le secteur pour contribuer au développement socio-économique du pays», a souligné M. Khedri qui répondait aux questions des députés concernant le projet de loi sur les mines au nom du ministre de l’Energie et des Mines, Youcef Yousfi.  Evoquant le projet d’exploitation du phosphate à Djebel El Onk (wilaya de Tébessa), le ministre a rappelé que les réserves de ce site frôlaient les 2 milliards de tonnes et que la capacité de production de cette usine était de 3 millions de tonnes/an, une capacité qui devra passer à 5,5 millions de tonnes/an, a-t-il dit. Ce projet est lié à un autre, à oued-Kebrit, dans la wilaya de Souk Ahras qui consiste à réaliser un pôle industriel de trois unités de transformation de phosphate et de production de tous types d’engrais, nécessitant un investissement de 2 milliards de dollars avec une capacité de production de près de 1,5 million de tonnes/unité.  Ce projet devrait réaliser un chiffre d’affaires annuel de 1,2 milliard de dollars avec la création de quelque 7 000 emplois.  Le ministre a également évoqué le projet d’exploitation de la mine de Ghar Djebilat dans la wilaya de Tindouf, soulignant la création d’un groupement public regroupant Sonatrach, MANAL (Manadjim Al Djazair) et SIDAR pour l’exploitation du stock en fer dont dispose cet important site minier. Le projet de Ghar Djebilat «constitue un grand défi pour développer l’industrie nationale et assurer des montants conséquents en devise». L’enveloppe financière consacrée à cet investissement frôle les 15 milliards de dollars.  Concernant le projet de production de zinc et de plomb dans la région de Oued Amizour (W. Béjaïa), le ministre a précisé qu’une étude de faisabilité réalisée par la société Teramine Australia sur les moyens d’exploitation de ce projet «a été rejetée par le gouvernement en raison de ses conséquences sur l’environnement et la population».  Cette société, a-t-il dit, a proposé une nouvelle étude de faisabilité avec un autre partenaire étranger pour exploiter des exemples du projet qui prévoit la production de 50 000 tonnes/an de zinc et de plomb. A propos de la mine d’or de la wilaya de Tamanrasset, M. Khedri a souligné que l’investisseur étranger qui exploitait le projet a renoncé à ce dernier après avoir occasionné des pertes. Le gouvernement a récemment entamé un programme d’action  pour l’exploitation et la valorisation des réserves d’or de cette mine, a indiqué M. Khedri, précisant que des discussions ont été entamées avec un investisseur étranger en vue de conclure un partenariat pour concrétiser le projet. Ces discussions seront prochainement sanctionnées par la signature d’un contrat de partenariat, a-t-il ajouté.

Younès D. /APS

 

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Alors que la mouvance islamiste refuse la visite du MAE égyptien

Lamamra rappelle le rôle de Bouteflika dans la politique extérieure

«C'est le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui décide de la politique étrangère de l'Algérie», a déclaré hier Ramtane Lamamra, à propos du refus exprimé par certains partis islamistes quant à la visite en Algérie du ministre égyptien des Affaires étrangères, Nabil Fahmi.

Une manière pour Lamamra, qui a animé une conférence de presse conjointe avec son homologue égyptien, de rappeler à l'ordre les islamistes qui ont contesté la venue, en Algérie, du ministre égyptien, et ce, en signe de solidarité avec les Frères musulmans d'Egypte chassés du pouvoir et déclarés officiellement «organisation terroriste».  Dans ce sillage, Lamamra a précisé que «certains partis ont exprimé une opinion. Mais il faut savoir que la diplomatie algérienne obéit à des considérations stratégiques et les relations bilatérales de l'Algérie sont définies par le président  de la République». C'est le cas de la visite de M. Fahmi, prévue «de longue date», a-t-il ajouté. Sur le dossier syrien, M. Lamamra a rappelé «l'attachement de l'Algérie à une solution pacifique qui garantisse la pérennité et l'unité de la Syrie» et son appel aux parties concernées «à s'en remettre à la volonté du peuple syrien». En effet, Lamamra a déclaré hier que l'Algérie «maintient» ses relations avec les pays qui connaissent des problèmes politiques internes, partant du principe qu'«elle traite avec les Etats et non avec les régimes».  «L'Algérie reconnaît et traite avec les Etats et non avec les régimes, elle maintient ses relations avec ces pays nonobstant les problèmes internes qu'ils connaissent», a indiqué M. Lamamra. Ce dernier a précisé, dans le même contexte,  que cette conduite ne signifiait nullement que l'Algérie «est indifférente ou qu'elle accorde peu d'intérêt aux situations instables que ces pays traversent». La relation de l'Algérie avec l'Egypte s'inscrit dans ce cadre, a-t-il dit, avant d'ajouter que les deux pays «sont unis par des liens étroits».  Sur le point lié au gel de la participation de l'Egypte aux réunions de l'Union africaine, Lamamra a précisé que  l'Algérie n'a pas demandé la suspension ni l'exclusion d'aucun membre de l'Union africaine (UA), ajoutant que le gel de la participation de l'Egypte aux réunions de cette instance était une «mesure préventive» pour encourager  le retour à la constitutionnalité. Sur la question concernant le classement des Frères musulman sur la liste des organisations terroristes par l'Etat égyptien, Lamamra  a insisté que l'Algérie ne s'ingère pas dans les affaires internes de l'Égypte. Justement, sur cette même question, Nabil Fahmi est   intervenu pour rappeler qu'il est «le représentant d'un gouvernement de transition qui bénéficie de l'appui populaire» et que sa présence  à Alger n'était pas liée à la situation qui prévaut dans son pays. M. Fahmi a tenté de défendre et de justifier la décision prise par son gouvernement de classer les Frères musulmans sur la liste des groupes terroristes. Une décision, note-t-il, que son pays «n'est pas près à revoir». Il invitera même la communauté internationale, les Arabes en premier lieu, à pren-dre acte de cette décision. Il s'agira, selon lui, pour ces pays d'appliquer les engagements pris dans les conventions et les résolutions internationales ratifiées sur la lutte contre le terrorisme.

Par Mustapha Chaouchi

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Contrôle des marchés

La guerre à la contrefaçon de nouveau déclarée

Selon le ministère du Commerce, le contrôle  au niveau des marchés et aux frontières sera accru cette année pour venir à bout des multiples infractions liées à la non-conformité des produits et autres préjudices causés à l'économie nationale, notamment la contrefaçon.

L’Algérie, inondée par la contrefaçon et qualifiée de poubelle de la marchandise asiatique, peut s'attendre donc à une nouvelle bataille qui sauvera, peut-être, ses marchés de ce fléau. Du côté du ministère du Commerce en tout cas, de nouvelles mesures et dispositions sont prévues pour cette année. Le contrôle sera renforcé en 2014 au niveau des marchés intérieurs et des frontières à l'ouest du pays, par l'injection de moyens supplémentaires, notamment en cadres techniques, a annoncé lundi le directeur régional du commerce.  Le contrôle sera accru et les services d'enquête seront renforcés en effectifs nouvellement recrutés parmi les cadres techniques pour venir à bout des multiples infractions liées à la non-conformité des produits et autres préjudices causés à l'économie nationale, a indiqué à l'APS Abderrahmane Hezil. Le bilan des neuf premiers mois de l'année 2013 fait état de 146 cargaisons de plus de 24 000 tonnes de produits ayant fait l'objet de refus d'admission au niveau des ports de la région pour diverses infractions liées à la qualité, représentant une valeur de plus d'un milliard DA, a révélé le même responsable. Les marchandises ont été refoulées au niveau des ports d'Oran,  Ghazaouet, Mostaganem et du port sec d'Oran, a-t-il précisé.  Le directeur régional du commerce a expliqué, dans ce sens, qu'une soixantaine de cadres techniques sont prêts à rejoindre les nouvelles subdivisions de daïra en cours de réalisation : sept à Oran (Oran-ouest, Sidi Chahmi, Hassi Bounif, Gdyel, Oued Tlélat, Boutlélis et Bethioua), deux à Tlemcen et une à Aïn Témouchent.  L'objectif de ces subdivisions est de rapprocher le contrôle de l'activité commerciale pour s'assurer des bonnes pratiques commerciales et de la qualité sanitaire des produits mis sur le marché, a-t-il ajouté. Concernant les activités de contrôle liées aux pratiques commerciales et à la qualité enregistrées durant les 9 premiers mois de l'année 2013, M. Hezil a indiqué que 640 commerces ont fait l'objet de fermeture à l'ouest du pays, ajoutant que le montant des défauts de facturation a atteint les 2 milliards DA.  Selon le responsable, le plan d'action de l'année 2014 prévoit la réalisation de 156 marchés couverts de fruits et de légumes, dans le cadre des programmes du secteur du commerce et des collectivités locales au niveau des wilayas de l'ouest, dont une cinquantaine à Oran.                      

Yasmine A.

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Ghardaïa

Les trois quarts des commerces ont rouvert, selon Belaiz

Le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaiz,  a affirmé hier à Alger que 75% des commerces, notamment des produits de base, ont rouvert dimanche à Ghardaïa, soulignant que 75% des élèves ont repris le chemin de l'école dans cette ville, un taux qui devra atteindre mardi les 100% «après le renforcement des mesures sécuritaires». «75% des commerces des produits de base, notamment des produits alimentaires et des fruits et légumes, ont rouvert dimanche», a indiqué M. Belaiz dans une déclaration à la presse, en marge de la séance plénière du Conseil de la nation. «Le groupe de travail, présidé par le secrétaire général du ministère de l'Intérieur et ancien wali de Ghardaïa, m'a fourni ce matin plusieurs informations sur des commerçants n'ayant pas repris leurs activités», a précisé le ministre, soulignant que ces derniers «se trouvent dans le quartier du Ksar et appellent à davantage de sécurité». La commission de sécurité s'est réunie ce matin avec le secrétaire général du ministère de l'Intérieur et ces commerçants, «et pourront peut-être parvenir à renforcer la sécurité et à rouvrir le reste des commerces», a-t-il dit. «Concernant les écoles et la rentrée scolaire, 75% des élèves ont repris le chemin de l'école jusqu'à hier (dimanche)», a affirmé le ministre, précisant qu'«un nombre important de parents au niveau de ce quartier exige la garantie davantage de sécurité aux élèves». «Les services de sécurité ont été renforcés ce matin, ce qui permettra le retour de 100% des élèves demain ou après-demain à l'école», a-t-il affirmé. Grâce à la retenue et à la sagesse, les choses sont rentrées dans l'ordre dans la wilaya de Ghardaïa.

Hani T./APS

 

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D'un coût global de 60 milliards DA

Air Algérie renforce sa flotte avec 14 avions

Quatorze contrats d'acquisition d'aéronefs ont été signés hier à l'hôtel El Aurassi, Alger, sous l'autorité du ministre des Transports, Amar Ghoul, entre la compagnie aérienne nationale Air Algérie et les trois constructeurs aéronautiques Boeing, Airbus et ATR pour un montant global de 60 milliards DA engagés par trois banques publiques, la BNA, la CNEP-Banque et la BEA. Finalisant les commandes concernant l'achat de nouveaux avions, la compagnie aérienne nationale Air Algérie avec Boeing, Airbus et ATR, ont en effet signé hier les contrats d'acquisition de quatorze appareils. Le montant global de cette acquisition est de 60 milliards DA, soit plus de 800 millions de dollars. «Un financement national réalisé à travers la syndicalisation bancaire BNA, BEA et la CNEP», a précisé le P-DG d'Air Algérie,  Mohamed Saleh Boultif. S'agissant des dates de livraison de ces avions, il fera savoir que le premier aéronef (un ATR) sera livré à partir de septembre 2014 et le dernier le sera fin 2016.

A cette occasion, le P-DG d'Air Algérie dira qu'il s'agit d'«un moment important dans le cadre de la mise en œuvre du plan quinquennal 2013-2017 de l'entreprise nationale Air Algérie». Lequel plan approuvé en 2012 par les organes sociaux de l'entreprise, le Conseil de participation de l'Etat, comporte «parmi ses axes stratégiques celui du développement de la flotte de la compagnie», a-t-il ajouté. Relevant dans ce contexte que le 4e lot de l'avis d'appel d'offres international lancé en mai 2012 concernant l'acquisition de deux avions cargo «est actuellement en phase de négociation», et pour lesquels «les résultats ne sauraient tarder». Dans cette lignée, le P-DG d'Air Algérie expliquera que la flotte actuelle de la compagnie nationale passera de 43 avions à 59 d'ici à 2016  avec les deux cargos qui sont en négociations. En outre, il relèvera que ces acquisitions permettront de renforcer une demande nationale déjà très présente malgré la concurrence de l'autoroute. Pour les années à venir, les efforts de la compagnie iront  «vers le Sud et le Grand Sud du pays et le réseau international». Ce dernier, outre de renforcer les routes existantes sur l'Europe, l'Afrique «particulièrement», le Moyen-Orient pour les longs courriers, l'objectif est «également d'aller vers le développement de nouvelles routes qui permettront à la compagnie d'accroître son trafic de transit», indiquera M. Boultif.

Ghoul veut la reconquête du marché africain

Pour sa part, soulignant «l'extrême importance des transactions contractées»,  Amar Ghoul, ministre des Transports a estimé que l'acquisition de ces appareils répond à l'impératif d'une part,  «de renforcer la flotte nationale pour répondre à la demande du marché intérieur», mais aussi  «aller en force à la reconquête du marché africain duquel l'Algérie a été absente ces dernières années». Indiquant que le développement et la modernisation d'Air Algérie figurent parmi  «les priorités du gouvernement», il soulignera que l'acquisition de ces appareils permettra une meilleure couverture du territoire national, notamment les régions du Sud, l'amélioration des prestations de service et de gestion ainsi que celle des infrastructures aéroportuaires en synergie avec les autres moyens de transport en commun. Van Rex Gallard, vice- président de l'avionneur américain pour l'Afrique, l'Amérique latine et les Caraïbes :

Le constructeur mondial Boeing cédera à Air Algérie huit avions de type Boeing 737-800 Nouvelle Génération dotés d'une capacité de 150 sièges. Dans son allocution, Van Rex Gallard, vice-président de l'avionneur américain pour l'Afrique, l'Amérique latine et les Caraïbes, estimera que «la signature de ces contrats est extrêmement importante ; cela signifie la continuation du partenariat de Boeing avec l'Algérie.

Une relation qui date depuis 1962 avec les Boeing DC3 et DC4. Huit 737-800 ont été commandés pour un prix moyen sur catalogue à peu près à 700 millions de dollars. Les premières livraisons se feront à la fin 2015, le reste en 2016». A noter que les 737-800 seront tous équipés de la nouvelle cabine Boeing Sky Interior, développée dans le cadre du programme 787 Dreamliner, qui propose des fenêtres plus larges ainsi qu'un éclairage à technologie LED.

Fouad Attar DG Airbus Moyen-Orient

Air Algérie a aussi acquis trois autres avions A330-200 de 250 sièges chacun auprès du principal concurrent de Boeing, le constructeur aéronautique européen Airbus. Fouad Attar DG Airbus Moyen-Orient indiquera que «la première livraison se fera fin 2015 début 2016. Ce sont 3 avions complémentaires pour Air Algérie qui dispose déjà de 5 modèles. C'est une commande de l'ordre approximative de 700 à 750 millions de dollars au prix catalogue».     

John Moore, responsable des ventes ATR

Enfin, trois autres aéronefs de type ATR (Avions de transport régional) 72-600 ont été acquis auprès du groupe franco-italien ATR, équipés de soixante sièges.

A ce sujet, John Moore, responsable des ventes ATR, dira que «c'est un moment très important pour le groupe ATR qui travaille depuis plus d'une dizaine d'années avec Air Algérie. Cette nouvelle commande vient s'ajouter aux 12 avions ATR que compte la compagnie qui désormais sera le plus grand opérateur ATR sur le continent africain. Le 1er ATR commandé sera livré en 2014, le reste en 2015. Le coût total est estimé à environ 74 millions de dollars».

 Par Lynda Naili Bourebrab

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Polémique sur l'ouverture de l'audiovisuel aux seules chaînes thématiques

Les  mises au point de Messahel

A propos des appréhensions suscitées par  les professionnels quant au contenu de l'article 7 du projet de loi qui concerne les chaînes thématiques, Messahel  a précisé qu'il s'agit d'une mauvaise lecture et d'une erreur de traduction de la version arabe vers le français. Le ministre de la Communication, Abdelkader Messahel   a réaffirmé hier sur les ondes  de la Radio nationale que l'ouverture du champ audiovisuel au privé est  une réalité  incontournable et irréversible. Le gouvernement, dit-il, souhaite que la loi sur l'audiovisuel soit adoptée par le Parlement au cours de la session d'automne. Cette   déclaration intervient à la  veille de la présentation du projet de loi sur l'audiovisuel devant le Parlement, (aujourd'hui,  ndlr). Le  ministre de la Communication, a réfuté, lors de son passage à l'émission «Invité de la rédaction» les  insertions selon lesquelles son département veut limiter l'ouverture aux seules chaînes thématiques et exclure la création de chaînes généralistes privées.  Sur ce point,  Messahel a expliqué que la controverse, à propos de l'article 7 de ce projet de loi, est due à une mauvaise lecture, sinon, explique-t-il, à une erreur de traduction de la version arabe vers le français.  «Le texte en arabe qui est très clair et explicite, note bien qu'une chaîne thématique se décline en une chaîne à un seul thème ou à plusieurs thèmes», a-t-il encore expliqué.  A la question de savoir les  raisons qui ont motivé le rejet de l'amendement portant «création de chaînes généralistes privées»,  Messahel a expliqué que «la loi organique a été claire, aussi bien dans son titre 4 article 61 que dans son article 63, il s'agit de chaîne thématique. Donc si on a envie de faire une révolution dans le texte, il faut changer carrément la loi organique».  Messahel a, en outre, réfuté toute polémique sur la question de l'ouverture du champ audiovisuel, tant pour le secteur public que privé.   Il a ajouté qu'il est bien signifié qu'elle peut être une chaîne à programme unique ou multiple.  Messahel a, par ailleurs, indiqué que le débat sur les articles du projet de loi sur l'audiovisuel «doit se faire dans les règles de la démocratie et du dialogue».

Concernant l'ouverture des chaînes de Radio, le ministre a relevé des «contraintes objectives qui concernent beaucoup plus les moyens techniques que le contenu des programmes», appelant à «ne pas confondre entre production et diffusion».  La veille, Abdelkader Messahel a  appelé, dans un entretien à un journal arabophone, à s'abstenir de faire des lectures politiques du projet de loi et à ne pas le sortir de son contexte.  Mieux, Messahel a précisé que  le  ministère n'est pas intervenu dans le travail de la commission  en charge du dossier  à APN. «Le projet de loi n'a pas été improvisé. Il a été tenu compte lors de son élaboration d'expériences pionnières en la matière»,  a insisté le  ministre, ajoutant que le projet de loi a fait l'objet de consultations et de lectures approfondies par des experts. Enfin, interrogé sur la   difficulté d'accès à l'information  et la défaillance de communication de certains départements ministériels, Messahel s'est contenté de dire que des efforts sont déployés pour justement améliorer la communication et l'accès à l'information.   «Je ne suis pas  un porte-parole du gouvernement», a-t-il conclu.           

Yazid Madi

 

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Les explications des quelques responsables d'unités

Pénurie et hausse des prix du lait et dérivés

Le lait en sachet manque beaucoup dans les épiceries de la wilaya de Béjaïa depuis plus d'une semaine.  Le constat est valable aussi bien dans la ville de Béjaïa que dans les autres coins de la wilaya comme la vallée de la Soummam et l’est de la wilaya. «Il faut être très matinal pour dénicher un ou deux sachets de lait», nous disent les consommateurs.  La Laiterie «La Vallée» de Tazmalt  et bien d’autres ont trouvé la parade avec l’intégration du lait de vache dans la préparation du lait pour faire face à «la pénurie de la poudre» de lait qui est à l’origine de la crise, nous explique hier l’un de ses gérants en l’occurrence,  Younès Zeggane. «Nous avons obtenu un petit quota de poudre de lait dimanche, mais cela reste insuffisant», ajoute notre interlocuteur. «Mais on va faire avec en attendant un autre arrivage le 15 du mois courant», nous dit M. Zeggane. «Sans la subvention de l’Etat, les laiteries ne pourraient travailler avec les prix actuels où elles devraient fixer le prix à au moins 75 DA le sachet pour s’en sortir», poursuit M. Zeggane. S’agissant du lait de vache cru, «nous versons aux éleveurs leur part qui est de 12 DA et l’Etat nous la rembourse après, sachant que la collecte est subventionnée à hauteur de 5 DA le litre et l’intégration est financée à hauteur de 04 DA», précise le responsable de «La Vallée». Donc, le lait de vache est subventionné par l’Etat à hauteur de 21 DA au total.

«A mon avis les quotas ont été réduits par l’Onil pour d’une part, encourager la collecte de lait de vache et limiter l’importation de la poudre de Lait et d’autre part, par manque de stocks», nous déclare Hakim Bechroune gérant de la laiterie Gueldaman d’Akbou pour expliquer cette situation. Et d’ajouter : «auparavant l’Onil nous accordait 12 tonnes, actuellement 07 tonnes seulement par mois», déclare notre interlocuteur pour étayer ses dires. «Les dérivés ne sont pas concernés par le système des quotas, donc ils ne sont pas subventionnés, d’où la hausse de leurs prix», estime M. Bechroune. «Les prix des yaourts ont augmenté de 3 à 5 DA et les fromages, voire les autres dérivés également de 5 à 10 DA».

«Le kilo de poudre de lait coûtait il y a quelque temps 320 DA, alors qu’il est coté à 520 DA le kilo à présent», nous dit le gérant de la laiterie Gueldaman. M. Talbi responsable du marketing chez «Candia-Tchin Lait», nous dira la même chose. «Les augmentations sur nos produits sont justifiés, car le prix de la poudre de lait a flambé sur le marché international». «Je peux dire qu’elle est même devenue rare». «Nous avons augmenté le prix du lait écrémé à 90 DA et le lait chocolaté à 140 DA», ajoute M. Talbi. 

Fawzi Berkati, responsable de Candia à Béjaïa précise: «nos prix n’ont pas augmenté depuis cinq années». Et d’ajouter: «nous avons répercuté fidèlement la hausse du prix appliqué à la poudre de lait sur le marché international, sur nos produits». «Et nous avons décidé d’épuiser d’abord les anciens stocks pour le faire, comme nous avons travaillé pendant des mois sans bénéfices, voire à perte», nous dit-il, précisant que «la hausse du prix de la poudre de lait est amorcée depuis deux ans au moins».

Pour leur part, les commerçants estiment que «si le prix d’achat augmente, alors le prix de vente suivra automatiquement». «Ce n’est pas de notre faute», nous dit un commerçant». Enfin, de son côté, le consommateur ne veut rien savoir. Pour lui, «une hausse reste une hausse et l’Etat doit faire quelque chose, car la situation ne peut plus continuer de cette façon».

 Par Hocine Cherfa 

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Transport à Alger

Des centaines de propriétaires de bus et chauffeurs de taxi sanctionnés

La Direction des transports de la wilaya d’Alger a émis des sanctions contre 368 propriétaires de bus de transport urbain des voyageurs et 300 chauffeurs de taxi-service au cours de l’année 2013, a indiqué lundi un responsable à la direction.  «La commission des sanctions administratives de la Direction des transports de la wilaya d’Alger a sanctionné des propriétaires de bus de transport urbain et des conducteurs de taxis-service suite à des plaintes déposées par les utilisateurs de ces moyens de transport, dont la plupart concernent des infractions attentant à la sécurité des voyageurs», a indiqué le chef de service transports de la direction Ali Hamdi.  Selon M. Hamdi, la même instance «a tenu près de 28 séances pour traiter 584 procès- verbaux concernant les infractions commises par les propriétaires de bus de transport urbain», ajoutant qu’«elle a tenu également 20 réunions pour traiter 612 autres concernant les infractions commises par les chauffeurs de taxi-service». Dans ce contexte, le président du bureau des voyageurs à la Direction  Redouane Hamadouche a affirmé que la commission «applique des sanctions rigoureuses allant jusqu’à la mise en fourrière du véhicule durant 30 jours». Parmi les infractions impardonnables, le même responsable a cité «les arrêts anarchiques, notamment lorsque les transporteurs font descendre les voyageurs dans des endroits dangereux tels que l’autoroute».   La commission est très ferme également à l’égard des «transporteurs qui marquent un arrêt prolongé en dehors des stations urbaines et suburbaines». La commission lutte également «contre les mauvaises pratiques des chauffeurs de taxi-service notamment le jumelage et le refus de la prestation de service», a ajouté M. Hamadouche.  Concernant la nature du travail de la commission composée de représentants de plusieurs secteurs, le même responsable a affirmé qu’elle «se réunit au cas où les utilisateurs des moyens de transport collectif et utilisateurs de taxi-service déposent des plaintes contre les propriétaires de ces moyens», soulignant que «50% seulement des plaignants assistent aux séances».  Dans ce cadre, il convient de rappeler que la commission ne se réunit qu’en présence du plaignant afin d’écouter les deux parties et ne pas prononcer des sanctions arbitraires contre les requis. Le parc de transport collectif d’Alger et ses environs compte 5 402 bus avec une capacité globale de plus de 240 000 sièges (bus de transport urbain, inter-wilayas, transport en commun suburbain de voyageurs et les bus de transport rural). Concernant les stations de transport collectif, la wilaya d’Alger compte 31 stations de transport collectif urbain et suburbain de voyageurs et une seule gare routière de transport inter-wilayas. Le parc de taxis-service activant au niveau de la wilaya d’Alger compte 14 570 taxis avec un capacité globale de 204 500 sièges entre taxis-service individuels et collectifs, taxis inter-wilayas et les sociétés radio-taxi.      

Samah Y./APS

 

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Prétoire

Réconcilier dans la mesure du possible

Il n'est un secret pour personne qu’une affaire, quelles que soient sa nature et sa qualification, entame un cheminement logique et suit des procédures prédéterminées par la législation. Cependant, dans la majorité des cas l'affaire commence depuis un commissariat de police ou une brigade de la gendarmerie. Les officiers de la police judiciaire se chargent de commencer les premières procédures. Une fois la plainte introduite auprès de la police judiciaire, une équipe d'enquêteurs ou d'intervention est chargée de retrouver et de remonter jusqu'aux véritables auteurs de l'acte répréhensible. Si l'auteur de l'acte  est identifié et connu par la victime, les éléments de la PJ l’appréhenderont. Toutefois, il est important de signaler que le rôle que devrait jouer la police judiciaire ne se résume pas à une simple fonction machinale et froide qui répond textuellement aux dispositions du code de procédure pénale. Autrement dit, les éléments de la police judiciaire devront tout faire pour éviter un procès inutile, car traduire un justiciable devant un tribunal n'est pas un acte facile vu que les conséquence sont souvent tragiques, notamment pour les individus qui n'ont pas d'antécédents judiciaires. En effet, on peut même provoquer un déclic infernal dans la vie d'un justiciable, notamment lorsqu'il s'agit d'une personne jeune, partant du principe qu'une première condamnation lui ouvrira les portes de la délinquance et de la dérive. En réalité, la prison n'apporte rien de bon à une personne qui, pour la première fois, à affaire à la justice. Les forces de l'ordre devraient prendre conscience de cet état de fait et tenter de réconcilier les éventuels antagonistes dans la mesure du possible.

Par Salah Harirèche 

       

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